Lundi 10 novembre 2014 à 7:55

Architecture

J'ai trouvé sur internet des images de bâtisses bizarres, de tous pays, , bâtiments qui sont des hôtels ou des restaurants.       Je vous les montre en intermède. Amusez vous bien.

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Dimanche 9 novembre 2014 à 7:58

Vue, ouïe, toucher...

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      Dans les articles que j’ai faits sur l’interprétation de la vision par le cerveau, je n’ai pas parlé d’une étude très récente de l’équipe de Carole Peryrin, du laboratoire de neurocognition de Grenoble, avec la collaboration de l’hôpital parisien Rothschild, qui reçoit des patients atteints de lésions cérébrales occipitales entraînant des anomalies de la vison, et notamment des lésions d’un seul hémisphère qui ne devraient , en principe occasionner que des anomalies de la vison du coté opposé (les nerfs optiques se croisant dans le chiasma optique, de telle sorte que le cerveau gauche interprète ce que voit l’œil droit et vice-versa..
    On pensait jusqu’à présent que l’interprétation visuelle au niveau des aires I et II était symétrique et donc que les défaut de vison d’un œil n’altéraient que la scène vue par cet œil et non l’interprétation globale de la vision.
    Mais il semble que la réalité soit différente.

    Déjà, des études sur animaux avaient montré que certaines cellules rétiniennes sont spécialisées dans la perception des formes globales d’une scène, et d'autres dans la perception des détails, mais que toutes ces informations sont ensuite transmises aux deux hémisphères cérébraux, et on pensait qu'elles y subissaient le même traitement.
    L’examen de personnes présentant des lésions dans un hémisphère semblaient contredire cet idée.
    Les chercheurs ont demandé à une vingtaine de personnes saines, tandis qu’on examinait en IRM leur cortex visuel,  d’examiner des images, préalablement traitées : certaines ne présentaient que les grandes formes d'une scène visuelle : parties claires ou sombres, les grandes lignes, les différents plans et leurs orientations, alors que, dans d’autres, les grandes formes étaient atténuées et les détails intensifiés.
    Carole Peyrin a montré que les images globales excitent nettement plus les aires visuelles primaires de I'hémisphère droit, (donc vues par l’’œil gauche, et les images détaillées celles de l'hémisphère gauche (vues par l’œil droit).

    C’est important sur le plan thérapeutique, car jusqu’à présent les techniques de rééducation étaient les mêmes pour les deux yeux, alors qu’il faudrait peut être les différencier.
    La lecture de cette étude m’a amusée, car j’avais une tante qui était peintre et, quand elle faisait un tableau, elle fermait alternativement l’œil gauche puis l’œil droit, et l’on se moquait d’elle.
    Elle nous disait que c’était pour voir l’ensemble, puis les détails; nous ne la croyions pas et nous nous moquions d’elle. Nous avions tort, cette étude en donne la preuve. Excusez nous, ma tante, vous n’êtes malheureusement plus là pour me lire.

Samedi 8 novembre 2014 à 9:08

Vue, ouïe, toucher...

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    J’ai fait fin septembre des articles sur le mécanisme d’interprétation de la vision.
    Une correspondante me demande si je peux dire comment se développe la vision chez le jeune enfant.

    J’ai été chercher dans mes archives et je vais vous résumer un article sur ce sujet, de madame Chokron, , directrice de recherche au CNRS.

    A la naissance, l’enfant ne voit pas encore de façon claire et parfaitement fonctionnelle, mais il n’est pas aveugle. Sa vision n’aura ses performances définitives que vers 10 à 12 ans. Il n’a, à la naissance, ni l’acuité, ni le champ visuel que nous avons, et il ne vait pas de la même façon que nous, d’autant plus qu’il n’a pas la même taille.
    A la naissance le champ visuel du bébé est très réduit : à l’horizontale, 60 degrés de chaque coté, contre 90 pour l’adulte et surtout dans le plan vertical, 10 degrés vers le haut et vers le bas, contre 60 pour l’adulte.
    Par ailleurs, à la naissance l’acuité n’est que de 1/20ème au lieu de 10/10ème pour l’adulte et donc la vision est très faible.
    Par ailleurs l’accommodation n’est pas encore performante et l’enfant ne voit pas de loin.
    Un bébé ne peut donc voir et suivre du regard un objet qui se déplace, que s’il est à faible distance (de 20 à 50 cm) et se déplace lentement. Il peut voir un objet de 1cm, bien contrasté à 50 cm de distance.
    Quand on teste la vision du bébé en lui présentant deux images d’un visage, l’une recomposée aléatoirement avec des morceaux de visage, l’autre avec un visage entier, il préfère cette dernière image, preuve que le système de reconnaissance des visage à l’arrière gauche du cerveau est déjà actif. Il va très vite reconnaitre le visage de sa mère.
    A quatre mois l’essentiel de la vision devient possible, mais la maturation de tout le système visuel, notamment de l’interprétation par le cerveau, ne se fera que peu à peu, notamment entre un et 5 ans, en fonction des expériences faites par le bébé. (par exemple de déplacement). Le cortex visuel primaire notamment est très immature à la naissance et il va augmenter de volume et les liaisons entre neurones vont se perfectionner jusqu’à 10 ou 12 ans, gra^ce à l’apprentissage.
    Certes le développement de ce système est génétiquement programmé, mais il dépend essentiellement des « essais » faits par l’enfant qui conditionnent l’apprentissage.
    Il existe une période critique de développement qui commence entre 4 et 6 mois et est maximale vers 18 mois, puis décroit jusque vers six ans. Des expériences sur des rats ont montré que empêcher de voir l’animal (par un  obstacle devant les yeux, pendant la période critique (évidemment beaucoup plus courte chez le rat), le rend définitivement aveugle, par non apprentissage des aires cérébrales.
    Le bébé nait donc avec un équipement visuel qui a un fort potentiel et un système cérébral ayant un certain câblage initial, mais l’ensemble ne se développera normalement que par l’emploi et l’apprentissage progressifs. Il faut donc surveiller le processus et détecter les anomalies (par exemple strabisme), le plus tôt possible, pour les corriger, le plus souvent aussi par apprentissage.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau3/ilcerveau.jpg    La vision, ce n’est pas en effet seulement détecter et suivre du regard des objets. C’est aussi se repérer dans l'espace, orienter son attention visuelle en déplaçant son regard, choisir l'information visuelle à traiter, donner un sens aux stimulus, même
ambigus, apprendre à reconnaître les visages et les lieux familiers ou encore ajuster son
comportement à ce que l'on voit pour réaliser des tâches précises. De multiples processus
cognitifs sont impliqués et ces compétences mettent en jeu l'ensemble des régions cérébrales, bien au-delà des aires visuelles.
    Bien que l'acuité visuelle ait atteint son maximum entre quatre et six ans, il serait dangereux de penser que l'enfant est alors capable d'utiliser ses compétences visuelles comme le fait un adulte : les jeunes enfants ne peuvent être livrés à eux-mêmes pour traverser la rue, se repérer dans des endroits complexes, ou faire seuls de la patinette ou du vélo.
    Même à l'âge adulte, on ne cesse d'apprendre à voir, et, même sans trouble visuel, on ne sait voir que ce que l'on a appris à voir. Le système visuel a une grande plasticité et il va spécialiser certains neurones pour des tâches particulière.
    Ainsi j’ai une fille qui a fait des études artistiques, et elle voir des formes et des nuances de couleurs, que moi je ne discerne pas, parce que je n’ai pas appris à le faire et que je n’ai donc pas créé, grâce à l’apprentissage, le « matériel neuronal » pour le faire.

Vendredi 7 novembre 2014 à 8:12

Oiseaux

   J'ai trouvé sur Buzzly, des photos tout à fait extraordinaires de hiboux, camouflés dans la nature. Cela m'a rappelé quand mes enfants cherchaient dans les bouquins de "Charlie" où il pouvait bien être caché.
          Cherchez le hibou !!

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    Sans connaissances et expérience notre intelligence est faible et ne peut pratiquement pas servir. La mémoire c’est 70% de l’intelligence, et pour avoir une bonne mémoire, il faut la cultiver dès le plus jeune âge.
    Il y a plusieurs types de mémoire (voir les articles des 18 et 20 décembre 2011), qui sont administrées par l’ensemble cortex préfrontal + hippocampe avec comme intermédiaire des mémoires de travail à court terme :
        - les mémoires procédurales, qui sont relativement autonomes une fois acquises et qui sont gérées presque inconsciemment par le cervelet.
        - la mémoire épisodique qui enregistre tous les événements de façon chronologique; une partie de son contenu est détruite systématiquement et le reste constitue nos souvenirs mais qui sont transformés par l’oubli et les réminiscences.
        - la mémoire lexicale perceptive, qui associe des sensations à des mots et ainsi les définit en quelque sorte.
        - la mémoire sémantique qui contient toutes nos connaissances : elle est organisée en arborescences. Par exemple, les connaissances concernant l’homme, et celles concernant les animaux; parmi ceux ci de grandes catégories : mammifères, insectes, oiseaux…. Dans ceux ci différents types d’oiseau comme merle, mésange, canari… Et si vous pensez au canari, il y aura liaison avec la mémoire perceptive qui vous rappellera sa couleur jaune, son chant, et la mémoire épisodique qui vous donnera des images de souvenirs de canaris que vous avez vus, dont ceux de dessins animés comme Titi.

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    Les mémoires procédurales demandent un long apprentissage : apprendre à nager, à taper sur un  clavier, à faire du vélo, à jouer du piano…
    La mémoire épisodique fonctionne dès l’origine de la vie, mais selon l’apprentissage et la nature des émotions, nous enregistrerons plus ou moins de détails et nous les oublierons plus ou moins.
    La mémoire lexicale perceptive fonctionne automatiquement à partir de nos sens, mais elle s’appuie sur les mots et donc sur notre vocabulaire.
    Quant à la mémoire sémantique, elle est nulle à la naissance et se remplit peu à peu…. à condition de l’entraîner et de lui donner des informations.
   
    Il faut savoir quatre choses très importantes : quelles que soient les mémoires, mais surtout pour la mémoire sémantique, la capacité de mémorisation est basée sur trois points : l’attention, la compréhension et la répétition ainsi que sur la perception par plusieurs sens.
    Si nous ne faisons pas attention, nous ne saisissons pas les phénomènes, nous ne consolidons pas le fait enregistré et il n’est pas mémorisé à long terme.
    Si nous ne comprenons pas une notion complexe, nous ne nous rattacherons qu’à la perception de nos sens : ce sera un pont de repère moins solide; certains ont besoin d’un schéma explicatif ou classificatif logique pour retenir certaines notions.
    La mémorisation se renforce chaque fois que nous répétons le souvenir; la répétition et l’entraînement sont donc les moteurs de la mémorisation. Les exercices en application du cours sont faits pour comprendre et répéter sous plusieurs formes.
    Enfin on retiens mieux si on fait appel à plusieurs sens : voir, entendre ou répéter à haute voix, écrire.


    La mémoire passe par la lecture :  C’est le passeport des connaissances et de la compréhension. C’est aussi l’apprentissage de l’expression et donc de la communication.
    Et la personne qui lit (ce peut être sur internet et une tablette) et découvre des notions qu’elle comprend et apprend, a en général envie d’en découvrir d’autres : le savoir appelle le savoir.
    De plus notre communication avec autrui passe par les mots, l’orthographe, la grammaire et la syntaxe et seule la vue et la répétition des mots écrits nous apprends par la pratique ces notions, que nous n’assimilerons pas par de simples règles théoriques.
    Pour développer ses aptitudes de lecteur, la recette est simple et unique : il faut lire beaucoup !
    Le fait que notre culture est de plus en plus une culture d’images (télévision, internet), de communication orale (téléphone), ou très succincte et pauvre en idées et vocabulaire (SMS, réseaux sociaux), fait que notre mémoire ne se développe pas suffisamment.
    Or l’enseignement primaire ne consacre plus assez de temps à la lecture et aux dictées, et l’enseignement secondaire a recours de plus en plus à l’oral et à l’image, et la littérature a banni les morceaux choisis (et les interrogations correspondantes), qui obligeaient à lire des écrits très différents.
    Les parents pas plus que les professeurs n’imposent aux enfants de lire systématiquement un minimum de textes, et dans le primaire l’enseignement de l’usage de l’ordinateur est un simple jeu et dans le secondaire personne ne vous apprends à rechercher des connaissance et à lire des informations utiles, ni d’ailleurs à faire de bons exposés sur des logiciels genre Powerpoint.
    Autrefois tout élève avait un dictionnaire, et on le consultait plusieurs fois par jour. Résultat un adulte connaissait de l’ordre de 50 000 mots (je ne compte un verbe et sa conjugaison (ou un mot et son pluriel, que pour un mot). Aujourd’hui, la plupart des jeunes que je connais lisent très peu et leur vocabulaire ne dépasse guère 15 à 20 000 mots.
    Il est certain que jouer sur l’ordinateur est plus amusant que lire, et intimer l’ordre à l’enfant de lire tel document n’est probablement pas le bon moyen de capter son adhésion et son attention. Il faut arriver à l’intéresser à ce qu’il lit, soit par le contenu, soit par l’espoir d’un bon résultat à un contrôle et donc la confiance en soi et la fierté de la réussite.
    On peut capter la passion d’un enfant même tout jeune. Je me souviens quen j’étais en primaire, mon grand père me faisait feuilleter et lire des encyclopédies, dont un livre superbe sur « la terre » qui expliquait les océans les nuages, le cycle de l’eau, la foudre, la température, le vent, les roches, sous une forme très pratique et imagée, et si c’était parfois un peu difficile, il m’expliquait. J’ai ainsi appris une multitudes de notions (et de mots), sans avoir l’impression d’étudier, et je refeuilletais parfois le livre tout seul, avec plaisir.

    Enfin, n’en déplaise à beaucoup d’enseignants, le « par cœur » est un facteur nécessaire pour acquérir une bonne mémoire.
    Apprendre par cœur peut être la nécessité de retrouver rapidement une connaissance : la table de multiplication en est le meilleur exemple. Mais beaucoup de formules de mathématiques et de physiques doivent être comprises, mais apprises par cœur, car elles sont alors à disposition en un dixième de seconde alors qu’il faudrait des minutes pour les redémontrer. Par ailleurs pour repérer des éléments qui y font référence, il faut connaitre ces expressions et s’en être souvent servi (ce qui permet aussi de les apprendre).
    Quant au par cœur de textes, c’est le seul moyen avec la lecture de développer notre mémoire lexicale et notre vocabulaire.
    Mais cela a un effet bien plus important : cela développe tout simplement notre capacité à retenir. J’ai connu deux personnes (plus âgées que moi) qui avaient une mémoire vraiment extraordinaire. Elle la devaient au fait qu’étant des élèves turbulents, leurs professeur leur donnait comme punition des textes à apprendre par cœur et comme ils le faisaient de plus en plus facilement, les textes étaient de plus en plus longs !!

    Rappelons nous donc que notre mémoire est 70% de notre intelligence, que le par cœur est le moteur de la mémoire lexicale, alors que la lecture et la compréhension, ajoutés aux exercices et les expériences répétées sont la condition d’une bonne mémoire sémantique.

Mercredi 5 novembre 2014 à 7:25

Enseignement, école, fac

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     Cela m’arrive souvent de discuter avec des élèves de lycées ou des étudiants de BTS/DUT, de fac ou de prépas diverses.
    Je constate qu’il y a toujours des élèves qui sont motivés, aiment apprendre et travaillent sérieusement. Ceux là réussissent dans leurs études. J’en connais bon nombre qui sont rentrés à Normale Sup, à l’X ou dans une école d’ingénieur, qui ont réussi un mastère en Fac ou qui, après un DUT ou BTS, ont poursuivi des études d’ingénieur.
    Mais je constate aussi que le niveau du primaire, des collèges et des lycées (et donc du bac) a nettement baissé depuis 20 ans, qu’il y a un nombre assez grand d’élèves en échec (plus de garçons que de filles d’ailleurs) et que ces échecs sont plus souvent dus à un manque de motivation et surtout de travail, qu’à des capacités insuffisantes.
    Jusqu’à la fin des années 80, si les élèves étaient moins studieux que leurs parents, le niveau moyen avait augmenté, car l’enseignement n’était plus réservé à une minorité, mais touchait la majorité de la population (alors qu’il y a 60 ans moins de 20 % de la population réussissait le deuxième bac).
    Le niveau d’illettrés (j’appelle illettré quelqu’un qui peut savoir lire, mais ne comprend pas ce qu’il lit) était tombé à une proportion de population de l’ordre de 2 à 3%. De plus on apprenait à lire et à calculer, au service militaire, aux garçons qui n’avaient pas la chance de savoir le faire. Et pourtant l'anaphabétisation a diminuée : les enfants aprennet à lire, mais ne l'tuilisent plus assez ensuite.
    On constate qu’aujourd’hui ce pourcentage est de l’ordre de 10%, que l’orthographe est méconnu même de jeunes qui ont réussi leur bac, (alors qu’autrefois, 5 fautes d’orthographe dans une dictée d’une page faisait refuser l’entrée en 6ème !!).
    Beaucoup de jeunes ont des connaissances diverses, mais ne savent pas les utiliser, et ont peu de culture générale (quand on pense qu’un ministre confondait le conte philosophique « Zadig » de Voltaire, avec la marque de vêtements « Zadig et Voltaire » !!!).
    Mais surtout les jeunes ont trop d’activités multiples, une vie trop remplie et qui va trop vite, souvent pour des occupations sans intérêt et sans utilité, et ils n’ont plus conscience que les études sont là pour former leur intelligence, les habituer à travailler et leur donner des méthodes de travail, et leur permettre ultérieurement de trouver du travail et d’exercer des métiers.

    Alors on cherche les causes : le nombre d’heures de lecture et de calcul a baissé dans le primaire, surtout les enfants - et les adultes ne lisent plus - : ils préfèrent s’amuser sur l’ordinateur ou papoter sur les réseaux sociaux ou au téléphone. La lecture était la base de la connaissance des idées, de la curiosité intellectuelle, du vocabulaire et de l’orthographe. L’absence de formation pédagogique des professeurs. Le mélange des niveaux des élèves en classe, alors qu’on n’a pas mis en place des méthodes pour aider ceux qui ont du mal à suivre et intéresser ceux qui suivent trop facilement.
    Je connais un grand nombre de jeunes, qui, étant intelligents, ont eu leur bac avec mention, sans rien faire ou presque, et, n’ayant pas appris à travailler, ont ensuite échoué totalement dans des classes de prépa, débordés par le travail à faire.
    Les programmes sont trop théoriques et pas assez près de la vie de tous les jours, la multiplication des options au détriment des matières fondamentales, le peu de travail à fournir à la maison, les exercices d’application trop peu nombreux.
    Par le passé beaucoup des enseignements n’étaient pas faits pour multiplier les connaissances mais pour former l’intelligence.
    Les mathématiques (et le latin) était plus destinés à former l’esprit de rigueur et de logique, qu’à constituer une connaissance et les méthodes de calcul avaient leur application directe en physique. Il est aberrant qu’on ait supprimé l’enseignement d’un minimum de physique chimie, en L et surtout en ES.
    En français, on fait surtout de l’explication de quelques textes et on ne connaît qu’un nombre d’auteurs très limité. Le nombre de dissertations à faire à la maison est passé d’une par semaine à une par mois (et encore !). Les programmes ont supprimé l’étude de tous les auteurs, dont on voyait des morceaux choisis en littérature, car ce sont des « connaissances » qu’on peut trouver sur internet (sauf que rares sont les élèves qui regardent des documents sur d’autres auteurs que ceux étudiés).
    Or cette « revue de la littérature » n’avait pas tellement pour but principal de donner une culture générale du passé, mais surtout de nous ouvrir l’esprit, de donner à notre cerveau de la flexibilité et du bon sens, en comparant toutes les idées très différentes de ces auteurs et notamment des philosophes.
    Je constate malheureusement que si bon nombre de bacheliers ont encore pas mal de connaissance (théoriques), ils n’ont plus beaucoup, ni de logique, ni même de bon sens, et n’ont pas appris à faire correctement analyse et synthèse des problèmes.
    Quant aux connaissances pratiques, elles sont devenues inexistantes, alors qu’autrefois, dans le primaire, les « leçons de choses » portaient sur la vie de tous les jours, l’explication des phénomènes naturels, l’utilisation des instruments courants et de leur fonctionnement, la résolution des petits problèmes pratiques quotidiens et cela passionnait les élèves.

    Bien que j’en aie l’expérience tous les jours, ce que je cite ci dessus fait l’objet de nombreux articles et c’est donc devenu banal.
    Par contre on ne cite que rarement le problème de la mémoire, que l’on ne peut avoir bonne que si on l’exerce, et lorsqu’on parle de la motivation des élèves, c’est pour mettre le manque de motivation sur le dos des ordinateurs et téléphones portables, d’internet et des réseaux sociaux, et de l’incitation à faire la fête au lieu de travailler.
    Le problème de la mémorisation est effectivement totalement négligé dans notre enseignement de même que le développement du « bon sens »..
    Certes les raisons ci-dessus sont vraies pour le manque de motivation, mais comme ces raisons sont extérieures à la classe, on ne se pose pas assez le problème de redonner de la motivation aux élèves.
    Paradoxalement, alors que nos connaissances sur le fonctionnement du cerveau ont considérablement augmenté de nos jours, on ne se pose pas la question de savoir si ces connaissances pourraient permettre aux parents et aux professeurs d’éduquer et d’instruire les enfants, avec plus de résultats et moins de gros inconvénients.
    Espérons que les nouvelles écoles normales re feront une place importante à la pédagogie dans la formation des professeurs des Ecoles, des Collèges et des Lycées.
   
   

Mardi 4 novembre 2014 à 7:40

Souris écureuils marmotte

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    En intermède, suite des photos de souris sauvages, trouvées dans Buzzly.  (suite).

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Lundi 3 novembre 2014 à 7:57

Biologie, santé.

    Je sais bien que le 2 novembre est le jour des morts, où nous pensons à nos défunts et où souvent on va fleurir leur tombe.
    Je comprends donc qu’on fasse beaucoup de pub pour les chrysanthèmes; il faut bien vendre sa marchandise.
    Par contre que trois fois par jour au journal télévisé, on nous rabache les oreilles toute la semaine, avec de la pub pour les divers marchands de pompes funèbres, ou qu’on nous vante et fasse des reportages sur leur métier, avec interview à l’appui, cela finit par me lasser sérieusement. Déjà que les journaux télévisé ne parlent que des guerres et des catastrophes dans le monde, cela fait bien assez de morts comme cela.
    Il y a même eu un documentaire sur les causes de la mort, mais finalement c’était assez intéressant.
    Bien sûr on eu droit au poncif selon lequel on meurt surtout par arrêt deu cœur, mais le petit topo sur les électroencéphalogrammes et les greffes d’organes était assez bien fait.
    Ce que j’ai surtout retenu, ce sont les statistiques suivantes sur les causes de mortalité en France, qui sont différentes de ce que j’imaginais. Comme ils donnaient les référence, j’ai été rechercher les tableaux sur internet et je vous en montre quelques uns.

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    D’abord évidemment on meurt davantage quand on est vieux : cela monsieur de La Palice l’avait déjà dit il y a bien longtemps. Mais l’augmentation de la longévité est quand même intéressante à connaître par les chiffres : le fait que la plupart des décès aient lieu après 80 ans est un phénomène qui ne date que du XXème siècle, dans les pays ou les systèmes de soins sont performants.
    Le graphique suivant montre l’énorme augmentation de l’espérance de vie à la naissance et la diminution de la mortalité infantile, qui sont deux caractéristiques du XXème siècle.

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    Mais la pénibilité du travail intervient toujours comme le montre ces différences entre cadres et ouvriers.
   
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    Les causes des décès varient évidemment avec l’âge et le sexe (petite flèche verte pour les hommes et + orange pour les femmes). J’évaluais assez mal ces diverses proportions. Les cancers qui sont la principale cause de mortalité à partir de 45 ans, sont notamment des cancers du poumon et seraient beaucoup moins nombreux si on ne fumait pas.

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    Les dix premières causes de décès sont les suivantes :
        - les cancers : poumon, cancer du colon et de la prostate chez l’homme, du sein, du poumon et de l’utérus chez la femme. Environ 30% des décès.
        - les maladies cardiovasculaires et coronariennes, notamment infarctus. Environ 20% des décès.
        - les accidents vasculaires cérébraux (AVC) environ 6%.
        - les accidents, principalement sur la voie publique (véhicules et piétons), et pour les petits enfants les accidents domestiques.
        - la maladie d’Alzeimer (du fait du vieillissement de la population).
        - le diabète, qui entraîne indirectement la mort, notamment par ses conséquences circulatoires.
        - La pneumonie et la grippe (2% des décès), mais c’étaient, il y a cent ans, les principales causes de décès.
        - les suicides : la France a un des taux les plus élevés d’Europe. C’est aussi le pays où on consomme le plus de psychotropes.
        - les broncho-pneumopathies (autrefois on les appelait bronchites chroniques) dont la plupart dues au tabagisme.
        - les néphropathies ou maladies des reins

    Et pour terminer les différentes proportions des cancers :

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Dimanche 2 novembre 2014 à 8:18

Psychologie, comportement

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    J’ai longtemps travaillé dans des laboratoires ou des entreprises qui faisaient de la recherche appliquée et des études, dans des domaines techniques assez pointus.
    L’innovation et la créativité était une chose importante, et ce n’est pas toujours facile « d’avoir des idées ».
    Je discutais il y a quelques temps avec un jeune ingénieur, et j’ai constaté que les écoles étaient muettes sur ce que sont les « idées » et la créativité, et sur la façon de stimuler les imaginations pour apporter des innovations.

    Le mot « idée » est mis un peu à toutes les sauces : pour vous en convaincre consultez Google, mon ami le petit Robert ou  ma grande amie la Rousse.

    - Il y a d’abord les opinions, les jugements de valeur, les convictions, les préjugés de chacun de nous : les idées de quelqu’un sur quelque chose.
    - C’est aussi la définition, le contenu, les notions, les concepts, les théories : l’idée que quelqu’un se fait de quelque chose, de sa nature, de sa fonction…
    - On peut avoir l’idée de faire quelque chose : c’est alors un projet, un souhait, une envie, un objectif.
    - C’est aussi la méthode et les moyens pour le réaliser, d’agir, les solutions.
    - Mais avoir une idée c’est enfin imaginer quelque chose de nouveau d’inattendu, qui répond à un besoin, et en dépit des difficultés ou des problèmes notamment techniques que cela pose.
    On peut la décliner : au début c’est un simple concept, une élucubration; puis on peut la préciser, l’option, la voie, le schéma général; il y a alors en général une phase difficile où l’on regarde la faisabilité, mais aussi la pertinence du résultat, les problèmes d’environnement et de coût. Ensuite cela peut devenir un projet.
    De façon générale, c’est une « idée de solution » à un problème non résolu, qu’il soit technique, artistique, commercial, relationnel….
    La solution en question peut être assez classique, en appliquant des méthodes connues, ou bien nouvelle, voire inattendue : c’est une innovation.

    La première chose qu’il faut savoir, c’est qu’on n’invente rien ex nihilo. La génération spontanée, c’est comme pour les microbes, cela n’existe pas !
    Une solution même très innovante fait toujours appel à des informations et connaissances que nous avons en mémoire, mais en rapprochant des données que l’on n’a pas l’habitude de mettre ensemble, et c’est cela qui donne le caractère innovant. C’est vrai non seulement en technique, mais aussi dans le domaine artistique, que ce soit peinture, musique ou littérature. Le rapprochement de ces idées peut être inconscient, intuitif, mais il peut aussi être l’objet d’une recherche organisée, pas à pas, en décomposant le problème en sous-problèmes et en cherchant des solutions à ceux-ci.

    Alors y a t’il des recettes pour « avoir des idées » ?
    Il y a d’abord des gens plus doués que d’autres. En géénral les personnes dont la préférence cérébrale de perception est « globale G » sont plus douées que ceus de préférence « sensitif S ». Cela tient à ce que le S est enfermé dans un processus pas à pas d’exploration systématique, alors que le G explore le champ des idées plutôt en arborescence. Il lui est donc plus facile de rapprocher des notions qui habituellement ne sont pas regardées ensemble.
    Mais il est certain que pour être créatif sur un sujet donné il faut être compétent, avoir des connaissances et une expérience importante du sujet.On ne peut pas rapprocher des idées que l’on ne possède pas !
    On n’est pas créatif si l’on a une seule idée, car elle est alors figée. il faut avoir plusieurs idées, les comparer, les compléter, et là il en vient une quatrième, puis d’autres et c’est le rapprochement et la dissection de toutes ces idées qui peut faire l’innovation.

    Je connais mal le processus de créativité artistique, mais, dans le domaine technique il est certain qu’on a rarement des idées très novatrices toiut seul. Il faut travailler en équipe, car chacun a des compétences et une expérience différente, alors l’un émet une idée, l’autre la critique ou la complète, un troisième apporte autre chose, et ainsi on finit par mettre côte à côte des options inattendues et donc approcher vers une solution innovante.
    Diverses personnes se sont penchées sur la question de la créativité et un des schémas de méthode me parait intéressant. Si on représente les idées dans un schéma à deux dimensions, on peut mettre en abscisse l’efficacité d’une solution et en ordonnée sa nouveauté, son originalité.
http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/cheminenS.jpg    En bas à gauche on a une solution de routine et peu efficace et en haut à droite le but recherché, la solution innovante et efficace. Alors on aimerait parcourir le chemin de l’un a l’autre en diagonale. C’est très rare et en général une approche progressive utilise une démarche faite de petits S.
    Il faut réaliser momentanément une progression sur une dimension, tout en acceptant une régression sur l’autre et peu à peu on fait ainsi des progrès.
    Il faut une équipe pluridisciplinaire, des imaginatifs, mais aussi des pragmatiues, des gens d’imagination, des gens d’évaluation, des gens d’organisation et des gens d’action. Une solution n’est pas une idée, mais des idées, un processus, des méthodes, des moyens et une vérification de l’efficacité attendue.

    Le problème en matière de créativité est qu’on ne sait faire que peu de choses tout seul, mais qu’on aimerait être le seul auteur de l’idée géniale. L’individualisme est souvent le grand adversaire de la créativité technique.  L’autre obstacle initial est certains préjugés et la résistance au changement. Il faut une volonté de transformer les habitudes, les techniques, les processus , le monde.
    Puis il faut avoir une méthode efficace : si le problème à résoudre n’est pas défini clairement, et si on n’a pas des gens compétent, on n’avancera pas. Mais il faut laisser la bride à l’imagination et que les gens d’organisation et de rigueur acceptent des « idées folles » momentanément, et que l’on dispose de critères d’efficacité. Sans doute l’idée folle ne sera pas retenue, mais elle sera le germe d’une autre idée plus efficace.

    En fait il faut arriver à imaginer les solutions possibles et les explorer peu à peu. C’est un travail souvent lent et difficile et on finit enfin par trouver une des bonnes solutions. Alors on dit « Eureka, j’ai trouvé », mais en fait ce n’était pas une intuition, mais un long travail de réflexion, dont peut être une partie inconsciente.
    Et il n’y a créativité que si la solution est mise en pratique, sinon cela reste de la supposition.
    Mais nous ne pouvons créer que ce que nous savons créer : les êtres humains n'ont pas la capacité d'imaginer quoi que ce soit d'étranger à leur univers.

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Samedi 1er novembre 2014 à 8:35

Souris écureuils marmotte

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      Aujourd'hui, jour férié, alors c'est un intermède.
      J'ai autrefois manipulé des rats de laboratoire, pour étudier des remèdes contre des toxiques. Ils n'étaient pas particulièrement attachants. En Bretagne je trouve souvent, dans mon tas de bois, de mignonnes petites musaraignes, très effarouchées par ma présence.
     Mais j'ai trouvé sur Buzzly, des images de petites souris d'Asie, vraiment craquantes et tout à fait inoffensives. Je pense que vous aimerez les deux intermèdes où je vous montre ces images :

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sortir de la tristesse

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