Mardi 21 juillet 2015 à 10:31

Notre cerveau : mémoire; inconscient; Freud

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    J’ai souvent écrit dans ce blog que l’inconscient était très différent aujourd’hui, avec les progrès de la neurobiologie, des conceptions de Freud, mais qu’il jouait un rôle très important dans nos pensées.
    La notion de refoulement notamment est peu importantes, et même si l’inconscient est responsable de blocages psychologiques, son rôle est plus positif que négatif, et il participe au fonctionnement du cerveau, en traitant de nombreuses informations, sans que nous le sachions et en venant ainsi en aide à notre cortex préfrontal et en participant à la création de nos idées.
    On sait depuis longtemps que le cerveau perçoit des informations dont il n’a pas conscience et notamment des informations visuelles dont la durée est inférieure aux temps e perception consciente: les informations subliminales.
    Des chercheurs de l’unité « Neuroimagerie cognitive » de l’Inserm et de l'Hôpital Pitié-Salpêtrière, à Paris, ont notamment montré que le cerveau pouvait interpréter des données sémantiques, même abstraites.

    Les chercheurs ont présenté des mots à des patients, de façon subliminale, donc sans permettre de lecture consciente, patients qui étaient épileptiques et avaient provisoirement, pour traitement de leur maladie, des électrodes implantées, qui permettaient d’observer les réactions de leur cerveau et notamment des centres amygdaliens
    Lorsque l’on présentait des mots « effrayants », on a pu observer des réactions des centres amygdalien, centres qui sont responsables des émotions d’angoisse et de préparer la lutte contre les agressions éventuelles..
    Ils ont ainsi démontré un décodage inconscient préalable de la signification de ces mots, et de l'extraction de leur contenu émotionnel.
    Ils ont ensuite présentées mêmes mots, mais de façon perceptible, et les réactions des centres amygdales ont été analogues.

    Une autre expérience , faite par des chercheurs d’Orsay, consistait à présenter successivement quatre images La première et la troisième étaient une suite de lettres sans signification? La deuxième était écrit en lettres, un chiffre présenté sous forme subliminale (donc perçu inconsciemment) et la quatrième un  autre chiffre également sous sa forme littérale, mais présenté suffisamment longtemps pour être perçu consciemment.
    La personne soumise à l’expérience, devait appuyer sur un bouton si le dernier chiffre était plus grand que 5.
    Les chercheurs ont constaté que, si on prenait pour référence la temps de réponse des personnes lorsque l’on ne présentait aucun chiffre en deuxième,  la présentation inconsciente d’un chiffre plus grand que 5 diminuait le temps de réponse au quatrième chiffre, et inversement un chiffre inférieur à 5, présenté inconsciemment en second, augmentait le temps de réponse.
    il semble donc que la présentation inconsciente du premier chiffre entraînait une préparation inconsciente de la réponse ce qui facilitait la réponse lorsque la situation était identique lors de la présentation du quatrième chiffre, mais au contraire, la freinait quand la situation était contradictoire.
    Pendant le test, les chercheurs ont étudié l'activité du cerveau avec deux techniques : IRM et électroencéphalogramme. Ils ont observé que le message subliminal modifie l'activité du cerveau y compris dans les zones motrices activées pour appuyer sur le bouton.
    Bien que le premier chiffre n'arrive pas à la conscience de l'observateur, son influence dépasse donc les seules zones perceptives du cerveau. Ceci démontre l'existence d'un traitement inconscient d'opérations cognitives complexes, et de la réponse motrice appropriée.

    D’autres études ont montré que la parole pouvait être en partie interprétée pendant le sommeil et que les dormeurs réagissaient quand on les appelait par leur prénom
On peut trouver des renseignement sur le document de l’université de Lyon :
http://crnlgerland.univ-lyon1.fr/perso/Fabien.Perrin/fperrin/publi/manuscrit_HDR.pdf

Lundi 20 juillet 2015 à 8:02

Psychologie, comportement

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    Aujourd’hui, ce ne sera pas un intermède, mais je vais mettre mes lecteurs à contribution.

