Mercredi 18 février 2015 à 8:34

Paysages

  Aujourd'hui, intermède en photos. Celles-ci ont été publiées il y a quelques semaines par l'Internaute, et montrent des passerelles construites au dessus du vide, pour faire monter l'adrénaline des visiteurs.
     C'est effectivement assez impressionnant, notamment la dernière image, qui montre un aplomb naturel et sans parapet de sécurité. Je comprends que l'homme se soit mis à plat ventre !

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/2508244legrandcanyonskywalk.jpg











http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/2508327lestairwaytonothingnessauglacierdudachstein.jpg
















http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/2508348lealpspixenbaviere.jpg



















http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/2508393lewalkoffaithdestianmenmountains.jpg











http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/2510169leglacierskywalkdesmontagnesrocheuses.jpg















http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/2510629leedgewalkdelacntower.jpg












http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/2510680legraniteskywalkduporongurupnationalpark.jpg




















http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/2514555entredeuxsommetssurlepeakwalk.jpg
















http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/2514563lepasdanslevidedelaiguilledumidi.jpg
















http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/2508449leskywalknatureldetrolltunga.jpg

Mardi 17 février 2015 à 8:25

Sciences et techniques

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/697889universitedebristolultrahapticsjpg.png

    Toucher de l’immatériel, que l’on ne voit pas, voilà qui aurait effrayé mes ancêtres. Aujourd’hui c’est possible grâce à des chercheurs britanniques de l’université de Bristol.

    Si l’on envoie, avec un appareil approprié des ultrasons sur la peau, par exemple d’un membre de notre corps, des vibrations sont perçues créant l’illusion d’une surface résistante ou en mouvement.
   
    Lorsque l’on utilise plusieurs sources sonores, de même fréquence (même hauteur de son, - la note -) et relativement ponctuelles, les ondes arrivant en un point se composent, en fonction de leurs phases, de la même façon que la lumière (voir mes précédents articles).
    En utilisant deux sources,le son est maximal aux points où la différence des distances est égale à une longueur d’onde, et, si la différence est d’une demi-longueur d’onde, le son est nul.
    On ne parle pas dans ce cas d’interférences, (bien que ce soit analogue au phénomène lumineux), mais d’ondes stationnaires.
    La création d’un tel phénomène dans un tuyau est le principe de base de tous les instruments de musique « à vent ».

    Les chercheurs anglais ont crée un ensemble de générateurs ponctuels d’ultrasons,  analogues à ceux qui servent en échographie, qui peuvent créer de multiples points où le signal sonore est maximal ou nul, par interférence entre les ondes que créent les diverses sources.
    Si on pilote ces générateurs par un logiciel qui serait la représentation holographique de l’objet, pour la longueur d’onde de l’ultrason utilisé, (voir l'article d'hier), on peut provoquer alors dans l’air des maxima de pression sur une surface en 3D ayant la forme de l’objet.
    Evidement il faut obtenir cet hologramme adapté aux longueurs d’ondes sonores au lieu des longueurs d'ondes lumineuses.
Pour cela on peut comme en holographie lumineuse, comparer le son reçu directement d’une source et celui réfléchi par les divers points de l’objet.
    Mais ces hologrammes dit « haptiques » (toucher en grec), sont moins précis et pour le moment, on ne sait modéliser que des formes simples (cubes, sphères, cônes…), mais évidemment des progrès vont être faits.
    Si on met la main à l’endroit de l’objet virtuel, les effets des ultrasons sur les terminaisons nerveuses de la peau, donnent l’illusion de le toucher
    Les chercheurs ont associé leur machine à un module de contrôle gestuel, afin de permettre au générateur d'ondes de s'adapter au positionnement et aux mouvements de la main de l’utilisateur, car comme il ne voit pas l'objet, il ne sait pas trop où mettre la main et il faut que la peau soit au bon endroit pour sentir la pression de l’objet virtuel.
    Le système d’essai est représenté dans le schéma ci dessous.

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/hologrammesonore.jpg
     Parmi, les applications envisagées, les chercheurs évoquent la possibilité de l'appliquer aux méthodes d'imagerie pour que le chirurgien puisse littéralement sentir une affection comme une tumeur sous ses doigts. Ou encore, une utilisation dans les musées qui permettrait aux visiteurs de toucher des objets exposés.
    J’en propose une autre, plus amusante, combinant l’holographie lumineuse et sonore.
    Je reproduis en sonore l’image haptique holographique d’un petit chien et à son extrémité l’image virtuelle visible de la queue du chien.
    Avec ma main je caresse l’image virtuelle sonore invisible du chien, et l’ordinateur déclenche une holographie vidéo de la queue, qui se met à remuer de plaisir, et la queue je la vois, bien que je ne vois pas le chien mais que je le sente sous mes doigts. LOL

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures4/chiencaresse.jpg

Lundi 16 février 2015 à 7:59

Sciences et techniques

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/7748539955uneboutiquedelingerieproposeuneanimationinsolitedanssavitrineunmannequinensousvetementsquivaetvientsouslesyeuxdespassantsaccompagneparunepluiedetoiles.jpg

    Avant hier, nous avons vu le principe de l’holographie, qui utilisait l’enregistrement d’interférences caractérisant l’objet eb-n 3D, sur une plaque photographique à grain très fin.
    Aujourd’hui l’holographie est devenue numérique, avec le développement des ordinateurs et des capteurs solides de lumière
.

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/recapitulatif2.jpg

    L'holographie optique et l'holographie numérique utilisent le même montage optique de création de l’hologramme. La différence tient au choix du capteur:
        - dans le cas de l'holographie optique, l'intensité est enregistrée par la plaque photosensible dont le coefficient de transmission, après développement, est proportionnel à l'intensité enregistrée.
        - en holographie numérique, on utilise un capteur solide CCD pour enregistrer l’intensité, lequel transforme la flux lumineux en courant électrique.
Ce courant transformé en tension, est ensuite numérisé et enregistré sur ordinateur.

    La restitution est également différente :
        - l'holographie optique permet de faire des hologrammes visibles à l'oeil nu à condition d'être éclairés sous un même angle, par une onde similaire à l'onde de référence. Une fois la plaque éclairée par l'onde de référence, le cristallin forme sur la rétine une image dont on sait mathématiquement calculer les propriétés (c’est un calcul classique de lentille convergente).
        - dans le cas de l'holographie numérique, on peut simuler avec un logiciel, ce que fait notre oeil naturellement. On calcule sur l’ordinateur l’image de l’objet que verrait l’oeil. On peut alors la stocker numériquement, la voir sur l’écran de l’ordinateur ou la projeter à partir d’un projecteur numérique. C'est se qui se passera demain sur les smartphones.

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/Unknown.jpg

    On peut créer des hologrammes en couleur en enregistrant des hologrammes de l’objet avec des lumière de longueurs d’ondes différentes, correspondant au rouge, au bleu et au vert par exemple. En les mélangeant numériquement on peut alors avoir un hologramme de l’objet en couleur.
    Avec les progrès en capacité de calcul des ordinateurs, on peut enregistrer en temps réel l’hologramme de l’objet à une fréquence vidéo. On peut donc avoir des images 3D d’un objet en mouvement à une vitesse compatible avec la vidéo.
    On a alors un hologramme de l’objet animé sous forme numérique.

    Si cela vous amuse, vous pouvez aller sur Youtube à l’adresse :
https://www.youtube.com/watch?v=zxop5eDn_V8
pour voir des hologrammes vidéo, projetés sur la façade d’un immeuble de Berlin.

Dimanche 15 février 2015 à 8:30

Animaux

    Il y a parfois de toutes petites bêtes, hérissons, rongeurs divers, qui sont bien mignonnes.
     En intermède, quelques photos trouvées sur Buzzly
     Demain je continue mes articles sur l'holographie.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/1715138317877.jpg





http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/2328342666756.jpg
















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/4609545378806.jpg














http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/4759492238658.jpg














http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/6960809147172.jpg







http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/9820102874283.jpg

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/9598215123965.jpg

Samedi 14 février 2015 à 8:05

Sciences et techniques

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/hologr1283266906.jpg

         Je vais aujourd’hui, essayer de vous expliquer quel est le principe d’un hologramme et comment on les créait il y a une cinquantaine d’années quand les lasers ont été  relativement connus.

