Jeudi 20 novembre 2014 à 8:06

Sculpture, musées, peinture

J’ai eu la chance de visiter le Palais du Luxembourg, siège du Sénat, rue de Vaugirard, en plein milieu du Paris de nos jours, et je vais essayer de vous faire profiter de cette visite, en deux articles pour qu’ils ne soient pas trop longs.
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    Lorsque l’on pénètre dans la cour du Palais, ce qui frappe d’abord c’est l’excellent entretien des immeubles, qui ne sont pas noircis par les fumées de Paris.
    Evidemment les voitures en stationnement ont remplacé les carrosses, car ce palais date du 17ème siècle.
    Marie de Médicis, mère de Louis XIII et alors Régente, qui n’appréciait pas la vie au Louvre, acheta en 1611, un domaine qui était alors à la lisière de Paris, et y fit construire un somptueux palais. Mais s’étant opposée à Richelieu en 1631, elle est obligée de s’exiler, avant même que le palais ne soit terminé, et il sera, pendant 160 ans la demeure de membres de la famille royale et notamment le duc d’Orléans, frère du roi, la duchesse de Montpensier, la duchesse de Guise. En 1715 le palsi revient au Régent Philippe d’Orléans, qui en fait don à sa fille aînée la duchesse de Berry, puis à sa fille cadette, reine d’Espagne.
    En 1750, une galerie du palais devient un musée, exposant des tableaux appartenant au roi, qui préfigura la création du musée du Louvre en 1793..
    En 1178, Louis XVI accorde le domaine et le château à son frère, le comte de Provence. Après sa fuite en 1791, le palais du Luxembourg est déclaré « propriété nationale » et devient une prison.
    En 1800 le palais est aménagé pour y installer le « Sénat conservateur », créé par la Constitution de l’an VIII, inspirée par Bonaparte, Premier consul.
    En 1814, le « Sénat conservateur » devient la « Chambre des Pairs », et l’hémicycle actuel est construit, en 1836.
    Sous la IIIème république, en 1873, est créé le « Grand conseil des communes de France », démocratiquement élu, et il s’installe au Palais du Luxembourg.
    Après la Libération, avec le Conseil de la République en 1946 puis avec le Sénat de la Vème République depuis 1958, le palais a conservé son rôle républicain.   
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    Sur le grand escalier d’honneur que l’on voit sur cette photo, il n’y avait pas les gardes républicains pour nous accueillir ! Construit en 1800 et composé de 48 marches et d'un unique palier de repos, il est décoré de six lions antiques en pierre, s'inspirant des lions égyptiens des fontaines de Rome.
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    Et bien sûr, nous avons visité, du haut des loges réservées au public,  la « Salle des Séances » qui comprend deux hémicycles opposés, l’un pour les membres de l’Assemblée et l’autre pour le Président et les secrétaires du Sénat. Il accueille 348 sénateurs, élus pour six ans et les sièges sont renouvelables par moitié, par un conseil électoral départemental.
    L’hémicycle est lambrissé et orné de statues monumentales de deux souverains emblématiques, Charlemagne et Saint Louis, (photos ci dessous), ainsi que, sur des consoles, de bustes de quatre maréchaux d’Empire
    Dans le petit hémicycle, sept statues de marbre sont placées entre les huit colonnes. Elles représentent des grands législateurs et hommes d'Etat de l'Ancien Régime et de l'Empire (Turgot, Molé, d'Aguesseau, L'Hospital, Colbert, Malesherbes et Portalis, voir ci dessous la photo de la coupole).
    Les loges sur deux étages, peuvent accueillir 500 personnes.

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    Nous avons admiré l’immense « salle des Conférences »,(57 m de long, 11 de large et 11 de hauteur), dont le décors actuel a été demandé par Napoléon III en 1852, pour en faire la « salle du Trône », et qui comporte de nombreuses statues, sculptures et peintures, tant sur les murs qu’au plafond.
    On y a récemment replacé le trône de Napoléon Ier en bois doré réalisé en 1804.
    Cette salle sert tous les jours de salle de lecture, mais surtout de salle de réception dans les grandes occasions.

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   Nous continuerons demain cette visite.

Mercredi 19 novembre 2014 à 7:44

Photos, photos comiques

Le site Buzzly a publié des photos pour faire peur à ceux qui ont le vertige et je vous en montre quelques unes en intermède.
   
     Mais elles montrent surtout, d’une part que certaines personnes n’ont pas conscience du danger qu’ils courent, et d’autre part que les propriétaires ou organisateurs des attractions correspondantes sont également inconscients, pour ne pas mettre en place les sécurités suffisantes.
   