    Il s’agit d’aider une jeune étudiante qui fait un mastère de psychologie en répondant à un questionnaire.
    Ceux ou celles d’entre vous qui ont déjà faits leurs deux années de mystère, après la licence, savent qu’il fait faire des stages et de petites recherches qui aboutissent à un mémoire.
    Ma correspondante fait une étude sur l’utilisation du téléphone portable, bien sûr d’abord chez les jeunes, mais aussi chez les personnes plus âgées, car l’évolution est intéressante à connaître. Le questionnaire traite aussi d’internet, car maintenant les téléphones portables servent autant sur internet que pour la communication.
    Evidemment du fait qu’elle fait des études de psychologie, elle doit aussi étudier les conséquences de cette utilisation et notamment des utilisations très importantes, voire addictives.
    De plus le questionnaire s’adresse à des personnes très différentes, y compris des personnes suivies psychologiquement. Donc ne vous étonnez pas de certaines questions, qui évidemment vous paraîtront inappropriées en ce qui vous concerne, mais elles permettent de comparer des populations très différentes.
    Les réponses sont bin entendu, totalement anonymes. Le questionnaire est accessible par ce lien :

 https://fr.surveymonkey.com/r/UT2J-cyberusages

    Prévoyez plus ou moins 20mn pour y répondre. Chose importante : pour que votre réponse soit comptabilisée, il faut vraiment remplir toutes les questions jusqu'au bout !
    Plus les participant-e-s seront nombreux-(ses), plus la recherche sera fructueuse et représentative. Chaque participation compte et sera précieuse pour mener à bien cette étude et faire avancer les connaissances scientifiques sur le sujet étudié.
    Pouvez vous donc apporter votre contribution en participant et à en parler autour de vous !
    Je vous remercie d'avance pour votre soutien dans ce projet qui représente beaucoup pour cette étudiante, et je compte sur vous !
    Bien entendu j'ai moi-même répondu au questionnaire, bien qu'en matière de téléphone portable, je me fais l'effet d'un dinosaure : il me faut plus d'une minute pour écrire un SMS que je tape en dix secondes sur mon mac pour ma messagerie !

Dimanche 19 juillet 2015 à 8:22

Biologie, santé.

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     J’ai parfois des correspondant(e)s qui sont tristes et pessimistes et prennent des anxiolytiques, le plus souvent des benzodiazépines (Valium, Xanax, Lexomil, Temesta, Seresta…) ou un médicament apparenté (Stilnox, Imovane, Myolastan…),. Je connais aussi des personnes plus ou moins âgées auquel leur médecin donne de tels médicaments pour qu’elles soient plus heureuses, ou parfois simplement pour qu’elles dorment mieux.
    La France est d’ailleurs l’un des pays où la consommation de ces médicaments est la plus forte. Chaque année, un Français sur cinq consomme au moins une benzodiazépine. et avec 134 millions de boîtes consommées en 2010, la France se range à la deuxième place, dans le monde.
    Sur tous les articles et livres de médecine que je possède il est dit que ces médicaments ne doivent pas être prescrits plus de 12 semaines (en gros 3 mois), mais un article récent indiquait que la moitié des patients prenait des benzodiazépines plus de 4 mois et 16 % d'entre eux ont même été traités en continu avec une durée médiane d'environ 6 ans!
    Ce même article indiquait que le consommateur de benzodiazépine est le plus souvent une femme (67 % des consommateurs), l'âge médian des patients est de 55 ans, un tiers d'entre eux étant âgés de plus de 65 ans et 10 % de plus de 80 ans.

    Certes il y a des cas de dépression où un traitement par des benzodiazépines est nécessaire, de même que l’administration d’autres psychotropes, mais les patients  qui ont de simples angoisses, ont tendance à demander un traitement qui leur donne l’impression d’être moins anxieux et d’autre part les médecins cherchent la tranquillité et donnent facilement un médicament qui calment leurs clients.
    En fait ce bien être est passager, le temps d’action du médicament, et ensuite les problèmes et l’angoissent ressurgissent, plus forts qu’avant, et donc incitent à reconsommer.
    On arrive à une certaine accoutumance psychique et même physique, qui conduit à une sorte d’addiction.

    La plupart des personnes que j’ai connues et qui prenaient des anxiolytiques depuis quelques mois, éprouvaient une baisse d’efficacité de la mémoire à court terme et un ralentissement dans l'apprentissage des nouvelles informations.
    A long terme pour des personnes âgées, j’ai pu constater une aggravation de la maladie d’Alzeimer et du déclin cognitif; bien sûr on n’a pas de preuve de effet des benzodiazépines, mais je reste persuadé que leur prise aggravait le déclin de fonctionnement du cerveau.

    Par ailleurs certains chercheurs pensent que certains de ces psychotropes sont peu efficaces et donc leur efficacité est faible vis à vis du risque pris.
    Il faudrait que l’on éduque les médecins à moins prescrire, mais malheureusement les fabricants de médicaments ne l’entendent pas ainsi, et que l’on persuade les patients que leurs problèmes ne peuvent être résolus par une simple pilule. Elle peut les aider, comme un plâtre aide l’os à se reconstituer, mais la guérison dépend avant tout de leur volonté.

Samedi 18 juillet 2015 à 9:46

Biologie, santé.

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     La canicule nous a tous éprouvés, même si on en a presque pris l’habitude. Quand nous sommes partis de la région parisienne, il faisait 40 d° et en arrivant ici 20 d° : on a mis de tricots !!
    Et quand j’étais plus jeune au Sahara, et que nous rentrions dans nos chambres climatisées à 27 d°, nous mettions un gros pull en laine !
    Une correspondante me dit dans un mail, en souriant vu mon âge, qu’elle aussi a souffert de la chaleur, alors qu’à la télé on ne parle que de la souffrance des vieux.
    Pourquoi souffriraient ils plus que les plus jeunes me dit elle ?

    Effectivement tous ne souffrent pas autant, et cela dépend de leur organisme, mais en moyenne, celui ci a perdu une partie de ses résistances.   
    D’abord les personnes âgées ont une thermorégulation moins efficace et ils n’ont pas l’impression d’avoir aussi chaud que la réalité qui affecte leur organisme. Ils ont donc tendance à moins réagir.
    L’une des première conséquences de la chaleur est la déshydratation et il faudrait la compenser par une plus grande consommation d’eau. Au Sahara nous buvions jusqu’à 6 litres par jour pour compenser l’évaporation.
    En général la déshydratation donne une sensation de soif. Mais l’hypothalamus, qui en est responsable dans notre cerveau, fonctionne moins bien chez les vieillards et ceux ci n’ont pas assez soif et donc ne boivent pas assez.
    Autre cas, la température du corps et de la peau augmente, et la réaction naturelle de défense est la sueur, car l’eau sécrétée par les glandes sudoripare s’évapore et absorbe des calories, donc refroidit la peau. Ces glandes fonctionne moins bien chez les personnes âgées et donc elles transpirent moins et leur température augmente davantage.
    Par ailleurs l’eau se stocke dans noter corps au niveau des muscles et ceux ci sont moins fournis avec l’âge et donc les réserves d’eau moins importantes.
    Souvent également les personnes âgées mangent moins et donc leur apport en eau est plus limité.

    Le risque principal pour les personnes âgées par canicule est la déshydratation et il faut donc qu’elles boivent de l’eau, même si elles n’ont pas soif : un à deux litres par jour.
Mais bien entendu ce risquée déshydratation existe pour tout le monde, mais l’organisme avertit davantage les personnes plus jeunes et lutte de lui même avec plus d’efficacité.
    Une déshydratation est plus grave qu’on ne croit : quand la perte d'eau devient supérieure à 5% (plus de 3,5kg pour une personne qui pèse 70kg). Il s'agit d'une urgence, car à partir de 10% de perte, les organes vitaux peuvent être endommagés.

    La déshydratation grave est marquée par une sensation de soif intense, une bouche sèche, un regard terne ou encore des yeux enfoncés. Les signes du manque en eau peuvent également être visibles au niveau cutané : peau sèche, pâle ou froide ainsi que l'apparition de plis sur la peau qui ne reprend pas son aspect initial quand on la pince.
le pouls s’accélère et le visage peut être congestionné.
    La couleur des urines devient très foncée. Si vous buvez assez, les urines doivent être jaune clair, presque transparentes.
    A un stade plus avancé, maux de tête, désorientation, vertiges, étourdissements, malaises, troubles de la conscience ou du comportement (agitation, faiblesse, apathie).

    Mais les risques les plus grands ont pour les nourrissons; d’une part ils n’ont opas conscience du danger et ne peuvent s’exprimer. Mais surtout leur poids est faible, alors que leur surface d’évaporation est grande et donc la déshydratation intervient très vite. Plus encore que les personnes âgées il faut les faire boire et au besoin refroidir leur corps par des bains.

    Et évidemment pour tous grands et petits, il vaut mieux éviter le soleil, les températures élevées et rester à l’ombre et si possible dans une maison que l’on a aéré le matin lorsqu’il ne faisait pas trop chaud et qu’on a ensuite protégée contre l’augmentation de température.

Vendredi 17 juillet 2015 à 8:46

Photos, photos comiques

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    Vous connaissez sans doute tous Nessie, le monstre du Loch Ness.
    Eh bien je suis en Bretagne et pas en Ecosse, mais j’ai mon petit Nessie à moi, qui sort de temps en temps de terre, dans mon jardin, avec ses grand yeux. Et il se moque de nous en riant. (photo ci dessus)

    Le vrai Nessie on en voit beaucoup de photos d’artistes, assez bien truquées en général.
Je vous en montre quelques unes ci dessous. En fait Nessie est connu depuis l’n 565 !
    Mais ceux qui prétendent l’avoir vu, sortaient en général d’un pub, imbibés de scotch.
    On a longtemps cru que c’était un descendant des dinosaures, mais c’est, où le fruit des imagination, ou une grosse anguille.

    Et si vous voulez l’explication de mon Nessie à moi, voyez les deux dernières photos : c’est, sur le tronc coupé d’un eucalyptus mort, une petite coupelle remplie d’eau pour que mes petits oiseaux boivent.

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Jeudi 16 juillet 2015 à 9:41

Relations avec nos parents, famille

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     J’ai dû le dire plusieurs fois dans ce blog, j’ai eu, enfant, des rapports extraordinaire avec mon grand père maternel, qui, ancien ingénieur, m’apprenait des notions pratiques de mathématique et de physique et surtout des notions simples de SVT, qui me permettait de comprendre mon environnement estoc fonctionnement pratique.
    C’est lui qui a développé ma curiosité intellectuelle et mon goût du travail et je pense que c’est en partie grâce à lui que j’ai réussi à devenir ingénieur.
    Je me rends compte maintenant que j’ai une mentalité très proche de la sienne et cela devait contribuer notre bonne entente.

    J’ai essayé aussi d’être proche de mes petits enfants, de les aider un peu dans leurs études secondaires, mais je me rends compte que je suis moins proche d’eux que n’était mon grand-père et évidemment je me demande pourquoi.
    Je pense que l’évolution de la société a beaucoup changé mentalité et habitude, et bien que j’ai essayé de m’habituer à la société actuelle, je me fais parfois l’effet d’un vieux dinosaure.
    En 1968 j’avais 36 ans, et donc, mon cerveau et mon caractère d’adulte étaient arrivés à maturité et étaient donc moins flexibles que ceux des jeunes.
Il est certain que nous sommes encore imprégnées à notre insu des anciens modèles que nous avons cru avoir abandonné, mais qui sont encore dans notre inconscient, dans ce que Freud appelle le surmoi, ou au plan sociétal, ce que Jung appelle les archétypes.
    L’art d’être grand père n’est plus le même, il faut redécouvrir comment transmette à ses petits enfants. La société a tellement changé en 40 ans que nous ne savons plus comment transmettre parce que nous sommes en train de le découvrir et l’inventer.

    Par ailleurs, les jeunes en ressentent moins le besoin. L’usage d’internet leur donne l’impression d’avoir tout le « savoir du monde » à leur disposition, et malheureusement, comme on ne leur a jamais appris à faire de la documentation, c’est un savoir bien maigre qu’ils découvrent.
    Bien plus les modèles des jeunes n’étant plus les parents, mais leurs copains et le groupe ayant pris une importance démesurée, tuant en partie l’individualité et la créativité, ils n’éprouvent pas le besoin d’une transmission, qui pour eux est l’image d’un monde ancien et dépassé.
    Il faut dire que les programmes scolaires de français, ne leur donner pas le goût de connaître la pensée d’autrui, et notamment des anciens écrivains et philosophes.
    On a l’impression  que c'est comme si l'on savait déjà tout, comme si l'on ne pouvait trouver d’intérêt pour ce qui n'est pas de sa propre expérience, et qui est perçu comme une entrave à la liberté de penser.
    De plus les adolescents n'aiment pas qu'on les considère comme des enfants et les pare,nts les ont habitué, à tort, à être traités comme des adultes, alors qu’ils n’ont pas encore un cerveau capable d’imaginer suffisamment les conséquences de leurs actes. Les leçons de respect des règles et de bon comportement sont très mal accueillies.

    Même l’adaptation aux médias actuels n’est pas facile, car, si elle crée un lien, les intérêts sont différents.
    J’ai certes une plus grande expérience des ordinateurs que mes petits enfants. Je me sers d’un appel depuis 1980 et d’un mac depuis 1987. J’arrive à me sortir d’affaires lors de petites pannes, ce qui peut leur rendre service. Ce blog fait maintenant partie de ma vie. Mais je n’aime ni Facebook, ni Twitter, que je trouve trop superficiels et mes petits enfants n’aiment pas écrire sur un blog : trop long d’écrire plus de 3 lignes !!
    Eux cherchent sur internet les contact, les jeux, la résolution des petits problèmes de la vie courante, les catalogues d’chat. Moi je considère plus internet comme l’accès à touselles bibliothèques du monde ou comme un outil de communication. J’écris des articles et des mails, eux échangent des SMS. Il me faut une minute pour écrire sur un MS ce que j’écris en 10 secondes sur mon clavier !!
    Certes quand ils étaient petits nous avons joué ensemble sur internet, mais c’est vrai que maintenant qu’ils sont adultes ou presque pour certains, nos sujets de préoccupations sont différents, et si on échange facilement, je n’ai pas l’impression maintenant de pouvoir leur apprendre grand chose sur la vie, car mon expérience est très différente de la leur.
    Il faut se résoudre à se sentir vieux !!!

Mercredi 15 juillet 2015 à 8:52

Biologie, santé.

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    J’ai lu plusieurs articles qui m’ont laissé pantois. Un phénomène absurde que je ne connaissais pas.
   
    L'ingestion du placenta après la naissance est une pratique courante et bien décrite chez de nombreuses espèces de mammifères (chèvres, cochon d’Inde) à l’état sauvage. En fait il semble que ce soit pour faire disparaitre les traces des petis animaux vis à vis de prédateurs éventuels. C’est du moins ce que me disait mon grand père.
    Ce que je ne savais pas, c’est que les arguments en faveur de cette pratique présentée comme curative pullulent sur Internet : meilleure production de lait, équilibre hormonal, réduction du risque de dépression post-natale, augmentation de l'énergie, amélioration du lien entre la mère et l’enfant.
    On propose aux mères de consommer leur placenta cuit, en soupe ou à la sauce bolognaise, cru, accompagné de fruits un nombre de femmes faible mais croissant, en particulier aux Etats-Unis, se laisse tenter par cette mode absurde. Des laboratoires allemands font des granules homéopathiques à partir d'un morceau de placenta : évidemment dès qu’il y a de l’argent à gagner …
    Cette pratique est d'autant plus choquante qu'il n'y a, à l'heure actuelle, aucune étude clinique attestant des bienfaits de la consommation du placenta, et diverses instances médicales sont obligées de réagir pour démentir les bienfaits de cette « cure ».

    En théorie, il est interdit en France de récupérer son placenta.
    "Le code civil en France prévoit que le corps humain, ses éléments et ses produits ne peuvent faire l'objet d'un droit patrimonial (art 16-1-1). Donc, une femme n'est pas propriétaire de son placenta »,
    De plus, "les déchets d'activités de soins doivent être collectés et incinérés obligatoirement par l'établissement de santé (R 1335-1 et suivants-décret du 22 octobre 2010) sous peine de sanction pénale.
    Le placenta doit donc être détruit sauf s'il est collecté à des fins thérapeutiques ou scientifiques, (et dans ce cas, si la femme accouchée ne s'y est pas opposée après avoir été préalablement informée des finalités de l’utilisation).
    Il faut donc aller en Allemagne pour récupérer son placenta, dans une clin ique qui a un accord avec les laboratoires qui en font des granules ou des gélules !

    Pour certaines personnes il s’aguit d’imiter les animaux et leur vie. Mais les animaux n’envoient pas leurs petits à l’école, pourquoi alors le faisons nous. ?

    Pour certaines personnes, cette action est due au fait que le placenta est un organe extraordinaire, dont d’ailleurs nous ne connaissons pas toutes les fonctions, et qui a alimenté le foetus durant toute la grossesse.
    On lui confère à tort de grandes propriété nutritives. En fait c’est un filtre, mais c’est le sang de la mère qui nourrit le bébé et le placenta après l’accouchement perd toutes ses propriétés et n’a aucune valeur nutritive.
    Il contient notamment du fer et de la vitamine B12, mais il y a bien d’autres façons d’en absorber.

    Certains pensent que cette nourriture diminue les problèmes post-partum et notamment les dépression. Une étude statistique américaine semble confirmer légèrement cette idée, mais en fait il semble que ce soit purment psychologique. Il aurait fallu mener une expérience avec un groupe témoin qui aurait mangé un placébo.

    En fait il peut y avoir certains dangers à cette pratiques. D’abord ceux inhérent à la consommation de tout produit qui peut s’avarier.
    Ensuite, le placenta protège le foetus contre maladies et intoxications en servant de filtre. Il ne laisse pas passer microbes, virus, toxines…
    On ne sait pas s’il contient encore de tels produits nocifs après la naissance.
    Le placenta se forme lorsqu’un gêne s’exprime, codant des protéines appelées syncitines, Il semble qu’à l’origine cette action, chez la souris ait été provoquée par un retrovirus, il y a environ 100 millions d’années chez les premiers mammifères.

    C’est effarant ce qu’internet et la mode peut faire faire comme âneries.
Si des personnes veulent faire faire quelque chose d’utile avec le placenta de leur bébé, qu’elles le donnet à la science pour faire des études sur les cellules souches.
   


Mardi 14 juillet 2015 à 8:57

Architecture

14 juillet; économies, pas de feu d'artifices, mais quelques défilés locaux.
     Pas d'article sérieux mais un petit intermède.

    L'Internaute a publié, il y a quelques semaines, des photos de maison biscornues, presque toutes plus horribles les unes que les autres.
    Je lui emprunte quelques photos :

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Lundi 13 juillet 2015 à 8:46

Biologie, santé.

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     Si vous avez un jardin vous avez certainement utilisé des désherbants pour tuer les mauvaise herbes.
    J’ai ce problème en Bretagne, et je préfère passer du temps à les arracher, de peur de tuer mes plantes et fleurs, mais j’ai un problème ave le chiendent qui prospère entre le caniveau et l’asphalte de la place devant la maison, et on n’arrive pas à l’arracher.
    J’ai essayé de le bruler au chalumeau. Cela fonctionne sur le moment mais 15 jours après une pluie, tout a repoussé !
    Alors j’utilise aussi une fois dans l’été des désherbants.

