Dimanche 21 décembre 2014 à 7:46

Relations avec nos parents, famille

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    Je suis toujours un peu effaré de la place que tiennent les jeux vidéos sur ordinateur dans l’emploi du temps des adolescents, surtout les garçons, les empêchant de travailler et surtout de dormir.
    Ce qui me navre aussi c’est la violence de beaucoup de jeux, dans lesquels on passe son temps à tuer des tas d’ennemis, que ce soit avec des armes blanches ou des armes à feu.
    Certes, il m’est arrivé de jouer à des jeux d’arcades sur ordinateur, avec mes enfants, puis mes petits enfants, mais c’était plus des jeux de rapidité et d’adresse, et par ailleurs il existait des jeux d’aventures où il fallait résoudre des énigmes ou des problèmes pratiques, bien observer les images et les personnages, car le moindre indice était essentiel. C’était amusant, mais cela formait aussi la mémoire et les capacités d’observation et de réflexion, même pour un adulte.
    Je ne sais pas si ce genre de jeu existe encore. Les jeux que je vois aujourd’hui, sont bêtes et méchants.

    J’ai lu récemment un exposé d’un psychiatre,  (Serge Tisseron), qui essayait de trouver les raisons de l’engouement des ados pour ces jeux violents.
    Il donnait une première raison d’imitation moutonnière : je joue à ces jeux parce que mes copains y jouent. C’est vrai que le monde des jeunes est aujourd’hui, celui de l’appartenance à des groupes. Les originaux, les créatifs, ceux qui aiment l’étude sont traités « d’intellectuels » et difficilement admis dans les groupes. Il leur faudra attendre la sortie de leur formation, pour montrer que cela leur permettra ensuite de mieux réussir.
    Une autre raison est que l’ado pratique des jeux violents pour compenser et évacuer la frustration et le stress, provoqués par un sentiment d’infériorité, un échec scolaire, une déception amoureuse ou une injustice.
    Le fait de jouer à de tels jeux peut révéler leurs problèmes psychiques et relationnels, et certains aspects de leur personnalité.
    Leur comportement peut être à l’opposé de ce qu’ils sont ou subissent dans la vie courante (par exemple un harcèlement au collège).
    Ils compensent alors leur souffrance par cet excès de violence et d’écrasement d’autrui.
    Le risque est que l’habitude de ces jeux ne leur donne une certaine conception simpliste et regrettable des relations dans la vie : écraser l’autre ou être écrasé par lui, et une désensibilisation à la violence, qui risque par la suite de les faire passer à l’acte dans la vraie vie.
    Le fait de ne pas voir dans ces jeux la souffrance que l’on inflige à autrui, le peu d’importance qu’on donne à la mort puisqu’on a « plusieurs vies » et qu’on peut toujours repartir à zéro dans le jeu, finit par déformer la réalité et les comportements.

    Devant ces inconvénients, les parents ont tendance à essayer (vainement en général) d’interdire aux jeunes de jouer sur ordinateur.
    En fait il faudrait d’abord essayer de comprendre pourquoi il joue à ces jeux, et pour cela un seul moyen, le dialogue.
    D’autres parents sont laxistes et n’interviennent même pas si l’ado joue sur internet à des jeux très violents, interdits à des moins de 18 ans, alors qu’ils monteraient sur leurs grands chevaux, s’ils le voyaient regarder des sites pornos.
    Simplement parce qu’ils ont peur du risue d’imitation dan ce dernier cas, alors qu’ils le sous-estiment dans le cas des jeux violents.
    Un autre problème est que les jeunes ont l’impression (plus ou moins vraie), que leurs parents ne s’intéressent pas à leurs activités.
    Le jeu fait partie de la vie et de l’éducation. Les parents devraient regarder les jeux vidéos auxquels jouent leurs ados, et éventuellement les orienter vers d’autres jeux, en y participant. L’ado aurait l’impression qu’enfin on s’intéresse à lui. De même qu’il y a des jeux de société autres que sur ordinateur, qui ne sont pas dénués d’intérêt, même pour les parents et sont bien plus calmes et exempts de risques.
    Les jeunes ont besoin d’être aidés pour réduire leur consommation d’écran, mais aussi pour mieux utiliser leur ordinateur et ce qu’ils y font.
    Bien sûr cela demande du temps, mais je pense que si on a souhaité avoir des enfants, il faut ensuite accepter de passer du temps avec eux et d’avoir une partie de la vie en commun, notamment les week-ends, et non pas simplement les emmener à droite et à gauche, participer à des activités diverses hors de la famille, comme si on était un chauffeur de taxi..

