Mercredi 12 août 2015 à 9:06

Biologie, santé.

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     Le journal télévisé a annoncé à grand renfort de trompettes, « un traitement efficace à 100% » contre le virus Ebola, il y a 15 jours, avant que la découverte d’un morceau d’aile d’avion ne détrône cette nouvelle sensationnelle.
    Qu’en est il réellement?

    Tout d’abord il faut être plus précis, ce n’est pas vraiment un traitement, mais un vaccin préventif qu’il faut utiliser dès qu’on risque d’être en contact avec la maladie, le temps d’incubation pendant lequel se développe le virus étant compris selon les individus et l’environnement, entre 2 et 21 jours. Le vaccin bloque la prolifération du virus, et donc empêche le développement de la maladie, si le virus ne s’est pas encore développé.
    Par contre son efficacité pour soigner la maladie déclarée sera faible.

    Deux vaccins ont été essayé lors de la récente épidémie : un vaccin développé par une firme anglaise, GSK, qui est en cours de test au Libéria, et un autre développé par Laboratoire national de microbiologie de l’Agence de santé publique du Canada, qui a été testé en Guinée sur plus de 7600 adultes, le VSV ZEBOV.
    C’est ce dernier dont les résultats sont encourageants.
    Ce vaccin expérimental pourrait prévenir la maladie à virus Ebola s'il est administré avant ou immédiatement après l'exposition au virus Ebola.
    Les russes poursuivent, de leur coté, le développement d’un troisième vaccin.

    Lorsqu'une personne reçoit un vaccin, son système immunitaire se met à produire des anticorps, qui agissent en repérant et en neutralisant des corps étrangers tels que des bactéries et des virus. De la même façon, lorsqu'il est administré, le vaccin VSV ZEBOV déclenche une réaction immunitaire contre le virus Ebola.
    Le vaccin ne renferme pas le virus Ebola vivant. Il n'y a donc aucun risque que les personnes qui se portent volontaire contractent le virus Ebola en participant aux essais.
    Il a été conçu à partir d'un virus animal appelé le virus de la stomatite vésiculaire (VSV)

    Ce virus de la stomatite vésiculaire peut infecter des animaux : chevaux, bovins, porcs, mais aussi des rongeurs et des sauterelles. Il est très peu fréquent en Europe. Il peut aussi contaminer l’homme, par contact direct avec des animaux infectés, ou indirect par le biais de la piqûre d’une mouche infectée, provoquant une forte fièvre, des symptômes de type grippal, et éventuellement la formation de vésicules sur les muqueuses de la bouche, des lèvres et du nez.
http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/220pxImagevsv.png    Le virus VSV a une forme cylindrique, d’environ 70 nm de diamètre et 170 nm de longueur et possède un génome constitué d'un seul brin d’ARN. Il ressemble au virus de la rage.
    Cet ARN code la synthèse de cinq protéine, dont une « glycoprotéine G », qui se lie à la surface de la cellule hôte et fait fusionner les membranes cellulaires et virales, et permet ainsi la réplication de l’ARN du virus, dans le cytoplasme de la cellule infectée.
   
    Le virus EBOLA possède des protéines G analogues, qui le recouvrent. Le vaccin, grâce à sa protéine G du virus VSV, déclenche une réaction immunitaire contre le virus Ebola, qui inhibe ses protéine G et l’empêche de se lier à des cellules hôtes.
    La prolifération du virus est donc bloquée.

    L’Agence de santé publique du Canada a donné son vaccin VSV ZEBOV à l’Organisation Mondiale de la Santé et il est fabriqué par les firmes Merck et NewLink Genetics Corp. ont conclu un accord de licence mondial et exclusif dans lequel Merck assume la responsabilité de la recherche, de la mise au point, de la fabrication et de la distribution du vaccin expérimental.
    Des essais ont été effectués sur des personnes de services médicaux ou sur des volontaires de familles où venait d’être diagnostiqué une maladie Ebola, et les résultats comparés à de personnes qui, dans les mêmes conditions,  n’avait pas reçu le vaccin.
    Aucune personne vaccinée n’a développé la maladie, d’où l’efficacité 1ààù, fièrement annoncée par la télévision.
    On n’a décelé aucun effet secondaire.

    C’est effectivement un résultat très encourageant. Il pourra y avoir toujours des patients malades d’Ebola, mais, en vaccinant alors les personnels soignants et la population avoisinante, on pourrait juguler l’épidémie.
    Bien que, jusqu’à présent, le vaccin semble être efficace chez tous les sujets vaccinés, il faudra disposer de données plus concluantes pour savoir si le vaccin peut conférer une «immunité collective» à des populations entières.
    Le vaccin n’a été essayé que sur des adultes, et il faudra l’essayer sur des enfants, et confirmer tous les essais concernant les effets secondaires.
    La prochaine étape sera l'obtention d'une autorisation de mise sur le marché, et de l'aval de l'OMS pour sa recommandation. Le laboratoire se prépare d'ores et déjà à une fabrication de masse à destination de l'Afrique, en prévision de futures pandémies.

Mardi 11 août 2015 à 9:07

Chats

Suite des photos de chatons en intermède :

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             Maintenant que nous avons vu diverses notions qui contribuent à faciliter la mémorisation, je pourrais essayer de donner mon avis à ma correspondante sur la question qu’elle me posait : comment les enfants pourraient ils mieux retenir leurs leçons ?

