Samedi 20 juin 2015 à 7:39

Enseignement, école, fac

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Je continue avec les sujets de philo de L : Suis-je ce que mon passé a fait de moi ?

    J’aurais beaucoup aimé ce sujet si j’avais passé mon bac et évidemment il me plaît puisque je m’intéresse au cerveau et à l’éducation et la formation des enfants.

    Que dois-je à « mon » passé ? Et d’abord avant même ma naissance.
    Il y a d’abord mon ADN. Il résulte de l’assemblage d’une partie de celui de mes parents et il me confère, avant même que je ne sois vraiment en vie, des caractéristiques physiques, physiologiques et biologiques qui me caractérisent et qui resteront toute ma vie, et auront une grande influence sur elle.
    Il y a même l’ADN silencieux, qui peut contenir des maladies potentielles -telle la schizophrénie ou certaines maladies immunologiques par exemple, - et qui ne se déclencheront que si l’environnement est tel que le gène correspondant s’exprime à un moment donné.
    Puis il y a la formation de mon cerveau à l’état embryonnaire, dans laquelle la dernière jonction entre dendrites et axones est aléatoire et il en résulte des préférences cérébrales différentes selon les individus, potentialités et capacités à réagir différemment. J’en ai parlé souvent sur ce blog : chacun de nous est plus ou moins introverti ou extraverti, a plus de facilités à percevoir en détail ou globalement, à raisonner logiquement ou selon ses valeurs, à être plus ou moins sensible, plus ou moins influençable, optimiste ou pessimiste, tolérant ou intolérant, à privilégier prise d’information ou décision ….
    Ces préférences vont avoir une forte influence sur le comportement de chacun d’entre nous, mais nous ne sommes pas « programmés » pour autant, car l’éducation et l’instruction peuvent faire évoluer ces tendances naturelles de notre psychisme.
   Pour être complet, il faudrait même signaler l'héritage sociétal d'appartenance à une civilisation, en partie dans notre ADN, en partie par les archétypes acquis lors de notre éducation première, décrits par C Jung.

    Je parle également souvent dans ce blog de l’éducation des enfants, et notamment de l’énorme importance de l’éducation du très jeune enfant.
    Quand nous naissons notre cerveau est juste capable de nous maintenir en vie, et il est presque « vide », et ce sont les expériences que nous allons faire étant bébé, puis l’éducation de nos parents ou éducateurs, qui vont peu à peu, grâce à nos centres d’apprentissage, nous apporter des automatismes, des habitudes, une expérience et donner des éléments à nos mémoires procédurales, épisodique et déclarative.
    Et la mémoire, c’est au moins 60% de l’intelligence. De plus, c’est par elle que je suis, que je sais, que j’interprète ce que je vois, c’est donc par elle que j’ai conscience d’être unique et de mon « moi ». C’est par elle que l’enfant découvre peu à peu qui il est, qu’il existe.
    Cette éducation précoce va notamment nous apporter des règles de vie des habitudes, une façon de penser et de réagir, et peu à peu des règles de comportement, notamment morales.
    Au fur et à mesure que l’enfant grandit, il va acquérir des souvenirs, de l’expérience, Son identité se constitue, prend plus d’autonomie à l’adolescence, les événements de sa vie constituent « son » histoire et influencent son comportement et sa personnalité, donc ce qu’il devient.
   
    Dans notre monde moderne, tout enfant va à l’école et sa formation va durer le plus souvent jusqu’à l’âge adulte, le préparant d’ailleurs à un métier et à pouvoir gagner sa vie, indépendamment de ses parents.
    Cette instruction va là aussi apporter beaucoup à sa mémoire, mais former aussi son cerveau à réagir à son environnement : le français, la philosophie, les langues, l’histoire vont le confronter aux idées des autres hommes, les sciences lui donner un comportement rationnel et logique, inductif et déductif.
    Donc le passé de notre parcours scolaire, non seulement apporte des connaissances qui serviront ensuite, mais va fortement influencer notre comportement futur et donc notre mode de vie. Il transformera notre personnalité.

    L’influence du passé est donc énorme, car elle forge notre être, notre personnalité, nos aptitudes et notre comportement futur. Mais ce n’est pas pour autant une programmation inexorable qui nous ôterait toute liberté.
    Certes ce passé et la mémoire que nous en avons peut être un obstacle à certaines évolutions, nous donner plus de chances dans certaines voies et options, mais nous restons maîtres de nos décisions, dans la mesure où peu à peu, en devenant adultes, nous nous émancipons de nos parents et de nos professeurs.
    Nous ne pouvons faire table rase du passé, mais nous restons libres de nos orientations et de nos choix, en risquant toutefois l’erreur si nous nous éloignons trop de ce passé. Cela suppose que l’on ne pense pas toujours au passé, mais que l’on tire joies du présent et que l’on construise l’avenir. Nietzsche disait qu’il faut oublier en partie pour être heureux et libre.

