Jeudi 11 décembre 2014 à 8:05

Biologie, santé.

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     En discutant avec une élève de première qui avait eu l’initiative audacieuse de faire un TPE sur l’hypnose (ce n’est pas une tâche facile, loin de là et il faut un certain courage pour l’entreprendre), je me suis aperçu que les articles que j’avais faits sur ce sujet les  28 février 2009, et 7 et 19 août 2013, n’étaient pas très explicites.
    Je vais donc essayer de faire plus clair.

    Aujourd’hui je vais essayer de mieux expliquer ce que c’est et demain j’essaierai de montrer ce qui se passe dans le cerveau, et qui est différent du sommeil, du rêve ou du cas où on est « scotché par une histoire, une projection ou l’écoute de musique.
    Mais il faut raisonner autrement que les anciens adeptes de Freud, et se dire, comme Erickson et les neuropsychologues, que l'inconscient n'est pas un perturbateur psychologique, par les pulsions et refoulements notamment sexuels qu'il engendre, mais une partie utile de notre psyché, qui peut être une ressource pour le patient, si on lui apprend à l'utiliser pour trouver des solutions à ses problèmes, en changeant ses comportements.
    Il faut aussi savoir que les divers sujets ont une sensibilité différentes vis à vis de l’hypnose, 10% des personnes sont très faciles à hypnotiser, 80% sont sensibles à l'hypnose, et 10% seulement sont réfractaires (et beaucoup plus quand on voulait les « endormir » dans les méthodes anciennes).
  Enfin l’hypnotiseur n’est pas tout puissant et dominateur, et on ne peut faire dire ou faire n'importe quoi à la personne sous hypnose, et notamment quelque chose de contraire à ses principes.

    Jusqu'à Erickson l'hypnose consistait à plonger le patient dans un pseudo sommeil profond. Il a mis au point une méthode d'hypnose brève et "éveillée", fondée sur la relation patient-thérapeute et à mettre au point l’auto hypnose, et les méthodes thérapeutiques actuelles s’inspirent de ses travaux.
    Dans les séances selon les méthodes thérapeutiques actuelles, (je ne parlerai pas des méthodes utilisées sur scène) le sujet reste éveillé, les mains sur les genoux et les yeux fermés.
    Il a donné son consentement à cette séance car il la pratique dans un but thérapeutique précis, qui lui a été expliqué, et il sait qu’en rouvrant les yeux il peut arrêter le phénomène.
    Il a au préalable décrit son problème au thérapeute qui connait donc le problème et la façon dont le patient l’exprime.
    Le thérapeute centre alors l’attention du sujet sur son corps et ses sens : les sensations qu’il a sur la position de son corps et les sensations (sons, odeurs,..) perçus de son environnement.
    Puis on lui demande de se remémorer un souvenir agréable, éventuellement, s’il le souhaite, de le décrire en quelques mots, puis de se concentrer sur lui.
    La personne éprouve une sensation de bien être, ses muscles se détendent, voire sont parfois animés de mouvements involontaires (notamment des tapotements des doigts), Souvent la déglutition, la respiration et les cillements de paupières se font plus lents ou plus rapides. Les perceptions sensorielles paraissent plus claires, plus précises, plus sensibles, et d'autre part la fatigue musculaire disparaît (par exemple si on maintient une jambe levée).
    Le thérapeute demande alors au sujet de se remémorer les sensations de son souvenir, images, sons, odeurs, toucher, formes couleurs et il évoque ce souvenir par des questions auxquelles le patient ne répond en général que par oui, rarement par non car c’est une notion que l’inconscient a peine à avoir), ou par un signe.
    Puis le thérapeute aborde des questions sur le problème en cause, et il va se guider dans ses questions su les expressions du patient qui trahissent ses émotions, positives ou négatives.
    Les questions ont pour but de mieux définir le problème, d’évoquer certaines raisons enfouies dans l’inconscient, puis de suggérer des solution, mais par un dialogue, où à tout instant, on sollicite l’accord du patient.
    Les problème ne sont pas évoqués brutalement, mais on utilise des métaphores, des comparaisons, des sensations, pour petit à petit arriver au réel problème. Il faut en effet ne pas heurter le patient, car, dans ce cas, le sujet sort de l’état d’hypnose.
    A la fin de la séance, en rouvrant les yeux, en respirant profondément, en bougeant ses membres et son corps, le patient reprend en quelques secondes, le sens de la réalité et de son environnement.
    Malheureusement je n’ai jamais subi d’hypnose, alors je ne peux vous donner mes impressions, mais seulement rapporter ce que j’ai lu.
    Je n’ai jamais non plus essayé de pratiquer cette technique sur quelqu’un : comme toutes les techniques, ce n’est pas facile, et il faut donc avoir été formé pour la pratiquer.
   
    Il est également possible, semble t’il, de pratiquer ce que l’on appelle l’auto-hypnose.
    Ce n’est ni conduire une voiture en hypnose, ni tenter d’hypnotiser votre véhicule, mais seulement d’avoir un dialogue avec votre inconscient.
    J’ai essayé quelques fois, mais sans guère de succès. C’est relaxant, mais pas très efficace sur moi. Sans doute suis-je trop rationnel ou bien je n’avais pas la bonne méthode.Je n’ai d’ailleurs jamais bien su détendre mes muscles.
    Si vous voulez avoir une idée de la façon de s’y prendre vous pouvez lire le texte de ce blog http://blog.hypnose-chez-soi.com/index.php/autohypnose/une-technique-efficace-dautohypnose
    Peut être que certains d’entre vous qui auraient pratiqué cette technique pourraient compléter ce texte par leur commentaire.

    Demain je reviendrai sur le comportement du cerveau sous hypnose.