Samedi 20 décembre 2014 à 7:55

Biologie, santé.

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    J’ai toujours été admiratif de la dextérité des dentistes qui soignent nos dents.
Et je me suis longtemps demandé comment ils faisaient pour apprendre, en plaignant les « cobayes » sur lesquels ils s’exerçaient.
    Puis j’ai eu la chance d’avoir pour correspondantes des étudiantes dentaires et je me suis régalé en leur posant des tas de questions sur leurs études, qui durent six ans et même plus pour ceux qui deviennent docteurs en chirurgie dentaire spécialistes, après un concours analogue à l’internat de médecine.
    Je me suis rendu compte combien ce métier était difficile, car non seulement il faut avoir des connaissances médicales importantes sur la bouche et la stomatologie, mais il faut de plus une grande adresse de ses mains, mais ce serait plus simple si on pouvait vous démonter la mâchoire pour la traiter. Mais il faut passer les instruments dans cette bouche bien limitée et, de plus pour y voir, se servir d’un petit miroir lorsqu’on soigne la mâchoire supérieure. Et bien sûr, comme tout miroir, il inverse vos mouvements !!
    On n e les appelle pas pour rien « chirurgiens dentistes »
    On m’a dit comment on s’entraînait, d’une part sur des dents en plastique d’abord, sur une table, puis sur un mannequin, puis sur de vraies dents, et dans certaines université, l’étudiant doit acheter « sa mâchoire ».
    Mais les universités modernes possèdent des unités de simulations remarquables.
    Le « patient fantôme », l’ergonomie de la station et de la position de travail y sont fidèlement
reproduits afin de permettre aux étudiants de s’entraîner aux gestes de soins conservateurs et chirurgicaux, de prothèses dentaires, ou de traitements d’orthopédie dento-faciale.
    Le fantôme n’a qu’une tête articulée, que l’on commande électroniquement avec une manette, pour lui donner les orientations d’un  patient réel. ! Il « salive » même, pour qu’on puisse réellement utiliser les extracteurs habituels. On peut même lui faire des piqûres, mais il ne crie pas  et ne sursaute pas s’il a mal.

    Mais maintenant la simulation entre aussi dans les études de médecine classique, et j’ai vu dans la presse des compte-rendus de l’inauguration du laboratoire de formation par la simulation du groupe hospitalier Paris-Saint Joseph.
    Les apprentis infirmiers et médecins y reproduiront artificiellement des situations de soins sur des mannequins qui simulent de façon très réaliste des malades et accidentés, qui clignent des yeux et respirent en gonflant leurs « poumons ».
    On peut programmer les patients-mannequins avec tout un tas de paramètres vitaux: modifier leur respiration, leur rythme cardiaque, et même leur faire dire quelques mots!, poliment j’espère.
    Plusieurs caméras filmeront les gestes des étudiants durant la simulation, sous la surveillance télévisuelle des médecins formateurs en régie. On pourra ainsi soit intervenir si une erreur grave est faite, soit faire ensuite un examen de la vidéo, pour en tirer les leçons.
    La formation par la simulation s'inscrit en complémentarité de la période de stage dans un service de l'hôpital, durant laquelle les étudiants s'occuperont de vrais patients et n'auront, là, pas le droit à l’erreur. Cette formation sur mannequins est donc extrêmement précieuse car là les erreurs sont pardonnables et sans conséquence, à condition d’en tirer les leçons.
    Il n’est pas évident du tout par exemple de pratiquer un geste simple et courant : l’intubation. Mais sur un vrai malade ce n’est pas si facile que cela et la première fois, on n’en mène pas large, m’ont avoué certain(e)s de mes correspondant(e)s
    Non seulement c’est un entraînement technique, mais psychologiquement, cela rassure les étudiant et leur enlève une partie du stress dû au risque de se tromper.
    Comme disait une étudiante en médecine : «La pratique est une étape primordiale. car on peut apprendre tous les livres de médecine par cœur, si on n’est pas opérationnel face aux patients, cela ne sert à rien !»

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Vendredi 19 décembre 2014 à 8:51

Bretagne

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     Je vous disais dans un des derniers intermèdes, que lorsqu’il n’y avait pas l’autoroute actuelle, certes on mettait plus de temps pour aller en vacances en Bretagne, mais on voyait par contre de jolies petites villes le long de notre voyage par les routes nationales. On a gagné en sécurité et en temps, mais on a perdu en agrément.
    Aujourd’hui, je vous parlerai de la petite ville de La Gacilly, à 15 km de Redon, et 40 km de Vannes, dans le Morbihan.

