Samedi 28 février 2015 à 8:02

Biologie, santé.

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     Tout le monde sait que lesUV sont très dangereux pour la peau et à l’origine de nombreux cancers et notamment les dangereux et coûteux mélaniomes. Cela n’empêche pas les gens d’aller se faire bêtement bronzer dans les instituts de beauté et de risquer ainsi leur vie, car la sécurité y est assez mal assurée en général.
    Des pays d’Amérique du sud ont pris des mesures énergique en interdisant de tels bronzages.
L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a récemment reconnu l'exposition aux UV artificiels comme l'une des principales causes de la forte augmentation des cancers cutanés depuis trois décennies.
    En France, le nombre de mélanomes a triplé entre 1980 et 2005 : 9 780 nouveaux cas et 1 620 décès ont été dénombrés par les réseaux de  l’Institut de Veille sanitaire en 2011.
    Le risque de développer un cancer de la peau est doublé chez les utilisateurs de cabines à UV, s'ils s'exposent avant 35 ans, et accru de 20 % pour les autres.
    Les UV sont également impliqués dans le vieillissement cutané prématuré, la dégénérescence maculaire de la rétine (DMLA° de la rétine et la.cataracte (opacification du cristallin).
    Le syndicat des dermatologues a récemment demandé au gouvernement d’interdire les cabines de bronzage et un rapport du Sénat de 2012 préconisait l'interdiction de ces cabines «hors usage médical» (traitement du psoriasis), mais il est resté sans suite.
    L’Académie de médecine avait demandé l’interdiction de toute publicité pour ces cabines, mais les pouvoirs publics se sont contenté de durcir la règlementation de sécurité.

    Contrairement à une idée reçue (et à la pub), les bronzages en cabine ne préparent pas la peau à l’exposition au soleil. Les UV artificiels (les UVA) ne provoquent pas de synthèse de Vitamine D, comme le fait le vrai soleil et n’agissent pas non plus sur l’ostéoporose. Ce qui nous protège véritablement du soleil, c’est l’épaississement de la peau, dû aux UVB. Ce que ne provoque pas les UV artificiels.
    De plus, le hâle obtenu en cabine donne souvent l’illusion d’être déjà bronzé, et donc en partie protégé, ce qui incite à s’exposer plus longtemps, à des heures d’ensoleillement intense, avec une crème à indice de protection plus faible qu’on ne devrait. La peau n’étant pas encore épaissie, elle va brûler aussi facilement qu'une peau non exposéeet on aura autant de coups de soleil que si on n’était pas bronzé. Et les coups de soleil, surtout s’ils ont été pris dans la période allant de la petite enfance à l’adolescence, prédisposent aux cancers de la peau à l’âge adulte.
    Il est possible que les UVA favorisent en outre la transformation d’un papillomavirus en agent cancéreux, dans les organes sexuels et qu’ils réduisent nos défenses immunitaires.
    En fait les UVB étant plus agressifs, bien que pénétrant moins dans la peau, ils sont interdits dans les cabines de bronzage, mais cela a une fâcheuse conséquence. Comme leur actio est moindre, il faut des doses plus fortes et pour provoquer un véritable effet sur le hâle, la dose délivrée en cabine équivaut à un ensoleillement tropical.
   
    En cas d’exposition au soleil, surtout si vous avez la peau et les yeux clairs, il convient d’appliquer les règles de protection répétées chaque année : éviter la tranche 11h-16h, et surtout se couvrir: avec des vêtements à manches longues, chapeaux à larges bords, c’est encore la meilleure solution conseillent les médecins, car se tartiner de crème solaire n’est pas forcément efficace: les filtres chimiques des crèmes arrêtent les UVB, responsables des coups de soleil, mais laissent passer les UVA.
    Et pour ceux qui font comme moi, du bateau, sachez que le vent, qui dessèche la peau, aggrave les effets des UV et du soleil.

Vendredi 27 février 2015 à 8:11

Chats

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Vous savez que les photos de chats m'amusent. Alors en intermède en voici aujourd'hui et dans 3 jours, quelques unes publiées par Buzzly.
Je trouve que ci dessus, ce chat a l'air d'un grand seigneur du temps des rois.

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"Si jamais le patron allume la lumière, je vais avoir les fesses au chaud !!"











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"Je contemple les toits de Paris"














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"grr... quand vont ils me donner à manger ?"
















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Qu'est ce que je suis fatigué !!












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Une petite sieste 












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"J'ai réussi, Frottons nous les mains"
















Jeudi 26 février 2015 à 8:32

Notre cerveau : intelligence; langage

J’ai lu, il y a quelques semaines un article intéressant de Bruno Rossion,chercheur dans le Laboratoire de neurophysiologie et Unité de recherche Cognition et développement, de l’université de Louvain, en Belgique.
    Il relatait une anomalie cérébrale du cerveau, concernant la reconnaissance des visages que l’on appelle la « prosopagnosie ». (prosopon = visage, et agnosie = sans connaissance).


    Une femme en était atteinte. elle garde des enfants depuis plus de 30 ans et  reconnaître les visages de ses protégés fait partie de son travail et constitue une des bases de la relation qu'elle entretient avec eux.
    Il y a 15 ans elle a été renversée par un bus et depuis ne peux plus reconnaître les visages. Lorsqu'elle rencontre des personnes qu'elle connaît depuis des années hors de leur contexte habituel, ces personnes lui paraissent étrangères et elle ne les reconnaît plus, même si elles les a vues et a parlé avec elles quelques heures avant, en toute connaissance de leur identité.
    Elle est parfaitement capable d'identifier ces personnes par d'autres modalités notamment auditives (la voix, le rythme des pas, le rire, une toux) ou olfactives (la reconnaissance d'un parfum familier). De façon plus surprenante, elle peut reconnaître les personnes d'après des informations visuelles, telles que la démarche, la silhouette, la posture, l'écriture, ou encore par des objets personnels, par exemple les vêtements, la voiture, l'animal de compagnie. Mais elle est incapable de reconnaître les gens par leur visage.
    Pourtant elle a une excellente mémoire, et n'a pas de problèmes de vision. Elle est capable de lire et écrire, de trouver son chemin en ville et elle reconnaît tous les objets environnants. Elle a parfois un peu de mal à reconnaître certains animaux.
    Avant son accident, elle se souvient qu'elle était très physionomiste : elle pouvait voir les gens une seule fois et les identifier immédiatement par la suite. Elle connaît, outre sa famille et ses amis, des centaines de personnes, qu'elle identifiait d'un seul coup d'œil. Désormais, bien qu'elle sache qu'il s'agit d'un visage quand elle en voit un, elle ne peut identifier la personne. Il lui arrive de ne pas reconnaître les membres de sa famille, et elle ne reconnaît même plus son propre visage sur les photographies.

    La raison de tels troubles est connue : ce sont des lésions à la limite des lobes occipital et temporal, à la limite des centres d’interprétation de la vision : c’est une zone spécialisée dans la reconnaissance des visage et aussi d’un animal familier (on sait que c’est un chien, mais on ne sait plus si c’est son chien, en regardant son « visage »).
    C’est aussi la zone qui par la suite va reconnaître les mots lorsqu’on aura appris à lire et écrire. (voir le schéma ci dessous; on l’appelle le gyrus fusiforme - (fusiform face area, FFA).

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    Cette zone au début de notre vie, ne connaît évidemment pas l’alphabet et n’a pour rôle que la reconnaissance des visages d’abord (il faut reconnaitre sa mère et sa famille; en jaune sur le schéma), puis la reconnaissance des objets familiers (son biberon, ses jouets; en bleu sur le schéma). La mémoire correspondante est l’homologue de la zone de Geschwind, mais dans l’hémisphère droit.
    Elle se spécialise rapidement en deux zones : reconnaissance des visages, (en jaune) et des objets (en bleu). Puis quand le bébé va marcher et donc se déplacer, une partie de cette zone et des zones de mémoire, vont se consacrer à la reconnaissance et au stockage des images et des « cartes » de notre environnement. (en vert sur le schéma pour la reconnaissance de l’environnement).

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    Et lorsque l’enfant apprend à lire et à écrire une chose extraordinaire se produit : une partie de la zone destinée à la reconnaissance des visages et des animaux familiers se transforme en une zone de reconnaissance des lettres et des mots écrits (en rouge sur le schéma).
    Dans le cas cité précédemment, seule la zone de reconnaissance des visages avait été lésée.

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    Un autre phénomène extraordinaire va se passer quand l’enfant apprend à lire.
    Pour pouvoir identifier des visages ou des objets vus sous divers angles, ces centres ont l'habitude de considérer que deux images symétriques "en miroir" correspondent à un même objet. Par exemple sur l'image ci contre le vélo ou le triangle.
    Il y a donc un petit problème, car ce n'est pas vrai pour les lettres (b et d) et les mots (ioup et quoi), par exemple.
            Il faut donc que l'enfant inhibe la réaction automatique de ces centres pour leur faire acquérir l'apprentissage de reconnaissance des lettres. Son cerveau frontal apprend à envoyer un signal qui bloque la fonction de miroir quand il décide de vouloir lire !
    Et il est possible que chez les enfants dyslexiques, qui ont du mal à différencier les lettres symétriques, cette fonction de blocage soit partiellement déficiente.


    Il est intéressant d’examiner comment se fait la reconnaissance des visages. Selon une théorie faite par Bruce et Young en 1986, il y aurait trois phases :
        - une première analyse structurale de l’ensemble du visage, ce qui conduit à la formation d’un schéma basé sur les dimensions et les rapports entre les traits faciaux.
        - une deuxième étape où les détails du visage sont affinés et s’insèrent dans le schéma pour donner une image caractéristique
        - l’accès alors aux données de la mémoire, pour trouver l’identité de la personne, dans le cas où celle-ci est connue.
    Le gyrus fusiforme participe aux deux premières étapes du traitement qui intègre les détail dans une vision globale du visage, paramétrée en fonction de certaines caractéristiques de formes et de dimensions.
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    Mais cette vison est différente de celle des objets, car beaucoup plus complexe et il semble que si le cerveau reconnait des visage quelle que soit l’orientation horizontale (de profil par exemple), il n’en n’est pas de même de l’orientation verticale comme le montre le test suivant
    Dans l'image de gauche faite de surfaces noires et blanches, un visage apparaît, mais pas dans l'image de droite alors même qu'il s'agit de la même image inversée de haut en bas.

Mercredi 25 février 2015 à 8:30

Psychologie, comportement

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      Une correspondante qui cherche du travail a passé un test de recrutement qui s’appelle le « SOSIE », et elle me demande la différence par rapport au Big five ou au MBTI (dont sont dérivées mes idées sur les préférences cérébrales).
Je vais essayer de lui répondre.

      Le Big five décrit la personnalité par 5 traits principaux; le MBTI teste 4 traits des préférences cérébrales (j’en ai rajouté 4 autres en m’inspirant du big five et d’études américaines). L’un comme l’autre décrivent essentiellement la personnalité au travers de tests comportant une centaine de questions.  Personnellement, je ne me fie pas trop au test et je compte beaucoup plus sur une réflexion personnelle en collaboration avec la personne intéressée.
      L’un comme l’autre sont très utilisés aux USA (plus de 100 000 par an) et ont donc une certaine fiabilité.
Ils ne demandent pas de grandes connaissances en psychologie, mais simplement une formation et une habitude de les utiliser.

     Un test assez utilisé en recrutement était le 16PF, issu des études de Gordon, qui testait 16 traits de personnalité qui se rapportaient comme le big five à cinq dimensions de personnalité. Son interprétation était plus difficile. Les questions étaient davantage orientées vers la vie courante et pouvaient donner lieu à des biais du fait que la personne testée pouvait orienter ses réponses.
      Un autre test est assez connu, le SIGMUND, (malgré son nom guère de rapport avec Freud), destiné plutôt au recrutement des commerciaux. Il évalue 38 trais de personnalité regroupées en 3 grandes classes : vie professionnelle, personnelle et sociale.
On le passe sur ordinateur et c’est relativement long (450 questions en un temps limité chacune). Les réponses que l’on fait sont spontanées et quelquefois inconscientes.
Il est intéressant, mais assez indiscret et délicat à interpréter, malgré l’aide de la machine dans laquelle on rentre un profil de poste.
Par contre une fonction utile : en principe le test prévoit une autoévaluation de la personne à titre de comparaison et confirmation, discutée au cours d’un entretien.
      Un dernier test qui a été très utilisé en entreprise est le PAPI. Il analyse 10 besoins et 10 rôles professionnels regroupés en 7 facteurs. Il est très orienté vers le recrutement.

      J’ai eu l’occasion de pratiquer ces divers tests avec des collaboratrices psys du service des relations humaines, mais dans un but qui n’était pas le recrutement, mais l’amélioration de la composition des équipes de techniciens et d’ingénieurs et finalement ce sont les préférences cérébrales et le MBTI, qui nous avaient donné le meilleur résultat et qui est le plus abordable pour faire participer des personnes non spécialisées en psychologie.

      Mais pour le recrutement nous utilisions SOSIE, qui se composait de 98 groupes de questions dans lesquelles on devait choisir entre 3 ou 4 affirmations et nous en étions très contents. J'avis suivi une formation d'initiation et mes psys une formation approfondie.
      Contrairement aux autres système son but n’est pas de rechercher uniquement des traits de personnalité, (au nombre de 8), mais aussi des « valeurs », des comportements de la personne, (au nombre de 12, dont six personnelles et six interpersonnelles, intervenant dans les relations humaines. Ces aspects clés sont énumérés dans le schéma ci-dessous.
Sosie permet donc de mieux cerner le comportement des personnes qui le passent, et notamment leurs réactions dans certaines situations, et notamment les motivations qui peuvent les guider.
      Mais son interprétation est difficile et ne peut être faite que par des personnes frmées à ce test et ayant une certaine connaissance de la psychologie comportementale.
http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/Sosie.jpg      Pour aider le dépouillement des tests, le logiciel associé fournit deux rapports destinés à mettre en lumière les points forts et faibles soit dans des postes de management, soit dans des postes commerciaux.   
      Au-delà de leurs compétences techniques, la réussite des manageurs dans leur fonction repose sur des compétences comportementales et Sosie en évalue huit, par corrélation entre les 20 traits de la figure, mesurés par le test :
        - Vision stratégique
        - Esprit d'entreprise
        - Ouverture au changement
        - Capacité à motiver
        - 0rganisation/Rigueur
        - Gestion d'équipe
        - Communication
        - Ressources personnelles.
       Pour les commerciaux, au-delà de la connaissance des produits et d'un marché, d'un discours et de techniques de ventes, l'aptitude à la vente est déterminée par des critères clés de personnalité et des valeurs qu'il est nécessaire d’évaluer, ce que fait Sosie sous forme de huit compétences :
        - Autonomie/Energie
        - Assurance/Confiance en soi
        - Combativité/Persuasion
        - Adaptabilité
        - Capacités relationnelles
        - Capacité d'écoute/Compréhension
        - Tolérance à la frustration/ContrÔle de soi
        - 0rganisation/Rigueur.
      Sosie est très utilisé car c’est un outil très complet et performant, mais c’est un outil de spécialistes du recrutement et de la gestion des ressources humaines.
      C’est un outil fermé dont le « fabricant » ne dévoile pas en détail le fonctionnement interne, et seuls des spécialistes psys peuvent comprendre en partie son fonctionnement grâce à une formation assez longue et onéreuse.
      On ne peut pas faire collaborer les personnes qui le subissent dans la rechercher de leur personnalité et de leur comportement.
On peut juste leur commenter les résultats si on a été formé à cette tâche.
     En définitive, Sosie est un excellent outil, mais réservé à des spécialistes ayant une formation sur ce produit et des connaissances en psychologie, au moins en ce qui concerne les problèmes de personnalité et d'aptitudes.

Mardi 24 février 2015 à 7:55

Paysages

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        Connaissez vous Tournemire un  superbe petit village du Cantal, près d’Aurillac et de Saint Cernin. C’est tout petit 132 habitants, mais très pittoresque, avec le vieux château  d’Anjony.
        Les maisons sont en pierres de lave et les toits en ardoises très épaisses; les lauzes.

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Lundi 23 février 2015 à 8:52

Sciences et techniques

   Je vous ai expliqué hier ce qu’était le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) pour la Sécurité de l'Aviation civile.
     Aujourd’hui, je vais essayer de vous expliquer comment il mêne une enquête, notamment lors q’un grave accident.

     Le BEA est saisi lorsqu’un incident aéronautique se produit en France. Cela peut être un incident qui a mis l’équipage en difficulté, le vol se terminant sans accident, un incident ayant endommagé l’avion, en vol ou sur un terrain d’aviation, ou un accident grave, sans ou avec des victimes.
     Lorsque l’accident se produit à l’étranger, c’est l’état où il a eu lieu qui mène l’enquête. Mais les états où a été étudié, construit et immatriculé l’appareil sont aussi concernés, de même que celui de la compagnie, et de plus en plus, au moins pour information, les états correspondants à la nationalité d’éventuelles victimes. De plus le BEA peut être appelé à titre d’expert, compte tenu de ses compétences.
     Un « enquêteur désigné » est nommé par le pays  lieu de l’accident. Des collaborateurs des divers états sont nommés pour suivre et éventuellement participer à l’enquête.
    Pour un accident en Fran ce, l’enquêteur désigné appartient au BEA.
    Des directives européennes codifient les règles de déroulement des enquêtes et, en France, une loi de 1999 et son décret d’application de 2001, ainsi que le livre VII du code de l’aviation civile, définissent le rôle et les méthodes à appliquer lors de l’enquête.

     Pour déterminer les causes de l’accident, le rôle du BEA est essentiellement technique :
     Il se livre à des enquêtes auprès des pilotes et personnels de bord, des contrôleurs aériens, des personnels au sol, et évidemment des constructeurs d’avions, qui peuvent l’aider dans ses examens techniques. La recherche de débris, notamment en mer, est une tâche difficile, d’autant plus qu’un accident s’accompagne le plus souvent d’un incendie, et que les parties en fibres non métalliques, ne laissent que des cendres (dangereuses au plan respiratoire)
     Ces investigations mettent en lumière un certain nombre de faits, qu’il faut examiner sans idée préconçue sur les causes de l’incident  de l’accident.
     ll faut non seulement examiner les diverses causes possibles, mais regarder toute la chaine des événements et circonstances, la chronologie des faits, notamment de pilotage, les renseignements dont disposait l’équipage pour prendre ses décisions, les risques potentiels et ceux réellement apparus, l’environnement géographique, météorologique et psychique, et se référer éventuellement à des incidents antérieurs analogues.

      Pour les petits appareils d’aéroclub, l’équipement est plus sommaire que sur les avions de ligne, car il n’existe pas la plupart du temps d’enregistreur de bord sophistiqués.
     Si les occupants de l’avions , décédés ne sont plus là pour témoigner des faits, l’enquête se base sur l’examen des conversations avec le contrôle aérien, des cartes radar, et sur celui des restes de l’avion : carlingue, cokpit, moteur, panneaux d'alarmes, positions des sélecteurs et commandes de vol, indication des appareils de mesure, notamment ceux qui indiquent l’attitude de l’avion, et le GPS ou les appareillages qui enregistrent sa position dans l’espace. et donc sa route.
     Pour les accidents d’appareils plus importants, une phase très importante est celle de l’examen d’une centaine et jusqu’à 2000 paramètres techniques de vol et les conversations des pilotes, enregistrés par les « boîtes noires » des aéronefs (enregistreurs de vol qui sont rouges).
     Le BEA analyse tous les paramètres techniques de vol pendant l’incident : moteurs, commandes de vols, paramètres aérodynamiques, instruments de navigation, engagement et désengagement d'automatisme, position des gouvernes, des commandes de vol, ainsi que la trajectoire de l’avion et sa position dans l’espace : inclinaison, vitesse,   ….
     Ci dessous deux photos de ces enregistreurs de bord, en bon état.
Une balise fixée sur chacun des boitiers protégés est destinée à permettre les recherches des enregistreurs lors d'un accident en mer. Ces balises émettent un signal qui se propage dans l'eau sous la forme d'une impulsion toutes les secondes. Ce signal peut être capté par des détecteurs adaptés. La durée d'émission qui était de 30 jours, est maintenant portée à 90 jours.

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      Ces enregistreurs sont très solides, mais si leur enveloppe est endommagée, le BEA sait extraire les mémoires informatiques, et les lire, voire « recoller » une bande magnétique d’enregistrement des voix.
      Les mémoires et bandes sont ensuite dépouillées sur des appareillages spéciaux dont vous voyez ci dessous deux exemples, celui de droite vous donnant une idée de la complexité des connexions à réaliser.

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      Le BEA fait également des examens mécaniques et métallurgiques
Il rassemble éventuellement des éléments de l’aéronefs et les testes pour déterminer d’éventuelles anomalies.
      Les éléments d’épave prélevés sur site sont acheminés en laboratoire afin d'y être observés et analysés. Ils peuvent être de nature très diverse : pièces, ensembles mécaniques, équipements, instruments de bord, ampoules, fluides, débris, dépôts...
      Les examens pratiqués ont pour objectif de déterminer les causes de défaillance des pièces et leur éventuelle implication dans l'accident : origine ou conséquence. Ils peuvent aussi permettre de recouvrir certaines informations sur la configuration de l'appareil au moment de l'accident.
      La photo de gauche représente des débris d’avion qui vont être rassemblés pour analyse, et la photo de droite un cadran d’anémomètre de planeur qui indique la vitesse au moment de l’impact, grâce à la trace laissée par l’aiguille.

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     Des simulations sur ordinateur ou sur des avions analogues à celui accidenté, peuvent être faites pour valider certaines séquences de vol.
     Les hypothèses quant aux causes peuvent amener à faire de nouvelles investigations pour les valider.
Il faut tout au long de l’enquête, ne pas perdre de vue que le but à atteindre est non seulement l’explication des problèmes rencontrés mais aussi les recommandations à faire pour les éviter à l’avenir.
     La tâche est difficile, mais le BEA est outillé pour la mener à bien et il est son seul maître.

Dimanche 22 février 2015 à 8:16

Sciences et techniques

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     Vous avez sûrement, dans la presse ou à la télé, vu des images d’accidents d’avions, plus ou moins graves.
     Mais savez vous ce qu’est le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) pour la Sécurité de l'Aviation civile. Probablement pas, alors je vais vous l’expliquer aujourd’hui et demain, je vous montrerai comment il fait une enquête.

     Le BEA est un organisme de la Direction Générale de l’Aviation Civile, implanté sur l’aéroport du Bourget, qui emploie une centaine d’ingénieurs et techniciens, dont la moitié sont des enquêteurs de haut niveau, et dispose de moyens importants d’une part dans le domaine de l’examen d’appareillages aéronautiques et d’extraction de leurs données enregistrées ou transmises, et d’autre part d’examens mécaniques et métallurgiques de morceaux de structures d’aéronef.
     Son directeur, l’ingénieur général Rémi Jouty, est un pilote émérite et un technicien qui possède des connaissances aéronautiques et une expérience remarquables.
     Le BEA est amené à faire chaque année de l’ordre 170 enquêtes en France et 200 environ à l’étranger. Il y a en France, de l’ordre de 40 accidents mortels par an et environ 70 morts. La plupart concernent de petits aéronefs
     Ses rapports sont publics et il émet en outre entre 10 et 80 recommandations visant à améliorer la sécurité du transport aéronautique, soit au niveau des appareils soit au niveau de la formation des pilotes et des contrôleurs du ciel, soit quant aux règles de circulation aérienne.
     Son rôle est en effet la prévention des accidents futurs grâce à l’examen des incidents de vol et accidents, et cela sur les gros avions commerciaux ou de transport, sur les petits aéronefs certifiés ou non, les hélicoptères, les ULM, les planeurs, (et les drones si un accident se produisait un jour).
C’est un expert indépendant qui analyse incidents et accidents, non pas dans le but d’établir des responsabilités (ce rôle est dévolu à la justice), mais dans celui de rechercher les causes en vue d’un « retour d’expérience destiné à améliorer la sécurité future des transports aériens.
     Il collabore avec des organismes étrangers en cas d’accident hors de France.
     C’est en importance et notoriété, le second organisme de ce type dans le monde, après son homologue américain.
     Les rapports du BEA sont publics, mais ils ne donnent que les éléments indispensables pour comprendre les causes de l’incident ou l’accident. L’enquête nécessite de rassembler de très nombreuses autres données techniques ou de constat des circonstances, qui sont conservées par le BEA en archives, leur interprétation étant trop complexe pour des personnes non spécialisées, et leur diffusion pourrait donc ensuite amener à des erreurs de jugement.
     Vous pouvez sur le site du BEA,   http://www.bea.aero/fr/publications/rapports/           lire des rapports d’enquêtes, mais ils sont difficiles à suivre, car beaucoup de termes relatifs aux instruments de vol et à leur emploi, sont inconnus pour les non-pilotes d’avions.
Vous verrez que ces rapports peuvent concerner des accidents graves avec des victimes, mais aussi des incidents qui ont provoqué des difficultés à l’équipage - et probablement des sueurs froides -, mais qui heureusement, n’ont pas empêché l’avion d’arriver à bon port. Mais ces difficultés auraient pu entraîner un accident et il faut donc essayer d’en connaître la cause, pour éviter qu’elles ne se reproduisent.

     Je vous dirai demain comment procède techniquement le BEA.
     Aujourd’hui je me contenterai de souligner l’aspect délicat de son travail sur le plan de la communication, et de la coopération avec la Justice et les médias, ainsi que dans les rapports avec le monde politique et les familles d’éventuelles victimes, assistées de leurs avocats.
     Ne sont donc associées à l'enquête que des personnes susceptibles de contribuer à son avancement.  Selon la loi, elles sont soumises au secret professionnel parce que des informations confidentielles ou non validées y sont échangées au cours de l'enquête et que les discussions indispensables à son déroulement ne peuvent être mises sur la place publique.
     En principe le BEA est le seul à devoir rassembler les faits et les preuves et la loi lui donne le pas sur la justice. Mais c’est contraire aux habitudes françaises en matière de recherche des responsabilités pénales, et les rapports avec notamment les juges d’instruction, sont parfois délicats.
     Les politiques ont souvent leur mot à dire d’autant plus que l’opinion publique est pour eux un facteur important, et donc les problèmes d’information des médias sont très délicats, car ils peuvent entraîner des supposées conclusions inexactes.
     Les familles ont droit, en priorité, aux explications du malheur qui les a frappé, mais on ne peut leur donner trop tôt des renseignements non avérés, car l’interprétation d’éléments pour lesquels elles n’ont pas la compétence nécessaire, risque d’entraîner ensuite des difficultés au plan juridique.
     De plus des éléments économiques peuvent être en jeu au niveau des constructeurs et des compagnies aériennes ou des responsables de navigation. (pilotes, contrôle aérien…).

     La tâche du BEA est donc encore plus délicate en matière de relations extérieures que sur le plan technique, pour lequel il est remarquablement outiullé et où il est son seul maître.
Je vous parlerai demain de ces enquêtes techniques.

Samedi 21 février 2015 à 8:11

Chats

Aujourd'hui, intermède :
Une de mes filles m'a signalé un blog de Nathan Weber qui explique la logique des chats :
http://www.demotivateur.fr/article-buzz/la-logique-des-chats-enfin-expliqu-e-en-20-photos--1518
je lui emprunte ces quelques photos qui m'ont amusé.

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Il y a plein de place dans la maison, mais le chat aime mieux être là !














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Il a un lit douillet, mais on est mieux dessus que dedans















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Il ne doit toucher, ni au clavier, ni à la souris !











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Vos cadeaux ne lui plaisent pas








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Attention quand vous mettrez le pied !





















Et pourquoi faire simple si on peut faire autrement :

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Mais c'est quand même mignon, un chaton :

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Vendredi 20 février 2015 à 8:01

Actualité

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     Depuis trois jours, on parle tout le temps dans les journaux télévisés et dans la presse de la profanation du cimetière juif en Alsace.

    Bien sûr, je réprouve totalement cet acte, mais je me demande si souligner autant que c’était un cimetière juif, est une bonne chose. Je crains que cela ne fasse que renforcer le racisme, la cassure entre juifs et musulmans (qui dans cette affaire ne semblent pas en cause), et que l’on fasse un amalgame entre le terrorisme et la bêtise et la mauvaise éducation de jeunes.
    Je me demande si on se pose les bonnes questions.

    D’abord, même si je trouve inexcusable ce qui a été fait dans ce cimetière, je trouve bien plus grave, le fait qu’une directrice d’école ait été, hier, poignardée par le père d’un de ses élèves. Là il s’agit d’un adulte et de la vie d’une personne qui faisait son métier le mieux possible, c’est criminel. Que feront les enfants d’un tel père qui donne un tel exemple ?

    Et je trouve aussi grave que des élèves saccagent tout l’équipement d’une école.
C’est déjà un manque complet d’éducation et de bon sens, du respect des autres et des biens de la collectivité.
    Qu’un jeune qui est ainsi capable de casser gratuitement, par plaisir, ou pour se rendre intéressant à ses yeux ou aux yeux des autres, soit aussi capable de ne pas respecter les tombes de morts, cela ne m’étonne pas. Pourquoi aurait on le respects des morts si on n’a déjà pas celui des vivants ?
    Qu’en plus on ait des motivations racistes, cela ne fait qu’aggraver les choses.
   
    Le scandale à mon avis, ce n’est pas qu’il s’agisse d’un cimetière juif, mais que des jeunes n’aient aucun respect ni pour les vivants, ni pour les morts, ni pour les gens de religion différentes, ni tout simplement pour les biens que des personnes et l’Etat ont eu de la peine à construire, et de détruire ainsi un patrimoine cher financièrement mais aussi sentimentalement.

    Bien sûr ces jeunes vont être sévèrement punis par la justice, surtout dans le climat actuel d’inquiétude, et sans doute vont ils aller en prison ou dans un centre de redressement. C’est normal que l’on expie ses fautes, mais je ne suis pas certains qu’ils en tireront les leçons et mêmeil se peut que l’incarcération avec d’autres pire qu’eux les pourrira davantage.
    Je ne pense pas non plus qu’ils soient les seuls responsables, même s’ils étaient sous l’emprise de la boisson ou du cannabis. Je pense que leur parents le sont aussi.
    Personnellement j’estime qu’il serait peut être plus bénéfique, sauf peut être pour le meneur, de condamner ces jeunes, mais aussi les parents, à des travaux à effectuer tous les week ends, pour restaurer ce cimetière dans son état initial, avec une participation financière à l’achat des matériaux, dans la mesure de leurs moyens financiers.

    Mais surtout je crois qu’il faudrait se demander, en faisant des enquêtes sur le comportement des enfants, mais aussi des parents, comment des jeunes peuvent manquer à ce point d’éducation, de sens moral, mais aussi simplement de bon sens, pour en arriver à des actes aussi néfastes et absurdes, qui peinent d’autres de leurs semblables, leur apportent la réprobation de tous, et finalement leur apportent encore plus de préjudice à eux mêmes, pour un acte qui n’a ni signification, ni sens commun.

    Je ne sais pas si ces jeunes étaient peu intelligents, ou s’ils étaient sous l’emprise de l’alcool ou d’une drogue, mais sinon je ne comprends pas comment ils peuvent être aussi inconscients.
    J’ai vu des jeunes faire des bêtises sous l’emprise de la colère, à la suite d’altercations ou de harcèlement, mais je n’ai jamais rencontré de jeunes capables de faire des actes de destruction aussi bêtes. Je voudrais bien comprendre comment cela est possible et quelle est leur psychologie.
    Les jeunes que je connais ont reçu même si leurs parents sont laxistes, un minimum de sens moral et de bon sens pour se rendre compte qu’il y a des limites qu’il ne faut pas dépasser.
    Je ne sais que penser non plus de parents qui ont ainsi failli à leur tâche et ont laissé ainsi leurs enfants se pourrir mutuellement et commettre en fin de compte un délit majeur, car en fait, ils ont laissé se fabriquer des délinquants.
    A leur place j’aurais un énorme remord.
    Mais je ne suis pas sûr que notre société toute entière ne soit pas aussi coupable, et il faudrait étudier comment elle devrait faire en sorte que le développement de certaines mentalités ne soit pas possible, aussi bien chez les enfants que chez les adultes surtout s’ils sont des parents, responsables de ce qu’ils transmettent.
   

Jeudi 19 février 2015 à 8:10

Contraception, condition féminine

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   Bien sûr, une bonne contraception est préférable à une IVG, mais il arrive des incidents dans la contraception : oubli, manque d’action à cause d’une maladie ou du décalage horaire, préservatif qui craque…. et malheureusement l’utilisation de la pilule du lendemain est encore trop peu connue, où simplement on ne s’est aperçu de rien, que lorsqu’il est trop tard.
    Et une IVG, ce n’est pas simple : il faut le faire rapidement, il y a des démarches obligatoires et c’est un stress très important que beaucoup ne soupçonnent pas.
    J’ai été amené à aider quelques jeunes qui étaient un peu perdues dans leur réflexion et leurs démarches et j’ai pu mesurer leur désarroi.
    D’abord la peur du jugement des parents,  des amis, à qui on n’ose rien dire.
    La peine du fait que le petit copain ne vous aide pas, voire vous laisse tomber égoïstement.
    Le fait qu’on ne sait pas physiquement ce qui vous attend et que les démarches sont traumatisantes.
    Puis l’instinct maternel qui s’en mêle et qui vous fait désirer de garder votre enfant.
    Sans parler des problèmes de morale religieuse.
    Pourtant il y a environ 220 000 IVG pratiquées en France chaque années et ce chiffre est relativement stable et 1/3 des françaises ont recours une fois à l’IVG dans leur vie.
    Mais, quelque soit l’âge, c’est une véritable épreuve et les personnes qui n'ont pas discuté suffisamment avec des femmes qui l'ont subie, ne se rendent pas compte de son atteinte notamment psychologique (comme d'ailleurs ils ne se rendent pas compte de celle d'un viol).

    La loi impose un délai de réflexion de 7 jours et un entretien destiné à s’assurer de la réalité des raisons de la femme et de limiter les pressions qui s’exercent sur elle, quelques en soient le sens.
    Mais l’IVG n’est passible que dans des délais brefs  après l’arrêt des règles : 7 semaines pour une IVG médicamenteuse, qui n’exige qu’une surveillance pour prévenir d’une hémorragie. et 9 semaine en établissement de santé, par cette même méthode.
    Au delà et jusqu’à 12 semaines, il faut alors une intervention chirurgicale par lles voies naturelles, avec un curetage pour éviter toute infection. La première méthode est évidemment beaucoup moins pénible.

    Le ministre de la Santé Marisol Touraine, a présenté, le 16 janvier, des mesures visant à améliorer l'accès à l’IVG et notamment à favoriser la réduction des inégalités d'accès à l’avortement.
    D’abord une meilleure information sera faite : le site www.ivg.gouv.fr déjà ouvert. Un numéro vert national d'appel unique et neutre,sur la sexualité, la santé et l’IVG qui sera mis en place en septembre prochain.
    Les interventions après 7 semaines qui ne pouvaient se faire quen clinique ou hêpital pourront être faits par un médecin en centre de santé, et les sages-femmes pourront désormais pratiquer des IVG médicamenteuses.
    Surtout le remboursement par la sécurité sociale sera à 100% sur tout le territoire, pour tous les examens annexes et interventions.

    Je pense que ces mesures vont dans le bon sens, mais je crois qu’une bien mleilleure information devrait être faite, notamment au lycée, voire au collège, sur les méthodes de contraception. J’ai été très étonné des croyances et idées erronées qui circulent parmi les jeunes sur les risques de grossesse et la contraception. Je crois que dans les lycées où cela est possible, il faudrait confier ces cours à l’infirmière, qui pourrait donner des notions plus conformes à la biologie.

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lancien

sortir de la tristesse

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