Mardi 30 juin 2015 à 16:36

Biologie, santé.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures4/caricatureh1n1.jpg

    Je continue à lire sur internet de nombreuses phrases de personnes qui ont peur de se faire vacciner et cela pour des raisons diverses.
    C’est vraiment ridicule quand on pense au peu d’incidents provoqués par les vaccinc par rapport au grand nombre de vies sauvées : vaccins contre la variole, la tuberculose, le papillomavirus, diphtérie, tétanos, fièvre jaune, depuis peu le zona et le paludisme, et tant d’autres…

    Les raisons invoquées sont diverses.
    D’abord, chez les jeunes, la simple peur des piqûres ! En fait si l’infirmière ou le médecin qui vous pique est compétent, vous ne sentez à peu près rien. Bien sûr on peu toucher un nerf et vous aurez une rougeur et une petite sensibilité comme pour un bleu. Ce n’est pas bien  méchant et cela ne m’est arrivé qu’une fois dans ma vie.
    Quant aux infections, la seringue et le vaccin sont stériles et la peau est désinfectée avant, alors je n’en n’ai jamais vu du fait d’une vaccination en France.

    La deuxième raison est la peur de contracter la maldie contre laquelle on vous vaccine. C’est absurde ce qu’on vous injecte est soit un microbe mort, soit un microbe très ténué, le but n’étant que de sensibiliser vos défenses immunitaires.
    C’est vrai qu’une vaccination peut entraîner un  peu de fatigue, (mais beaucoup moins qu’une fête toute une nuit), parfois mais très arrement une petite réaction fébrile, mais en aucun cas une maladie.

    Reste le problème des adjuvants qui sont ajoutés dans le vaccin pour accroître son efficacité, et notamment l’aluminium.
    Des dérivés d'aluminium sont utilisés comme adjuvants vaccinaux depuis 1926 aux États-Unis et 1990 en France. Mais les doses d'aluminium apportées via les vaccins demeurent faibles, et la quantité d'aluminium vaccinal susceptible de se retrouver dans le cerveau serait de toutes façons trop faible, comparée à celle apportée par l'alimentation, pour être responsable d'une quelconque toxicité, même chez les nourrissons pour lesquels la charge en aluminium apportée par les vaccins est deux fois plus faible que celle admise pour leur alimentation.
    Les craintes des personnes proviennent du fait que la toxicité de l'aluminium, en particulier pour le système nerveux, est prouvée depuis les années 70, suite à des intoxications aiguës ou des consommations chroniques importantes. Ses effets sur la santé humaine sont détaillés dans une expertise de l'Afssaps publiée en 2003, en 2006, les doses hebdomadaires admissibles d'aluminium dans l'alimentation ont été revues à la baisse et fin 2011, l'Afssaps a publié des recommandations concernant sa concentration dans les cosmétiques, notamment les déodorants, accusés de favoriser le développement de cancers du sein.
    L’aluminium et le vaccin contre l’hépatite B ont été soupçonnés de favoriser la sclérose en plaque, mais les études épidémiologiques menées ont été négatives.
    Des rumeurs circulent accusant l’aluminium de favoriser des allergies, des troubles neurovégétatifs et des maladies auto-immunes (probablement par action sur l’ADN). Mais aucune étude n’a pu montrer de tels liens.
    Le Haut Conseil de la santé publique, à la demande de la Direction générale de la santé, a réalisé une revue critique de la littérature sur l’aluminium dans les vaccins et une analyse bénéfices/risques de l’aluminium comme adjuvant dans les vaccins, et il estime que les données scientifiques disponibles à ce jour ne permettent pas de remettre en cause la sécurité des vaccins contenant de l’aluminium, au regard de leur balance bénéfices/risques. Il recommande la poursuite des vaccinations et met en garde contre les conséquences, en matière de réapparition de maladies infectieuses, que pourrait avoir une baisse de la couverture vaccinale résultant d’une remise en cause des vaccins contenant de l’aluminium en l’absence de justification scientifique.
    Si certains d’entre vous voulaient lire une étude sur les adjuvants, vous pouvez en trouver une très intéressante, mais difficile à lire sur http://www.facmv.ulg.ac.be/amv/articles/2003_147_6_03.pdf

Lundi 29 juin 2015 à 8:01

Oiseaux

   Les cygneaux ont grandi : les voilà de beaux enfants. Ils suivent leurs parents, mais prennent peu à peu leurs distances. Mais papa et maman cygne veillent sur eux. Cela ne leur plaît pas toujours et ils boudent.
      Ma fille a pris ses photos sur l'étang voisin de sa maison.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/DSC05349.jpg




























http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/DSC05347-copie-2.jpg


























http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/DSC05262.jpg


















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/DSC05300.jpg









































http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/DSC05289.jpg

























http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/DSC05251.jpg










































http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/DSC05264-copie-1.jpg
































http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/DSC05265.jpg























http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/DSC05343.jpg

Dimanche 28 juin 2015 à 8:05

Psychologie, comportement

http://lancien.cowblog.fr/images/Images3/cestamoicamichelvanzeveren4224302L.jpg

     Lorsqu’on lit des travaux de psychologie sur le développement de l’enfant, une question revient souvent : comment se forme notre « moi » et notamment quel est notre rapport à la « possession » d’objets par exemple.
    Dans ce domaine, on se réfère encore aux travaux du biologiste et psychologue suisse Piaget (1896 - 1980), étudié le développement de ses propres enfants de la naissance au langage, et sur d’autres enfants à l’université de Genève et s’est intéressé à la génétique, avec les moyens pourtant assez réduits de l’époque.
    Il a montré que l'enfant a des modes de pensée spécifiques qui le distinguent entièrement de l'adulte, qu’il construit ses premiers raisonnements en agissant sur son environnement matériel et humain (sa famille, puis ses camarades). Ses schémas de pensée, au départ  très pragmatiques et expérimentaux, deviennent progressivement de plus en plus abstraits.

    Il avait distingué dans le développement de l’enfant d’abord un premier stade jusqu’à environ 2 ans, où le contact qu’entretient  l’enfant avec le monde qui l’entoure dépend  entièrement des mouvements qu’il fait et des sensations  qu’il éprouve. Chaque nouvel objet est pris, lancé,  mis dans la bouche.... pour en comprendre progressivement les caractéristiques par essais et erreurs. C’est au milieu de ce stade, vers  la fin de sa première année, que l’enfant  saisit la notion de permanence de l’objet, c’est-à-dire le fait que les objets continuent d’exister quand ils sortent de son champ de vision.

    Puis entre 2 et 6 à 8 ans, l’enfant apprend à parler, puis à lire et écrire, ainsi que la numérisation et le calcul. Il devient  capable de penser en termes symboliques, de se représenter  des choses à partir de mots ou de symboles, saisit aussi des notions de quantité, d'espace, ainsi que la distinction entre passé et futur. Mais il demeure  beaucoup orienté vers le présent et les situations physiques concrètes.

    Entre 7 et 12 ans, l’enfant devient capable d’envisager des événements qui surviennent en dehors de sa propre vie. Il commence aussi à conceptualiser et à créer des raisonnements logiques qui nécessitent  cependant encore un rapport direct au concret.
    Au plan “moral”, l’enfant apprend  qu’il est dans son intérêt de “bien” agir  parce qu’il reçoit alors des récompenses, puis après 7 ans environ il ressent  le besoin de satisfaire aux attentes des membres de son groupe d’appartenance. (principalement la famille et les copains). Ce faisant, il cherche à utiliser des règles qui lui permettent de prévoir les comportements et les événements.
    Durant ce stade, le cerveau émotionnel évolue fortement et par contre les centres d’apprentissage perdent environ 30% de leurs connexions.

    A partir de 11-12 ans se développe ce que Piaget a appelé les “opérations  formelles”. Les  nouvelles capacités de ce stade,  comme celle de faire des raisonnements hypothético-déductifs  et d’établir des relations abstraites, sont généralement  maîtrisées autour de l’âge de 15 ans.
    À la  fin de ce stade, (qui correspond à peu près à l’enseignement au collège), l’adolescent peut donc, comme l’adulte,  utiliser une logique formelle et abstraite. Il peut aussi se  mettre à réfléchir sur des probabilités  et sur des  questions morales. 
    Au cours de cette période,s'effectue la maturation du cortex préfrontal et l'apparition progressive de la capacité à planifier, à contrôler et à inhiber  ses propres comportements. Cette maturation durera jusqu’à 20 à 25 ans.

    Ces théories restent valables aujourd’hui, si ce n’est que l’on considère que les limites temporelles entre ces divers stades sont plus floues et plus variablkles selon les individus, en fonction de leur parcours d’apprentissage du langage, de l’écriture et lecture et de l’instruction.
    De nombreuses études ont complété les observations de Piaget.
   
    Un aspect intéressant est le rapport entre l’enfant et la possession, qui a apparaît très tôt, avec par exemple, l’attachement à son « doudou ».
    Vers 3 ans l’enfant distingue ce qui lui appartient et ce qui est à autrui, mais ce qu’il réalise lui appartient : si par exemple vous lui prétez de la pate à modeler et des couleurs, il vous dira que ces objets vous appartiennent, mais il vous dira aussi que l’éléphant qu’il a sculpté et peint est « à moi ».
    Le cerveau humain confère une importance souvent excessive aux objets qui nous appartiennent, car il évalue gains et pertes en fonction du ressenti émotionnel face à chaque objet. Rappelez vous votre attachement d’enfant pour vos peluches !
    Les objets que nous possédons deviennent des « marqueurs de notre identité » et l’enfant refuse même de les échanger contre des objets identiques même neufs.
    Un peu plus grands (vers 7 ans), quand les enfants se disputent des jouets, c’est qu’ils cherchent à affirmer leur identité et aussi leur domination sur les autres. ( je me souviens des cris de mes enfants qui se disputaient : « ça, c’est à moi ! ».
    De plus plus l’enfant grandit, plus il va choisir un certain nombre des objets qu’il possède et donc affirmer des préférences. Nous sommes ce que nous possédons, et donc la perte ou la destruction d’un objet sera traumatisante.
    A l’inverse, les objets que nous possédons auront une influence sur nous et pourront agir en nous transformant (quelquefois en bouleversant nos habitudes : ordinateur et téléphone portable).
    Et évidemment le désir de posséder ou d’acquérir un objet nous fait lui attribuer plus de valeur. C’est le système de récompense qui soutient le désir, le cortex frontal examine le prix et l’insula donne un avis sur le rapport coût/plaisir.

    On constate toutefois des différences selon les culture et ainsi en Afrique, dans les populations pauvres, l’accent est moindre sur les objets personnels et plus important pour les biens achetés ou échangés par la communauté.
    Il semble que les occidentaux attachent plus d’importance à ce qui leur appartient, qu’il considèrent comme une extension d’eux mêmes, même si le besoin de possession est profondément ancré chez tous les humains.
    Ce sens de la propriété existe chez les animaux (la balle ou la laisse de votre chien lui appartient), et on peut même apprendre aux singes à échanger des objets en fonction de la valeur qu’ils y attachent (et donc en nombre différent).

Samedi 27 juin 2015 à 7:47

Actualité

http://lancien.cowblog.fr/images/Images3/ecoutesquisavaitquoi.jpg

    La télévision depuis quelques jours, comme toute la presse, n’en finit pas de parler des écoutes téléphonique des présidents de la République français par la NSA américaine (après celles de madame Merkel)..
    Je rappelle que la National Security Agency est un organisme gouvernemental du département de la Défense des États-Unis, responsable du renseignement d'origine électromagnétique et de la sécurité des systèmes d'information et de traitement des données du gouvernement américain.
    Les informations et les sujets abordés dans ce que les journaux appellent les rapports « top secret » concernant ces écoutes, sont de banales informations évidentes et sans grande répercussion politique ou industrielle (comme Pernod-Ricard !!).
    Le gouvernement a fortement réagi, le président de la République ayant réuni le Conseil de Défense, qui ne se réunit habituellement que pour étudier des questions sérieuses et cruciales pour la Défense. Et les Etats Unis vont faire semblant d'être embarrassés.
    C’est un merveilleux cinéma et une gesticulation émérite..

    Tout le monde sait que la NSA surveille et espionne tout le monde, président, ministres et hauts fonctionnaires. Tout le monde le sait, mais il ne faut pas que ce soit dit !
    Alors on peut le faire, mais il ne faut pas se faire prendre et c’est là le tort de la NSA.
    En fait les russes et les chinois en font autant, et ce n’est pas parce que les américains sont nos alliés qu’ils s’en dispenseraient. C’est d’une part une question de sécurité, comme ils le disent, mais c’est aussi très pratique au plan espionnage industriel et les patrons de grosses entreprises le savent aussi et se méfient.
    D’ailleurs je voudrais bien savoir ce que font les services de renseignement français. Je ne pense pas qu’ils espionnent les portables; mais certainement des cibles plus intéressantes.

    Pourquoi les portables? Il est une mode aux USA, c’est d’essayer de trouver la personnalité des personnes et leurs humeurs du moment, en analysant leurs conversations sur le plan psychologique. Je ne pense pas que ce soit très efficace, car c’est loin d’être une science exacte et même si la théorie des jeux permet de faire des calculs exacts, tout dépend de ce qu’on renter dans l’ordinateur comme information.
    Un algorithme mathématique parfait, utilisé par un excellent ordinateur, donne des résultats faux, si on y rentre des renseignements faux !!
    Et puis évidemment c’est amusant de connaître la vie privée des gens, surtout que les pays anglo-saxons en sont très friands. Je suis sûr que la NSA écoute en douce, le portable d’Obama.

    En fait il n’y a pas de quoi fouetter un chat; tout le monde le sait , mais il ne faut pas que la presse en parle.
    En fait les personnes qui risquent d’être visées par une écoute n’ont qu'à être plus prudentes.
    Déjà ne pas parler de choses confidentielles sur un portable ou tout appareil intérieur ou extérieur, relié par wi-fi (presque tous nos téléphones actuels, portables ou liés par radio à une box ou à une petite centrale téléphonique.
    On intercepte très facilement une émission radio.
    Un téléphone relié uniquement pas des fils est déjà plus sécurisé : il faut mettre une bretelle filaire sur sa ligne pour l’écouter.
    Mais toutes les personnes ayant une certaine responsabilité, ont dans les ministères, un téléphone spécial, relié aux autres par des lignes particulières sécurisées, ne passant pas par un opérateur, et les combinés cryptent la parole.
    Bien sûr cela doit pouvoir se décrypter, mais c’est beaucoup plus difficile, cela demande du temps et de plus ces lignes sont très surveillées au plan sécurité. Dès qu’il y a un problème important, ce sont ces lignes qu’on utilise, et si c’est un problème très important et très confidentiel, on va voir la personne pour discuter de vive voix.
    Alors nos dirigeants n’ont qu’à être prudents !

    En fait je ne crois pas que la divulgation de cette broutille internationale ait été faite uniquement pour embarrasser les USA et empoisonner les relations franco-américaines.
    Le cinéma politique est de pure façade, destiné à l’opinion publique.
    Evidemment cela la fiche mal, au plan image, si la NSA écoute ce que François Hollande dit à Julie Gayet.
    C’est bizarre que cette information sorte juste au moment où le gouvernement présente au parlement la loi sur le renseignement.
    De plus, je crois que la NSA devrait écouter le portable du Pape François, elle aurait peut être meilleure conscience après ! LOL


Vendredi 26 juin 2015 à 8:10

Oiseaux

   Une de mes filles habite à coté d'un grand étang où nagent de nombreux oiseaux. Elle a eu la chance de photographier des cygnes.
      La maman cygne en train de couver ses œufs, puis les tout petits poussins pleins de duvet, mais qui savent tout de suite nager et suivent leurs parents; un peu après ils se battent gentiment tous les deux. Voici donc les petits cygneaux de quelques jours.

     Dans un prochain intermède je vous les montrerai un mois après, déjà presque ados.

      http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/DSC04684.jpg











http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/DSC05141.jpg























http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/DSC05149.jpg






















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/DSC05176.jpg




























http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/DSC05181.jpg









































http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/DSC05191.jpg



http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/DSC05241.jpg




















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/DSC05218.jpg







































































http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/DSC05248.jpg















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/DSC05257.jpg

Jeudi 25 juin 2015 à 7:43

Enseignement, école, fac

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures4/20070612adler20.jpg

Dernier sujet intéressant de philo pour la série technologique : « La culture fait-elle l’homme? »

    Au départ ce sujet m’embarrasse : qu’est ce que la culture (pas agricole bien sûr, car celle ci fait bien le paysan !) ?
    Ma petite amie La Rousse donne deux orientations, personnelles et collective :
    « Enrichissement de l'esprit par des exercices intellectuels. » et
    « Connaissances dans un domaine particulier       
    « Ensemble des phénomènes matériels et idéologiques qui caractérisent un groupe ethnique ou une nation, une civilisation, par opposition à un autre groupe ou à une autre nation »  et
    « Dans un groupe social, ensemble de signes caractéristiques du comportement de quelqu'un (langage, gestes, vêtements, etc.) qui le différencient de quelqu'un appartenant à une autre couche sociale que lui »

    Une autre remarque préalable, on parle surtout de culture dans le monde littéraire ou artistique, mais on pourrait aussi parler de culture scientifique, ou en fait dans n’importe quel domaine de connaissances.
   
    Si on aborde l’aspect collectif, il est évident que la culture, l’ensemble des connaissances acquises et les actions qui en résultent, caractérise à un moment donné, une communauté, car c’est l’héritage du passé.
    Dans le domaine technique, l’acquit transforme la vie de tous les jours : électricité, informatique et multimédia, chimie, biologie et médecine, transports, industrie alimentaire… Par ailleurs, chaque langue a ses artistes, ses auteurs qu’apprécient de nombreux spectateurs et lecteurs.
    Au plan scientifique et technique, l’homme a  peu à peu, transformé sa vie au sein de la nature, (qu’il endommage malheureusement aussi), et la société, une fois qu’elle s’est habituée à ces « progrès » ne peut plus s’en passer (l’électricité par exemple).
    Dans les autres domaines, l’homme a inventé le langage, puis l’écriture, la peinture, puis l’imprimerie, la musique, le téléphone, le cinéma, la radio et la télé, le multimédia et donc ses moyens de communication se sont énormément perfectionnés. C’est évidemment la possibilité d’échanger des idées et de réfléchir à de nombreuses pensées et on a vu peu à peu apparaître artistes, écrivains, philosophes, cinéastes ….
    Bien entendu, chacun d’entre nous ne connait qu’une infime partie de ce patrimoine, mais c’est une possession commune où chacun peut aller puiser ce qui lui plaît.
    La culture, prise dans cette acception, est un moyen de vivre, un outil, un ensemble d’habitudes et de comportements qui s’impose à l’homme et qui donc le conditionne, plus qu’il ne le façonne et il ne peut s’en passer sous peine d’être marginal.

    La culture façonne l’homme également au plan individuel.
    Comme je le dis souvent, nous naissons avec un cerveau vide et la mémoire est plus de 60% de l’intelligence.
    Ce sont l’éducation, l’instruction et notre expérience de vie qui nous forment peu à peu et qui transforment les aptitudes innées qu’il y avait en nous, et sculptent progressivement notre personnalité.
    Je m’en rends compte tous les jours : je communique mieux avec des personnes qui ont les mêmes goûts que moi, ou avec des scientifiques qu’avec des littéraires, car nous avons un langage plus proche.
    Cette culture, ce sont d’abord des connaissances (la mémoire déclarative), des savoir-faire (la mémoire procédurale), de l’expérience (la mémoire épisodique), et la formation acquise par le cortex frontal, qui va gérer nos comportements et nos actes.
    Chacun aura acquis sa culture propre : les nomades que j’ai rencontré dans le Sahara n’avaient pas mes connaissances de la culture occidentale, mais ils savaient survivre dans le désert, avaient des connaissances sur son climat, sa faune, sa flore, que je n’avais pas, ils savaient peindre, tisser, faire des bijoux, faire des briques d’argile séchées au soleil, travailler le fer et le cuivre dans des fours simplistes mais efficaces alimentés par un feu de bois et d’excrément de dromadaire…. Moi, j’ignorais tout cela !

    Cela dit, d’où vient la culture ? Elle n’est pas une génération spontanée, cela n’existe pas. La culture est le fruit de l’homme.
    C’est lui qui par observation et réflexion a observé la nature, puis a créé des outils de plus en plus sophistiqués, des moyens de plus en plus importants et extraordinaires. Visitez une usine de construction d’un avion de ligne, faites vous expliquer tout ce qu’il y a dedans, vous serez étonnés et vous vous demanderez comment tout cela arrive à fonctionner sans panne.
    Dans le domaine artistique, ce sont les hommes qui, avec les yeux et leurs mains, ont inventé des couleurs et réalisé les peintures de la préhistoire à nos jours, ou ont perfectionné des instruments et composé et joué des musiques diverses, ou simplement chanté ces musiques.
    Quelque soit le domaine, c’est l’homme, aidé par des outils et éventuellement par des animaux, qui a tout créé dans la culture.
  

    En fait il faudrait être plus précis : ce sont les hommes de tous les temps, de tous les pays qui ont fait la culture, et celle ci, caractéristique d’un endroit et d’un moment, fait à son tour, l’homme qui vit à cet endroit et à cet instant.

     Cela dit je me pose aussi la question : la culture ne « défait » elle pas l’homme par moment !ou l'homme ne défait il pas la culture?).
    La culture n’a pas su empêcher les guerres, les crimes, et elle leur fournit des instruments. La culture n’a pas su vaincre la pauvreté. Elle détruit peu à peu le climat et l’environnement. Les moyens de communication, la parole l’écriture et l’image peuvent faire l’apologie de la haine et de la violence.
    La culture n’est pas unique, mais multiple.
    Les différentes cultures s’opposent souvent, car elles procurent aux groupes des avantages et des désavantages différents, et ce sont ces inégalités qui provoquent les affrontements entre groupes.
    Et malheureusement je ne crois pas, comme Rousseau, que l’homme soit bon par nature.