    Située au bord de l’Aff, La Gacilly est une petite ville de 2 200 habitants, extrêmement verdoyante et fleurie.
    Dans les ruelles fleuries de la Gacilly, on peut visiter de nombreuses échoppes d’artisans d’Art. Ils travaillent la cire, la terre, le bois, le verre, les fleurs pour réaliser des objets décoratifs ou usuels de grande qualité.
    Voici quelques photos de cette ville très champêtre.

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Jeudi 18 décembre 2014 à 7:31

Actualité

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Je vais chaque semaines, dans un très grand hypermarché, faire mes courses de la semaine, ce qui me permet ensuite d’aller à moins d’un km de chez moi, à pied chercher tous les jours du pain et éventuellement quelques compléments, à la boulangerie et la boucherie les plus proches.
    Il y avait, cette semaine, de grandes affiches  disant qu’ils amélioraient la transparence de l’affichage sur les produits, tout en se conformant aux directives européennes.
    En fait c’est une législation vieille de 3 ans qui s’appliquait à partir de maintenant 2014 : les  professionnels devront afficher la composition précise des aliments et indiquer, entre autres, s'ils contiennent des allergènes.
    Les industriels devront bannir les formules abstraites et recourir à une terminologie précise et la composition nutritionnelle des plats obéira à un cahier des charges renforcé.
    L'Europe impose d'afficher l'origine et la nature exacte des viandes et poissons, s'il s'agit de produits reconstitués, la provenance géographique, le nom commercial, la zone de capture et l’engin utilisé pour pêcher les poissons (ligne, filet, élevage…).
    La présence de produits allergènes dangereux devra être signalée, y compris pour les produits non préemballés.

    J’ai trouvé qu’évidemment c’est une bonne chose que le consommateur soit mieux informé, mais ce ne peut être que progressif et la complexité des étiquettes ne va pas faciliter les choses : plus de 40 informations sur un paquet. Les consommateurs les liront ils vraiment ?  Et quel va être le coût, qui sera forcément répercuté par l’industriel ou le commerçant, sur le consommateur.

    Par contre je n’ai pas du tout apprécié la simplification de l’étiquetage des viandes préemballées dans cet hypermarché.
    En fait l’arrêté du Ministère de l’Economie, qui voulait rendre plus simple l’étiquetage, complique tout. On voit qu’il a été fait par des béotiens, qui n’ont jamais fait de cuisine de leur vie, et ne savent même pas ce qui est bon.
    Ainsi, « certains morceaux de viande sont regroupés sous une même dénomination générique à la place du nom précis du muscle peu connu des clients ».
    Vous avez donc « Porc », « Veau », « Bœuf » etc..
    Puis « grillade », « rôti », « steak », « escalope », « sauté », « côte », « jarret », « gigot »…
et enfin une deux ou trois étoiles, les trois étoiles étant attribuées à la viande tendre, et je suppose, le "une étoile" aux semelles.
    De plus vous aurez un « conseil » de cuisson : « à griller », « à rôtir » ou « à mijoter » !!!

    Je ne sais pas ce que vous en pensez mais moi je suis furieux car je vais avoir besoin de déranger le boucher.
    Si lje prends du gigot, l’épaule de mouton ou la cuisse n’ont pas du tout le même goût et se cuisent différemment. Dans le rôti de porc, je préfère l’échine. Pour le rôti de veau, je préfère prendre de l’épaule. SI je fais un rumsteak, je ne prend jamais de la tranche, qui n’a aucun goût. Et si je veux me faire un beefsteak, je préfère la bavette d’aloyau, la hampe ou l’araignée.
    Quant à la qualité de la viande, sa définition est très vague, et tout le monde sait que cela dépend de la façon de la nourrir et surtout de la faire rassir. En Bretagne, où ils ne savent pas la conserver assez en chambre froide, la viande est bien moins tendre qu’en région parisienne. Alors les étoiles, ce sera n’importe quoi.
    Quant aux conseils de cuisine, n’en parlons pas; ces gens n’ont jamais fait de cuisine de leur vie, sauf peut être brûler de la viande sur un barbecue.

Mercredi 17 décembre 2014 à 8:06

Actualité

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    Je lisais récemment sur une revue que les « grands du monde numérique » Google, Apple Facebook et Amazon ont généré en 2013, 316 milliards de dollars de revenu, soit 250 milliards d’euros. A titre de comparaison la France a un PIB 2013 de 2.735 milliards d’euros et  60 millions d’habitants, c’est à dire 100 fois plus que d’employés chez ces quatre firmes réunies, alors qu’elle ne génère que 10 fois plus d’argent.
    On peut se demander quelle est la recette de ces entreprises.

    La société conseil Fabernovel indique que le souci principal de ces entreprises n’est pas leurs produits, mais leurs clients. Elles considèrent que tous les habitants de la planète peuvent l’être et il faut donc constamment en augmenter le noimbre et les fidéliser le plus possible.
    Il faut donc certes, améliorer en permanence le produit, mais en tenant compte des avais des clients, de leurs désirs et de leurs besoins, et de savoir vendre à bas prix certains produits, qui obligeront à se servir d’autres qui eux vont apporter un bénéfice substantiel.
    Apple fournit de nombreuses applications gratuites sur l’Applestore, mais on est alors amené à rester fidèle à ce type d’ordinateur, Amazon perd de l’argent sur les tablettes qu’il vend à bas prix, mais il lie ainsi les clients à son site, et vous pouvez gratuitement utiliser google, mais il vend à des entreprises de nombreux renseignements de marketing, à partir de statistiques sur vos demandes sur internet.
    La gratuité ou une perte sur certains produits est en fait un investissement à long terme, pour vous amener à consommer chez eux.
    Et ils diversifient tous azimuths leurs produits : moyens de paiement, téléphone, télévision, divertissements, santé… Ainsi Apple propose un « tableau de bord santé », qui permet à l’utilisateur de stocker toutes ses données pharmaceutiques et médicales.

    Mais il ne fait pas toujours bon travailler chez ces grands du Web, aux postes d’exécution, voire même de cadre. La pression que l’on subit, le rendement qu’il faut avoir, les travaux hors horaire des cadres, sont des contraintes proches du harcèlement. Ne parque t’on pas chez Amazon les employés avec un scotch jaune autour de leur poste de travail, pour qu’ils n’en sortent pas, hors temps de pause ?
    J’ai connu également certains personnels d’encadrement de certaines de ces entreprises, notamment chez Apple, et je n’aurais jamais admis ces personnes parmi mes collaborateurs, vu leurs méthodes de commandement.

    L’argent des entreprises rémunère sans doute leurs actionnaires, mais malheureusement il ne fait pas le bonheur de leurs employés.

Mardi 16 décembre 2014 à 7:57

Bretagne

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     Je vous disais dans un des derniers intermèdes, que lorsqu’il n’y avait pas l’autoroute actuelle, certes on mettait plus de temps pour aller en vacances en Bretagne, mais on voyait par contre de jolies petites villes le long de notre voyage par les routes nationales. On a gagné en sécurité et en temps, mais on a perdu en agrément.
    Aujourd’hui, je vous parlerai de la petite ville de Malestroit.

    Des moines s’installèrent à Malestroit en 987 et le premier seigneur de Malestroit connu, Eudes, a vécu vers 1230. La ville au bord de l’Oust, (qui était aussi le canal de Nantes à Brest avec ses écluses), compte aujourd’hui 2500 habitants.
    On peut voir de jolies demeures, et des beaux paysages au bord de l’Oust, l’Eglise Siant Gilles qui date du XIème siècle, mais a été partiellement reconstruite, des calvaires très bretons, et un monastère de soeurs Augustines.
    En voici quelques photos

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Lundi 15 décembre 2014 à 7:52

Biologie, santé.

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    A la suite de mes articles sur l’hypnose, on me demande quelles sont ses applications.
    Je ne parlerai pas des applications ludiques et des magiciens en tous genre, mais essentiellement des application en médecine, qui sont les plus importantes, surtout d’une part dans le domaine psychiatrique et psychologique, et d’autre part de lutte contre la douleur, mais ce ne sont pas les seules applications.

