Dimanche 11 janvier 2015 à 8:11

Astronomie, univers

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     J’ai lu dans « La Recherche », un article concernant notre Terre, qui m’a beaucoup étonné car je n’avais jamais entendu parler de cette découverte de Graham Pearson, de l’Université d’Alberta au Canada.
    En 2013, des géologues ont récupéré dans des roches volcaniques du Brésil, des diamants qui provenaient d’une grande profoindeur : probablement plusieurs centaines de kilomètres. C’est assez courant et ces diamants sont cabossés et de couleur marron.
    Mais ce qui est extraordinaire, c’est que ce diamant avait une inclusion d’un minéral qui s ‘appelle de la « ringwoodite ». En fait ce minéral n’existe pas naturellement sur terre, car il se transforme en un autre minéral voisin « l’olivine », en remontant lentement des profondeurs. La ringwoodite a été obtenue artificiellement sous haute pression, en laboratoire. Dans notre cas, le diamant, très dur, a agit comme un bouclier, maintenant la pression sur le minéral qui est resté tel qu’il était à l’origine.
    Les minéraux de la famille des olivines contiennent du calcium, de l’aluminium, du fer, du magnésium, du silicium et de l’oxygène.
    Et, chose encore plus extraordinaire, ce petit morceau minéral, contenait 1,5% d’eau. La zone du manteau terrestre où s’est formé le diamant, contient donc de l’eau.

    A la suite de cette information des chercheurs de plusieurs universités américaines ont étudié le sous-sol très profond américain, à l’aide d’ondes sismiques, comme en recherche pétrolière, mais à des profondeurs cent fois plus grandes.
    Ils ont trouvé des anomalies de vitesse à une profondeur de 660 km. Normalement ces anomalies sont dues à un magma en fusion, mais cette hypothèse est peu probable car la pression à cette profondeur est trop forte
    Les chercheurs ont alors fabriqué un morceau de ringwoodite, contenant 1% d’eau, et ils l’ont soumis à une pression de 30 gigapascals et une température de 1600 d°C, conditions analogues à celles existant à 660 km sous terre. Ils ont alors constaté  que la ringwoodite n’était plus stable et qu’un petite quantité de roche fondue existait entre les grains, quantité compatible avec l’anomalie de vitesse des ondes sismiques constatée.

    Il pourrait donc y avoir sous nos pieds des quantités importantes d’eau entre 400 et 700 km de profondeur, eau incluse dans la roche et la liquéfiant sous cette pression et cette température. Les atomes d’eau sont inclus dans la structure des minéraux.
    C’est effectivement une information étonnante, on parle même d’autant d’eau que dans nos océans, mais je ne pense pas que nous puissions en tirer profit et que nous pourrons demain arroser nos champs avec cette eau qui est à plusieurs centaines de km sous nos pieds. Les forages les plus profonds actuels ne dépassent pas 12 km !!
   
    Le schéma ci dessous, emprunté à la revue La Recherche, décrit le phénomène constaté, la remontée d’un diamant se faisant par une cheminée volcanique. Des articles ont été publiés dans la revue américaine "Nature" au début 2014.

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Samedi 10 janvier 2015 à 7:54

Animaux

En intermède, toujours du site Buzzly, des photos insolites.

Elles me rappellent un gentil caméléon, qui vivait au plafond de ma chambre au Sahara et descendait le soir pour que je lui gratte le menton. Il avait la gentillesse de manger toutes les mouches qui avaient l'audace de rentrer. (chose curieuse, il y a énormément de mouches en plein désert !).

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Voilà deux geckos, mais que se disent ils?


















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et en voilà un autre, de la taille d'un doigt :















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Un caméléon rigolard :


















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Un tout petit serpent d'Amérique













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Un bébé crocodile; attention il va grandir !!







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Un bébé caméléon









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Une tortue souriante :










et deux lézards amoureux :

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Vendredi 9 janvier 2015 à 8:25

Biologie, santé.

J’aime bien lire des revues scientifique, ou, sur internet, des comptes rendus et articles sur des recherches de laboratoires. Comme j’organise des visites et des conférences pour des ingénieurs, cela ma permet aussi de rencontrer de temps à autre des chercheurs. J’irai en mars visiter « Neurospin », à Saclay.
    Mais il y a trop de choses à voir et je n’ai pas assez de temps pour cela.

    Cette année, j’ai été étonné de toutes les études concernant l’ADN et le génome.
Certaines de ces études m’effraient même un peu, car comme tout progrès scientifique, on peut s’en servir pour le bien de l’humanité, ou contre elle, ou même simplement jouer à l’apprenti-sorcier. En biologie, le XXIème siècle sera sûrement celui du génome et des études de thérapeutique génétique.
    Si seulement cela pouvait éliminer tous les enfants handicapés à la naissance, ce serait déjà un grand progrès.

