Samedi 21 mars 2015 à 9:10

Biologie, santé.

http://lancien.cowblog.fr/images/oiseaux/grippeaviaire003.jpg

    Puisque je suis dans le domaine des microbes, autant continuer et parler des virus de la grippe, qui semble atteindre aujourd’hui de nombreuses personnes, et des vaccins correspondants.

    D’abord qu’est ce que ces virus de grippes : je vais résumer ici des articles que j’ai déjà écrits (29 et 30/9/2009 30/4 et 11:5/2009)
    Il existe trois grandes catégories de virus de grippe, de types ABC mais la plus courante est la grippe A.
    Le virus A est constitué de 8 segments d’ARN enfermé dans une capsule, hérissée de “spicules” qui sont des protéines.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/virusgrippeschema.jpg

    Les spicules sont de deux types l'hémagglutinine (protéine HA dont on connaît 19 sortes 1 à 19) et la neuraminidase (protéine NA dont on connaît 12 sortes N1 à N12.
    On appelle donc ces virus par les caractéristiques H numéro de l’hémagglutinine et N suivi par le numéro de la neuraminidase.
    La grippe « espagnole » de 1918/20 et la grippe « mexicaine » de 2008/09 étaient constituée de virus H1N1, (les plus courants), la grippe asiatique de 1957 était H2N2 et la grippe de HongKong de 1968 H3N2, tandis que la grippe aviaire est une H5N1.
    L'hémagglutinine permet au virus de s’attacher à une cellule et de pénétrer à travers sa membrane, après que la neuraminidase ait fait des “trous chimiques” dans cette membrane. La neuraminidase diminue, en outre, la viscosité du mucus respiratoire et contribue ainsi à la diffusion du virus dans l’organisme.
    En outre virus, et notamment un A HxNy, peut “muter” c’est à dire que son ARN se transforme légèrement, mais notre immunité acquise reste partiellement valable, l’ARN n’ayant subi que des modifications mineures.
    Lorsque l’épidémie d’une année est en déclin, en mars, on examine quelles ont été les souches concernées et on décide alors quel sera le vaccin de l’année suivante, en général un mélange de trois protection contre trois types, le plus souvent AH1N1, AH3N2 et B, d’’ADN voisins de ceux ayant sévi dans l’année. Le vaccin est alors fabriqué pour l’année suivante et distribué à partir d’octobre.

    Rappelons que la grippe est une infection respiratoire aiguë très contagieuse, souvent considérée comme une maladie bénigne, mais qui est pourtant responsable de nombreux décès, en particulier chez les jeunes enfants et personnes âgées et chez les personnes atteintes de certaines maladies respiratoires, cardiovasculaires, rénales ou encore de diabète.
    En fait on ne meurt pas vraiment de la grippe, mais en général la grippe a diminué les défenses immunitaires et a favorisé l’invasion des voies respiratoires par des bactéries et c’est cette infection qui peut provoquer les décès.

    Cette année, la grippe d’hiver a été méchante puisqu’elle a atteint plus de 2 millions de personnes, mais l’épidémie commence à décliner.
    La diffusion plus grande de la maladie tient en particulier à trois raisons :
        - le virus était plus « méchant » plus contagieux
        - le nombre de personnes vaccinées a baissé, surtout parmi les personnels qui soignent ou participent à l’éducation et la garderie des enfants.
        - le vaccin a été moins efficace., aux USA, 23% au lieu de 56% des vaccinés ont été épargnés par l’infection. En effet le virus cette année est un AH3N1 qui a muté après la fabrication des vaccins et n’est donc pas totalement pris en cause.
Cependant les personnes contaminées réagissent mieux si elles ont été vaccinées et la maladie est moins grave.
    Les soins consistent essentiellement en des antiviraux (Tamiflu), des antibiotiques pour le traitement des surinfections dues à des bactéries, et si nécessaire, une aide respiratoire non invasive, voir l'hospitalisation en réanimation. La lutte habituelle contre la fièvre et la déshydratation.
    Les gestes de prévention sont nécessaires et efficaces : se laver les mains régulièrement, éviter le contact avec des personnes malades, se couvrir la bouche quand on tousse ou éternue, éviter les lieux très fréquentés notamment avec un nourrisson, aérer régulièrement son logement, mais la seule action de prévention vraiment efficace est la vaccination.
    Quant aux risques liés à cette vaccination, ils sont minimes. On n’a constaté que des manifestations consécutives à toute piqûre ou injection : rougeur locale, induration ou légère douleur parce qu’on a touché un nerf et c’est rare.
C’est dû d’ailleurs non pas au vaccin, mais à celui qui vous vaccine !.
    Personnellement, cela fait 20 ans que je me fais vacciner et que je n’ai pas eu la grippe. Et je pense même que les adjuvants du vaccin excitent nos défenses immunitaires  car depuis cette date j’ai beaucoup moins de rhumes l’hiver. Mais je sors moins et surtout je vois moins de personnes depuis que je suis en retraite, (sauf sur internet qui s'est développé); cela limite aussi les contaminations.
    Et tant qu’il fait froid, je ferai comme cet oiseau pour se protéger de la grippe aviaire lol, je garderai mon chapeau et mon écharpe !

Vendredi 20 mars 2015 à 7:55

Photos, photos comiques

Aujourd'hui intermède.
      J'ai trouvé sur le site de Buzzly des recettes pour transformer l'intérieur de sa maison ou son jardin, qui m'ont amusé et je vous en montre quelques unes :
      La première est l'utilisation de paliers de vélos pour faire un lustre; la deuxième est la création d'un "home cinéma", à partir de palettes de chargement en bois, les suivantes concernent l'utilisation de vieux pianos; le vélo sous le lavabo m'a fait sourire et la balançoire et le coin repos du jardin sont originaux.

http://lancien.cowblog.fr/images/Objetsdivers/1413466226542.jpg















http://lancien.cowblog.fr/images/Objetsdivers/4608274730062.jpg

















http://lancien.cowblog.fr/images/Objetsdivers/1737628836604.jpg



























http://lancien.cowblog.fr/images/Objetsdivers/6187219271297.jpg













http://lancien.cowblog.fr/images/Objetsdivers/7629805056239.jpg























http://lancien.cowblog.fr/images/Objetsdivers/8731803856232.jpg


















http://lancien.cowblog.fr/images/Objetsdivers/5337895335443.jpg































http://lancien.cowblog.fr/images/Objetsdivers/4656228961842.jpg

Jeudi 19 mars 2015 à 8:04

Biologie, santé.

Les staphylocoques dorés sont des bactéries très dangereuses, difficiles à combattre parfois mortelles lors de septicémies (infection généralisée du sang), et et de plus en plus deviennent résistants aux antibiotiques connus.
    La plupart des antibiotiques sont issus des bactéries du sol, mais 99% de celles ci ne peuvent pas être cultivées en laboratoire et on ne peut donc ni les produire, ni tester leur action, ni identifier les principes actifs qui leur font détruire les bactéries.
    La pénicilline découverte par Alexander Fleming en1928 est ainsi fabriquée par une moisissure naturelle, mise en culture dans des boîtes de Pétri. (ce sont des boîtes en verre qui ont l’allure d’une boîte de camembert.)
    Mais à peine 1% des micro-organismes supporte ce mode de culture.

    L’article paru dans le numéro de mars 2915 de la revue « La Recherche », décrit la découverte faite par Losee Ling du laboratoire américain NovoBiotic Pharmaceuticals, en partenariat avec I'université de Boston, aux États-Unis, et l’université de Bonn, en Allemagne, article auquel j’emprunte le schéma explicatif ci dessous.

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/chip.jpg

    Ces chercheurs ont utilisé un dispositif original, baptisé « iChip », mis au point en 2010, long de quelques centimètres, qui agit comme un tamis aux trous microscopiques :
plusieurs plaques de plastique où se trouvent des trous très fins, permettent ainsi d’isoler les micro-organismes.
    Des échantillons de sol herbeux sont dilués dans une solution dans laquelle sont plongés les ichips, qui sont recouverts de membranes semi-perméables et temis en place dans le sol d’origine, en plein air, pendant un mois.
    La moitié des cellules piégés, ainsi remises dans leur milieu naturel, produisent des colonies de cellules, qui peuvent ensuite être mises en culture en laboratoire.
    Près de 1000 sortes de microorganismes ont été ainsi cultivés puis testés. sur des plaques contenant des staphylocoques dorés (voir mon article d’hier). 25 des micro-organismes ont stoppé le développement de ces bactéries.

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/Teixobactinsvg.png    L’un des meilleurs résultats a été constaté grâce à un micro-organisme qui a été baptisé « Eleftheia terrae », qui produit une substance antibiotique, que l’équipe a appelée « teixobactine » et qui semble être efficace contre les bactéries pathogènes à Gram positif, ayant développé une résistance aux antibiotiques classiques.
    La structure chimique de cet antibiotique nouveau a été déterminée et publié dans un récent compte rendu : la figure ci-contre vous montre la complexité d’un tel produit.
    La teixobactine se lie à des motifs structurels peu sensibles aux mutations des bactéries, de sorte qu'elle bloque la formation de la paroi qui les protège, et reste efficace malgré des mutations génétiques.

    Testée sur des souris, la teixobactine a guéri, sans effet indésirable, les animaux
infectés par le staphylocoque doré, par le pneumocoque, par une bactérie responsable de diarrhées, ou par le bacille de Koch, agent de la tuberculose.
    Par contre les bactéries à Gram négatif comme Escherichia coli ne sont pas sensibles à cet antibiotique.
    Leurs membranes sont en effet beaucoup plus complexes, composées d’un première bi-couche hydrophile, composée de phospholipides et de protéines, puis d’une interface où sont stockés des enzymes, des protéines et des nutriments, et d’une seconde membrane plasmique qui ressemble à celle des bactéries à Gram positif, mais qui, protégée par la première membrane n’est pas attaquée par l’antibiotique « teixobactine ».

