Lundi 31 août 2015 à 10:06

Energie, nucléaire, économies

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     Je suis toujours étonné lorsque je fais des courses dans un supermarché, de voir la quantité d’eau minérale en bouteille qu’achètent les gens. Pourtant ce n’est pas bon marché : environ 50 fois le prix de l’eau du robinet (en effet le m3 d’eau coûte de l’ordre de 3 à 4 € soit 0,3 à 0,4 cm le litre alors que le litre d’eau minérale coûte entre 0,12 et 0,20 cm selon les marques et le volume de la bouteille).
    Pourquoi cet engouement ?

    Les Français semblent avoir une défiance vis à vis de l’eau du robinet, le « château la pompe », comme l’appelait ma grand mère.
    Les médias en sont en grande partie responsables. Elles ne cessent de colporter des informations plus ou moins exactes, traitées sur le mode sensationnel, quant aux nitrates, pesticides, hormones, microbes et polluants divers qui souillent l’eau des rivières et de la mer.
    Certes la pollution a nettement augmenté, mais ce n’est pas cette eau que nous recevons dans nos robinets.
    Depuis plus de 80 ans, je bois exclusivement de l’eau du robinet, et je ne m’en pote pas plus mal.


    L’eau de boisson est particulièrement traitée et surveillée; c’est même l’aliment le plus contrôlé et le plus apte à la consommation, qui ne présente aucun risque pour la santé et est disponible 24 heures sur 24.
    Si on lui appliquait les appellations règlementées de l’eau en bouteille, l’eau du robinet est de l’eau de source. Elle est décantée, filtrée, puis traitée, analysée en permanence et retraitée si nécessaire. Ses teneurs en éléments divers sont strictement réglementées et ne sont pas dépassées.
    Evidemment, selon l’endroit où elle est puisée à l’origine, sa teneurs en sels est différente, et il y a donc des eaux différentes selon les villes.
    Seul inconvénient, elle peut avoir une odeur et un goût qui déplait quand le service des eaux doit la désinfecter avec des produits contenant du chlore, du brome ou de l’iode.
    Toutefois un séjour d’une heure dans une bouteille au réfrigérateur, lui enlève en général cet inconvénient.
    Elle peut aussi contenir du calcaire, mais ce n’est pas un inconvénient pour la boisson, mais pour le lavage de la vaisselle ou du linge.
En fait elle est neutre d’un ph très proche de 7.
    Et l'eau du robinet ne produit pas de déchets plastique ou verre, et ne nécessite aucun transport, contrairement à l'eau embouteillée.

     À l'origine, les eaux dites « minérales » étaient vendues en bouteille de verre, dans les stations thermales, aux patients venus se soigner en cure. D’ou leur bonne réputation.
    Les consommateurs qui préfèrent se réfugier derrière l'apparente sécurité de l'eau en bouteille, ne savent pas quelle en est la qualité. Ils ont une foi aveugle, entretenue par la publicité et suivent la tendance moutonnière.
    En fait les «eaux en bouteille» correspondent à une grande variété de produits. Selon la réglementation, les eaux en bouteille sont toutes des eaux souterraines, mais elles se différencient en eaux minérales naturelles, en eaux de source ou en eaux rendues potables par traitement.
    Les eaux minérales contiennent des sels minéraux qui peuvent être recherchés pour des traitements divers (par exemple du magnesium).
    Malheureusement les eau en bouteille peuvent aussi contenir d’autres produits, mais à des taux très faibles, comme l’eau du robinet.

    Mais évidemment il y a aussi les industriels et commerçants qui profitent de cette méfiance pour l’eau du robinet et qui vendent des installations et des cruches de déminéralisation et de désinfection de cette eau, et des gens crédules qui les achètent, et s’en servent ensuite n’importe comment.Ce sont par ailleurs des matériels coûteux (notamment le renouvellement de résines échangeuses d’ions)
    C’est absurde de déminéraliser l’eau du robinet pour la boire, car les minéraux qu’elle contient en faible quantité sont utiles pour l’organisme, qui n’est pas un fer à repasser. Si ces minéraux ne sont pas présents dans l’eau, celle que nous rejetons prélèvera des minéraux dans notre corps, et par ailleurs peut entraîner des troubles intestinaux.
    C’est encore plus absurde d’utiliser des carafes filtrantes et déminéralisantes, où l’on laisse toujours de l’eau dans la carafe et où de jour en jour, des bactéries peuvent proliférer, de même que dans une bouteille en plastique d’eau qui reste plusieurs jours au frigo..

    A mon avis, sauf si pour des raisons médicales, on boit une eau minérale, lorsqu’on a une eau potable saine du robinet, il est beaucoup moins cher et tout aussi sain de boire celle ci.
   Evidemment dans quelques cas particuliers où il y a une rupture de canalisation (on le voit en général à la couleur de l’eau dans un lavabo ou une baignoire blanche), il vaut mieux boire pendant quelques jours de l’eau en bouteille jusqu’à ce que la canalisation soit réparée.
    Par contre il n’est pas recommandé de boire de l’eau puisée dans la nature dans un ruisseau ou même d’une source non contrôlée, car on ne sait pas ce qu’elle peut contenir comme polluants et comme microbes.

Dimanche 30 août 2015 à 10:47

Biologie, santé.

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     La presse et la télé ont monté en épingle trois cas de peste aux USA: une enfant en juillet et un touriste adulte en août, qui visitaient le par de Yosemite, en Californie, qui reçoit tous les ans plus de 4 millions de visiteurs.
    Je rassure tout de suite les utilisateurs de Macintosh, dont le dernier logiciel système s’appelle Yosémite, que leur Mac n’est pas contagieux !
    Evidemment les énormes épidémies de peste de L’Antiquité du Moyen âge (vers 1350), ont laissé des souvenirs dans la littérature et donc pour les médias, c’est une nouvelle sensationnelle.
    Mais aujourd’hui, bien que ce soit une maladie grave dont on peut mourir, la peste se soigne relativement bien avec des antibiotiques, et d’ailleurs la petite fille qui l’avait contractée en juillet est guérie. Il faut simplement faire le bon diagnostic à temps,
    Il semble que cela n’ait pas été le cas d’un jeune homme en juin, qui est décédé.

    En fait il existe deux sortes de peste, la « peste bubonique » et la « peste noire » ou pulmonaire.

http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/plaguetitjpgb3a18d7261a14d6d8d7109445cd5f4bdLarge.jpg    Toutes deux sont provoquées par une bactérie, qui est un cocobacille : Yersinia pestis, (voir photo ci contre environ 0,5 X 2 microns), comportant 4000 gènes. Il est très résistant aux défenses naturelles et reste virulent dans les corps en putréfaction, ce qui explique les mesures prises dans l’antiquité et le Moyen âge de brûler les corps.
    Il est résistant au froid et reste virulent dans les sols.
    Les pathologies dépendent de l’importance de la prolifération du virus dans le corps de la personne contaminée.
 
    La bactérie est en général à l’origine, véhiculée par les parasites des rats, et notamment les piqûres de puces. Les puces transmettent de virus de rat à rat, et quand ceux-ci meurent, les colonies se rapprochent souvent des habitations humaines, et les puces des animaux morts peuvent émigrer vers l’homme.
    La peste bubonique est la plus courante. Après piqûre et ingestion de la bactérie, celle ci se multiplie sur place et provoque une pustule (le « bubon »), puis envahit le système lymphatique et se développe dans les ganglions, qui deviennent à leur tour des pustules infectées.
    La bactérie sécrète une toxine qui détruit les globules blancs macrophages et envahit peu à peu l’organisme et notamment les poumons : lorsque ceux ci sont infectés, des bacilles sont alors présent dans les gouttelettes rejetées par la respiration et la toux;la contamination peut alors se produire par voie aérienne, d’homme à homme. C’est la peste pulmonaire, extrêmement contagieuse et le plus souvent mortelle, à l’origine des grandes épidémies.
    L’incubation dure en général deux à dix jours, puis apparaissent fièvre, vertiges céphalées. Le bubon est visible sur la piqûre au deuxième jour après celle-ci.
    Dans 20à 40 % des cas, la guérison est spontanée mais longue. Le traitement antibiotique est efficace à ce stade et il est rare de constater des décès.
    Dans environ 15% des cas la maladie peut évoluer vers une septicémie, qui peut être mortelle.
    Par contre si la contamination atteint le stade pulmonaire, le traitement est peu efficace et la mort intervient en quelques jours. A l’origine, il y a peu de cas de peste pulmonaire (environ 5%), mais le mécanisme de contamination devenant aérien, celle ci peut croître brutalement et engendrer une énorme épidémie.
    Pour éviter ce problème, il faut soigner précocement la maladie et mettre les malades en isolement.

    L’opinion publique croit que la peste est une maladie qui n’existe plus. C’est totalement faux.
    Près de 40 000 cas humains de peste ont été déclarés à l’OMS par 24 pays au cours des quinze dernières années. L’Afrique est le continent le plus touché, suivi par l’Asie. Les foyers de peste les plus importants se situent à Madagascar, en République Démocratique du Congo et en Tanzanie, et en Asie, la Chine, la Mongolie et le Vietnam.
    Le bacille peut rester virulent dans le sol pendant au moins quelques dizaines de jours, ou dans des carcasses d’animaux. Parmi des rats de laboratoire contaminés, certains mouraient rapidement, mais d’autres ont survécu plusieurs semaines et étaient porteurs du bacille. Celui ci peut donc rester présent dans une colonie animale et entraîner des épizooties successives, et donc des transmissions possibles à l’homme.
    Il semble que le bacille puisse ainsi persister en un endroit pendant des dizaines d’années.
    Par contre sa persistance sur des surfaces usinées domestiques (acier, verre..) est de l’ordre de 3 jours.

    Dès qu'un cas de peste est signalé et reconnu, un dispositif de sécurité se met immédiatement en place : isolement et traitement du ou des malades par des antibiotiques, vaccination massive de la population, désinsectisation et dératisation intensives, surveillance de tous les moyens de transport.

Samedi 29 août 2015 à 15:46

Divers

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Deux correspondantes m’ont posé des questions personnelles dans des commentaires, mais elles n’ont pas de blog et n’ont pas laissé d’adresse mail pour que je leur réponde.
    Elles peuvent m’en envoyer une sur « contacter l’auteur » ( personne ne lit le mail), et je leur répondrai.


    Pour Coco 57, je ne peux répondre ici sa question étant trop personnelle.

    Pour Melyssadebbah, j’ai simplement lu le compte-rendu de recherche sur les polythiophènes ; malheureusement je ne pense pas qu’un médicament soit rapidement disponible, car l’étude n’est qu’au stade d’essais sur les animaux. Mais je connais un chercheur qui travaille sur les prions et je vais lui poser la question en septembre, en rentrant en région parisienne.

Samedi 29 août 2015 à 8:53

Animaux

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     Buzzly a publié des photos d'une petite île où vivent des dizaines de milliers de pingouins manchots, que les touristes viennent observer avec curiosité.
     Voici quelques unes des meilleures photos :

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Vendredi 28 août 2015 à 9:23

Actualité


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    Je poursuis ma réflexion d’hier en examinant certains avantages et inconvénients d’internet, et pourquoi nous n’utilisons ses possibilités que de façon très partielle.

    Le problème réel est que les jeunes perdent beaucoup de temps sur internet et leur portable, sur des occupations futiles voire peu utiles, car, comme parents et professeurs n’avaient aucune expérience de la question, on ne leur a jamais appris à s’en servir, et ils ont dû tout découvrir seuls. ils ont donc privilégié le plus facile, la communication, et ce qui était agréable ou amusant.
    Les parents ont donc l’impression qu’internet est inutile, voire néfaste, mais eux mêmes ne savent le plu souvent pas s’en servir vraiment et donc leur jugement est erroné.
    En fait internet pourrait être d’une extrême utilité, transformer complètement notre vie en nous apportant des moyens extraordinaires, mais la plupart d’entre nous n’en sont pas conscients.

    Actuellement, nous avons pris conscience des facilités de communication  : SMS et messagerie, ceux ci nous permettant de toucher quiconque à l’autre bout du monde en quelques minutes, mais avec un inconvénient, celui de ne plus transmettre que quelques phrases et peu d’information. On est évidemment très éloigné des lettres de madame de Sévigné lol  Mais j’ai aussi constaté que, sur des sujets sérieux, des jeunes savaient m’écrire de façon intéressante, précise et détaillée.
    Beaucoup ont conscience que l’on peut trouver beaucoup d’informations sur internet. Mais on ne leur a jamais appris comment faire, et même le Google universel est mal fait car son moteur de recherche ne sait même pas différencier les commandes « et » et « ou » liant deux mots clés.
    Pour moi qui ai connu les recherches difficiles longues et limitées dans les encyclopédies ou dans les bibliothèques, internet est un outil remarquable, qui met à ma disposition des données en provenance du monde entier, mais à condition de savoir où et comment les chercher.

    Surtout internet pourrait être un formidable outil de formation et d’étude. Si vous voulez vous en rendre compte, vous pouvez consulter le site « France Université numérique, et les programmes de MOOCS par domaines, et pourtant ce ne sont que les premiers balbutiements.
    Il y a là des possibilités immenses de recyclage, de formation complémentaire, ou de formation tout court. C’est un enseignement pratique et théorique qui aboutit même à des certifications.
    Je pense que l’on va vivre dans les prochaines année une révolution de l’enseignement et des possibilités de recyclage dans un métier.

    Le problème, c’est d’une part que l’on n’a pas appris aux gens à se servir d’internet.
    La seconde difficulté, surtout pour les jeunes, c‘est qu’à force de vouloir leur apprendre en jouant, ils ont fini par prendre l’habitude de jouer sans apprendre.
    M^me si on a un enseignement très performant sur internet, il ne portera ses fruits que si l’on a la volonté de travailler, alors qu’on est seul devant son ordinateur et pas surveillé. Pour un enfant ou un ado, il est alors bien tentant de ne pas faire d’effort, comme malheureusement cela peut être le cas à la fac.
    Je crois donc qu’internet peut bouleverser nos vie de façon bénéfique, mais que cela nécessitera d’une part une formation à son emploi, et d’autre part d’un changement important des mentalités, surtout des jeunes, notamment de la création d’une motivation pour l’effort et le travail.

    Ces problèmes ne sont en fait pas spécifiques d’internet, mais concernent aussi l’utilisation de l’ordinateur. La plupart des personnes ne savent pas l’utiliser efficacement, et d’ailleurs les perfectionnements imaginés par les fabricants tendent à faire réfléchir l’ordinateur à la place de l’utilisateur, pour que son utilisation soit de plus en plus automatique et ne demande aucun effort, et ne pensent vraiment pas à son utilisation pour permettre aux jeunes de faire des tâches intelligentes.
    Microordinateur, tablettes, smartphones, sont essentiellement orientés vers la communication : sms, messagerie, réseaux sociaux, blogs, partage de photos et de vidéos, musique et de recherche d’informations concernant la vie courante.
    Les tableurs, les logiciels de bases de données, de dessin, de créations d’exposés sont complexes, et trop complets parce qu’orientés vers des personnes semi-professionnelles.
    Rien n’est fait pour que les jeunes disposent d’outils qui leur faciliterait la formation et leur donnerait la curiosité et le goût d’apprendre.

Jeudi 27 août 2015 à 9:01

Relations avec nos parents, famille

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Mes derniers articles sur les relations entre jeunes et parents, m’ont valu des mails, qui me disent les difficultés des ados vis à vis de leurs parents, dans l’utilisation des techniques du multimédia, et notamment leur utilisation d’internet.
    Je voudrais donc essayer de réfléchir à ces problèmes.

    Beaucoup d’ados n’aiment pas discuter de choses sérieuses, mais cela se produit cependant avec beaucoup de mes correspondant(e)s. Et je m’aperçois alors que les préoccupations fondamentale de jeunes n’ont guère changé. Elles ont toujours les mêmes interrogations :
        - Qu'est ce que je suis ?
                 - Qu'est ce que je veux ?
                 - Qu'est ce que je vaux ?
        - Que vais-je devenir ?
        - Comment me juge t’on ?
        - Est ce qu’on m’aime ?
et les problèmes relationnels ont les mêmes bases :
        - Le conflit avec les parents entre le besoin de liberté et de prendre son indépendance et celui de la sécurité au sein du nid familial.
             - Le besoin de tendresse que l'ado cherche à trouver hors de la famille, car il est persuadé que les parents ne l'aiment pas assez et qu'ils ne lui accordent pas toute l'attention qu'il attend ou sur les points qu'il souhaite.
             - Le problème de trouver la juste distance vis à vis de la famille et plus généralement vis à vis des autres, se pose donc plus que jamais : ni trop loin car on se sent abandonné, ni trop près car on craint alors de perdre son autonomie.  
    Le fossé entre jeunes et parents a été accru par le fait que les deux parents travaillent le plus souvent maintenant et que les conditions de travail leur laisse peu de temps pour s'occuper de leurs enfants qui se considèrent un peu comme abandonnés. L'éloignement géographique des grands-parents y contribue également.  

    Par contre la vie actuelle et notamment les nouveaux moyens de communication multimédia font aujourd'hui résoudre ces problèmes de façon tout à fait différente.
    La crainte d’être jugé, la timidité et le manque d’expérience, la crainte de perdre un peu de liberté, rendent difficile le contact direct avec les adultes, surtout s’ils ont l’autorité parentale.
    Au fil de mes contacts par mail avec des jeunes, je me suis aperçu qu'en virtuel, l'âge intervenait moins et qu'à condition de se garder de juger, la barrière de l'autorité parentale responsable n'intervenait plus comme au sein d'une famille, et que le vieux singe, pouvait finalement trouver sa place parmi les jeunes et même se rendre parfois utile en les conseillant et en étant écouté, bien qu’adulte.
    Et pourtant internet a plutôt augmenté le plus souvent, le fossé entre jeunes et adultes.La méfiance des parents pour internet (et parfois leur ignorance sur ce moyen de communication), aggrave l'incompréhension.
         Bien sûr les parents craignent la rencontre d'un pervers ou d'un pédophile. Certes le risque existe mais il est moins fréquent qu'on ne le croit, aucun(e) de mes correspondant(e)s ne m'a signalé de cas grave et la plupart des jeunes me paraissent conscients du danger et font attention.
    J'ai connu ainsi quelques blogs, qui m'ont paru dangereux pour des ados sensibles et impressionnables, et qui véhiculent des idées morbides et tristes. Il y a en effet un certain risque, si l'on est en permanence dans le virtuel, de se déconnecter du réel, de se faire une vie "rêvée" dans un monde imaginaire où l'on se trouve heureux, qui devient alors une "prison de verre dont on a perdu la clé », ou de s’enfermer dans un monde déprimant, qui englue votre cerveau dans la désolation et le désespoir..
         Il ne faudrait aller sur le net que bien portant psychiquement, ce qui n'est pas le cas de tous les adolescents.
         Ces risques sont réels mais peu fréquents et les parents qui diabolisent internet en raison de ses dangers, ne font que se couper davantage de leurs enfants.

      Les parents ont tendance à regarder les pratiques de leurs adolescents avec une condescendance amusée : être pendu en permanence à son portable, qui est parfois sous son oreiller la nuit, échanger des banalités sur les réseaux sociaux, zapper d’un site à l’autre sur le web, diffuser ses photos à tous vents, raconter sa vie sur son blog…,  « Ça finira bien par lui passer. »
        Pourtant il ne faut pas croire que l'adolescent féru des nouvelles technologies s'adonne à un passe-temps provisoire avant d'entrer dans la « vraie vie ». Il est déjà de plain-pied dans ce que beaucoup de parents perçoivent avec inquiétude comme le monde de demain, un monde dont ils se sentent exclus.  Alors beaucoup d'entre eux sont tentés de penser que ce qu'il y fait est malsain ou dangereux.
    Cela s’améliore avec les jeunes parents qui pratiquent aussi ces technologies, car au moins ils en comprennent le sens, mais ils ne communiquent pas pour autant avec leurs enfants et ne partagent pas ces activités et cela leur prend du temps an plus, ce qui donc aggrave le manque de communication.
        C'est pourquoi, si nous voulons lutter contre le risque de fracture générationnelle, il nous faut partir du point de vue exactement opposé. Ce que les adolescents font sur Internet vaut la peine d'être connu parce que c'est intéressant et que nous gagnerons à nous en rapprocher. Et pour cultiver cette attitude, le mieux est de toujours nous rappeler que les espaces virtuels ne modifient pas fondamentalement l'adolescence: ce sont les mêmes angoisses, les mêmes déceptions et les mêmes espérances que par le passé, et aussi les mêmes attentes vis-à-vis des parents.
    Car ces nouveaux territoires sont aussi pour eux des espaces de construction de leur personnalité pour lesquels ils ont envie d'une reconnaissance des adultes, même s'ils ne l'explicitent que rarement. Tout, sur Internet, est seulement « habillé » autrement.
    En revanche, ces espaces donnent aux émotions et aux représentations des ados un écho qui est méconnu.. Sur Internet, tout message est certain de trouver un interlocuteur qui le confirme. Cela donne aux messages joyeux une ampleur jubilatoire, et aux malheureux une profondeur dramatique.

    Pour ne pas allonger trop cet article, je parlerai demain des avantages possibles d’internet et pourquoi on n’en utilise qu’une très faible partie.

Mercredi 26 août 2015 à 8:41

Chats

J'avais un petit chien yorkshire, Truffe, qui n'aimait pas particulièrement aller chez le vétérinaire, pour les rappel de vaccins. Je ne pense pas que la piqûre lui faisait mal, mais l'odeur du cabinet, qui sentait fort l'antiseptique lui déplaisait. Quand on arrivait à deux rues de distance du cabinet, il tirait sur la laisse pour aller à l'opposé.
    Buzzly a publier des photos de visites de chats chez le véto, et j'ai pu constater qu'ils cherchaient systématiquement refuge dans l'abri le plus proche : l'évier de la paillasse, au milieu des médicaments. voici quelques unes des photos les plus caractéristiques.

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Mardi 25 août 2015 à 8:44

Amour et peines de coeur

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     J’ai traité ces jours ci des problèmes de couple, car, pendant les vacances, des couples se font et se défont, au gré de rencontres d’été et je reçois toujours des mails de « mes guenons » (du vieux singe que je suis), éplorées, qui viennent pleurer sur mon épaule virtuelle.
    J’ai toujours aussi un certain nombre de mails qui me posent des questions sur l’amour et l’amitié, car la différence est parfois bien mince, surtout chez les jeunes, et on ne sait plus que penser.
    Ce qui m’étonne toujours c’est que les adolescentes d’aujourd’hui sont presque aussi romantiques que les jeunes filles d’autrefois, et qu’à les écouter on croirait qu’elles croient encore au prince charmant, ou tout au moins y rêvent. et elles sont souvent déçues par la réalité, à tel point que l’une d’entre elles m’écrivait : « le prince charmant est devenu un baiseur, et il maitrise plus le kamasutra que l’épée… ».
    Je ne pense pas que les jeunes filles,d'autrefois comme d'aujourd'hui, aient cru au “prince charmant”, pas plus qu'au “père Noël”. C'est simplement un idéal, un rêve, la quête du Graal.
    Mais je pense que, il y a trente ans et à fortiori 60 ans, les jeunes filles recherchaient celui qui s'approchait le plus possible de leur rêve, de leurs souhaits, avaient donc une certaine patience et une certaine obstination, et commençaient souvent par un essai d'amitié avant une tentative d'amour.
        Aujourd'hui on est très pressée (comme les parents) et on brule les étapes. Certes on rêve toujours du prince charmant, mais, chose contradictoire, on se croit amoureuse du premier garçon qui vous attire , pourvu qu'il ait une “belle gueule” et un bon baratin et tout de même un soupçon de tendresse.
    Bien sûr une belle gueule, un bon baratin, de l’humour et de l’entrain sont séduisants. Cela peut créer des liens de camaraderie, mais est ce suffisant pour créer ceux d’amour.? Cela me semble bien improbable : un garçon ayant ces qualités est en général extraverti et possède ces qualités avec toutes les filles, et vous devez avoir des concurrentes !
    Certains de ces “don Juan”, comme le dit ma correspondante, ne pensent guère à l’amour, mais simplement à faire des conquêtes .
        C'est sans doute pour cela que la plupart de mes “guenons” viennent se plaindre au vieux singe que je suis, des tourments d'amour que leur infligent les garçons.

    La même correspondante m’écrivait : « l’amitié, c’est comme l’amour, mais sans les inconvénients du couple, notamment la jalousie et la fidélité ».
    Je ne suis que partiellement d’accord, parce que l’amitié est encore plus fidèle le plus souvent que l’amour.
    Mais là encore il y a ambiguité chez les jeunes car ils appellent « ami(e) », quelqu’un qui n’est qu’un camarade, un bon copain.
    L’amitié, la véritable, c’est tout autre chose.

    L’amour et l’amitié sont tous les deux un lien très fort entre deux êtres, de nature presque identique.
    Pour moi, une très grande amitié comme un amour, c’est d’abord une connivence, une certaine communauté d’idées, de goûts, une compréhension mutuelle; à la limite on devine les pensées de l’autre.. Les psys appellent cela un “fusionnement”.
    C’est aussi admirer l’autre, car l’amour comme l’amitié ne peut exister sans estime. Mais c’est aussi ne pas se montrer trop aveugle (et c’est très difficile), être conscient des défauts de l’autre, et les accepter, au lieu de souhaiter que l’être aimé soit l’idéal de ses désirs, rêves et souhaits.
    C’est respecter l’ami ou l’être aimé, essayer de se connaître mutuellement mais écouter et essayer de comprendre l’autre, respecter les idées chacun de l'autre, tout en essayant d’évoluer l’un vers l’autre. C’est traiter l’autre comme on souhaite qu’il vous traite. Ce n’est pas l’asservir, mais essayer de combler ses désirs comme il doit essayer de satisfaire les vôtres, ce qui veut dire qu’il faut se trouver le maximum de souhaits communs.
        C’est ensuite souffrir de l’absence de l’autre, vouloir être avec lui et partager le maximum d’instants heureux. Mais être là aussi dans les instants de peine pour se soutenir.
        Sans doute dans tous ces domaines, l’amour est plus fort que l’amitié, mais ce n’est pas toujours le cas.

        Mais aimer d’amour va plus loin. C’est à mon avis avoir une intention plus vaste et à plus long terme : c’est espérer vivre avec l’autre, partager sa vie future (et présente). C’est pour cela que cette communauté de pensée, que cette connaissance de l’autre est nécessaire car sinon la vie en commun sera difficile.
        C’est donc faire des projets et pour moi, le sentiment d’amour n’est pas réciproque si on n’a pas fait ensemble des projets d’avenir.
        Aimer l’autre c’est le privilégier, c’est former avec lui un couple, face aux autres personnes (c’est d’ailleurs la base de la fidélité).
        Je sais qu’aujourd’hui “être en couple” signifie seulement sortir avec quelqu’un ou coucher avec lui, mais pas forcément l’aimer, et finalement ne pas s’ennuyer tout(e) seul(e).
        Pour moi ce n’est pas cela : c’est se sentir mieux avec l’autre, ne former qu’un avec lui face à l’extérieur, c’est partager les idées, les joies, les peines, c’est  voir ensemble l’avenir, c’est vouloir le bonheur de l’autre autant que le sien.
        Certes l’amour a quelque chose de plus que l’amitié, c’est le désir, c’est d’ailleurs l’origine de l’expression « faire l’amour ».
        Mais aujourd’hui, pour beaucoup, notamment les garçons, faire l’amour est devenu une chose banale, comme déjeuner ensemble ou aller au cinéma.
        C’est dommage, car autrefois, c’était ce qui allait plus loin que l’amitié, c’était appartenir à l’autre et à lui seul, c’était le complément physique du fusionnement intellectuel, ce qui était commun au couple et pas aux autres, bref, son jardin secret.

        Je  constate cependant que le véritable amour existe mais il est plus rare. Je connais des jeunes qui s’aiment vraiment, vivent ensemble, se battent pour à la fois faire leurs études et travailler, et qui font des projets d’avenir pour le moment où leur situation sera plus stable.
        Il s’agit en général de jeunes plus âgés qui ont nettement dépassé les 20 ans et cela me semble normal.
        Cela dit je n’exclus pas un grand amour plus jeune : même autrefois cela existait et j’avais fait un article à ce sujet le 17 avril 2008.
        Mais il faut vous faire une raison : les chances d’aboutir à une rupture quand on est encore ado sont très grandes et il faut donc essayer de vous y préparer, de vous dire que vous aurez d’autres occasions de vous faire aimer, et que la vie doit continuer heureuse.

Lundi 24 août 2015 à 8:59

Amour et peines de coeur

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    Certaines de mes correspondantes regrettent de s’être jeté dans les bars du premier venu, qui certes avait du charme, mais finalement n’était en rien le garçon de leurs rêves.
    Certaines vont ainsi de garçon en garçon et se lamentent de ne pas trouver cet amour dont elles rêvent et se demandent pourquoi elles sont aussi instables et pressées de trouver un amour.
    Quelques unes essaient de comprendre pourquoi, et elles m’ont donné des raisons, qui certes ne sont pas les seules, mais que j’ai trouvé pertinentes, et qui m’ont paru assez représentatives de notre société actuelle.
    L’une d’entre elles me faisait ce commentaire :
    « Selon moi, il y a vraiment un déficit dans les familles actuelles, c'est un peu “Indifférence City” à la maison et on ne reste dans la même pièce que pour les fêtes (et encore) ou pour la télé... Cela réduit énormément les échanges, que ce soit les conversations ou les preuves d’amour...
        Et si papa et maman ne font plus de câlins, tans pis, on va les chercher auprès des amis, auprès de ceux qu’on rencontre en soirée.… »

    Il y a un fond de vérité dans cette constatation et je le vois souvent dans des familles que je connais ou dont on me raconte la vie.
    D’abord les deux parents travaillent souvent tous les deux et il n’ont pas assez de temps pour s’occuper de leurs enfants. Ils rentrent fatigués le soir et ont envie de se reposer. Les enfants ont donc l’impression qu’on les aime moins.
    Par ailleurs les parents ne peuvent garder les enfants pendant la journée et ils sont donc confiés dès leur plus jeune âge à des personnes extérieures : crèche, maternelle. La tendresse entre mère et enfant est partiellement absente, et c’est vrai que les « calins » qu’évoque ma correspondantes ne sont plus les mêmes. Je constate une nette différence quand la m^re a pris un congé parental de deux ans pour rester auprès de l’enfant très jeune. Les rapports sont très différents.
    Les habitudes de vie ont aussi changé. Certes il existait autrefois des garderies pour les enfants dont les deux parents travaillaient, de même que des colonies de vacances. Mais il existait peu d’activités diverses, alors qu’aujourd’hui il en existe de très nombreuses, entre les écoles, les clubs sportifs ou artistiques, les associations communales et culturelles.
    Alors les parents passent leur temps à envoyer leurs enfants faire ainsi des activités certes intéressantes et formatrices, mais il ne partagent presque plus rien avec eux, vivant à part de leur coté.
    Pire, je connais beaucoup de familles où les frères et sœurs ne jouent plus ensemble, dispersés dans ces activités, et vivent indépendamment, comme s’ils étaient chacun enfant unique.
    Sans parler des divorces et familles recomposées.
    Alors la vie familiale où les enfants partageaient en dehors de l’école la plupart de leurs activités avec leurs parents et leur famille n’existe plus comme lorsque moi-même ou même mes enfants étaient petits.
    Un autre problème est aussi celui d’une mode d’éducation, résultant en partie du laxisme de l’après-68 et des doctrines de disciples de Freud. On prône la liberté de l’enfant, son droit à la décision, voire son éducation à l’autonomie, et on le traite très tôt comme un adulte, alors qu’il n’a pas encore un cerveau et une psychologie lui permettant d’assumer ce rôle. Il en résulte que l’adolescent, qui se prend au jeu et apprécie cette liberté, est en fait, complètement perdu devant l’absence de règles, de conseils et des décisions à prendre pour lesquelles ils n’avaient pas les éléments de choix.
    Bien souvent les situations difficiles que j’ai aidé à résoudre venaient de cette incompréhension d’éducation avec les parents, t il m’a suffi d’une analyse logique et factuelle de la situation, parfois longue et délicate, avec les jeunes qui me demandaient conseil, pour leur donner les éléments qui leur permettaient de résoudre leur problème.

    Dernière évolution  qui intervient un peu comme une révolution : le multimédia. Beaucoup de parents se sentent dépassés et sont peu coopératifs et réticents, et par contre, ces techniques ont donc rapproché énormément les jeunes entre eux.

    L’évolution de la cellule familiale et des modes de communication a entraîné une évolution aux conséquences importantes : les adolescents n’ont plus pour modèles et références leurs parents, mais c’est la relation avec les copains et à l’intérieur du groupe qui prime.
    La tendresse familiale manque inconsciemment aux jeunes et la camaraderie et l’amitié entre eux devient prépondérante. Avec la libération des mœurs et les effets de la puberté, il est normal que ce déficit se transforme en soif d’amour, qui, associée à une impatience de connaître la vie d’adulte et l’indépendance, mène souvent.à des aventures sans lendemain

Dimanche 23 août 2015 à 8:54

Insectes

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    En intermède je vais vous parler des araignées de Bretagne.

    Comme dans tout jardin, j’ai de belles araignées, des épeires bien sûr, mais aussi de petites araignées vertes ou jaunes. Elles sont utiles car elles mangent moustiques et mouches.
    Quelques faucheurs (des opiliones), aux grandes pattes et au tout petit corps tout rond. C’est amusant de les voir avaler une mouche plus grosse qu’eux et devoir leur ventre tout dilater. Je me demande toujours comment ils n’ont pas d’indigestion.
    Quelquefois une grosse araignée noire toute velue : celle là, je la vire sur la place devant la maison avec interdiction de revenir, sous peine d’e se faire arracher les pattes une par une !!.
    Les toutes petites araignées vertes ou jaunes se réfugient tous les soirs derrière les volets de bois, que l’on ferme le soir , pour que la température dans la maison ne baisse pas trop.
    Le matin, quand j’ouvre les volets des fenêtres, elles sont affolées par la lumière subite et fuient , à toutes pattes, vers les fuschias qui sont sous les fenêtres (sur la photo ci dessus).
    L’autre jours j’étais dans ma voiture, j ‘allais chercher le pain à la ville de Carnac (à 2 km), et il y a toujours des vélos en groupe qui tiennent toute la chaussée même si une voiture est derrière eux. Alors je donne un tout petit coup d’avertisseur, et je vois, à ma grande surprise, une petite araignée verte qui sort effarée de la bouche d’aération de la climatisation et regarde partout autour d’elle, puis rentre, aussi vite dans son conduit.
    Je me suis excusé : je ne savais pas que mon Klaxon servait de sonnette à son appartement.!

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