Samedi 22 août 2015 à 9:08

Amour et peines de coeur

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   L’amour ne gomme pas les différences et nous avons trop souvent tendance à vouloir changer l’autre. Accepter que l’autre n’est pas soi, qu’il est différent, c’est aussi accepter de changer soi-même, d’aller vers l’autre.
    Malheureusement si c’est une démarche à sens unique, elle est peu efficace. Il faut que chacun fasse la moitié du chemin. Il faut donc que chacun apprenne à voir son partenaire sous un autre angle, qu’il s’intéresse à sa personnalité, à d ses valeurs,à ses goûts, à ses désirs profonds, et qu’il essaie de comprendre.
    Les goûts sont assez faciles à déterminer : il suffit de discuter et de voir l’autre agir.
    La personnalité est plus délicate à déterminer, mais on peut assez facilement déterminer assez vite certaines caractéristiques importantes, à partir des préférences cérébrales (voir mes articles à ce sujet). Je referai des articles à ce sujet.

    Il est intéressant de connaître avec un peu plus de précision les étapes de la vie amoureuse :
    La première phase est celle de l’attirance  les psychologues appellent cette phase la « passion » mais je trouve cela exagéré dans beaucoup de cas.
Aucun des deux n’est encore certain que la relation soit établie et dure, mais chacun essaie de séduire et de conquérir l’autre.
    Les hommes ne tarissent pas de compliments, regardent et écoutent, sont gentils et soignent leur image. Les femmes regardent et écoutent l'homme avec la plus grande admiration , sont tendres, ne critiquent jamais et sont prête à le suivre dans tout projet concernant les deux partenaires, sauf qu’en général, il n’y en a aucun de sérieux. Chacun auréole l’autre car l’amour est aveugle et sourd, et l’on passe ses nuits à discuter de choses futiles et à faire l’amour. Mais il est rare que l’on parle déjà de projets d’avenir.
    Le cerveau produit de la phényléthylamine, hormone qui vous met dans un état euphorique. Elle est redoutable, car si l’amour de votre compagnon (ou compagne) diminue ou qu’il vous quitte, vous serez en manque, comme pour une drogue, et si votre amour à vous diminue, vous serez aussi en manque et chercherez vite un autre amour pour que vous retrouviez votre taux de drogue agréable.
    Heureusement si vous supportez cette diminution de passion avec philosophie, votre cerveau produira des endorphines à la place de la phénylétylamine, qui calment les douleurs et vous aide à franchir ce cap difficile.
    En fait pendant cette phase de passion, l’on n’est pas réellement amoureux de l'autre personne mais des  des sensations provoquées dans votre corps et votre tête par l'idée que l’on se fait de l’autre, et l’on ignore tous ses défauts en mettant de côté tout ce qui pouvait émousser cette passion.

    La deuxième phase est une confrontation pour savoir qui prendra le pas sur l’autre et imposera son mode de pensée et de vie.
    La passion a diminué et on croit être lié à l’autre par un amour plus calme, mais en fait, on redevient progressivement lucide et on s’aperçoit alors que l’autre n’a pas toutes les qualités et parfois de vilains défauts, (ou habitudes), qu’on n’avait pas soupçonnés.
    Le caractère incertain de la réussite de la séduction et de la passion forçaient chacun à se montrer sous son meilleur jour; maintenant qu’on a réussi à être ensemble,on peut baisser la garde et se montrer sous son vrai jour. Chacun ne fait plus semblant, revient à la réalité de soi même et exprime alors et à exige ce qu’il attend de la vie en couple.On s’aperçoit alors des divergences de goûts, de valeurs ou du contenu des projets futurs si l’on en fait ( métier, habitat, finances, enfants…).
    Des divergences de personnalité peuvent aggraver les problèmes comme être E et I (l’un tire son énergie de la présence des autres, alors que l’autre préfère la réflexion avec soi-mê)me, ou J et P (l’un privilégie la décision et l’action, tandis  que l’autre préfère l’information et procrastine).
    Cette lutte pour le pouvoir est inévitable et nécessaire : elle mènera à une séparation ou à un rapprochement, chacun ayant fait effort pour aller vers l’autre et arriver à une coexistence équilibrée.

    S’il n’y a pas eu rupture, la troisième phase est la mise en place progressive d’une cohabitation avec une répartition des tâches, des décisions et des pouvoirs, qui fasse une place convenable à chacun.
    En général, en fonction de ses attentes, de ses capacités, chacun doit trouver d’un commun accord avec l’autre sa place dans le couple, mais sans oublier que l’évolution depuis la préhistoire a orienté les femmes vers la cohésion de la famille, vers la communication avec les enfants, vers le désir d’être protégée et de la sécurité, alors que l’homme est plus tournée vers la protection de sa famille, vers le challenge extérieur.
    Mais il ne faut pas se laisser entraîner par ces tendances, et l’homme qui se consacre à son métier et ses amis à l’extérieur et la femme qui s’enferme dans l’unique vie familiale chez elle et avec ses enfants, (ou avec ses amies propres), sont voués à diverger et à se séparer à terme.
    Soit on n’arrive plus à communiquer, soit au contraire, on partage beaucoup et on décide des choses communes ensemble; et on s’intéresse aux tâches particulières de l’autre comme son métier ou ses activités propres, voire on demande l’avis de l’autre.
    L’amour est certes alors moins passionnel, il repose plus sur une grande affection et le respect de l’autre et d’un contrat tacite, mais il y a peu de différence entre l’amour et la grande amitié, à partir du moment où on vit ensemble.

Vendredi 21 août 2015 à 9:02

Amour et peines de coeur

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    Je suis toujours un peu étonné des discussions que j’ai avec des correspondantes qui sont en couple, mais ne sont pas très heureuses parce que leur compagnon a des valeurs et des goûts, donc une façon de vivre très différents des leurs.
    Elles aiment leurs compagnons, et ont peur de les perdre, et eux sont aussi attaché à elles, mais ne font pas beaucoup d’efforts pour sortir de leurs habitudes de célibataires. Et elles ne sont pas heureuses.
    Il n’y a malheureusement pas de solution miracle. Dans un couple, il y a deux personnalités différentes et, pour bien s’entendre, il faut d’une part connaître et admettre l’autre tel qu’il est, et faire un pas l’un vers l’autre et des concessions pour se rapprocher, car autrement on s’éloigne et l’attachement faiblit.
   
    En fait le problème se pose toujours avant de se mettre ensemble. Mais c’est le moment où chacun est - ou croit être - amoureux, et l’amour est aveugle et n’incite pas à la réflexion.
    Quand je compare les comportements actuels à ceux du passé, je constate que les jeunes sont beaucoup plus sensibles aux apparences, aux autres, à ce que pensent leurs camarades, au « paraître ». Mes correspondantes s’entichent facilement d’un garçon qui a une belle gueule et du baratin et de l’humour
    Les mœurs se sont libérées, tout va trop vite et on se retrouve vite ensemble, mais on ne se connaît pas. Tant qu’on vit à des endroits différents, tout se passe bien car chacun a envie des instants où on voit l’autre, mais quand on se met sous le même toit, chacun découvre le mode de vie de l’autre et il faut le supporter chaque jour.
    On connait à peine les goûts de l’autre, par quelques conversations et les quelques sorties ensemble, mais les valeurs ne sont plus un souci à la mode, car trop intellectuelles, et on ne connaît guère celles de son partenaire, ni sa personnalité.
    Les SMS ont remplacé les conversations et, vu leur concision, on ne s’exprime pas. Les réseaux sociaux ne traitent guère que réflexion à l’emporte pièce, voire de détails sans intérêt.
Les occupations communes sont faites de sorties et de plaisirs et on n’a pas le temps, ni le goût à apprendre à connaître l’autre. La mode de faire comme les copains l’a emporté.
   
    Tous ne sont pas comme cela et certains et certaines discutent quand même entre eux, et finissent pas se connaître. Mais parfois un peu tard et c’est où ne pas être tout à fait heureux ou la rupture. D’autres ont la chance d’avoir des goûts et des personnalités pas trop éloignées.
    Mais ce qui me frappe, c’est l’absence de projets d’avenir. Autrefois quand on aimait quelqu’un on passait son temps à rêver ensemble, à faire des projets d’avenir, à vouloir être un couple, qui ait une unité au milieu de l’environnement.
    Aujourd’hui les projets d’avenir sont absents; le couple se dissous au milieu des copains et des amis dont on ne peut s’extraire. Chacun est pendu à son téléphone, sa messagerie, son Facebook et son Twitter.
    Alors on n’a pas parlé de ce que serait le métier de chacun, de là où on veut habiter, de la façon dont on y vivra, des enfants que l’on voudrait avoir et de leur éducation. On découvre cela peu à peu quand on se trouve devant les problèmes urgents, qu’on est déjà engagés ensemble, qu’il est difficile de sortir de ses habitudes pour aller l’un vers l’autre.
    Beaucoup des jeunes que je connais ne forment pas un vrai couple, mais vivent comme deux célibataires sous le même toit, chacun ayant son métier ou ses études, son réseau de copains et amis, ses occupations préférées. Ils échangent peu sauf des banalités et ne font pas front ensemble devant les difficultés de chacun. Ils ne cherchent pas à patager la vie de l’autre, à suivre la même route.
    Pas étonnant qu’il y ait autant de séparations et de divorces !
    Le bonheur se mérite; il faut faire des efforts pour s’adapter et le bonheur de l’autre doit être aussi important que le sien propre.
    Aujourd’hui, nous sommes trop individualistes, et  nous préoccuper plus de l’autre dans un couple.
   

Jeudi 20 août 2015 à 9:01

Sciences et techniques

  Je ne sais pas si vous avez entendu parler d’un projet d’avion très original, « The Puffin », imaginé par la NASA, aux USA.
    En intermède, je vous en donne un aperçu.
    Son originalité est d’être un avion électrique personnel à décollage vertical, pour une seule personne.
    C’est un engin très léger : 135Kg, + 25 kg de batteries + 90kg de passager et charge utile.
    Il est tout petit: 3,70 mètres de long et 4,40 d’envergure.
    Il peut voler jusqu’à 400 km/h et 240 km/h de vitesse de croisière, grâce à deux moteurs électriques.
    Son point faible : ses batteries qui ne donnent qu’une autonomie de 80 km. La NASA pense pourtant porter cette autonomie dans quelques années à 240 km.
    L’avion se tient debout sur le terrain. Sa queue se divise en quatre «jambes» qui servent de train d'atterrissage. Il décolle comme un hélicoptère, plane, puis se penche en avant pour voler horizontalement, le pilote étant couché comme dans un deltaplane. Il est très silencieux.
    Pour le moment ce n’est qu’un projet qui n’a donné lieu qu’à des photos, des vidéos et des calculs, mais pas de réalisation. C’est une étude conceptuelle.
    Cela paraît séduisant, mais d’une part, vu la faible distance qu’il peut parcourir, je ne vois guère son intérêt. D’autre part, je pense que cet appareil doit être assez difficile à piloter, notamment à l’atterrissage. Enfin, la circulation de beaucoup d’appareils sans contrôle aérien très rigoureux, sera générateur de beaucoup d’accidents.
    Cela m’étonnerait donc que ce prototype voit le jour, sauf si le patron de Google s’en entiche.
    Peut être néanmoins que l’armée s’intéresserait à ce type d’appareil, car le moteur électrique chauffe peu et donc la signature infrarouge est très faible, comme le bruit, d’où une discrétion pour des unités spéciales.
    Vous pourrez voir une vidéo sur :
            https://www.youtube.com/watch?v=rhpPhvWvLgk

    Et savez vous que le Puffin est un oiseau marin assez bizarre ? (voir dernière photo)

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Mercredi 19 août 2015 à 8:59

Biologie, santé.

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     Vous avez sûrement entendu parler de deux maladies virales, le chikungunya et la dengue, qui sont propagées par des moustiques, notamment le moustique tigre (aedes aegypti - à gauche- ou aedes albopictus - à droite). Ce moustique albopictus doit son nom à ses rayures qu’il porte sur ses pattes et se reconnait par la présence d'une ligne longitudinale blanche en position centrale sur son thorax noir, tandis que l’aegypti, moins fréquent en Europe, a les mêmes rayures sur les pattes, mais un dessin blanc en forme de lyre sur le thorax.
    La femelle de ces moustiques pond des œufs dans des mares et flaques d’eau, lesquels éclosent en une journée et passant à l’état de larves puis de nymphes, donnent lieu à de nouveaux moustiques au bout de 7 à 12 jours. D’où une prolifération importante.
    Le moustique n’est porteur de maladie que dans la mesure où il a absorbé du sang d’une personne déjà contaminée, et il véhicule alors le virus qu’il peut injecter à d’autres personnes.

    Il semble que ces moustiques  propagent une nouvelle maladie virale due au virus Zika., qui est également un arbovirus et donc, un virus à ARN simple brin.
    Son nom est celui d'une forêt en Ouganda où il a été identifié pour la première fois en 1947, chez un singe macaque rhésus. Le premier cas humain date de 1967 et plusieurs cas isolés ont été constatés en Afrique  ou en Asie. Il a été à l'origine d'une première épidémie en Micronésie en 2007, (probablement un millier de cas), avant de se propager en 2013-2014 en Polynésie française (plus de 50 000 cas), puis au Brésil depuis le début de cette année.
    La maladie (que l’on appelle la « fièvre zika »), se manifeste par de la fièvre, des douleurs musculaires et des éruptions cutanées, voire des complications neurologiques et aucun traitement ni aucun vaccin n'existe à ce jour contre cette infection mal connue. Mais chez certains, ses personnes contaminée le virus se multiplie peu et l’infection peut passer inaperçue.
    Sa diffusion est difficile à suivre cas les symptômes de maladie ne sont ni nets,ni spécifiques. Outre la dengue et le chikungunya, la rubéole, la rougeole, des arthrites et certaines allergies, donnent des symptômes voisins.
    La durée d’incubation est de 3 à 12 jours et la maladie brève, de l’ordre de 3 à 5 jours. Aucun décès n’a été constaté jusqu’à présent.
    L’aspirine est à éviter (génératrice d’hémorragies), mais on peut utiliser le paracétamol pour lutter contre les douleurs.
    Le plus efficace est de se protéger contre les piqûres de moustique.

    Les journaux et la télévision ont évidemment monté en épingle la nouvelle de ce nouveau virus, et de ses moustiques vecteurs, mais ils ont exagéré énormément la diffusion du moustique. La carte officielle ci dessous est beaucoup plus restreinte.
    Peut être les marchands d’anti-moustiques ont il intérêt à grossir un peu l’événement !