  
  Pour réaliser l’hologramme, on va mélanger de la lumière cohérente, monochromatique, issue d’un laser, à la lumière réfléchie par un objet que l’on éclaire par la même lumière (cf. le premier schéma ci dessous)
    La lumière traverse d’abord un miroir semi transparent, pour se réfléchir sur un second miroir et être envoyée sur un film photographique, à travers une lentille, qui règle la dimension du faisceau. Ce sera le faisceau de référence.
    Une partie de la lumière réfléchie par le premier miroir est réfléchie vers un second miroir, qui l’envoie, après passage dans une lentille, éclairer l’objet à holographier.
    La lumière réfléchie par l’objet est envoyée alors vers le film photographique.
    Cette pellicule, dite holographique, est un film à grain très fin, parce qu’il va falloir différencier des éclairages à des distances de l’ordre de quelques micromètres.

    Si l’on considère le rayon lumineux qui est réfléchi par un point de l’objet, et le rayon du faisceau de référence, qui arrive au même endroit, les distances parcourues ne sont en général pas les mêmes et selon les distances en cause, qui dépendent de la forme de l’objet, il y aura une certaine différence de phase entre les deux rayons lumineux.
    Si la différence de phase est nulle, on aura une luminosité maximale (les ondes s’additionnant - voir mon article d’hier), et si la différence est égale à une demi-longueur d’onde on aura une extinction du faisceau.
    Sur la pellicule photo, on va donc avoir un grand nombre de points plus ou moins lumineux, qui vont impressionner différemment l’émulsion photographique. On peut même accentuer le contraste au développement de la pellicule
    On a donc sur la pellicule développée, une « empreinte » de l’objet sous forme de points plus ou moins éclairés, et qui caractérise la forme en 3D de l’objet, avec une grande précision, puisque la différence significative de parcours entre deux points voisins au niveau de l’objet, qui donnent du noir ou du blanc sur la pellicule, est de l’ordre de la demi-longueur d’onde.
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/holographie.jpg
    Voyons maintenant comment on restitue l’hologramme. (deuxième schéma ci dessus).
    L’oeil de l’observateur se trouve derrière la plaque holographique, sans aucune lunette spéciale. On éclaire la plaque développée avec le laser, sous le même que lors de la prise de vue initiale. La plaque avec ses noirs et blancs, agit comme un filtre et laisse passer plus ou moins de lumière, et restitue donc les variations de lumière du faisceau incident issu de l’objet, et qui dépend de sa forme en 3D.
    L’oeil a donc l’impression de recevoir un faisceau virtuel provenant de l’objet et « voit » l’objet en 3D, qui flotte dans l’air. Comme l’objet est fait de points lumineux et non de matière, il scintille un peu et parait un peu fantomatique.

    On peut ainsi réaliser des truquages et le cinéma s’en est beaucoup servi, de même que des prestidigitateurs sur scène.
    Le système est quand même un peu complexe à réaliser et il était fait sans aucun moyen informatique.
    L’arrivée et les progrès de l’ordinateur, associé aux progrès des capteurs solides de lumière a bouleversé la technique, de telle sorte que les plaques holographiques ne sont plus utilisées.
    Mais c’est le meilleurs moyen d’expliquer le principe de l’holographie.
    Après un intermède demain, je vous expliquerai après demain succinctement l’apport de l’informatique, puis le jour suivant, je vous montrerai que l’on peut réaliser des simulations, qui ne sont pas des hologrammes, mais s'inspirent de leur principe, non plus lumineux, mais sonores, et vous permettre de toucher avec votre main, un objet virtuel qui n’existe pas et que vous ne voyez pas !!
   

Vendredi 13 février 2015 à 19:02

Divers

http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/tamponboisheureuxsouvenirs52x52cmR01399131.jpg

     Ce n'est pas un article, mais une recherche.
     Une correspondante avec laquelle nous avons échangé des mails il y a presque dix ans, m'a laissé un commentaire sur mon blog sur un vieil article. Cela ma fait très plaisir, mais je n'ai aucun moyen de lui répondre, car elle n'a poas de blog, et si je me rappelle bien le prénom de mes anciennes correspondantes, je me souviens mal de son pseudo qu'elle a sans doute changé.
     Peut elle m'envoyer un petit mot par "contacter l'auteur", pour que je la reconnaisse
Merci à elle
                              Le vieux singe

Vendredi 13 février 2015 à 8:48

Sciences et techniques

     Des correspondants m’ont demandé ce que seraient les images holographiques, dont on parle sur internet, pour les futurs smartphones. Ce seront des images que vous devriez voir en relief.
    C’est un peu compliqué, alors je vais essayer de vous l’expliquer en trois articles, pas trop longs, peut être un peu difficiles à lire, si vous n’avez pas étudié les interférence en terminale, comme on le faisait autrefois.
    On va donc d’abord parler lumière et interférences.


    Propriétés de la lumière :

    La lumière est constituée de photons qui transportent de l’énergie, mais on ne peut, en mécanique quantique, connaître de façon précise les caractéristiques d’une particule dans le temps et dans l’espace (parce qu’en voulant les mesurer on perturbe son mouvement).
    On ne peut donc connaître que des caractéristiques statistiques sur un grand nombre de photon, et ces valeurs sont décrites par les caractéristiques d’une « onde associée ».
    L’onde associée à la particule n’est pas matérielle comme les ondes sonores ou les vagues, il s’agit plutôt d’une onde porteuse d’information sur la probabilité de trouver a particule, (ici le photon),  en un point donné. Ainsi, la particule a une forte probabilité de se trouver à un instant donné, dans les zones de grande amplitude de l’onde, mais très peu de chances d’apparaître en des points où cette amplitude est faible.

    La lumière « pure » d’un laser a quatre propriétés :
        - son intensité : c’est le nombre de photons émis et donc la quantité de lumière transportée par le faisceau.
        - son monochromatisme : les photons ont tous la même énergie. On peut l’associer à la fréquence ou longueur d’onde de l’onde associée. La lumière a une seule couleur précise.
        - la cohérence spatiale : elle correspond au départ de tous les rayons lumineux d’un seul point du fait que le rayon laser est très directif et très droit.
        - la cohérence temporelle ou « phase » : correspond à un départ simultané des rayons lumineux à partir de la source; donc en un point donné, les photos qui sont partis en même temps, arrivent en même temps : ils dont « en phase ».

    Arrivée en un point de deux groupes de photons.

    Supposons deux groupes de photons partis en même temps de la même source laser. Le comportement statistique de ces photons peut être représenté par celui de l’onde. L’intensité de la lumière transportée par chaque groupe, peut être représentée par une sinusoïde, dont la distance entre maxima d’intensité est égale à la longueur d’onde de la lumière (et donc fonction de sa couleur).

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/ondelumineuse.jpg
    Supposons que les deux groupes de photons aient parcouru le même chemin. Il arrivent en un point en même temps, et donc les ondes sont identiques et s’ajoutent (figure de gauche); on dit qu’elles sont « en concordance de phase ».
    Mais supposons que nous n’ayons pas fait subir le même chemin aux deux groupes et que la différence de chemin soit d’une 1/2 longueur d’onde. Les deux ondes sont alors « en opposition de phase », et elles se détruisent mutuellement. (figure de droite).
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/image010.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/image011.jpg





    Supposons un troisième cas où la différence de chemin est intermédiaire, les ondes se composent en fonction de cette différence ∂, et cette composition est toujours inférieure à celle maximale où les ondes sont en phase.
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/image008.jpg
    Interférences lumineuses.

    Supposons deux sources lumineuses d’intensités voisines, de même longueur d’onde, et cohérentes (deux lasers par exemple mais accordés pour que les émissions soient simultanées). En fait on ne procède pas comme cela mais on utilise un laser unique éclairant 2 fentes S1 et S2 proches l’une de l’autre, mais assez éloignées de S.
S1 et S2 jouent le rôle de sources cohérentes, c’est à dire qu’elles sont dans le même état vibratoire.

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/interferences.jpg
    De façon régulière on rencontre sur l’écran mis dans le champ d’interférences, des lignes verticales le long desquelles les distances et temps de parcours à partir des deux fentes sont identiques : la lumière est alors maximale
    De même on va trouver des lignes verticales où la différence de distance de parcours entre les deux faisceaux est égale à 1/2 longueur d’onde : la lumière est alors nulle.
    On a alors sur l’écran des « franges » analogues à la figure ci dessous à gauche.

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/frangesfentes.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/200pxInterferenz.jpg







    Dans le cas où l’on utilise de petits trous au lieu de fentes fines, le phénomène est le même, mais la répartition des zones d’interférence est presque circulaire et plus compliquée du fait qu’il existe une distance entre les sources horizontalement, mais pas verticalement. Les franges ont l’allure de la figure ci dessus à droite.
    Ces figures sont appelées des franges de Young, physicien qui les a découvertes.

    Maintenant que nous savons ce que sont des interférences lumineuses, nous allons pouvoir expliquer ce qu’est un hologramme. Ce sera pour demain.

Jeudi 12 février 2015 à 8:11

Paysages

Suite, en intermède de photos publiées par l'Internaute.
Aujourd'hui des villages que je ne connais pas et que je découvre avec vous :

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/puylEveque.jpg







Puy l'Evèque et ses maisons médiévales









http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/SaintMontanArdeche.jpg








Saint Montan, en Ardèche










http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/2519851lesvillagesdefrancelesplusromantiques.jpg








Aiguièze dans le Gard, perché sur une falaise








http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/2520959lesbauxdeprovenceetsespetitesruespavees.jpg







Les Beaux de Provence, qu'hélas je n'ai jamais visités.
http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/2521277cotignacalombredesplatanes.jpg


















Cotignac, également en Provence







http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/2521038minerveetsescanyonsmajestueux.jpg









Minerve et ses canyons








http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/2521174laroquesurcezeetlescascadesdusautadet.jpg









La Roque sur cèze, près de Gaillac, au milieu des vignes

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/2520115auvillar.jpg












Auvillar dans le Tarn et Garonne, et sa halle originale

Mercredi 11 février 2015 à 8:27

Notre cerveau : émotions

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/RTEmagicCcampagnoldesprairies.jpg

     Comme tous les petits enfants j’ai autrefois lu des contes de fées.
Il y avait bien sûr les bons génies qui rendaient beau ou riches, des élixirs de jouvence, ceux aussi qui rendaient un homme ou une femme amoureux(se) de l’autre.
     Un article scientifique m’y a fait à nouveau penser, celui de Christiane Geitz, psychologue à Heidelberg.

     Elle rappelait l’importance du noyau accumbens dans le système de récompense de l’être humain  !voir mes articles des 12 et 14 janvier 2009), et notait l’importance dans les neurones de ce centre, de deux types de récepteurs : ceux à la vasopressine, neurotransmetteur analogue à l’adrénaline, qui intervient lors d’excitations, et l’ocytocine, très liée au rapports amoureux et dont la concentration augmente après un rapport sexuel.
On a remarqué que la vasopressine a un effet vasoconstricteur, et favorise chez les rongeurs la défense du nid et de la progéniture.
    L’ocytocine, hormone fabriquée par l’hypophyse, favorise le ‘attachement d’une mère à son enfant.

     Les campagnols des prairies, de mignons petits rongeurs que je vois souvent en Bretagne, s’ils sont en couple, restent fidèle à leur compagnon et compagne toute leur vie, alors que les campagnols des montagnes, leurs cousins, courent le guilledou, non seulement les mâles, mais même les femelles.
     En injectant les deux hormones aux campagnols des montagnes, chose extraordinaire, on les rends fidèles !!… au moins pour un temps, le temps d’action des hormones.
Des chercheurs d’une université de Floride, aux USA ont essyé de coprendre cet effet. Ils ont observé des campagnols des prairies et ont observé une libération importante d’ocytocine après leur premier accouplement.
    Les chercheurs ont alors injecté près du noyau accumbens, un produit qui favorise la sécrétion d’ocytocine. Ils ont alors constaté que si un mâle se rapprochait des femelles, celles ci le fuyaient et se rapprochaient toujours d’un même mâle, qu’elles considéraient comme leur « compagnon campagnol ». Mais cei n’était effectif que si les deux partenaires avaient pu se connaître et se flairer au moins une heure avant l’injection, faute de quoi l’injection était sans effet.
     Les chercheurs ont alors constaté que lorsque mâle et femelle se faisaient ainsi la cour, leur ADN des neurones du noyau accumbens se modifiait, fixant des noyaux acétyle, qui diminuent les liaisons entre histones (les enroulements de l’ADN) et ces histones se déroulaient plus facilement, permettant aux gènes de libération de vasopressine et d’ocytocine de s’exprimer, et donc d’avoir un taux plus élevé en permanence, ce qui modifie leur comportement, chez les mâles comme chez les femelles.
     D’autres gênes, insensibles à ce mécanismes, sont responsables du comportement volage de leur cousins de la montagne.