    Un compte rendu d’étude assez récent m’a interpellé. Jusqu’à présent les études de génétique consistaient à décoder, inventorier, recopier et manipuler le code génétique universel des ADN, formé des assemblages à l’infini, de quatre bases puriques : C (cytosine), G (guanine), T (thymine), A (adénine), qui forment les barreaux d’une échelle hélicoïdale, composée de sucres et de phosphates (voir mes articles des 3, 4 et 5 juillet 2010). C et G, T et A sont toujours associées dans les barreaux de l’échelle.
    Jusqu’à présent on n’avait pas touché aux éléments du code, qui est la base même de la vie, permettant la synthèse de l’ARN messager, puis des acides aminées et enfin des protéines, (il y en a des dizaines de milliers), qui sont les briques de toutes les cellules de tous les organismes vivants, et de leurs échanges avec le milieu extérieur.
    Et voilà qu’une équipe de chercheurs de Floyd Rosenberg, de l’Institut SCRIPPS de Californie, a créé un morceaux d’ADN, contenant deux nouveaux « barreaux » du code génétique, inconnus dans la nature, et entièrement synthétisé en laboratoire.
    Ils les ont inclus dans des bactéries et celles ci se sont reproduites, en léguant à leurs descendants ce génome artificiel.


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    Les bases puriques C et G, A et T, se lient entre elle par des liaisons dites faibles  « liaisons hydrogènes », dues à une faible attraction électromagnétique des atomes d’hydrogènes entre eux.
    Les premiers essais de synthèse qui conservaient ce principe, avait mené à des corps chimiques qui pouvaient se lier aux bases puriques et entraînaient des erreurs de reproduction génétique. Il fallait trouver une autre forme de structure.
    Les nouvelles bases que j’appellerai X et Y, ne reposent pas sur ce principe, mais une une complémentarité de forme stéréochimique, qui fait qu’elles s’emboîtent comme des pièces d’un puzzle. Leur zone de contact est électriquement neutre et on les appelle des liaisons hydrophobes.
    L’équipe de chercheurs a passé 12 ans à synthétiser et essayer plus de 300 corps chimiques, car il fallait qu’ils puissent être pris en charge, par les multiples protéines et enzymes, qui assurent leur duplication et la chimie de synthèse des acides aminés et protéines. Les essais se faisaient évidemment in vitro.

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    Il fallait ensuite voir si le système pouvait être reproduit dans un organisme vivant, et les chercheurs ont introduit ce morceau d’ADN, dans une bactérie Eschericia coli, et non dans l’ADN principal, mais dans un plasmide, petit ADN complémentaire circulaire, qui n’est pas obligatoirement traduit en protéine, et n’est pas essentiel pour la vie de la cellule.
    Mais la cellule ne pouvant synthétiser les nucléotides artificiel X et Y, qui ne sont pas naturels, il fallait en outre les lui fournir, pour qu’elle puisse se reproduire.
    Les chercheurs ont trouvé que certaines algues importent de l’extérieur certains composants grâce à des protéines, qui sont des « canaux à nucléotides », un peu comme les canaux ioniques des neurones. Ils ont réussi à créer de tels canaux, à fournir le matériel chimique et génétique nouveau et les bactéries se sont alors reproduites, en conservant leurs paires X-Y.
    L’équipe essaie maintenant de comprendre le mécanisme de transcription et de trouver les nouvelles protéines formées et leurs propriétés.
    Nous ne sommes qu’au début de l’étude.
    On ne sait pas non plus si on pourra intégrer un grand nombre de paires X-Y et d’autres paire W-Z, sans que l’ADN ne proteste en devenant incapable de se reproduire de façon stable.
    Puis il faudra étudier les propriétés des organismes vivants ainsi formés, de façon à ne pas travailler au hasard, mais dans un but génétique précis.

    On ne sait pas encore qu’elles seront les applications possibles, notamment en thérapeutique génique. Une bonne dizaine d’années est encore nécessaire pour y voir plus clair.

   

Jeudi 8 janvier 2015 à 9:37

Actualité

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    Je ne suis pas un lecteur assidu de Charlie hebdo, je souriais seulement parfois devant les dessins que l’on montrait à la télé ou dans la presse.
    Certes certains de ces dessins étaient critiques et dérangeants, mais ils nous montraient simplement, avec humour, les travers absurdes de nos sociétés actuelles.
    Ces journalistes n’avaient que leurs stylos pour se défendre, et les deux policiers ont été également froidement assassinés avant de pouvoir faire un seul geste.

    Aujourd’hui, comme la plupart des français, je suis triste et indigné et pas fier d’être un homme du XXIème siècle.
    J’ai pourtant connu la guerre où des hommes, des femmes et des enfants mourraient tous les jours. mais c’était un conflit avec des hommes en armes des deux cotés. Il y avait pourtant quelque chose d’analogue : la traque des juifs et l’intervention des SS : là aussi il s’agissait de lâches assassinats. Mais on savait à quoi s’en tenir et on essayait, dans la mesure de nos faibles moyens de les aider à fuir la mort.
    Ces journalistes n’étaient jamais violents, et si leurs critiques étaient parfois acerbes, ils prônaient la paix et la liberté.
    Ils défendaient les valeurs de la France, la liberté de penser et de s’exprimer, d’avoir des opinions religieuses ou politiques différentes de celles du voisin et cependant de le respecter et de ne pas être intolérant; de ne pas être moutonniers et de montrer la chance que nous avons d’être dans un pays de liberté, où, à condition d’être polis et de ne pas être injurieux, on peut encore critiquer, même le pouvoir en place, sans se faire arrêter et mettre en prison, comme dans les pays totalitaires.
    Et de plus c’étaient des journalistes de talent.

    Les gens qui ont assassiné ces onze hommes et cette femme, et blessé une policière ce matin, sont des barbares sans intelligence, dont on a profité de la bêtise, pour leur laver l’esprit comme dans une secte, et en les droguant éventuellement, comme cela était le cas des terroristes du Mali, bourrés de kétamine.
    J’espère qu’ils seront arrêtés et impitoyablement punis, mais ceux qu’il faudrait surtout arriver à éliminer, sont ceux qui les ont ainsi manipulés et qui les ont conduit sur le chemin de l’assassinat

    Mais nous ne devons pas faire d’amalgame. J’ai eu des collaborateurs dans mon métier, qui étaient musulmans et étant jeune, j’ai travaillé en stage en Lorraine dans une usine, avec des ouvriers algériens. C’étaient des hommes comme nous, qui n’auraient jamais pensé qu’il fallait éliminer ceux qui n’avaient pas la même religion qu’eux. Le Coran n’a jamais dit cela.
    Ces attentats jettent à tort le discrédit sur l’Islam et il ne faut pas céder à cette tentation. C’est d’ailleurs ce que recherchent les organisateurs de ces méfaits, qu’ils soient d’Al quaïda ou de  daech, car la religion n’est pour eux qu’un prétexte, mais ce qu’ils recherchent en réalité, c’est le pouvoir et le moyen de mettre à leur merci les foules, en les amenant, sous prétexte de religion, dans un esclavage intellectuel, en éliminant ceux qui ne pensent pas comme eux et en asservissant ceux qui voudraient s’élever de leur condition, notamment par l’instruction, et aller vers plus de liberté, en particulier les femmes.

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C'était une caricature de Charlie hebdo !

Mercredi 7 janvier 2015 à 8:22

Chats

Le site Buzzly publie de nombreuses photos d'animaux, et j'aime bien celles de chats.
     Alors en intermède je vous en montre quelques unes qui m'ont amusé.


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Ce chat se prend pour un écureuil endormi :




















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  et celui-ci rêve d'être Mireille Mathieu














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Ce chat se croit dans son yacht :










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Cet autre croit être un parrain de la mafia










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et celui là un richissime rentier  américain :









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Un chat qui se prend pour un pingouin :















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et celui-ci pour un crapaud :
























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Ce chat magicien porte une valise invisible





















          Et enfin, où est caché le chat détective qui fait une filature dans votre appartement ?

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Mardi 6 janvier 2015 à 7:47

Zoologie, botanique, évolution


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    Un petit Yorkshire, Truffe a partagé notre vie pendant 18 ans, et il faisait partie de la famille, au même titre que les enfants et petits enfants.
    Il connaissait environ 300 mots. Je ne sais pas quelle signification exacte il leur donnait, mais il est certain qu’il savait associer des mots et des objets.
    Si on lui demandait d’aller chercher des objets qu’il connaissait, il les rapportait ou s’il ne pouvait les attraper s’asseyait devant leur emplacement.
    Il connaissait le mot « téléphone », et un jour où je ne savais plus où j’avais laissé le téléphone sans fil, je lui avais dit « cherche téléphone » et il a circulé dans tout l’appartement et a fini par le trouver.
    Il comprenait même un minimum de syntaxe : si ma femme lui disait « on fait la toilette à Truffe », il allait chercher sa brosse, mais si elle disait « on fait la toilette à maman », il la précédait dans la salle de bain (ce qui était méritoire car lui avait horreur qu’on le baigne !).
    Evidemment certains mots voulaient dire la même chose : « promener », « sortir », « dehors », « faire les courses », « chercher le pain » et il allait chercher sa laisse.
    Mais tous les mots désignant des choses à manger, l’amenaient, soit devant sa gamelle, soit devant le tiroir ou le placard, où le met convoité était rangé : il fallait éviter de parler de « chocolat » dans la conversation.!
    Sa pire hantise c’est quand on parlait de « valises ». Il allait voir si on ouvrait le placard où elles étaient rangées, il restait à coté de ma femme quand elle les remplissait, et le matin suivant, quand je descendais sortir la voiture du garage, il sautait sur la banquette arrière et plus moyen de l’en sortir jusqu’à ce qu’on parte.
    Il connaissait évidemment tous les membres de la famille par leur nom et leur faisait la fête. Il reconnaissait les pas de ma fille quand elle rentrait le soir, à une cinquantaine de mètres de la maison et même la façon de conduire une auto. Quand ma belle fille venait, et qu’elle rentrait dans la cour de l’immeuble, il aboyait d’une façon particulière et allait l’attendre devant la porte.
    Une fois, il s’est manifesté ainsi et il ne s’est rien passé. Nous nous sommes moqués « tu t’es trompé Truffe ! ». Mais quand on a raconté cela à ma belle fille, elle nous a dit que ce jour et à cette heure là, elle était passé en voiture dans notre rue !
    Une de mes filles était à Toulouse et venait nous voir en avion et j’emmenais Truffe l’attendre à l’aéroport d’Orly. On se mettait au bout du couloir de débarquement et quand il l’apercevait, il courait à toute allure et lui sautait dans les bras pour la lécher, à la grande joie des autres passagers.
    Il adorait courir après des balles, et mes enfants mettaient deux quilles pour marquer les limites d’un « but » et il se mettait au milieu. Les enfants lançaient des balles à la main, de quatre mètres environ, au ras de terre et il les arrêtait presque toutes.
    Mon bureau était juste à coté de mon logement, au bout d’un bâtiment où il y avait un long couloir de plus de 50 mètres et il m’arrivait, le week-end, d’aller y chercher un dossier. J’emmenais Truffe qui enfilait le couloir à toute vitesse et 10 mètres avant la fin du couloir, il bloquait ses pattes et glissait sur le lino ciré, comme sur une patinoire; puis il revenait de même vers mon bureau, et répétait cela trois ou quatre fois.
    Un jour, je l’ai beaucoup inquiété : il y avait dans mon appartement un téléphone sans fil avec un combiné dans la salle de séjour et un dans la chambre.J’avais décroché les deux combinés et de la chambre, j’appelais Truffe dans la salle de séjour; il était perplexe puisqu’il m’entendait parler et ne me voyait pas. Alors il a couru dans tout l’appartement et m’a trouvé dans la chambre, puis il est retourné dans la salle de séjour et ne comprenait toujours pas pourquoi il m’entendait. Il est venu alors perplexe m’interroger. J’ai demandé à ma femme de prendre ma place, je l’ai pris dans mes bras et je lui ai montré les téléphones dans lesquels ma femme parlait. Par la suite, il ne se laissait plus prendre au piège, et venait me voir dans la pièce où je parlais.
   
    Je me suis souvent demandé si Truffe était un chien exceptionnel, mais j’ai lu depuis des compte-rendus de recherche de chercheurs allemand de l’institut Max Plank, de Leipzig.
    Ils ont étudié la mémoire lexicale de divers chiens Border Collies, en leur apprenant à reconnaître des objets d’après leur nom. Puis ils plaçaient un objet inconnu et demandait au chien de le chercher, mais le chien ne connaissait pas le nom. ALors il allait devant un autre objet et évidemment on lui disait « non ». il le faisait une deuxième fois, puis ayant compris que les objets avaient toujours le même nom, il allait chercher l’objet inconnu. Et cela suffisait pour que le chien retienne le nom de l’objet.
    Quand on mélange deux objets inconnus, le chien choisissait un des deux objets au hasard et si on lui disait « non », il allait chercher l’autre. Puis il revenait vers le premier objet et attendait qu’on lui dise son nom. Mais il ne retenait pas tout de suite les deux noms et il fallait répéter deux ou trois fois l’opération.
    Ces chiens connaissaient plus de cent objets dans la maison, et ils comprenaient un embryon de syntaxe, notamment sur des verbes d’action : chercher, apporter, trouver, montrer….
    Certes tous n’avaient pas la même facilité d’apprentissage, surtout en début de dressage, mais ils faisaient rapidement des progrès, et pour eux, c’était une sorte de jeu.
Pour beaucoup il fallait un nombre plus grand de répétitions pour qu’ils comprennent et retiennent, mais le nombre de mots retenus était en général, important.
   
    Finalement ce qui apparaît surtout, c’est la faculté du chien, notamment des petits chiens de compagnie, de partager la vie de l’homme, et si celui-ci apporte son attention et son amour - qui lui ait largement rendu - et accepte de « parler » avec lui, le chien est capable de montrer l’intelligence d’un enfant de dix huit mois, avant qu’il ne sache parler, mais alors qu’il comprend déjà une partie simple du langage.

Lundi 5 janvier 2015 à 9:10

Relations avec nos parents, famille

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   L’éducation des enfants est souvent une affaire de mode et de société.
    Pendant longtemps les enfants qui désobéissaient avaient droit à une punition, voire même un châtiment corporel . Sans doute avez vous lu, comme moi quand j’étais petit, les livres de la comtesse de Ségur ou Oliver Twist de Dickens.
    Moi même j’ai reçu autrefois quelques paires de claques et mes enfants en ont reçu parfois aussi quand ils avaient fait une grosse ânerie ou qu’ils avaient été particulièrement impolis. Ils ne s’en portent pas plus mal pour autant.
    Mais depuis mai 1968, la règle a été  qu’il « était interdit d’interdire » et le laxisme sest installé dans l’éducation : toute punition était donc bannie. Le résultat n’est pas excellent et on constate que beaucoup de jeunes n’ont plus guère de règle de vie.
    Alors la discussion reprend et on voit à la télévision des controverses sur le problème : punir ou ne pas punir ?

    Je crois que personne ne pense à rétablir les châtiments corporels d’autrefois.
Les « chats à neuf queues » (appelés aussi martinets) ont définitivement disparu de la panoplie des parents. Même les fessées ne sont plus à l’ordre du jour.
    On peut même à la rigueur dire que la claque provient autant de l’énervement des parents que de la bêtise faite par l’enfant.
    Mais faut il cesser pour autant toute punition ?

    J’ai déjà fait plusieurs articles sur le développement de l’enfant, (9/9/2011  26/3/2008 et 4/12:2007) en me référant non pas à Freud, dont les théories à ce sujet sont erronées, mais à la psycho-neurologie et aux études de Jean Piaget.
    Je rappelle quelques notions :
 
        - D’abord entre sa naissance et dix huit mois, l’enfant acquiert peu à peu l’usage de ses membres et l’apprentissage de ses gestes, qui se termine, à partir d’un an par le contrôle de la position debout, de la marche et de la course.
    Il apprend peu à peu une certaine autonomie, pour manger, dormir, aller aux toilettes, jouer.
    On peut l’aider énormément dans cet apprentissage, qui est celui de l’environnement pratique, en l’y intéressant, et s’occuper de lui favorise non seulement son développement physique et moteur, mais aussi son équilibre psychologique et affectif.
    Mais il faut aussi canaliser et encadrer ce développement par des règles : habitudes de nourriture et de sommeil, propreté, danger d’aller n’importe où, ne pas satisfaire toutes ses volontés et ses caprices…
    Il ne s’agit pas véritablement de sanctions, mais l’enfant doit apprendre ce que veut dire « non », et ce qu’est un ordre, même s’il faut faire attention à ce qu’il le comprenne, et il ne faut pas céder, car un enfant essaiera toujours de transgresser ce qu’on lui demande de faire ou ce qu’on lui interdit, car il veut savoir jusqu’où il peut aller et quelles sont les limites de son pouvoir propre, de son identité. Il faut qu’il comprenne notamment que l’on n’est pas son esclave, et qu’il doit obéir.

        - A partir de 18 mois ou de deux ans, apparaît le langage.
Là encore, plus l’enfant aura des discussions avec ses parents, plus vite il parlera et acquerra du vocabulaire. Mais l’usage de la parole a une conséquence énorme : on peut expliquer par les mots. Dès lors, non seulement il faut lui imposer des règles, mais pour qu’il les accepte, il faut lui expliquer pourquoi, avec évidemment des termes et une imagerie compréhensibles pour son niveau de pensée et son vocabulaire.
    Entre 2 et 5 ans, il faut que l’enfant ait peu à peu des habitudes, des rythmes de vie, des règles de vie en famille ou en société. Il faut donc ne pas laisser passer ses erreurs, mais les lui expliquer et ne pas céder et lui imposer au besoin de rectifier son comportement.
    A mon avis, une bonne explication, un non ferme, et l’obliger avec patience et fermeté à certains actes correctifs, sont des méthodes d’apprentissage suffisantes, plus efficaces que des claques et une petite privation ou une petite tape sur la main, ne sont en général qu’un dernier recours pour lui faire comprendre qu’il faut obéir.
    La difficulté de nos jours, est que la mère travaillant, l’enfant est confié aux éducatrices de la crèches ou de la maternelle et que donc l’autorité est partagée.
    j’ai aussi malheureusement constaté que les personnes de ces organismes n’ont pas toujours reçu ou compris - ou ne veulent pas appliquer - des méthodes permettant de faire accepter les règles essentielle, tout en aidant l’enfant à se développer et à prendre conscience de son « moi ».
    Et là encore, il est très important que l’enfant connaisse les limites à ne pas franchir et qu’il n’est pas l’enfant roi, dont on satisfait tous les caprices, sous prétexte qu’on a peur qu’il ne vous aime pas.

         - Entre 4 et 7 ans l’enfant fait un apprentissage très important, dans lequel les discussions avec les parents peuvent énormément l’aider : celui de la compréhension de la pensée d’autrui et notamment de la différencier de ses pensées propres.
    Il faut lui apprendre à exprimer ses pensées, ses désirs, mais en sachant qu’ils ne seront pas forcément partagés; lui enseigner aussi l’usage de la vérité - mais pas de n’importe laquelle, et un usage très modéré du mensonge.

    Il est certain qu’élever un enfant est plus difficile aujourd’hui. Jusque dans les années 70, les parents, dont souvent la mère ne travaillait pas, imposaient sans problème à leurs enfants des règles qui permettaient à la famille de vivre en paix et aux personnes extérieures de ne pas souffrir de leur comportement. Mais il était parfois nécessaire de sévir pour y parvenir.
    Aujourd’hui les parents travaillent le plus souvent tous deux, (sans parler de nombreuses familles monoparentales), sont fatigués quand ils rentrent chez eux et les enfants passent plus de temps avec les éducatrices qu’avec eux, et sont trop souvent à à la maison mis devant la télévision ou l’ordinateur, afin de laisser une certaine liberté aux parents.
    Les copains on,t pris une importance énorme, servant plus de (mauvais) modèle que les parents,; on veut appartenir au groupe, on singe les comportements des leaders, on veut avoir « la même chose «  que le copain (quelqu’une soit le coût/efficacité. Et comme les copains sont nombreux et ont des désirs différents, on veut des pas de choses et dès qu’on en a une on s’en désintéresse pour en réclamer une autre.
    Par ailleurs les disciples de Freud,( et notamment Françoise Dolto), influencés par 1968, ont considéré comme suspect de contrarier l’enfant, d’interdire et à fortiori de gronder et de punir. Il; en est résulté une très grande permissivité, voir un grand laxisme.
    Le même phénomène a envahi les méthodes d’enseignement, les professeurs recevant en outre de moins en moins de formation pédagogique.
    Bref les personnes chargées de l’éducation des enfants ont maintenant une culpabilité à l’idée de sévir et d’attenter à la liberté de leur chères tês brunes ou blondes.
   
    Je vois souvent autour de moi, de petits êtres insupportables, agités, trépignant à la moindre contrariété, injuriant copains, parents et autres adultes, et se comportant sans se soucier ni de l’environnement matériel, ni de l’environnement humain, en égoïstes seuls au monde.
Et les enfants ne sont pas plus heureux, car non éduqués pour faire face aux obstacles et à l’inattendu, et ils deviennent anxieux et fragiles devant l’insécurité du monde extérieur, ce qui les amènera parfois, à l’adolescence vers l’alcool ou la drogue (notamment le cannabis), qui les détruira physiologiquement et psychologiquement.

    Je n’ai jamais pensé qu’il fallait des punitions corporelles, mais je pense que des règles doivent être données et elles sont faites pour être appliquées, si possible par l’explication et la persuasion, mais aussi par la sanction, si elles sont fréquemment enfreintes. Ma femme et moi avons essayé d’appliquer cette méthode et nos enfant nous aiment quand même et nous en sont même plutôt reconnaissants.

Dimanche 4 janvier 2015 à 8:06

Photos, photos comiques

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     Il a un peu neigé en région parisienne, il y a quelques jours, mais tout a fondu immédiatement, et il a gelé et des cristaux de glace sont apparus. 
     Alors j'ai été chercher sur internet des photos de ces merveilles. En voilà quelques unes.

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        Comment les souvenirs sont-ils encodés dans le cerveau ? Comment les différentes formes de mémoire interagissent elles entre elles?
    Les neurobiologistes qui étudient la mémoire essaient de définir les liens qui relient les différents niveaux d’organisation du système nerveux, à commencer par les molécules puis les cellules, les circuits neuronaux, et enfin le cerveau pris dans sa globalité.   
    Ils utilisent des outils de génétique, mais évidemment sur des animaux de laboratoire, et au départ sur des mouches drosophiles, car leur cerveau est simple et elles se reproduisent vite et on peut donc étudier plus facilement leur génétique.
    Des études ont lieu également sur « l’aplysie », qui est un escargot de mer hermaphrodite, car son génome et son cerveau assez simple, sont bien connus.
    Sur des souris ensuite car ce sont des mammifères et n peut étudier leur comportement suite à des mémorisations, tout en ayant là aussi des temps de reproduction courts.

    J’ai lu un compte rendu d’une étude faite sur des souris par des neurobiologistes d’Heidelberg : ils ont injecté dans leur cerveau un virus, porteur d’un gêne particulier, qui modifie les séquences d’ADN codant la production de deux protéines, qui agissent sur la force des connexions neuronales.
    Agissant sur l’hippocampe, ces protéines augmentent la plasticité neuronale et les neurones augment leur capacité à former des souvenirs.
    Ils ont montré que les souris qui avaient une mémoire en diminution retrouvaient de meilleures capacités et que les vieilles souris se comportaient aussi bien que des jeunes dans les test de labyrinthe ou de recherche d’un objet.
    Au contraire les jeunes souris, auxquelles on injecte un virus qui entraîne au contraire le modification inverse en diminuant la synthèse des protéines en cause, montrent des mémorisations fortement diminuées.
    Les chercheurs envisagent d’étudier si ce procédé pourrait être utilisé pour soigner la maladie d’Alzeimer.

    Ces modifications d’ADN (on appelle cela « l’épigénétique »), sont souvent dues à une réaction chimique sur les bases puriques (les barreaux de l’échelle hélicoïdale ADN), notamment sur les adénines et les cytosines, qui sont alors « méthylées », c’est à dire qu’un groupe -CH3 est rajouté dans leur structure.
    Les groupes « méthyle » agissent dans l’ADN comme des marqueurs ou des interrupteurs,qui interviennent dans la réplication des cellules d’une part (et donc d’éventuelles mutation si leur place est modifiée), et surtout dans la transcription de ADN, en ARN, puis en acides aminés et enfin en protéines, qui conditionnent toute la chimie biologique.
    Dans les chromosomes, l'ADN est enroulé autour de protéines, les histones, et forme ainsi un filament plus ou moins resserré, la chromatine. Là où ce conditionnement est lâche, les gènes sont accessibles aux protéines qui activent leur expression, les facteurs de transcription ; en revanche, là où l'ADN est très resserré, la transcription ne peut pas se faire. Les groupes méthyl agissent sur cet enroulement, et notamment aux endroit où il y aura désenroulement et donc expression des gênes, création d’ARN, d’acides aminés et de protéines (voir mes articles des 3,4,5,6 juillet 2010)
    Une faible méthylation favorise en général les transcriptions, alors qu’une forte méthylation les bloque.
    La méthylation de l'ADN agit comme un "patron" qui conditionne l'expression des gènes dans chaque cellule et qui est programmé et imprimé dans les différentes cellules au cours du développement de l’embryon. Des influences internes et externes, ou provoquées par des agents extérieurs comme les virus, des réactions psychologiques agissant sur la chimie du cerveau, entraînent des modifications de ce « patron génétique », lesquelles peuvent ensuite ne pas avoir d’action (on dit alors que les gênes en cause ne « s’expriment pas »), ou au contraire provoquer des mutations épigénétiques aux conséquences plus ou moins importantes, dues à « l’expression des gênes » (c’est à dire qu’ils modifient par exemple la synthèse de protéines). Des maladies génétiques peuvent ainsi apparaître brusquement.

    Les modifications épigénétiques peuvent avoir des causes très diverse : la nourriture, la maladie, les changements hormonaux de la puberté, ou des traumatismes divers.
    Des études ont montré que la nutrition pouvait ainsi avoir une influence sur l’apparition du diabète. On a aussi montré que des famines pouvaient entraîner des carences et des modifications génétiques, qui pouvaient se transmettre aux descendants.
    D’autres études ont démontré l’existence d’un lien physiologique entre les abus sexuels, physiques ou psychologiques subis durant l’enfance et une pathologie mentale observée à l’âge adulte. De même pour de mauvais traitement infligés régulièrement à des enfants.
    Il semblerait qu’à l’inverse certains gènes pourraient être à l’origine d’un effacement progressif des mauvais souvenirs.

    Dans le cerveau ont lieu de nombreuses réactions provoquées par des neurotransmetteurs, qui agissent sur des récepteurs particuliers, lesquels peuvent être soumis à des activations ou des blocages d’autres neurotransmetteurs.
    La synthèse des molécules qui interviennent à chaque étape, est soumise à un ou plusieurs gènes, et donc nos fonctions cognitives et notre comportement, de même que notre santé, sont tributaire de l’expression permanente de gènes.
    C’est un énorme domaine de recherche biologique extrêmement important et malheureusement les recherches n’y sont pas assez nombreuses, faute de crédits.

Vendredi 2 janvier 2015 à 7:46

Biologie, santé.

 
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    Au lendemain des fêtes, beaucoup se plaignent d’avoir la « gueule de bois » et appliquent des recettes diverses pour soulager cette sensation inconfortable qui se manifeste à la suite d'une consommation excessive d’alcool.
    Cette expression bien courante vient de la sensation de raideur des muqueuses de la bouche sous l’effet de l’alcool, car elles sont déshydratées, et on a donc l’impression d’avoir un palais en bois.
    Quant à la cause, elle est en fait multiple, l’alcool étant de l’éthanol, mais il donne par transformation des aldéhydes (voir votre cours de chimie de terminale LoL), et par ailleurs les alcools et vins que l’on consomme contiennent aussi des esters très volatils, qui leur donnent des parfums, mais contribuent aux troubles cérébraux ultérieurs. D’autres substances peuvent aussi contribuer à ce malaise.
    Les alcools blancs sont en général moins nocifs que les alcools bruns ou le vin (à quantité d’alcool équivalente bien sûr). Plus vous êtes maigre et plus l’alcool aura d’action. Dilué par de l’eau et des aliments l’alcool sera moins absorbé par l’organisme et la déshydratation moindre.

    A part cette sensation, l’abus d’alcool, même s’il est en deçà de l’ivresse, entraîne une baisse de la mémoire, de la vigilance, de l’attention, et des réflexes (d’où les accidents de véhicules), une sensation de fatigue et de faiblesse, des maux de têtes et éventuellement des nausées.
    De plus l’abus d’alcool peut entraîner une hypoglycémie, avec des vertiges et des contractions musculaires.

    Quels sont les remèdes ?
    Bien sûr le plus radical aurait été de boire moins, mais c’est trop tard pour le pratiquer !!
    Evidemment il ne faut pas boire encore de l’alcool. Les remède du type boire de la bière ou du pastis le lendemain matin est totalement absurde et ne fera qu’indisposer plus encore votre estomac. Il faut au contraire s’abstenir de consommer de l’alcool pendant deux ou trois jours.
    Par contre on peut boire beaucoup d’eau voire des jus de fruiits, ce qui réhydrate et diminue la concentration d’alcool dans le sang.

    Mais chacun y va de sa recette : douche froide , café fort, avec du sel !!, une cuillerée d’huile d’olive, des huîtres ou de la soupe de poisson, de la soupe à l’ail dans le midi ou de la bouillabaisse, des filets de hareng marinés enroulés autour de cornichons et d’oignons (les rollmops), du jus d’artichaut, du jus de tomate avec des jaunes d’oeufs (cela vaut mieux que de les mélanger à du rhum !).
    Au plan scientifique et médical, tous ces remèdes ne semblent pas avoir beaucoup d’effet, et la caféine du thé ou du café risque même d’être mauvaise pour le cœur, déjà éprouvé par l’abus d’alcool.

    L’élimination d’alcool est lente, mais c’est le remède le plus efficace : 0,1 à 0,15 g par heure, et ni l’exercice physique, ni la douche froide ne l’élimineront plus vite. Par contre ils vous réveillent un peu de votre torpeur, mais l’exercice physique doit ne pas être ni dangereux (on sous-estime le danger), ni éprouvant pour le cœur.
    Les pansements gastrique ou à la rigueur l’huile peuvent éviter des désagrément stomacaux mais n’élimineront pas l’alcool non plus.
    Ne prenez pas de médicaments : l’alcool interagit négativement avec plus de 150 médicaments.Le métabolisme de l’alcool peut renforcer l’effet toxique du paracétamol pour votre foie et l’aspirine ou l’ibuprofène, s’ils soulagent les maux de tête, peuvent irriter votre estomac et aggraver votre gastrite alcoolique.
    Mangez léger le lendemain : toasts grillés et bouillon salé, pas trop gras, et des mets léger, mais c’est mieux que la diète complète. Rien de tel qu’une bonne sieste pour attendre la remise en état de votre foie. Et pas de somnifère surtout… Il est évidemment peu recommandé de faire à nouveau un gueuleton !
    Le plus terrible, c’est effectivement le repas du premier de l’an après le réveillon de la veille !!



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lancien

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