Dimanche 30 novembre 2014 à 7:42

Eveil, sommeil, rêves

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   Une correspondante me raconte, un  peu effrayée, qu’elle regardait la télé, mais fatiguée s’est endormie une quinzaine de minutes, et quand elle s’est réveillée et a repris la suite du film, elle se rappelait certaines paroles des acteurs dites pendant son sommeil. Est ce possible?
    Un autre correspondant, étudiant, me dit qu’il retient mieux ce qu’il a appris s’il dort ensuite, et qu’il a entendu dire que s’il écoutait de la musique pendant son sommeil, il retiendrait encore mieux ! Qu’en est il ?
    Une troisième correspondante m’a raconté autrefois qu’elle entendait des voix pendant son sommeil et que cela continuait lorsqu’elle se réveillait, et qu'elle était alors comme paralysée. Est ce anormal?
    Nous avons tous une façon de dormir qui nous est particulière, notre cerveau ne réagissant pas toujours de la même façon, selon les circonstances et par rapport à d’autres personnes. Cependant les propos ci-dessus ne sont pas mystérieux et il ne s’agit surtout pas de phénomènes paranormaux ou de manifestations de l’au delà.

    Entendre des voix pendant son sommeil est normal : c’est le rêve. Mais si vous lisez les articles que j’ai déjà fait à ce sujet, vous avez lu que le rêve est fait de tout ce que le cerveau évacue, comme sensations, de façon entièrement aléatoire, pour libérer le plus possible notre mémoire. Nous n’en n’avons pas conscience, sauf lorsque nous nous réveillons car la images, sons, senteurs et sensations de toucher ou de nos organes sont retransmises à nouveau au cortex préfrontal qui réfléchit. Mais comme il n’est pas encore complètement actif, il confond ces sensations internes désordonnées avec de vraies sensations externes et essaie de les expliquer rationnellement, ce qui est évidemment impossible. D’où les éléments irrationnels des rêves.
    Par ailleurs, pendant notre sommeil, notre cerveau inhibe les neurones qui commandent nos mouvements (sauf ceux des yeux).
    Or nous mettons plus ou moins de temps pour nous réveiller vraiment (pour que notre conscience soit active, c’est à dire que notre cortex frontal ait une activité normale).
Ce temps peut être différent d’un jour à l’autre et d’une personne à l’autre.
    Donc si nous ne sommes pas tout à fait réveillés, nous croyons entendre les voix de nos rêves, comme si c’était quelqu’un d’extérieur qui parlait autour de nous.
    Et l’inhibition du mouvement de nos membres n’est pas encore levée et donc notre cortex frontal, qui se réveille, a l’impression d’une paralysie, qui va passer au fur et à mesure de l’arrivée de la conscience.
    Rien que de pus naturel à tout cela !

    Retenir mieux après avoir dormi : oui cela a été démontré par beaucoup d’études ayant soumis des groupes à la même épreuve de mémorisation, puis avoir fait dormir les uns et veiller les autres. Ceux qui avaient dormi ont toujours eu de meilleurs scores, probablement parce que le sommeil d’une part élimine les souvenirs inutiles et d’autre part recycle ce qu’on doit mémoriser, augmentant ainsi la connexion entre neurones de mémorisation.
    Certaines de ces études semblent montrer de meilleurs scores lorsqu’on écoute de la musique douce en dormant, mais je reste assez sceptique sur ces résultats.

    Et on peut entendre des personnes extérieures pendant qu’on dort et même comprendre ce qu’elles disent.
    Une équipe française (mais je ne me rappelle plus laquelle), avait entraîné une vingtaine de personnes à appuyer sur un bouton de la main droite si on prononçait un nom d’animal, et sur un bouton dela main gauche s’il s’agissait d’un objet autre. On enregistrait par ailleurs leur cerveau en RMN pour voir quels étaient les neurones du cortex moteur qui fonctionnaient.
    On laissait s’nedormir les patients et on leur faisait à nouveau entendre des noms d’objets et d’animaux, pendant leur sommeil? Certes leurs membres, inhibés par le sommeil ne bougeaient pas, mais les mêmes centres du cerveau étaient activés, comme s’ils voulaient commander la main droite ou gauche, et cela à bon escient.
    Donc non seulement les patients endormis avaient entendus les noms, mais en avaient compris le sens et différencié les animaux des autres objets.
    Il n’est donc pas impossible que ma correspondante ait retenu quelques répliques du film, pendant lequel elle s’était endormie.

Samedi 29 novembre 2014 à 8:12

Libertés et règles

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     Mon article sur la liberté était un peu polémique, alors j’ai reçu pas mal de mails, certains assez d’accord mais quelques autres, un peu scandalisés par mes propos. L’un de ses auteurs me traite de « vieux con d’antan », ce qui m’a amusé et j’aurais envie d’en faire une chanson : cela me rappelle Brassens, mais lui c'était "des cons des neiges d'antan" : plus poétique !
    On me reproche de ne pas apprécier le monde d’aujourd’hui, la télé, le téléphone portable, le microordinateur et internet.
    Cela m’amuse car j’ai un microordinateur depuis 1980, et je trouve internet formidable, car cela remplace de nombreuses heures passées autrefois dans les bibliothèques scientifiques de Paris. Je peux accéder aux sites universitaires et de recherche du monde entier (mais dont je ne connais pas le plus souvent la langue, hélas).
    On me dit aussi que je ne comprends pas que les jeunes aient envie de s’amuser. C’est vrai que je ne trouve pas que se souler et fumer du cannabis, (ou du tabac), soit un amusement, car cela d’une part est nocif pour la santé, et d’autre part est à l’origine de nombreux accidents. Sans doute aussi parce que je suis je suis un fan de la science, mais donc du travail qu’elle exige et que je constate que beaucoup de jeunes n'ont plus aucune curiosité intellectuelle (pas tous heureusement).
   
    Ce qui me choque aujourd’hui, c’est le déséquilibre entre les droits et les devoirs, tout le monde réclamant des droits à hauts cris, mais oubliant les devoirs qui les accompagnent : droit d'exprimer librement ses pensées, mais devoir de les critiquer au préalable, et de les exprimer sans blesser autrui; droit d’affirmer ce que l'on croit vrai,  mais devoir d'en vérifier au préalable l’exactitude; droit de défendre ses convictions, de conserver ses croyances, mais devoir de respecter celles des autres, et de pas manipuler les gens crédules ou incultes; droit de droit d'interpréter les discours et les textes d’autrui, mais devoir de respecter la volonté et les convictions de l’auteur; droit d’appartenir à un groupe, mais devoir de conserver la liberté de jugement qui fait son propre être. Droit de critiquer ce que l’on apprend du professeur ou de son patron, mais devoir de reconnaître la légitimité du maître et de se conformer aux décisions qui sont prises. droit de critiquer ce que font les autres, mais devoir de se demander au prélable, ce qu’on aurait fait à leur place, et ce qui en aurait résulté.

    Trois exemples me navrent :
    L’inconscience des journalistes, qui recherchent le sensationnel, et donc publient dès que la rumeur court, sans la plupart du temps, vérifier si elle est vraie, ou si ses sources sont fiables, et qui ne se posent pas la question des conséquences de la publication. Et ils sont même contents quand la nouvelle publiée produit une certaine pagaille, car au moins on en parle !
    Ce qui est grave c’est qu’ils sont des professionnels et donc des modèles. Donc sur internet, n’importe qui publie n’importe quoi, sans se soucier des conséquences, voire pire, avec l’esprit de nuire ou de faire une plaisanterie, aux conséquences parfois catastrophiques.
   
    Le bons sens et l’esprit critique disparaissent peu à peu devant l’avalanche des informations sur la télévision et surtout le Net. Beaucoup de jeunes sont pris au piège et acceptent, sans sourciller les affirmations les plus invraisemblables, les fausses explication et les propositions incongrues.
    Les gourous, les faux prêtres, les anarchistes et les bandits s’en donnent à cœur joie, car initialement, sur le Net, ils sont presque anonymes, et la vulnérabilité intellectuelle de certains mène aux catastrophes. Un exemple flagrant est l’endoctrinement et le lavage de cerveau que l’on fait subir aux jeunes qui partent en Syrie pour faire le djihad.
    Mais avec des conséquences moins graves, nous subissons tous l’influence des autres, dans une société de consommation, où le paraître a pris le pas sur la réalité de l’être, et où l’avis du groupe nous transforme en moutons, qui préfèrent les rites du groupe à leurs désirs propres.
    De plus les rapports profonds entre amis ont presque disparus, remplacés par des amourettes sans lendemain ou des babillages sur le net, et cet isolement dans un monde où pourtant la communication est universelle, nous rend égocentriques et intolérants.

    Le troisième exemple est celui de la religion (ou des sectes, voire de convictions dénaturées). Elevé dans la religion catholique, mais finalement athée, j’ai eu des collaborateurs et d’excellents amis catholiques, musulmans ou juifs. Je pouvais discuter avec eux sans problème, dans le respect et sans que chacun veuille influencer l’autre, en croyant détenir l’unique vérité. Ils savaient reconnaître les forces et les faiblesses de leurs croyances, les avaient adoptées après réflexion, mais avaient conscience que, dans un autre contexte, ils auraient peut être pensé différemment.
    Actuellement beaucoup de gens entrent en religion comme ils adhèreraient à un club, pour y retrouver un groupe de même croyance, pour se montrer et paraître, et où on partagera des rituels dont on ne cherche même pas à savoir quel en est le sens et l’origine; des groupes qui exhibent des signes de reconnaissance sans réfléchir et souvent avec agressivité, ou organisent des manlfs de la plus grande intolérance, (quand ce n’est pas des expéditions punitives), vis à vis de ceux qui ne pensent pas comme eux.
    Le pire est lorsque des groupes partagent la haine de ceux qui ne pensent pas comme eux, au point d’utiliser la violence, les attentats et la guerre.
   
    En fait les parents et l’école ne jouent plus leur rôle, bien qu’aujourd’hui les 3/4 des élèves aient leur bac en France. Un de mes grands-pères, qui n’avait que le certificat d’études, mais avait beaucoup lu, possédait un grand bon sens et n’aurait pas cru la plupart des inepties que l’on rencontre sur internet, à la télévision, voire au journal télévisé ou dans la presse. Et il préférait dire qu’il ne savait pas, plutôt que d’affirmer quelque chose dont il n’avait pu vérifier un minimum de véracité.
    C’est aux parents et à l’école de nous donner des principes, de développer notre sens critique, d’entraîner notre mémoire et notre logique, de nous donner le goût et l’habitude du travail et une certaine curiosité intellectuelle.
    Mais pour cela il faudrait que beaucoup de parents aient plus d’autorité vis à vis de leurs enfants, et que les professeurs soient mieux formés à la pédagogie.

Vendredi 28 novembre 2014 à 8:01

Bretagne

La plupart des maisons du petit bourg de Pont Croix sont groupées autour de l’église
Les rues du petit bourg de Pont Croix sont à flanc de colline, très raides, depuis en haut la collégiale, jusqu’au ria de la rivière Le Goyen.
    On ne peut pas les prendre en voiture et ce sont des escaliers de pierre qui descendent de façon assez prononcée : facile à la descente, mais la montée est rude !
Elle s’appelle les rues « Chères », reliées au pirs des murs de la ville par la « rue des Courtils ». Au bord du Goyen, un pont pittoresque et un moulin à marée.
    Les foires et marchés aux porcelets et aux vaches blanches à taches noires bretonnes, jouissent encore de nos jours d'une réputation très ancienne.
Pont Croix reste une ville animée les jours de foires et de marchés. Son activité est étroitement liée à l’agriculture.
    De nombreux artistes ont aussi choisi de vivre à Pont Croix. On trouve des potiers et des artisans du cuir. Beaucoup de peintres sont venus faire leurs toiles dans les environs, comme Matisse.
    Les maisons sont décorées et les jardins fleuris, souvent avec des fleurs bleues ou violettes.

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Jeudi 27 novembre 2014 à 7:55

Psychologie, comportement

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      Hier nous avons vu comment le cerveau intervenait en matière d’empathie.
    Je reviens sur ce sujet, car j’ai reçu plusieurs mails concernant mon premier article de lundi et on me demande « Dans quelle mesure peut on savoir si on sait comprendre les émotions d’autrui et quelles sont les qualités nécessaires.


    Je sais qu’il existe des tests pour savoir quel est son niveau d’empathie, mais je ne susi pas très fana tests et donc je n’en ai pas dans ma doc.
    Le plus connu est celui du psychologue Mark Davis, qui date de 1980 et s’appelle « l’index de réactivité interpersonnelle ».
    Vous en trouverez une version à l’adresse suivante, mais malheureusement en anglais.
http://fetzer.org/sites/default/files/images/stories/pdf/selfmeasures/EMPATHY-InterpersonalReactivityIndex.pdf

    Par contre je vais essayer de vous expliquer sur quelles capacités sont fondées ce test.

Prise de perspective (PT = perspective-taking scale) :

    C’est la capacité de se mettre à la place de l’autre dans une situatioin donnée qui vous est décrite. c’est relativement intellectuel et pas forcément sentimental.
    On peut savoir se mettre dans la peau d’autrui, comprendre ce qu’il éprouve, sans forcément en être touché affectivement.
    Un faible score dénote évidemment une difficulté pour comprendre autrui, comme ce serait le cas pour un autiste et donc des difficultés possibles de communication..
    Un score élevé est favorable à l’empathie et l’altruisme, mais pas suffisant, car vous pouvez comprendre et rester insensible.

Echelle d’imagination (FS = fantasy scale) :

    C’est la capacité de s’intégrer par l’imagination dans la personnalité d’un personnage, de s’imaginer dans sa situation avec sa personnalité, de se projeter sur autrui.
    C’est différent de la capacité précédente, car là il ne s’git pas de se mettre à la place de quelqu’un dans une situation émotionnelle, mais de s’identifier à quelqu’un d’autre quelque soit sa situation (ce pourrait être un héros de film, un animal…).
    C’est la qualité que doit avoir un bon acteur pour s’identifier naturellement au personnage dont il doit jouer le rôle.

Préoccupation empathique (EC = empathic concern scale) :

    C’est bien sur la sensibilité aux émotions et à la souffrance d’autrui, mais c’est surtout la volonté et la motivation pour lui venir en aide, lui apporter des idées de solutions à ses problèmes, le protéger et lui redonner confiance en lui.

Détresse personnelle (PD = personal distress scale) :

    C’est la capacité à être touché émotionnellement par les émotions d’autrui et notamment par sa souffrance.
    Un score très faible est un signe de difficulté d’empathie, d’une certaine insensibilité  aux problèmes d’autrui et à ses émotions
    Un score trop élevé indique une sensibilité trop grande qui risque de vous submerger, une trop grande contagion à la détresse d’autrui, ce qui risque de perturber votre compréhension de sa souffrance et surtout votre objectivité pour trouver des solutions à ses problèmes.

    Le test comporte 28 questions qui permettent de donner des points pour l’une ou l’autre de ces capacités, points que l’on additionne. Ces points sont de 0 à 4 selon qu’on est « pas du tout d’accord », « peu d’accord », « neutre », « assez d’accord », ou « tout à fait d’accord », avec l’assertion de la question.
   
    Ces tests sont très utilisés sur des personnes ayant des difficultés sociales ou dans les prisons.

    Je ne suis pas assez calé en psycho pour vous donner des tendances de personnalités dans ce domaine, comme je l’ai fait pour les préférences cérébrales, mais je reproduis ci dessous un tableau que j’ai trouvé dan un article de madame Sylvie Berthoz, chargée de recherche dans un  service de psychiatrie pour adolescents et qui donne des indications succinctes, mais simples :

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Mercredi 26 novembre 2014 à 8:00

Notre cerveau : émotions

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    Je vous parlais avant hier de la sensibilité et de la compréhension des émotions des autres, ce que, en jargon psy, on appelle l’empathie.
    Il est intéressant d’en connaître les réactions au niveau du cerveau.

    On s’attend évidemment à ce que le cortex frontal intervienne au niveau raisonnement et le cerveau émotionnel au plan des émotion. C’est vrai mais c’est plus compliqué, car les zones du cerveau central sont également concernées par nos émotions, et par le canal de l’hypothalamus et de l’hypophyse, le système nerveux sympathique et notre système endocrinien.
    Les zones qui prennent en charges différentes tâches ne sont pas les mêmes.(voir le schéma ci dessous).

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    La capacité à ressentir les émotions d’autrui dépend surtout du cerveau émotionnel.
    Nos centres amygdaliens nous aident à ressentir le stress, l’angoisse, voire la colère de notre interlocuteur. Le cortex cingulaire antérieur et l’insola sont le siège d’une part de l’attention et d’autre part de la motivation dans nos relations sociales. Le cortex préfrontal ventromédian participe aussi à cette action car il contrôle en partie nos sentiments, jouant le rôle de chef d’orchestre du cerveau dans ce domaine. Lorsque nous voyons les émotions de quelqu’un ces centres entrent en action pour nous faire éprouver des émotions analogues.

    La capacité à comprendre les émotions d’autrui dépend davantage du cortex préfrontal, mais des zones qui y régissent la réflexion, et des zones du cerveau temporal et de l’hippocampequi interviennent dans le rappel des souvenirs. En effet comprendre autrui exige que l’on fasse un effort de réflexion, de logique, puis que l’on compare pragmatiquemnt à notre propre expérience, afin de recréer des circonstances voisines et une compréhension de la réaction à cet environnement.

    La capacité à répondre aux émotions d’autrui, après les avoir analysées et comprises, mettent en jeu le cortex préfrontal, mais dans la partie qui imagine les solutions, leur contrôle et leurs conséquences. Mais le dialogue nécessaire avec autrui demande à nouveau l’intervention du cerveau émotionnel, essentiellement le cortex cingulaire et l’insula qui vont gérer nos rapports affectifs avec la personne.

    De plus le système de récompense intervient aussi, (aire tegmentale ventrale, noyau accumbens), qui sécrète de la dopamine, car il nous faut un certain moteur pour assumer la tâche de comprendre autrui, et donc une satisfaction de l’accomplir.

    Les centres de la parole interviennent évidemment aussi puisque la plupart du temps cette émotion se traduit par des mots ou des écrits, qui aident à la cerner et à la comprendre, mais non seulement ceux du cerveau gauche, mais aussi ceux du cerveau droit qui comprennent les intonations, très importantes à saisir en matière d’émotion.

    Enfin le cerveau émotionnel étant en relation avec l’hypothalamus, celui ci, lorsque nous sommes émus par autrui, et partageons ses émotions et ses problèmes, peut agir sur le système autonome sympathique, et par l’intermédiaire de l’hypophyse, sur notre système hormonal, notamment les glandes surrénales qui produisent le cortisol, hormone du stress.

    Le cortex cingulaire qui intervient dans nos rapports sociaux intervient notamment dans les problèmes d’appartenance à un groupe.On éprouve davantage d’empathie pour quelqu’un d’externe au groupe, pour un ami, que pour un ennemi.

    Enfin il est probable que les « neurones miroirs » ont également une activité dans ce domaine. Ce sont des neurones du cortex somatosensoriel et du cortex moteur, dans la zone pariétale, qui s’activent, non seulement quand nous faisons un mouvement (ou imaginons que nous le faisons) mais aussi lorsque nous voyons faire ce mouvement à autrui.
    Ils aident à la compréhension du sens de la parole et de celui des expressions du visage, qui transparaissent dans les émotions. Le système moteur du cerveau dans le cerveau n’est pas limité au contrôle des mouvements mais est aussi capable de lire, d’une certaine manière, les actions exécutées par autrui. Les neurones miroirs pourraient ainsi jouer un rôle fondamental dans tous les comportements sociaux des êtres humains.

    L’empathie humaine pour la souffrance d’autrui semble donc être ressentie à partir des circuits cérébraux nous informant de la douleur à notre propre corps et à notre propre esprit. En effet, lorsque nous avons de l’empathie pour quelqu’un, de nombreuses études d’imagerie cérébrale indiquent une activation de structures cérébrales qui s’active également lors que nous souffrons nous-mêmes. Mais alors, comment faisons-nous pour distinguer notre propre douleur de la douleur des autres ?
    D’abord, l’activation cérébrale d’une personne qui éprouve de l’empathie en observant une autre exprimer une émotion est d’intensité moindre que lorsque cette personne vit réellement cette émotion.
    Ensuite il n’y a pas totale identité en imagerie cérébrale, entre les neurones activés dans l’observation des émotions des autres, et lorsque ces émotions nous sont propres.
    Une partie de l’empathie repose sur l’imagination de ce que ressent autrui. Cette imagination a des limites et son contrôle permet aussi de limiter l’empathie, pour ne pas se laisser submerger par elle (par exemple les médecins et infirmières, devant la souffrance des malades).
    C’est le rôle du cortex préfrontal ventromédian de réguler ces actions de mimétisme.

Mardi 25 novembre 2014 à 7:36

Architecture

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     Vous savez que j’ai un amour particulier pour la Bretagne et surtout la Bretagne sud, mais en fait j’ai arpenté de nombreuses routes, au sud comme au nord et vu bien de jolis coins, de belles maison, de belles églises, de beaux châteaux et des paysages attachants.
    Je ne pense pas que vous connaissiez le petit bourg de Pont Croix, dans le Finistère, pas loin d’Audierne, à mi distance entre Quimper et la pointe du Raz. Il n’est pas sur les grandes routes et n’a que 1800 habitant, et on y arrive parfois par hasard ou bien on a consulté avant un guide de Bretagne.
    Pourtant, il vaut le détour, niché à flanc de colline, en bas de laquelle on trouve un ria, creusé par la rivière, « Le Goyen ».
    Le principal intérêt de ce bourg est une superbe église, la collégiale « Notre Dame de Roscudon », sur le point culminant de la colline, dont la tour clocher a servi de modèle pour les flèches de la cathédrale de Quimper. Son porche est remarquable par ses rosaces en dentelle de pierre, et son architecture est à la fois romane et gothique.
    L’avant-dernière photo représente la chapelle Saint Vincent, qui date du XXème siècle, mais intègre cette architecture romano-gothique de ‘« l’école de Pont Croix », qu’illustre aussi, sur la dernière photo, la rosace d’une église en ruine d’un village voisin, la chapelle de Laguidou.
    Dans le prochain intermède je vous montrerai les rues et maisons de Pont Croix.

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Lundi 24 novembre 2014 à 8:03

Psychologie, comportement

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     Il m’arrive de temps à autre de remonter le moral d’une personne qui a des problèmes passagers de natures diverses. La personne me raconte alors ses malheurs, ce qui évidemment me touche. Mais par ailleurs il faut que je reste rationnel, pour voir les choses autrement qu’elle et pouvoir amener son attention sur certains aspects qu’elle n’avait pas vu, et notamment diminuer les aspects négatifs et voir certains aspects positifs des situations.
    Si je restais insensible, je ne comprendrais pas ses problèmes; si je me laissais aller à trop de sensibilité, je serais alors incapable de l’aider parce que ne maîtrisant pas mon émotion au profit de la raison, la logique et le pragmatisme. C’est en fait moins facile que l’on ne croit de ne rester que moyennement sensible.
    Cette compréhension des sentiments, des émotions et de la souffrance d’autrui, est variable selon les individus, selon l’interlocuteur que l’on a face à soi, selon le problème et sa cause, et selon le contexte du moment; le langage, la façon de s’exprimer a également beaucoup d’importance, comme dans toute communication.
    En psychologie, ressentir les émotions des autres et notamment sa douleur, cela s’appelle l’empathie.
    Pour comprendre son propre comportement, certaines études de psychologie donnent des pistes intéressantes : quelles sont les conditions nécessaires pour ressentir de l’empathie pour quelqu’un ?

    Les psychologues citent souvent quatre conditions nécessaires pour pouvoir ressentir les émotions d’autrui :
         - Il faut d’abord ressentir des émotions : les mêmes que son interlocuteur : joie, peine, angoisse, douleur, peur, dégoût, colère et comprendre les émotions liées à l’amitié, à l’amour, à la haine… On ne peut pas ressentir les émotions de l’autre si’ on n’a pas une affectivité suffisante.
         - ll faut être dans un état affectif assez similaire et proche de son interlocuteur. On peut ressentir soi même une émotion, mais si l’état est trop différent de celui que l’on a en face de soi, il est difficile de le comprendre.
   
         - Il faut que l’on arrive à assimiler la cause de l’état affectif de l’autre et que sa propre émotion ait la même cause. deux personnes qui regardent le même film, lisent le même livre ou écoutent la même musique peuvent ressentir des émotions similaires, mais elles n’éprouvent pas forcément de l’empathie l’une pour l’autre. Il faut en quelque sorte qu’il y ait transfert de la cause de l’émotion, pour qu’elle suscite une émotion vraiment similaire et compréhensible;
         - Il faut enfin que la personne qui écoute l’autre soit consciente de cette cause et de son influence. Un jeune enfant qui voit sa mère pleurer pleure aussi, mais ce n’est pas de l’empathie : il ne comprend pas exactement pourquoi sa mère pleure, car il n’a pas une mentalité d’adulte. Il faut comprendre l’émotion de l’autre et être conscient de ses causes réelles, qu’il faut en quelque sorte s’approprier.     

    Mais ces conditions ne suffisent pas, car même si nous comprenons la douleur de l’autre, nous n’y sommes pas sensible de la même façon.
    Supposons que des personnes regardent un film où un homme bat sa femme.
    Un jeune enfant pleurera parce qu’ il s’imagine recevoir une fessée et avoir mal.
    Un psychiatre comprendra la douleur de la femme, mais il est tellement habitué à de s problèmes psychologiques q’il n’aura pas une grande émotion.
    Mais supposons qu’il s’agissent d’une mère et que la jeune femme battue ressemble à sa fille, là son émotion sera bien plus forte, parce qu’il y a ce lien affectif même s’il n’est que subjectif.
    Il ne faut pas confondre empathie et sympathie.

    Finalement, éprouver de l’empathie pour quelqu’un qui souffre, ce n’est pas seulement éprouver les mêmes émotions, parce que l’on est sensible, ou par mimétisme; c’est vraiment imaginer la douleur de l’autre et se l’approprier, c’est partager ses émotions, en faisant appel à sa propre expérience et sa mémoire.
    Mais si on veut ensuite l’aider, il ne faut pas aller trop loin. On peut parfaitement s’imaginer les émotions d’autrui sans partager les mêmes croyances, les mêmes désirs et pulsions, les mêmes intentions. Pour aider quelqu’un il faut avoir un certain recul, il ne faut pas se laisser entraîner dans l’émotion pure. Il faut certes comprendre et s’assimiler ses émotions et leurs causes, mais il faut en partie regarder la scène en spectateur, conserver sa logique et son esprit critique.
    Il faut finalement tout en éprouvant de l’empathie pour lui, voir la situation autrement que son interlocuteur, pour pouvoir lui montrer ce qu’il n’a pas pu ou n’a pas su voir. C’est beaucoup plus facile avec quelqueun d’extérieur qu’avec quelqu’un de sa propre famille, car là, on est trop impliqué sentimentalement.

    Je reprends l’exemple de la personne battue, par exemple une adolescente par ses parents ou par des camarades de lycée.
    Si je ne m’imagine totalement sa souffrance corporelle, au points de la ressentir presque, certes je comprends une partie de sa douleur, mais ce n’est pas comprendre ses émotions.
    Par contre, en discutant avec elle, j’arrive à comprendre la situation, le contexte, les causes, à analyser ce que ressent mon interlocuteur, quelle est la nature de ses émotions, que j’arrive à imaginer ce que je ressentirai moi même en tenant compte de sa personnalité, là je ne ressens pas la douleur physique, mais vraiment l’état subjectif de la personne que j’ai en face de moi.
    Je peux alors aller plus loin avec mon imagination : c’est essayer de trouver les réponses qui pourraient améliorer la situation, apaiser les souffrances, faire aussi cesser ses causes, mais je dois alors analyse le fruit de mon imagination, critiquer mes idées voir leur vraisemblance, leur chance d’aboutir et ensuite les confronter à la réalité de l’autre.

    Mais je mets souvent en garde les jeunes qui essaient d’aider leurs amis. Assimiler ainsi la souffrance d’autrui est quelque chose d’éprouvant si on ne pend pas assez de recul, si on se laisse soi même gagner par l’émotion. Si la douleur de l’autre vient trop en nous, elle peut devenir insupportable et il y a donc un risque de contagion.
    J’ai connu des jeunes qui, en voulant aider leur petit(e) ami(e), en dépression, ont fini eux mêmes en dépression, car ils n’avaient pas nécessaire pour cette lourde tâche. Si un jours vous sentez, en aidant quelqu’un, que vous êtes vous même dépassé(e) par vos émotions, il faut appeler à l’aide, car il y a parfois des situations trop difficiles pour une seule personne, même si elle est motivée par l’amour ou par une grande amitié.

    Après l’intermède de demain, je parlerai après demain des réactions du cerveau, face à l’empathie.

Dimanche 23 novembre 2014 à 8:10

Libertés et règles

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    J’entends partout cette phrase, surtout de la part des jeunes : « nous sommes libres…. » d’orienter notre vie, de faire ce que nous voulons de notre corps, de penser ce que nous voulons, de dire ce que nous voulons, finalement de faire ce que nous voulons…… Est ce si vrai ?
    C’est bizarre car j’ai l’impression que la plupart des gens actuellement sont beaucoup moins libres et beaucoup plus contraints qu’autrefois, et n’en sont pas plus heureux.

    Autrefois, je pouvais faire ce que je voulais de mon temps, du moment que je remplissais certaines tâches, notamment mes études et que je ne gênais pas mon voisin. Je pouvais choisir le moment de mes activités et leur nature dans une grande proportion.
   
    Est ce le cas aujourd’hui. Certes il y a moins de travail en classe pour les jeunes et il est plus facile, mais la plupart n’ont pas la motivation et l’attention pour le faire rapidement, et il y a les copains sur le téléphone, sur facebook ou twitter, les mails, la télé. Bref on ne sait plus quand trouver un moment et tout vous est ainsi imposé.
    Pour les plus âgés, dans les entreprises, c’est la même chose. Toujours plus de pression, l’ordinateur et le téléphone portable vous suivent le week-end et le patron n’hésite plus à vous déranger, c’est si simple.

    Certes j’ai encore ma liberté de penser en France, de choisir mon orientation politique et religieuse. Mais il y a toujours des gens pour vous empêcher de jouir de votre liberté et pour manifester. La loi sur le mariage pour tous était une liberté plus grande, et elle n’obligeait personne à être homosexuel, mais les manifs contre durent encore.
    Les agriculteurs de Sivens demandaient simplement de l’eau pour irriguer leurs terre et le barrage projeté était peut être trop grand, mais sa réalisation ne détruisaient aucune maison, juste quelques arbres. Mais les écologistes en mal de manif sont venus se mêler à des casseurs et des anars et les heurts avec les forces de l’ordre ont fait un mort.
    Les écologistes feraient mieux de lire le dernier rapport du GIEC sur le réchauffement climatique et madame Duflot ferait mieux d’essayer de convaincre les américains et les allemands d’émettre moins de CO2, que de régler ses comptes avec monsieur Hollande.
    La France est heureusement encore laïque, mais les intégristes de tous bords clament que leur religion est la meilleure et que personne n’a le droit de penser autrement qu’eux. Les terroristes de Daesh coupent la tête à ceux qui ne sont pas musulmans ou ne croient pas en Dieu. Et catholiques musulmans et juifs sont d’accord pour traiter d’horribles mécréants les millions d’hindous qui pensent avoir la liberté de croire en plusieurs dieux.

    On pourrait penser qu’aux hauts niveaux de responsabilité on est très libre de ses actions. C’est très faux.
    Les petites entreprises ont les contraintes d’un marché de plus en plus mondial ou la concurrence se fait de plus en plus déloyale, et ne vous laisse plus libre de grand chose, même pas de travailler pour gagner votre vie.
    Quand aux grosses entreprises internationales, elles sont aux mains des financiers et la contrainte du profit maximal ne leur laisse guère de choix et les rends inhumaines.
    Quand au gouvernement est il si libre que cela quand l’Allemagne lui dicte sa politique et qu’il recule devant quelques manifs, comme pour l’aéroport de Nantes, ou l’écotaxe carbone. SI par le passé on avait été aussi craintif, il n’y aurait jamais eu le Paris d’Haussmann ou les vaccins de Pasteur.
    La France est elle encore un pays de liberté quand il y a dix millions de personnes au dessous du seuil de pauvreté ?

    Je sais bien qu’on a la hantise des « temps modernes » et Charlot dénonçait déjà le travail à la chaine comme une privation de liberté.
    Mais la mondialisation ne touche pas seulement l’économie, la musique et la cuisine, elle touche aussi la psychologie.
    Toujours connectés nous voyons moins les autres, que ce soit les jeunes ou dans l’entreprise. D’une part un confort domestique accru et d’autre part des exigences plus grandes extérieures, la télé qui ne nous montre que les catastrophes et les guerres dans le monde.
Alors, à l’époque de la télé, d’internet, du téléphone personnel international, on est bien plus isolé et seul qu’autrefois. Certes le numérique met le monde à notre portée, mais sans que nous sortions de devant notre ordinateur.
    Finalement nous sommes « seuls tous ensemble » et le 21ème siècle est celui de l’individualisme et de l’égocentrisme, pour ne pas dire de l’égoïsme. Pas pour tous bien sûr; mais pour beaucoup.
    J’ai l’impression d’être un vieux dinosaure car pour moi « liberté, égalité, fraternité » avait un sens, de même que la devise de l’école Polytechnique « Pour la patrie, la science et la gloire ».
    Aussi parce que je pense que le progrès scientifique et technique pourrait nous apporter une meilleure vie, si on savait l’utiliser à bon escient.
    Ce qui me rassure cependant c’est de voir qu’il y a encore des jeunes qui ne sont pas obnubilés par gagner de l’argent et avoir tout, tout de suite, mais s’impliquent encore dans des tâches sociales désintéressées et ont encore le souci des autres et l'envie de travailler.

Samedi 22 novembre 2014 à 7:49

Paysages

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      Je ne sais pas si vous connaissez Annecy. C'est une ville superbe, entre le lac et la montagne, parcourue par les canaux du Thiou, de telle sorte qu'on l'appelle parfois la "Venise des Alpes". Il fait bon flâner dans ses rues, traverser les canaux sur ses ponts et admirer ses vieilles maisons très colorées.
     Les photos que j'ai faites de la ville, datent d'il y a 35 ans et sont argentiques; alors j'ai été en chercher sur internet des photos que je puisse publier sur cow.
     Les deux dernières représentent le "Palais de l'Isle", construit en 1132, qui a été le palais des comtes de Genève, un asile pour vieillard et une prison, avant de devenir un musée, et le château d'Annecy , résidence des comtes de Genève et des ducs de Savoie et dont les bâtiments ont été construits entre le XIIème et le XVIème siècle?

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Vendredi 21 novembre 2014 à 8:01

Sculpture, musées, peinture

  Hier nous avons visité l'hémicycle où siègent les sénateurs de la France et la grande salle de réception, appelée "salle des conférences", du Palais du Luxembourg à Paris.

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    Entre la salle des Séances et la salle des Conférences se trouve un long couloir que l’on appelle la « salle des Bustes ».
    C'est ici que le Sénat décide, sous le Second Empire, de rassembler l'ensemble de sa collection de bustes d'anciens sénateurs et pairs de France. A partir de 1880, cette collection sera complétée par les grands hommes de la Troisième République.
    On y voit en particulier les bustes de François Arago, Sadi Carnot, Georges Cuvier, Jules Ferry, Léon Gambetta,Auguste de Lamartine, Auguste Scheurer-Kestner, Jules Simon, Adolphe Thiers, Pierre Waldeck-Rousseau, Henri Wallon .
    Cette galerie a été construite en 1856 sur l'emplacement de la terrasse de Marie de Médicis. Elle avait été couverte, sous le Premier Empire, pour abriter les archives du Sénat conservateur.
    C'est par cette galerie que le président du Sénat, passant entre deux haies de gardes républicains, se rend dans l'hémicycle pour l'ouverture de la séance publique.





      Autre salle intéressante celle des « messagers d’Etat », depuis que, sous le Consulat, y étaient installés les messagers d'Etat, chargés de la transmission des plis officiels entre les pouvoirs publics. Elle est aujourd'hui une antichambre, comme au temps de Marie de Médicis. On peut admirer des statues ainsi que de nombreuses peintures murales ou du plafond.
      Ci dessous les photos du salon, de la peinture centrale du plafond et une statue d’ « Harpocrate ou le Silence ».

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    Nous avons ensuite vu la magnifique bibliothèque qui é été réalisée lors de l’agrandissement du palais en 1837.(photo de gauche ci dessous).
    Elle a 65 mètres de long et 7m de large, et sa hauteur est impressionnante. Sept grandes fenêtres donnent sur les jardins du Luxembourg. (photo de gauche ci-dessous). Mais elle ne contient qu’un nombre limité d’ouvrage : c’est une salle de lecture.
    Les livres (450 000 ouvrages) sont rangés dans ce que l’on appelle « l’annexe de la bibliothèque. Elle abritait autrefois des appartements princiers. En 1750 elle a abrité un musée de peinture, ouvert au public, fermé en 1780, puis rouvert sous le consulat en 1803 et fermé définitivement en 1815, les œuvres étant tranférées au Louvre. Mais en 1818, il devient le premier musée des artistes vivants, qui sera transféré dans d’autres locaux de la rue de Vaugirard en 1887, et cette « galerie est » va devenir l’annexe de la bibliothèque. (photo de droite ci dessous).
    Au centre de la galerie se trouve un intéressant médailler.

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    La « salle du livre d'or » rassemble tout ce qui subsiste de la décoration d'origine du Palais. C'est ici qu'ont été remontés en 1817 des peintures et des lambris provenant des anciens appartements de Marie de Médicis
    Cette salle, évocation du passé doré du Palais, tire son nom du Livre d'or de la pairie, registre consignant les titres des pairs de France, qui se trouve aux Archives Nationales.

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      Enfin, le "Petit Luxembourg", ou hôtel de la Présidence, est la résidence du président du Sénat français depuis 1825. Il est contigu au palais du Luxembourg. Cet hôtel particulier fut construit au milieu du xvième siècle, et acheté, en 1570, par François de Luxembourg, pair de France, qui lui donnera son nom.
      En 1627, Marie de Médicis donna l'hôtel au cardinal de Richelieu, qui le lèguera à sa nièce, la duchesse d'Aiguillon.
      Le comte de Provence, frère du roi Louis XVI, et futur Louis XVIII s'installe au Petit Luxembourg avant de fuir en exil. En 1795, il est affecté au Directoire, et quatre des cinq directeurs s'y installent,
     L'État l'acquiert en 1825 pour en faire la résidence du président de la Chambre des pairs et hors épisodes révolutionnaires ou de guerre, il est resté depuis la résidence du président de la Haute assemblée.

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