    Il s’agit donc d’une avancée notoire dans le renouvellement des antibiotiques, mais il ne faut pas crier trop tôt victoire. Pour le moment l’antibiotique était encore actif au bout de 3 semaines, mais rien ne prouve que les bactéries ne trouveront pas une parade pour y échapper. Il n’est pas prouvé non plus que ce médicament sans effets secondaires notables sur les animaux n’en aura pas sur l’homme.
    Les expériences vont se poursuivre et on peut espérer une commercialisation de ce médicament, s’il passe tous les tests vers 2022/24.
    Mais une nouvelle méthode a été mise au point pour trouver de nouveau antibiotiques et c’est une retombée fort intéressante de cette étude.

Mercredi 18 mars 2015 à 7:46

Biologie, santé.


http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/Unknown-copie-1.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/Unknown1.jpg











     Il est bien connu que nos antibiotiques, dont nous avons abusé en les utilisant dans des cas inappropriés d’infection virale, en arrêtant trop tôt les traitements, et surtout en les utilisant dans la nourriture des animaux comestibles, que ces antibiotiques actuel donc ne nous protègent plus contre les infections et notamment celles des colibacille, des staphylocoques dorés et des bactéries responsables des infections pulmonaires (et qui peuvent nous faire mourir suite à une grippe..
    Peu de nouveaux antibiotiques apparaissent sur le marché hélas et des calculs prévoient que si cela continue ainsi, il y aura des dizaines de millions de morts à l’échéance 2050.
    Il semblerait d’après un article de la revue « La Recherche » dont je vous parlerai demain, qu’une nouvelle source d’antibiotique vienne d’être découverte enfin.
    Aujourd’hui, je vais écrire quelques lignes sur ces staphylocoques dorés (Staphylococcus aureus), qui est la souche de staphylocoques la plus fréquemment rencontrée en pathologie humaine et vétérinaire. Elle partage avec la bactérie Escherichia coli (les colibacilles), le premier rang des germes responsables d’infections nosocomiales (infections contractées à l’hôpital), et également au deuxième rang des bactéries responsables en France d’intoxications alimentaires, après les salmonelles.
    J’ai connu des camarades qui, après s’être blessés, avaient eu une infection grave de leur plaie et qui ont traîné pendant des mois avant de guérir, et qui ont même dans certains cas gardé des séquelles graves de leur blessure.

    Les staphylocoques dorés peuvent être à l’origine d’infections avec production de pus ou d'infections avec production de toxines, toutes d’autant plus difficiles à combattre que la majorité des souches sont aujourd’hui multirésistantes aux antibiotiques.
    Dans les cas des infections alimentaires, ce sont les substances toxiques appelées entérotoxines qui, libérées par les souches se multipliant dans les aliments, déclenchent les symptômes : vomissements violents et répétés, souvent accompagnés de diarrhée, et de fièvre.
    Les infections cutanées provoquées par le staphylocoque doré peuvent prendre de multiples formes : furoncles, folliculites, panaris, impétigo, abcès divers. Les infections des muqueuses sont également fréquentes et peuvent atteindre les yeux (conjonctivites), les oreilles (otites), la sphère génitale (endométrite, salpingite) ou les voies respiratoires (pneumonies, pleurésies).
    Toutes ces infections cutanéo-muqueuses sont susceptibles de se compliquer et d’aboutir à des septicémies aiguës (infections généralisées), et associées à des localisations secondaires  : valves cardiaques, os, articulations, rein, cerveau….
    Les staphylocoques dorés sont présents au niveau du nez, de la gorge ou de l’intestin, en dehors de toute pathologie, chez environ 30% des sujets sains, qui bien que porteurs de la bactérie, ne présentent pas de symptômes d’infection. A l’hôpital, l’infection peut survenir quand les défenses immunitaires des patients diminuent, ou quand la barrière cutanéo-muqueuse est rompue, (blessure, opération), ce qui favorise la pénétration dans l’organisme de souches véhiculées par les patients ou par les membres de l’équipe soignante.

    Le staphylocoque doré est une bactérie de forme arrondie (coccus) d’environ un micron de diamètre et mis en évidence par la coloration Gram + , et qui par conséquent, comporte une enveloppe externe (une « capsule polysaccharide » ).
    Elles se regroupent en grappes de quelques mm.
    Son ADN est constitué d’environ 2,8 millions de bases puriques codant environ 2700 protéines.
    Elle mute facilement, ce qui complique la lutte par des antibiotiques.
    Elle a été découverte en 1879 par Pasteur dans du pus de furoncle.
    Elle se multiplie rapidement même en l’absence d’oxygène, car elle utilise chimiquement l’oxygène des supports organiques, avec une croissance optimale, à 37 d°C, en milieu neutre (ph7) et dans de fortes concentrations de sel (NaCl). Le froid et la congélation ne les tuent pas.
    Son pouvoir pathogène est dû à de multiples enzymes et à des toxines.
    Certaines de ces enzymes peuvent coaguler le plasma sanguin ce qui lui permet de créer un caillot qui délimite un foyer infectieux, où les germes sont à l’abri du système immunitaire et peuvent se multiplier pour coloniser le reste de l’organisme par voie sanguine. Elles détruisent également les leucocytes et créer, dans le derme et les muqueuses, des lésions qui favorisent une multiplication et une diffusion dans l'organisme à partir de ces poches qui les protègent des réactions immunitaires.

    On peut évidemment prévenir les infections par une hygiène importante : lavage des mains, désinfection des plaies, conservation des aliments à l’abri de l’air et au froid.
    Certaines huiles essentielles, notamment de l’arbre à thé, ont des vertus désinfectantes, car elles rendent perméable la membrane des bactéries.
    Cela ne suffit pas pour les supprimer
    Ce sont les antibiotiques qui sont les seuls combattants efficaces mais le traitement est long et souvent très mal supporté par le malade et de plus en plus les staphylocoques dorés deviennent résistants aux antibiotiques connus.

Mardi 17 mars 2015 à 7:43

Animaux

Un intermède en photos : (en provenance de Buzzly)

     Certains animaux n'ont pas de chance et tombent danbs un trou; d'autres sont téméraires et montent sur des lieux difficiles : tous sont en mauvaise posture !

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/Animauxenmauvaisessituations005.jpg















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/Animauxenmauvaisessituations009.jpg






















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/Animauxenmauvaisessituations010.jpg















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/Animauxenmauvaisessituations013.jpg

















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/Animauxenmauvaisessituations020.jpg































http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/Animauxenmauvaisessituations021.jpg























http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/Animauxenmauvaisessituations036.jpg

























http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/Animauxenmauvaisessituations048.jpg

Lundi 16 mars 2015 à 7:44

Sciences et techniques

Ci dessous, une "perceuse à microondes"

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/perceusemicroonde.jpg

    Je ne sais pas si vous avez vu une fois une boule de feu produite par la foudre ?
    Personnellement j’en ai vu deux fois étant jeune.
    La première fois, j’étais devant les carreaux de la fenêtre de ma chambre et je regardais notre jardin sous un orage et notamment le grand sapin d’une dizaine de mêtres à une vingtaine de mètres de la fenêtre. J’avais dix ans, en 1942.
    Un coup de tonnerre effrayant presque en même temps qu’une boule de feu très lumineuse au sommet de l’arbre, puis elle est descendu le long du tronc en faisant de la fumée et a disparu dans la terre en quelques dixièmes de seconde.
    Le lendemain, on a constaté que l’arbre était étêté : la cîme de trois mètres était par terre, en partie carbonisée. Et tout le long du tronc une entaille carbonisée, et au pied, une petite cuvette dans la terre avec des cailloux qui avaient fondu et formaient une sorte de céramique.
    La seconde fois c’était plus impressionnant ; j’étais dans la salle de séjour avec mes parents, ma soeur et mes frères, mes grands parents et une camarade de classe. Nous faisions nos devoirs sur la table; mes parents et grands parents étaient assis dans des fauteuils et mes frères jouaient à coté d’eux. J’avais à peine 15 ans.
L’orage grondait au dehors, les coups de tonnerre étaient de plus en plus proches des éclairs et donc il se rapprochait.
    Soudain près de la fenêtre on voit tomber du haut métallique une boule de feu d’une vingtaine de centimètres, qui semblait tourner sur elle même, rouge et très lumineuse, tandis qu’on entendait comme un essaim d’abeille bourdonner. Elle a traversé le buffet en bois et a disparu dans la cheminée en grésillant tandis qu’un coup de tonnerre assourdissant nous rendait sourds. Nos chevaux s’étaient dressés sur notre tête, pas de peur, mais chargés électrostatiquement, comme si on les avais frottés avec une peau de chat.
    Sur le moment on n’a pas peur, on n’a pas le temps cela dure moins de 5  secondes.
    Heureusement personne n’était sur le trajet de la boule, il aurait été électrocuté, carbonisé. On est restés pétrifié une minute, le cœur battant la chamade, puis on a constaté deux trous de 15 cm de diamètre dans le buffet, tout carbonisés autour et dans une pile d’assiette, une sur deux était brisée en plusieurs morceaux. La poutre en bois de la cheminée avait aussi des traces de brûlure.
   
    J’étais alors en terminale et je suis allé voir mon prof de physique le lendemain, pour avoir des explications. Il ne m’a pas dit grand chose.car, à l’époque le phénomène était mal connu.
    A l’époque, on pensait qu’il s’agissait d’un plasma ionisé, c’est a dire un gaz très chaud, à quelques centaines de milliers de degrés, c’est à dire d’atomes et molécules ayant perdu la plupart de leurs électrons. Quand la foudre tombe sur un paratonnerre, un courant de 30 000 d’ampères traverse le fil conducteur vers la terre et transporte 500 mégajoules. Il semblait plausible qu’un tel courant quand il n'y a pas de paratonnerre pour l'évacuer, chauffe l’air et qu’il y ait un énorme champ électromagnétique, qui confinerait cet air en boule.
    Puis les électrons regagnent leurs atomes et la boule disparait, aspirée par l‘appel d’air de la cheminée. Quant aux assiettes c’est un effet électrostatique, la pile d’assiette se comportant comme une série de condensateurs et celle au milieu de deux autres, figurant l’isolant cassant sous l’effet de la tension trop élevée, comme claque un condensateur en surtension.

    J’avoue que mon prof ne m’avait pas convaincu. Certes la boule était chaude, vu les trous carbonisés dans le bois, mais la fenêtre était intacte, juste fendue, mais le verre n’était pas fondu. Bizarre et mon prof n’en savait pas plus.

    A ma sortie de l’X j’ai lu en 1954/55 la théorie d’un physicien russe Piotr Kapitsa.
    Il prétendait que lorsque la foudre tombait, elle engendrait un large spectre de rayonnements, visibles, mais aussi ultraviolets, infra-rouges et aussi des microondes.
    Ces microondes pouvaient traverser le verre sans le fondre, et chauffer l’air de façon à le mettre en boule très chaude et former un plasma de très courte durée, à un endroit ou se croisaient les microondes directes et celles réfléchies par le sol.
    Mais un plasma se détruit en quelques millisecondes et la boule de feu dure bien plus longtemps.
    On n’était donc guère plus avancés que Tintin, dans les « Sept boules de cristal » (j’espère que vous l’avez lu au moins !!).

    En 2006 j’ai lu une étude du physicien israélien Eli Jerby, sur une » perceuse à micro-ondes » qu’il avait inventé. Dans un four, une électrode métallique focalise les micro-ondes et, lorsqu’elle est mise en contact avec un matériau de type céramique ou os,
elle crée un «point chaud » qui crée un trou par la vaporisation du matériau.
    Si l'électrode est retirée du matériau à percer, une boule flottante, d'une dizaine de ,centimètres de diamètre, rougeoyante, très similaire à la foudre en boule, est créée. Celle-ci dure tant que la puissance micro-onde est fournie et Eli Jerby pensait que ce n’était pas seulement l’air qui était chauffé, mais les poussières de silicium arrachées à la céramique et ce sont ces poussières qui permettaient une aussi longue durée du phénomène.
   
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/spectre.jpg    Je viens de lire une étude de 2014 au cours de laquelle des physiciens chinois ont pu, par hasard, analyser l’émission lumineuse d’une boule de feu de foudre (tombée sur le labo au cours d’une expérience de spectrographie), et déduire des raies spectrale, la présence de certains éléments (voir figure ci-contre) : fer, silicium, calcium, azote et oxygène (de l’air).
    La boule de feu était extraordinaire : elle faisait 5 mètres de diamètre, et s’est déplacée sur 15 mètres de long en 1, 64 secondes.
    Cela confirmerait la thèse d’Eli Jerby  et des essais ont été faits au synchrotron de Grenoble pour analyser la boule de feu de sa perceuse.


    La théorie serait que la foudre vaporise du sable (dioxyde de silicium) et du carbone de la végétation et à haute température le carbone réduit le dioxyde de silicium en silicium pur, réaction dont la chaleur  dégagée entretient la réaction tant qu’il y a des poussières sous forme de nanoparticules dans l’air.
    Des chercheurs brésiliens se sont amusé à attaquer des plaquettes de silicium avec des pointes de soudage électriques à haute température, et ils ont fait des « bulles de feu » de quelques centimètres de diamètre, mais les boules roulaient sur le sol sans flotter dans l’air.
    Donc il ne s’agit plus d’un simple plasma ionisé d’atomes d’azote et d’oxygène, comme le croyait mon prof de physique,  mais de poussières de silicium et éventuellement d’autres métaux vaporisées par la décharge électrique de la foudre, et de réactions d’oxydo-réduction, provoquées au départ par les microondes rayonnées par la foudre et entretenues par la chaleur qu’elles dégagent par réaction chimique exothermique.

    Je mourrai moins bête : une énigme de mon adolescence résolue. Enfin pas totalement. Ils n’ont pas expliqué pourquoi une boule sphérique et pas un cylindre ou un cône. Je reste sur ma faim !!! lol

Dimanche 15 mars 2015 à 8:41

Actualité

   Je relève sur un site gouvernemental du Ministère de l’Education Nationale, les graphiques suivants qui sont alarmants mais ne m’étonnent pas.

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/DPcollegeconstat1398538.jpg
    Depuis 10 ans, j’ai échangé avec des centaines de jeunes des dizaines de mails, et je vois l’orthographe et les capacités d’expression en français se détériorer de plus en plus.
    Souvent l’orthographe est catastrophique, des mots sont employés les un s pour les autres et la pensée n’est pas claire. On écrit comme on parle et on parle n’importe comment sans réfléchir.
    Les jeunes ne lisent plus : le résultat est là.
    J’ai souvent aidé des élèves du lycée en mathématiques, et j’ai souvent constaté que les bases élémentaires, qui auraient dues être apprises au collège, n’était pas sues ou étaient oubliées. Aucune formule n’était apprise par cœur, comme par exemple la racine d’une équation du second degré ou les identités remarquables.
    Quant à l’histoire, aussi bien celle de la fFrance que des autres pays, les leçons étaient aussi vite oubliées qu’apprises. Pourtant cela ne nécessite pas beaucoup d’intelligence : juste comprendre la signification d’une lecture.
Oui, mais on ne lit plus .

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/711350910899746.jpg
    Alors, notre jolie ministre Najat Vallaud-Belkacem souhaite réformer (une fois de plus), simultanément les programmes, les pratiques d'enseignement et l’organisation pédagogique, et « partir de ce qui marche déjà sur le terrain, libérer les capacités d’initiatives des enseignants et leur traduire cette confiance et ce soutien dans une nouvelle organisation plus responsabilisante et collective. »
    Certes, ce sont de belles intentions, et un bel objectif.
    Mais quels sont les faits suite à ces affirmations ?.

« Cet objectif doit  nous conduire à améliorer la façon de transmettre pour les professeurs et d’apprendre pour les élèves, en donnant aux équipes une marge de manœuvre de 20 % du temps d’enseignement, dans le respect des horaires disciplinaires. Ce temps dédié à un apprentissage différent des savoirs fondamentaux, par le travail en petits groupes, des enseignements pratiques interdisciplinaires ou un accompagnement individuel particulièrement renforcé en 6e, est au cœur de la nouvelle organisation du collège.
    Si cela permet de mieux accompagner les élèves et de leur faire rattraper leur retard, on ne peut qu’être d’accord, de même que tenir compte des capacités et des personnalités des élèves. Mais je ne vois pas comment on peut faire cela dans les temps impartis, sans supprimer d’autres enseignements. Lesquels, personne n’en dit mot.?
    Que ces apprentissages soient faits en petit groupes, ce serait efficace, mais comment le faire avec les effectifs actuels et sans augmenter le temps de travail des professeurs ?
    Faire des cours plus pratiques, avec davantage d’applications pour intéresser les élèves : cela fait longtemps que je dis cela, mais as t’on formé les profs à ces méthodes ?
    Et qu’est il prévu pour développer la mémoire des enfants ?

    Deux mesures me rendent perplexes :
        - enseigner une seconde langue en 5ème.
        - donner 1h30 de pause méridienne
    Certes la connaissance des langue est importante dans notre monde moderne, mais peut on étudier deux langues si on ne sait déjà pas manier le français. Il faudrait peut être d’abord enseigner la maîtrise de la nôtre !!
    Depuis 10 ans, on a baissé considérablement le nombre d’heure de cours et cela notamment en français et en maths. Ne faudrait il pas d’abord songer à faire davantage de cours dans ces matières ?
    Et surtout les exercices d’application pratiques à la maison sont devenus peu nombreux. Comment retenir un cours, si on ne sait pas à quoi il sert et si on ne sait pas s’en servir.
    Mais on a dégradé peu à peu l’image des métiers d’ouvrier, d’artisan, voire de techniciens, et faire faire des exercices, surtout s’ils ont un caractère pratique, c’est mal vu, c’est croire que l’on fait de l’enseignement professionnel !!
    Quant à la pause de mi-journée, je comprends que les enfants aient besoin d’une coupure, d’une détente, mais que feront ils pendant ce temps là. Autrefois certes on rentrait déjeuner chez soi, mais aujourd’hui les parents travaillent tous les deux et le repas à la maison n’est guère possible.
    Qui les surveillera, qui les empêchera de sortir du collège.?
    A quoi les occupera t’on?
    Et cela retardera d’autant l’heure de sortie du collège, considérée comme une contrainte.
       
    En fait c’est aussi le climat scolaire qu’il faudrait changer. Aujourd’hui, la mode est de ne rien faire. On méprise les bons élèves en les traitant « d’intellectuels ».
    Il faudrait arriver à persuader les jeunes d’un certain nombre de points :

        - On ne nait pas intelligent, on le devient. Certains ont seulement plus de potentiel et de rapidité d’apprentissage, et arrivent donc plus facilement à développer leurs intelligences, mais dans tous les cas cela demande beaucoup de travail. Sans apprentissage (donc éducation par nos parents et instruction par nos professeurs, puis expérience acquise dans notre métier au contact de nos anciens), et sans un gros travail, on reste d’un niveau intellectuel très bas.
        - On n’invente rien : on utilise les connaissances et l’expérience que l’on a , et la créativité consiste simplement à rapprocher de façon inhabituelle des notions que l’on a mémorisées. La capacité de mémorisation, c’est au moins la moitié de l’intelligence.
        - Les études servent à développer notre intelligence et à nous apprendre à travailler, en nous donnant des notions générales de base. Elles conditionnent donc notre métier futur et toute notre vie.
Ne pas travailler pendant ses études c’est prendre le gros risque de gâcher sa vie.
        - C’est en lisant que l’on apprend à comprendre la pensée d’autrui, mais aussi l’expression française, et l’orthographe. Notre vie est faite de communication et ce ne sont pas les SMS ni Twitter et Facebook, qui nous permettront d’échanger des pensées avec autrui. Tout au plus suffisent ils à donner des nouvelles  ou à dire des banalités, en général au ras des paquerettes.

Samedi 14 mars 2015 à 7:54

Sciences et techniques

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/banniereESSAI.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/Bloginformatique/MM.jpg
      J'ai la flemme d'écrire un intermède aujourd'hui.
      Alors je vous renvoie sur un autre blog que je vais lire de temps en temps et qui m'amuse.
http://tumourrasmoinsbete.blogspot.fr


     C'est une jeune caricaturiste, Marion Montaigne, qui fait de la vulgarisation scientifique par des caricatures; c'est original, certes un peu succinct sur le plan scientifique, mais exact et très amusant et elle a plein de talent et beaucoup d'imagination.
    
     J'espère que cela vous amusera.

Vendredi 13 mars 2015 à 8:19

Biologie, santé.

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/hayleyhaynesneesansuteruselleaccouchedejumelles5204907.jpg

     Les journaux ont relaté récemment un fait divers très insolite au plan biologique.
    J’avoue que cela m’a étonné, car j’aurais cru cela impossible.

    Vous savez sans doute que dans notre patrimoine génétique, nous avons deux chromosomes qui déterminent notre sexe : les chromosomes X et Y
    Une femme a deux chromosomes X (l’un transmis par le père l’autre par la mère), et un homme a un chromosome X, venant de sa mère, et un chromosome Y, venant de son père.
    Une anglaise, âgée de 28 ans, est née avec des chromosomes XY et donc elle est génétiquement un homme.
    Mais physiquement, comme vous pouvez le voir sur une des nombreuses photos publiées par la presse, elle est une femme et se sent telle.
    Un embryon doté de chromosomes XY doit normalement se développer en garçon sous l’effet des hormones mâles. Mais il est probable que l’embryon qui a donné naissance à cette jeune femme était insensible à ces hormones androgènes, ne possédant pas les récepteurs adéquats et donc, il le foetus s’est développé en fille.
    Elle a donc été déclarée de sexe féminin et a été élevée comme telle.
    Toutefois, physiologiquement elle est stérile, n’ayant ni ovaires ni utérus, lesquels ne se sont pas développés, car chez l’enfant, ces organes ne sont pas matures mais se développent à  la puberté, et, étant XY, elle n’a pas eu de cycles hormonaux féminins. Mais son corps XY a produit de la testostérone, et celle ci, en se transformant en œstrogènes, sa poitrine s’est développée normalement.
    C’est seulement quand elle avait 19 ans que les médecins se sont aperçu de son anomalie physiologique et ils lui ont donné alors des œstrogènes, ce qui a provoqué le développement de l’utérus.

    Une fois mariée, elle a bénéficié d’un don d’ovocytes et d’une fécondation in vitro.
Deux foœus en sont résultés, mais elle a dû accoucher par césarienne, les voies naturelles n’étant pas suffisamment grandes pour permettre aux enfants de naître normalement.
    La maman a donné naissance à deux jumelles qui sont tout à fait normales, mais le système de santé britannique a refusé de rembourser la FIV (plus de 14 000 €),  et celle ci a dû avoir lieu à Chypre pour que le couple puisse la payer.

    Mais tout est bien qui finit bien, papa, maman et leurs deux filles sont, semble t’il, heureux.
    Mais la nature a parfois des caprices bizarres !!!

Jeudi 12 mars 2015 à 8:00

Psychologie, comportement

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/images-copie-26.jpg

     J’ai déjà fait des articles sur nos perceptions subliminaires, qui sont produites par des stimulations de faible durée, ne sont donc pas conscientes, mais sont cependant enregistrées par nos sens et notre mémoire. (23 /12/2007 et 31/8/2014).
    Je ne reviendrai pas sur ce sujet.
    Mais j’ai lu récemment un article de Didier et Marie Courbet, professeurs à l’université d’AIx-Marseille, sur les méthodes publicitaires.
    Ils décrivaient des stimuli qui n’attirent pas notre attention, dont nous avons à peine conscience et que nous n’analysons pas rationnellement, dont nous ne souvenons en général pas, et qui pourtant laissent un impact sur notre mémoire, et nous incitent ensuite à consommer un produit.
    J’ai trouvé cet article intéressant et ces méthodes inquiétantes, voire dangereuses suivant l’usage qu’on en fait, et j’ai pensé qu’il était utile de faire connaître l’effort de diffucion que faisaient ces deux chercheurs.

    Cela vous arrive sûrement de regarder la publicité à la télé, mais ce n’est pas là le sujet.
    Il s’agit essentiellement de stimuli visuels et sonores qui sont administrés en marge d’actions de visualisation d’une émission ou de consultation sur internet et qui n’attirent donc pas apparemment notre attention.

    Certains vous les avez quand même remarqués comme moi.
    Dans un film, (ou téléfilm), on utilise un objet, une voiture… et si possible sous un jour agréable et engageant, et on s’arrange pour que discrètement et sans en avoir l’air, vous voyez le nom de la marque ou un logo, ou même l’acteur dit à son camarade « prenons ma XX » le nom de sa voiture, ce qui passe inaperçu dans le dialogue.
    Mais des expériences sur des volontaires ont montré qu’en fait ces images aavaient un impact et orientaient - certes faiblement - nos achats.
    On peut aussi vous montrer dans une ville des images de publicité, qui paraissent naturelles dans le décor et qui arrivent à un moment émotionnel, que vous retiendrez du téléfilm, mais vous retiendrez aussi inconsciemment ces images associées.

    Lorsque nous lisons un texte que nous avons recherché sur internet.
Des bannières publicitaires apparaissent sur le coté et en génbéral, elles ne nous intéressent pas et nous n’y faisons pas attention.
    En fait les informations atteignent quand même notre mémoire et on a pu démontrer que l’atteinte était d’autant plus grande que l’apparition était fréquente. C’est évidemment encore plus efficace si vous êtes obligé de cliquer sur un bouton de la bannière pour la faire disparaître; (ce qui personnellement m’énerve !!!).
    Des IRM ont montré que des images non perçues consciemment, déclenchaient inconsciemment en mémoire des souvenirs d’objets et de marques en corrélation avec les images perçues.
    Des expériences ont montré que lorsque de telles fenêtres pop-up étaient vues inconsciemment, montrant l’objet et le nom de la marque, il y avait déjà par la suite une plus grande attirance vers cette marque. Mais l’effet est encore renforcé s’il y a le nom de l’objet et surtout le logo de la marque. Il semble que l’utilisation du logo facilite beaucoup la mémorisation inconsciente (c’est plus simple qu’un nom de marque à retenir). Le cerveau forme deux représentations pour la marque et le produit et les associe, de telle sorte que par la suite, si vous voyez de façon consciente le logo, votre mémoire vous rappelle automatiquement le produit, et vice versa. Ce sera une incitation à choisir plutôt cette marque ou à faire penser au produit.

    Des sites Web pour les adolescent font apparaître des pop-up d’objets (boissons, chaussures, vêtements, biscuits et chocolats….) pendant qu’une voix murmure doucement le nom de la marque au moment de l’apparition du pop-up.
    On s’aperçoit que, alors que l’adolescent n’était pas conscient du phénomène, avbsorbé par le texte qu’il lisait sur le site qu’il avait consulté, l’effet de la publicité était encore présent au bout d’une semaine.

    Le « parrainage » est aussi une pratique courante.
    Dans certains cas elle est tout à fait claire et consciente quand les chaînes de télévisions 2 et 3 font apparaître, avant l’émission du soir que vous allez la regarder avec «  le produit de la marque untel ».
    Mais c’est parfois plus perfide quand, sur une carte météo, qui vous explique le temps qu’il va faire, il y a dans un petit coin, un logo qui n’a rien à voir avec la météo, qui est présenté à votre inconscient.

    Je ne suis pas très sûr que cette publicité qui est coûteuse, soit très efficace et rentable, du moins sur des produits chers, car nous réfléchissons avant de les acheter. Mais par contre elle peut être une incitation pour des produits de consommation courante, pour lesquels nous n’avons pas des éléments de décision suffisants pour choisir une marque ou une autre.

    J’avoue que de telles pratiques m’indisposent. Les fenêtres pop-up m’agacent, et en lisant les expériences qu’avaient pratiquées Didier et Marie Courbet, qui dénoncent ces effets sur notre cerveau, j’ai un peu l’impression d’une arnaque des publicitaires, comme si j’étais drogué à mon insu, et cela m’indispose profondément, même si j’ai l’impression d’être très peu sensible à la publicité en général.
    Mais quand je vois le temps que passent les jeunes sur internet, et l’importance qu’ils attachent, bien à tort, aux marques, je crois qu’on devrait se poser des questions sur l’éthique de notre société actuelle.

http://lancien.cowblog.fr/images/Psycho/typesdepublicitesenligne.jpg

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast