Lundi 9 février 2015 à 8:11

Paysages

     L'Internaute a publié, il y a une quinzaine de jours, des photos de lecteurs sur des villages et bourgs de France.Ces photos m'ont beaucoup plus et je vais donc vous les montrer en intermède.

    Certains de ces village, notamment de Dordogne, je les connais pour les avoir visités, mais la prochaine fois je vous montrerai des villages qui me sont inconnus et n'en sont pas moins beaux.

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Veules les Roses et ses moulins à eaux, en Normandie








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Moret sur Loing au bord de l'eau, qui a inspiré Sysley









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Sarlat et ses vieilles demeures de pierre








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La Roques Gageac, au bord de la Dordogne

 






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Castelnaud de Montmirail, et ses maisons à colombages, près de Gaillac






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Riquewihr en Alsace et ses balcons fleuris








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Cardaillac et ses tours carrées, près de Figeac

 








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Saint cirq lapopie, enfouie au fond de sa vallée

Dimanche 8 février 2015 à 8:24

Enseignement, école, fac

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    J’avais déjà fait un article sur l’inquiétude que j’avais, dans notre pays où les politiques aiment singer les USA, sur le fait que 45 états américains sur 50, avaient abandonné l’apprentissage de l’écriture manuscrite, au profit du clavier. (26/9/2013).
    J’ai entendu récemment à la télé, que le gouvernement voulait mettre en place dans les écoles primaires des tablettes numériques pour chaque élève, pour faciliter aux professeurs et élèves, l’apprentissage et l’instruction.

    Je ne sais pas ce que cache cette idée géniale !
    Si c’est remplacer l’apprentissage de l’écriture manuscrite, par celle du clavier, je maintiens que c’est absurde.
    D’abord on n’apprends pas à taper sur un clavier sur une tablette ou un smartphone. Il faut un clavier plus grand, adapté aux doigts.
    Mais surtout, l’usage du clavier est très différent de celui de la main tenat un stylo ou un crayon.
    Si nous écrivons en lettres cursives, qui sont liées entre elles, comme nous l’avons appris jeune, nous n’écrivons pas lettre par lettre, mais le cerveau fait écrire le mot entier à la main.
    Si nous tapons sur un clavier, si nous avons appris à lire et écrire à la main avant, au début de l’apprentissage, nous épelons mentalement les mots (et non par syllabes). Puis nous gagnons en rapidité et nous n’épelons plus sciemment, mais les doigts tapent les lettres, les unes après les autres, inconsciemment et le cerveau retient une succession de lettre et non une image d’un mot.
Aussi vous arrive t’il d’inverser deux lettres, alors que à la main, cela n’arrive jamais, (sauf aux dyslexiques).
Et de temps à autre, je suis sûr qu’au clavier, vous hésitez sur l’orthographe d’un mot, et qu’alors vous l’écrivez sans hésiter à la main, car c’est la mémoire musculaire et non visuelle qui intervient alors.
En définitive, en tapant sur un clavier, c’est de la récupération de fichier, il faut se souvenir (inconsciemment) où sont les 26 lettres dans le mot et sur le clavier (plus accents et ponctuation). Ecrire un mot à la main, c’est à chaque fois un mot nouveau, c’est faire appel à des capacités motrices beaucoup plus complexes, qui, une fois apprises, ne s’effacent pas.
Pour apprendre à écrire la main fait appel à plusieurs sortes de mémoires, alors que le clavier est surtout visuel.

Peut être, pour mieux retenir vos cours, faisiez vous des fiches à la main. Certes c’est la réflexion pour résumer l’essentiel qui fait comprendre et retenir le cours.
Mais cependant l’écriture manuelle peut aider la mémoire.
Des psychologues ont étudié les performances de deux groupes qui écoutaient une conférence et prenaient des notes à la main et sur un ordinateur portable.
Clavier et stylo obtenaient des résultats de mémorisation analogues pour les données factuelles. Mais pour les données conceptuelles, l’usage du stylo procurait une meilleure mémorisation.
C’est surtout vrai pour les personnes qui tapent très vite, car elles ont alors tendance à noter trop de choses, comme un magnétophone, alors que celui qui écrit essaie de ne prendre que l’essentiel, donc en réfléchissant.
    Des études faites en CE2 et CM1 et 2 ont montré que la qualité rédactionnelle de textes écrits à la main était supérieure à celle à celle de ceux écrits avec un ordinateur (et je ne parle pas là des « copier coller » sur internet, qui remplacent imagination et réflexion.

    Il ne faut cependant pas croire que tout est mal sur une tablette. Une expérience a montré que de bons résultats pouvaient être obtenus dans l’apprentissage de l’écriture, mais….. celle à la main.
Vous avez sans doute appris à écrire comme moi, en recopiant avec un crayon, une plume ou un stylo, des lettres, puis des mots, dont j’avais un modèle, que j’essayais de reproduire le mieux possible. C’est statique, en ce sens que c’est un « dessin » fixe qu’on essaie de reproduire par le mouvement de la plume.
    Des instituteurs ont imaginé d’utiliser une tablette où le modèle est dynamique, c’est à dire qu’il apparaît progressivement, écrit à la main, et donc c’est plus un mouvement qu’un dessin que l’on montre. Et l’élève, qui a un crayon électronique à la main, essaie de reproduire, en même temps avec un petit décalage, ce geste sur la tablette.
Il semblerait que cette méthode dynamique donne de meilleurs résultats avec certains élèves. Là encore l’apprentissage du mouvement de la main, mémorisé dans nos muscles, vient aider le visuel.

Tout n’est donc pas négatif dans l’usage des technologies modernes en classe, mais il faut y réfléchir et ne pas les utiliser n’importe comment. Il faut en particuliers qu’instituteurs et professeurs aient reçu une instruction spécifique dans les écoles, en même temps que des cours de pédagogie.

Samedi 7 février 2015 à 8:07

Biologie, santé.

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    J’ai déjà fait un  article sur le coma, le 19/4/2014. Je ne reviendrai donc que très rapidement sur ce sujet, en le présentant autrement.
    Le coma correspond à un état où le patient n’a plus ni conscience, ni attention et vigilance. Il ne peut ni bouger, ni parler, ne répond pas aux stimuli externes, ne réagit pas à son environnement et garde les yeux fermés. Cet état est directement lié à un dysfonctionnement du cerveau, notamment au niveau du tronc cérébral, au dessus de la moelle épinière.
    On peut distinguer quatre stades principaux de coma, et j’emprunte les lignes qui suivent à un cours de médecine :
        - coma stade 1 ou conscience minimale : La possibilité de communication avec le malade est réduite: le patient grogne lorsque le médecin lui pose des questions. Les stimulus douloureux provoquent une réponse correcte : le patient repousse plus ou moins bien la main du médecin qui le pince. L'électroencéphalogramme montre un rythme alpha ralenti avec quelques ondes téta ou delta analogues à celles du sommeil
        - Coma stade 2 : c'est le stade de la disparition de la capacité d'éveil du sujet. Il n'y a pas de contact possible avec le malade. La réaction au stimulus douloureux est toujours présente mais plus ou moins inappropriée. L'électroencéphalogramme montre des ondes lentes diffuses avec réactivité aux stimuli extérieurs réduite.
        - Coma stade 3 : c'est le coma profond. Il n'y a plus aucune réaction aux stimuli douloureux. Les troubles oculaires et végétatifs sont apparus, par exemple respiratoires avec encombrement pulmonaire. L'électroencéphalogramme montre des ondes delta diffuses sans réactivité aux stimuli extérieurs.
        - Coma stade 4 ou coma dépassé : la vie n'est maintenue que par des moyens artificiels. L'électroencéphalogramme montre un rythme plus ou moins ralenti. Au pire, il est plat. C'est un élément primordial pour la surveillance d'un coma prolongé.

    En cas de coma, le fonctionnement d'une partie du tronc cérébral est perturbé, généralement au niveau d'une zone qu'on appelle la « formation réticulée ». La formation réticulée est une structure nerveuse qui intervient dans des fonctions vitales telles que les cycles veille/sommeil, des fonctions motrices et dans la régulation de la vigilance et de l’attention.
    Certains neurones du tronc cérébral sont en particulier des oscillateurs, qui interviennent comme des métronomes pour synchroniser le fonctionnement d’autres neurones, ceux notamment du thalamus pour la coordination des sensations.
    C'est par le tronc cérébral, qui relie différentes régions du système nerveux central : le cerveau, le cervelet et la moelle épinière,  que passent les renseignements sensitifs en provenance du corps (vers le cerveau), mais également les ordres du cerveau vers les différents organes.
    Certains de ces ordres commandent les fonctions volontaires telles que bouger ou parler, d’autres commandent les fonctions autonomes involontairesc"végétatives", comme la respiration, la circulation du sang ou la digestion.
    Dans au moins les premiers stades de coma, les circuits qui commandent les fonctions volontaires ainsi que celles qui contribuent à la vie de relation sociale, sont perturbés, alors que les fonctions végétatives, sont maintenues.

    J’ai lu récemment un article sur une étude du CHU de Liège, qui a essayé de stimuler le cerveau de patients en coma stade 1 (conscience minimale) et stade 2, grâce à des courants électriques, et notamment le cortex préfrontal gauche, qui interb-vient dans la mémoire et l’attention.
    Sur 55 patient 43 d’entre eux ont montré des progrès, encore faibles : par exemple une communication non verbale.
    Les chercheurs pensent que l’excitation électrique abaisse le seuil de déclenchement des influx nerveux, facilitant la communication entre des neurones qui étaient incapables de communiquer.
    Ils espèrent que l’on pourrait ainsi mettre des traitements au point, permettant de rétablir peu à peu certaines fonctions dans le cerveau.

     D'autres études menées en France à la Salpétrière à Paris, ont montré que, à partir de résultats de l'IRM et grâce à des logiciels spéciaux, on pouvait mieux diagnostiquer le coma et avoir une idée des issues possibles. Le logiciel compare les résultats de l'IRM à ceux d'une banque de données de centaines de patients qui étaient dans le coma, et dont on connait le devenir, leur accident remontant à plus d'une année.

Vendredi 6 février 2015 à 9:49

Actualité

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     En intermède et pour vous amuser un peu, une information diffusée par la BBC anglaise :

    Pour lutter contre les accidents de la route, une loi vient d’être promulguée en Russie,  qui interdit de passer le permis de conduire aux personnes atteintes de ce que les autorités russes qualifient de « désordres mentaux ».
    Le texte englobe dans cette catégorie les joueurs pathologiques et compulsifs, les cleptomanes, les fétichistes, les exhibitionnistes, les travestis, les voyeuristes, les sadomasochistes, les transsexuels.


    Rien n’est dit sur les aveugles, les culs de jatte, les ivrognes qui boivent trop de Vodka et les imbéciles !
    On ne dit pas non plus de quel radar la police sera dotée, pour connaître les tendances sexuelles des conducteurs !

    Certaines voix de psychiatres et d'organisations de défense des Droits de l'Homme s'élèvent en Russie pour protester contre cette loi. Evidemment, les psychiatres craignent en outre que certaines personnes, ayant besoin d'une aide psychiatrique, ne consultent plus de peur de se faire retirer leur permis.

    Mais rappelons nous qu’en en Arabie Saoudite, les femmes n'ont pas le droit de conduire !

Jeudi 5 février 2015 à 8:20

Actualité

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    Trois étudiants de de l'Ecole nationale supérieure de création industrielle (ENSCI) à Paris, ont in venté une « machine à coudre les tatouages ».
    Le mécanisme est composé d'une aiguille se déplaçant le long d'un axe horizontal, qui pique la peau à intervalles réguliers, comme un tatoueur. Un logiciel de modélisation 3D permet de visualiser le tatouage sur un écran avant de lancer son impression sur la peau. Cela ressemble donc plus à une machine à coudre qu’à une imprimante 3D.
    Le logiciel est capable de lire les fichiers visuels tout comme les fichiers sonores. Il est donc possible de se faire tatouer une image ou de reproduire les ondes d'un rythme musical sur sa peau.
    Malgré tout l'engouement que suscite la machine à tatouer, la commercialisation n'est pas prévue pour tout de suite.
    Les concepteurs veulent d'abord développer au maximum l'appareil pour l'adapter aux besoins des tatoueurs. Ils ont néanmoins déjà déposé un brevet pour leur invention et souhaiteraient laisser des machines tests chez différents tatoueurs à travers le monde, avant de démarrer leur start-up et de «s'inscrire dans l'histoire du tatouage ».
    Pour l’ anecdote, il paraît que les trois inventeurs étaient fans de tatouage, que leur école venait d’acheter une imprimante 3D et qu’ils allaient à un atelier de travail sur le mélange de technologie, et que l’idée leur est venue en pédalant sur un vélolib.

    La machine n’est pas destinée à remplacer les tatoueurs; elle peut être très efficace sur des motifs demandant une grande précision, une forte régularité ou la répétition d’un même geste sur une période longue. Dans ces cas précis, le tatoueur aura intérêt à déléguer. Mais il faut imaginer les dessins et certains sont plus artistiques que répétitifs.
    L’idée est aussi d’ouvrir la profession à ceux qui n’ont pas forcément la dextérité manuelle qu’exige le métier aujourd’hui mais qui ont pour autant de vraies compétences artistiques dans l’imagination de motifs»
    Et la version actuelle de la machine ne permet de tatouer que les bras ou les jambes.

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Mercredi 4 février 2015 à 8:06

Actualité

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    Les journaux ont récemment publié une information selon laquelle, dans une boutique de Passy dans la vallée du Mont Blanc, un commerçant aurait découvert dans un colis de bananes provenant de la Réunion « une araignée banane, l’araignée la plus venimeuse du monde, capable de tuer un homme de 80 kilos en une seule piqûre »
    Cette araignée faisait 15 cm de diamètre, et effectivement, les photos étaient impressionnantes.
    En prenant d'infimes précautions, le commerçant a réussi à capturer l'araignée pour la mettre dans un vivarium. Il a ensuite alerté les pompiers et l'araignée a été neutralisée par un vétérinaire.
    N’ayant jamais rencontré une telle araignée en mangeant une banane, j’ai voulu en savoir plus sur elle.

    Cette araignée est la « Phoneutria nigriventer ». On l’appelle couramment araignée banane, car elle se cache souvent dans leurs régime, et il est courant d’en trouver à la Réunion, et selon le Guiness book, sa morsure est 30 fois plus venimeuse que celle d'un serpent à sonnettes, et il répète que 0,05 mg de venin peut tuer un homme.
    Ce venin comprend en effet, diverses neurotoxines, dont certaines bloquent les canaux calcium des neurones et la libération de glutamate. D’autres augmenteraient l’action des canaux sodium.
    Certaines de ces toxines entraineraient une forte activité nerveuses, tandis que d’autres engendreraient une paralysie, qui pourrait se terminer par la mort.La morsure entraine une forte inflammation et est très douleureuse.
    De plus cette toxine provoque l’émission de monoxyde d'azote qui facilite la relaxation des vaisseaux sanguins des organes génitaux. Ceci facilite alors les afflux sanguins et donc l’érection, et une morsure de l'agressive arachnide nécessite jusqu'à une semaine aux victimes mâles pour revenir à une dimension normale de leur organe.

    Phoneutria nigriventer  est donc une espèce dangereuse par son venin, mais c'est surtout son comportement lui vaut le surnom d'araignée vagabonde : durant le jour, elle se cache dans des abris sombres et frais, on la retrouve donc dans des maisons, des tas de bois, etc..
     Elles sont seulement adaptées à la chasse de petits animaux (oiseaux, insectes, autres araignées...) mais du fait de leurs habitudes comportementales et de leur agressivité, les rencontres avec l’homme sont souvent suivies de morsures.

    En fait, il semble d’après les zoologistes, que la presse ait beaucoup exagéré les dangers de cette belle petite bête.
    Si l’on se réfère à de nombreux exemples de morsures, certes très douloureuses, par contre on ne déplore la mort que de 2% des cas, surtout quelques enfants (d’un poids très inférieur à celui d’un adulte).
    Les adultes mordus ont eu des troubles neurologiques, et une forte inflammation
douloureuse.
    Si une seule araignée des bananes sécrète bien une quantité de venin capable, en théorie, de tuer un homme adulte, les décès restent donc cependant extrêmement rares, probablement parce que l’araignée n’injecte pas la totalité de son venin.
    .
    Mais, depuis cet incident, une nouvelle surprise : pour Christine Rollard, arachnéologue au Muséum national d'histoire naturelle, interrogée par France Inter, l'araignée n'est pas une Phoneutria nigriventer, contrairement à ce qu'avait diagnostiqué dans un premier temps le vétérinaire intervenu sur place, mais une Heteropoda venatoria a l'allure identique mais aux caractéristiques différentes. La petite bête serait donc inoffensive pour l’homme.  Le commerçant est très déçu : il n’a pas risqué sa vie !!



Mardi 3 février 2015 à 8:02

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        Aujourd'hui, c'est jour d'intermède, et hier c’était le 2 février. La chandeleur, ou fête des chandelles, est célébrée chaque année 40 jours après Noël, et dans la tradition chrétienne, elle est le jour de la présentation de Jésus au Temple : « Et lorsque furent accomplis les jours pour leur purification, selon la loi de Moïse, ils l'emmenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur. » (Luc 2, 22-38).

Mais en fait, comme beaucoup de fêtes chrétiennes, dont Noël, il s'agit d'une fête païenne plus ancienne récupérée par le pape Gélase 1er au Ve siècle, qui institua chaque 2 février, une procession avec des chandelles. On raconte que ce pape faisait distribuer des crêpes aux pèlerins arrivant ce jour-là à Rome.

À l'origine, la chandeleur marque le moment où les jours commencent à s'allonger plus rapidement. On fêtait alors le retour à la lumière en marchant aux flambeaux, puis en disposant des chandelles dans sa maison, et enfin... en mangeant des crêpes !

 

C’est vrai, les crêpes remontent à l’antiquité et les Romains en mangeaient pendant les fêtes des Lupercales, en février, pour célébrer le retour prochain du printemps et espérer une moisson future prospère, en consommant la farine de l’an écoulé, sous forme de crêpes.

Mais ces fêtes étaient accompagnées d’orgies et le pape Gélase les condamna et les remplaça par la fête des chandelles.

 

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Alors hier en passionné de la Bretagne, j’ai mangé des crêpes comme j’en mange surtout l’été, dans la région de Carnac.

Crêpes au sarrasin (les « galettes ») qui sont faites de 2/3 de farine de sarrasin (le « blé noir, mais qui n’est pas une céréale), et 1/3 de farine de froment et beaucoup d’eau qui s’évapore sur la galettière (la « pillig »), sur laquelle on étale la pâte, très liquide, dosée avec une petite louche, avec un rateau sans dents (le « rozell »), puis retournée, non pas en la faisant sauter en l’air, mais avec une spatule, (la « spanel »).


Pour que les crèpes n’attachent pas, on passe toutes les 2 ou 3 crèpes une éponge trempée dans du saindoux maintenu liquide par une incorporation de jaunes d’oeufs. (la crépière du marché de Carnac vous en donnera la recette).

Crêpes aussi au froment, pour lesquelles les cuisinères expertes ajoutent 10% de farine de blé noir. Certaines (ma grand mère), y mettent aussi un peu de bière pour alléger la pâte et lui donner un soupçon d'amertume.

Ce sont les cuisiniers qui font des crêpes épaisses dans des poêles, qui les font sauter d’un coup de main expertes, à 1m en l’air et retomber sur l’autre face, dans la poêle …. ou sur le carrelage

Certains superstitieux et crédules les font sauter de la main droite, en tenant une monnaie dans la main gauche. D'autres conservent la première crêpe en haut d'une armoire (direct en sautant de la poêle !). Ils pensent ainsi devenir riches !!

 

Que mettre comme garniture.?

La galette - au blé noir - classique salée, c’est jambon-oeufs- gruyère. Mais certains y mettent toutes sortes de fromages (reblochon, roquefort…), mais à mon avis, cela tue le goût de la galette. Une galette aux crevettes ou au saumon,  ou avec des filets de rouget et de l’andouille de Guéménée, passés au préalable à la poêle, c’est très bon. Mais il y a plein d’autres recettes avec des charcuteries diverses.

Les crèpes - au froment - sont en général sucrées. Certains se contentent de beurre et de sucre, d’autres de miel, certains avec de la nutella ou de la confiture. La mode ces dernières années en Bretagne, c’est le caramel au beurre salé.

Mais il y a des recettes plus compliquées notamment avec des glaces (le chaud-froid est très bon). Des crêpes à l’orange (et un zeste de citron) et trois boules de glace, café, caramel et vanille, c’est extra.

Quant aux "crêpes Suzette", il en fut souvent question dans quantité de films d'Hollywood... avec la "petite marmite", le béret basque, la baguette de pain, il semble que la crêpe Suzette ait symbolise longtemps, pour l'Américain moyen, le caractère, pour lui, exotique, du Français. En fait, la fameuse "crêpe Suzette" paraît avoir été inventée pour le prince de Galles, futur Edouard VII, par un cuisinier du Café de Paris à Monte-Carlo. II s'agissait de crêpes parfumées à l'écorce d'orange, et au Grand-Marnier, C'est très bon d'ailleurs !

 

Aux États-Unis et au Canada, la chandeleur est concurrencée le 2 février par le jour de la marmotte (Groundhog Day). On doit se tenir ce jour-là devant le terrier de la marmotte de son choix, l'attendre patiemment et lui dire poliment bonjour.

Si l'animal sort de son abri et ne voit pas son ombre à cause du temps nuageux, (et vient gentiment voir, comme mes marmottes de Bretagne, si je n’ai pas un petit biscuit à leur donner), l’hiver s'achèvera bientôt. Si par contre, le temps est lumineux, l'animal retournera dans sa tanière car elle n'avait pas mis ses lunettes de soleil, et on reprendra pour six semaines d'hiver supplémentaires… (voir ci dessous mes mignonnes marmottes bretonnes, mangeant des gâteaux secs, même s'il y a du soleil et qu'elles ont oublié leurs lunettes , à gauche maman marmotte, et à droite sa petite ado !).

Faut bien s’amuser et jouer au devin ! Ce que les hommes peuvent être crédules !!

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Lundi 2 février 2015 à 7:39

Actualité

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les dessins sont extraits du blog de Martin Vidberg

      A la suite de mon article du 20 janvier sur le numéro de Charlie hebdo, j’ai reçu plusieurs mails de personnes de religion ou d’origine musulmane, qui ont été indignées par les attentats récents, redisent que cela est criminel de se recommander de l’Islam pour les commettre, qui sont fières d’avoir participé à la marche de dimanche11 janvier, mais qui également ont peur de l’amalgame entre djihadistes et musulmans.
    Certains se plaignent d’être de plus en plus mal compris, voire discriminés.
    Et j’entends par ailleurs  des gens, que je croise ou que j'entends dans le métro, qui ne sont ni d’extrême droite, ni racistes, se plaindre d’être envahis par les étrangers, notamment d’origine maghrébine, qui « prennent le travail aux français et ne s’intègrent pas, restant dans le communautarisme », ou « viennent dans notre pays uniquement pour toucher allocations familiales, chômage et être remboursés par la sécu ».
    C’est vrai que je connais quelques cas de cette sorte, mais pas uniquement du fait de maghrébins, et il ne faut pas généraliser.
    Il devient de plus en plus difficile d’éviter dans les quartiers, à l’école ou au travail, cette méfiance réciproque. Les uns estiment que l’Islam est archaïque et incapable d’évoluer face à un Occident moderne, et d’autres pensent que que l’islam a tout inventé, face à un Occident qui aurait juste «copié sur le Coran» et que l'Occident veut les persécuter.
    Le Front National essaie de persuader que l’Islam est une religion particulière incompatible avec les démocraties républicaines (ce qui est faux), mais fait l’affaire des islamistes radicaux, et ceux ci se servent de ces déclarations xénophobes, pour dénoncer un complot contre l’Islam et persuader qu’ils détiennent la vérité, alors que leur but est de diviser et de détenir le pouvoir sur les autres, avec l’excuse de la religion, en lui inventant des règles extrêmes.
    Les politiques de tous bords ont peur de dénoncer aussi bien l’islamophobie que l’islam radical, par peur de perdre des voix au profit du Front National, ou d’exciter les djihadistes, et jusqu’à ces dernières semaines, avaient peur d’aborder le sujet et de chercher des solutions.
    Cela permet aux islamistes radicaux, en profitant de notre laïcité, de se présenter comme des musulmans purs et orthodoxes, et de chercher à laver le cerveau à des jeunes un peu désaxés, dans une sorte d’embrigadement sectaire. Cela leur permet aussi de recruter dans les prisons des délinquants de droit commun, qui trouvent là un moyen d’assouvir leur haine de la société et leur désir de vengeance.

    Ancienne éducatrice à la Protection judiciaire de la jeunesse, Dounia Bouzar est anthropologue du fait religieux, spécialisée dans la gestion de la laïcité au sein des institutions et des entreprises. Elle a fait partie du Conseil du culte musulman, siège à l’Observatoire national de la laïcité et est auteur d’un livre « Désamorcer l’Islam radical".
    J’ai lu un de ses articles, et où elle dit que, sur les 1200 jeunes français ayant  un lien avec le djihad, 40% d’entre eux ne sont pas musulmans et n’ont aucun rapport avec l’immigration. Ils ont été recrutés sur internet, alors qu’ils se cherchaient un but et une personnalité, sans doute aussi, pour une partie d’entre eux, en échec scolaire et n’ayant pas appris à avoir un esprit critique et du bon sens, ou n’ayant pas reçu une éducation suffisante et des règles de vie de la part de leurs parents.
   Un autre aspect qui n’est pas abordé et qui n’est pas assez dit, c’est que, même si les crimes sont odieux, il n’y a pas eu beaucoup de victimes en Occident, par comparaison aux dizaines (voire centaines) de milliers de morts de religion musulmane en Afrique et en Orient, du fait des attentats d’Alquaida, de Daech, du Mujao, de Bokko Haram ou des luttes de pouvoir entre chiites et sunnites. ,

    Certes les politiques et le gouvernement doivent d’abord faire face à la menace terroriste, mais il va bien falloir réfléchir aux problèmes que pose notre société actuelle, d’une part vis à vis de l’intégration des immigrés, que l’on a tendance à repousser et à parquer dans des cités, et d’autre part de l’éducation et de l’instruction des jeunes, pour leur rendre bon sens et esprit critique, pour les empêcher de croire n’importe quoi et aussi pour leur donner une certaine instruction civique et sociétale.
    Et sans attenter à la liberté de la presse, et d’expression, il faudrait cependant éduquer les journalistes, et encore plus les internautes, pour qu’ils recherchent moins le sensationnel, le voyeurisme et l’audimat, et acceptent de ne pas parler de certaines informations lorsque des conséquences graves sont en jeu (on l’a vu lors des derniers attentats, notamment à Vincennes), et de faire attention à la façon dont ils exposent leurs idées (ou leurs images), pour qu’elles ne soient pas une provocation.
    Certes il faudra sans doute plusieurs (et peut être de nombreuses) années, mais cela en vaut la peine d’y réfléchir pour trouver des solutions.
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Dimanche 1er février 2015 à 8:39

Libertés et règles

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     D’après la télé beaucoup d’adolescents ont reçu pour Noël un drone, comme autrefois on pouvait avoir une petite voiture télécommandée.
    C’est vrai que l’on trouve maintenant de petits engins tri ou quadricoptères, à des prix très abordables, dans les magasins de jouets.
    Le problème est que ces drones vont voler dans le ciel, et que ce n’est pas si évident que cela, ni sans danger.
    Des correspondants m’oint demandé ce que je pensais des problèmes que posaient ces petits drones-jouets.

    D’abord il ne faut pas croire que c’est inné de savoir piloter un drone. Peut être avez vous déjà essayé sur une plage d’utiliser un cerf-volant moderne avec ses deux poignées. Vous aurez alors constaté que ce n’est pas si facile, que votre engin va plus souvent par terre que dans le ciel, que vous risquez de blesser quelqu’un et qu’il vous faut beaucoup de séances avant de savoir faire des acrobaties.
    Piloter un drone n’est pas non plus évident et il faut quelques semaines avant d’être habitué. Au départ il faut le configurer, puis il faut apprendre à piloter, et être très prudent si vous ne voulez pas le voir s’écraser au sol (et c’est plus fragile qu’un cerf-volant ! ).
    En général une notice accompagne votre achat. Elle donne la liste des composants et la façon de monter l’appareil.
    Puis il va falloir configurer l’ordinateur de bord, qui coordonne les trois ou quatre hélices et moteurs et, en faisant varier leur vitesse, permet de diriger l’appareil.
    Une première opération va être de synchroniser la télécommande et le récepteur de bord, pour qu’ils communiquent et se comprennent.
    Puis il faut tester chaque commande pour vérifier qu’elle fonctionne et dans le bon sens, et si elles sont bien centrées. Au départ ce n’est possible que si chacun des moteurs tourne dans le bon sens (en principe deux moteurs tournent dans un sens et les deux autres en sens inverse, car sinon le drone tournerait sur lui même). C’est une opération délicate car si une hélice en rotation touche votre doigt, il peut vous blesser sérieusement.
   
    En vol, si les moteurs tournent à la même vitesse, le drone monte, descend ou est stable. On agit donc uniquement sur la « manette des gaz » (throttle en anglais)
    Si le moteurs avant accélère, le drone se lève de l’avant et recule. Il avance quand le moteurs arrière accélère pour faire lever l’arrière (les hélices inclinées tirent vers le coté le plus bas). On appelle cela le tangage (pitch en anglais).
    Quand un moteur de coté accélèrent, le drone va du coté opposé. Un logiciel contrôle toutes ces manœuvres dans le microprocesseur de bord. On appelle cela le roulis (roll en anglais).
    Enfin en faisant varier la vitesse des moteurs opposés vous pouvez faire tourner l’appareil sur lui même : on appelle cela le lacet (Yaw en anglais).   
    Une partie des réglages de sensibilité devra se faire sur le terrain, en fonction des réactions de l’appareil et de votre compétence à le piloter.

http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/03Pitchquadcopter.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Objetsdivers/01Throttlequadcopter.jpg










http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/03Rollquadcopter.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Divers/02Yawquadcopter.jpg















    L’ordinateur de bord mesure en permanence l’attitude de l’appareil à partir de gyroscope, et compare sa position réelle, par rapport aux ordres que vous donnez et corrige en conséquence la vitesse des moteurs.
    En général on peut choisir de piloter à partir de plusieurs boutons ou plus facilement, à partir d’un manche genre joystick.
    Certains drones sont plus complexes (mais plus chers) ayant par exemple un limiteur d’altitude (sécurité), un GPS, et un retour automatique au point de départ, comme un boomerang.
    Les plus petits drones à bas prix ne pèsent que quelques dizaines de grammes, mais ne peuvent rien emporter. Mais ils sont plus difficiles à piloter (pas très stables) et donc une excellente école.
    Par ailleurs il faut savoir que les batteries ne donnent en général guère plus de 10 minutes d’autonomie, pour les drones aux prix abordables.

    Quelques conseils si vous ne voulez pas aller au tapis. Ayez une check-list, comme pour piloter un avion : vérifier le chargement de la batterie du drone, des piles de la télécommande, vérifier que la manette des gaz est bien à zéro (généralement calée en position basse), bien penser à allumer d’abord la télécommande et seulement ensuite le drone (généralement en branchant la batterie), attendre la connexion entre la télécommande et le drone, vérifier que les diodes lumineuses de contrôle s’allument normalement, etc… Votre notice doit vous indiquer cela.
    Et même pour le premier essai, prévoyez un espace assez grand, car même si vous décollez normalement verticalement, ce n’est pas sûr que vous ayez assez de doigté et le drone va peur être avoir une trajectoire inattendue avant que vous ne sachiez la corriger. Ne décollez pas à coté de vous, si vous ne voulez pas le recevoir dans le nez.
    Et ensuite essayez de vous déplacer doucement de quelques dizaines de cm danss tous les sens , avant de vouloir vraiment voler. Vous verrez qu’il faut beaucoup d’essais avant de se lancer.

    Et maintenant, la sécurité, les règles à respecter (sous-peine d’amende, voire de condamnation, et aussi de risque d’accident grave).

    Le seul vol autorisé avec les drones non professionnels est le vol à vue. On doit toujours voir son engin, même s’il a une caméra à bord filmant le sol.
    On doit toujours voler au dessous de 150 mètres, et c’est interdit aux abords d’un aérodrome ( risques de collision avec des avions)
    On ne doit jamais survoler de personne ou de véhicule.
    Le survol d’agglomération, de maisons, de routes est interdit.
    On doit rester dans un « espace privé », soit un jardin vous appartenant, soit un champ, mais avec l’accord du propriétaire.  Sortir dans un espace public expose à  de fortes amendes.
    Le vol est interdit la nuit. (des feux de signalisation ne sont pas suffisant pour savoir quelle est l’attitude du drone).

    Si le drone est équipé d’une caméra ou de tout autre capteur susceptible d’enregistrer des données, des règles protègent la vie privée d’autrui.
    Il est interdit d’enregistrer des images permettant de reconnaître ou identifier les personnes (visages, plaques d’immatriculation …) sans leur autorisation.
     Toute diffusion d’image (notamment sur internet), doit faire l’objet d’une autorisation des personnes concernées ou du propriétaire dans le cas d’un espace privé (maison, jardin, etc.) et doit respecter la législation en vigueur (notamment la Loi du 6 janvier 1978 modifiée dite "Informatique et Libertés"). Pas question "d'espionner ses voisins
    Toute utilisation de drone dont l’objectif est l’acquisition de prises de vues destinées à une exploitation commerciale ou professionnelle est soumise à des exigences spécifiques et nécessite la détention d’autorisations délivrées par la direction générale de l’Aviation civile.

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