Mercredi 10 décembre 2014 à 8:33

Paysages

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     Autrefois, il y a trente ou quarante ans, quand on allait en Bretagne pour les vacances, l'autoroute s'arrêtait au Mans et ensuite c'étaeint les routes nationales. On mettait 7 ou huit heures, contre 5 aujourd'hui par l'autoroute, en respectant le 130 ou le 110, après Rennes.
   Le paysage n'est pas vilain, mais on ne voit plus de jolies petites villes, certes longues à traverser quand on fait de la route, mais souvent pittoresques et où on pouvait s'arrêter prendre un café ou un repas simple, au milieu des habitants du terroir.
    On est plus vite en Bretagne, mais on a perdu en convivialité.
    Pour vous donner un exemple, quelques images du grand village de Rochefort en Terre, à 35 km de Vannes, ses rues, son château, qui a été construit au 12ème siècle. Il n'y a que 700 habitants environ dans la bourgade, mais les maisons sont superbes et fleuries, une très belle collégiale et il y a un café Breton très accueillant. Et il y avait quand même une soixantaine d'élèves à l'école primaire ! C'est un grand village très vivant.

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Mardi 9 décembre 2014 à 8:02

Informatique, médias, internet

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    Je ne suis pas sûr que vous ayez conscience de l’utilisation qui est faite de votre propre téléphone portable, à des fins d’enquête.
    Certes nous ne sommes, ni vous ni moi, aussi important que madame Merkel, pour avoir droit à l’espionnage de la NSA.

    D’abord, il faut savoir que s’il est assez difficile de rentrer dans un ordinateur qui a qes protections diverses, par contre les téléphones portables en sont démunis et un technicien connaissant les techniques « réseau » peut facilement y accéder, surtout depuis que nos téléphones sont reliés à internet.
    Sur ordinateur on peut empêcher la machine de donner sa position géographique.
    Sur votre téléphone portable, c’est impossible car par principe vous êtes rattaché à une borne locale, et votre opérateur peut avoir votre position par triangulation à partir des trois bornes les plus proches de votre appel.
    Il est donc très facile de suivre vos déplacements, et aux Etats Unis (et probablement en France ?) les opérateurs vendent des données, théoriquement anonymes, sur les utilisations internet des portables, et leur localisations successives, soit à des laboratoires de recherhces, notamment sociologiques, soit à des sociétés industrielles ou de marketing.
    Ceux qui utilisent les réseaux sociaux ou un agenda, sur leur téléphone portable, y laissent forcément des informations sur leurs rendez vous ou sur divers événements.
    Un laboratoire de recherche a montré que dans une base de données de 1,5 millions d’abonnés, il suffit de 4 données (lieu et information correspondante), judicieusement choisies, pour connaître l’identité de la personne qui a émis ces informations. Donc l’anonymat est un leurre. De nombreuses personnes peuvent trouver tout de suite, avec un logiciel performant, qui et où est Charlie. (je suppose que vous êtes amusé(e)s à ce jeu sur les pages des livres de Charlie).
    Impossible de se cacher dans la foule, et les données qui sont sur notre téléphone portable (réseaux sociaux, consultation, échanges, avis divers, transactions, loisirs, déplacements…), permettent d’en savoir long sur nous.

    Une équipe du MIT ( l’Institut de technologie du Massachusetts, est un institut de recherche et une université américaine, située à Cambridge, spécialisée dans les domaines de la science et de la technologie), a demandé à des étudiants de remplir un test de personnalité, puis elle a regardé leurs données de téléphone mobile pour y trouver des corrélations afin d’identifier; dans les données qui s’y trouvent, des indicateurs permettant de déduire les 5 types de personnalité de la théorie du « Big five ».
    Ils ont mis au point un modèle, relativement fiable, utilisant 36 indicateurs.
    Donc, à partir des données de l’usage de votre téléphone mobile, (une succession de chiffres dans une énorme base de données), on peut en déduire votre personnalité.

    Je rappelle  (voir mes articles des 22 et 23 novembre 2013) que le « Big Five » est un modèle de personnalité basé sur cinq facteurs qui sont les suivants :

Extraversion :
    L’extraverti tire son énergie du monde environnant et du contact avec les autres personnes et fait preuve de sociabilité, d’activité et d’émotivité positive, mais ne peut se passer de leur compagnie, de la société. Il a tendance à s'exprimer, parfois sans réfléchir, à se mettre en avant et à diriger les groupes.
    Au contraire, les introvertis, souvent timides ou discrets, moins tournés vers les autres, prudents, ont le monde des idées et de la réflexion comme moteur. Ils sont plutôt calmes, et moins dépendants de la vie sociale; l'introverti a besoin de moins de stimulation que l'extraverti et de plus de temps pour réfléchir.

L’amabilité : («agréabilité» dans la théorie originale)
    C’est une attitude altruiste dans le cadre des relations avec autrui : confiance, chaleur, aptitude au dialogue, empathie. Les personnes ayant ce trait de caractère se montrent pleins d'égards, amicaux, serviables, généreux et prêts a transiger pour concilier leurs intérêts avec ceux des autres. Les personnes agréables ont aussi une vision optimiste de la nature humaine.
    Au contraire, un faible niveau d' amabilité implique froideur, distance, égoïsme, individualisme, voire rapports soupçonneux, inamicaux, fermés à toute coopération.

L’ esprit consciencieux : («Conscience» dans la théorie)
    Le caractère consciencieux explicite comment nous contrôlons, régulons et dirigeons nos impulsions. C’est la capacité à se focaliser sur des tâches et des buts, à  les planifier, les hiérarchiser et les exécuter. Contrôle de son impulsivité, résistance à la distraction. Ordre, persévérance, méthode, discipline, ponctualité...
    Au contraire, les personnes ayant de faibles scores d'esprit consciencieux sont impulsives, cèdent aux envies du moment, sont moins soucieuses de I'avenir, moins focalisées sur des buts, moins organisées et planificatrices; elles vivent plus « au jour le jour », sont parfois négligentes, et remettent les tâches au lendemain.