    Les trois premières photos concernent, en Chine, le site du mont Hua, où l’on se promène sur une minuscule corniche, au dessus du vide, simplement retenu à une chaîne par les mains, avec heureusement un harnais, mais ensuite, juste séparé du vide par une chaîne, sous laquelle on peut passer si on tombe.

    Les deux photos suivantes concernent une passerelle suspendue, constamment utilisée pour traverser le lac Borit au Pakistan, passerelles aux planches très espacées et mal entretenues. On peut facilement tomber entre deux planches.

    Les deux dernières photos montre un  éperon rocheux au dessus du vide, en Norvège : le Trolltunga (la langue de troll), au dessus du lac de Ringedalsvatnet .
    Les personnes que l’on voit sur les photos prennent des risques bien inutiles.

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Mardi 18 novembre 2014 à 8:51

Ecologie, Changement climatique

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Le Groupe d’experts Intergouvernementaux sur l’Evolution du Climat (GIEC) vient de remettre son rapport définitif le 30 octobre 2014.
    Si vous vous intéressez à ces problèmes, vous trouverez un excellent résumé sur http://leclimatchange.fr
    J’avais déjà parlé de son contenu provisoire dans les articles des 28, 29 et 30 octobre 2013. Je ne vais pas revenir sur le détail de ce rapport mais vous confirmer quelques grandes lignes.
    La nouveauté de ce rapport par comparaison aux précédents (2001 et 2007)  est qu’en plus des prévisions à long terme sur le 21ème siècle, le rapport 2014 essaie de faire des prévision à plus court terme, couvrant la période 2012 - 2035.

    La constatation sans appel est que le réchauffement climatique est bien dû en grande partie à l’activité humaine et plus particulièrement aux émissions de gaz à effet de serre, notamment le CO2. Nous pouvons donc avoir une action sur lui.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/ar5observationsgraphiquetemp.png    Même s’il y a actuellement un petit ralentissement de la hausse des températures (sans doute dû à une absorption d’énergie par des variations au niveau des courants océaniques), la hausse des températures moyenne continuera à se faire sentir.
    La période 1983-2012 est la plus chaude depuis 1400 ans. Chacune des trois décennies a été plus chaude que la précédente. La température moyenne a augmenté de 0,85 d)C entre 1880 et 2012.
    La fréquence des vagues de chaleur a augmenté.
    Entre 2012 et 2035, l’augmentation de température moyenne sera de l’oredre de 0,5 d°C (de 0,3 à 0,7°C selon les scénarios).
    Si nous voulons que cette hausse de température ne dépasse pas 2 d°C, nous devrions diminuer nos émissions de gaz à effet de serre de 10% par décennie.

    Les océans aussi se réchauffent car ils absorbent 90% de l’énergie accumulée sur la terre entre 1971 et 2010. En surface (75 premiers mètres), ce réchauffement est de 0,11 d°C par décennie (0,44 d°C en 40 ans).

    Les observations montrent que l’extension de la banquise en Arctique fin septembre a diminué d’environ 11% (entre 9 et 13%) par décennie entre 1979 et 2012. Depuis les années 1960, la couverture neigeuse dans l’hémisphère nord s’est réduite, jusqu’à 11,7% (au mois de juin) par décennie.
    Entre les années 1980 et les années 2000, on a constaté une hausse de 3°C des températures en Alaska, et de 2°C au nord de la Russie.

    La fonte des glaces et la hausse du niveau des mers pourraient être plus fortes que prévu, entre 30 et 82 cm à la fin du siècle.
    Cela paraît peu, mais une hausse d’un mètre toucherait directement 10% de la population dans le monde.

         En moyenne les précipitations augmenteront à l’échelle planétaire d’ici la fin du 21ème siècle. Les régions humides aujourd’hui deviendront globalement plus humides et les zones sèches deviendront plus sèches.
    Les experts s’attendent également à ce que le réchauffement climatique provoque des événements météorologiques extrêmes plus intenses, tels que les sécheresses, pluies diluviennes et probablement, des ouragans plus fréquents.

