Dimanche 31 mai 2015 à 8:48

Biologie, santé.

Une correspondante s’est étonnée d’avoir chez son pharmacien un « dossier pharmaceutique » informatisé. Le pharmacien lui a montré l’écran de son ordinateur mais n’a pas eu le temps de lui donner des explications car il avait d’autres clients.
    Je vais essayer de les donner, mais je suis étonné que le pharmacien n’ait pas demandé à ma correspondante de signer un papier pour ouvrir ce dossier. C’est en effet obligatoire et elle pourrait faire une réclamation à la commission « Informatique et Libertés », mais à mon avis ce n’est pas nécessaire car ce dossier est très utile.
    Le schéma de fonctionnement du dossier est schématisé ci dessous (j’ai emprunté ce schéma à une notice de l’ordre des pharmaciens).

http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/lecircuitduDPreference.jpg
    Qu’y a t’il dans ce dossier ?
    Chaque fois que vous acheter des médicaments chez un pharmacien ou chaque fois qu’on vous en donne dans un hôpital ou une clinique, le pharmacien peut accéder avec son mot de passe professionnel et votre numéro de sécurité sociale, à votre dossier et il peut d’une part le consulter et d’autre part y inscrire les médicaments achetés.
    Donc quelque soit l’endroit de France où vous soyez, les médicaments achetés sont répertoriés.

    A quoi cela sert il ? D'abord au patient lui même qui vient achetre un médicament.
    D’abord à éviter des interactions entre médicaments qui peuvent entrer en synergie et renforcer leur action mutuelle au delà des limites prévues.
    Si vous voulez acheter un médicament qui pourrait ainsi réagir avec un autre que vous avez déjà acheté, l’ordinateur émet une alerte et le pharmacien va vous interroger pour savoir si vous prenez toujours le premier médicament et s’il risque d’y avoir interaction.
    Si vous demandez un conseil à un pharmacien, quelque soit le lieu où il se trouve, pour une affection mineure, sans aller chez le médecin, il consultera le dossier avant de vous recommander un médicament, s’assurant ainsi qu’il n’y a pas de contre-indication.
    Votre dossier permet aussi un suivi de vos vaccination et le pharmacien peut vous recommander des rappels.
    Les données sont conservées pendant au moins 3 ans.
    Les dossiers pharmaceutiques sont également ouverts, à titres expérimental, à certains médecins, notamment anesthésistes, pour examiner si certains médicaments ne vont pas interférer lors d’une éventuelle opération.

    Mais aussi à l'autorité sanitaire centrale. L’ensemble des dossiers permet de faire des statistiques de consommation de médicaments en France et également un certain suivi sanitaire, notamment en cas d’épidémie. Ce suivi statistique est évidemment anonyme.
   
    Par ailleurs le réseau utilisé pour les dossiers pharmaceutiques, est un lien entre pharmaciens et les autorités sanitaires centrales.
    En cas de découverte d’effets nocifs de certains médicaments, une alerte est donnée, de même que s’ils sont retirés du marché par précaution. Les numéros des lots rappelés sont ainsi diffusés.
    Le pharmacien est obligé d’envoyer un accusé de réception pour indiquer qu’il a bien lu le message.

    Enfin le réseau relie aussi les fabricants de médicaments (mais qui n’ont pas accès aux dossiers personnels)
    A partir de mars 2013, plus de 200 pharmaciens et 67 laboratoires ont expérimenté le signalement de ruptures d’approvisionnement par les pharmaciens locaux au pharmacien responsable du laboratoire fabricant concerné, à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et à l’agence régionale de santé (ARS) dont il dépend. Ce dispositif, actuellement en cours de généralisation, devrait permettre une meilleure gestion des fabrications et livraisons et de trouver plus facilement des solutions provisoires pour le traitement des patients, par échange de médicaments entre pharmaciens, en cas d’urgence.

    Le Dossier pharmaceutique est gratuit et simple d’utilisation. Sa consultation est rapide : les données parviennent au pharmacien en moins de trois secondes. Vous ne perdrez pas de temps.
    Chaque personne ayant une carte de sécurité sociale peut en faire ouvrir un, ainsi que pour ses enfants mineurs. On peut évidemment refuser de l’ouvrir, mais c’est se priver d’un outil utile pour sa propre santé.

    Le dossier médical informatisé n'a actuellement pas beaucoup de succès ni auprès des médecins ni auprès des patients (500 000 environ), alors qu'actuellement il y a environ 35 millions de dossiers pharmaceutiques personnels.

Samedi 30 mai 2015 à 7:46

Chats

Vous qui lisez mon blog, vous savez que j'aime bien les chiens et les chats.
     Alors, en intermède, voici encore quelques photos de chats, que je trouve mignons, trouvées sur internet :

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Vendredi 29 mai 2015 à 8:20

Curiosités de la nature, évolution.

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    On m'avait appris autrefois à l’école que s’il n’y avait plus de dinosaures sur terre, c’était en raison d’un recul des océans à la fin du Crétacé, ce qui avait engendré des changements climatiques importants qui avaient entrainé la mort de nombreuses espèces animales. On ne nous avait pas donné de détail sur le phénomène.

    Dans les années 1980 une autre hypothèse semblait très défendue : les dinosaures avaient été tués à la suite de la chute d’une énorme météorite qui avait fait une explosion gigantesque.
    Les scientifiques avaient trouvé dans des couches géologiques du crétacé une quantité anormale d’iridium, métal rare sur terre, mais abondant dans certains météorites, et un cratère de 300 km de diamètre, fut découvert à Chicxulub, au Mexique.
    Ils pensaient que la météorite avait soulevé tellement de poussières que la température moyenne sur terre avait chuté de façon importante pendant quelques années, comme cela pourrait être le cas si une guerre nucléaire généralisée anti missiles avait lieu, avec de très nombreuses explosions au sol.
    Toutefois la date de cette chute semble antérieure de 32000 ans à la disparition des animaux du crétacé.

    Gerta Keller, de l’université de Priceton, défend la thèse selon laquelle cette disparition serait due à une intense activité volcanique.
    On constate que dans le sud-ouest de l’Inde des épaisseurs massives de lave couvrent un territoire grand comme trois fois la France, il y a environ 66 millions d’années, ce pendant environ 750 000 ans, et 250 000 ans avant la disparition des espèces animales très nombreuses de la fin du crétacé. L’équipe américaine a pu dater les événement sur des zircons produits par les éruptions.
    La quantité énorme de gaz carbonique CO2 rejetée par les volcans à provoqué un réchauffement climatique important et le dioxyde de soufre SO2 une acidification des océans.
    Au lieu d’être congelés, les dinosaures auraient été cuits !! lol
    En fait ils seraient probablement morts de faim par détérioration des végétaux.
    Cette hypothèse paraîtrait plus vraisemblable car plus progressive et plus capable de toucher l’ensemble des populations animales, que l’impact d’un météorite dont les conséquences seraient de plus courte durée.
    Mais les géologues partisans des deux hypothèses se disputent toujours avec animation !

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    Personnellement je regrette que de petits dinosaures n’aient pas survécu. J’aurais aimé en promener un en laisse dans le parc voisin lol, bien que ce ne soit pas très doux à caresser vu leur épine dorsale plutôt dure.
    Ou voir pécher en Bretagne des poissons par  de petits ptérodactyles et autres ptérosaures, plus amusants à voir que les mouettes.

        Si vous avez la nostalgie de ces charmantes petites bêtes, et que vous passez par Paris, allez visiter, dans le Jardin des Plantes, le Muséum National d'Histoire Naturelle. Vous y verrez de splendides ossements préhistoriques réassemblés et dresses, qui sont impressionnants.

   

Jeudi 28 mai 2015 à 8:14

Astronomie, univers

 Mon article sur la structure de la terre a été lu par beaucoup de correspondants et m’a valu quelques messages.
    L’un d’entre eux me dit que je n’ai pas été assez précis et que le noyau de la terre se compose en réalité de 3 parties au lieu de 2.    
    C’est probablement vrai, mais c’est une découverte assez récente, et je n’avais pas voulu trop compliquer la  question, déjà assez complexe.
    Je vais essayer de donner un complément d’information.


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    Je vous rappelle la structure que j’avais détaillée dans mon article du premier mai. (voir schéma).
    La terre était composée de trois grandes parties : une croute superficielle peu épaisse (15 km max sous les océans, 70 km sous les continents), une couche sous jacente épaisse d’environ 2900 km, appelée le manteau et composée de trois parties, la couche intermédiaire étant plastique. 
    Enfin le « noyau » central, composé de fer et de nickel était composé de deux partie, une première partie liquide sous l’effet de la pression et de la température, le noyau externe (épaisseur environ 2200 km) et le noyau intérieur solide, de rayon 1270 km, qui est également appelé « graine).
    Il est constitué par cristallisation progressive du fer et du nickel du noyau externe. La pression de 3,5 millions de bars, le maintient dans un état solide malgré une température supérieure à 6000 °C et une densité d’environ 13.

    La nouveauté est que ce noyau intérieur, la graine, serait lui même composé de deux parties. La graine aurait une petite graine interne, mais on ne sait pas grand chose sur elle, dont le rayon serait de l’ordre de 600 km.(à peu près la moitié de celui de la graine.

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/graineterre.jpg    Comment les scientifiques et en particulier Philippe Cardin chercheur du CNRS à l’institut des Sciences de la Terre à Grenoble sont ils arrivés à cette conclusion.
    Les sismologues ont observé, lors de tremblements de terre,  les signaux enregistrés par les sismographes de 567 couples de stations diamétralement opposées sur la terre.
    Ils ont comparé les temps d’arrivée des signaux réfléchis et diffusés, qui passent par le centre de la terre et de ceux qui passent par le bord de la graine (voir schéma).
    Ils en ont déduit les vitesses de propagation des ondes sismiques pour les divers couples de stations. Ils ont trouvé que ces vitesses n’étaient pas uniformes, mais qu’il y avait des directions pour lesquelles elles étaient maximales (ils ont appelé ces directions les « axes rapides ».
    Ils ont constaté que cette anisotropie était de 70% plus élevée pour les ondes passant par le centre de la graine. De plus pour la partie périphérique de la graine l’axe rapide est orienté Nord-sud (P1/P2), alors que pour son centre, il est orienté dans un plan équatorial (E1/E2).
    Ils en ont déduit qu’il existait une « sous-graine interne », responsable de ces phénomènes.
    
    Les géologues ne savent pas pour le moment expliquer le phénomène.
    On sait qu’au départ, tout le noyau était liquide, puis que environ 100 millions d’années après la formation de la Terre, la partie centrale aurait refroidi et se serait cristallisée et serait uniquement composée de Fer et de nickel, les autres éléments tels qu’ oxygène, soufre, carbone…, étant renvoyés dans le noyau externe.
    
    Il est possible qu’ultérieurement les cristaux de fer se soient orientés différemment ou aient cristallisé dans des structures cristallines différentes  au centre de la graine et à sa périphérie. 
    La connaissance du noyau est importante pour expliquer la formation de la terre et surtout du champ magnétique terrestre. On pense que l’expulsion des éléments autres que fer/nickel hors de la graine a provoqué des écoulements  et des mouvements de convection à l’intérieur du noyau externe liquide conducteur (c’est du fer). Ces mouvement sont ensuite entretenus pour évacuer la chaleur du noyau.
    Des calculs numériques complexes et des expériences sur du sodium liquide, notamment en 2006), ont montré qu’il peut y avoir apparition spontanée d'un champ magnétique dans un fluide conducteur turbulent. Ce champ induit des courants qui eux mêmes induisent des champs magnétiques et il y a autorenforcement. Le champ magnétique agit lui même sur les mouvements du fluide ferromagnétique et  un équilibre relativement stable se produit. (on appelle ce phénomène « l’effet dynamo » terrestre.
    La rotation de la terre et les forces de Coriolis ont une influence, de même que les variations de position de l’axe de rotation de la Terre.
    Ces expériences ont montré que dans certaines condition ce champ pouvait varier et même se renverser. Ceci corrobore des observations sur l’orientation de couches sédimentaires qui font supposer qu’il y a eu dans les temps géologiques, des inversions du champ magnétique terrestre.
    Des théories analogues expliquent les champs magnétiques du soleil et des étoiles, mais celles-ci sont constituées de plasma et non de fer liquide et donc les équations qui président aux mouvements internes sont très différentes.
    Pour ceux qui sont très calés en physique, vous trouverez un article complet sur le champ magnétique terrestre à l’adresse suivante : 
http://www.astrosurf.com/luxorion/terre-champ-magnetique2.htm

    Les géologues, les physiciens et les mathématiciens ont encore beaucoup de travail devant eux.

Mercredi 27 mai 2015 à 7:46

Photos, photos comiques

    Je n'aime pas les photos d'animaux "arrangées", où on a volontairement affublé l'animal d'accessoires pour que ce soit drôle. C'est trop facile et beaucoup moins difficile que de prendre la photo d'une pause originale de l'animal.

    Certaines cependant m'ont fait sourire car elles avaient un certain humour.

     Je vous en montre aujourd'hui, quelques unes en intermède.

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Mardi 26 mai 2015 à 8:25

Sciences et techniques

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Depuis le 8 mars 2015, tous les logements doivent être équipés d’un détecteur donnant l’alerte en cas d’incendie, et beaucoup d’entre nous en avons installé un.
    Des correspondants me demande d’expliquer comment fonctionne cet appareil.

    Ces détecteurs utilisent comme principe la détection de la fumée produite par l’incendie. Pourquoi.?


    On pourrait essayer de détecter l’élévation de température produite par le feu. Mais celle ci n’est pas immédiate dans les pièces autres que celle où le feu a pris, et il y a des différences importantes de température dans un appartement, liées aux déplacements d’air, au soleil, à l’exposition des parois. La mesure ne serait pas fiable.
    On pourrait vouloir détecter les flammes qui sont lumineuses dans le visible et l’infrarouge. Mais il faudrait que le détecteur soit en vue directe du feu et de plus les mesures de spectrométrie nécessaires pour qu’il n’y ait pas de fausses alerte sont relativement complexes donc chères.

    Dans les fumées qui se propagent facilement dans toutes les pièces on pourrait faire une détection chimique. C’est le cas des détecteurs d’oxyde de carbone qui ast plus léger que l’air et que l’on détecte au plafond. Mais les détecteurs en cause sont plus chers et d’autre part un feu qui couve ne produit pas forcément beaucoup de monoxyde de carbone CO, mais du dioxyde CO2 moins facilement détectable.
    En fait la fumée qui est dégagée quand le feu commence, avant même les flammes, contient beaucoup de particules fines, notamment de carbone. Elle est due à une combustion incomplète de matériaux organiques, et est composée de petites poussières de quelques centièmes de microns, qui s’agrègent entre elles et ont le plus souvent un diamètre compris entre 1 et 10 microns (1 micron = 1/1000 de mm).

    La fumée est relativement opaque et absorbe les rayons lumineux et sur un mètre de distance, l’absorption due à une concentration de 1 gramme de particule par m3 est déjà très nette. Mais dans un détecteur la distance est de l’ordre du centimètre et la précision des mesures est trop faible.
    On se sert d’un autre phénomène, la diffusion des rayons lumineux par les particules. C’est le même phénomène que celui produit dans le brouillard, les rayons lumineux étant diffusés dans toutes les directions, sans être absorbés, d’où un aspect plutôt blanchâtre.
    C’est un phénomène complexe, que l’on peut mettre en équation, notamment pour des particules de très faible dimensions, nettement inférieures au micron, mais je serais incapable de refaire ces calculs que j’ai appris il y a bien longtemps. On appelle cela la « diffusion de Rayleigh ».
    Une propriété simple importante est que les rayonnement de fréquence élevée comme le bleu et le violet, sont beaucoup plus diffusés que les rayonnements de faible énergie comme le jaune et le rouge
    Cela explique que, lorsque vous regardez le soleil vous voyez les rayons venus directement sans diffusion, qui sont jaunes et rouges, alors que lorsque vous regardez le ciel, vous voyez les rayons très diffusés qui sont bleu.
    De même la fumée de cigarette qui monte est légèrement bleutée car la proportion de rayonnement bleus diffusés est plus grande.
    Dans le cas de fumée d’incendie, les particules sont plus grosses et lae phénomène de diffusion est un peu différent (mais tout aussi compliqué à calculer, on appelle cela la diffusion de Mie, qui est le premier physicien à imaginer ce calcul), et cette diffusion est indépendante de la longueur d’onde, et la lumière est, comme dans le brouillard ou les nuages peu épais, blanche puisque toutes les longueurs d’ondes sont diffusées. Puis lorsque les nuages s’épaississent l’absorption devient prépondérante et ils deviennent noirs, comme la fumée si elle contient beaucoup de particules de carbone.

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    Les détecteurs optiques d’incendie, sont basés sur ce principe.
    Une petite diode électroluminescente à très faible consommation, éclaire un petit volume d’air, dans une petite boîte dont les parois ne sont pas réfléchissantes, mais absorbent presque toute la lumière incidente.
    Un photodétecteur recueille la lumière, mais on masque celle que lui enverrait directement la diode.
    En temps normal il ne détecte pratiquement rien, toute la lumière étant absorbée par les parois
    Si de la fumée pénètre dans le volume de la petite boîte, elles diffusent la lumière émise par la diode  qui est alors détectée.
    Ce procédé est environ 100 fois plus sensible que la mesure de l’absorption directe par une fumée opaque.
    C'est le seul type de détecteur admis en France.
   
 http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/fonctionnementdetecteurdefumeeionisationschema300x240.jpg    Aux USA il existe d’autres détecteurs qui contiennent une source radioactive de très faible activité (de l’Américium 241 de période 432 ans. Cette source émet des particules alpha (noyaux d’hélium), qui ne parcourent que quelques cm dans l’air et sont absorbés par des parois même très minces (donc pas de danger).
    Un détecteur recueille ces particules et surtout les ions et les électrons arrachés aux atomes d’oxygène et d’azote de l’air de la boîte, ce qui produit un courant constant de référence. Le détecteur est composé de deux électrodes auxquelles on applique une tension électrique. Le champ électrique produit draine particules alpha, ions et électrons vers les deux électrodes.
     Lorsque la fumée emplit la boîte, elle absorbe une partie importante des particules alpha, des ions et des électrons, et le courant baisse, donnant ainsi un signal d’alerte.
    Ces détecteurs ont été interdits en France, en raison de la présence de la source radioactive, qui exigeait un recueil systématique de la source lors du démontage du détecteur, avant mise à la casse.

    Les détecteurs actuels sont relativement fiables et particulièrement adaptés aux incendies domestiques, qui peuvent  couver longtemps en émettant un peu de fumée, avant que n’apparaissent les flammes. Ils permettent de donner l’alerte avant l’apparition de celles ci et de protéger contre une intoxication pat les fumées;

Lundi 25 mai 2015 à 8:13

Actualité

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    Le peu de sérieux des journalistes m’agace toujours. Ils veulent faire du sensationnel et donnent donc des informations sans même vérifier leur exactitude ou leur sens exact.
    Depuis deux jours, les journaux télévisés nous répètent que la grippe de cet hiver a fait 18 000 morts ou 18000 morts de plus (que quoi, on ne nous dit pas !).
    En fait c’est inexact. Tous les hivers on enregistre une certaine mortalité et on peut faire une statistique moyenne et chiffrer chaque année les écarts.
    Cette année, pendant l’hiver 2014/2015, on a enregistré 18 300 décès de plus que ce chiffre moyen habituel. En fait ils sont décédés de causes multiples Et c’est parfois difficile de savoir de quoi.
    Comme il y a eu une épidémie sérieuse de grippe, les journalistes font un raccourci en lui attribuant cet excédent de mortalité. C’est d’autant plus difficile à dire que la grippe ne tue pas par elle même, mais elle affaiblit l’organisme et les défenses immunitaires et en général on meurt de complications, par exemple pulmonaires, souvent dues à d’autres bactéries, ou à une maladie préexistante, cardiaque par exemple; mais sans la grippe initiale, ces personnes n’auraient sans doute pas été malades ou auraient guéri.

    En fait les responsables sanitaires ont divers outils de mesure.
    Ils ont des statistiques de consultations médicales et, cet hiver, les consultations des médecins pour un syndrome grippal ont été comparables aux autres années, environ 2,9 millions de patients. Par contre la virulence a été plus forte avec 11% d’hospitalisation, contre habituellement 6 à 9 % et les services d’urgences ont été encombrés. Il y aurait eu 1558 malades admis en réanimation après une grippe.
    Bien entendu, ce sont les personnes âgées les plus touchées.

    Outre sa virulence, deux raisons semblent expliquer cet accroissement de décès, qui est incontestable, même si on ne sait pas chiffrer le nombre exact dont la grippe est responsable.
        - On a mis dans la tête des gens que les vaccins sont dangereux et le taux de vaccination contre la grippe est en baisse. C’est idiot car les réactions néfastes au vaccin antigrippal sont rares, peu dangereuses et négligeables par rapport aux bénéfices apportés.
    Le taux de vaccination des personnes à risque a été inférieur à 50%, alors qu’il faudrait atteindre au moins 75%, pour éviter une trop grande contamination.
        - Le vaccin a été moins efficace cette année car les trois souches qu’il comprenait n’étaient pas celle du virus de l’épidémie de cette année qui était un H3N2, mais il avait néanmoins une certaine action de protection, les personnes atteintes l’étant de façon moins importante.
    Certaines précautions, comme notamment le lavage des mains au savon permettrait de diminuer la contamination, notamment celle des enfants qui, du fait ds contacts scolaires sont des vecteurs importants de la maladie.
    Mais la vaccination reste le meilleur rempart contre l’épidémie.

    Je pense que certes, il faut lutter pour réduire toutes les causes de mortalité, mais on nous gave à la télé avec les quelques morts de règlements de compte entre bandes rivales ou gangs trafiquants de stupéfiants, on nous parle beaucoup des 4000 morts des accidents de la route, mais on parle peu des épidémies et encore moins des accidents domestiques  qui font de 18 000 À 20 000 morts par an, en France.
    Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables : Ces accidents constituent la première cause de décès chez les enfants de moins de 15 ans.
Chaque année, une personne de plus de 65 ans sur 3 est victime d’une chute. Les chutes, tous âges confondus, représentent la première cause de mortalité par accident de la vie courante, viennent ensuite les suffocations, les noyades, les intoxications et les accidents causés par le feu (voir figures ci dessous).

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    La majorité des accidents domestiques des enfants de moins de 5 ans et des personnes de plus de 65 ans surviennent à l’intérieur du domicile. La pièce la plus dangereuse de la maison est la cuisine, suivie de près par la cour et le jardin.
    Les statistiques de lieu donnée par les organismes du ministère de la Santé sont les suivantes :
            - 24% dans le jardin et la cour
            - 25% dans la cuisine
            - 9% dans le séjour
            - 8% dans les escaliers intérieurs
            - 8% dans les escaliers extérieurs
            - 7% dans les chambres
            - 4% dans les salles de bain
            - 24% autres lieux

    Ces chiffres ne reflètent que les accidents donnant lieu à déclaration. Combien d’autres accidents passent au travers des statistiques ?
    Un grand nombre de ces accidents pourraient être évités avec quelques précautions, et surtout une adaptation de l’habitat pour une meilleure sécurité au quotidien de tous les membres de la famille.
    Mais les journalistes et les pouvoirs publics donnent rarement des conseils et on voit rarement à la télé des sensibilisation sur ce sujet.
    Ce serait sans doute plus ennuyeux pour les voyeurs qui se gavent de faits divers, mais certainement plus utile à la société.

Dimanche 24 mai 2015 à 8:24

Paysages

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          Suite de l'intermède sur la petite ville de Moret sur Loing. Comme la première fois une image de la ville en début et fin d'article et les autres images sont des peintures de l'impressionniste anglais Sysley.

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Samedi 23 mai 2015 à 7:37

Notre cerveau : intelligence; langage

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   Je n’aime pas les études statistiques des psychologues, sur les phénomènes passés ni les études de prévisions épidémiologique ou médicales sur les conséquences futures des défauts actuels de notre société.
    Certes, ils sont fait par des gens sérieux qui font de leur mieux.
    Mais les causes qui influent sur les phénomènes sont multiples, ils ne les connaissent pas toutes, et faire la part de chacune d’elles, même en faisant des analyses multifactorielles, est très difficile et les résultats discutables.
    De plus les chercheurs savent quelles sont les hypothèses et les conditions dans lesquelles ils ont fait l’étude, mais les journalistes que ce soit de la presse écrite ou de la télévision ne les connaissent ou ne les comprennet pas, ou les négligent, et ne montre de ces études que le coté à sensation, en tronquant les résultats de leur contexte.
    Je prends donc leurs résultats avec beaucoup de prudence, et, quand j’en ai la possibilité j’essaie de remonter aux études originales, mais on ne les trouve pas toujours sur internet.

    J’ai trouvé un article sur une étude très intéressante, mais je n’ai pas pu remonter à la publication américaine, qui n’était pas encore faite dans la revue « Nature Neuroscience ».
    Cela concerne une étude statistique entre l’état du néocortex chez les enfants, en fonction d’une part du niveau social des parents et d’autre part de l’instruction reçue.
Mais je ne connais malheureusement pas le détail des divers niveau correspondants des 1100 enfants sur lesquels a porté cette étude et je n’ai pas pu lire les corrélations statistiques faites.
     Je ne fais donc que citer ce que j’ai lu et sous toutes réserves.

    Les chercheurs américains ont étudié la surface totale du néocortex cérébral, la partie extérieure du cerveau qui s’est formée en dernier au cours de la préhistoire et qui s’est plissé pour tenir dans la boite crânienne qui n’augmentait pas suffisamment de volume. C’est le siège (voir tous mes articles sur le cerveau) de nos pensées et actes rationnels (cortex préfrontal), du langage et de la communication centres spécialisés des temporaux gauche et droite), de l’interprétation des sensations (lobe occipital pour la vue, pariétal pour le toucher), commandes motrices (sur le dessus du crâne, dans le pariétal)…
    Ils ont comparé le volume de ce néocortex avec, d’une part, la durée et le niveau des études (secondaire, fac…) et d’autre part le niveau familial financier.

    On savait déjà que le niveau d’enseignement et des familles plus aisées et plus instruites, favorisaient les performances cognitives des jeunes.
    Mais les psychologues américains semblent avoir trouvé une preuve : la développement du néocortex est plus important chez d’une part, les personnes ayant un niveau d’études plus important et également chez celles issues de familles plus aisées.
    Cela corrobore ce que j’ai souvent dit dans ce blog. Nous naissons avec un cerveau qui permet de nous maintenir en vie, mais qui, au départ ne sait rien faire d’autre.
    Par contre, nous avons tous un énorme potentiel d’apprentissage, modulé certes par nos préférences cérébrales, mais qui est très important pour tous les individus.
    Mais l’exploitation de ce potentiel dépend essentiellement de l’éducation donné par nos parents d’abord, par nos études ensuite.
    On apprend en quelque sorte, à devenir intelligent et travailleur et à avoir une bonne mémoire ! qui est 50% de notre intelligence).


    Notre cerveau se développe en fonction de cet apprentissage.
    Certes il ne va pas fabriquer plus de neurones, mais nous avons vu à maintes reprises que les performances du cerveau  sont dues essentiellement, pour des nombres de neurones assez voisins au nombre de connexions - c’est à dire de synapses - à la vitesse de propagation des signaux, augmentée par la gaine isolante de myélite autour des dendrites et des axones et aux quantités de neurotransmetteurs disponibles.
    L’éducation et l’instruction augmentent le nombre de connexion, favorise la myélinisation et la synthèse des neurotransmetteurs. Car il n’y a pas de miracle, l’apprentissage est essentiellement fonction de la répétition des exercices.
    De plus un développement plus important du cerveau offre une « réserve » de potentiel cognitif, lequel diminue avec l’âge et c’est donc une protection contre les maladies neurodégénératives, notamment Alzeimer.
    L’étude donne une autre indication : ce développement du cerveau n’est pas linéaire mais décroit de façon logarithmique.
    Cela veut dire qu’une augmentation même faible de l’instruction et des moyens financiers et éducatifs des familles, a une forte conséquence sur l’augmentation de développement intellectuel de la population.

    Cette étude nous confirma donc que notre développement intellectuel est de façon très importante corrélé d‘abord à l’éducation que nous recevons de nos parents (connaissances mais surtout apprentissage et habitudes de vie et de travail, éveil de la curiosité intellectuelle, vocabulaire et capacité de communication…) - encore faut il qu’ils s’occupent de leurs enfants même s’ils sont aisés et instruits.
    Ensuite à nos études, aux connaissances acquises et surtout à la formation de notre mémoire, de notre raisonnement et de nos capacités de compréhension humaine et de communication? Encore faut ils que nous ayons des programmes d’éducations adaptés (avec beaucoup d’exercices), des professeurs bien formés notamment en pédagogie, et surtout que nous ayons le courage de travailler au lieu de nous distraire.

Vendredi 22 mai 2015 à 7:55

Actualité

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    J’ai du mal à considérer les événements comme tristes et mon optimisme reprend toujours le dessus.
    Je sais par exemple que je mourrai forcément un jour et que ma vie est plutôt derrière moi, mais cela ne me tracasse pas.
    Je pense que une fois parti, on ne peut plus faire grand chose et qu’il faut donc penser aux vivants qui restent, notamment à sa famille.
    Alors je souhaite que mon enterrement soit le plus bref possible, pour que la peine dure le moins possible.
    Je réfléchis à ce qu’on pourrait faire de mes cendres. Les disperser en mer, en Bretagne. Je trouve que le souvenir doit rester dans les cerveaux et les cœurs et pas dans les cimetières.

    Et je suis tombé sur des articles, sans doute sérieux mais qui m’ont fait sourire.
    Une suédoise et une américaine ont trouvé une autre solution qu’enterrement et crémation en transformant le corps des défunts en compost.
    Cela m’a amusé car, en Bretagne j’ai un grand composteur, où on met des tontes de gazon, les épluchures de légumes et fruits et les tailles d’arbres, broyées par un gros broyeur électrique.
    Alors je me demandais comment on me plierait pour que je rentre là dedans ! LOL
    J’étais dans l’erreur.

    Voici le système suédois :
    Le corps du défunt est congelé dans de l'azote liquide à -196°C, ce qui le rend très fragile, puis est « secoué » quelques minutes (panier à salade ou machine à laver sur essorage ?) et se réduit en minuscules particules, qui sont ensuite séchées à froid pour en extraire l'eau. La matière sèche restante est filtrée pour en retirer les métaux, comme le mercure issu des dents, (bof, les dentistes n’utilisent plus les amalgames), et transférée dans un petit cercueil biodégradable, le poids total de la matière ayant considérablement diminué au fil du processus. Enfoui dans la terre à faible profondeur, le tout se désagrège rapidement en nourrissant la terre qui l’entoure.
    Je me vois volontiers engraisser un joli buisson de fleurs.

    L’américaine est plus terre à terre et n’essaie pas de ménager les proches
    Elle se base sur des sociétés américaines qui fabriquent déjà du compost, à partir de dépouilles d’animaux.
    Les corps doivent être placés dans de la sciure de bois, en un lieu ventilé car les bactéries du corps ont besoin d’oxygène pour libérer les enzymes qui détruisent les tissus;  elles dégagent de l’énergie et la température peut atteindre 60 d° (aie, cela va me brûler; je trouve déjà trop chaud un bain à 40 d°).
    Après tout c’est peut être moins désagréable de se faire dévorer par les enzymes des bactéries que par des vers qui vous chatouillent !
    Le New York Time a même publié un croquis de bâtiment que j’ai reproduit ci-dessus, et que notre conceptrice américaine a baptisé « Le Foyer ». Les corps sont placés au sommet et descendent peu à peu en se transformant, et comme dans mon bac à compost on recueille le terreau en bas.
    Mais c’est hors de la vue d’une grande salle où les familles viennet se recueillir, comme au crématorium
    J’espère qu’ils ont pensé à récupérer la chaleur produite, pour chauffer écologiquement le village voisin.

    En fait, de même que la justice américaine fait avec les criminels des tractations dignes de marchands de tapis, pour éviter les frais de procès et d’exécution des condamnés, de même le projet a sa petite justification de « promotion business » : on évite les coûts des enterrements, chaque année, environ 500 000 tonnes de bois, 1,5 millions de tonnes de béton et 3,5 millions de litres de produits d’embaumement, et les crémations rejetteraient 250 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère.
    Et fric oblige, les assurances commencent à s’intéresser au procédé !

    J’avoue que je n’avais pas encore pensé à cela : une fin écologique, les défunts vont devenir des arbres (le rêve de certains qui croyaient à la métampsychose !)!  Pourrai-je choisir mon arbre ou mon buisson?
    Et on pourra manger de bons légumes, boostés aau compost de son grand -père !
    Vous avez même une pétition qui circule en Belgique et qui vous en vante tous les avantages sur un blog : http://www.humusation.org
    Un beau titre « mourir pour donner la vie ».
   
    Le plus tard possible quand même !

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lancien

sortir de la tristesse

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