Mercredi 24 juin 2015 à 7:51

Enseignement, école, fac

http://lancien.cowblog.fr/images/Images3/libertefairebonheur.jpg

     Il y a huit jours j’avais lu les sujets du bac philo des séries générales et cela m’avait inspiré quelques réflexions.
    Depuis j’ai aussi eu connaissance des sujet de philo du bac technologique, non moins intéressants que les précédents, et puis il y a eu les sujets de français en première.
    Alors je recommence cet inventaire des réflexions que cela m’inspire.

Sujet de philo série technologie : « Peut-on être heureux sans être libre? »

  Si je suis libre je décide ce que je vais faire, je fais des choix;
certains vont réussir, mais d’autres connaîtront l’échec. Je regretterai de ne pas avoir fait certaines actions et j’aurai des remords d’en avoir fait d’autres, qui se sont avérées néfastes pour moi ou pour autrui.
    La liberté n’implique donc pas toujours le bonheur, car liberté implique responsabilité.
    Elle est compatible avec lui, si elle n’apporte pas tracas et souffrances physiques ou psychiques. Il est certain que nous tirons satisfaction de nos réussites et nous pouvons être heureux et être libres dans certaines circonstances.
    Liberté et bonheur ne s’excluent pas, mais ne peuvent coexister lorsque le fait de choisir librement a abouti à des erreurs et des souffrances.
  
 On pourrait croire que celui qui est riche et a un pouvoir absolu est heureux puisqu’il a une liberté presque totale, mais les faits montrent que ce n’est pas vrai, et qu’il voudrait avoir encore plus, et surtout, a peur de perdre cette toute puissante liberté.

    Peut on être heureux si on n’est pas libre ?
    
Il est certain que le jeune enfant qui ne décide rien d’important, est heureux au sein de sa famille, si celle-ci est unie et s’il a l’amour de ceux qui la composent.
    Une des clés du bonheur est de jouir de l’instant présent, des petites joies de tous les jours. Ce sont effectivement des situations dans lesquelles on est peut être libre, mais on ne se sert pas de cette liberté. On tire le bonheur de situations, de personnes, de notre environnement, sans tellement réfléchir, mais en profitant de nos émotions positives et de nos sentiments. On ne fait alors pas d’autre choix que d’être heureux …. provisoirement.
    Ce qui est également certain c’est que la privation de liberté est une souffrance, que ce soit lors de persécution d’un groupe par un autre, de l’emprisonnement - même si on l’a mérité -, de la mise sous tutelle d’un adulte, même s’il ne pourrait s’administrer seul.
    Il ne semble donc pas que l’on puisse être dans un état de satisfaction totale et durable, dans lequel nous aurions éradiqué toute souffrance, donc de bonheur, si on n’est pas libre physiquement et en pensée.
  
 La liberté de penser, à laquelle nous sommes très attachés, est effectivement une condition de notre bonheur, notamment dans le monde actuel, où l’intolérance règne dans certains pays et où des intégristes trop nombreux, de tous bords, ne tolèrent pas que l’on ne pense pas comme eux et qu’on puisse le dire (ou le dessiner).

    Faut il choisir entre bonheur et liberté ?
  
 Nous sommes donc devant un dilemme. Nous ne pouvons être heureux durablement si nous ne sommes pas libres, mais la liberté peut engendrer des situations dans lesquelles nous ne sommes pas heureux. Il semble donc y avoir en partie incompatibilité.
    Alors s’il faut choisir, selon quels critères.?
    Le bonheur est une préoccupation générale, mais personnelle, presque égoïste.
    De plus il est incertain, fluctuant, empirique, sans possibilité de l’obtenir pragmatiquement.
    Choisir d'être heureux sans être libre, c'est se satisfaire d'une situation de satisfaction immédiate, instinctive et matérielle, qui nous éloigne de tout idéalisme, voire d’altruisme, c’est renoncer à cette liberté qui nous est si chère, c’est ouvrir la porte à l’anarchie ou à la tyrannie.
    Renoncer à la liberté c’est donc choisir l’esclavage; la liberté semble avoir plus de valeur que le bonheur; alors sommes-nous condamnés à essayer d'être libres tout en renonçant à être heureux ?

    Peut être faut il que nous redéfinissions le bonheur.
  
 Evidemment ma petite amie La Rousse ne s’est pas cassé la tête : j’ai trouvé que «heureux, c’est « ressentir le bonheur » et que le bonheur c’est « l'état de la conscience pleinement satisfaite : ce qui rend heureux » !!!.
    Si nous écoutons les stoïciens et les épicuriens antiques, c'est un état de bien-être que nous ressentons, et si nous n'avons pas ce bien être, il n'y a pas de bonheur et donc le bonheur c'est d'abord l'absence de peine. Ils parlent de "l'ataraxie", qui est "l'absence de troubles"; l'état mental, l'éthique, la paix intérieure, où l'on n'est plus atteint par ce qui se passe autour de nous, où toutes les préoccupations nous semblent étrangères et dérisoires. Pour eux, bonheur, sagesse, vertu et liberté ne font qu’un.
    Ne peut être heureux, que « celui qui s'est libéré de ses désirs en apprenant à les contrôler et à les trier, par une connaissance rationnelle du monde et de la nature des choses »
    Bien sûr c'est de la philo et un peu utopique, mais il faut cependant d'abord chasser la tristesse et le stress pour être heureux
    En pratique il faut d’abord voir le passé autrement : ceux qui n'ont que remords (de ce qu'ils ont fait) et regrets (de ce qu'ils n'ont pas su/pu faire) ne peuvent être heureux. Il faut se dire que l’on ne peut plus rien changer du passé et qu’il faut donc voir le présent et l’avenir.
    Goûter les joies du présent demande de regarder dans la bonne direction.
        Certaines personnes ont tout pour être heureuses, mais elles ne regardent pas ce qu'elles ont, notamment les petites joies de la vie de tous les jours. Soit elles passent leur temps à regarder ce qu'a le voisin et qu'elles n'ont pas, soit elles attendent des grandes satisfactions, l'accomplissement de leurs rêves les plus fous, de choses extraordinaires.     Certes cela arrive parfois, mais l'idéal est rarement atteint et le bonheur du présent est fait d'une multitude de petites joies quotidiennes.
    Certaines personnes ne sont jamais satisfaites et se fixent des objectifs difficiles, et, dès qu'ils sont atteints, ne profitent pas de ce succès, s'en détournent pour vouloir atteindre dans l'avenir un objectif encore plus ambitieux. Elles sont alors tout le temps dans l'avenir, à courir après un nouveau souhait et sont donc éternellement insatisfaites.
         Certaines également n'ont pas confiance en elles et en leur avenir, et doutent en permanence d'avoir fait le bon choix, remettant sans cesse en cause leurs décisions, se condamnant ainsi comme les précédentes à une éternelle attente du bonheur.

    Dans la pratique, certes pour être heureux il faut être libre, mais l’exercice de la liberté, cela s’apprend. Si l’on sait modérer ses désirs, ne pas en faire des pulsions, mais les rationaliser, si l’on apprend à faire raisonnablement des choix, en prévoyant leurs conséquences et en évitant ceux trop risqués, si l’on sait rester optimiste, alors on peut réconcilier liberté et bonheur

Mardi 23 juin 2015 à 7:55

Enseignement, école, fac

http://lancien.cowblog.fr/images/Images3/Unknown.pnghttp://lancien.cowblog.fr/images/Images3/Unknown-copie-3.jpg

  











       Du bac ES, je ne parlerai que d’un sujet, celui sur l’art étant trop proche du sujet analogue de la série S :
    «
 La conscience de l’individu n’est-elle que le reflet de la société à laquelle il appartient? »

    Cela m’agace toujours quand on perle en philosophie de la « conscience », car les philosophe la limitent à la conscience morale, alors que les psychologues pensent à la « conscience de soi » et les biologistes à « être conscient ».
    Il faudrait être clairs !!

    Parlons d’abord de la conscience de soi, qui est la conséquence de se trouver dans un état conscient pour les biologistes. Dans cet état c’est le cortex frontal qui est le chef d’orchestre du cerveau, alors que dans le sommeil ou dans le coma, il ne fonctionne plus qu’au ralenti.
    La conscience du neurobiologiste est voisine de celle du psychologue : c’est la conscience d’être un être humain particulier, la conscience d’être soi même. C’est la conscience de ce qu’il est, mais aussi de son propre corps et du monde extérieur qui l’entoure, des autres êtres et des sensations que lui donne cet environnement.
    Mais même si les sensations sont en partie extérieure la conscience de soi est avant tout intime à l’individu, et elle n’est pas le reflet de la société et de ses archétypes.
    Effectivement au delà de cette conscience de notre « moi », de son existence, nous vivons en permanence et, dès que nous sommes conscients, nous percevons l’environnement, nous gardons une partie de ces perceptions en les mélangeant à nos sentiments propres dans notre mémoire épisodique, qui stocke tous nos souvenirs.
    Certes cette conscience nous est propre, mais effectivement elle est l’image de notre environnement physique et humain. Une partie est donc une image visuelle de notre société, mais cela reste une image mentale, une sorte de film.
    Evidemment ces perceptions ont une influence sur notre comportement, mais là encore il s’agit de décisions individuelles.
    Une autre conscience intime est celle de nos émotions et sentiments. Elle est le plus souvent liée à d’autres personnes de notre environnement, mais ce n’est pas pour autant un reflet de notre société, même si ses coutume nous dictent certaines attitudes.
    Dans l’amitié, l’amour, la haine, la compassion, il y a une grande partie de ressenti personnel, qui peut être influencé consciemment ou inconsciemment par des règles et coutumes sociétales, mais qui à une origine personnelle dans notre cerveau.
   
    Abordons ce que les philosophes appellent la « conscience morale » (et ils oublient en général volontairement l’adjectif).
    C’est alors l’ensemble des règles que nous acceptons, qui devraient nous permettre de vivre en société, mais qui ont aussi un caractère idéaliste ou religieux.
    La conscience, ce sera aussi le « gardien » qui dans notre cerveau, nous intimera d’agir selon ces règles et qui nous fera des reproches si nous ne l’avons pas fait (avoir mauvaise conscience !).
    Ces règles ne sont pas innées, mais acquises. Peut être en découvririons nous mêmes certaines d’entre elles, sans qu’on nous les ait apprises ( ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse, par exemple), mais il faut bien le reconnaître, la presque totalité provient de notre éducation dans notre famille, de notre instruction par des tiers, de la volonté de s’intégrer dans un groupe et de pratiquer ses règles, d’appartenance à un idéal, à une religion, on pourrait dire à une morale.
    Donc dans cette acception, la conscience est bien essentiellement le reflet de la société qui nous entoure, et à laquelle nous pensons appartenir.

    Cela dit les règles en cause sont très nombreuses, la société est souvent multiple, elles évoluent dans le temps, les us et coutumes changent, et la conscience de jeunes et celle d’un vieillard comme moi, sont sûrement différentes, même si je me sens à l’aise dans le monde actuel.
    Alors notre conscience reflète peut être la société dans laquelle nous sommes, mais avec des écarts dus à l’évolution des moeurs, et aussi des choix personnels entre les multiples possibilités.
    C’est ce qu’avait remarqué Freud, quand il parlait du « surmoi », ensemble des règles que nous avons admises et acceptées comme étant nôtres et dont j’ai déjà parlé dans ce blog.
    Nous gardons donc une part de liberté importante et cela d’autant plus que nous avons de volonté et que nous sommes relativement indépendants d’esprit et peu influençables. La société a sûrement une grande influence sur nous, mais rien ne nous oblige à nous comporter comme des moutons.
    Il est d’ailleurs regrettable que l’enseignement secondaire actuel en français ne fasse plus comme autrefois, référence à de très nombreux auteurs de la littérature, avec la lecture de morceaux choisis de leurs œuvres, car c’était prendre contact avec des opinions très diverses, développer l’esprit critique et le bon sens, et permettre de faire un tri dans les apports multiples et aveugles que nous fait la société.
    J’ai personnellement l’impression que, si j’ai respecté bon nombre de règles de vie que mes parents m’avaient apprises, je me suis aussi fait sur certaines, mon idée propre et que j’ai en grande partie choisi celles que j’allais appliquer, et comment le faire.

Lundi 22 juin 2015 à 7:57

Biologie, santé.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures4/obf8a0808e4fee84c11cce51f68e71b33aeugenisme.png

     Je viens de lire un article que j’aurais aimé avoir écrit. D’une part il correspond à mes idées sur les précautions à prendre avant de laisser faire n’importe quelle étude sur les modifications génétiques du fœtus, notamment la création de clones, et d’autre part, j’aime bien l’humour du début de l’article.
    Alors je le transcris ci dessous à la place d’un intermède : c’est l’éditorial du Courrier International du 28 mai, écrit par Jean Hebert Armengaud.
    Demain je continuerai les sujets  de philo du bac 2015.

    « Des bébés sur mesure. Non merci !

    Qui n’a jamais rêvé d’un bébé parfait de 3,5 kilo ou 4de chair et d’os, qui rendrait la vie des
parents plus supportable.
    Dès le premier jour il ferait ses nuits, changerait ses couches et manierait le chauffe-biberon lui-même. Au fameux moment du rot, il éviterait de salir votre chemise blanche fraîchement repassée juste au moment ou vous partez, au travail.
    Quelques mois plus tard, à l'heure du coucher (tôt), plus besoin de iui lire pour la trente-
deuxième fois Boucle d'or et les Trois Ours. Facile : il se plongerait seul dans Schopenhauer, Aristophane ou Sénèque - et hop ! Du même coup, plus de guéguerre scolaire entre Najat Vallaud-Belkacem et les profs d'allemand, de grec et de latin...
    Le bébé idéal grandit. Il a 15 ans et ne fait pas de crise d'adolescence. Il a lu tout
Shakespeare dans le texte au lieu de jouer à Grand Theft Auto sur son ordinateur. L'ado parfait rentre à l'heure dite les samedis soirs et, s'il lui prend de vouloir organiser une fête dans votre salon de 3o m2, il évite de faire venir quarante-cinq copains capables de saccager en quelques minutes votre canapé en velours.
    Mais trêve de plaisanteries : ce bébé-là n'existera jamais.
    En revanche, demain ou après-demain, les scientifiques seront en mesure de modifier I’ADN des embryons. En d'autres termes, de "fabriquer" des bébés aux gènes modifiés.
    Pour les uns, c'est une avancée scientifique majeure qui permettra d'éviter des maladies graves, héréditaires ou non - type Alzheimer.
    Pour d'autres, c'est ouvrir la boîte de Pandore de l'eugénisme : et si, plus tard, des scientifiques malintentionnés se mettaient à proposer des bébés à la carte - blonds aux yeux bleus, noirs aux yeux verts... ou, effectivement, à l’intelligence supérieure ? Le gène
"intelligence" n'existe sans doute pas, mais là aussi la science avance, et qui
sait, un jour ou l'autre... ?
    Un monde de bébés parfaits : triste et sans saveur. »

Dimanche 21 juin 2015 à 7:42

Enseignement, école, fac

http://lancien.cowblog.fr/images/Images3/sacteteleopard.jpg
                                                   Photo ci dessus : voir in fine le léopard casqué.

Je poursuis ma revue des sujets de philo du bac L 2015 :
Respecter tout être vivant, est-ce un devoir moral ?

    Bien difficile d’aborder ce sujet aujourd’hui, où on ne sait s’il faut s’indigner des exactions de Daesh, s’il faut se préoccuper des modes végétariennes qui, ne sachant pas trouver de justification, trouvent qu’il ne faut pas manger d’animal, ou se lamenter du manque de bon sens de ceux qui voudraient interdire l’expérimentation animale, sans se rendre compte qu’elle sauve des millions d’êtres humains.
    il y a aussi des abus dans le sens inverse tels que la théorie de l’animal- machine, parce qu’il « n’a pas d’âme », quoiqu’en dise Descartes.
    D’ailleurs qu’est ce qu’un être vivant ? : une plante est vivante ! Ma petite amie La Rousse ne se mouille pas et reste dans le vague, et dit que ce sont des: « Êtres organisés (animaux, végétaux, unicellulaires) présentant ou ayant présenté les caractères de la vie et susceptibles d'être classés en espèces et en groupes. ». Mon petit ami Robert dit que ce sont des êtres « qui, de la naissance à la mort, accomplissent des fonctions communes ».
    Déjà au niveau des êtres humain se pose la question de l’avortement : l’embryon de quelques semaines et incapable de vie, est il un être humain, alors qu’il ressemble encore surtout à un amas de cellules. Alors pour tout « être vivant », comment le définir?
    Et puis « respecter », est un mot bien vague; là encore le dictionnaire nous donne deux aspects très différents : « Traiter quelqu'un avec respect, déférence, avoir de la considération pour ses opinions » et « Ne pas porter atteinte à quelque chose ».
« Respecter la vie » serait plus précis, mais est ce que cela suffit ?

    De tous temps l’homme s’est montré cruel envers ses semblables, sans doute en raison d’une lutte pour l’existence. Sans doute plus forte jadis, cette cruauté s’est perpétrée au cours des siècles, avec toutes les guerres, mais aussi les persécutions, avec comme enjeu le pouvoir d’une communauté sur une autre, et des prétextes comme la religion ou les territoires.
    Dans le monde occidental, on peut toutefois constater que la vie semble avoir un peu plus de prix et que les pouvoirs publics comme la médecine essaient d’épargner la vie humaine. Mais on déchante vite quand on voit par exemple les massacres en Afrique ou au moyen Orient, la pauvreté qui règne dans le monde et le peu de réactions de certaines grandes puissances devant le changement climatique; qui, dès maintenant, déplace des millions de personnes dans les pays arides.
    On peut cependant préciser qu’il y a quand même un certains consensus dans les pays civilisés à « épargner la souffrance » d’êtres humains, quelles qu’en soient les causes. Peut être pouvons nous assimiler cela à un « respect de l’être ».
    Par ailleurs je me demande s’il s’agit d’un devoir moral, d’une éthique, d’un point de vue idéologique ou d’une simple nécessité?
    Et si on pose la question, « quels sont les droits du vivant ?», je ne sais plus répondre tellement c’est vague et vaste !

    Certains vous diront que l’homme est une exception car il a une âme », d’autres que nous sommes tous des animaux
    J’admets qu’il y a un certain consensus à épargner la vie et la souffrance des êtres humains, sans doute parce que chacun est conscient que cela s’applique à nous même, et que nous pourrions être dans une situation critique (d’ailleurs nous mourrons tous un jour et beaucoup craignent ce jour).
    Mais faut il étendre cette volonté à tout être vivant. ?
    Il est certain qu’il y a des abus. Je me souviens étant petit, avoir été horrifié lorsque les paysans du sud-ouest tuaient leurs porcs, car ils les saignaient vivants et on entendait ces pauvres bêtes hurler pendant dix minutes en se vidant de leur sang et en mourant peu à peu. (cela dit, j’ai entendu depuis, de la musique « métal » qui faisait le même bruit !).
    Mais doit on s’interdire de tuer des animaux si cela paraît utile et nécessaire.? Mais cela ne veut pas dire qu’il faille les faire souffrir.
    Que faire vis à vis des animaux nuisibles? Ou s’arrêter aux animaux de compagnie, aux animaux domestiques, aux mammifères, que dire des reptiles et des insectes.
Les plantes sont aussi vivantes, et même les bactéries !
    Tuera t’on les insectes et les plantes parce qu’elles ne crient pas si on leur fait mal.? Traiter ainsi tous de la même façon, n’est pas dans un certain sens, nier la spécificité de l’homme.?
    Il est probable que si l’ensemble de la planète devenait végétarienne, l’homme connaîtrait sans doute une dégénérescence de son cerveau, par manque de protéines.
    Que si on ne tuait plus des plantes, l’humanité n’aurait plus rien à manger.
    Que sans l’expérimentation animale, il n’y aurait ni vaccins, ni antibiotiques, et qu’elle sauve des millions d’humains tous les ans, et grâce à elle la longévité de l’homme a doublé..
    Et que faire contre la prolifération anarchique d’espèces et de parasites ?

    Je crois personnellement que l’on se trompe de question. Je ne pense pas qu’il faille se poser la question des « droits de l’être vivant », mais des « devoirs de l’homme  vis à vis des autres êtres vivants », et cela avec réalisme et bon sens.
    L’homme ne peut vivre qu’en se servant de son environnement, et pour cela il est obligé d’en consommer une partie, dont il ne peut respecter la vie.
    Qu’il consomme des animaux, qu’il tue des parasites, qu’il utilise des animaux à des fins de recherches, parait nécessaire.
    Si déjà on arrivait à obtenir que l’homme respecte la vie et la souffrance des autres hommes, ce serait déjà un progrès immense.
    Il est paradoxal qu’on se préoccupe à ce point de la vie des animaux et qu’on reste indifférent devant les populations d’Afrique ou les migrants en Italie.   
    Par contre faire souffrir les autres êtres, animaux notamment, n’apporte rien, et cela nous rappelle nos souffrances, même si nous ne savons pas ce que ressent un insecte par exemple. Pour un mammifère dont le système nerveux se rapproche du nôtre, la souffrance doit être voisine.
    Pour moi, donc, le devoir de l’homme vis à vis de l’animal est de ne pas le faire souffrir, de la soigner s’il souffre et d’abréger ses souffrances. Les laboratoires sérieux, et les abattoirs décents, font attention à limiter au maximum la souffrance de leurs victimes.
    Par ailleurs notre attention ne doit pas se porter que sur le vivant. Nous avons sans doute aussi un devoir de conservation de notre planète, ne serait ce que pour les générations futures, alors quelle est menacée par notre activité industrielle ou agricole, et que même en tant que particulier, nous ne prenons pas assez de soin à ne pas la polluer.

    Mais tout cela ne m’empêche pas d’aimer des chiens, des chats, des chevaux et même, ma souris d’ordinateur.
   

Et puis voici un exemple de « respect » vis à vis d’un animal LOL : quand on chasse le « léopard casqué », animal très poli, on a un fusil, mais le chasseur commence par enlever son chapeau, s’incliner devant lui et lui dire « bonjour monsieur le Léopard ». Alors le léopard casqué enlève son casque pour vous saluer à son tour, et on peut lui loger une balle dans la tête.


<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast