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    Je disais hier qu'il fallait se faire vacciner contre les principales maladies pour lesquelles cela est recommandé.
    De nouveaux traitements, de nouveaux vaccins apparaissent tous les jours.

    C‘est par exemple le cas pour l’hépatite C.
   
    C’est une maladie chronique avec peu de symptômes, qui se transmet par transfusion sanguine, et donc aussi par toxicomanie intraveineuse, ou piercing mal fait, et éventuellement par le sperme ou contact avec le sang lors de rapports.
    Il faut évidemment que le « donneur » soit porteur du virus.
    C’est loin d’être banal, il y a 5000 nouveaux cas par an, malgré les précautions prises en milieu médical, et le nombre de personnes infectées serait d’environ 800 000, mais un  tiers environ ne savent pas qu’elles sont infectées. Le dépistage d’anticorps permet de le savoir.
    Il y a peu de symptômes et 20% des malades éliminent spontanément le virus, mais 80 % ne parviennent pas à s'en débarrasser. Dans ce cas, l'hépatite C devient chronique. Dans 20 % des cas, elle évolue vers une cirrhose, parfois plusieurs années après la contamination. Dans 3 à 10 % des cas, cette cirrhose entraîne un cancer du foie.
    Des traitements existaient déjà à base d’antiviraux, mais, en 2014 l'arrivée de nouveaux traitements très efficaces permet d’espérer la guérison dans plus de 95 % des cas, c'est-à-dire la disparition complète et définitive du virus, cela sans effets indésirables majeurs. Ces nouveaux médicaments, agissent sur les enzymes de réplication du virus de l'hépatite C et l’empêchent de proliférer. Ces médicaments sont prescrits le plus souvent en association, sous forme d'un à deux comprimés par jour, pendant généralement 12 semaines (parfois 24 semaines).
    Malheureusement, ce traitement révolutionnaire a un coût d'environ 50.000 euros par patient. Toutefois 7 médicaments sont disponibles et, fin 2016, ce sont 9 à 11 médicaments qui pourraient être prescrits, ce qui fera probablement baisser les coûts et le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes et les laboratoires pharmaceutiques doivent continuer à travailler ensemble pour arriver à un prix plus bas.
    Le but serait d’arriver à éradiquer la maladie.

    On a aussi trouvé un nouveau vaccin contre le zona.
    Caractérisé par des éruptions cutanées douloureuses sur le thorax, le dos, les fesses, la nuque ou le visage, le zona peut être extrêmement douloureux et donc handicapant. Une personne de ma famille en a souffert et c’est très désagréable.
    Ces douleurs ne disparaissent pas au bout de quelques semaines dans environ 20 % des cas et perdurent même au-delà d'un an dans 1 % des cas.
    Il s'agit d'une maladie infectieuse causée par le réveil du virus de la varicelle, plusieurs années après la première infection (on peut avoir eu la varicelle enfant et avoir le zona adulte).
    Un cas particulier est dangereux, le zona ophtalmique, qui doit être rapidement soigné pour sauver la vue.
    Divers médicaments étaient disponibles, mais d’une efficacité moyenne : antiseptiques, anti-algiques, antiviraux et même certaines benzodiazépines.
    Un vaccin était disponible depuis 2006, mais il n’est recommandé en France que depuis 2013 et son efficacité est faible, surtout pour les personnes âgées.
     Un nouveau vaccin américain a montré une très bonne efficacité, de 97%.
    L'enjeu d'un tel vaccin pour la santé publique est important car plus de 250.000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France, occasionnant environ 2500 hospitalisations d'une durée moyenne de 8 jours, chiffres qui risqueraient d’augmenter avec le vieillissement de la population tout particulièrement pour personnes les plus à risque de déclarer un zona, telles que celles sous traitement immunodépresseur ou anticancéreux et les diabétiques. De plus, une récidive de zona se produit dans environ 1 % des cas.
    Ce vaccin est à base de virus atténué et les essais depuis 3 ans , n’ont pas montré d’effet indésirable.