    Le GIEC a fait 4 hypothèse de quantité de gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère jusqu’en 2100 et a donc essayé de modéliser les conséquences.
    Seule l’hypothèse la plus optimiste permet de limiter à 2d° la hausse de température en fin de siècle. Dans l’hypothèse la plus pessimiste (on continue les émissions au même rythme), la hausse de température pourrait atteindre 5,5 d°C.
    Dans l’hypothèse optimiste, le niveau des mers n’augmenterait, en fin de siècle, que de 40 centimètres, mais dans le scénario pessimiste, cette augmentation pourrait atteindre 82 cm (rythme d’environ 1,6 cm par an). Cette hausse dépasserait le mètre dès le début du 22ème siècle et pourrait atteindre 3m en 2300, ce qui serait une véritable catastrophe.

    Il y a donc un risque i d'extinction pour de nombreuses espèces (animales ou végétales) qui ne pourront pas se déplacer assez vite pour s’adapter.

    Les conséquences possibles sont alarmantes :
        - La sécurité alimentaire affectée notamment dans les régions dépendant de la pêche.
            - Baisse des rendements céréaliers (blé, riz, maïs) dans les régions tempérées et tropicales.
            - Baisse des ressources d'eau potable dans les régions subtropicales sèches.
            - Risques accrus dus aux inondations, glissements de terrain, tempêtes.
            - Hausse des déplacements de population.
            - Risques de conflits accrus pour l'accès aux ressources.

    Il serait temps que les politiques s’occupent de ce problème, et les écologistes feraient mieux de sen préoccuper plutôt que de manifester avec des anarchistes et des casseurs sur des projets aux conséquences négligeables, par rapport à celles ci.
    Il serait temps aussi qu’ils révisent leur position sur l’énergie nucléaire, qui certes a des inconvénients, mais qui est la seule qui permette actuellement de produire suffisamment d’énergie, à la place des centrales à charbon, grosses productrices de CO2, et à terme de permettre la production d’hydrogène de masse nécessaire, dans les réacteurs à haute température,  pour alimenter des piles à combustible pour les automobiles et camions.

Lundi 17 novembre 2014 à 7:54

Actualité


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Un correspondant me demande ce que je pense de la chasse au tigre de la semaine dernière.

    Je rappelle les faits : jeudi matin, vers 8h15 le matin, en banlieue parisienne, la femme du gérant d’un supermarché aperçoit, sue le haut de la colline la silhouette d’un félin, qu’elle photographie, mais au téléobjectif la photo reste assez floue.
    Elle alerte la police, car elle croit que c’est un tigre et elle a peur qu’il ne vienne faire ses courses au supermarché, qui ouvre à 8h 30.
    La gendarmerie accourt, fusils à lunette en bandoulière, mais l’animal a fui : le supermarché n’avait pas de rayon de boucherie sans doute.
    Tout le monde s’affole un peu, des renforts arrivent, on quadrille la zone, les écoles sont gardées par deux gendarme, comme pour un plan Vigipirate rouge !
    Une première empreinte est trouvée; d’après sa taille, le tigre ferait environ 50 kgs : c’est un bébé tigre, mais "Bison futé" recommande aux automobiliste du coin, de ne pas descendre de leur voiture s’ils le rencontrent.
    On se demande d’où vient ce tigre; les autorités font le tour des zoos et des cirques

    Journal télévisé de 13h. Toujours pas de tigre, mais le directeur d’un cirque est là, domptreuyr de métier. Il montre de superbes tigres blans, mais eux font 500 kgs : de beau morceaux qui rugissent méchamment. Il supplie les gendarmes de ne pas abattre ce gentil petit tigre, mais de l’endormir et il offre de s’en occuper ensuite dans son cirque.
    Il donne de bons conseils : si on rencontre un tigre au coin d’une rue, ne pas courir, cela lui donne envie de battre des records de 100 m. Il faut lui faire face, le regerder dans les yeux et crier fort; en allemand c’est mieux parce que plus guttural et cela fait peur au tigre. Il paraît qu’il n’y a pas de tigre en liberté en Allemagne, si ce n’est les anciens chars Tigre de la guerre de 45.

    Journal télévisé du soir : sur un parking d’autoroute, un chauffeur routier a aperçu le tigre, qui avait soif, et a failli lui voler la bouteille de whisky qu’il était en train de savourer.
    Ce sacré tigre a franchi l’autoroute, en sautant les grillages, et il venu voir s’il y avait de quoi croûter dans les camions. D’après le routier, il fait 100 ou 150 kgs !
    Les gendarmes fouillent le coin, mais ils ne trouvent rien, sauf une belle empreinte dans la boue.
    Un hélicoptère armé d’une caméra infra rouge fouille les environs depuis le ciel mais il ne détecte que des renards et des sangliers dans la forêt.
    Plusieurs jeunes femmes, habillées en léopard, n’osent plus sortir de chez elles, de peur que les gendarmes ne leur tirent dessus.
    Le bruit court aussi que le tigre aurait été aperçu à coté de Disneyland. Il voudrait s’amuser un peu ce week-end, à moins qu’il n’ait faim, et Mickey est une petite souris. Miam.

    Journal du matin : toujours pas de nouvelle du tigre. Il ne s’est pas servi de son téléphone portable ni de sa carte bleue et donc on ne peut le localiser. De nouveaux gendarmes et des équipes cynophiles sont à pied d’oeuvre.
    Journal de 13h : un expert zoologiste a été sollicité : il examine l’empreinte et surprise, déclare que ce n’est pas un félin, car tous les félins on trois coussinets en arrière de la patte et des ongles rétractables.
    On continue quand même les recherches, mais sans conviction.
    Journal télévisé du soir, perplexité totale : l’empreinte sur le parking d’autoroute était celle d’un chien, qui levait sa patte contre un arbre, ce qui explique qu’il n’y avait qu’un empreinte pour les deux pattes arrières. Donc le tigre n’avait pas franchi l’autoroute. Où est il? On se croirait dans les bouquins où on cherche Charlie.
    Finalement aucun zoo ou cirque n’a perdu de tigre; alors c’est peut être un linx ou un chat sauvage? On recommande quand même de ne pas se promener en forêt ce week-end dans les environs, mais de toutes façons, il pleuvra, alors….

    Samedi matin : déconfiture complète : la bête ne ferait que 8 à 10 kgs au maximum. Ce n’est qu’un gros chat.
    Selon l'ONFCS, le seul félin présent à l'état sauvage en Seine-et-Marne est le "chat forestier", un animal "inoffensif" qui ressemble à un gros matou.
    Le recherches systématiques sont abandonnées. Seuls quelques gendarmes vont encore patrouiller dans la forêt en criant « miaou, tu viens petit chat? ».
    En fait il a dû rentrer depuis longtemps chez ses maîtres : il ne faisait pas un temps à mettre un chat dehors, seulement des gendarmes.
    Certains pensent même que le chat n’est qu’une souris ou un hamster !

    Ce que j’en pense vraiment : que bien sûr il fallait réagir à l’alerte de jeudi matin, car un tigre est dangereux, prévenir les riverains et faire quelques recherches mais le préfet, une fois les deux premières heures passées, des experts auraient pu analyser la première empreinte et la photo de la gérante du supermarché. Cela aurait sans doute évité de se rendre ridicule et d’engager les frais d’une pareille armada.
    Mais la presse s’en donnait à coeur joie, alors on met les grands moyens !

    Et cela me rappelle les années 65 où mes enfants voulaient que je ne fasse de l'essence que dans les stations Esso, car elles donnaient, pour chaque plein d'essence, une queue de tigre, en peluche bien sûr.

     Mais à la place du chat, je serais fier d'avoir ainsi mobilisé la presse pendant deux jours, et un dispositif digne d'une traque à un grand criminel, alors que, allongé au coin du feu à coté de ma gamelle chez mes maîtres, je regardais avec amusement les policiers me rechercher dans la forêt, alors que je n'avais rien fait de répréhensible : seulement montrer mes oreilles en haut d'une colline..

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Dimanche 16 novembre 2014 à 7:59

Histoires drôles

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    J’ai horreur des chaînes, ces petits textes à transmettre aux amis, pour en multiplier les destinataires.
    Ils sont souvent assez bêtes.
    Mais, il y a quelques années j’avais reçu une histoire assez amusante et je l’ai retrouvée ces jours ci. Je vous la raconte en intermède.
    C’est celle d’un chien africain, astucieux parti à la chasse aux papillons, dans la savane.

    Il voit tout à coup un jeune léopard qui court vers lui, visiblement affamé.
    Que faire pour sauver sa peau ?
    Il y avait une vieille carcasse à coté de lui et cela lui donne une idée : il mâche alors les os, tournant le dos au léopard, et fait semblant d’être très affairé à son repas.
    Le léopard ayant approché, le chien fait une réflexion à haute voix :
« Ce léopard était vraiment excellent à manger. Je me demande s’il y en a d’autres par ici ? »
    Le léopard regarde alors le chien et s’enfuit effrayé. « Brr, j’ai bien failli y passer ! »

    Mais un singe a observé toute la scène, et il pense qu’il pourrait profiter de ce qu’il a vu, pour rendre service au léopard et s’assurer ainsi sa protection.
    Il va donc voir le léopard et lui apprend comment il s’est fait berner par le chien.
    « Monte sur mon dos, singe, et tu vas voir comment je vais me venger ».

    Le chien a vu le singe courir après le léopard et maintenat il les voit revenir tous les deux, le singe sur le dos du léopard.
    Alors il s’assied en tournant le dos à ses adversaires, et quand ils approchent, il s’exclame : « Où est donc passé ce fichu singe; cela fait une heure que je l’ai envoyé chercher un autre léopard et je commence à avoir faim. »
    Le léopard s’est enfuit à nouveau, mais il paraît qu’il a assouvi sa faim en mangeant le singe !

Samedi 15 novembre 2014 à 7:51

Psychologie, comportement

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   Parmi mes jeunes correspondant(e)s, beaucoup sont timides, surtout les filles. C’est normal, on n’a pas encore une expérience suffisante de la vie, et donc on n’a pas encore l’habitude d’évoluer en public, et l’on manque de confiance en soi.
    Par ailleurs, si ceux qui ne le sont pas sont en général extravertis, les introvertis, s’ils réfléchissent plus dans leur cerveau, ont moins tendance à s’exprimer et sont, ou au moins, paraissent plus timides.
    Mais tous les introvertis ne sont pas timides et il y a aussi des extravertis qui le sont.
    La timidité intéresse donc psychologues et neurobiologistes, qui ont cherché à savoir si on pouvait déceler une particularité du cerveau.

    Elliot Beaton de l’université de Sacramento a fait passer des test à une centaine d’étudiants pour retenir les 12plus et les 12 moins timides, et leurs faire faire diverses tâches tandis que leur cerveau était examiné en IRM, pour savoir comment il réagissait et où.
    Ils ont montré que le cerveau des timides etait très réactif, plus que celui des non-timides, mais que, de ce fait il avait tendance à trop réagir, lorsqu’il se trouvait dans une situation inhabituelle et/ou non prévue.
Lors de ces tests, on ne constatait pas chez les timides, d’aire cérébrale moins active que chez les non-timides, mais par contre certaines aires étaient nettement plus active, notamment les centres amygdaliens (qui régissent la crainte et la peur, voire le stress), le cortex médian (en situation de tristesse ou d’observation de quelqu’un triste), le cortex préfrontal inférieur et l’insula pour les situations de joie.
    Il semble que le timide réagisse de façon plus importante aux émotions.
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    Il est difficile de savoir quelle est l’origine de cette timidité.
    Les études systématiques des maladies montrent que dans le cas des timidité extrêmement fortes, comme les phobies, il y a une composante génétique, que l’on peut notamment observer chez de vrais jumeaux.
    Mais pour les cas plus bénins, l’environnement familial et celui des camarades joue aussi. Les parents timides  ont un comportement qui favorise la timidité de l’enfant, et le group de camarades  peut avoir aussi une influence (qui peut aller jusqu’au harcèlement de leur camarade timide dans certains cas, ce qui renforce ses craintes, voire peut le traumatiser.

    Je sais que c’est parfois gênant de ne pas être timide, de ne pas oser s’exprimer, d’avoir peur de rougir, de bafouiller ou de se sentirun peu perdu dans une soirée ou une réunion.
    Mais il faut vous dire que cette timidité vous gêne beaucoup plus qu’elle ne gêne les autres, qui la remarquent peu.
    La timidité n’est pas un défaut, et vous serez beaucoup plus apprécié(e), étant timide, qu’un extraverti qui n’a pas ce frein, qui tutoie tout le monde, vous tape sur l’épaule même s’il ne vous connaît pas, et soule ses interlocuteurs de ses récits de moulin à parole. Au moins, vous, vous avez une certaine réserve et vous n’embêtez pas votre voisin.

Vendredi 14 novembre 2014 à 7:58

Sciences et techniques

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     J’ai fait beaucoup de voyages en avion quand je travaillais, gros avions de transport commerciaux ou militaires, petits avions à moteur de lignes secondaires et j’ai même piloté de petits avions de tourisme.
    J’ai vécu des tas d’incidents, panne électrique des instruments de navigation, trois fois la foudre sur l’avion, le feu d’un moteur, des oiseaux dans un réacteur à l’atterrissage, un train d’atterrissage qui casse sur une piste de fortune au Sahara, et un passage sur la tranche dans un atterrissage dans une tempête de sable…
    Je suis toujours là et j’ai donc une confiance absolue dans les avions et leur fiabilité. Mais j’ai toujours une petite nostalgie du temps où je voyageais et je m’intéresse donc aux progrès aéronautiques.
     J’avais été étonné par des études d’Airbus sur un avion sans cockpit, et donc une cabine de pilotage sans fenêtre. Le constructeur en attendait un gain aérodynamique et de poids, donc de carburant. La cabine de pilotage ne serait plus à l’avant, mais sous les cabines de passagers, devant la soute à bagages.
http://lancien.cowblog.fr/images/Images3/airbusfutur.jpg     Placées sur tous les axes de l’appareil, de nombreuses caméras renverraient aux pilotes de très nombreuses images pour obtenir une vision à 360 degrés, très supérieure à la visibilité actuelle. La cabine de pilotage serait complètement modifiée et de grands écrans 3D pourraient afficher en même temps un grand nombre de données météorologiques, techniques, de navigation… ce qui ressemblerait aux simulateurs de vol de formation des pilotes. 

     A quand l’avion sans pilote, piloté à partir de stations au sol ?
    Mais une société britannique s’occupe aussi des passagers : le CPI (Center for Process Innovation). Elle propose un avion sans hublots dans une cabine surréaliste.
Pour que les hublots d’un avion résistent aux forces aérodynamiques, il faut considérablement renforcer la structure de l’avion. De plus, ce sont des perturbateurs de l’écoulement de l’air le long du fuselage. Les supprimer allègerait l’avion, favoriserait son avancement dans l’air et donc entraînerait une diminution non négligeable de consommation de carburant, et donc également moins d’émission de CO2.

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    Le fuselage interne de l’avion serait composé d’écrans, reliés à des caméras externes, de telle sorte que les passagers auraient l'impression d'être vraiment plongés dans le ciel, comme s’ils étaient assis dans des fauteuils volants.
    Mais si les passagers avaient peur de cet affichage, et de se trouver ainsi flottant au milieu des nuages,  des écrans devant chaque fauteuil pourraient leur proposer des vidéos de leur choix, ou même servir d’ordinateur personnel sur lequel on branche une clé USB. On trouve sur internet des vidéos époustouflantes.

Jeudi 13 novembre 2014 à 7:46

Architecture

  En intermède, suite des images d'hôtel et de restaurants bizarres.
         Sur la dernière image, ce n'est pas la maison qui est originale, mais le "trompe l'œil", peint sur la façade, qui donne l'illusion de voir appartements et personnages.

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Mercredi 12 novembre 2014 à 8:19

Vue, ouïe, toucher...

  Hier je vous ai donné une idée du fonctionnement du système qui interprète ce que détecte notre nez, au plan des odeurs.
    Aujourd’hui nous allons essayer de détailler un peu ce que fait le cerveau

    J’ai montré hier que l’aire primaire de l’odorat était le bulbe olfactif, où se trouvaient les axones provenant des neurones de l’odorat de la muqueuse nasale, rassemblés en glomérules où se trouvent les synapses avec d’une part les cellules « mitrales » et d’autre part les « neurones inhibiteurs », constituant l’aire primaire d’interprétation.
    Nous allons voir son fonctionnement dans deux cas précis : identifier des odeurs voisines ou différentes, et réagir à des concentrations très différentes de parfum.

    Mais avant je vais vous expliquer comment un centre de recherche de Bâle est arrivé à ces conclusions.
    Les chercheurs ne pouvaient évidemment pas faire intrusion dans le cerveau humain vivant. Ils ont expérimenté sur des « poissons zèbres », dont le bulbe olfactif ressemble à celui de l’homme.
    Le schéma ci dessous montre la connexion ultrasimplifié des neurones et des cellules mitrales.
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    Ils y ont injecté des colorants fluorescents, qui s’illuminent dès que du calcium entre dans les terminaisons neuronales et donc qu’un influx nerveux est formé.
    Ils ont alors mis le bulbe olfactif du poisson sous un microscope pour observer quels étaient les cellules mitrales activées en fonction de divers produits injectés dans le système olfactif du poisson (voir schéma ci dessous).
    Avant et après la stimulation olfactive, qui dure environ trois secondes, le laser du microscope sonde les cellules mitroles du bulbe olfactif et enregistre leur activité. Le microscope ocquiert de nombreuses images, de sorte que l'on peut suivre la variation d'activité neuronale en fonction du temps.
    On constate que les cellules mitrales donnent une première détection brute, que l’on appellera précoce, puis on constate un ou plusieurs basculement, qui fournit un second diagnostic.
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    Identification des odeurs et de la composition d’un mélange :
    Les schémas ci dessous sont purement explicatifs. Dans la réalité le nombre de cellules mitrales en cause est beaucoup plus important.
    On a injecté un mélange de deux produits ayant des odeurs très voisines, ceci dans des proportions diverses : schéma de gauche.
    Sur celui de droite on a, au contraire, des produits d’odeurs nettement différentes.
    Dans le cas de produits d’odeurs voisines, la première réaction neuronale est identique quelle que soit la concentration réciproque : c’et l’odeur qui est identifiée.
    Mais la réaction secondaire (tardive), est différente à partir d’une certaine concentration : on identifie le produit principal.
    Dans le cas de produits d’odeurs différentes, le signal change en fonction des concentrations dès la détection précoce et même plusieurs fois en fonction de la concentration relative. Dans la détection tardive, il en est de même mais pour des concentrations différentes, de telle sorte que la combinaison des deux détections affine la mesure de concentration.
    On comprend donc que pour un produit unique l’oeeur pluisse changer selon la concentration.
    La détection précoce correspond à un signal corrélé de l’ensemble des cellules mitrales.
    Dans la détection tardive qui intervient au bout d’une seconde environ, c’est un signal décorrélé, les neurones inhibiteurs ayant modifié les réponses de la population de cellules mitrales.
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    Le passage d’un signal à l’autre en fonction de la concntration relative, est brutal, comme s’il s’agissait d’un interrupteur.
    Dans le cas de produits d’odeurs voisines, on ne sent qu’une seule des odeurs en fonction de la concentration respective des produits.
    Dans le cas de produits d’odeurs très différentes, on peut sentir trois, quatre, voire plus d’odeurs, correspondant, aux extrémités à lodeur de l’un des deux produits, et entre à des odeurs correspondant à des mélanges de concentration données, comme s’il s’agissait d’un produit différent.
    Finalement seules les deux odeurs extrêmes correspondent vraiment au produit. Celles intermédiaires sont des construction du cerveau
    Au fond les odeurs sont, comme les couleurs, des constructions cérébrales, en quelque sorte des « odeurs virtuelles », et elles résultent, comme pour la vision, d’un "codage populationnel", et non de celui de neurones individuels..

    C’est nous, qui, comme pour les couleurs, les associons à des objets, à des noms. Nous les associons à l’environnement, à nos actions, à nos émotions.
Ce sont de petits centres à la limite du cortex préfrontal (cortex pyriforme et cortex entorhinal, qui sont dans la zone du cortex « orbitaire », tout en bas du cortex préfrontal), et du cerveau émotionnel, qui font ces associations en jouant le rôle de centres d’interprétation secondaires. Il sont en relation avec l’ensemble du cerveau, mais notamment l’hippocampe qui contrôle la mémoire, le thalamus qui contrôle nos autres sensations et les lie entre elles, et l’hypothalamus siège de nos pulsions, les centres amygdaliens qui gèrent la peur, la colère et le stress et l’insula, centre important dans nos relations sociales.
    Dans ces centres on constate une dissymétrie entre les deux hémisphères, notamment dans le cortex orbitaire. Par exemple, si un stimulus plaisant et un stimulus déplaisant sont utilisés, le stimulus agréable induit un signal d’activation dans la partie antérieure et médiane de ce cortex, dans l’hémisphère droit, alors qu’un stimulus désagréable active une zone plus latérale du même cortex, cette fois dans l’hémisphère gauche.
    Une odeur est donc facilement associée à un environnement géographique, chronologique et émotionnel.

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Mardi 11 novembre 2014 à 8:52

Vue, ouïe, toucher...

  Certain(e)s de mes correspondant(e)s m’avaient demandé de faire des articles sur nos cinq sens et la façon dont le cerveau décodait l’information.
    J’ai déjà fait des articles sur le traitement des signaux de la vue, provenant de la rétine (24 au 27 septembre), et de ceux du toucher et de la kinesthésie (17 et 18 octobre).
    Je vais essayer de faire un article sur l’odorat. Les principaux renseignement proviennent d’une étude de l’équipe de Reiner Friederich de l’Institut Friedrich à Bâle. Les schémas sont empruntés à des cours de biologie.

    On connaît très mal comment notre cerveau interprète les odeurs, car, en fait il crée un code « d’odeurs virtuelles » et contrairement à ce que l’on trouve souvent dans la littérature, ancienne ou journalistique, il n’y a pas des neurones « sensibles à un produit chimique particulier », et un neurone par produit détecté. C'est plus compliqué.
    On peut faire des constatations bizarres : par exemple alors que l’odeur de rose est composé de beaucoup d’éléments, différents (plus de 500), selon les roses, nous penserons automatiquement sentir une rose, si on nous fait sentir un produit le géraniol.
    A l’inverse un même produit cétone, (le mercapto-méthyl-pentanone) donne au vin une odeur de cassis, mais si on le respire à forte concentration, il sent l’urine de chat !!
    Nous allons essayer de résumer le mécanisme de l’interprétation des odeurs.
    Evidemment au départ, il faut que l’odeur pénètre dans le nez, et que donc des molécules chimiques flottent dans l’air et soit aspirées. Il faut donc au départ que le produit soit volatil.
    Mais il faut qu’il parvienne aux neurones présents dans nos narines et pour cela il faut que le produit chimique puisse se dissoudre dans la membrane de cils olfactifs, et donc qu’il soit soluble dans l’eau et dans les graisses (les lipides).

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    Que se passe t’il dans le nez ?
    Dans la partie haute du nez se trouve la « muqueuse nasale », qui est en permanence recouverte par un liquide « le mucus olfactif », qui a pour but d’humidifier la muqueuse tout en la protégeant des agressions chimiques ou microbiennes. Les molécules odorantes qui parviennent jusque dans le mucus sont mises en contact avec une grande diversité de molécules biologiques, qui facilitent leur dissolution et leur acheminement vers des « cils olfactifs » et se fixent sur leur extrémité. Ces cils sont reliés à des neurones.
    Dans la membrane des neurones se trouvent des récepteurs (des protéines), qui captent la molécule odorante et des canaux à ion Calcium s’ouvrent alors, donnant lieu, comme dans tous les neurones, à la création d’une dépolarisation et donc à l'émission d’un influx nerveux qui se propage dans l’axone. On connait plusieurs centaines de protéines réceptrices différentes, sensibles à plusieurs produits différents selon les protéines. Chaque neurone ne contient qu’un seul type de récepteur.
    La lame osseuse qui se trouve derrière la muqueuse nasale, est percée de trous, qui laissent passer les différents axones.

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    Que se passe t’il derrière cet os dans le cerveau ?
    On trouve derrière l’os un centre de la partie inférieure du cerveau appelé le « bulbe olfactif »
    Dans ce bulbe, les axones des neurones commencent par se rassembler dans de nombreux petits amas sphériques appelés les « glomérules » qui contiennent des synapses avec d’autres neurones appelées « cellules mitrales » (car elles ont la forme d’une mitre »
    Ce sont eux qui constituent l’aire primaire olfactive et vont interpréter les signaux des odeurs. Mais d’autres neurones les aident, ce sont les « interneurones inhibiteurs », en aval des cellules mitrales et qui, à partir de signaux initiaux et de signaux en retour, vont moduler le signal en pratiquant des corrélations et décorrélations, que j’expliquerai demain.

    Trois caractéristiques des neurones olfactifs :
     Il y a environ 50 millions de neurones olfactifs dans lle nez, et ils regroupent leux axones dans quelques milliers de glomérules.
    Une caractéristique très importante de ces neurones est qu’ils se régénèrent au cours de la vie, alors que ce n’est pas le cas pour les neurones des autres centres (sauf peut être en faible quantité pour ceux de l’hippocampe).
    Le sens de l’odorat est le premier à se mettre en place in utero (15 semaines environ de gestation).
    Une deuxième caractéristique est que le signal olfactif ne passe pas comme celui des autres sens par le thalamus avant d’aller vers les centres d’interprétation; il va directement des neurones du nez au bulbe olfactif. Ce n’est qu’ensuite que le signal en provenance du bulbe va cheminer vers le Thalamus, l’Hypothalamus, l’Hippocampe, et  et  des centres particulier du cortex , qui sont à la limite du cortex préfrontal et du cerveau émotionnel. (cortex pyriforme et cortex entorhinal)

    Troisième caractéristique : les odeurs sont plus facilement mémorisées que les autres sensations, et elles sont très influencées par les émotions, car liées au système émotionnel, et également aux circonstances dans lesquelles elles ont été perçues, notamment pour la première fois (ou la première fois liée à une émotion (un exemple caractéristique est l’odeur de médicaments ou de l’hôpital).

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    Demain j’expliquerai davantage le rôle du bulbe olfactif et celui des autres centres, dans l’interprétation des odeutrs et notamment de leur intensité et de leur nature ou qualité).

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