La stabilité émotionelle : («névrosisme» dans le big five).
    C’est une capacité à gérer ses émotions et à tempérer les sautes d'humeur, à résister au stress, à être peu sujet à I'anxiété. Ce sont des personnes calmes, émotionnellement stables, qui n'éprouvent pas d'humeur négative de manière persistante.
    A l’inverse, certaines personnes ont des difficulté à atteindre une stabilité émotionnelle, et ont une vulnérabilité face à leurs propres émotions ou affects, sont perméables aux idées anxieuses ou tristes, voire agressives.
    (Je n’aime pas ce mot de névrosisme qui fait croire à une maladie mentale).

L’ouverture d’esprit à la connaissance et l’expérience :
    C’est la disposition à rechercher l' expérience la víe mentale et des connaissances étendues, profondes, complexes, variées et originales, la facilité a gérer la confrontation avec des idées et expériences nouvelles., la faculté de « sortir » des sentiers battus.
    L'ouverture à l'expérience distingue les personnes imaginatives et créatives des personnes terre-à-terre et conventionnelles. Une personne « ouverte » est curieuse intellectuellement, apprécie l'art, est sensible à la beauté. Elle est, plus qu'une personne « fermée », consciente de ses sentiments. Elle possède souvent des convictions peu conventionnelles et individualistes, même si ses actions se conforment à l’usage.

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    L’investigation sur nos téléphones se fait à partir de 36 indicateurs appartenant à 5 catégories :
        - localisation de l’usager,
        - mode d’utilisation du téléphone,
        - diversité des usages,
        - fréquence d’utilisation,
        - comportements actifs de l’utilisateur.
    Yves-Alexandre de Montjoye du MIT indique que son modèle est fiable et permet de définir avec une bonne probabilité la personnalité du possesseur du téléphone, si toutefois les données qu’on y trouve ne sont pas biaisées volontairement, et à condition que la personne se serve suffisamment de son matériel..

    Finalement, il m’arrive souvent de parler de « données personnelles », mais aujourd’hui, toutes nos données sont devenues, hélas, personnelles. Elles servent surtout à des études psychologiques statistiques, mais jusqu’à quand durera notre anonymat ?
    Qui pourra et voudra s’en servir (la société où vous avez envoyé une demande d’embauche par exemple ?)

Lundi 8 décembre 2014 à 7:36

Informatique, médias, internet

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    Internet est un outil formidable pour faire de la documentation ou pour échanger des idées, que ce soit sur le messagerie ou sur un blog.
    Mais c’est aussi la pire des choses en tant qu’intrusion dans votre vie privée.

    Déjà je suppose qu’il vous est arrivé, comme à moi, quelques petites mésaventures ou des interventions agaçantes.
    Bien entendu, je sais qu’on peut accéder indûment à mon ordinateur, par piratage, via le web, et je ne mets donc aucun login ou code confidentiel sur cette machine, par exemple permettant des accès à des comptes financiers.
    Mais, pour permettre d’accéder de mon Mac de Bretagne et de mon iPad aux adresses et aux dates de rendez vous, qui sont stockées sur mon Mac de la région parisienne ou à des photos personnelles, j’avais mis ces renseignements sur le iCloud qu’Apple met à ma disposition.
    Quelle n’a pas été ma surprise de voir que mon carnet d’adresse avait été piraté et servait pour contacter des personnes que je connaissais, ainsi que de retrouver certaines de mes photos sur internet.
    Par ailleurs, vous recevez sûrement comme moi, de nombreux mails de publicité, ainsi que des coups de téléphones d’offres de service ou d’enquêtes.
    J’ai eu une conversation avec un « mage » qui voulait absolument prédire mon avenir, et je lui ai dit qu’il aurait dû prévoir que j’allais refuser et ainsi s’épargner une démarche inutile. J’ai même complètement désarçonné un courtier qui m’appelait sur mon téléphone portable pour me vendre un abonnement mirifique pour cet appareil et à qui j’ai dit que je n’en n’avais pas.
    Ce n’est pas très grave, mais c’est agaçant.

    Plus gênant est le suivi que font des entreprise comme Google des consultations que vous faites, et qui ensuite vous donne des tas de conseils pour vous « aider ».
    Déjà quand vous remplissez une question, il se plaît à la compléter dès le premier mot, et 99% des cas, c’est faux et il faut effacer et recommencer.
    Mais plus énervant, il passe son temps, dès que vous consultez pendant quelque jours sur un sujet donné, de vous envoyer de la pub sur le même sujet, voire de passer les informations à des entreprises qui vous démarchent.
    Il vous donne aussi une statistique de vos consultations de site, ce dont je me fiche éperdument
    Alors maintenant je limite à quelques sites la possibilité de cookies, et avant chaque fermeture de mon navigateur, l’historique et les cookies sont automatiquement effacés.
    Je reçois des remarques désagréables de Google et de certains sites, mais au moins j’ai bien moins d’incursions sur mon mac.
    Bien sûr j’ai aussi installé Adblock pour limiter les pubs en ligne.
    Cela m’agaçait aussi que, dès que je partais en vacances, on m’abreuvait de toutes les pubs du coin où j’allais; Alors j’ai bloqué  la localisation sur mon ordinateur et surtout sur mon iPad qui me suit dans mes déplacements.
   Et je me suis aperçu récemment que le nouveau système d'apple sur les macs, Yosemite, que j'avais mis à jour il y a un mois, était très indiscret. Un logiciel d'aide lorsque vous recherchez un renseignement en interne, fait que toutes les recherches conduites, sur le Mac et sur Safari, sont connues, car, pour pouvoir fonctionner correctement, Spotlight envoie des requêtes à Apple et même à des applications tierces, comme celles de Microsoft, pour optimiser le résultat, via le moteur de recherche sur internet, et ceci sans que vous le sachiez.
     J'ai bien sûr débranché le fonctionnement de Spotlight. Je serai mois aidé mais moins espionné !!

    Mais je ne me fais pas d’illusion, ces précautions ne suppriment pas tout espionnage.
    Je sais bien que si je vais sur un site, celui-ci garde trace de mon adresse IP et de tout ce que j’ai consulté, chaque fois que j’y retourne. Et je reçois ensuite des offres basées sur ces données - ou sur ce que j’étais supposé chercher; j’aurais préféré qu’ils me le demandent !).
    Et je sais que tout ce que je peux poster sur Facebook est accessible à presque tous, et que les entreprises ne se privent pas pour consulter les élucubrations que nous postons sur les réseaux sociaux de toutes sortes, même si théoriquement, elles n’ont pas le droit de s’en servir.
    De nombreuses personnes ont alors pris un pseudonyme, mais il ne faut pas se faire d’illusion, on peut remonter à vous par l’adresse IP de votre ordinateur,  dont vous n’êtes pas maître.
    Et si vous stockez sur votre machine des données personnelles sensibles, sachez qu’il y aura toujours un petit malin pour les y trouver, pendant que connecté à Internet, vous irez voir divers sites ou discuter sur les réseaux sociaux.
    Seul moyen de protéger vos données que vous ne souhaitez pas voir consultées, les mettre sur une partition du disque dur de votre ordinateur, avec un mot de passe, et ne jamais accéder à internet à partir de cette partition.
    Mon mac me propose aussi un système de codage qui change le code ASCII des caractères typographique des documents que je veux protéger, après que je les aie écrits, et pour les lire je dois entrer un mot de passe qui rétablit le codage habituel.
   

    Demain je parlerai des enquêtes sur l’usage de nos téléphones portables.

Dimanche 7 décembre 2014 à 7:52

Actualité

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Aujourd'hui, repos et intermède.
    Je vous ai déjà parlé l'an dernier en images de la "fête des lumières " de Lyon.
    J'ai vu hier à la télé un spectacle étonnant et remarquable.
     Vous trouverez sur internet de nombreuses images, voire des vidéos, avec quelquefois un mélange de léan dernier et de cette année.
     Pour vous donner envie de les voir, voici quelques images en vrac :  la grande roue qui sert d'écran de cinéma, une statue transformée en lampe de chevet, des tableaux de maître projetés sur la façade du musée des beaux arts et dont les personnages se mettent à danser, des poissons volants dans le ciel et des anooki sur la façade de l'opérat.....
   J'aurais aimé les voir réellement sur place.

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Samedi 6 décembre 2014 à 8:00

Psychologie, comportement

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    Beaucoup d’entre nous, je le vois avec mes correspondant(e)s, sont pessimistes et sont souvent envahis par les idées négatives.
    C’est même devenu une certaine habitude, une mode, un conformisme.
    Il est certain qu’avec les catastrophes, les guerres et tous les accidents et les rimes dont la presse et la télévision nous abreuvent, la tendance naturelle à se décourager, la prépondérance des souvenirs tristes et notre tendance aux remords et regrets, il est certain que l’environnement et notre naturel nous poussent au pessimisme.
    J’ai parmi mes proches, des personnes qui ne voient que ce qui ne va pas, et s’attendent en permanence au pire, tant pour eux mêmes et leur santé, que pour leur environnement et pour le monde entier. Certains essaient de maîtriser les événements, mais en fait n’apportent aucune solution, paralysés qu’ils sont par le stress et ses hormones (le cortisol en particulier).
    Bien sûr, c’est une question de tempérament, de préférences cérébrales, mais je ne crois pas que ce soit une fatalité et nous pourrions tous avoir un brin d’optimisme et d’espoir si nous le voulons bien : pour cela il faut, comme le disait le Général de Gaulle, espérance, confiance en soi et volonté.

    Evidemment il y a un minimum nécessaire pour être optimiste : il nous suffit de nous référer à la pyramide de Maslow. Il faut un minimum de sécurité matérielle : il est normal qu’une personne au chômage ou que les personnes actuellement touchées par les inondations, soient pessimistes. Il faut aussi un minimum de santé physique : une personne malade ou ayant subi un accident a forcément une phase de pessimisme.
    Ensuite il faut un minimum de reconnaissance et de contact sociaux. On a besoin des autres et l’isolement nous rend pessimistes et nous enlève l’espérance. Il faut une certaine volonté pour ne pas s’enfermer dans la solitude.

    Notre espérance, c’est à dire en fait nos désirs sont la clé qui peut nous conduire à l’optimisme. Mais pas des désirs illusoires et utopiques, les grands espoirs de réformer le monde, ou les désirs de vie extraordinaire. Ce sont les désirs relatifs à la vie de tous les jours, c’est essayer de profiter de tous les petits instants de bonheur de la vie quotidienne.
    Certes cela peut être aussi des rêves, mais à condition ensuite de les analyser, de s’en tenir à ceux qui sont possibles et réalistes, de faire alors un projet, et de s’en donner les moyens de réalisation.

    Pour faire ces projets, pour les analyser, pour les réaliser, il ne faut pas éternellement attendre le lendemain. Il faut la volonté d’avancer, être attentif, ne pas avoir peur de l’effort, être pragmatique dans ses analyses et ses décisions. Lorsqu'on a envie de quelque chose, il faut oser le demander et exprimer ses envies, décliner ses projets, c'est déjà les faire exister.

    Je ne sais pourquoi, les psychologues n’aiment ni le terme d’espérance, ni celui de volonté, et ils préfèrent parler « d’optimisme lié à l’action ».
    Paradoxalement beaucoup de psys considèrent que nos émotions, surtout les négatives, sont peu contrôlables, et que les efforts pour les maîtriser sont trop coûteux.
    Pourtant tout le monde sait que l’espoir et la volonté de guérir sont primordiales pour recouvrer la santé quand on est malade, même si on est bien soigné.
    Etre optimiste, c’est d’abord avoir une certaine confiance en soi, c’est croire qu’on peut y arriver
    On a longtemps cru que la capacité de voir la vie du bon côté était un talent donné au hasard. Certes les préférences cérébrales y sont pour partie, mais on peut modifier peu à peu son inclination initiale.
    Etre optimiste, c’est faire de son mieux possible, malgré ce qui vous arrive.
    Lorsque les événements difficiles arrivent, les optimistes n'en sont pas épargnés, mais ils parviennent à ne pas contaminer toute leur existence avec un problème, notamment entgre leur vie professionnelle et familiale. Ils savent compartimenter et savent que le mauvais sort n’est pas permanent : il va passer un jour. Ils sont conscients du caractère éphémère et précieux de la vie et ils ne veulent pas la gâcher..
    Il arrivera que, devant un événement incontournable, les optimistes iront même parfois jusqu'à «faire comme si» (faire comme si j'allais guérir de cette maladie incurable, retrouver un travail prochainement…) pour ne pas stagner dans le fatalisme.
    Les optimistes ont une confiance non négociable dans le pouvoir de leur volonté.

    Mais ensuite, il faut être plus qu’optimiste pour avancer : l’optimiste qui reste dans l’attente n’arrive à rien.
    Prévoir des actions concrètes, être capable d'identifier ses objectifs est essentiel et c'est en cela que celui qui est plein d’espoir, se différencie de l'optimiste: Il sait qu'il va exercer un certain contrôle sur les événements, pouvoir agir pour atteindre ses objectifs, alors que l'optimiste jouit “simplement” de la capacité de penser que les événements vont bien se passer, parfois même indépendamment de sa marge d’action.
    Celui qui a l’espérance est décidé à agir et il va de l’avant en décidant et en réalisant.

    Etre optimiste, c’est l’une des clés du bonheur; alors vous qui êtes pessimistes essayez de vous entraîner à être davantage optimistes.

Vendredi 5 décembre 2014 à 8:07

Ecologie, Changement climatique

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   J’ai fait il y a quelques jours un article sur le rapport du GIEC paru fin octobre, sur le changement climatique.
    Un correspondant me demande ce que je pense du projet de loi actuel du gouvernement, en corrélation avec ce rapport.
    Que prévoit ce projet ?


    1.) - Une réduction des émissions de gaz à effet de serre de la France, de 40% en 2030 et de 75 % en 2050 par rapport aux émissions de 1990.
    2.) - Une réduction de la consommation d’énergie de 25 % çn 2030 et de 50 %
en 2050 par rapport à 2012
    3.) - Une réduction de la consommation d’énergie fossile de 30 % en 2030, par rapport à celle de 2012.
    4) - Une part des énergies renouvelables s’élevant à 23 % de la consommation
en 2020, puis à 32 % en 2030
    5.) - Une part du nucléaire dans la production d’électricité réduite de 75 % à 50 %
en 2025.

    Certes il faut avoir des projets ambitieux, mais réalistes et je pense que ces objectifs sont totalement utopiques.

    Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, il y a plusieurs possibilités :
        - diminuer les rejets des centrales électriques à charbons ou à gaz. La France a peu d’action dans ce domaine car elle a peu de telles centrales, l’essentiel de l’électricité étant produit par le nucléaire et l’hydroélectrique.
        - diminuer les rejets des transports, essentiellement automobiles et camions.
Dans ce domaine deux voies, les voitures électriques à accus, et les voiture à hydrogène, que celui-ci soit brûlé dans les cylindres (il produit de l’eau à la place du CO2), ou qu’il produise de l’électricité dans une pile à combustible.
    Les carburants verts ne peuvent être qu’une solution intermédiaire. S’ils nous rendent indépendants des producteurs de pétrole, ils continuent à produire du CO2.
    Les constructeurs français ont enfin pris le tournant de la voiture électrique, mais qui reste chère et surtout est d’un usage limité à la ville car n’ayant une autonomie que de 60 à 80 km. La seule solution pour du transport routier électrique est la voiture hybride et là nos constructeurs n’ont pas proposé grand chose. Et rien n’est fait pour les camions.
    Par ailleurs si la voiture électrique se généralisait, il n’est pas sûr que l’on puisse avoir un approvisionnement suffisant en lithium pour les batteries.
    Quant à l’hydrogène, les moteurs actuels pourraient l’utiliser moyennant des modifications mineures, mais par contre l’utilisation de piles à combustibles n’est que peu étudié. Et surtout si cet usage se généralisait, on ne sait pas produire en très grande quantité de l’hydrogène (sauf dans des réacteurs nucléaires à haute température), et son stockage est alors assez dangereux. Les générateurs embarquables ne sont pas encore mis au point.. Je ne suis pas sûr que la voiture à hydrogène soit opérationnelle en 2030, ni même en 2050.
    Bien sûr on peut aussi augmenter l’utilisation des transports en commun t celle des trains de marchandise, mais cela ne va pas dans le sens de l’évolution de l’habitat, qui, pour des raisons de coût, s’éloigne des centres des villes, et le frêt qui doit être livré à un endroit autre que la gare, demanderait des manipulations prohibitives.
        - réduire la consommation d’énergie, qui est répartie principalement en énergie industrielle, énergie des ménages, électrique et surtout de chauffage, et transports. C’est l’objet des résolutions 2 et 3.

    Pour réduire la consommation d’énergie, il faut donc se battre dans ces trois domaines.
    En ce qui concerne l’industrie, il ne peut être question de lui imposer des réductions de consommation, sous peine de ralentir sa production, déjà faible à cause de la crise. Tout au plus peut on l’inciter à utiliser au maximum de l’énergie électrique, produite sans émission de CO2.
    Pour les transports, j’ai traité le problème ci-dessus.
    Pour les ménages, on peut réduire légèrement la consommation électrique en dehors du chauffage, mais c’est peu important. Pour réduire la consommation liée au chauffage, il faudrait mieux isoler l’habitat.
    Actuellement l’effort est fait en matière de construction neuve, mais d’une part cela en augmente nettement le prix, et les objectifs atteints sont très inférieurs aux objectifs théoriques, et d’autre part l’habitat en France met 100 ans à se renouvelet. Cette voie n’aboutira donc pas en 2050, mais au siècle prochain.
    En ce qui concerne les constructions existantes, on ne sait faire une bonne isolation que pour les maisons individuelles et son coût est en général très supérieur aux possibilités financières des propriétaires.
    Pour les immeubles, les solutions sont peu performantes et hors de prix. Elles nécessiteraient des investissements de l’ordre de 25 000 € par appartement, alors que les propriétaires ne peuvent y consacrer que le dixième (J’en sais quelque chose car je m’occupe de la copropriété où j’habite et la question s’est donc posée).
    Les objectifs proposés sont donc totalement utopiques au plan économique.

    Pour réduire la consommation d’énergie fossile, il faut remplacer l’utilisation du charbon, gaz et pétrole par des énergies non polluantes (Je n’aime pas le terme de renouvelable, car par exemple l’énergie nucléaire est renouvelable, en fission sur les surgénérateurs, qui produisent su combustible, de telle sorte que les réserves matières premières sont de plusieurs dizaines de siècles, et en fusion, puisqu’on peut extraire le combustible de l’océan).
    L’hydraulique fonctionne bien, mais les sites pour construire de nouveaux barrages sont très réduits (et en plus suscitent l’opposition des écologistes !!)
    Or actuellement on ne sait faire d’autre que de l’éolien et du photovoltaïque, alors que le vent et le soleil ne sont pas des facteurs constants et réguliers. On ne sait pas stocker l’énergie fournie par les éoliennes, et le coût en reste donc élevé.
    Quant au photovoltaïque, il est hors de prix (coût élevé des capteurs et rendement par principe faible). De plus le courant est de faible tension, continu et donc intransportable et de plus instockable. Il sera limité à des usages sur place, dans des maisons individuelles.
    L’utilisation de l’énergie solaire dans des fours à miroirs et à sels fondus, permettant d’alimenter des centrales  classiques avec de la vapeur, n’est presque pas étudiée.
    En fait on aurait dû développer les hydroliennes, notamment les petites à mettre dans les rivières, mais cela est inexistant, et surtout les productions urbaines de chauffage à partir de la géothermie. Mais les études sont inexistante et on a interdit la prospection du gaz de schistes, qui aurait permis de trouver, outre ce combustible, moins polluant que le charbon, quelles étaient les endroits les plus appropriés pour exploiter l’énergie géothermique, renouvelable, continue et non polluante. (en moyenne le gradient thermique est de 30 d°C par km, mais il varie selon les endroits de 10 à 100 d°/km).
    Les chiffres proposés concernant les énergies renouvelables sont à mon avis irréalistes car on ne fait pas les études que l’on devrait faire.

    Enfin ramener le pourcentage d’énergie nucléaire à 50% est une décision purement politique pour faire plaisir aux écologiste, mais qui va à l’encontre de la réduction des gaz à effet de serre. C’est actuellement la seule énergie existante aujourd’hui, capable de fournir en quantité suffisante l’énergie dont on a besoin, sans produire du CO2.
    En fait une telle décision vient d’une peur irraisonnée des dangers des centrales nucléaires, due aux accidents de Tchernobyl et de Fukushima, dûu à des circonstances particulières et à une conception médiocre des réacteurs, et qui ne peuvent se produire en France.

    Bref je pense que la droite, malgré les efforts certains de NKM, n’avait pas fait grand chose dans la lutte contre le changement climatique, mais le gouvernement actuel, qui écoute des écologistes relativement nuls au plan scientifique, prend des décisions encore plus irréalistes que par le passé.

Jeudi 4 décembre 2014 à 7:49

Architecture

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    J’ai lu récemment un article de « Connaissance des Arts sur l’architecture et l’architecte Frank Gehry qui me laisse perplexe.
    Certes ses constructions sont audacieuses, certaines sont assez belles, comme le pavillon de la « Fondation Louis Vuitton », qui vient d’ouvrir ses portes au Bois de Boulogne, à Paris et expose des objets d’art moderne.

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    D’autres ne me plaisent pas du tout et je les trouve laides, mais je vous les montrerai quand même.
    Mais qu’elles soient belles ou laides, d’abord c’est affaire de goût.
    Par contre, on ne peut nier que les formes sont fort compliquées et les réalisations certainement très onéreuses. Pour qu’un architecte soiit très connu, faut il vraiment qu’il ne crée que des structures aux formes invraisemblables et hors de prix ?
    Dans certains cas d’exception, je veux bien, mais en permanence, cela ne me paraît pas sensé.
    Je vous laisse juger quelques unes de ses œuvres :

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    Ci dessus à gauche, le Nationale Nederlanden Building, à Wel-am-Rhein, et à droite, le musée Guggenheim, à Bilbao.
    Ci dessous à gauche, le vitra Design Muséum , à Prague, et à droite, le Peix, sculpture au dessus d’un immeuble à Barcelone.

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    Ci dessous, le BioMuséo de Panama, puis le Ray and Maria Center, au Massachusetts Institute à Cambridge, aux USA, et enfin, le Dz Bank building, à Berlin.

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Enfin le Walt Disney Concert Hall à Los Angeles, et le futur musée Guggenheim d’Abu Dhabi.

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Mercredi 3 décembre 2014 à 7:55

Zoologie, botanique, évolution

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     J’ai vu à la télévision une émission de Jamy (Jamy au cœur de la faune sauvage), avec un partie extraordinaire sur les rapports entre des hommes « éducateurs d’éléphants », et j’ai lu un article plus scientifique sur ces animaux dans la revue « Pour la science.
    J’ai découvert des choses que j’ignorais et peut être ne les connaissez vous pas non plus.

    Je savais que les éléphant avaient une intelligence presque égale à celle des singes supérieurs, même si elle était basée sur des qualités différentes.
    Par exemple les éléphant ont un cerveau important, le plus gros des cerveau terrestres : 6,5 kilogrammes (contre 1,( kilogrammes pour l’homme).
    Evidemment rapporté à son poids, le quotient d’encéphalisation varie entre 1?,3 et 2,3 comme chez les singes, alors qu’il atteint 6 pour l’homme …. et les dauphins.
    Ce coefficient ne mesure pas l’intelligence, mais il renseigne sur la quantité d’énergie dévolue aux processus cognitifs, l’activité cérébrale étant coûteuse au plan métabolique (En l’absence d’exercice physique notre cerveau consomme environ 1/3 de notre énergie).
    Et la rumeur dit que les éléphant ont une excellente mémoire. C’edst vrai, mais c’est un peu plus compliqué, comme on va le voir, car elle n’est pas basée sur un langage évoluée comme le nôtre, mais cependant est très utilisée pour une communication et une vie en société.

    Les études faites sur les éléphants d’Afrique, montrent qu’ils vivent d’abord en groupe.
    D’abord les femelles et leur descendance. Mais les éléphanteau mâles ne vivent au sein de cette famille que pendant 9 à 12 ans et ensuite vont vivre leur vie, solitaires ou en petit groupe de mâles. Les éléphantes par contre, resteront toute leur vie ensemble, dirigée par la plus vieille femelle dominante, qui a la mémoire du groupe, et une grande expérience et sait prendre les décisions pour le préserver.
    Cette chef de bande a mémorisé, ce que l’on peut manger et ce qui est nocif,  les endroits où la nourriture est la plus abondante, les chemins et itinéraires pour y aller, les problèmes que l’on peut rencontrer et la conduite à tenir devant le danger, par exemple celui des lionnes qui essaient de capturer un éléphanteau.
    Mais le groupe appartient à une famille plus importante, Celle de groupes voisins, ou dont les éléphanteau sont issus d’un même mâle. Les groupes de mâles également. Tous ces groupes se con,naissent. Les chercheur appellent cette famille le « groupe de liaison ».
    Et cette famille a même des rapports avec des éléphants plus « lointains » et communique à l’occasion. C’est ce que l’on appelle le « clan » qui est constitué par les éléphants qui occupent le même territoire, à la saison sèche.

    L’intelligence des éléphants est d’abord basée sur une performance étonnante des sens de l’ouïe et de l’odorat. Par contre leur vue est médiocre.
    On voit les éléphant tendre leur trompe vers une direction : ils puisent les odeurs qui en viennent et ils ont un odorat très développé, qui analyse remarquablement des odeurs et les compare à une remarquable banque de donnée.
Ils se reconnaissent entre individus, à l’odeu, et reconnaissent aussi amis et ennemis.
    Dans le téléfilm, on les voyait reconnaître la chercheuse qui les étudiait, venir vers son 4X4. Dans la « nursery pour éléphanteaux abandonnés » (mère tuée par des contrebandiers), on voyait les éléphanteaux renifler leurs soigneurs, mais les reconnaître ainsi, alors qu’ils s’attardaient à sentir Jamy, qu’ils ne connaissaient pas. (au départ les éléphanteaux sont nourris au lait pendant environ 3 ans, après une gestation de 20 à 22 mois).
    Ils mémorisent aussi toute une banque de donnée d’odeurs, qui les alerte à distance sur des ennemis potentiels, qui leur permet de retrouver leur chemin ou de choisir leur nourriture.
    Et ils ont des cartes d’identités olfactives qui leur permettent de reconnaitre les autres éléphants de leur groupe, de leur famille et de leur cran.

    Leur ouïe est extrêmement fine, et ils captent les son à grande distance. On voyait dans le téléfilm, la chercheuse  qui les étudiait, leur parler à au moins 50 mètre, à voix normale et manifestement ils la remarquaient et l’écoutaient. Elle arrivait même à se faire comprendre et quand elle les appelait, ils venaient la voir.
    Leur ouïe est plus étendue en fréquence que celle de l’homme. Elle est notamment sensible aux infrasons (fréquences très basses), qui se propagent à grande distance dans l’air. Leurs barrissements ont certaines intonations sous forme d’infrasons, qui peuvent être entendus par leurs congénères à quelquess kilomètres.
    De plus leurs barrissements induisent des ondes dans le sol, qu’ils captent ensuite avec leurs pattes et leur trompe, à plusieurs kilomètres de distance.;

    Cette faculté qu’ont les éléphants à communiquer au loin fait qu’ils ont une vie sociale évoluée. Quand ils se rencontrent, on les voit venir se saluer mutuellement et communiquer, sans qu’on puisse évidement savoir qu’elle est la signification.la théorie de l’esprit. Mais quand on les juge sur les geste, notamment d’entraide à un des leurs, on pense qu’ils arrivent à comprendre en partie la pensée de leurs congénères et leurs émotion (c’est ce qu’en psychologie, on appelle du nom bizarre de « théorie de l’esprit »).
    Les éléphant ont aussi conscience du « moi » : ils se reconnaissent dans un miroir.
    Pour le savoir on place une tache peinte sur leur corps, que l’on ne peut apercevoir que dans une glace et on voit si l’animal s’en aperçoit et veut l’enlever. Seuls, les hommes, les singes supérieurs, les dauphins et les éléphants ont cette réaction, et dans certains cas les pies et corneilles.
    Quant aux éléphanteau abandonnés, élevés par des soigneurs dans une « nurserie », puis réhabitués à l’environnement sauvage et relâchés vers sept à dix ans, ils étaient adorables, réagissant vis à vis de leur soigneur comme si c’était leur mère et chahutant et jouant au ballon comme un petit enfant.
    Bref, les éléphants sont avec les singes supérieurs et les dauphins, (et les poulpes), les animaux les plus intelligents, bien plus que chiens, chats et chevaux, qui restent quand même nos préférés.

(sur la photo, un éléphanteau qui renifle Jamy, pour ensuite le reconnaître à son odeur. Et cela fonctionne bien ensuite !

Mardi 2 décembre 2014 à 8:03

Contraception, condition féminine

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     Une jeune étudiante , qui évidemment n’a pas connu Madame Simone Veil, trouve exagérées les évocations que fait le journal télévisé, pour les 40 ans de sa loi, qui a marqué une évolution dans la vie des femmes. Elle ne comprend pas que des femmes aient recours à l’avortement, la contraception lui étant bien préférable,.
    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec elle, et ce sujet me paraissant important, je vais consacrer un article à ma réponse.

    Je suis tout à fait du même avis qu’elle, lorsqu’elle dit que la contraception est une meilleure solution qui devrait être préférée. Mais Madame Veil pensait exactement la même chose, mais elle faisait remarquer, au début de son discours, que si des femmes avaient recours à l’avortement, ce n’était pas par choix , mais parce qu’elles y étaient contraintes n’ayant pas d’autre solution.
    Je ne pense pas qu’on puisse juger de la question tant qu’on n’a pas été confronté au problème.
    Certes je ne suis qu’un homme, mais j’ai connu plus d’une dizaine de correspondantes, la plupart étudiantes, qui m’ont confié leur souffrance face à ce problème, et que j’ai essayé de soutenir dans leur calvaire.

    Entre 7 et 12 semaines, c’est une petite opération, certes bénigne, mais il faut faire un curetage pour ne pas laisser en place des restes du placenta qui pourraient déclencher une infection. Avant 7 semaines, ce n’est qu’une pilule à prendre et un risque de saignement un peu plus important que des règles normales.
    Donc physiquement ce n’est pas une grande épreuve et même si on la craint, ce n’est pas là l’essentiel.
    Le problème, la souffrance est essentiellement psychologique, morale et sentimentale. de plus elle est compliquée quand on est jeune, par la crainte de l’opinion d’autrui et notamment des parents.

    Le premier problème est l’angoisse au départ de ne pas bien savoir ce qui vous arrive, et celle d’une situation grave et inconnue.
    A part un cas dramatique de viol, les autres cas que j’ai connus étaient ceux d’un incident de contraception (pilule oubliée, préservatif mal utilisé, défaut de contraception dû à des circonstances exceptionnelles comme voyage avec décalage horaire ou certains médicaments qui troublent le cycle).
    Les jeunes femmes étaient d’abord dans l’angoisse de savoir si oui ou non,
 elles étaient enceintes et psychologiquement, c’est très stressant.
    Ensuite il y a une décision à prendre et ce n’est pas facile, même si elles étaient dans une situation telle qu’il leur était pratiquement impossible de garder cet enfant et la prendre est source de souffrance.
    D’abord on n’a souvent personne à qui se confier, car on a peur du jugement d’autrui et notamment des réactions des parents et de la famille. De plus, dans bien des cas, celui qui est à l’origine de votre état, ne vous soutient guère, quand il ne vous laisse pas lâchement tomber. L’enfant n’a pas été conçu volontairement par amour., et l’homme à cet âge, n’a souvent guère le sens des responsabilités.
    Pour certaines, auxquelles la religion a inculqué l’idée que l’avortement étaient un meurtre, elles sont moralement au plus bas, désespérées, et il faut leur expliquer ce qu’est un embryon de quelques semaine, qui n’est pas encore un foetus.
    Pour celles qui n’ont pas ce handicap, la décision est plus facile, mais les entretiens avec les médecins, qui ne sont pas toujours favorables et qui au lieu de les aider dans leur malheur, leur mettent plutôt des bâtons dans les roues, sont particulièrement pénibles.
    Même les hôpitaux ne sont pas souvent à la hauteur et seul l’aide du planning familial m’a paru vraiment toujours.
    La recherche des personnes médicalement compétentes qui vont vous aider est un véritable calvaire, d’autant plus que le temps passe et qu’on a intérât à tout faire avant les 7 semaines : c’est extrêmement court.
    Et même quand on a pris sa décision et trouvé l’endroit où aller et même fixé une date, une autre épreuve vous attend.
    Physiologiquement on n’y peut rien, le fait d’être enceinte déclenche des sécrétions hormonales qui augmentent l’envie d’un enfant et l’amour maternel. La femme se sent coupable vis à vis de cet embryon, qu’elles ne désirent pas, mais qu’elles commencent à aimer comme un enfant. certaines lui donnent même un prénom !!
    Et c’est la mort dans l’âme qu’elles se décident à avorter et j’ai connu des jeunes qui étaient ensuite au bord de la dépression.

    Personne ne peut se mettre à la place d’une jeune femme qui se retrouve enceinte par accident, et qui a décidé d’avorter parce qu’elle n’est pas en mesure d’élever son enfant. Ce n’est d’ailleurs pas uniquement pour elle qu’elle a pris cette décision, mais aussi pour la vie, qui serait celle de cet enfant, si elle le gardait. Il est certain que la place d’un enfant est meilleure, s’il est au sein d’une famille qui l’a désiré.
    Je pense que personne n’a le droit de la juger et qu’il est de son devoir de l’aider, si elle vous le demande, même si, médecin on est hostile à l’avortement. Les médeins qui refusent d’appliquer la loi devraient être condamnées pour « non assistance à personne en danger », car la décision ne relève pas d’eux, mais de celle sui se trouve dans cette situation, dont dépend son avenir et celui de l’éventuel enfant. Ils sont là pour aider médicalement et pas pour être des professeurs de philosophie ou de morale.
    Certes je trouve qu’on devrait mieux éduquer les jeunes - garçons et filles - en matière de contraception et notamment des méthodes autres que la pilule pour celles qui sont trop distraites, pour que le nombre d’avortements soit le plus faible posible, mais en cas de situation catastrophique, c’est le seul recours et Madame Veil a été bien courageuse de défendre sa loi et de la faire adopter à une époque où l’avortement était considéré comme un crime (et l’homosexualité comme une maladie mentale !).
    S’il n’y avait pas la souffrance psychique, prendre une pilule avant 7 semaines, n’est pas très différent de prendre la pilule du lendemain. Alors que l’on arrête de vouloir terroriser les jeunes filles, qui se trouvent dans cette situation difficile, en leur faisant croire qu’elle sont des meurtrières.
   

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lancien

sortir de la tristesse

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