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      Une étude américaine récente d’une université en Californie a précisé comment le moustique femelle, qui a besoin de sang pour alimenter ses œufs, repère des animaux (et les hommes), qui puissent lui fournir ce précieux liquide.
Le moustique détecte d’abord, dans un cercle d’environ 1à mètres, le gaz carbonique dégagé par la respiration; c’est pour lui une alerte et il navigue alors, à vue, vers les objets sombres qui l’environne, mais qui peuvent être inerte.
    Pour les différencier des être vivants, le moustique est ensuite sensible au rayonnement infrarouge, provenant de la chaleur animale, et à l’humidité provenant de la transpiration, car l'acide lactique, un composant de la sueur, attire les moustiques femelles.
    On peut davantage se faire piquer après un effort sportif ou quant on jardine, car on transpire davantage et on exhale plus de CO2;.
    Il semble aussi qu’il y ait des peaux moins sujettes à piqûres, car on a identifié deux composants chimiques (des acétones)) naturellement présents sur l'épiderme de certains individus particulièrement peu piqués. La combinaison de ces deux molécules testée par la suite en laboratoire, était plus répulsive que le produit anti-moustique le plus efficace.
    Certains d’entre nous sont donc naturellement protégés de façon innée.

Mardi 18 août 2015 à 9:00

Biologie, santé.

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     Peut être ne savez vous pas ce qu’est un « prion », responsable de la maladie de Creutzfeldt-Jacob sur l’homme, e plus connue la maladie de la vache folle.
    J’avais fait un long article 7 mars 2009 et je vais brièvement vous le résumer.

    Alors voyons maintenant : qu’est ce qu’un “prion” ?
Ce n’est ni un virus, ni une bactérie, ni un agent vivant, mais une grosse protéine, donc une molécule chimique, présente normalement dans le cerveau.
    Elle comporte 253 acides aminés chez l’homme et est donc volumineuse, et on ne sait pas à quoi elle sert !
    Cette protéine est créée de façon classique à partir d’ADN au sein des neurones selon le schéma habituel : ADN  --->  ARN messagers --->  Acides aminés (20) ---->  Protéines, qui sont des assemblages de certains de ces 20 acides aminés.

    Les prions normaux sont détruits par des enzymes en 3 à 6 heures de telle sorte qu’un équilibre existe en permanence quant à la concentration de ces molécules dans le cerveau. Si on détruit cet équilibre pour créer une concentration anormale, on constate que ces protéines deviennent toxiques pour le cerveau, créant une “encéphalopathie spongiforme”, c’est à dire détruisant des neurones au point de créer des “trous” , rendant le tissu cérébral analogue à une éponge.
    C’est la maladie de Creutzfeldt -Jacob et pour les bovins, celle de la vache folle, qui a défrayé la chronique.

    Les prions normaux ont une forme linéaire en hélice (dite alpha). Un gène qui préexiste dans notre ADN et qui s’exprime soudain pour une cause incinnue (c’est ce qu’on appelle l’épigénétique), modifie la structure des prions.
    La protéine se replie sur elle même pour donner une structure en “feuillets plissés” (dite béta), extrêmement solide et résistante.
    Les enzymes qui détruisent le prion normal, détruisent ceux existant , mais sont sans effet sur le prion anormal dont la concentration augmente donc et devient pathogène, agissant comme un “poison” sur les neurones et les astrocytes. Les neurones et astrocytes meurent par endroit comme si une mite s’était attaquée au tissu cérébral.
http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/imagescopie2.jpg    Ce prion anormal béta possède une résistance extraordinaire, n’étant pas détruit par  l’eau, les solvants, les acides, l’alcool et le formol, les désinfectants usuels. Il résiste à 360 degrés pendant une heure, et à 1 »0d° il faut une pression de plus de 3 bars pour le détruire, ce que ne supportent pas en général les autoclaves médicaux. On peut le détruire avec une solution de soude concentrée et de peroxyde d’hydrogène.
    Dans le cerveau, les prions anormaux, au lieu de rester à la surface des neurones,  s’agglutineraient entre eux, formant ainsi des amas dan les neurones que ne pourrait pénétrer l ‘enzyme qui les détruit, ce qui permettrait leur prolifération.
    On n’avait jusqu’à présent aucun médicament pour soigner ces maladies à prions et les troupeaux de vaches folles étaient donc abattus et brûlés.

    La revue américaine « Science Translational Medicine » a publié le 5 août 2015 un article annonçant que des chercheurs de l’université de Zurich et de l’Institut de biologie des protéines à Lyon, auraient trouvé une molécule permettant de bloquer le développement du prion anormal.
http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/220pxPolythiophenerepeatunit.png    Des molécules polythiophènes (obtenues par polymérisation du thiophène,  corps assez simple de formule ci-contre et qui ont des propriétés électriques remarquables), empêcheraient l’agglomération des prions anormaux, qui resteraient  destructibles par l’enzyme chargée de cette fonction.
    Les polythiophènes mis au point ont permis de prolonger de plus de 80% la vie de souris et de hamsters infectés par des prions et donnent donc un espoir de découvrir des médicaments efficaces pour les hommes et les bovins.

    Certains chercheurs pensent que la maladie d’Alzeimer est en partie due à des prions et donc cette découverte ouvre peut être une nouvelle voie de rechercher dans la lutte contre cette dégénérescence du cerveau et notamment de l’hippocampe.

Lundi 17 août 2015 à 8:58

Animaux

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        A une trentaine de kilomètres de Carnac une jolie ville de 50 000 habitants, avec une belle cathédrale et de vieilles maisons à colombages.
        En bordure de la ville, un aquarium intéressant, avec quelques centaines de poissons, provenant de toues les eaux du monde, et des animaux marins souvent extraordinaires.
        A l'entrée en faisant la queue pour passer aux billetteries, on se trouve au bord d'un bassin, où de grandes raies viennent voir les visiteurs et se faire caresser le dos. Des poissons locaux et exotiques, beaucoup d'animaux dont de superbes hippocampes, des tortues qui en nageant, ressemblent à des oiseaux, des poulpes, et même un crocodile issu des égouts de Paris,où il avait été récupéré par les pompiers.
       Quelques photos en intermède.

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Dimanche 16 août 2015 à 9:12

Aider les autres

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    Il m’est arrivé d’essayer d’aider des correspondantes qui avaient été agressées.
Certaines s’étonnaient et se reprochaient de ne pas d’être défendues davantage. Pourquoi n'ai-je pas crié? Pourquoi ne me suis-je pas débattue?
    Une autre correspondante dont une camarade a également été insi traumatisée, se demande pourquoi elle a l’air amorphe et ne réagit pas, comme si c’était une autre qui était concernée.
    Il faut savoir qu’une agression, même si au plan physique on n’a pas souffert, est très éprouvant au plan psychologique. Orle cerveau a des mécanismes de défense qui peuvent parfois paraître bizarre, mais sont destinés à vous protéger, et qu’on ne connaît pas si on n’a pas vécu un même traumatisme, ou si on n’a pas lu les études correspondantes.

    D’abord, face à un danger les centres amygdaliens de notre cerveau, dont j’ai souvent déjà parlé, réagissent pour essayer de nous faire réagir au mieux.
    Ils augmentent le rythme cardiaque et la pression artérielle, accélèrent la respiration et mobilisent les réserve de glycogène, pour permettre éventuellement le combat ou la fuite. Mais la réaction qui suit n’est pas automatique : cela peut être la lutte, la fuite ou la sidération.
    Certains réagissent violemment à l’agression et se défendent becs et ongles, mais ce n’est pas forcément la meilleure solution s’ils ont affaire à quelqu’un de violent et brutal.
    Beaucoup essaient de fuir, mais ne le peuvent pas toujours
    Mais dans certains cas, l'agresseur qui isole et terrorise la victime va créer chez elle un sentiment de frayeur panique, de perte de repères, voire de danger pour sa vie qui la paralysent. Le cerveau disjoncte en quelque sorte et les centres amygdaliens sont seuls à réagir, le cerveau émotionnel est submergé et il n’y a plus communication avec le cortex préfrontal, qui ne peut plus réfléchir, le stress est extrême et vous paralyse.
    C’est normal dans ce cas de ne pas réagir, on n’y peut rien. Le cortex préfrontal ne peut plus donner d’ordres au centres moteurs qui animent notre corps.
    Cette sidération peut aussi intervenir sur des témoins d’une agression ou d’un accident, dont la vue a provoqué un blocage, les empêchant d’agir et de secourir les victimes.

    Un deuxième mécanisme de survie psychologique, mais cette fois post traumatique, empêche de réagir après l’agression (ou un accident). La victime est apathique, ne semble pas réaliser ce qui s’est passé ou ne semble pas se sentir concernée, comme si l’agression concernait une autre personne et qu’elle n’était qu’une simple spectatrice.
    Les psychologues appellent cela un mécanisme de dissociation : c’est une sorte de déconnexion émotionnelle. C’est une sorte d’anesthésie du cerveau émotionnel, qui ne réagit plus normalement, et n’envoie plus de signaux au cortex frontal, qui donc reste amorphe, au repos. C’est en fait un blocage inconscient et réflexe, qui est destiné à diminuer le stress post-traumatique, et à protéger le cerveau et le psychisme.
    Evidemment les autres personnes qui ont des réaction, d’aide, de secours ou d’empathie trouvent que cette réaction n’est pas normale.
    Des médecins ou des policiers peu expérimentés peuvent croire que l'agression est anodine, voire inexistante, puisque la victime semble si bien la supporter., alors que c'est au contraire, parce que l'agression est insoutenable, que la dissociation se produit.
    L’alcool ou le cannabis que certaines victimes prennent pour se calmer, augmentent  leur déconnexion émotionnelle.

    Un troisième mécanisme est celui d’évitement. La victime change de vie, évite toutes les occupations qu’elle avait avant l’agression, voire ignore les personnes qu’elle connaissait.
    Là, il ne s ‘agit pas d’une mesure de protection, mais d’un blocage post-traumatique. Cette conduite risque au contraire d’isoler la victime, de la faire ruminer sur ce qui lui est arrivé, bref d’augmenter son stress. Ce repli sur soi-même aggrave en général le choc psychologique.
    C’est la raison pour laquelle les psychologues essaient au contraire de faire s’exprimer la victime, qu’elle raconte en mots ou en dessins son agression et ce qu’elle ressent. Il faut d’une part la sortir de son isolement, et il faut d’autre part essayer de décompresser le cerveau émotionnel et de vider le plus possible la mémoire des souvenirs traumatisants qui reviennent en boucle. C’est un peu comme faire son deuil après la perte d’un être cher.

    Un autre écueil est la sensation de culpabilité de la personne, alors qu’elle est victime, dont les remords et les regrets viennent empoisonner la vie. Cela va parfois jusqu’à croire qu’on a provoqué l’agresseur et qu’on est en partie responsable de sa propre agression.

    Les proches des victimes sont souvent dépassés par une telle situation et j’ai souvent eu des correspondantes qui me demandaient que faire
    Contrairement à ce que l’on croit il ne faut pas éviter de parler de l’agression. Il faut au contraire essayer de faire dire à la victime ce qu’elle ressent, mais prudemment, en la rassurant et en ne la pressant pas, surtout en évitant la curiosité. Il faut essayer de s’en tenir au départ aux faits généraux, en faisant appel d’abord à la raison, de gagner sa confiance, et on pourra alors parler davantage de détails et sentiments et émotions.
    Il faut parfois ne pas chercher à connaître l’auteur de l’agression, si la victime ne veut pas dénoncer un proche. Il faut surtout éviter tout jugement. Il faut encourager la personne, qu’elle sente que l’on est à coté d’elle pour l’aider.
    Il faut surtout ne pas banaliser ce qu’elle a subi, ne pas lui dire que ce n’est rien, mais au contraire, reconnaître l’horreur de ce qu’elle a subi.
    Il faut être patient, écouter, essayer de comprendre ce qu’elle ressent et ne pas l’analyser avec son propre ressenti, qui est celui de quelqu’un qui n’a pas subi le choc de l’agression.
    Il faut essayer de sortir la victime de son passé; l’orienter versl’avenir, ne pas lui parler que de son malheur, mais partager avec elle des échanges sur d’autres sujets : travail, cinéma musique sports ….
    Mais il faut se dire que gagner la confiance de quelqu’un pred parfois plusieurs semaines et qu’un choc traumatique peut durer des mois.
    Si aucune amélioration ne se produit, il ne faut pas hésiter à conseiller de voir un médecin, car des médicaments peuvent pendant une durée limitée aider à réparer les blessures (un peu comme un plâtre aide l’os à se réparer).
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    Il est toujours intéressant, pour suivre les avancées des sciences de regarder pourquoi ont été attribués les derniers prix Nobel scientifiques.
    En 2014, le prix Nobel « médecine et biologie » a été attribué à trois chercheur, l’un John O’Keefe (à gauche, ci dessus), de l’University College de Londres, pour des études anciennes et, dans le même domaine, à May-Britt et Edward Moser (à droite, ci dessus), de l’université de Trondheim en Norvège, pour leurs découvertes des cellules qui constituent un système de positionnement et de géolocalisation dans notre cerveau.

    En 1971, John O’Keefe a découvert, dans l’hippocampe, (le « professeur de la mémoire » - voir mes articles à ce sujet, notamment 27/12/2014, 17, 18 et 20/12/2011 et 9/5/2008), des neurones qui jouent un rôle dans la perception de notre position dans l’environnement. Ces cellules qu’il a appelées « neurones de lieu », s’activent lorsque l’on se situe dans un endroit précis et se désactivent lorsqu’on le quitte. Un autre lieu active d’autres neurones analogues.
    Par la suite il avait identifié dans une région voisine de l’hippocampe, des « neurones de direction », dont le signal dépendait de la direction dans laquelle s’orientait la tête, et également de celle dans laquelle se dirigeait un animal en expérience.
    Mais les électrodes d’exploration du cerveau et surtout les appareillages électronique de l’époque étaient moins performants qu’aujourd’hui et ne permettaient pas de connaitre les réactions d’un nombre de neurones suffisamment faible, et donc de connaître les signaux avec une précision suffisante.

    En 2005, May-Britt et Edward Moser ont découvert, chez le rat, en utilisant un réseau d’aiguilles reliées à un casque et à des appareils de mesures, qui permettait d’enregistrer l’information d’un très petit nombre de neurones d’autres neurones qu’ils ont appelés « neurones de grilles » situé dans une région sous l’extrémité de l’hippocampe, le cortex entorhinal médian, réagissaient différemment des « neurones de lieu ».
    Chaque neurone s'active pour plusieurs points du lieu exploré par l’animal, répartis régulièrement dans l'espace dessinant une sorte de grille. La disposition de ces points représente un « dessin » qui dépend de repères externes de l’environnement dans lequel se déplace l’animal, mais aussi d'informations internes, générées par les mouvements de l'animal.
    Ces cellules de grille fournissent donc un maillage de l'espace dans lequel se déplace le rat, un peu comme s’il avait un « GPS interne au cerveau ».

    Ces chercheurs ont continué leurs études et en 2011, ils ont montré que les « neurones de lieu », les « neurones de grilles » et les « neurones de direction » interagissaient entre eux et avec d’autres neurones de synthèse des informations, pour former un système de navigation performant.
    Ainsi, les cellules de lieu peuvent déterminer les endroits où l’on est, mais aussi ceux d'où l’on vient et ceux vers lesquels on va.
    Ces neurones sont reliés à la zone de mémoire spatiale qui comporte des cartes de l’espace environnant, ce qu’on appelle le « où » (voir mes article des 3/1/2014 et  27/9/2014). Notre cerveau relie donc les information de son GPS aux cartes géographiques qu’il a en mémoire.
    En fait ces cartes mentales en mémoire sont établies en liaison entre le système d’interprétation de la vision et les cellules de grille. notre mémoire les rélie aussi aux événements qui nous sont arrivés dans les lieux mémorisés.

    Les neurones de lieu, de direction  et de grille ont ensuite été trouvés chez d’autres mammifères, et chez l’homme, chez des malades atteints d’épilepsie auxquels on avait implanté dans le cerveau des micro-électrodes pour déterminer la zone d’où partaient les crises. d’autres expériences ont été menées en IRM en utilisant des lunettes permettant une vision en « réalité virtuelle » (projection sur l’écran des lunettes d’un paysage, que l’on voit alors en 3D, comme si l’on y était).
http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/hippocampeentorhinal.jpg    On commence donc à savoir comment notre cerveau permet notre orientation spatiale, mais que dire de ce que l’on appelle « le sens de l’orientation », il existe des inégalités flagrantes dans notre capacité à construire et manipuler une carte mentale de notre environnement, voire même à interpréter une carte papier ou GPS pour nous guider.
    De nombreux essais pratiques ont été menés sur des personnes auxquelles on faisait faire un certain parcours que l’on demandait ensuite d’analyser et les réponses étaient très variables, de même que, si on les emmenaient à nouveau sur le même parcours, certaines retrouvaient beaucoup mieux leur chemin que d’autres.
    Ce qu’on appelle “le sens de l’orientation” repose sur la capacité à traiter des informations multiples : celles issues de l’environnement extérieur (repères visuels ou tactiles dans le noir…) et celles données par notre propre corps (dans quel sens je me déplace, à quelle vitesse…).
    Nous venons de voir quels étaient les neurones qui traitaient ces informations dans le cerveau, mais déterminer les causes de ses fluctuations reste difficile et encore peu connu.
    Une partie des différence est certainement dû à l’hippocampe et à l’apprentissage : des études sur les chauffeurs de taxi de Londres ont montré que les liaisons entre les cellules de lieu et les cartes mentales du « où », étaient beaucoup plus développées que chez des personnes n’ayant pas le besoin de mémoriser les lieux et itinéraires.
    Les liaisons étaient également plus importantes avec le noyau caudé, qui stocke des informations sur les actions spatiale de soi même.
    D’autres différences notamment chez les personnes incapables de se repérer sont sans doute dues à certaines performances moindres des cellules de lie et de grille.
    Chose curieuse, le sens de l’orientation des femmes, égal à celui des hommes lorsque le taux d’oestrogène est bas, varie ensuite avec le cycle hormonal.
    Enfin, un troisième facteur est celui de l’orientation spatiale liée à la reconnaissance d’images, qui permet de se représenter un même objet, une même carte, un même lieu, sous différentes orientations à partir de points différents. (pensez aux tests de QI où on vous montre plusieurs objets sous différentes perspectives et où on vous demande quelles sont les deux images concernant le même objet).
    Il semblerait qu’il existe des différences importantes selon les individus, et qu’en moyenne, les performances des hommes soient supérieures à celles des femmes.
    Dans ce domaine l’apprentissage peut aussi jouer un rôle important.

Vendredi 14 août 2015 à 9:12

Insectes

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           Hier un phasme se reposait sur le mur blanc, à l'entrée de ma cuisine, en Bretagne, à coté de la porte bleue (photo ci dessus.). Cela m'arrive tous les ans d'en voir ici, de même que des libellules ou des mantes religieuses..


           Drôles de bêtes que ces phasmes : évidemment un insecte, avec six pattes. Parfois, comme sur la photo il croise ses deux pattes arrières.
           Un corps extrêmement allongé, deux yeux, deux petites mandibules.

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           Sa principale caractéristique, son mimétisme : à la fois en formes et en couleurs.
           Sur mon mur blanc, il était presque transparent, sur un tronc il devient brun, comme l'écorce;sur laquelle il se trouve; sur une feuille il devient vert. Accroché à un buisson, il prend la forme d'une petite branche morte.

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           Si vous le touchez, il se met à osciller bizarrement sur ses pattes, comme un ressort.
           Il est herbivore et se nourrit essentiellement de feuilles d'arbustes.

           Mais il existe beaucoup d'espèces de phasmes, plus de mille.
           40 % d'entre eux ont des ailes, et certains ne sont pas en forme de bout de bois, mais ressemblent à une feuille (voir photos ci dessous).

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           Ce sont vraiment des bêtes bizarres, mais qui s'élèvent très bien en captivité.

           Elles sont inoffensives, mais ce n'est pas très agréable de les avoir sur la peau : les pattes ont de petites graiffes et on sent qu'il s'accroche à vous, un peu comme si on avait une araignée sur le bras. Mais certains ne sont pas vraiment craintifs, comme ce petit garçon, au point de prendre un phasme sur leur visage.

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Jeudi 13 août 2015 à 8:54

Amour et peines de coeur

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Comme tous les mois d’août je reçois quelques mails éplorés d’adolescentes qui ont rencontré pendant leurs vacances de juillet, un garçon qui leur a plu et elles pensaient que cette amourette durerait.
    Mais, catastrophe, plus de nouvelle en août de l’élu qui l’a probablement oublié, et donc désespoir.
    Je pense que c’est un phénomène normal de la société actuelle, et qu’il faut malheureusement l’accepter comme tel, et qu’il faut se faire une raison et combattre sa tristesse, mais sans espoir de retour.
    Alors pourquoi ces désespoirs fréquents ?

     D’abord, je pense que la différence de mentalité entre jeunes filles et garçons que je connaissais étant jeune, s’est beaucoup accentuée avec l’évolution de la société.
            Les jeunes filles sont restées relativement romantiques. Certes le « prince charmant », est resté un mythe, mais elles rêvent d’un compagnon qui soit dingue d’elles, aux petits soins, qui apprécie et reconnaisse les efforts qu’elles font et leur amour, qui les accepte telles qu’elles sont, avec lequel elles aient un vrai fusionnement, et qui soit prêt à parler d’avenir, de vivre ensemble, de faire des projets de vie future. On partage avec lui les joies, mais c’est aussi en même temps, un confident sur lequel on peut s’appuyer, et qui vous aide dans les moments difficiles.
            Les garçons eux, ont évolué dans l’autre sens. L’amour est le plus souvent une aventure, une amourette dans laquelle on partage volontiers les plaisirs mais pas les peines. Leurs copains d’une part avec leurs fêtes (où souvent on se saoule et on fume du cannabis), leur formation (s’ils ont le courage d’y travailler), voire les distractions sur internet (jeux en particulier), passent souvent avant les distractions avec la petite amie, jugées trop mièvres. Et pas question d’aliéner sa liberté, de parler d’avenir. On reste vague et surtout on ne s’engage pas !

    Le deuxième point qui me paraît responsable de bien des chagrins, c’est qu’on s’entiche du premier venu s’il a une bonne tête, s’il est gentil et drôle et s’il a un bon baratin.  Ce qui n’est qu’une simple attirance est pris par les filles (et parfois par les garçons), comme de l’amour auquel on croit.
            On ne connaît pas grand chose de l’autre, ni de sa personnalité, ni de ses goûts, ni de la façon dont il envisage l’amour et l’avenir.
            La libération des mœurs et la contraception (très souhaitable et souvent insuffisante), fait que l’on prend l’attirance physique pour des sentiments
            Et finalement la rupture vient de ce qu’on a construit un amour comme un château de sable, sans s’assurer qu’il avait des fondations assez solides pour durer.

     Le troisième problème est celui bien connu de « l’amour aveugle ».
            L’amour fait qu’on a tendance, non seulement à beaucoup estimer l’être ailé (ce qui est nécessaire), mais qu’on le magnifie, et qu’on le pare des qualités qu’il a, mais aussi de celles qu’il n’a pas, et qu’on voudrait qu’il ait.
            Bref on en fait un « rêve », « un prince charmant » qui doit vous apporter ce que vous souhaitez voir en lui.
            On aime donc, non pas un certain partenaire bien vivant et réel, qu’on n’a pas cherché à connaître, (on n’en n’a d’ailleurs pas eu le temps), mais un mythe, un rêve, un modèle, c’est à dire le partenaire tel qu’on voudrait qu’il soit.
 
    En fait, quand on s’est rapproché trop vite, tout va bien au début. Le garçon est gentil et attirant car il veut faire une conquête et a fille ravie de ses attentions.
    Puis cela se gâte car chacun ne correspond pas forcément à ce qu’espérait l’autre.
    L’attitude raisonnable serait, surtout si la différence n’est pas prohibitive, d’admettre son partenaire tel qu’il est, d’essayer de faire quelques concessions mutuelles et d’essayer de construire, si c’est possible, sur la réalité des deux êtres. Mais je constate que ce n’est pas ce qui se passe : en général chacun espère que c’est l’autre qui fera des concessions, ou même que sa personnalité changera à votre contact.
    Alors si l’un d’eux s ‘aperçoit que l’amour entre eux n’était qu’une attirance, c’est la rupture.

    Ce qu’il faudrait c’est que l’autre admette ce fait, et qu’une amourette basée sur une rapide attirance, sans des points communs suffisants, aboutit la plupart du temps à un amour éphémère.
Il faudrait donc rapidement surmonter sa peine et tourner la page.
    Mais le problème c’est que l’amour est un sentiment, une succession d’émotions. Alors c’est le cerveau émotionnel qui traite principalement le problème et le plus souvent, il n’écoute pas le cortex frontal qui prêche le rationnel et la logique. La subjectivité remplace l’objectivité.
            Cela ne se passe bien que si on a bien choisi son partenaire de départ et si on a évalué un minimum, les chances que l’on avait d’avoir une liaison durable.
            Mais pour cela il faut arriver à maîtriser ses émotions et ses sentiments, ne pas laisser tourner en rond dans le cerveau émotionnel les idées tristes, avec l’amygdale qui aggrave la situation de stress à chaque tour, et arriver à garder une communication minimale entre le cerveau émotionnel et le cortex frontal, qui réfléchit en examinant objectivement les situations.
    Mais c’est bien rare qu’en amour on soit objectif.

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lancien

sortir de la tristesse

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