Lundi 11 mai 2015 à 8:22

Informatique, médias, internet

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   Je lisais récemment que parmi les jeunes de 12 à 17 ans (collège et lycée) :
        - 98% avaient accès à un ordinateur.
        - 80% ont un téléphone portable et en général un smartphone.
        - 80% ont un lecteur de musique MP3.
        - 65% ont une console de jeux.
        - 50% disent fréquenter les réseaux sociaux (et tous ne le disent peut être pas)    - le commerce des jeux vidéo d’ordinateur pèse presque 2 milliards.
        - les téléchargements de vidéos et de musique environ 1 milliard.
et les jeunes passeraient six à huit heures par jour devant télévision, ordinateur, téléphone ou console de jeux, c’est à dire pratiquement tout le temps extrascolaire, ou en empiétant sur leur sommeil.
    Je ne sais pas si c’es statistiques sont exactes, mais je n’ai pas de raison d’en douter et cela montre le décalage énorme entre génération qui s’est produit en une quinzaine d’années. A priori, il ne paraît guère bénéfique, ni pour la santé, ni pour les études.

    Il y a un décalage énorme entre pratique des parents et des enfants de cet âge.
Souvent les parents ne sont pas familiarisé avec le multimédia et ce sont souvent les jeunes qui expliquent à leurs parents comment utiliser internet et ses fonctionnalités
(messagerie, vente en ligne, déclarations d’impôts, gestion des comptes bancaires, recherche d’informations, jeux etc…).
    On pourrait croire que cela favoriserait le contact familial, mais il n’en n’est rien.
    Les jeunes qui ont déjà la hantise d’appartenir à un groupe, se font ainsi des amis de leur âge, mais aussi, qui croient être protégés par l’anonymat et le virtuel, testent le
«pouvoir d’intéresser autrui » et risquent de se faire manipuler, voire embrigader comme on a pu le constater pour les départs en Syrie.
    Les personnes sur internet se croient protégées par leur pseudo, mais à contrario, n’importe qui, en face, peut se trouver derrière un pseudo.
    De plus le lien à l’image est différent. Pour moi, l’image est un moyen complémentaire du langage pour décrire quelque chose. Pour les jeunes, c’est un objet d’intérêt commun, une interrelation, et par ailleurs, les images virtuelles que ce soit sur internet ou au cinéma, sont souvent très loin de la réalité.
    Enfin l’usage de l’ordinateur et d’internet empêche souvent des activités physiques et favorise la prise de poids.

    Je suis étonné des renseignements que, jeunes comme adultes peuvent mettre dans leurs comptes de réseaux sociaux et de tout ce qu’ils peuvent y raconter.
    Si leur compte restait réservé à des amis, on peut penser maîtriser ces informations, encore que des expériences récentes me font penser que l’on peut toujours avoir des fuites par une personne à qui on faisait confiance et qui a voulu se rendre intéressante.
    Les réseaux sociaux permettent de regrouper des personnes ayant des sujets communs sur n’importe quoi, et c’est donc un outil pour trouver une place au sein d’un groupe et y développer sa personnalité.
    Mais en fait par le biais des amis, des amis des amis, n’importe qui peut s’y introduire et on peut tomber sur un « ami » malveillant, comme sur un collaborateur ou collègue indélicat.
    Les problèmes et les difficultés arrivent ensuite à l’école ou au travail et c’et une source importante de stress.
    De plus de nombreux annaquers trouvent dans internet un moyen idéal de communication, et certains sont très doués et arrivent à imiter des sites ou des logos de votre banque, de votre opérateur ou de tout organisme qui a des interactions financières avec vous.
    Le nombre de documents que l’on reçoit toutes les semaines et qui sont des arnaques est étonnant, et plus étonnant encore leur vraisemblance apparente, et nombreux sont ceux qui s’y laissent prendre, source supplémentaire de problèmes.

    Un autre aspect inquiétant de l’ordinateur et d’internet est la cyberdépendance.
    Les jeux ne sont pas à priori une mauvaise chose. Ils peuvent apprendre à respecter des règles, et une hiérarchie de compétence, à remplir des missions pour arriver à un stade supérieur, à développer logique et maîtrise de soi. J’ai connu des jeunes qui manquaient d’estime envers eux mêmes, ne réussissaient pas dans leurs études et qui excellant dans un jeu et brillant aux yeux de leurs copains, ont remonté la pente.
    Le problème est de ne pas y passer trop de temps, de ne pas devenir accro, et de pouvoir arrêter quand on a du travail à faire.
    Et les parents ne jouant pas à ces jeux, le dialogue n’existe pas sur ce point.
    Par ailleurs les jeux violents diminuent la réaction de rejet des tels actes et peuvent entraîner des personnes ayant déjà cette tendance, à commettre ensuite des actions répréhensibles dans ce domaine.
    Les adultes jouent aussi (38% des ménages), et l’âge moyen des joueurs est de 38 ans !! Mais 95% des addictions concernent les jeunes.

    Un autre problème est celui des téléchargement illégaux de films et de musique.
Outre les dommages aux professions créatives, c’est une opération interdite par al loi, ce qui aurait plutôt tendance à rendre l’opération plus attractive à certains, en raison de l’adrénaline sécrétée. Mais si des sanctions arrivent, ce sont des problèmes supplémentaires pour parents et enfants.

    Les statistiques que j’ai lues sur les smartphones me laissent également perplexes :
    - la consommation moyenne n’est pas très élevée : 2h30 par mois (mais les réponses à l’enquête venaient plus des opérateurs que des jeunes)
    - 96% des jeunes savent qu’il est déconseillé de dormir avec son téléphone portable sous l’oreiller ; 31%le font quand même.
    - plus de 40% des ados ont été filmés dans une situation embarrassante et la même proportion a déjà effectué de telles prises de vues.
    - 16% des ados ont été harcelés et 14% on,y reçu des messages pornographiques.
    - les sms sont échangés par milliards, car c’est plus facile de se joindre et surtout il n’y a pas de témoins pouvant entendre le contenu, comme dans une conversation orale.

    La description que je viens de vous faire est assez catastrophique. Pourtant je suis persuadé que les moyens modernes de communication, bien utilisés, pourraient être très utiles et apporter des possibilités de développement et de formation.
    Il faudrait apprendre aux jeunes notamment - mais aussi aux adultes à s’en servir intelligemment.
    Certes l’Education Nationale peut apporter sa pierre pour former sur la recherche de renseignements et l’utilisation de certains logiciels.
    Mais c’est aux parents qu’incombe la surveillance de l’emploi que font leurs enfants des machines, des SMS et d’internet.
Je crains qu’actuellement, ils ne sachent pas le faire, et que cela ait parfois des conséquences graves pour certains jeunes.

Dimanche 10 mai 2015 à 7:58

Informatique, médias, internet

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    Je me servais de gros ordinateurs de calcul scientifique et de simulation depuis 1960, mais ce n’étais pas moi qui les mettais en œuvre, mais des mathématiciens et informaticiens spécialisés. J’avais juste une compréhension suffisante pour pouvoir les diriger et les coordonner.
    Je m’étais servi vers 1975 de petits calculateurs, mais il fallait les programmer en langage machine et c’était odieux. Par contre, alors que je ne pouvais guère me servir d’une machine à écrire classique, car à la moindre erreur, il fallait recommencer la page, les premières machines à traitement de texte sont apparues, aussi grandes que mon bureau, mais on pouvait corriger ses fautes sans problème et j’ai commencé à m’en servir pour faire des rapports et divers documents. Mais je tapais à la vitesse d’une tortue avec un frein.! LOL

    J’ai commencé à me servir d’un des premiers microordinateurs Apple2 en 1980 et là, tout à changé. J’ai découvert des traitements de textes plus évolués, permettant des mises en pages plus sophistiquée, un tableur permettant de faire des calculs avec des formules assez complexes, un grapheur, un logiciel de dessin vectoriel et de dessin bitmap : de petites merveilles.
    Appendre à s’en servir était une joie, une curiosité, et à l’époque, ces logiciels étaient simples et la documentation très bien faite.
    On pouvait même programmer en « basic ». C’était plus frustre que les langage de programmation pour les grandes machines et je me suis amusé à programmer des jeux de logique pour mes enfants (genre mastermind).
    L’écran à l’époque était tout petit (13 pouces) et la définition était horrible : on voyait les pixels, qui étaient des petits carrés de 1 mm.
    J’ai décidé alors d’apprendre à taper sur un clavier autrement qu’avec deux doigts.     Au début c’était lent, car, quand vous écrivez à la main, vous avez appris à écrire non des lettres mais des mots (d’ailleurs les lettres sont liées entre elles). Cet automatisme n’est pas adapté au clavier, qui lui écrit lettre par lettre et il faut donc inhiber l’automatisme du cervelet pour le replacer par un autre.
    Je me suis entraîné tout l’été et j’ai quand même gagné un peu en vitesse, et je me suis aperçu que mon cervelet se débrouillait maintenant seul pour des mots courants de deux ou trois lettres et qu’il savait les épeler. J’avais aussi un peu pris l’habitude de la position des lettres sur le clavier.
    Et puis au bout de plusieurs mois, tout à coup, en quinze jours ma vitesse de frappe a quadruplé car je n’épelais plus. Mon cervelet le faisait à la place de mon cortex préfrontal et donc je n’en n’étais plus conscient.
      
Je tapais aussi vite que j’écrivais à la main en réfléchissant et je pouvais ne plua être tributaire de ma secrétaire pour rédiger des documents. C’était une grande liberté et du stress en moins.

    J’ai aujourd’hui un imac, un grand écran de 27 pouces, une résolution extraordinaire qui permet de voir photos et films et de nombreux logiciels. Il a la puissance des gros ordinateurs de 1980 et coûte mille fois moins.
    Mais ces logiciels doivent tout faire pour tous les utilisateurs et sont ultrasophistiqués; leur documentation est le plus souvent inexistante ou très mal faite et on n’utilise que 10% de leurs capacités. Il n’est plaus question de mettre le nez dans le fonctionnement de l’appareil.
    Malgré tout, sur mon imac, je peux lui faire faire ce que je veux, ranger mes dossiers comme bon me semble, c’est moi le patron.
    J’ai par contre un ipad (une tablette) et là c’est la catastrophe.  Certes je peux faire beaucoup de choses avec, mais c’est lui le maître. Je ne sais pas où il met les dossiers, je ne peux rien organiser comme je veux, quand je lui demande de chercher quelque chose sur internet, il ne le fait pas comme je le voudrais et souvent trouve autre chose que je ne cherchais pas, parce qu’il anticipe bêtement sur ce que j’écris. Et je n’ai pas encore trouvé le moyen de lui interdire certains processus.
    C’est une énorme perte de temps le stress permanent, et je ne m’en sers que quand je ne peux transporter mon imac. On ne peux travailler là dessus : juste bon pour lire des articles, écouter de la musique ou regarder des films.
    Alors, j’ai toujours un vieux téléphone portable, qui me sert juste à téléphoner. Je ne sauterait pas le pas pour un iphone : ce serait aussi lui le patron et je n’ai pas envie d’attraper des crises de nerfs, parce qu’il fera les choses bêtement, avec une logique et un rendement déplorables.

    Bref mon imac, je ne peux plus m’en passer : c’est mon crayon, ma machine à écrire, ma machine à dessiner en 2 et 3D, à retoucher et classer mes photos, et à circuler dans les bibliothèques et les universités sans avoir besoin de me déplacer, ma chaîne hifi, et même parfois mon téléviseur et « mon téléphone écrit ». Je ne fais plus de « transparents », je peux faire facilement des présentations pour mes conférences,avec textes, photos et films.
    Je n’ai plus de papier, plus besoin de grosses armoires, juste un disque externe de sauvegarde d’un téraoctets.
    C’est ma mémoire aussi : carnet d’adresse, planning, classement de mes documents.
    C’est aussi le lien avec ma famille, et mes correspondant(e)s des blogs.
    Mais c’est un outil qui fait ce que je lui demande : il m’aide à faire les tâches fastidieuses, et il ne réfléchit pas à ma place.
    A 19h je le ferme, et il me laisse tranquille jusqu’à ce que je le rallume le lendemain à 7h.
    Et je m’abstiens de perdre du temps à discuter sur Facebook, Twitter ou sur Hangouts (ou autrefois Messenger), je me contente des mails, que je peux écrire quand je veux et de regarder quelques revues quotidiennes ou hebdomadaires, au moment où je suis libre. Mais je peux accéder à de nombreux document, sans aller, comme autrefois, les chercher dans une bibliothèque.

    Certes mon ordinateur iMac m’est indispensable, je ne peux m’en passer, mais je ne suis pas son esclave et il fait ce que je lui dit de faire, sans jamais râler, et avec le minimum d’erreurs.
    Il m’aide à vivre et ne me stresse pas.
    Alors quand je vois mes petits enfants stressés qui ne peuvent lâcher leur smartphone et leur portable et qui passent des heures à discuter sur les réseaux sociaux au lieu de dormir, et sont stressés en permanence, je me demande si les progrès de l’informatique et du multimédia sont si bénéfiques que cela.
    J’en parlerai demain.



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Samedi 9 mai 2015 à 8:10

Photos, photos comiques

  Je vais faire trois articles sur les méfaits de l'informatique et des multimédia.
      Alors pour vous faire sourire avant, en intermède, quelques photos de personnes aux prises avec l'informatique, que j'ai trouvé sur Buzzly.

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La première, devinez pourquoi elle a une panne ?











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Que ne ferait on pas pour avoir les mains libres sur son clavier








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Mais que ne ferait on pas aussi, pour garder son anonymat :













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La secrétaire qui passe de sa machine à écrire à l'ordinateur











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Un Zoom pour son smartphone :










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Copie d'écran !




Vendredi 8 mai 2015 à 7:58

Biologie, santé.

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      J’ai lu avec intérêt, mais aussi une certaine émotion et inquiétude, un rapport de l’OMS de mai 2014 sur la mortalité des adolescents dans le monde.


    Lorsque l’on regarde les statistiques de mortalité générale dans le monde, on trouve que des maladies non transmissibles sont la cause des 2/3 des décès : maladies cardio-vasculaires, cancers, diabète et pneumopathies chroniques.
    Les maladies transmissibles (bactéries et virus), les maladies périnatales et la malnutrition sont responsables de 23% des décès et les accidents seulement de 9%
    Les maladies non transmissibles ont une part beaucoup plus importante dans les pays à revenu élevé, notamment en raison de l’alcoolisme et du tabagisme.
    Par ailleurs, dans ces pays, 7 décès sur 10 concernent les personnes âgées de plus de 70 ans.
    On constate encore une forte mortalité infantile dans les pays pauvres principalement, et la moitié dans le mois qui suit la naissance : les causes principales sont la pneumonie, la prématurité, l’asphyxie ou les traumatismes à la naissance, et les maladies diarrhéiques. Le paludisme était encore l’une des principales causes de décès en Afrique subsaharienne, avec près de 15% des décès des enfants de moins de 5 ans.

    Environ une personne sur 6 dans le monde est un adolescent: autrement dit, on compte 1,2 milliard de jeunes entre 10 et 19 ans.
    La plupart sont en bonne santé, mais on constate encore un nombre important de décès, de maladies et de pathologies et la consommation d’alcool ou de tabac, le manque d’exercice physique, les rapports sexuels non protégés et/ou l’exposition à des violences risquent de compromettre non seulement leur santé présente, mais souvent celle des années à venir.
    On estime à 1,3 million le nombre d’adolescents décédés en 2012; le plus souvent, les décès auraient pu être évités ou traités.
    Les accidents de la route ont été la première cause de mortalité, avec plus de 100 000 décès par an.
    Le VIH, le suicide, les infections des voies respiratoires inférieures et la violence interpersonnelle constituent les autres causes principales de mortalité.
    Plus de 12 millions d’adolescents vivent avec le VIH. le sida est la seconde cause de mortalité avec un peu moins de 100.000 adolescents décédés chaque année, essentiellement en Afrique, et seule une minorité suit un traitement.
    Les complications de la grossesse et de l’accouchement sont la deuxième cause de mortalité au monde chez les jeunes filles de 15 à 19 ans, dont la plupart vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.
    La violence est également une cause majeure de décès, mais d’un nombre très important de traumatismes physiques et psychologiques.

    La dépression est la principale cause de maladie et d’incapacité chez les adolescents et le suicide est la troisième cause de décès. La violence, la pauvreté, l’humiliation et la dévalorisation risquent de favoriser l’apparition des problèmes de santé mentale.
    Presque la moitié des désordres mentaux commencent à 14 ans, mais ils sont rarement diagnostiqués et traités, alors que ces maladies ont souvent des conséquences sur la vie entière.

    La consommation d’alcool et de drogues, notamment le cannabis, par les adolescents est une menace grandissante dans de nombreux pays. Elle diminue la maîtrise de soi et favorise les comportements à risque, comme les rapports non protégés.
    Au niveau mondial, au moins un jeune adolescent (13-15 ans) sur 10 au moins consomme du tabac, et ce chiffre est beaucoup plus élevé dans certains endroits. l’addiction au tabac s’installe très rapidement chez un jeune, est plus nocive à court terme car le cerveau frontal et les capacités de mémoire ne sont pas encore optimales, et à long terme, elle entraine les risques cardiovasculaires et de cancers.
    C’est l’une des causes principales de traumatismes (dont ceux dus aux accidents de la route), de violence (notamment liée au partenaire) et de décès prématurés. La consommation nocive d’alcool et de drogue peut aussi déboucher sur des problèmes de santé qui se manifesteront plus tard au cours de la vie et affecter l’espérance de vie ou réduire les capacités mentales.

    Dans les pays en développement, de nombreux enfants arrivent dénutris à l’âge de l’adolescence, ce qui les rend plus vulnérables à la maladie et à une mortalité prématurée.
    Le nombre d’adolescents qui sont en surpoids ou obèses est en augmentation aussi bien dans les pays à revenu faible qu’à revenu élevé. La pratique totalement insuffisante de sports est en partie à l’origine de ces troubles de même que de mauvaises habitudes de nutrition dans les pays développés.

    Le rapport de l’OMS publié en mai 2014, est intitulé «La santé des adolescents dans le monde». Ce rapport analyse les données connues sur la santé des adolescents, y compris les facteurs positifs ou négatifs, souligne les lacunes des politiques et des services et fait la synthèse des orientations et des recommandations possibles pour diminuer les causes de mortalité et de risques d’atteinte à la santé..

Jeudi 7 mai 2015 à 8:14

Amour et peines de coeur

Mes correspondantes ont souvent des peines de cœur et me demandent quelles sont les caractéristiques d’un amour durable.
    C’est très difficile de répondre à cette question, car cela dépend beaucoup de la personnalité des deux personnes.
    Je peux, à titre personnel, comparer les personnalités de deux amoureux et leur dire quels sont les points positifs et ceux au contraire où il y aura frottement. Mais ensuite la durée de l’amour ou de l’amitié est fonction des efforts de chacun.
    Néanmoins je peux vous donner quelques idées succinctes sur ce que les psychologues pensent de l’amour.

    Il n’y a pas une seule manière d’être amoureux et les motivations qui amènent les gens à vivre en couples sont nombreuses. De plus, notre sentiment amoureux pour une autre personne évolue dans le temps.
    Il n’est donc pas facile d’élaborer des théories pour voir plus clair dans tous ces types d’amour et elles ne permettent certainement pas de classifier l’ensemble des conduites amoureuses possibles, mais du moins cela permet de réfléchir à notre cas..
    Les psychologues distinguent dans l’amour, en dehors de l’attirance sexuelle due aux hormones, trois grandes tendances résumées sur le graphique en triangle ci-dessous, qui a été élaborée par Robert Stenberg :

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    Dans cette représentation, nous partons de trois attitudes-sentiments « simples » :
              - L’intimité est de qui nous rapproche de l’autre;c’est le partage de ses émotions, de sa sensibilité, de ses centres d’intérêt, de ses rêves et projets. C'est échanger, se confier, partager.
    Le summum est fusionnel : c’est penser comme l’autre, réfléchir avec lui avec le minimum de mots, se sentir un couple uni par rapport à l’environnement et aux autres.
    L'intimité est un élément de la relation amoureuse qui continue de grandir, et il résulte du besoin d’appartenance (voir encore la pyramide de Maslow).
    L’intimité seule ressemble plus à l’amitié qu’à l’amour. A un degré faible ils peuvent être ressentis en groupes comme une classe, une promo ou un club de sport.
    Celles et ceux qui privilégient le canal de l'intimité pourront sans doute affirmer qu'une longue amitié peut se transformer en amour, mais il faut alors d’autres ingrédients.

             - La passion c’est l’attirance, le coup de foudre dans certains cas. Elle traduit l'attirance physique, l'excitation physiologique, le désir de s'unir à l'autre dans une exclusivité intense. C’est le lien physique.
    C’est un sentiment subjectif assez stéréotypé, involontaire, difficile à contrôler et transitoire, qui se caractérisée par des pensées obsessives et une attention intense portée à un autre individu auquel on attribue toutes les qualités tout en minimisant les défauts. Cette idéalisation, va amener une extrême empathie pour l’être aimé, ainsi qu’un désir sexuel souvent assorti d’une intense possessivité. Il faut être constamment avec lui, tout voir par lui et c’est évidemment aussi la jalousie.
    La passion s'intensifie sans doute au début de la relation puis se stabilise avec le temps, puis elle s’use si elle reste le lien unique. C’est le feu qui nous brûle, puis le bois devient braise, puis cendre, si rien ne vient le renouveler.
    Cela s’accompagne d’une grande euphorie et d’une augmentation générale du niveau d’énergie.
    Les relations sexuelles, la possession de l’autre l’entretiennent. C’est en fait une pulsion, qui entraîne, grandit, explose, mais s’éteint ensuite.
    La passion seule c’est « l’amour fou ».
       
             - L’engagement est le lien cognitif.  L'engagement est la volonté de faire durer le couple.
    Les partenaires du couple sentent qu'ils ont un intérêt commun à rester ensemble plutôt que de se séparer. L'amour se rapproche d'une cohabitation heureuse. L'engagement implique une sécurité affective (un des cinq besoins humains  de Maslow) et une confiance dans l’avenir de la relation.
    L'engagement, c'est aussi comprendre que choisir, c'est renoncer. Renoncer à une certaine liberté, admettre les défauts de l’autre - et les siens. C’est évoluer vers l’autre faire des efforts pour se rapprocher et vivre ensemble. Ce sont les concessions mutuelles qui font durer le couple.
    Les partenaires sont heureux d'être reconnus comme un couple, qu’ils s’efforcent d’être.
    L'engagement, quand il est seul dans la relation amoureuse, c’est « l'amour vide »,ces couples restent ensemble par habitude, par routine ou par facilité; ce sont les mariages convenus.

    L’amour le plus complet et le plus durable est évidemment celui qui assemble les trois éléments simples : il faut essayer de se tenir au centre de gravité du triangle.

    Mais il existe trois « duos » :

            - intimité + passion = amour romantique :
    C’est le plus connu et le plus courant des passions amoureuses. C’est l’amour qui n’est pas de longue durée, mais que célèbre la littérature et les poètes.
    C’est une dépendance émotionnelle et une recherche constante de la fusion émotionnelle avec l’autre, qui mène souvent à un mode de pensée obsessionnel : ne séparation temporaire en dehors de leur volonté générera de l’anxiété chez les nouveaux amoureux, mais l’adversité tendra souvent à renforcer la passion amoureuse.
    L’amour romantique ressemble à une dépendance, une addiction. Il partage avec elles de nombreuses caractéristiques comme l’obsession, la focalisation mentale, les fluctuations émotionnelles, la distorsion de la réalité, les changements de personnalité, la prise de risque ou la perte de contrôle de soi.

             - Intimité + engagement = complicité et camaraderie
    Cette relation amoureuse ressemble à une amitié de longue durée basée sur le soutien mutuel et la complicité : l'attachement se nourrit de l'entente développée au fil du temps. On peut aussi sentir un intérêt commun à rester ensemble, à fonder des projets au long cours, à partager des activités intellectuelles ou artistiques.
    Dans ce type de relations, les partenaires comptent l'un sur l'autre et souhaitent prolonger l'interdépendance.. Sans passion ni coup de foudre, ces amis de cœur peuvent même arriver à la stabilité rassurante et leur compagnonnage est un amour calme, affectueux et raisonnable.

           - engagement + passion = amour admiratif
    Cette relation amoureuse tient souvent à une dépendance affective où les partenaires sont angoissés à l'idée de pouvoir être abandonnés par l'être aimé, et ils vont parfois même précipiter leurs vie en commun, avant d'être assuré que leurs expériences de l'intimité ou leur vision du couple sont compatibles. Dépourvu d'intimité, cet amourun peu fou, se vit beaucoup dans l'imaginaire, où l'autre est idéalisé.
    il peut durer si les deux personnalités s’accordent et qu’un dose d’intimité vien conforter les autres tendances.

Mercredi 6 mai 2015 à 8:35

Chats

Beaucoup d'entre nous aiment les bêtes et leur font des calins.
Mais ce n'est pas toujours de leur goût. En général les chiens aiment bien les caresses mais pas les chats.
J'ai trouvé sur Buzzly quelques photos qui le montrent bien. Les voici en intermède :

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Hier, nous avons parlé des diverses sortes de mémoire et notamment des mémoires procédurales.
    Aujourd’hui je voudrais expliquer comment une procédure se met en place sur ces mémoires.

    Je vais examiner plusieurs cas particuliers :
        - comment l’enfant apprend à marcher.
        - comment vous apprenez à conduire une automobile.
        - comment apprendre à taper un texte sur un clavier d’ordinateur.
        - comment intervient la peur d’un serpent.

Apprendre à marcher.

    L’enfant se met debout et dès qu’il n’est pas sur ses deux pieds et quitte l’appui d’un fauteuil, il tombe.
    Le système de récompense n’émet pas de dopamine et le cerveauy n’est pas content. Le cortex préfrontal demande donc de réessayer.
    L’enfant n’est pas très conscient des gestes qu’il faut faire. Le cortex préfrontal et le cervelet unissent leurs efforts pour donner des ordres aux jambes et au reste du corps pour répartir le poids. Bébé fait deux pas avant de tomber et il récolte un peu de dopamine. C’est un progrès et le cortex préfrontal est content !
    Papa ou Maman donne la main, l’équilibre est mieux assuré et alors les centres amygdaliens disent au cortex préfrontal que c’est plus sûr et celui ci décide de faire autant de pas que possible.
    Bébé est à nouveau accroché à son fauteuil, mais maman à deux mètres lui tend les bras. Alors le cortex préfrontal, qui se rappelle l’appui sur la main, se dit qu’il faut aller voir maman et bébé fait ses premiers pas seul, avant de s’écrouler dans ses bras. Encore un succès et de la dopamine : les centres d’apprentissage font leur travail.
    Pendant tous ces essais le cervelet a codifié les gestes, les réglages qui ont entraîné la réussite : il mesure les signaux venus du « gyroscope » qu’est notre oreille interne (renseignements indispensables à l’équilibre), les informations visuelles, la tension des muscles, la position des jambes et des bras, les ordres donnée et les gestes accomplis, les sensations sous les pieds ….
    Alors à chaque essai il va faire mieux et peu à peule cortex préfrontal se désintéresse de l’affaire. Le cervelet se débrouille seul. Bébé, encore un peu titubant, sait marcher, voire même courir lol.

Conduire une automobile.

    Là c’est plus compliqué. Ce n’est pas qu’une question de commande des membres et de l’équilibre, en quelque sorte physiologique.
    Le cerveau n’est plus celui d’un bébé, il a appris à apprendre et cela à partir du langage. Alors on commence par écouter le moniteur qui explique comment fonctionne le moteur, l’embrayage, le frein et le volant. C’est le cortex préfrontal qui comprend et, avec l’aide de l’hippocampe, met ces notions en mémoire.
    L’exercice physique commence : il s’agit de maîtriser accélérateur et embrayage, puis changement de vitesse. Le volant aussi, mais c’est plus facile.
    Là c’est comme pour bébé : centres d’apprentissage, dopamine, essais. Mais au début, le cortex préfrontal intervient beaucoup plus, parce qu’on réfléchit, on se rappelle ce que le moniteur a expliqué, on se force à embrayer très doucement….
    Le cervelet coopère et peu à peu il prend la main, on commence à manier accélérateur et embrayage sans réfléchir et même presque inconsciemment.
    Maintenant on ne reste plus dans une rue déserte, on part sur la route avec d’autres voitures.
    L’apprentissage maintenant cela va être celui de la vue, d’apprécier la direction, la vitesse des autres véhicule, le danger de les cogner et de prendre les bonnes décisions.
    Le processus cérébral est lent et on va tout doucement. Mais peu à peu, grâce au cortex préfrontal qui dirige et aux centres d’apprentissage et leur dopamine, le cervelet apprend peu à peu et se substitue pour toute l’observation, mais il remonte encore les informations au cortex préfrontal qui décide de l’action.
    Puis le cervelet apprend à décider et vous avez l’impression de tout observer et conduire autour de vous sans vraiment faire très attention car le cervelet n’appelle plus  le cortex préfrontal que lorsqu’il rencontre une situation qu’il ne connaît pas.
    Le cortex préfrontal a alors deux tâches : regarder devant lui,et prévoir ce qui pourrait ou va se passer, pour donner à temps des ordres au cervelet ou même reprendre la main volontairement. Il se concentre par ailleurs sur l’itinéraire à suivre et donne les ordres correspondants. Mais là encore le cervelet apprend et connaît par exemple, la route de votre travail que vous prenez tous les matins. Et le week-end, si vous partez en voiture en discutant avec votre passager et ne faites pas assez attention, vous vous retrouvez sur cette route au lieu d’aller vers une autre destination.

Taper sur un clavier.
   
    C’est particulier car vous avez déjà appris à lire et à écrire et non pas en épelant les lettres, mais en apprenant à déchiffrer des syllabes, des phonèmes, puis des mots entiers (et même si vous aviez appris la lecture rapide, des groupes de mots.
    Quand vous écrivez à la main, vous avez appris à écrire non des lettres mais des mots (d’ailleurs les lettres sont liées entre elles).
    Alors l’ennui c’est que l’automatisme c’est celui là, et ce n’est pas adapté à votre clavier, qui lui écrit lettre par lettre.
    Il va donc falloir inhiber l’automatisme du cervelet pour le replacer par un autre, lorsque vous allez utiliser votre clavier.
    Connaissant les mécanismes cérébraux, je me suis observé quand j’ai appris à taper sur mon ordinateur, et j’ai observé que je ne pensias plus à l’avance les mots que je voulais écrire, le cervelet faisant le nécessaire pour écrire le mot à la main, mais que j’épelais les mots pour que je puisse ensuite taper les lettres. ma pensée était donc ralentie, puisque mon cortex préfrontal devait intervenir en permanence pour penser à ce que j’allais dire, puis épeler chaque mot.
    J’ai quand même gagné un peu en vitesse, et je me susi aperçu que mon cervelet se débrouillait maintenant seul pour des mots courants de deux ou trois lettres et qu’il savait les épeler. J’avais aussi un peu pris l’habitude de la paosition des lettres sur le clavier.
    Et puis au bout de plusieurs mois, tout à coup, en quinze jours ma vitesse de frappe a quadruplé tout à coup et je n’épelais plus. Mon cervelet le faisait à la place de mon cortex préfrontal et donc je n’en n’étais plus conscient.
    Par contre je faisais de temps en temps, des fautes de frappe, notamment l’inversion de deux lettres !

Avoir peur d’un serpent.

    Quand nous voyons quelque chose que nous ne connaissons pas, nos centres amygdaliens, qui cont là pour nous protéger, nous empêchent de faire des bêtises, d’abord en inhibant nos gestes et en préparant la fuite ou une réaction de défense, puis en avertissant le cortex préfrontal du danger possible.
    A  fortiori évidemment si nos parents ou une autre personne nous ont dit que c’était dangereux, ou si notre expérience nous l’a enseigné.
    C’est donc là encore un automatisme très rapide que l’évolution a mis en plase dans notre cerveau pour nous protéger.
    Mais cela peut nous jouer des tours, car des peurs d’enfant peuvent devenir ainsi des réflexes automatique, et les centres amygdaliens faisant partie du cerveau émotionnel, celui-ci peut amplifier le phénomène.
    Et nous pouvons ainsi avoir dans notre mémoire implicite, une procédure automatique de peur d’une petite souris bien inoffensive et il faut alors que notre cortex préfrontal intervienne pour nous calmer face à la gentille petite bête.
   
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    Une de mes correspondante lycéenne a eu des cours de SVT sur le cerveau et n’a pas bien saisi ce qu’étaient les mémoires procédurales.
    Ce n’est pas évident, ni à expliquer, ni à comprendre et je vais essayer d’être le plus simple possible sur ce sujet.

    SI vous regardez le schéma ci dessous, vous voyez d’abord que le cerveau a un chef d’orchestre, qui pilote la mémoire consciente, les idées et souvenirs que nous avons à un certain moment : c’est le cortex préfrontal.
    Mais nous emmagasinons de nombreux éléments en mémoire sans qu’il intervienne et que ce soit conscient. La mémorisation de ces élément est ensuite consolidée et ils restent en mémoire, ou bien ils sont éliminés et disparaissent.
    C’est le cas notamment des perceptions de nos sens, dont la plupart sont inconscientes, via le thalamus, et qui restent en « mémoire perceptive » quelques secondes à quelques heures seulement (l’endroit où j’ai garé ma voiture par exemple).
    Mais certaines images, sons et paroles, odeurs, toucher, goûts, vont être mémorisés à plus long terme grâce à l’hippocampe et formeront des souvenirs dans la « mémoire épisodique », qui stocke des scènes datées, mais qui peuvent peu à peu se transformer ou tomber dans l’oubli partiel ou total.
    Par ailleurs nous connaissons un certain nombre de mots et de signes conventionnels et leur signification, que traitent le « centre de Geschwind » (voir les articles sur le langage). C’est la « mémoire lexicale ».
    Enfin nous apprenons non seulement des connaissances à l’école, mais ensuite toute notre vie, ainsi qu’une certaine expériences. Ces connaissances acquises, organisées de façon logique et en arborescence, constitue la « mémoire déclarative ».
    Le cortex préfrontal peut rappeler ces diverses notions grâce à des relais principalement dans l’hippocampe, mais directement si ce sont des choses d’usage très courant. Elle sont alors conscientes pendant que nous les utilisons.
    Enfin deux petites mémoires de travail « tampons » permettent de conserver quelques minutes au plus soit des mots ou phrases (ou un numéro de téléphone) , la « boucle phonologique », soit des images ou des cartes et schémas, le « calepin visuospatial ». Leur capacité est limité à 5 à 7 items.

    Abordons maintenant les « mémoires procédurales ».

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    Dans vos études vous avez sûrement appris par cœur des formules de mathématiques, des poèmes, des listes de mots, des formules chimiques….
    Vous avez appris aussi à faire certaines tâches intellectuelles logiques de manipulation du langage et surtout de termes mathématiques (par exemple résoudre une équation du second degré). Ce sont de procédures intellectuelles.
    Ce sont les centres du langage qui sont en général à l’origine de ces opérations, sous le contrôle du cortex préfrontal.
   
    Notre organisme a ensuite de nombreux réflexes de défense destinés à nous protéger. Nous accumulons une certaine expérience de faits désagréables ou dangereux et nous savons qu’il y a des actions à ne pas faire (mettre les doigts dans une prise de courant), ou d’autres à faire par précaution (regarder des deux cotés avant de traverser).
    Cela devient peu à peu un réflexe conditionné.
    Ce sont les centres amygdaliens (les « centres de la peur »), qui veillent sur notre sécurité et nous alertent sur tout danger potentiel. C’est inconscient et automatique. Le cortex préfrontal n’intervient ensuite que pour pendre certaines décisions. (par exempele couper le courant électrique ou traverser la rue)
   
    Enfin nous savons exécuter certaines tâches presque inconsciemment, une fois que nous les avons apprises : ce sont des « automatismes", des « procédures d’actions physiques » dans lesquelles notre « cervelet », coordonne de façon inconsciente (sans appel au cortex préfrontal), nos sens, notamment vue, ouÏe et toucher, ainsi que nos centres moteurs, qui commandent les mouvements de nos membres.
    Ces actions, ce sera par exemple marcher, faire du vélo, conduire une voiture, nager, jouer d’un instrument de musique ou taper sur un clavier…..

    J’ai donc décrit ici les divers types de mémoires, notamment procédurales.    

Demain j’expliquerai comment les mécanismes de cette mémoire se mettent en place

Dimanche 3 mai 2015 à 7:58

Paysages

Nous avons un printemps plutôt chaud et cela surprend. Puis depuis quelques jours c'est la pluie : paysage terne et sombre.
Alors j'ai envie de me replonger dans la froidure de l'hiver et du givre, avec quelques photos bien blanches, certaines étant ce que l'on voit de ma terrasse en décembre :

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Samedi 2 mai 2015 à 8:20

Astronomie, univers

Nous savons maintenant quelle est la structure en couches de notre terre.
Nous allons voir ensemble ce que sont les plaques tectoniques et la cause des tremblements de terre.

    La croûte terrestre et la première couche rigide du manteau (c’est à dire la lithosphère) sont constituées de plaques qui s'encastrent les unes dans les autres comme les pièces d'un puzzle.
    Le magma du manteau terrestre plastique (deuxième et troisième sous-couches), est en mouvement circulaire constant (à vitesse très lente bien sûr). Ainsi, le magma qui se trouve près du noyau, très chaud et léger, monte en surface alors que le magma près de la surface se refroidit et durçit et replonge en profondeur. Ces mouvements de convection entraînent les plaques tectoniques et provoquent différents types de mouvements.
    Il est probable que ce sont ces mouvements qui, il y a des milliards d’années ont entraîné les cassures entre plaques, à des endroits où la lithosphère était plus fragile
    Les vitesses de déplacement des plaques sont évidemment faibles, mais mesurables : quelques centimètres par an.
    Ces plaques peuvent s'éloigner les unes des autres, se frotter, entrer en collision ou glisser l'une sous l'autre.
    Les tremblements de terre se produisent là où les plaques bougent et se gênent mutuellement.

    Deux plaques tectoniques peuvent s'éloigner l'une de l'autre sous l'effet du magma qui monte à la surface et leur éloignement se déroule surtout dans les fonds océaniques. Le magma devient alors solide et forme une longue chaîne de montagnes sous-marines qu'on appelle «dorsale océanique». C'est au niveau des dorsales océaniques que se forme la nouvelle croûte terrestre . Il peut aussi y avoir un effondrement et que les océans se forment ou s'élargissent.
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    Deux plaques peuvent se rapprocher et entrer en collision. Ce mouvement entraîne souvent la formation de montagnes et la création de failles. Lors de la collision de deux plaques, la plaque la plus dense descend dans le manteau où elle redeviendra plastique alors que la plaque la moins dense demeure en surface.
     Du magma peut sortir de la croûte terrestre à ces endroits, ce qui peut provoquer la formation de volcan, voire de montagnes.

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http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/320pxSeismeEpicentreHypocentreFailletectonique.jpg    Les conséquences ne sont pas, le plus souvent,  aussi spectaculaires mais tout aussi dangereuses. Ce sont des tremblements de terre très violents.
    Si elle avait été libre, la plaque aurait avancé lentement tous les ans. Mais elle est bloquée par l’autre plaque et ne passe pas immédiatement dessous ou n’avance pas en raison des forces de frottements sur de grandes surfaces. Les mouvements du manteau continuent à augmenter la force qui tend à pousser les plaques l’une vers l’autre, et, un jour, la force est telle que le mouvement se fait brutalement, provoquant une brusque avancée importante et un grand tremblement de terre. C’est ce qui s’est probablement passé au Népal.
    Des facteurs peuvent contribuer à ces mouvements, comme la présence de montagnes près de la faille, le poids plus important de la croûte renforçant le mouvement convergent.
    L’épicentre du séisme n’est pas là où les cartes géographiques situent la limite entre les plaques. D’une part ces cartes sont approximatives, d’autre part les failles ne sont ni rectilignes, ni verticales, et la rupture se fait au point le plus fragile et de tension maximale.
(voir schéma)
      
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    Les plaques, lors de leurs mouvements, peuvent frotter les unes sur les autres latéralement. Elles glissent alors parallèlement l'une contre l'autre. Le frottement du au fait que les frontières des plaques ne sont pas rectilignes, produit une grande quantité d'énergie qui peut provoquer d'importants tremblements de terre.
    Des facteurs peuvent contribuer à ces mouvements, comme la présence de montagnes près de la faille, le poids plus important de la croûte renforçant le mouvement convergent.

Les répliques des tremblements de terre sont en fait de petits tremblements de terre successifs dus au même déplacement des plaques. Lors du premier séisme important, le déplacement a été brutal et de grand amplitude sous l'effet de l'énergie accumulée. Mais il n'a pas été toujours complet en raison des frottements résiduels.
     Il peut donc y avoir ensuite des déplacements plus faibles des plaques, jusqu'à ce que les contraintes aient disparu, lesquels engendrent des séismes successifs plus faibles, dont les épicentres sont voisins du premier..
 
   On distingue sept plaques principales correspondant à des continents, et une trentaine de plaques secondaires, et au total si on compte des subdivision, environ 70 plaques, leurs jonctions étant des dorsales ou des failles. (voir carte ci dessous).

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    Au Nepal les plaques eurasienne et indienne se rapprochent l’une de l’autre et ont tendance à se chevaucher, ou à frotter l’une contre l’autre. Le faille passe le long de sa frontière sud. (trait vert sur la carte ci-dessous)
    On sait que cette zone peut subir de graves tremblements de terre.   

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    La France se trouve sur une plaque très vaste, la plaque eurasienne, qui englobe pratiquement toute l’Asie, toute l’Europe et aussi une bonne partie de l’Atlantique Nord. Elle bénéficie d’une relative tranquillité car les frontières de la plaque et de plaques secondaires, sont éloignées du territoire français 

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lancien

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