    Autrefois on utilisait de méchants produits chimiques, simples et bon marché,mais qui détruisaient presque toutes les racines en entrant dans la terre, mauvaises herbes ou autres plantes, notamment des chlorates de sodium.
    Je me souviens du jardinier de mon voisin qui avait mis de tels produits le long de ma clôture pour détruire des ronces (trop fatiguant de les arracher !!). Toutes les racines de ma haie d’aulnes qui se trouvait chez lui sont mortes et mes aulnes, qui n’étaient plus soutenus de son coté, penchaient et tombaient chez moi. J’ai dû les étayer pendant 4 à 5 ans, le temps qu’ils refassent des racines.

    Puis, révolution sont apparus des produits qui ne s’attaquaient aux plantes que si elles touchaient leurs feuilles.
    Ce sont des herbicides non sélectifs, qui tuent tout, mais ils ne polluent pas le sol et on peu replanter peu après la pulvérisation.
    C’est d’un usage limité, mais pratique et efficace à condition de pulvériser très bas, et en l’absence de vent, à au moins un mètre des plantes à conserver.
    Le plus connu est le « Roundup » de la firme américaine Monsanto, dont l’action est due au « glyphosate », qui bloque la synthèse des acides aminés et donc des protéines des plantes.
    Il semble qu’il soit peu toxique pour les animaux qui circuleraient après épandage, mais une ingestion importante a provoqué de nombreuses intoxications chez l’homme : problèmes de viscères et défaillances cardiaques.
    Il semble par ailleurs qu’il soit un perturbateur endocrinien, et pourrait avoir des effets cancérigènes pour ceux qui l’emploient régulièrement.
    Des produits tensioactifs, ajoutés au glyphosate peuvent aussi avoir des effets nocifs en cas d’ingestion en s’attaquant à certaines cellules.

    On trouve aussi des herbicides sélectifs, épargnant certaines plantes. Ils ne suppriment que certaines mauvaises herbes et pas toutes, et leur composition dépend des conditions d’utilisation et des plantes à épargner.
    Ils ne s’attaquent qu’à la synthèse de protéines spécifiques, épargnant certaines autres.
    Là encore, leur utilisation doit être faite avec précaution, car ils ne sont pas sans danger si on en ingère une certaine dose.

   http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/220pxPelargonsaureSkelettsvg.png On parle beaucoup actuellement d’un nouveau venu, « l’acide pélargonique ».
    Les écologistes sont emballés car c’est un produit « naturel » car il est extrait deu pélargonium (les géraniums des fleuristes), qui est un acide gras à longue chaine, appelé en chimie acide « nonanoïque », dont vous voyez ci contre la formule.
    C’est un régulateur de croissance, qui a dose suffisante va interrompre l’échange des substances entre les cellules et détruit leurs parois externes. Les mauvaises herbes se vident puis se dessèchent. Le régulateur de croissance empêche la repousse des mauvaises herbes traitées. Les mauvaises herbes traitées brunissent en quelques heures.
    D’après le fabricant : « Au bout de 3 heures, les plantes sont fanées. Au bout de 24 heures, les feuilles sont desséchées. Dès le séchage du produit, les animaux domestiques peuvent retourner sur les surfaces traitées ».
    En fait cet acide est mélangé à un autre produit, l'hydrazide maléique, adjuvant de pénétration de l'acide pélargonique dans les cellules de la plante, dosé très faiblement, qui n'est pas considéré comme toxique pour l'homme et l'environnement (eau, faune), contrairement au glyphosate.
    En fait il existe peu d’études à ce sujet et il faut s’en méfier, car ce produit a une action sur les cellules de la plante et on connaît mal ses effets sur l’homme, si on s’en sert de façon intensive..

   
    Donc, si vous utilisez des désherbants, faites attention , tenez vous loin de la pulvérisation, ne pulvérisez pas  s’il y a du vent, rincez plusieurs fois pulvérisateur et autres récipients, lavez vous soigneusement les mains après usage. Portez des lunettes et au besoin un masque à peinture et un pantalon de ciré imperméable qu'on peut rincer ensuite.

Dimanche 12 juillet 2015 à 7:56

Biologie, santé.

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     J’ai eu la chance que mon appendice, sorte de poche étroite et allongée de 6 à 12 cm de long, entre mon intestin grèle et mon colon, soit resté très sage toute ma vie.
    Pourtant bien des camarades de classes ou ceux de mes enfants, ont été poépés de « l’appendicite » c’est à dire qu’on leur a enlevé cet appendice dont on peut parfaitement se passer pour vivre.
    Quand j’étais petit on disait même qu’il ne servait à rien !
    L’appendice de mon cousin, qui était chercheur en Terre Adélie, avait aussi un appendice très sage, mais on lui a enlevé préventivement, pour ne pas avoir à le faire là bas, dans ces terres lointaines et inhospitalières à tous points de vue.

    Certaines théories affirment que cet appendice est un vestige de l’évolution, qui pouvait jouer un rôle chez nos lointains ancêtres, en favorisant la digestion des végétaux.
    Seuls les herbivores en possèdent parmi les mammifères.
    Aujourd’hui on a aussi quelques idées sur son utilité.
    Il y a quelques années, des chercheurs américains ont montré que l’appendice serait une sorte de réservoir de la flore bactérienne, un précieux écosystème regroupant des milliers de bactéries, utiles à la digestion, mais cette hypothèse est contestée.
    Les biologistes l’appellent parfois « l’amygdale des intestins » car il fabrique (comme  les amygdales que nous avons dans la gorge, à ne pas confondre avec les centres amygdaliens du cerveau, dont je parle souvent), des lymphocytes, globules blancs chargés de combattre les bactéries. Mais comme ce petit organe baigne dans les nombreux germes bactériens qui peuplent le gros intestin, il arrive que ce système de défense soit débordé. Il se peut aussi que ce petit appendice soit bouché par de la matière fécale. C’est alors l’inflammation, puis l’infection, « l’appendicite ».
    C’est alors une urgence médicale car si rien n’est fait, l’infection peut former un abcès qui risque à tout moment de se percer et d’infecter à son tour le péritoine, l’enveloppe qui entoure l’intestin et on a alors une « péritonite ».
    Si l’on tarde encore on risque l’invasion des bactéries, la septicémie et la mort.
    Une opération est donc nécessaire pour vous enlever l’appendice et évidemment nettoyer le pus et les microbes.
    Il y a une trentaine d’années, il y avait encore en France, plus de 300 000 opérations par an.
   
    Ce nombre a considérablement diminué.
   
    D’abord on n’opère presque plus « préventivement » pour ne pas risquer un abcès dès qu’on ressent douleur due peut être à une inflammation. Cette évolution résulte essentiellement d'une amélioration du diagnostic grâce aux progrès de l'échographie et du scanner.
    Puis les antibiotiques sont maintenant là pour lutter contre l’infection et soit la guérir, soit permettre l’opération dans de meilleurs conditions « qu’à chaud » comme disent les chirurgiens.
    Les opérations de la péritonite restent nécessaires, mais les guérisons d’appendicite par antibiothérapie sont nombreuses. Toutefois un certain nombre donnent lieu à une récidive quelques années plus tard et alors à une opération pour régler définitivement le risque
    L’opération est l’une des plus sure et il y a très rarement des complications.
    Par ailleurs de nouvelles techniques sont apparues, comme introduire une caméra et de micro-instruments au niveau du nombril, ce qui a permis des opérations en ambulatoire, sans les deux ou trois jours d’hospitalisation.
    Actuellement le nombre annuel d’opérations de l’appendicite est inférieur à 80 000.

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lancien

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