    Reste l’éternel problème du conscient et de l’inconscient, miné par les théories de Freud, qui pensait que la plupart de nos problèmes venait des traumatismes de l’enfance, ce qui est en partie contesté par la neurobiologie moderne.
    Certes une partie de nos décisions proviennent de mécanismes inconscients, et des événements passés notamment traumatiques peuvent influer sur elles; le passé a en général beaucoup plus d’influence sur le pessimiste qui a de nombreux remords et regrets, mais si je m’implique suffisamment, si j’ai la volonté et la motivation, je peux analyser les situations rationnellement et rester maître de mes décisions.
    Le problème est de ne pas laisser le passé agir comme un frein et de se tourner résolument vers l’avenir. Il faut que j’aie la volonté d’avancer et de devenir ce que je voudrais être.
    Notre identité n’est jamais figée et elle évolue constamment au fil des événements présents. Certes le passé lui impose des contraintes, des voies plus faciles que d’autres, mais il nous reste suffisamment de liberté pour que nous puissions avoir une grande influence sur notre devenir, certes plus sur les faits, sur les événements de notre vie, que sur notre moi, car l’évolution de celui ci ne peut être que lente.
    Mais je peux vous assurer que le « moi » que je suis à 83 ans, n’est pas le même que ce que j’étais à 20 ans; certes car il y a eu 63 ans de vie entre les deux, d’histoire et de souvenirs, mais aussi parce que ces événements ont fait évoluer tout mon être, y compris ma personnalité, pas toujours, mais dans bien des cas, comme je l’ai voulu.
    Mais j’ai sans doute eu plus de facilités, car au départ mes préférences cérébrales m’incitaient plutôt à être optimiste et à me tourner vers l’avenir avec confiance.
    D’ailleurs, dans tous les domaines, on peut subir l’histoire, ou essayer de l’écrire.

Vendredi 19 juin 2015 à 8:17

Enseignement, école, fac

Suite de mes réflexions sur les sujets du bac :

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Sujet de S en philo : "La politique échappe-t-elle à l’exigence de vérité ?"


    Ce sujet ne me déplaît pas, mais je ne l’aurais pas pris le jour du bac. Trop dangereux de parler politique ou religion. On ne connaît pas les convictions du correcteur !!

    Ce qui m’embarrasse aussi dans un tel sujet c’est d’une part que la vérité est une chose assez ambigüe dont la signification n’est pas la même suivant qu’on lui donne un sens matériel ou moral, et que que la réflexion n’est pas la même selon qu’on parle de "la Politique", en tant que notion et un aspect « telle qu’elle devrait être » et "le politique", tel qu’il est.

    La Politique, que ce soit dans un Etat ou dans une entreprise, c’est avant tout établir un ordre, des règles pour atteindre des buts et mener les intérêts communs à un certain nombre de personnes, mais c’est aussi l’action à mener pour atteindre des objectifs et des ordres à donner pour mener les opérations correspondantes.
    Evidemment si l’on considère que c’est avant tout l’art de gouverner les hommes, il semble évident à première vue qu’il faut les rallier à soi, que la confiance doit régner, et que donc la vérité ne doit pas être transgressée, sans risquer de perdre cette confiance.
    Mais nous avons aussi en mémoire l’adage « toute vérité n’est pas bonne à dire » !!
    En société comme en entreprise, l’un des buts de la politique est de préserver dans cette communauté, l’ordre, la stabilité, et si possible une certaine justice, et d’arriver à certains résultats.
Mais la recherche de cette stabilité, de l’atteinte de ces résultats n’implique t’elle pas, que l’on ne peut pas tout dire, que beaucoup de choses sont incertaines et que leur divulgation peut prêter à confusion, à mauvaise interprétation. N’y a t’il pas des « secrets d’Etat » qui seraient nécessaires dans certains domaine, comme la diplomatie, la sécurité intérieure, la défense nationale …?
    De plus pour arriver à des résultats, il faut agir, faire des plans, donner des ordres, mesurer leur action et modifier l’action si l’on s’éloigne du but projeté.
    Peut on vraiment divulguer tous les plans, d’une part dans un milieu concurrentiel, et d’autre part à des personnes qui n’ont pas les éléments de leur élaboration, ni souvent les connaissances nécessaires?
    Y a t’il une vérité dans les ordres ? Il faut expliquer à ceux à qui on les donne pourquoi on le fait, quels sont les objectifs. Mai en soi, l’ordre n’est pas vrai ou faux; il est le résultat d’une réflexion, d’une étude en fonction des éléments qu’on avait sur le sujet, à un moment donné.
    Là ou l’exigence de la vérité - je l’appellerai plutôt la « transparence » ou l’exactitude -, est plus grande, c’est lorsqu’on évalue les résultats de l’action et de la politique qu’on a menées. On devrait alors exprimer des faits, des chiffres, des résultats tangibles, par rapport aux objectifs, et cela avec indépendance et honnêteté, et il faut bien constater qu’on a trop souvent tendance à valoriser et embellir ces constatations, bien au delà de la vérité.

    Mais à coté de ces considérations générales et des décisions et actions qu’implique la politique, il y a les informations les justification qu’en donnent les responsables, c’est à dire les hommes politiques et notamment les promesses et programmes qu’ils développent pour être élus.
    C’est évidemment plus cela que voit celui qui n’est pas directement impliqué, surtout de nos jours où l’influence des médias est exacerbée.
    Les hommes politiques n'ont-ils pas un devoir d'honnêteté à l'égard de leurs concitoyens qui les ont élus et qu'ils ne font que représenter?
    Et même si les hommes politiques peuvent bénéficier de certaines exception au devoir de vérité, les citoyens se doivent eux de garder un droit de regard sur leurs actions et un droit de critique des actions qu’il juge mauvaises.
    La démocratie voudrait que si ces critiques deviennent majoritaires, l’action des politiques devrait être infléchie. On constate que ce n’est pas le cas le plus souvent, mais d’autre part les critiques sont faciles et souvent ne tiennent pas compte de la situation réelle, le citoyen n’ayant pas les éléments suffisants de décision.
    Le vrai problème est de savoir si ce que le « peuple voudrait » est possible et réalisable, comment et à quel prix ! Nous avons tous des aspirations, mais on n’a malheureusement souvent pas les moyens de les réaliser.
    Il est facile en sciences de prendre des décisions, parce que les conséquences sont en grande partie prévisibles et calculables, mais en politique, surtout dans la mondialisation actuelle, où les niveau et les intérêts des nations sont contradictoires, les lois théoriques n’existent pas, et il n’y a souvent aucun certitude quant aux résultats futurs et aux voies qui y conduisent. Alors comme peut il y avoir une vérité dans l’incertitude?

    Un troisième aspect m’interpelle aussi : au nom de quoi doit on « exiger » cette vérité. Ce mot d’exigence me parait très fort, impliquer une raison suprême; alors laquelle : la morale, l’éthique, le civisme ou simplement le bien être, l’accessibilité aux résultats…
    Un principe du gouvernement de l’Etat est que « le droit est juste » et nul ne peut échapper et ignorer la loi. N’y a t’il pas en pratique une certaine illusion? On ne peut prévoir tous les cas de figure.
    C’est probablement là la vraie discussion philosophique.
    Personnellement je pense qu’il existe des instances de contrôle, mais qu’on ne valorise pas assez leur action, alors que je me souviens avoir lu dans « l’Esprit des lois » de Montesquieu, que « quiconque est doté d’un pouvoir a tendance à en abuser ».
    Alors pour moi, oui il serait souhaitable que l’homme politique soit soumis à une exigence de vérité, au moins dans la vérité des faits et des résultats, à l’absence de langue de bois, mais en ce qui concerne la Politique (avec un grand P, en tant qu’institution), on peut se demander si cela est possible dans la réalité des situations.

Jeudi 18 juin 2015 à 7:18

Enseignement, école, fac

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Tous les ans, au moment des épreuves du bac, j’ai l’habitude de donner un avis sur les sujets de français et de philo, et sur les réflexions qu’ils m’inspirent.
    Ce n’est absolument pas un « corrigé » des épreuves, je ne suis ni professeur et j’ai une culture plutôt scientifique, même si certains aspects de la philosophie et de la psychologie m’intéressent. C’est juste par curiosité intellectuelle que je le fais, et aussi parce que cela entraîne quelque mails de la part de candidats, qui me posent des questions ou ne sont pas d’accord sur mon approche.

    Sujet de S en philo : "Une œuvre d’art a-t-elle toujours un sens ?"

    J’avoue que cela ne m’inspire pas beaucoup. J’ai dans ma famille des musiciens qui jouent d’un instrument, des dessinateurs et des peintres, un  architecte; sont ils des artistes pour autant ? J’aime la musique, j’ai visité les grands musées de peinture et sculpture dans le monde, mais je ne suis pas un artiste. Alors il me manque une certaine sensibilité de « participant » pour parler de ce sujet : ce n’est pas moi qui crée et donc je le ressens en « spectateur ». Cela dit c’est vrai aussi pour la plupart des candidats au bac.

    Je crois justement que je voudrais au départ bien distinguer l’artiste de celui qui regarde l’oeuvre.
    L’artiste crée. Certes il part de matériaux qu’il a en mémoire et qu’il va assembler, mais selon son « libre arbitre », comme dirait Kant. Il a une inspiration avec une certaine originalité. Cela dit, un excellent dessinateur et peintre, qui fait des copies d’œuvres d’art ou les rénove, est il un artiste? Un musicien soliste de grand talent en est il un, s’il n’est pas compositeur ? L’artiste qui, au théâtre ou au cinéma, incarne un  personnage mais dans un rôle écrit par un autre, n’est il pas un artiste ? Je ne pense pas qu’il faille être forcément novateur pour être artiste, mais il faut réaliser un œuvre, le faire avec sa sensibilité, ses émotions et bien sûr une grande capacité technique.
    Ce que réalise l’artiste, c’est « son » œuvre, et pour lui elle a un sens, c’est une partie de lui même, des émotions, et éventuellement des souvenirs, des sentiments qui peuvent être très forts. Beaucoup des œuvres de Beethoven ont été écrites pour des femmes, et peut être n’auraient  elles pas été aussi belles s’il n’y avait pas en elles, le souvenir d’un amour.
    Conscient ou inconscient il y a un but dans l’œuvre d’un artiste, il ne crée pas par hasard.
    Certaines œuvres d’artistes sont faites sur commande avec plus ou moins de liberté selon le cas. Il faut bien que l’artiste gagne sa vie !
    L’œuvre a alors un sens pour le commanditaire, comme par exemple les portraits que Napoléon a commandé à David ou a Ingres.
    Mais elle reste quand même une création de l’artiste; il a essayé de répondre au désir de son commanditaire, d’y mettre le meilleur de lui même
    Finalement l’artiste crée son œuvre en fonction de sa personnalité, de son environnement, de sa culture, de son époque, mais aussi de son humeur du jour.
    Pour moi l’œuvre d’art ne se limite pas à la peinture, je pense que la composition faite d’un personnage par un acteur peut être une véritable œuvre d’art et elle a certainement un sens pour lui, car il y a mis toute son âme et ses capacités.
    Comme le comédien, le peintre, le compositeur, le virtuose ne créent pas que pour eux mêmes, mais aussi pour le spectateur qui verra ou écoutera leur œuvre et je pense que s’ils recherchent le succès, ce n’est pas seulement à des fins matérielles, ni uniquement pour la gloire, mais aussi pour être apprécié du spectateur, pour être aimé de lui, induire en lui des émotions.

    Alors effectivement comment le spectateur voit il l’œuvre d’art ? Lui trouve t’il un sens?
    Sans doute certains vont ils dans un musée ou à un concert pour voir ce qu’il s’y passe, comme certains achètent des œuvres d’art parce qu’elles ont une valeur financière.
    Mais on peut aussi s’arrêter devant un tableau, être pris par une musique et là on peut avoir deux attitudes : laisser libre cours à ses émotions, on l’apprécie, on la trouve « belle », et souvent on ne sais pas pourquoi. C’est du ressenti presque inconscient.
    L’autre approche, qui demande sans doute d’être un connaisseur plus averti, c’est d’essayer de la comprendre. Mais l’œuvre d’art n’est pas forcément rationnelle comme un problème scientifique, elle n’a même pas la précision d’un message de communication qui se sert du langage. Elle ne fait appel qu’à nos sens et à notre sensibilité.
    On n’est pas obligé de savoir dessiner et peindre pour apprécier un tableau, ni de comprendre la musique pour qu’un morceau vous touche aux larmes.
    Mais plus encore que l’artiste, dont c’est la propre œuvre, l’interprétation, la réaction que nous avons devant l’œuvre et donc le sens qu’elle a pour nous est fonction de notre personnalité, de notre passé, de notre formation, de nos goûts, de notre sensibilité émotionnelle et même de notre humeur du jour.
    D’où d’ailleurs des réactions très différentes selon les personnes. Pour Platon, l’art doit imiter la nature. L’objet représenté a un sens concret. Mais pour les peintres abstraits, ce sont les formes et les couleurs qui priment et l’objet représenté est secondaire.
    Certains peintres notamment de la Renaissance ou Flamands, représentent ce qu’ils voient avec le plus d’exactitude possible, des peintres autour de 1900 font même des tableaux ressemblant à des photographie, alors que les impressionnistes vont interpréter taches et couleurs, mais en représentant néanmoins la réalité. Chacun n’a pas les mêmes réactions devant ces œuvres et donc elles n’ont pas le même sens pour chacun de nous. Le beau et le laid ne sont pas le même pour tous.

    Mais un troisième facteur intervient en plus de l’artiste et du spectateur, : l’époque, la société, les médias, la mode, le « qu’en dira t’on » et aussi le vouloir paraître de chacun - sa Persona -
    Internet ne fait qu’accroitre cette influence. On trouve partout des critiques des œuvres d’art de quelque domaines qu’elles soient. On nous explique pourquoi l’artiste l’a conçue, ce qu’elle représente, le sens qu’il faut y trouver, les réactions émotionnelles que nous devrions avoir et aussi le concepteur de l’article se permet bien sûr un avis sur la beauté et la valeur de l’œuvre, qui évidement dépend fortement de son appréciation personnelle - et ne sera pas forcément la vôtre.
    Mais on est ainsi fortement influencé par ces considérations extérieures, qui vont par exemple nous dire que la Joconde vous suit des yeux dans la salle et cela risque de devenir notre principale préoccupation en la regardant.
    Malheureusement, pour beaucoup d’entre nous, les œuvres d’art ont un « sens fabriqué » par notre environnement, qui nous empêche de rester nous même face à elles.
    J’en suis moi même victime et je peux aller voir une exposition, une pièce de théâtre ou écouter un concert parce que des parents et amis m’ont dit qu’ils avaient trouvé cela très bien.
    Mais il m’arrive  en peinture et en musique, de regarder les mêmes tableaux de peintres d’autrefois et d’écouter les mêmes morceaux de musique classique plusieurs fois, parce que je les connais et qu’ils me plaisent, et là, le sens que je leur trouve, c’est le plaisir qu’ils me donnent.
   
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Mercredi 17 juin 2015 à 8:12

Enseignement, école, fac

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     Le journal télévisé nous a parlé d’orthographe pendant deux jours avec le « baromètre Voltaire » enquête faite par un service en ligne d’entrainement à l’orthographe, le « Projet Voltaire », payant bien entendu, mais d’un coût raisonnable. Il est évidemment juge et partie, mais je pense que sa statistique est néanmoins très vraisemblable.
    J’ai l’occasion de correspondre avec des jeunes au collège et au lycée, en fac ou en prépas diverses, mais aussi avec des adultes et avec des ingénieurs et des chercheurs avec lesquels je prépare des conférences qu’ils viennent nous faire.
    Et effectivement je constate une dégradation assez sensible de l’orthographe, qui s’accentue et surtout une difficulté de plus en plus grande pour s’exprimer en bon français et pour exprimer simplement ses idées.
    J’ai eu aussi l’occasion de parler avec des parents d’enfants, actuellement en CM1 ou CM2 ou au collège, et je constate que les règles élémentaires de grammaires ne sont pas comprises et sues par les enfants, que les parents en ont oublié une partie et qu’ils n’ont pas le temps de s’occuper du niveau de leur enfant et s’il suit correctement les cours qui lui sont prodigués en classe. Je susi étonné de voir que beaucoup d’adultes considèrent que l’orthographe n’est pas une chose importante et qu’on « n’en mourra pas si on ne le respecte pas ».
    J’ai constaté aussi que, comme le dit l’institut Voltaire, les garçons sont plus touchés que les filles, qui restent plus sérieuses, et sans doute aussi, plus travailleuses.
    Cela n’est pas général : je connais des jeunes qui ont une très bonne expression en français et qui ne font pas de faute s’ils prennent la peine de se relire. Mais c’est plus rare qu’il y a une dizaine d’années.

    Il faut faire la part des choses entre orthographe sur un texte tapé et un texte écrit à la main. Il est certain d’abord que lorsqu’on tape, on fait des fautes de frappe : lettres inversées, lettre en plus ou en moins. Là il faut seulement se relire.
    Ces fautes on ne les fait pas lorsqu’on écrit à la main, car en plus de la mémoire visuelle des mots, il y a une mémoire « tactile » des centres moteurs du cerveau et notamment du centre des mouvements précis, qui, juste au dessus du centre de Broca, prépare les mouvements de l’écriture.
    Les « vraies » fautes d’orthographe, c’est soit une question de vocabulaire (on ne sait pas comment un mot s’écrit », soit de grammaire (règles de genre, de conjugaison, d’accord…).

    Il est certain qu’autrefois, apprendre le français et donc vocabulaire et grammaire étaient l’un des objectifs principaux de l’école primaire et même ceux qui n’allaient pas plus loin que le certificat d’études (une année après CM2), faisaient très peu de fautes, à force de faire des dictées et parce qu’on leur avaient fait lire beaucoup de textes.
    En 1940 il existait encore pour entrer à ce qu’on appelait le lycée un « concours d’entrée en 6ème », avec une dictée un problème d’arithmétique et, à l’oral des question d’histoire géographie et de « leçons de choses ». Et la dictée était redoutable, car chaque faute coûtait 4 points et les accents deux points, et le zéro était éliminatoire. Donc obligation de faire moins de 5 fautes !
    Je pense que la plupart des bacheliers d’aujourd’hui, ne seraient pas alors entrés en 6ème !!!
    Aujourd’hui on ne fait presque plus de dictée dans la plupart des écoles primaires, et les jeunes ne lisent plus : donc ils ont un vocabulaire très pauvre (10 à 15 000 mots et certains beaucoup moins, alors qu’un adulte un peu cultivé en connait plus de 60 000 !).
    Il est certain que pour acquérir du vocabulaire, il faut lire beaucoup et faire des mots croisés. Il faut par ailleurs connaître les règles de grammaire.
    Je vois souvent des jeunes qui différencient mal l’infinitif du participe passé, qui ne connaissent pas les règles d’accord simples de celui ci, et encore moins celle des participes passés de verbes pronominaux. Quant à l’accord d’un participe passé suivi d’un infinitif, ils n’en n’ont jamais entendu parler, (à se demander si leurs professeurs connaissent la règle !)
- les musiciens que j’ai entendus jouer (car c’est eux qui font l’action) et la musique que j’ai entendu jouer, (car elle ne se joue pas elle-même) -.
   
    Je suis aller voir sur internet le « projet Voltaire », du moins dans sa partie non payante. Leur enseignement a l’air pas mal, mais un peu lent et évidemment la partie utile est payante.
    Les enseignements sur internet sont certainement utiles.
    Comme on en avait parlé dans les journaux, je suis aussi allé voir le site Schoolmouv, de révision du bac, élaboré par Shannon Picardo. étudiant à la « Toulouse Business school ».Il paraît très bien fait avec des cours oraux en vidéo, des fiches résumé et des exercices et QCM pour se tester, cela pour préparer le brevet et le bac en première et terminale.
    Bien sûr je n’ai eu que des démos gratuites; il faudrait tester la partie payante pour donner un avais valable. Mais je pense que cela peut être un aide certaine et que c’est une voie à creuser en matière de soutien scolaire. C’est beaucoup moins cher que des cours particuliers.
    Le fait que ce soit sur un site unique est important car le jeune lycéen n'a plus besoin d'aller surfer sur le net et ne prend plus le risque de se laisser distraire par une vidéo sur Youtube, un petit tour sur Facebook, sur un site de jeu ou un blog de mode et de soins de beauté, pour les filles …
    Je pense que les professeurs devraient songer à de tels sites dans leur établissement, dans le cadre du projet de « l’école numérique » et l’Education Nationale devrait intervenir dans ce domaine, pour uniformiser les sites et aider à leur programmation.

Mardi 16 juin 2015 à 8:15

Animaux

 En intermède, une autre séance de gratouillage d'animaux du site Buzzly :

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Lundi 15 juin 2015 à 8:27

Animaux

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    Une correspondante au grand cœur, qui héberge de nombreux animaux chez elle, me demande si elle risque de contracter des maladies  de ce fait.
    Je ne suis ni médecin, ni vétérinaire, et donc mon avis va être assez restreint.  Ayant été autrefois dans un laboratoire où il y avait une animalerie importante, j’ai eu l’occasion de discuter de ce problème, et je vais donc essayer de vous répondre, mais si vous avez une question très particulière à ce sujet, il faut en parler à votre médecin ou au vétérinaire qui soigne vos animaux.

    Les animaux peuvent évidemment vous mordre ou vous griffer, et cela constitue des plaies plus ou moins graves, qui peuvent endommager votre corps et b-nécessiter des soins importants, et surtout ces blessures peuvent s’infecter, notamment les griffures d’animaux qui peuvent avoir des griffes souillées par de la terre et des déjections.
`    Certains animaux peuvent être dangereux, car ils ne raisonnent pas comme des hommes, ont pour certains une ascendance sauvage qui les guide dans certaines circonstance, et ne mesurent pas leur force et ses conséquences.
    J’ai connu notamment des chimpanzé ultra-sympathiques et conviviaux, qui aimaient la compagnie des hommes, mais qui, en jouant avec vous, risquaient de vous casser un bras ou une jambe, ou de vous projeter par terre, parce que, beaucoup plus forts que vous, ils ne mesuraient pas la résistance de votre corps.
    Un cheval peut avoir un réflexe tout à fait involontaire de ruade, ou une maladresse si vous lui présentez de la nourriture sur le bout des doigts et non sur le plat de la main.
    Il y a donc un risque de lésion et de traumatisme, d’autant plus grand que l’animal est grand et fort, et qu’il est peu domestiqué et dressé.
    Il faut éviter d’avoir un gros chien si on a des enfants et il faut toujours le faire dresser, étant jeune. Il ne faut jamais laisser jouer seul  un bébé avec un animal.
    Il est évidemment dangereux - et d’ailleurs interdit - d’élever des animaux sauvages chez un particulier, comme un fauve ou un crocodile, vu les dangers pour soi et les voisins.
    Et si un se fait griffer ou mordre, même légèrement, il faut se désinfecter car des bactéries peuvent avoir été introduites dans la blessure. La « maladie des griffes du chat » est courante et due à une bactérie, issue en général de déjection de puces.
    Enfin il faut se méfier des parasites qui peuvent s’abriter dans une fourrure d’animal, et donc nettoyage, lavage et désinfection éventuelle sont importants. La teigne des chiens et des chats transmet de façon très courante une mycose aux hommes.

    Mais ce que vous voudriez savoir, c’est surtout le risque de maladies contagieuse, que vous risquez d’attraper.
    J’ai toujours entendu dire que les animaux domestiques pouvaient nous transmettre 70 à 100 maladies, mais que toutefois la probabilité n’étaient pas la même pour toutes.
    Cela dépend de la vie de l’animal - sort il beaucoup dans la nature et où - de l’hygiène de sa vie - propreté, brossage des poils, nettoyage…- et de la surveillance vétérinaire qu’il reçoit.
    Cela dépend aussi de l’état sanitaire du propriétaire : les personnes âgées, les enfants, les personnes malades, celle ayant un déficit ou une anomalie immunitaire, sont évidemment plus vulnérables.
    Certaines vaccinations de l’animal sont obligatoires ou recommandées. Celle contre la rage élimine que l’animal ou vous même ne soyez atteint.
   
    La plupart des maladies de vos animaux domestiques ne sont pas spontanément contagieuses. Il faut que l’animal vous morde ou vous griffe ou que vous soyez en contact avec les déjections ou la salive. Des précautions notamment d’hygiène permettent de se protéger.
    La toxoplasmose par exemple ne peut être transmise par le chat que par ses déjections, de même que la toxocarose, qui est provoquée par l’ingestion d’œufs d’acariens présents dans les selles de chien ou de chats, et qui peuvent séjourner dans des bacs à sable de jeux d’enfants, ou la leptospirose dont les germes sont présents dans l’urine du chien, même après guérison de l’animal..
    Beaucoup de maladies ne sont pas fréquentes : la psittacose transmise par un perroquet et qui donne une pseudo-grippe dangereuse, ou la brucellose, transmise par le chien ou le chat et qui donne de fortes fièvres, ou la tuberculose restent rares.
    D’autres maladies peuvent être plus fréquentes, transmises par de nombreux animaux et la bactérie peut survivre dans la nature un certain temps; comme par exemple celle de la tularémie

    Il est donc important, avant d’adopter un animal, même si cela apporte un soutien important au plan sentimental et émotionnel, d’en mesurer les risques en fonction de l’état de l’animal, du propriétaire et de l’environnement.
    Il faut en particulier éviter d’avoir comme animal de compagnie un singe, car la plupart des maladies, notamment virales peuvent être transmises par l’animal à l’homme.


    Je n’ai parlé là que des animaux domestiques, mais évidemment certains animaux sont des vecteurs de maladies, par exemple les renards pour la rage, les rats pour la peste, les chauves souris pour le virus Ebola, les oiseaux pour la grippe aviaire, et les moustiques pour de nombreuses maladies.
    Il est en particulier recommandé de ne jamais manipuler sans gants un cadavre d’animal, de jeter les gants et se désinfecter ensuite, si on le fait. De même il vaut mieux ne pas toucher les nids et les terrariums , car on peut y trouver non seulement des parasites (poux, tiques, puces, punaises, cafards …), mais même des bactéries comme les salmonelles par exemple.
    Il est aussi prudent de ne pas caresser des animaux dans la nature ou des animaux inconnus, surtout pour les enfants.

Dimanche 14 juin 2015 à 8:25

Chiens

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     Il m’arrive de lire des articles sur l’intelligence des animaux et notamment des chiens. J’ai eu aussi un petit York, qui a partagé ma vie pendant 18 ans, et avec lequel je « discutais » et dont je regardais avec intérêt les réactions, et notamment sa compréhension du langage.

    Daniéla Ramos de l’université de Sao Polo, décrit le dressage d’une chienne, à laquelle elle avait appris à reconnaître par leur nom une série d’objets. Puis elle lui avait appris à comprendre des ordres d’actions. Ainsi le chien comprenait le sens de « cherche balle » ou « amène laisse ». Cela dit cela ne m’a pas étonne, mon york Truffe, savait faire cela à 3 mois !!
    La chienne connaissait donc une dizaine d’actions et une cinquantaines d’objets et on l’avait habituée à associer certaines actions et certains objets, et à obéir aux ordres correspondants.
    Mais si on lui demandait de faire une des actions avec un objet, pour lequel elle n’avait pas eu d’entraînement à cette association, elle arrivait quand même à répondre correctement à cet ordre. C’est effectivement une preuve d’association logique, et d’utilisation d’une mémoire de travail tampon, qui conserve des informations, entre la mémoire elle même et le cortex frontal qui réfléchit et ordonne les actions.
    Mais cela ne me surprend pas. Mon York n’était pas exceptionnel et quand ma femme lui disait « la toilette à Maman », il accompagnait ma femme vers la salle de bain et si on lui disait « la toilette à Truffe », il ramenait sa brosse dans ses dents.
    Et quand on lui parlait de « promener », « sortir », « faire des courses », aller chez XX », il allait à chaque fois chercher sa laisse, en espérant bien être du voyage.
    Et quand il voyait remplir une valise, il restait dans les parage et dès qu’il la voyait bouclée, il allait s’installer à coté de la portière arrière de la voiture.
    Un chien est comme un très jeune enfant : il apprend dans la mesure où on s’occupe de lui.

    Je lisais une autre expérience plus intéressante : le chercheur avait appris à son chien une centaine de mots d’objets et à l’appel de leur nom il savait les reconnaître.
    Alors il en mettait une quinzaine sur le sol plus un inconnu que le chien n’avait jamais vu et dont il ne connaissait pas le nom.
    Il appelait des objets connus et le chien allait poser sa patte dessus.Puis il a appelé le nom de l’objet inconnu.
    Le chien est resté dix secondes à regarder les objets et est allé poser sa patte sur l’objet nouveau.
    C’est effectivement un exercice qui montre que le cortex frontal de l’animal est capable de réfléchir, d’égrener une liste et de repérer un nom qui n’est pas dans sa mémoire, un objet sur la table et d’associer les deux.
    Il suffisait ensuite de donner deux ou trois fois le nom de l’objet initialement inconnu, et de le montrer au chien pour qu’il l’intègre dans sa mémoire.   
    Par contre l’expérience a été répétée avec deux objets inconnus le maître appelant le nom de l’un deux, également inconnu du chien, et la le chien est resté perplexe, réfléchissant et regardant son maître l’air perdu. Très probablement le chien avait repéré les deux objets mais ne savait auquel attribuer le nom appelé.
    Le chercheur a alors montré l’objet en énonçant à nouveau son nom, puis a appelé le nom du deuxième objet inconnu et là le chien l’a aussitôt désigné.
    Cette expérience montre bien la capacité de réflexion, certes limitée mais efficace, du chien et l’utilisation par son cortex préfrontal, comme chez l’homme, de  mémoires de travail tampon, pour stocker quelques dizaines de secondes des informations, pour pouvoir, comparer trier et rappeler les informations pertinentes.
   
    J’ai connu aussi une chienne d’aveugle et j’en ai vu conduire la personne dont elles avaient la charge (il y a sur ce sujet un roman très facile à lire, bien écrit, et plein d’humour, « Jules » , de Didier Van Cauwelaert ancien prix Goncourt). Le chein guide l’aveugle à travers les obstacles en mouvement, s’arrête devant lui pour lui signaler une anomalie comme une marche, obéit à de nombreux verbes d’action suivi du nom d’un objet d’une personne ou d’un lieu. Si l’aveugle laisse tomber un objet le chien le ramasse et lui donne ou le pousse de la patte vers la main de son maître.
    C’est extraordinaire comment un chien d’aveugle arrive à connaître son maître et à anticiper ses désirs et ses besoins. Il est probable qu’il arrive à déchiffrer des gestes inconscients des mimiques, car il lui arrive souvent d’agir sans ou avant d’avoir reçu un ordre verbal.
    Dommage que les psychologues ne s’intéressent pas à cette question.

Samedi 13 juin 2015 à 8:00

Animaux

Les animaux aiment bien qu'on les "gratouille".
Quelques photos de chiens et de chats en intermède, trouvées sur Buzzly.

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Vendredi 12 juin 2015 à 8:58

Psychologie, comportement

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Une question revient souvent sur le tapis : les films violents à la télé et surtout les jeux vidéos de combats peuvent ils inciter, notamment un jeune, à devenir enclin à la violence, voir délinquant. La question avait déjà fait l’objet de longues discussions en 2011, lors du massacre de l’île d’Utoya en Norvège, car le fanatique meurtrier s’était entrainé au tir sur des jeux vidéos.

    Un jeu de guerre entraine t’il à l’usage des armes : oui
    Les chercheurs américains ont fait des expérimentations sur des groupes que l’on a entraîné sur des jeux vidéos violents, où il était fait usage d’armes à feu, et sur des jeux, certes animés, mais sans l’usage d’armes et de tueries.
    Ils ont par ailleurs fait tirer les joueurs dans un véritable stand de tir, sur diverses cibles, avant et après le jeu d’entrainement.
    L’expérience a montré de façon tout à fait concluante, que le jeu améliorait de façon importante les performances au tir, même si l’adresse ou la maladresse des joueurs entrainait des différence à l’intérieur des groupes.

    Des jeux violents incitent ils à la violence : c’est aussi vrai.
    Des expérimentations ont été faites sur des groupes ayant pratiqué des jeux violents et d’autres des jeux neutres, et on testait ensuite les joueurs sur leur agressivité.
    Les niveaux de difficulté et de stress des deux jeux étaient voisins pour que l’on puisse attribuer les différences à la violence et non à des joies ou frustrations suite aux résultats obtenus.
    Les résultats ont montré une augmentation nette d’agressivité verbale et parfois gestuelle suite à ces jeux violents.
    Une autre étude a consisté en une enquête sur des personnes au comportement agressif et sur les jeux vidéo qu’elles pratiquent.
    Une troisième enquête a permis de suivre pendant plusieurs mois des joueurs débutants de jeux vidéo violents et de constater si leurs comportements violents ou agressifs augmentaient au cours de cette période.
    Au total, les études ont porté sur plus de 130 000 personnes et le résultat est indéniable :
a pratique intensive de jeux vidéo violents augmente l’agressivité et éventuellement la violence verbale et gestuelle.
    Il s’agit cependant d’agressions modérées et non de crimes de tueurs.

    Evidemment il serait souhaitable de comprendre pourquoi et psychologue et neurologues se sont penchés sur la question, au moyen d’enquêtes, mais aussi d’investigation IRM du cerveau.
    Il semblerait que la pratique de ces jeux habitue à la violence et qu’elle est ensuite mieux tolérée, et moins inhibée. Les centres amygdaliens réagissent moins, les centres du cerveau émotionnels sont moins sensible aux actes violents et le cortex préfrontal n’inhibe plus autant ces actes, car ils paraissent moins répréhensibles et moins inhabituels. Le rsique entraîné est aussi minimisé.
    De plus le plaisir pris dans ces jeux a entraîné la libération de dopamine par les centres de récompense et les actes violents peuvent ensuite avoir la même conséquence par mimétisme.
    Les adolescents dont le cortex préfrontal n’est pas mature, sont évidemment plus sensibles à ces phénomènes.

    Je ne pense pas qu’on puisse demander aux adolescent d’être assez raisonnables eux mêmes, pour ne pas jouer à des jeux violents. Mais c’est aux parents à veiller à ne pas leurs acheter n’importe quel jeu et à surveiller leurs accès à internet.
    L’industrie des jeux est responsable et est particulièrement cynique. Elle fait des bénéfices considérables dans le domaine des jeux vidéo (70 milliards de chiffre d’affaire annuel), et elle ne veut pas tuer la poule aux œufs d’or. Alors elle prétend que les jeux vidéos ne rendent violent que les gens qui ont déjà un problème psychiatrique. Ces personnes sont sûrement plus sensibles, mais elles ne représentent qu'un faible nombre parmi les joueurs.
    Ils affirment aussi que les joueurs seraient au contraire moins violents car ils ont évacué leur trop plein d’agressivité, ce qui est contradictoire avec les études ci dessus mentionnées.
    Les fabricants de tabac ont aussi longtemps affirmé que fumer était bénéfique.
    Les pouvoirs publics devraient là aussi intervenir, non pas sur tous les jeux vidéo, certains pouvant être bénéfiques et constituer un délassement, mais ils devraient limiter le degré de violence autorisé et notamment certains jeux de guerre qui rapellent trop ce que l’on voirt aux journaux télévisés sur l’Irak et la Syrie.

Jeudi 11 juin 2015 à 8:08

Biologie, santé.

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        Les antibiotiques ont révolutionné la médecine et la lutte contre les bactéries, depuis qu’Alexander Fleming a découvert - un peu par hasard - la pénicilline. 

Quand j’étais jeune il n’y avait alors que les sulfamides et toutes les bactéries n’y succombaient pas. Un être qui m’était très cher est mort en 3 jours d’une méningite bactérienne, sans que les médecins puissent le sauver, alors qu’actuellement ce serait possible grâce aux antibiotiques.

Mais nous savons tous que les bactéries deviennent peu à peu résistantes car on prend trop d’anti-biotiques pour des affections qui ne les exige pas, notamment les affections virales - les antibiotiques ne détruisant pas les virus -, et également parce qu’on en administre à des animaux mammifère de façon inconsidérée, sans même qu’ils soient malades. De nombreux éleveurs ont donné de petites doses d’antibiotiques à des animaux de boucherie, pour leur faire prendre du poids plus rapidement. Rien d’étonnant à ce que cela favorise l’obésité chez l’homme.

J’ai déjà fait des articles sur cette résistance bactérienne aux antibiotiques. (notamment 14 et 16 mai 2014).

Mais je viens de lire des articles, qui traitent d’autres méfaits de l’abus de l’usage des antibiotiques.

 

Des chercheurs du Minnesota, aux USA, ont réalisé des études statistiques concernant la consommation d’antibiotique des enfants et ont rapproché ces chiffres de la fréquence de certaines maladies chez l’adulte.

Ils pensent qu’une consommation trop importante d’antibiotique agit sur la flore intestinale de l’enfant, détruisant des bactéries indésirables, mais aussi des « bonnes bactéries », et modifie de façon durable cette flore. Des bactéries bénéfiques sont également éliminées dans l’estomac, par exemple l’hélicobacter, qui n’est pas une bactérie que l’on attrape en hélicoptère, mais la seule bactérie qui résiste à l’acidité de l’estomac et qui a une structure hélicoïdale, d’où son nom.

Comme toute les bonne bactéries, il faut que sa prolifération soit contrôlée par l’organisme; si elle prolifère trop, elle engendre des maladies. C’est vrai également pour le colibacille (escherichia coli).

Et d’après eux la plupart des jeunes de moins de 18 ans ont reçu 10 à 20 prescriptions d’antibiotiques aux USA, dont un certain nombre n’étaient pas indispensables.

Certaines prescriptions sont faites aussi à la mère pendant sa grossesse.

Leur flore gastro-intestinale est modifiée de façon durable.

Des bactéries néfastes prolifèrent alors davantage et peuvent par la suite, engendrer des maladies comme l’obésité, le diabète insulino-dépendant, certaines maladies du système gastro-intestinal, voire de cancers. La carence en hélicobacters dans l’estomac peut être à l’origine d’allergies à des aliments, voire même d’asthme.

 

De plus de nombreux patients arrêtent le traitement d’antibiotiques trop tôt, ont souvent reçu une boite contenant plus de gélules que prescrit et ils les gardent et les utilisent ensuite sans ordonnance.

Je lisais récemment des conseils donnés par des pharmaciens :

- Veiller à bien respecter la dose et la durée d'un traitement antibiotique.

- Ne pas arrêter un traitement prématurément. Même si l'état s'améliore, l'antibiotique doit être pris jusqu'au bout du temps et du nombre prescrit.

- Ne pas donner son traitement à quelqu'un d'autre. Un antibiotique est spécifique à chaque personne et à chaque maladie.

- Ne pas réutiliser un antibiotique plus tard, une fois le traitement terminé.

- En cas de doutes ou d'effets indésirables, demander conseil à son médecin.

 

Il ne s’agit pas de ne pas utiliser les antibiotiques quand une infection bactérienne le rend indispensable.

Mais il faudrait limiter son usage à cela.

Et disposer de règles précises, que l’on puisse expliquer au patient, voire de tests, pour être sûr que la maladie nécessite ce traitement et ne peut être soignée autrement.

Il faut arrêter de prescrire des antibiotiques parce que le malade le demande, et interdire leur administration à des animaux sauf pour des maladies bien spécifiques.

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lancien

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