    Les premières applications de l’hypnose ont été d’accéder à l’inconscient des personne, pas au sens de Freud des refoulement notamment sexuels, qui ne sont qu’une bien faible partie de l’inconscient et ne sont plus une préoccupation importante sauf pour quelques anciens inconditionnels de Freud, Lacan et leurs disciples.
    Il s’agit simplement de retrouver certains souvenirs enfouis au fond de la mémoire, d’expliquer certaines réactions, certains blocages et ensuite ayant conscience de ces notions de trouver avec le patient une solution à ses problèmes.
    Ce qui est le plus proche des refoulements, ce sont certains blocages ou certaines souffrances après un traumatisme psychologique, connu ou inconnu.
    Un traumatisme connu peut être par exemple un accident, un décès, une rupture.
    Mais d’une part la personne s’est renfermée sur elle même et ne veut pas aborder le sujet avec ses proches, et déjà le fait d’extraire ces souvenirs d’en parler est bénéfique, mais d’autre part on connaît les circonstances du traumatisme, mais pas forcément le fait détaillé qui vous a frappé, qui a bloqué quelque chose en vous. Le recours a l’hypnose peut permettre à la personne de découvrir ce détail important et ensuite de voir avec le thérapeute comment diminuer son action, même s’il est impossible à éliminer.
    Le traitement des phobies est un  cas particulier de ce type de blocage.
    On trouve dans la littérature de très nombreux exemple de traitement par des séances d’hypnose, et parfois, on s’aperçoit que la cause initiale traumatique remonte à des années en arrière. Phobie des piqûres médicales, des araignées ou autres bestioles, de la foule, claustrophobie dans les ascenseurs ou dans un appareil IRM, l’agoraphobie dans les manifestations et les foules, la peur du dentiste, d’un accouchement ou d’une opération, voire même la phobie scolaire ou la gestion du stress d’étudiants lors des examens.
    Bref en général la lutte contre les stress et peurs diverses et notamment les crises de panique.
    Elle a beaucoup été utilisée aux USA pour soigner des séquelles de chocs psychologiques, subis par des militaires lors d’opérations de guerre.
    On commence à l’utiliser pour soigner le burn-out et le stress en entreprise.
    Mais évidemment on ne supprimera pas des causes physiologiques : on peut essayer de lutter contre des acouphènes, mais si ceux-ci ont pour origine un défaut de l’oreille, tout au plus, atténuera t’on leur perception.

    L’hypnose est également utilisée dans le traitement des maladies mentales (cela a même été une des premières applications pour des malades hystériques), mais elle est alors un palliatif pour éviter un trop important usage des médicaments psychotropes, et il est évident qu’elle ne traitera pas vraiment un défaut physiologique, mais ses conséquences psychiques.
    L’hypnose a par exemple été souvent utilisée pour soigner des épilepsies chez des enfants pour lesquels les crises n’était pas dues à une anomalie cérébrale, mais essentiellement d’ordre psychique.

    Mais une utilisation de plus en plus fréquente est la lutte contre la douleur.
    L’hypnose permet de bloquer en partie, voire totalement la transmission de la douleur jusqu’au cortex frontal et donc à la conscience. Les principales aires qui interviennent dans cette transmission sont partiellement bloquées : cortex somatosensoriel sur le sommet du crâne, cortex cingulaire antérieur, insula, …)
    L’hypnose est utilisée pour le traitement de douleurs aigües, et même dans certaines opérations, où le malade au lieu de subir une anesthésie, est simplement sous hypnose et tranquillisant.
    Mais elle est aussi utilisée pour des douleurs chronique, notamment les migraines des enfants et permettent de diminuer considérablement la quantité d’antialgiques administrés.
    Elle est aussi de plus en plus utilisée en cancérologie et dans des soins palliatifs de fin de vie, pour soulager de la douleur et du stress, avec moins de recours à des doses importantes de psychotropes ou de morphine.
    Une autre action est la lutte contre les sensations non seulement douloureuses, mais les démangeaisons et même les stress qui en résultent en dermatologie ou dans des maladies inflammatoires, notamment du système gastro-intestinal.

    D’autres applications voient peu à peu le jour, car la plupart des maladies ou des problèmes de santé, ont un aspect psychologique, qui intervient, ne serait ce qu’au plan du confort de la personne qui subit. C’est le cas de traitement des conséquences de la ménopause, des problèmes respiratoires, ou l’insomnie.

    Un des avantage de l’hypnose en thérapeutique, est que, si elle est pratiquée par une personne compétente, ayant bien été formée à ces techniques, elle n’a pratiquement aucun effet secondaire, aucune séquelle psychologique ultérieure, si ce n’est qu’elle n’est pas toujours pleinement efficace.

    L’hypnose est évidemment aussi utilisée par des « coachs » et des gourous divers, pour son pouvoir de suggestion.
    Il n’est pas impossible d’atteindre de meilleures performances sportive, ou certains objectifs professionnels grâce à des séances d’hypnose, mais il faut se méfier, car uil est certain que, comme dans tous les domaines, on peut avoir affaire à des charlatans ou simplement à des personnes peu formées, dont l’action sera inefficace, bien que rémunérée.
    On trouve de nombreuses annonces sur internet de « thérapeutes » ou de « mages » qui vont soigner les chagrins d’amour, les troubles sexuels ou les addictions, notamment le tabagisme, par l’hypnose.
    Certes cela est possible si l’on a affaire à un expert compétent, mais il faut s’assurer, si on ne veut pas dépenser inutilement, de cette expertise.
    La plupart des applications efficaces de l’hypnose, restent faites en hôpital ou par des médecins, ou au minimum des psychologues confirmés et formés à cette technique.

Dimanche 14 décembre 2014 à 7:50

Eveil, sommeil, rêves

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      La mélatonine, souvent dénommée hormone du sommeil, est une hormone fabriquée par une petite glande du cerveau, l’épiphyse (ou glande pinéale qui se trouve sous le Thalamus), pendant la nuit, du fait qu’il n’y a pas de lumière.. Sa sécrétion régule les rythmes quotidiens (les rythmes circadiens), en fonction de la luminosité et informe l’organisme sur la saison en fonction des variations de la durée du jour.
    Pendant le jour l’organisme fabrique un neurotransmetteur, la sérotonine, stocké dans l’épiphyse, qui est ensuite transformée la nuit en mélanine, avec un maximum vers 5 heures du matin.
    Il semble que la mélatonine qui diffuse dans le sang , y agisse aussi comme une hormone, et interviendrait dans la glycémie, dans l’appétit, comme antioxydant (et donc anticancéreuse); elle interviendrait aussi pour augmenter la réponse immunitaire notamment des lymphocytes T.
    Elle agirait aussi sur notre libido, en la diminuant, surtout chez les femmes.

    J’ai fait déjà des articles sur notre « horloge biologique » les 18, 19 et 21 décembre 2010 et les 7 et 8 août 2011).


http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau3/glandepineale.jpg    Je résume en quelques phrases :
    Dans un centre particulier de notre cerveau, les noyaux suprachiasmatiques de l’hypothalamus, tous les jours, avec un cycle de 24 heures, des gènes s’expriment et codent la synthèse de protéines, avec des pics de concentration quotidiens.
    On a identifié vers l’an 2000 dans la rétine de l’oeil un pigment activé par la lumière, la “mélanopsine” qui active des neurones qui transmettent leur information aux neurones des centres suprachiasmiques, l’horloge centrale et la recalent sur le jour.
    Quand vient l’obscurité, cette horloge émet une substance particulière, la “mélatonine”, produite par la glande pinéale,  qui recalera les horloges secondaires sur la nuit et provoquera le sommeil.
    La mélatonine diffuse dans le sang et aidée par le système sympathique qui envoie des influx nerveux dans tous les organes vitaux, l’horloge centrale recale les horloges secondaires du cœur, du foie (glycémie) du pancréas (insuline), et des tissus adipeux.
    Le fonctionnement de notre système de vie est ainsi recalé sur le jour et la nuit.
    C’est ce qui explique que notre rythme de vie, et même notre moral, sont très sensibles aux saisons, à la lumière et l’ensoleillement, et au décalage horaire (notamment aux changements heure d’hiver, heure d’été), car il y a un certain conflit entre notre mode de vie et notre horloge biologique.

    Ces réminiscences pour mieux comprendre un article que je viens de lire, de psychiâtres statisticiens suisses, qui ont suivi le sommeils de leurs patients les nuits de pleine lune, et ont constaté qu’ils dorment 20 minutes de moins, mettent une demi-heure de plus à rêver, et leur sommeil total est diminué de 10% tandis que leur sommeil profond réparateur et diminué de moitié !!
    Ce n’est pas l’influence de farfadets ou des loups garous des Alpes, mais seulement de la mélatonine, dont la production serait réduite de moitié par l’éclairage lunaire.

    Personnellement j’en ai déduit que les patients en cause devaient être soignés soit pour avarice, soit pour flemme aigüe, car ils auraient pu fermer les rideaux de leur chambre à coucher, mais ils ne s’en sont peut être pas payés.
    Je ne me suis encore jamais aperçu que la pleine lune m’empêchait de dormir !!
Par contre j’aime bien la photographier, au petit matin, depuis mon jardin sur le toit.

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Samedi 13 décembre 2014 à 8:15

Bretagne

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    Lorsque l'on va de Nantes à Vannes puis Lorient, il y a un endroit stratégique à la limite des départements de la Loire Atlantique et du Morbihan, "frontière" marquée par la Vilaine et le petit bourg de La Roche Bernard.
   Ce bourg est gentil, mais ce n'est pas extraordinaire à visiter; quelques belles maisons et surtout les bords verdoyants de la Vilaine, avec un petit Port de Plaisance, très prisé l'été, bien qu'assez éloigné de la mer, et surtout avec passage obligé d'une écluse à Arzal.

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Mais ce qui est intéressant à La Roche Bernard, c'est l'histoire de ses ponts sur la Vilaine.

    Un pont avait été construit en 1840, à voie unique, (une cloche indiquait les sens de passage). Il comportait deux culées en pierre et une passerelle suspendue en bois. Mais fragile il s'est rompu à plusieurs reprises.
    En 1911, la partie en bois fut remplacée par une arche métallique. On n'a que des cartes postales du pont et seules les culées en pierre sont encore visibles aujourd'hui, et je n'ai connu que ces vestiges.

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     En 19'44, le pont avait été miné par les Allemands, devant l'avance des Alliés, mais la foudre fit exploser prématurément les charges et la partie métallique du pont fut détruite. Les alliés installèrent alors un pont de bateau préfabriqués en béton. En voici une mauvaise image.
     Je l'ai emprunté deux fois en voiture en 1951 et 1958  (photo de gauche ci dessous).
     En  1960 fut construit un pont moderne, suspendu, à deux voies, sur lequel passait la route nationale. Je l'ai emprunté de nombreuses fois.

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   En 1990, une "biroute" a été construite entre Nantes et Quimper, et il falalit 4 voies pour passer au dessus de la Vilaine.
   Un nouveau pont fut construit à quelques kilomètres en amont : il comprend quatre voies dans sa partie supérieure et une passerelle pour piétons dans sa partie inférieure. La majeure partie du traffic routier passe maintenant par cette voie.

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Vendredi 12 décembre 2014 à 8:54

Notre cerveau : mémoire; inconscient; Freud

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    Pour continuer l’article d’hier, sais t’on ce qui se passe dans le cerveau, lorsqu’on est en état d’hypnose ?
    Il n’y a pas beaucoup de publications sur ce sujet et cela semble encore peu connu.

    D’abord rien à voir avec le sommeil :  si l’on regarde les tracés des électroencéphalogrammes, et les rythmes de certains neurone du tronc cérébral (qui sont entre autres, le métronome du cerveau, son « oscillateur » sous diverses fréquences, et du thalamus, qui coordonne nos sensations, on constate qu’on est éveillé, avec des fréquences autour de 40 hz.
    Ce n’est donc pas non plus le rêve, au sens habituel du terme.
    Ce n’est pas non plus une rêverie, comme lorsque éveillé, notre imagination vagabonde d’une pensée à l’autre. En fait, contrairement à ce que beaucoup croit, le cerveau est dans ce cas en forte activité, non seulement au niveau du cerveau émotionnel, (sentiments et émotions) mais aussi du cortex frontal (qui dirige l’opération), de l’hippocampe (mémoire), mais aussi des centres d’interprétation des sens (notamment le cortex visuel primaire qui imagine des images) et mêmle des centres de Geschwind et de Broca, à l’origine d’un dialogue lexical intérieur (on se raconte intérieurement une histoire !). Lors de l’hypnose, on constate au contraire une baisse d’activité du cerveau.
    Ce n’est pas une méditation non plus, car les électroencéphalogrammes sont différents dans les deux cas. Mais c’est l’état qui se rapproche le plus de l’hypnose.

    Alors que ce passe t’il dans l’hypnose?

    Ce n’est pas facile à définir, car les questions posées aux divers patients ne sont pas les mêmes, et l’activité cérébrale dépend en partie des questions posées. Par ailleurs le mécanisme d’hypnose est avant tout sensoriel, et les sensibilités des organes et des centres d’interprétation du cerveau, peuvent être assez différentes selon les individus.
    Il faut donc trouver des facteurs communs qui seraient importants en cas d’hypnose.
    On a pu notamment observer, par IRM, la réaction de certaines zones du cerveau (voir le schéma ci dessous)
        - le cortex cingulaire antérieur, qui est activé lorsque nous faisons attention, et dans le contrôle cognitif des émotions et sentiments (habituellement en liaison avec le cortex préfrontal). Il reste très actif même quand le cerveau est au repos, mais beaucoup moins actif dans l’hypnose.
        - le précunéus : il est situé entre les aires somato-sensorielles sur le dessus du crâne (qui nous renseignent sur l’état de notre corps, de nos membres, de nos muscles…) et l’aire d’interprétation visuelle à l’arrière de notre crâne. Il reçoit des informations très élaborées en provenance des divers centre d’interprétation des sens et semble participer à la mémorisation épisodique. Il semble avoir un rôle dans la « conscience de soi ».
    Il a habituellement une grande activité quand le cerveau est au repos, ou lorsqu’on est éveillé et il a alors des connexions nombreuses avec le cortex frontal.
    Il est au contraire presque inactif dans le cas de l’hypnose.

        - dans le cortex temporal, les centres liés à la mémorisation et notamment à la production d’images mentales, qui sont ensuite « visualisées » dans les centre primaires d’interprétation de la vue du cortex occipital, restent au contraire très actifs en cas d’hypnose, comme dans la réalité.

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    Mais d’autres centres aussi sont activés suivant les circonstances de l’hypnose :
        - les centres de Wernicke et de Geschwind, qui interviennent pour comprendre les paroles du thérapeute hypnotiseur. Mais en fait sous hypnose, il semble qu’il y ait valorisation des termes à répercussion positive et atténuation des termes à répercussion négative.
        - les centres prémoteurs, qui préparent un mouvement (d’habitude sur ordre du cortex préfrontal). Il semble qu’ils provoquent alors des images mentales des mouvements.
Mais les centres moteurs peuvent également intervenir, car on constate pendant l’hypnose certains mouvements des membres ou des yeux, involontaires ou sur commande de l’hypnotiseur : balancement des pieds, ou lévitation ou de paralysie des bras par exemple.
Lorsque le thérapeute demande de bouger ou de bloquer un membre, les phases de mouvement ne semblent pas modifiées dans le cerveau, mais ce sont les phases de transmission des ordres moteur et de préparation motrice qui sont différentes dans l’éveil normal et dans l’hypnose.
    On constate même une hyper activité de la partie motrice quand on donne des ordres de mouvement sous hypnose.
    Par contre il y a pendant l’hypnose détente des muscles.
        - les expériences sous hypnose montrent une sensibilité particulière des centres d’interprétation sensorielle.
    Par exemple le centre d’interprétation auditive réagit de la même façon si on écoute un morceau de musique, réellement en étant éveillé, et si sous hypnose, on vous demande de l’écouter, sans évidemment de son extérieur.
    Lorsqu’on présente un  objet rouge à un individu, les neurones « rouges » du centre d’interprétation visuelle restent activés, même si on lui dit que l’objet est bleu. Par contre, sous hypnose, les neurones « rouges » s’éteignent et les neurones bleus sont activés quand le thérapeute lui dit que l’objet est bleu et il peut faire de même avec d’autres couleurs.

    On ne sait pas ce qui provoque l’hypnose dans le cerveau, mais les données ci dessus donnent une approche des conséquences :

    Le cerveau contient une multitude de centres,  qui d’une part interprètent le monde extérieur grâce à nos sens, et d’autre part créent des actions dans notre corps et dans l’environnement par l’intermédiaire de nos membres (et du langage).
    En temps normal, quand nous somme éveillés, notre cortex préfrontal est le chef d’orchestre de ces centres : il reçoit des information sur l’état de notre corps et de l’environnement, consulte notre cerveau émotionnel, réfléchit, organise et donne des ordres pour améliorer son information à partir de nos sens, et pour déclencher des actions.
    Il est aidé par le cortex insulaire antérieur qui focalise notre attention et oriente notre conscience.
    Il est aidé aussi par le précunéus qui différencie nous même par rapport au monde extérieur, notamment au niveau des images mentales.

    Dans le cas de l’hypnose, les connexions semblent modifiées.
    Le rôle du cortex préfrontal, de cortex insulaire antérieur et du précunéus sont fortement diminués. Nos sens et nos centres moteurs n’obéissent plus au contrôle rationnel et aux ordres du cortex préfrontal.
    Notre attention est relâchée et nous avons une conscience du « moi » très réduite et surtout de sa place dans l’environnement.
    Les mouvements sont déconnectés de l’intention et de l’attention.
    D’où notre dépendances aux ordres de l’hypnotiseur.
    Par contre il y a une hyper activité des centres qui interprètent les données des sens, activité sous forme d’images mentales, non liées aux perceptions réelles. Une particulmarité des sensations sous hypnose est que les sujets ont une impression beaucoup plus grande de "vivre dans un souvenir" avec toutes ses sensations, que s'ils se remémoraient ce souvenir en état normal de veille.

    Cependant il reste une veille de nos sens et même de notre cortex frontal
:
Des personnes sous hypnose et placées en position d’écriture automatique, et dont on avait plongé la main dans l’eau glacée écrivaient « sortez ma main de l’eau » l’individu étant encore sensible aux états dangereux, et si on veut imposer à un sujet sous hypnose, une action qui le choque profondément, il sort de son état.

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