     Evidemment le comportement des humains ne dépend pas uniquement de la chimie biologique; mais ils sont néanmoins sensibles à l’ocytocine, hormone de l’attachement.
    Une équipe l’Université de Bonn, en Allemagne, dirigée par Rné Hurlemann, a « pris pour campagnols », une quarantaine d’hommes volontaires hétérosexuels et leur a administré sous forme d’un spray nasal de l’ocytocien, alors qu’un groupe témoin n’avait droit qu’à un placébo.
     Ils ont constaté que leur noyau accumbens s’activait uniquement quand on montrait aux hommes qui avaient reçu de l’ocytocine, une photo de leur bien-aimée, mais que ce centre restait inactif s’il s’agissait de photos d’autres femmes.
     Par conséquent, connaître une femme n’est pas suffisant, il faut aussi partager une relation avec elle.
L’ocytocine agirait comme une drogue qui lie un homme à sa femme. « Ces résultats pourraient expliquer pourquoi certaines personnes tombent en dépression lorsqu’elles se séparent de leur partenaire, raconte-t-il, lors de la séparation, la sécrétion d’ocytocine dans leur cerveau baisse et le circuit de la récompense n’est plus stimulé. Elles ont alors une sensation de manque. »

     Donc, mesdames jalouses, si vous voulez que votre mari soit fidèle, injectez lui de l’ocytocine dans le noyau accumbens,…. enfin si vous n’avez pas peur de lui implanter une aiguille dans le cerveau. Plus simple, mettez lui de l’ocytocine dans son spray pour déboucher son nez : Au moins il sera fidèle quand il aura un rhume ! Mais consultez avant un pharmacien pour connaître les doses à ne pas dépasser. Car sinon vous risquez de le rendre raide dingue de vous et il risque de devenir insupportable !

     Sachez aussi que, lors d’un accouchement, au moment de l’expulsion du bébé, le cerveau produit un maximum d’ocytocine, qui favorisera l’attachement de la mère à l’enfant. Ceci se produit aussi au cours de l’allaitement au sein, la succion qui favorise l’écoulement du lait excitant la production de prolactine et d’ocytocine.
    Cet effet au cours de l’accouchement explique le fait qu’aux Usa où la pratique des mères porteuses est licite, certaines d’entre elles n’ont plus voulu vendre leur bébé après l’accouchement.

Mardi 10 février 2015 à 10:16

Enseignement, école, fac

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/jimagine.jpg
     J’ai déjà dit plusieurs fois dans des articles, que beaucoup de jeunes avec lesquels je corresponds, manquaient de curiosité intellectuelle, et également d’esprit critique et de bon sens.
     Les programmes d’enseignement et la formation pédagogique des instituteurs et professeurs se sont tellement dégradés, sous des prétextes politiques fallacieux, que l’instruction ne sait plus apporter ces valeurs aux élèves.
        Les jeunes me disent qu'ils n'ont pas envie de savoir parce qu'ils n'ont pas assez de connaissances : c'est un faux prétexte.
    Vous avez sûrement lu, en passant, la maxime de Blaise Pascal qui figure, en haut de mon blog, sur la compréhension du corps et de l’esprit.
   J’aime bien citer une autre « pensée » de Pascal sur le savoir, à une époque où l’homme de sciences pouvait atteindre un savoir très étendu par rapport à ce qui était connu à l’époque. Très humble, Pascal écrivait :
« Les sciences ont deux extrémités qui se touchent. La première est Ia pure ignorance naturelle où se trouvent tous les hommes en naissant. L’autre extrémité est celle où arrivent les grandes âmes, qui, ayant parcouru tout ce que les hommes peuvent savoir, trouvent qu’ils ne savent rien, et se rencontrent en cette même ignorance d'ou ils étaient partis ; mais c'est une ignorance savante qui se connait. »

    On n’a pas besoin d’un grand savoir pour avoir de la curiosité intellectuelle. Elle provient au contraire, de la conscience de son ignorance, associée à une envie, une volonté de la diminuer un peu.
    Le problème, dans le domaine scientifique, c’est que lorsqu’on s’attaque à un problème, et qu’on a enfin compris la solution, on découvre dix autres problèmes que l’on ne soupçonnait pas et qui vous sont inconnus.
     C’est un peu la quête du Graal, et cela décourage certains, mais c’est pourtant passionnant de voir l’immensité des choses que l’on pourrait connaître et d’avoir la satisfaction d’en comprendre quelques unes, même si ce n’est qu’une infime partie. C’est un peu comme si vous gravissiez une colline, en découvrant peu à peu l’immensité du paysage, dont vous ne pourrez explorer tous les recoins. Mais le paysage est souvent beau et le regarder apporte du plaisir.

     L’école, faute de formation des maîtres, n’a pas su éduquer les jeunes à l’utilisation des moyens modernes informatiques.
     Les jeunes ont une chance inouïe par rapport aux possibilités que j’avais lorsque j’étais collégien, lycéen ou étudiant : c’est internet et ils la gâchent.
     Ils utilisent leur téléphone portable et leur ordinateur, pour échanger des banalités et collectionner les « amis », qu’ils connaissent à peine et qui leur apportent une illusion d’appartenir à un grand groupe et d’être important.
     Elève ou étudiant je n’avais que les cours professoraux que j’avais pris en note ou quelques livres hors de prix. Les polycopiés n’existaient pas encore. On trouvait en bibliothèque quelques « documentations », mais les trouver était laborieux et long. Et pour demander un renseignement à quelqu’un il fallait aller le voir.
     Les jeunes ont bien de la chance aujourd’hui. sur internet, si on sait chercher intelligemment, on trouve presque tous les renseignements que l’on souhaite, des explications, des images, des schémas. On peut toucher facilement quelqu’un grâce à la messagerie.
     Mais il y a l’envers de la médaille : tout le monde peut donner son avis, écrire quelque chose sur le net, donc il y a forcément beaucoup de choses inexactes. certains le font même volontairement et les personnes fragiles peuvent se faire endoctriner.

     Alors l’usage du web devrait s’accompagner d’un esprit logique et critique beaucoup plus important, beaucoup plus sagace.
     Mais non seulement l’école n’apprend pas à rechercher la bonne information, mais les programmes aussi bien de sciences que de lettres ne cherchent plus qu’à essayer d’intéresser un peu les élèves, et ne leur apprennent plus à avoir esprit critique et bon sens, pas plus d’ailleurs que de la créativité.
     Ce n’est pas la faute des profs, mais des politiques qui ont détruit l’école, en supprimant la formation des profs, en demandant des diplômes de plus en plus élevés sans aucune formation pédagogique, mis sur pied des programmes ineptes, aidés par l’encadrement supérieur du ministère, qui n’a plus ni esprit pratique, ni bon sens.
Je connais bien des profs, qui essaient d’enseigner au mieux, au milieu de cette anarchie.
   
     Mais c’est aussi la faute de beaucoup de  parents, qui considèrent maintenant que ce n’est plus à eux mais à l’école, (y compris la crèche et la maternelle) d’éduquer leurs enfants, que ce soit au niveau des connaissances - ce qui est normal- mais aussi de la morale, du sens civique et des règles de vie en société.
     Le pape François disait qu’il ne fallait pas procréer comme des lapins, mais se comporter en parents responsables, cela impliquerait aussi que l’on n’ait des enfants, que si on accepte la charge de les éduquer et de ne pas confier cette tâches, à l’école, à la télévision et à internet, qui nous débarrassent de ce travail de parent, pourtant fondamental.

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast