Mercredi 21 janvier 2015 à 15:22

Politique, économie, religion.

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Oui je suis un fan de « François » !
    Peut être pensez vous qu’il s’agit du Président Hollande ?
    Eh bien non. Quoique non croyant, c’est le pape François que j’admire et dont je suis un farouche partisan.

    C’est d’abord un homme très intelligent et très cultivé. Il a fait de longues études supérieures, en travaillant dur pour les financer. Il parle plusieurs langues et a une solide expérience. (voir mon article du 15/12/2013).
    Il fait partie des grands de ce monde, au moins aussi important que les dirigeants des grands pays. Il a pourtant désiré une vie simple et sans fastes. Contrairement aux autres papes, il ne touche aucune rémunération, il ne cherche pas les honneurs et le grand confort. Il continue même à s’occuper des pauvres de Rome.
    
    L’entourage du pape, la Curie, avait des goûts de luxe et, à lire la presse, les activités financières correspondantes n’étaient pas très claires. Le pape vient de rappeler à ses cardinaux, en termes très vifs, qu’ils n’étaient pas là pour succomber à l’attrait de l’argent et d’une vie agréable, mais que leur sacerdoce devait être tourné vers les autres et notamment vers ceux qui souffraient. Je ne sais pas quels ont été vraiment ses propos, car je ne les connais que par la presse ou la télévision, mais ils m’ont semblé pleins de bon sens, conformes à la parole du Christ et des Evangiles, mais très volontaristes et sévères. C’était une profession de foi.
    Et surtout, ce ne sont pas des paroles en l’air, comme c’est le cas de trop d’hommes politiques : lui montre l’exemple.

    Sur le plan international, son attitude me paraît exemplaire. Il prône la paix dans le monde, rejette les extrémistes intégristes de tous bords et prêche le rapprochement des hommes pour combattre les fléaux et la misère.
    Il a contribué à la détente entre Cuba et les Etats Unis, il voudrait atténuer le conflit israélo-arabe. 
    Et chose extraordinaire, il ne clame pas que le dieu des chrétiens est le seul et le plus grand, et que les autres ne valent rien. Il est ouvert aux autres religions, ou plutôt à ceux qui les pratiquent et à l’œcuménisme. Quand c’est nécessaire il est au coté de responsables musulmans ou israélites, voire athées, si cela peut ramener le paix et la compréhension entre les peuples, et apaiser certaines tensions.
    Et il n’a jamais dit un mot contre la laïcité d’un état comme la France.

    Et au plan de la morale, certes il ne peut pas faire de révolution, mais il cherche à moderniser l’église, au grand dam de certains très conservateurs et à l’esprit étroit.
    Bien sûr il ne peut pas légaliser le mariage religieux pour tous, l’avortement et l’euthanasie.
    Mais il a dit que les homosexuels devaient être respectés et étaient des hommes et des femmes comme les autres, il ne condamne plus la contraception comme ses prédécesseurs et il a dit que les personnes âgées et malades devaient avoir une fin de vie digne et apaisée.

    Bref le pape François m’apparait comme un homme ouvert, très intelligent, de bon sens, politiquement habile, mais qui sait cependant être sévère quand il faut condamner, mais qui par contre, veut moderniser l’Eglise catholique, et l’adapter à notre temps et à l’évolution du monde. Et il prône la paix et la fraternité, tout en luttant contre les extrémismes dangereux.
    Il est humble malgré toute sa grandeur et mène une vie toute simple, tournée vers les autres et l’efficacité.
    Je pense donc que c’est un homme remarquable, comme il en faudrait beaucoup parmi les dirigeants de ce monde, et je lui souhaite une longue vie, et la réussite dans ce qu’il entreprend avec audace et persévérance.


Mardi 20 janvier 2015 à 7:57

Actualité

  Comme beaucoup de français j’ai acheté pour la première fois, Charlie Hebdo, pour soutenir ce journal, qui a payé un lourd tribut à la liberté de pensée et de la presse.
    J’ai été étonné de la réaction scandalisée et très violente de nombreux musulmans dans les pays arabes ou d'Afrique.
    Je ne parle pas de la réaction de pays comme le Pakistan : on sait qu’il est en partie acquis au terrorisme. Mais de musulmans plus neutres. Ceux très modérés et relativement intégrés, que je connais, ne savent trop quoi penser, mais pensent seulement que Charlie Hebdo aurait pu éviter cela, tout en rendant hommage à ses morts.
    C’est curieux comme ils prennent les caricatures au premier degré et ne cherchent pas à réfléchir à la pensée de l’auteur.
    En fait quand sur la première page de Charlie, Mahomet, avec une larme dans les yeux, dit « je suis Charlie », il représente les vrais musulmans, ceux qui ne sont pas intégristes et justement, il dit qu’il n’est pas d’accord avec le fait d’imposer ses idées par la violence et l’assassinat, ce qui est effectivement l’opinion de la plupart des musulmans de France. Et la phrase « tout est pardonné » renforce cette idée que seuls sont responsables les terroristes et qu’il ne faut pas faire d’amalgame.
    Alors je ne comprends pas qu’ils y voient de la moquerie vis à vis de leur prophète. Ils n’ont pas compris que les dessinateurs de Charlie Hebdo étaient avant tout des journalistes, et qu’une caricature n’a pas forcément pour but de faire rire et d’être de la dérision, mais qu'elle peut faire passer un message sérieux.
    Et Mahomet n’est pas Allah. La plupart des catholiques ne seraient pas choqués par une caricature du Pape.
    En fait toutes ces réactions ne sont pas spontanées mais provoquées et instrumentalisées par des meneurs qui veulent garder les populations sous leur contrôle.

    On a encore bien des progrès à faire en matière de communication, et je pense que nos écoles ont, dans ce domaine un travail énorme à faire pour expliquer les subtilités de l’esprit humain, et la réflexion pour ne pas s’en tenir à la première impression, au premier degré. L’école primaire, notamment, ne développe plus assez les esprits et n’apprend plus le civisme aux enfants, comme elle le faisait autrefois.
    Et le collège et le lycée n’ont guère plus, dans leurs programmes, l’étude des textes des philosophes, comme Montaigne, Descartes, Pascal, Montesquieu, Voltaire, Rousseau et Diderot, qui n’étaient certes pas folichons à lire, mais qui nous donnaient la compréhension des grand principes de notre société, précisés ensuite lors de la révolution de 1789.
    Nos petits enfants ont à peine entendu parler de ces auteurs, du moins en S, et pourtant c’est tout aussi utile au scientifique qu’au littéraire.

    Je pense que les musulmans sont surtout choqués parce que, d’après eux, on ne doit pas représenter le prophète Muhammad sur un dessin, une image.
    Là aussi je suis surpris. Le Coran n’a jamais dit cela et n’a jamais interdit la représentation figurée, celle des hommes pas plus que celle des animaux. Et quand on va à des expositions sur l’art arabe, on voit des enluminures anciennes qui représentaient Mahomet, et qui d’ailleurs sont fort belles. Elles ne semblent pas avoir posé un problème majeur ou permanent, aux croyants musulmans, ni à leurs juriste
    En voici quelques unes trouvées sur internet et notamment la première, qui est une passerelle entre le catholicisme et l’Islam : Mahomet qui reçoit la révélation de l’Ange Gabriel, et la seconde, qui figurait dans un manuel de collège à la fin du 20ème siècle et ne choquait personne..
    La troisième représente des juifs de la tribu de Nadir, qui, au début du 7ème siècle, se soumettent à Mahomet et la quatrième, l’ascension de Mahomet vers le ciel, accompagné d'un ange, enluminure qui provient d’un manuscrit, mais qui ferait une superbe tapisserie moderne, comme celles de Lurçat.
    C’est dommage que les hommes soient aussi susceptibles !

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Lundi 19 janvier 2015 à 8:07

Paysages

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     Dans le précédent intermède je vous avais montré des photos des Alpes, Dans l’intermède d’aujourd’hui, nous irons dans les Pyrénées, qui me rappellent ma ville natale de Pau. (qui n'est pas sur la carte ci-dessus Pau serait un peu à Gauche, après Oloron.

    Egalement dans le Béarn, en vallée d’Aspe, le cirque et  le village de Lescun, avec une vue sur .le Billare, les orgues de Camplong ou encore les aiguilles d'Ansabère :

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    Le cirque de Gavarnie, cirque naturel glaciaire, fait partie du parc national des Pyrénées, est entouré de nombreux sommets dont le point culminant est le Casque du Marboré à 3248 mètres. La demi-cercle constitué par le cirque a une circonférence d'environ six kilomètres. Le fond du cirque se trouve aux alentours de 1 570 mètres. La hauteur des parois atteint donc près de 1 500 mètres, en trois étages successifs séparés par des banquettes moins inclinées.

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    Le lac d’Ayous, dans la vallée d’Ossau , que domine le pic du midi d’Ossau (2884m) :

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  Entre le pic du Midi d’Ossau et le col d’Aubisque, le pic de Ger, à 2613m,  auquel on peut accéder par un sentier (7 heures aller-retour !). La vue est évidemment très belle là haut.

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    Le pic du midi  de Bigorre, à 2876m, abrite l’observatoire astronomique bien connu que l’on peut visiter après un parcours en téléphérique (on peut aussi y aller à pied, mais il faut plusieurs heures !), et la vue des terrasses panoramiques est magnifique, d’autant plus qu’on ébénficie d’une grande pureté de l’air.

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    Voici quelques vues du panorama :

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A l’horizon, le pic d’Aneto, en Espagne, le plus haut sommet des Pyrénées (3404 m)









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Puis le cirque de Gavarnie avec à l’horizon, tout à gauche le cylindre du Marboré «(«3228 m), le pic du Marboré (3248m), la brèche de Roland bien connue poour sa légende ( 2807 m - le petit creux en carré), et le Taillon (3144m).








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Le pic de Campbell (3173m) et le pic de Néouvielle (3091m)








Et, pour terminer, le col d'Aspin, près des nuages :

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Dimanche 18 janvier 2015 à 7:56

Energie, nucléaire, économies

    Une pompe à chaleur est une machine thermique, qui fonctionne exactement comme un frigidaire, mais la source froide n’est pas une boite étanche, mais un fluide extérieur froid, et la source chaude est un émetteur de chaleur intérieur à l’habitation : plancher chauffant, radiateur ou VMC.
    Son principe est schématisé ci dessous :

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    Vous voyez que ce n'est pas, à priori très différent d'un frigo, quant au cœur de la machine; l'originalité réside dans les capteurs extérieurs et dans la spécificité des émetteurs internes.
      La différence importante est que la quantité de chaleur nécessaire pour chauffer une maison est beaucoup plus importante que pour refroidir un frigo.
    Par ailleurs d’autres modes de chauffages sont possibles, et le circuit de chauffage reste le même, la pompe à chaleur remplaçant (ou complétant) la chaudière.
             Or une pompe à chaleur coûte cher et il faut donc que son utilisation soit rentable, et cela dans les configurations courantes de l’hiver.
   
    Ce sont les lois de la thermodynamique qui régissent le fonctionnement d’une pompe à chaleur. Je ne pense pas que vous ayez un souvenir détaillé, même si vous les avez étudiées au lycée, des lois de Carnot et notamment la loi de Clausius sur l’entropie.
    Je vais donc uniquement vous donner les résultats, car ils sont très importants :

    On définit l'efficacité Eff. d'une pompe à chaleur comme le rapport de l'énergie “utile” Qchauf (la chaleur restituée à la source chaude, c’est à dire la maison) sur le travail W, énergie électrique fournie au niveau du compresseur.
                    Eff. =  Q (chauf) / W
    L'efficacité d’un mode de chauffage peut être inférieure à 1 s'il rend moins de chauffage qu'il n'en consomme en énergie (en général électrique) pour fonctionner. Généralement une bonne partie de l'énergie est restituée en chauffage si l'appareil est situé dans le volume chauffé. Un chauffage à résistance électrique simple a une efficacité voisine de 1. Une bonne chaudière à gaz a une efficacité de l’ordre de 0,9.
    La pompe à chaleur a un gros inconvénient inéluctable, quels que soient les progrès que l’on fera car c’est la loi de Clausius sur l’entropie qui en est la cause :
    L'efficacité d'une pompe à chaleur décroît avec l'écart de température entre les sources chaude et froide, ce qui limite considérablement son utilisation.
              Eff. =  Q (chauf) / W  ≤  Tchaud / (Tchaud - T froid)
Tchaud et Tfroid étant les températures des sources chaudes et froide, exprimées en degrés Kelvin ( d°K = d°C + 273, par exemple T = 300 d°K pour 27 d°C).
    Attention, la température de la source chaude n’est pas celle de la pièce de la maison, mais celle au départ de la pompe à chaleur vers le radiateur de chauffage
    De plus, cette efficacité ne concerne que la pompe elle même, mais on consomme aussi de l’énergie dans le système de circulation des fluides dans les circuits de chauffage et de captage.
    On appelle « coefficient de performance COP » d’une pompe à chaleur le rapport entre l’énergie réellement fournie à l’installation à chauffer, par rapport à celle d’un chauffage par l’électricité, utilisant la même alimentation que celle de la pompe à chaleur.
    C’est le nombre de kWh fournis, pour un kWh électrique consommé.
    Donc le COP d’une la pompe à chaleur est nettement inférieur à cette efficacité Eff.
    Le COP n’est en général que le tiers ou le quart de l’efficacité théorique.
(pour une efficacité théorique de 15 on a en général une COP de 5 et pour une efficacité de 4 une COP de 1).

    Que déduire de ces notions :

    D’abord, si on se contente d’utiliser comme source froide l’air extérieur, et un système de radiateurs classiques où quand il gèle, l’eau est injectée à 60d°c, vers -10 d°C extérieur; la COP de la pompe à chaleur devient voisine de 1 et la pompe ne sert plus à rien : elle consomme autant qu’elle renvoie de chaleur
    Déjà si on utilise un chauffage par radiateur à basse température ou par le sol, pour lesquels la température de départ n’est plus que de 35 d°C, le rendement est nettement meilleur. Mais c’est une installation spéciale, conçue à la construction de l’habitation.
    Mais si l’on veut avoir un chauffage suffisamment rentable, il faut trouver une source froide plus indépendante des intempérie, c’est à dire sous)terre : soit creuser un puits (ce qui est cher), soit, si on a une surface suffisante de jardin, enterrer un serpentin sous un mètre de terre. La température de la source froide reste alors de l'ordre de 10 d°C et le rendement est satisfaisant.

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    Mais la meilleure utilisation est une pompe à chaleur associée à une VMC  (voir mon article sur la VMC du début de semaine)(voir mon article sur la VMC du début de semaine). On utilise alors l’air à la sortie de l’échangeur, qui a déjà récupéré la chaleur de l’air sortant. Il n’a alors que une dizaine ou une quinzaine de degrés d’écart avec  la température à laquelle il faut l’introduire dans la pièce pour maintenir sa température, et on a alors un excellent COP de la pompe à chaleur, qui peut atteindre 6.
    Si la maison est très bien isolée thermiquement (20 cm d’isolant performant et triple vitrage), jusque vers 10 d° externe, on ne consomme pas d’énergie autre que celle de la ventilation VMC, et ensuite la consommation est minimisée par la pompe à chaleur.

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    Une pompe à chaleur est également une source d’économie dans le chauffage d’une piscine ou même pour réchauffer de l’eau sanitaire, car la température de l’eau de retour n’est pas très inférieure à celle de l’eau de départ et donc les rendements restent bons.

    En outre les pompes à chaleur peuvent être « réversibles »; En fait elles continuent à fonctionner de la même façon, mais on inverse l’injection d’air de la VMC, c’est à dire que l’on relie l’intérieur de l’habitation a l’évaporateur et l’extérieur au condenseur (comme dans un  frigo), et la pompe à chaleur associée à la VMC fonctionne alors comme une climatisation, refroidissant l’air de la maison.

    J’espère que cet article ne vous a pas paru trop ésotérique. J’ai surtout vous montrer que les chiffres de performances données par les constructeurs sur leurs pompes à chaleur, étaient trompeurs, car le rendement dépendait énormément des températures des sources froides et chaudes, et donc de l’usage quye l’on veut en faire, en fonction de l’installation thermique existante ou projetée. Il faut donc faire une étude spécifique de tout projet de ce domaine.


Samedi 17 janvier 2015 à 8:38

Energie, nucléaire, économies

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      Vous m’avez demandé de vous dire comment fonctionnait une pompe à chaleur.
Pour que ce soit plus facile, je vais commencer par vous parler de deux pompes à chaleur particulières qui sont l’une dans presque tous les logements, le réfrigérateur, et l’autre qui est très répandue dans les voitures, la climatisation.

    Il faut d’abord se rappeler quelques lois de physique :

1)   - Lorsqu’on compresse un gaz dans un récipient clos, sa température augmente : il récupère l’énergie dépensée pour le comprimer.
2)   - Lorsqu’on refroidit ce gaz comprimé, les molécules se rapprochent et à une certaine température il devient liquide.
       En se liquéfiant le gaz libère de la chaleur : la chaleur de liquéfaction (constante Lc dépendant de la nature du gaz, exprimée en calories par gramme).
3)  - Lorsqu’on détend un liquide très comprimé à travers un mince orifice, il se fractionne en petites gouttelettes qui s’évaporent.
      En se vaporisant le gaz absorbe de la chaleur : la chaleur de vaporisation (constante Lv dépendant de la nature du gaz, exprimée en calories par gramme).
4)  - La température est une mesure de l’excitation des molécules qui composent un liquide ou un gaz. Les plus excitées ont tendance à transmettre l’énergie aux plus calmes.      
      La chaleur passe donc spontanément des corps les plus chauds aux corps les plus froids par l’intermédiaire de l’air ou du liquide qui les entoure.

    Voyons maintenant ce qui se passe dans le réfrigérateur (schéma ci dessous) :

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    Un réfrigérateur ne fabrique pas du froid", il capte la chaleur à l'intérieur du compartiment étanche du frigo et l'évacue à l'extérieur dans la pièce.
    Un compresseur mû par un moteur électrique (qui consomme donc de l’énergie électrique du réseau), compresse un gaz, et donc il le chauffe.
    On fait alors passe ce gaz dans un condenseur, composé de tubes très fins liés à des ailettes métalliques qui chauffent à son contact. L’air qui passe dans ces ailettes évacue la chaleur. On chauffe donc l’air de la pièce, dont la température n’augmente pas beaucoup car son volume est important.
    En se refroidissant le gaz se liquéfie, et perd encore de la chaleur de liquéfaction, qui est également évacuée
    A l’entrée dans le réfrigérateur se trouve un détendeur constitué de trous fins; le liquide se détend et se fractionne en petites gouttelettes, qui s’évaporent. Cette évaporation absorbe la chaleur de vaporisation et le gaz refroidit jusqu’à de très basses températures, de l’ordre de - 40 d°C.
    Il se réchauffe progressivement dans l’évaporateur métallique, qui refroidit l’air intérieur du réfrigérateur, dont les parois sont isolées thermiquement. Les objets, notamment aliments, que contient le réfrigérateur se refroidissent en cédant leur chaleur à l’air qui les entoure.
    Ce cycle fonctionne en continu tant que le compresseur fonctionne. Un thermostat surveille la température intérieure du réfrigérateur. Lorsque la température voulue est atteinte, il coupe l’alimentation du compresseur. Lorsque la température intérieure se réchauffe de quelques degrés, il le remet en route pour ramener cette température à la valeur voulue.
     Les fluides des réfrigérateurs dépendent du système utilisé, (des températures de service et des systèmes d’échange), et doivent être inoffensifs pour l’homme et pour l’environnement.
    Les produits utilisés sont surtout des carbures chlorés et fluorés, comme les fréons (le plus utilisé le R12 était un dichlorodifluorométhane CCl2F2).
    Certains de ces produits, qui détruisaient la couche d’ozone en haute atmosphère, ont été interdits, et une règlementation stricte définit maintenant l’utilisation des autres pour limiter toute fuite, notamment au chargement et déchargement et stockage du fluide.

     Passons maintenant à la climatisation. Je me contenterai de celle qui refroidit une ambiance car lorsqu’elle la chauffe, c’est une simple résistance électrique qui chaufe l’air  que l’on y recycle, exactement comme dans un chauffage électrique.
    En fait la climatisation est un réfrigérateur, quant à son fonctionnement de principe, mais elle est mécaniquement organisée différemment, puisqu’il s’agit de refroidir une pièce (ou un habitacle de voiture), en évacuant la chaleur à l’extérieur.
    Le schéma ci dessous montre cette organisation dans laquelle on retrouve le compresseur, le condenseur, le détendeur et l’évaporateur.

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    L’évaporateur est dans la pièce  et on fait passer à travers lui, grâce à un ventilateur,  de l’air de la pièce ou de l’habitacle qui se refroidit et va donc, en se mélangeant à l’air de la pièce, va diminuer sa température.
    On ventile aussi de l’air à travers le condenseur, lequel est chaud et va être évacué à l’extérieur de la maison ou de l’habitacle. Dans le cas d’immeubles, le condenseur est parfois dans une boite métallique à l’extérieur, séparé de la partie évaporateur, et une tuyauterie les relie.

Vendredi 16 janvier 2015 à 7:57

Sculpture, musées, peinture

  En cette période d’hiver, on parle évidemment beaucoup de montagne et de neige.
Je suis maintenant trop âgé pour aller ainsi voir de somptueux paysages, alors j’essaie de les regarder en photos sur internet et je vous en ferai partager quelques unes en intermède.


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    L’aiguille du Midi (ci dessus), avec ses les terrasses aménagées qui permettent à 500 000 visiteurs tous les ans de contempler paysage exceptionnel des Alpes françaises, suisses et italiennes, et notamment le Mont Blanc. Un téléphérique vous transporte en 20 minutes du centre de Chamonix à 3842 mètres
    Sur le chemin de ce célèbre sommet un tout nouveau refuge a été construit, le « Refuge du goûter » une structure ovoïde de métal et de bois, qui peut accueillir 120 personnes  à 3835 mètres d’altitude.(photo ci dessous).
 Ensuite une photo de ce Mont Blanc à l’accès relativement difficile pour un alpiniste amateur


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    Les Grandes Jorasses désignent six pics du massif du Mont Blanc, qui culminent entre 4000 et 4200 mètres, à la frontière entre la France et l’Italie. La face Nord (versant français) est l'une des plus grandes arête granitique des Alpes : 1 200 m de haut sur près d'un kilomètre de long.

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      Accessible depuis l’aiguille du Midi, la « Vallée Blanche » est fréquentée par des skieurs expérimentés. Gare aux crevasses et aux avalanches, mais le spectacle est féérique  (photo de gauche)
     L’aiguille des Glaciers à 3817 mètres émerge de son écharpe de brume. (photo de droite)

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    Plus verdoyant (et moins haut), le « Parc des Ecrins » de presque 1000 km2 est bordé par le massif des Ecrins, qui culmine à 4102 mètres. De nombreux sentiers de randonnée permettent de découvrir ses paysages, comme ci-dessous  le vallon du Petit-Tabuc.

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    Dans la région un superbe lac artificiel de Serre Ponçon, créé par la construction d’un barrage sur le Durance,d’avril 1957 à novembre 1959, a une vingtaine de km de long et est à 780 mètres d’altitude. Le barrage est un massif en « terre » haut de 123 m, large de 125 m en pieds, de 600 m en crête.

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Jeudi 15 janvier 2015 à 8:19

Energie, nucléaire, économies

Vous m’avez posé des questions sur des installations concernant la régulation de l’énergie et le confort des habitations, et leurs principes.
    Hier j’ai traité la chaudière à condensation, aujourd’hui je parlerai des ventilations mécaniques à double flux.

    Avant 1960, il n’y avait pas, en France, de « ventilation mécanique contrôlée », (VMC), dans les maisons et immeubles : on aérait en ouvrant les fenêtres pour renouveler l’air. Dans les cuisines et les salles de bain, il y avait des grilles d’une dizaine de centimètres, donnant sur l’extérieur ou parfois un ventilateur électrique. On disait qu’il s’agissait de « ventilation naturelle ».

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    Puis on a vu apparaître des « ventilations à simple flux ». C’est ce qui existe dans les immeubles où j’habite : voir photo ci dessus.
    Un ventilateur sur le toit ou dans les combles,  extrait de l’air de conduites qui descendent dans les pièces humides des appartements (cuisines, salles de bains, WC). Ce ventilateur aspire l’air de ces pièces qui sont mises en dépression. Pour compenser cette sortie, des orifices dans les autres pièces de séjour laissent entrer de l’air extérieur.
    Il existe une ventilation forcée qui a un certain débit et renouvelle régulièrement l’air de toutes les pièces, en évacuant en partie l’humidité et le CO2 et en faisant rentrer de l’air extérieur plus riche en oxygène.
    Si on ferme cette ventilation, d’une part le renouvellement s’arrête, ce qui n’est pas bon pour notre santé (appauvrissement en oxygène), mais par ailleurs on ne retire pas non plus l’humidité, de telle sorte que des moisissures apparaissent, sauf si, bien sûr on ouvre souvent les fenêtres, comme autrefois.
http://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/BAPColorphoQ4.jpg    L’inconvénient est que cette VMC fait entrer en hiver de l’air froid et en été de l’air chaud extérieur. Les débits sont en effet importants (autour d’une centaine de m3/heure dans un appartement de 4 pièces), et nous avons calculé que, dans nos immeubles, cela consommait 10% de l’énergie de chauffage.
    Un perfectionnement a consisté à mettre sur les sorties d’air des pièces humides, des « bouches hygro-réglables », la ventilation étant adaptée au taux d'humidité relative de ces pièces. C’est d’un meilleur confort et plus économe en énergie, mais cela nécessite des ventilateurs centraux induisant une dépression suffisante au niveau des bouches (plus de 50 pascals).
    Dans ces bouches, la dilatation d’une petite structure sensible à l’humidité, ferme plus ou moins l’orifice d’aspiration de la bouche (voir vue ci contre).

    Ce type d’installation à simple flux est très difficile à modifier, surtout dans un immeuble, car les conduites de ventilation sont en général intégrées dans les murs, et les entrées d’air sont également des orifices pratiqués dans les murs des pièces non-humides.

    Depuis une vingtaine d’années la VMC est devenue « à double flux », du moins dans la plupart des constructions neuves.
    Le principe général reste le même : la VMC est un circuit de ventilation permettant de récupérer de l'air dans les pièces dites "sèches" (chambres ou séjour) et de le renvoyer dans les pièces dites « humides".
    Un ventilateur aspire l’air des pièces humides, tandis qu’un autre ventilateur envoie de l’air dans les pièces sèches. Une partie de cet air est recyclé, mais une partie de l’air vicié des pièces humides est aussi renvoyé à l’extérieur, tandis qu’une partie de l’aier envoyé dans les pièces sèches est pris à l’extérieur.
    Pour éviter les pertes d’énergie de la VMC simple flux et avoir un bon confort, un échangeur thermique (qui récupère l'air vicié) peut venir en complément de la VMC double flux pour préchauffer l'air entrant durant l'hiver (grâce à l'air sortant) et de le rafraîchir durant l’été.
    Les échangeurs sont en aluminium et PVC, et sont constitués de minuscules systèmes alvéolaires où l’air entrant et l’air sortant circulent séparés par une paroi très mince, les surface de contact étant très importantes, afin de favoriser les échanges thermiques.
    Il existe des échangeurs à flux croisés (à gauche, sur la photo ci dessous) ou à contre courant (à droite). Les flèches indiquent les sens de circulation et les températures (correspondant à -12 d°C extérieur) sont celles en l’absence de chauffage complémentaire, mais avec une excellente isolation thermique de la maison.

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    On constate qu’évidemment il faudrait un apport de calories complémentaire par des résistances électriques à l’intérieur de l’échangeur, mais on constate un bien meilleur rendement des systèmes à contre courant (le temps et la surface de contact étant meilleurs)

    Le système est simple dans une maison individuelle, surtout si elle n’a pas d’étage, la circulation étant assurée par des tuyaux en plastique souples dans les combles, et la centrale de ventilation et d’échange est de petite taille (voir photos ci dessous).

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    Le système est beaucoup plus complexe dans un immeuble, où d’une part la centrale est beaucoup plus importante, et où surtout les conduites de ventilations doivent exister à tous les étages et dans tous les appartements. Elles sont donc intégrées dans des gaines techniques et dans les murs.
    Il est donc pratiquement impossible dans un immeuble de transformer une ventilation simple flux en double flux. Il faudrait créer des gaines pour les conduites au plafond des pièces de séjour et de chambres. (à gauche une ventilation d'immeuble, à droite un module échangeur thermique).

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    Les calculs de fonctionnement des VMC sont très complexes et sont liés non seulement à l’installation elle même et aux conduites d’air, mais aussi à l’isolation thermique de l’immeuble ou de la maison.
    Les VMC double flux sont indispensables et performantes dans les maisons extrêmement isolées, à très faible dépense d’énergie, qui  sont pratiquement étanches (et donc ce renouvellement d’air est vital).
    A noter,que, pour des raisons d’allergies, il faut qu’une telle ventilation comporte des filtres à poussières et pollens, qu’il faut régulièrement nettoyer et changer au bout d’un certain temps.
    Ce sont des installations onéreuses, mais qui, à terme rendent les dépenses énergétiques très faibles (à condition de ne pas ouvrir les fenêtres).

Mercredi 14 janvier 2015 à 9:07

Energie, nucléaire, économies

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     Le début de l’année est la période des assemblées générales de copropriétés. J’en sais quelque chose, puisque je m’occupe à titre bénévole de l’entretien et des travaux des immeubles ou j’habite, et je prépare actuellement cette assemblée.
    Plusieurs correspondant(e)s perplexes me posent des question sur des problèmes d’économie d’énergie : qu’est ce qu’uns chaudière à condensation, une ventilation mécanique à double flux, un climatiseur, une pompe à chaleur, le chauffage solaire etc…
et comment tout cela fonctionne t’il?
    Ce sont des installations très différentes et assez complexes et je vais donc faire un article sur chacune d’elles.
    Je vais commencer par la plus simple à expliquer : la chaudière à gaz à condensation (qu’elle soit dans une maison individuelle ou un immeuble).
    Référez vous au schéma ci dessous :
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    Dans une chaudière à gaz ancienne, une rampe à gaz chauffe le corps de la chaudière qui contient des tubes dans lesquels circule de l’eau. Le gaz brûle en produisant du CO2 et de l’eau sous forme de vapeur : l’ensemble constitue les « fumées », qui, si la chaudière est bien réglée ne contiennent pas de particules et sont donc blanches comme la vapeur qu’elle contiennent (CO2 est incolore). Ces fumées ont une température d’environ 200 d°C à la sortie de la chaudière et au départ de la cheminée. Une partie de l’énergie calorifique est donc emportée par ces fumées (environ 15%).
    La chaudière à condensation a pour but de récupérer une partie de cette chaleur d’une part en faisant chauffer l’eau de retour des radiateurs par les fumées dans un échangeur. Les fumées passent ainsi de 200 à 50 d°C environ, et d’autre part en condensant la vapeur en eau, au contact des tuyaux de retour relativement froids.
    Cette eau condensée est évidemment évacuée.
    En se condensant l’eau restitue ce que l’on appelle la « chaleur de vaporisation » qui est en partie récupérée par l’eau de retour, qui est ainsi réchauffée par les fumée et la condensation, avant de repasser devant la rampe à gaz.
    On peut réaliser ainsi une économie de 5 à 10% de gaz, par rapport à une chaudière classique, mais il faut connaître quelques éléments supplémentaires pour savoir si une telle chaudière, qui coûte environ 20% de plus, est rentable.

    D’abord le changement de chaudière est onéreux (3.000 à 10.000 €, voire plus dans un immeuble) et donc cela n’est rentable que si votre chaudière est ancienne et amortie financièrement. De plus il faudra changer les tuyauteries au voisinage de la chaudière pour que l’eau de retour des radiateurs lui soit raccordée.
    Ensuite n’écoutez pas les sirènes qui vous prédisent 30% d’économie.
    Une partie du rendement de votre échangeur supplémentaire dépend de la condensation de la vapeur, qui se fera d’autant mieux que la température de l’eau de retour des radiateurs est basse, car c’est ce « froid » qui fait condenser la vapeur.
    Donc si vous avez des radiateurs « basse température » ou un chauffage par le sol, vous pouvez espérer un gain jusqu’à 10%. Par contre avec des radiateurs normaux et notamment dans un immeuble, la température de retour de l’eau est de l’ordre de 55 d° et il ne faut guère espérer un gain supérieur à 5%.
    Le gain peut être plus important si vos chaudières sont très vieilles, mais il n’est pas alors dû à la seule condensation, mais au rendement de la chaudière neuve, nettement plus élevé.
    Il faut également se renseigner, car il y a des aides et déductions d’impôt, pour l’installation de telles chaudières.
    Certaines aides sont sous conditions de ressources. Le crédit d’impôt et la TVA à taux réduit sont applicables à toute installation faite par un professionnel.
    Certaines primes sont réservées aux « propriétaires occupants » également sous conditions de ressources.

Mardi 13 janvier 2015 à 8:12

Actualité

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    Les 17 personnes qui ont été lâchement assassiné sont mortes en  martyrs pour notre liberté de pensée et pour les valeurs de notre pays et de notre civilisation.
    Le rassemblement de foule de dimanche était extraordinaire, mêlant des gens de tous pays, des politiques de tous bords, les diverses religions et les athées, tous unis contre l’horreur.
    Les trois assassins, s’ils ont malheureusement ôté des vies, ont raté leur but. Au lieu de susciter la peur et la division, ils ont provoqué un rassemblement, une levée de masse, la réprobation de millions de personnes dans le monde entier.
    Et si vous allez voir sur internet, il y a des centaines de dessins, beaucoup concernant Charlie, car c’est devenu le symbole de la liberté de pensée, au travers de celle de la presse, mais aussi évoquant la lutte pour la liberté.
   
    Alors, au lieu d’un intermède, j’ai choisi aujourd’hui de montrer quelques uns de ces dessins.

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Lundi 12 janvier 2015 à 8:12

Notre cerveau : intelligence; langage

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     Parmi mes correspondant(e)s, certain(e)s me paraissent très crédules et croient ce qu’on leur dit, pourvu que cela ait l’air logique, ou que cela provoque une émotion qui les touche.
    Certes c’est faire confiance facilement et c’est une qualité, mais cela peut être nocif, notamment sur internet où circule de nombreuses informations fausses, voire destinées à tromper et à escroquer les internautes crédules.

    A t’on une idée des raisons de cette crédulité?

    Nous pouvons être abusé par nos sens et percevoir une sensation de façon erronée, mais c’est rarement une question de crédulité, mais un défaut d’analyse de la perception dans lequel notre capacité de jugement n’est que peu en caus : c’est la cas par exemple des illusions d’optique ou des dessins en trompe-l’œil.
    Nosu pouvons aussi penser vrai une proposition, après une analyse logique, où nous avons été trompés par un « biais de raisonnement ». Là encore, notre cerveau a cette fait une erreur, mais ce n’est que rarement un problème de crédulité.
    Les informations qui mettent en cause notre crédulité sont en général celles qui sont communiquées par autrui, que ce soit oralement ou par lecture sur des journaux , livres ou internet, ou à la vue de certaines images fixes ou vidéo.
    Normalement on ne devrait pas y croire, mais… et on ressent à postériori une certaine gêne : « comment ai-je pu croire une chose pareille !! ».
    En effet « normalement notre cerveau analyse et réfute ce qui nous paraît faux, mais notre cerveau n’est pas parfait. Il ne peut notamment consacrer assez de temps et d’énergie à une analyse approfondie, et donc il peut faire des erreurs.
    En fait il est utile de collecter de nombreuses informations et notre cerveau est programmé par l’évolution, à la fois pour s’informer, mais aussi pour ne pas croire n’importe quoi. Mais entre les deux tendances il peut y avoir des failles.

    Au départ, il est normal qu’un enfant soit crédule et fasse confiance aux gens qui lui donnent des informations. Pour douter de la véracité de l’une d’entre elles, il faut en effet avoir eu connaissance d’informations éventuellement contradictoires.
    Mais très vite l’enfant apprend à douter de ce qui est en contradiction avec les faits dont il a l’habitude : les noms des objets courants, les images de l’environnement, ses possibilités gestuelles. Par contre ils sont sensibles à une croyance partagée par plusieurs personne et cela continuera à influencer lles ados et les adultes.
    Il est certain que l’éducation et l’instruction jouent un rôle important. Un famille où l’on a l’habitude de discuter de la véracité des informations, une instruction scientifique qui favorise la logique, le raisonnement et lka référence à des théories, favorise sûrement la capacité à douter.
    A l’inverse un scepticisme à outrance, peut amener à rejeter des informations contradictoires vraies au profit de la première hypothèse qui était fausse.
    Les émotions influencent aussi notre jugement, d’une part nous croyons plus volontiers des informations qui nous touchent émotionnellement et d’autre part nous croyons plus volontiers des informations qui nous sont données par des personnes qui nous sont chères.
    Le cerveau a également plus de facilité à croire une information qui suscite un certain plaisir induisant une production de dopamine par ses centres de récompense.

    Le cerveau a deux filtres principaux pour trier les informations :

    Le filtre cognitif, que l'on pourrait appeler le "sens critique" ou simplement le "bon sens", cherche à établir si une information est crédible ou non au regard de l'expérience et de la culture de chacun. Face à une information absurde ou contre-intuitive, (un vaisseau martien atterrit dans mon jardin !), nous exerçons spontanément ce filtre cognitif.
          Evidemment ce filtre est donc plus ou moins performant selon l'éducation et l'instruction que nous avons reçue, mais aussi suivant notre personnalité (avons nous une préférence cérébrale de décision "logique"?), et aussi selon l'expérience que nous a apportée la vie.
              La défaillance de ce filtre peut se manifester de deux façons :
                 - la première apparaît comme une acceptation non critique de choses ou de possibilités invérifiables. Ces croyances invérifiables appartiennent le plus souvent aux religions ou à un corps de doctrines et de rites pratiqués en groupe, sous une autorité hiérarchisée. C'est le cas de l'adhésion aux doctrines de sectes.
               - la deuxième manifestation de la crédulité, consiste en une acceptation non critique de choses ou de possibilités vérifiables, ce qui relève d'une confiance naïve et paresseuse. Une analyse logique et scientifique correcte devrait les éliminer; encore faut il avoir les connaissances suffisantes, et la volonté de le faire (c’est fatigant !!).

    Le filtre émotionnel trie ce qui est désirable ou non. Car pour qu'une information soit acceptée, il ne suffit pas qu'elle paraisse vraie ou fausse, il faut aussi qu'elle ne perturbe pas trop l'équilibre psychique
       Le filtre émotionnel tient compte de nos désirs, de nos sentiments, de nos valeurs morales et religieuses.
    Si nous désirons fortement quelque chose, toute information qui nous porte à croire que ce désir va être exaucé, apparaît comme bienvenue, et nous avons davantage tendance à la croire. Tout l'art des astrologues et cartomanciens est fondé sur cette tendance, leur problème étant de nous faire avouer nos désirs profonds, sans que nous nous en rendions compte.
    Et, sur les réseaux sociaux c'est encore pire, car n'importe qui peut y écrire.
    La liberté d'expression est essentielle pour notre liberté de pensée, mais comme toute chose - internet notamment - le progrès, comme la médaille, a son revers.
        Des personnes ayant une grande curiosité intellectuelle et une éducation sentimentale, morale et religieuse poussée, peuvent trouver dans des doctrines ou croyances très discutables - comme l'astrologie par exemple - un élément qui les passionne et les rassure, ne sachant plus ce qui relève de la croyance non fondée et de la raison, tout en ayant l'illusion d'accéder à des niveaux de compréhension supérieurs.

             Le psychologue américain Robert Cialdini a montré que, bien que notre cerveau soit équipé de certains mécanismes fondamentaux destinés à vérifier la cohérence des informations communiquées, par autrui, notre esprit n'a pas les moyens d'être exhaustif, et qu'il utilise par conséquent de nombreux raccourcis cognitifs pour se forger une opinion, ce qui n'est pas sans inconvénient.
            En cas d'incertitude, on a tendance à former ses croyances en se référant à ce qui semble être admis par le plus grand nombre de personnes ; plus on a l'impression qu'une croyance est partagée, plus elle a des chances d'être acceptée par le système cognitif.
            Si cette stratégie se révèle satisfaisante dans de nombreuses situations, elle peut bien entendu également conduire à adhérer à des idées fausses, notamment lorsque ce mécanisme est mis à profit par des personnes mal intentionnées.
            Le tri effectué est loin d'être imperméable à toute forme d'informations erronées, car d'une part il est indispensable que ce filtrage soit une évaluation automatique et très rapide, et d'autre part l'évaluation logique doit aussi se préoccuper des conséquences émotionnelles que les informations reçues auraient sur l'organisme.
            Et comme le filtre émotionnel a également son mot à dire, ils entrent tous deux en compétition.

    Alors comment procède un manipulateur pour nous faire croire à ses arguments ?
            D'abord, il essaie d'avoir des arguments qui soient vraisemblables au plan de la logique ou des connaissances moyennes des individus ou de leurs habitudes.
            Ainsi dans les arnaques sur internet pour vous extorquer des renseignements sur votre messagerie ou vos comptes bancaires, on vous envoie un message avec des en-têtes qui sont exactement celles de l'organisme qui est censé vous demander les renseignements. Il vous faudrait un examen de plusieurs minutes avec les deux modèles sur votre écran, pour déceler de petites différences.
            Ensuite il s'adresse à votre émotivité ou aux conséquences possible de votre émotivité en vous promettant soit un cadeau "vous n'allez pas le croire, vous êtes le millième gagnant...", soit il va vous faire peur "pour que vous puissiez continuer à vous servir de votre compte, vous devez...." et vous vous imaginez privé(e) de votre carte bleue.
            Ainsi, l'art des manipulateurs consiste à formuler leurs thèses de façon à ce qu'elles soient évaluées positivement par les mécanismes du filtre cognitif  en leur donnant une tournure apparemment logique, en faisant miroiter les conséquences émotionnelles positives de leurs propositions, ou en utilisant éventuellement des complices afin de susciter un effet de consensus, tout en tenant un discours clairement articulé qui procure une satisfaction intellectuelle.
            A l'inverse, on croit peu aux prédictions funestes, car elles procurent des émotions négatives, sauf lorsque le danger est imminent et que la réaction de survie paraît essentielle. Dans ce cas, nos centres amygdaliens s'emparent du problème, et le filtre cognitif est court-circuité, car la nécessité d'agir rapidement l'emporte, er la crédulité devient totale.

         Mais personnellement, ce qui m'ennuie le plus, c'est que les journalistes, pour faire du sensationnel, notamment à la télé, disent souvent n'importe quoi, sans vérifier si c'est vrai, et même sans penser aux conséquences possibles de ce qu'ils disent.
        Et, sur les réseaux sociaux, c'est encore pire; c'est normal, tout le monde peut y publier ce qu'il veut, sans réfléchir. 
        On l'a bien vu lors de l'intervention des forces de l'ordre, où ce que montrait la télé, et pis encore internet, pouvait faire capoter l'intervention, au péril de vies, si les terrorristes assassins avaient pu le voir sur leur téléphone portable.
        Cette liberté d'expression est essentielle pour notre liberté de penser, mais le progrès et notamment internet, comme la médaille, a son revers.


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