            La première condition pour apprendre est, je crois, la motivation : il faut en avoir envie, presque y trouver un certain plaisir ou au moins une satisfaction.
            Aujourd’hui, sans doute une réminiscence de 1968 et surtout une évolution des parents qui n’ont pas le temps dans notre monde sous pression, et qui ont peur que leur rejeton ne les aime pas assez : on veut faire apprendre aux enfants par le jeu. Bien sûr, il faut que les enfants jouent, mais est ce à l’école que cela doit se faire ? Peut être à la maternelle et encore il faut commencer très tôt à donner de bonnes habitudes. On ne joue jamais sérieusement, c’est un délassement, un repos, une distraction, même si cela demande physiquement un effort comme au sport.
            Apprendre est quelque chose de sérieux, pas un jeu, mais un travail. Cela exige attention et effort. C’est même parfois un peu pénible, mais il y a une satisfaction de ce qu’on a réussi de faire ensuite, et on doit s’habituer à ce que toute récompense ne soit pas gratuite et demande un certain effort pour l’obtenir.
            Et paradoxalement ce recours au jeu a créé la peur d’apprendre, la crainte de l’échec, l’horreur de l’effort à fournir. Beaucoup de mes correspondant(e)s se lamentent de ne pas réussir leurs études après le bac, mais tout simplement ils ne travaillent pas assez et pas avec assez de concentration.

              Le deuxième problème est celui de l’attention. On ne peut pas apprendre sans être très attentif à ce que l’on vous enseigne, être à l’écoute et réfléchir à ce qu’on vous dit, afin de comprendre et d’assimiler.
            Ce qui est flagrant aujourd’hui c’est que la plupart des élèves ne font pas attention en classe et ne travaillent pas assez .
            Le temps réel de concentration pour un adulte est d’une vingtaine minutes en moyenne. Après cela, d'autres pensées envahissent l'esprit. Ce temps de concentration étant inférieur chez l'enfant, il est donc nécessaire de faire de nombreuses coupures, toutes les 10 minutes, afin que l'attention ne retombe pas.
            Il ne s'agit pas de faire du "zapping", mais bien d'organiser des activités brèves, cohérentes entre elles, des changements permettant de varier les approches tout en restant dans le vif du sujet. Tout bon conférencier essaie de faire cela.
            Mais si une bonne pédagogie permet d’appeler l’attention des élèves, leur participation est nécessaire et le rôle des  parents dans ce domaine est important.
            Trop de jeunes prennent l’habitude de parler au copain, de faire de petits dessins, de penser à leur prochaine discussion sur facebook ou au week-end suivant, quand ce n’est pas envoyer en douce un texto.
            C’est aux parents qu’il revient d’éduquer leurs enfants. Le rôle des parents est aussi de donner aux enfants des occupations qui leur permette de développer leurs qualités et de fixer leur attention, au lieu de les laisser zapper sur la télévision ou sur internet, et de leur apprendre à se servir intelligemment d’un dictionnaire ou de Google.

    Un troisième problème est de rendre l’étude d’une matière plus attirante, plus plaisante, plus à la portée de l’élève, (mais sans en faire un jeu).
    Les cours actuels sont trop théoriques, pas assez reliés à des applications pratiques et utiles. Il n’y a pas assez d’exercices permettant de se rendre compte de leur utilité. Pourtant les moyens audiovisuels d’aujourd’hui permettraient de nombreuses illustrations et animations des cours.
    En fait il faudrait développer la curiosité intellectuelle de l’enfant, pour qu’il ait envie de rechercher des données, de comprendre, de savoir, et qu’il en tire un plaisir. L’enfant ne peut faire cela seul. Il faut qu’un parent ou un grand parent l’initie à des lectures, et aujourd’hui à des vidéos, sur des sujets très divers, qu’on essaie de lui donner un sujet qui puisse le passionner t sur lequel il essaiera de connaître le maximum de choses (et de les mémoriser). Il faut lui donner le goût et la joie de devenir un « petit expert » sur ce domaine. Apprendre peut devenir une fierté !

    Nous avons vu que la mémorisation, pour être correcte exige la répétition de l’information à mémoriser.
    Si l’on se contente de survoler la leçon, on ne la retient pas. Il faut la lire sérieusement, la comprendre la relier à d’autres connaissances, et la répéter plusieurs fois. Cela demande du temps et du travail, mais c’est indispensable pour mémoriser.
    Les exercices sont l’occasion de se répéter ou de réapprendre le cours, mais malheureusement, on en donne de moins en moins à faire.

    Un autre problème : la mémoire, cela s’entraîne !
    il faut habituer le cerveau à mémoriser.
    L’enseignement autrefois exerçait la mémoire en faisant apprendre par cœur des poèmes ou des morceaux de théâtre, des règles de grammaire, des formules de mathématique ou de physique-chimie, des données de SVT, d’histoire ou de géographie.
    Ce n’était pas tellement pour la nature des connaissances à retenir, mais pour entraîner la mémoire à apprendre.
    Aujourd’hui on n’apprend plus rien par cœur sous prétexte qu’on trouve tout sur internet, et résultat, on n’a plus de mémoire. Et confrontés ensuite à des études où le « par cœur » joue un rôle important, comme la médecine, beaucoup de jeunes ne réussissent pas leurs études parce qu’ils n’ont pas appris à mémoriser.   

    Solliciter plusieurs sens et traiter les informations : (voir le schéma en têtede l'article)
    Il est connu que la mémorisation d’un texte est plus facile pour beaucoup, si outre le lire, on le récite à haute voix ou on l’écrit. La mémoire a alors plusieurs associations supplémentaires liées à l’ouïe et aux commandes motrices de la main
 On peut se rappeler les intonations du texte et les mots écrits.
    Une façon plus efficace est de faire travailler le cortex préfrontal pour analyser ce que l’on veut apprendre et le résumer sous forme d’une fiche. Le travail danalyse a forcé à se concentrer sur le texte pour le comprendre, et la fiche a utilisé à la fois la visualisation et l’écriture des mots. C’est un processus assez long, mais qui réussit bien  our des esprits qui aiment comprendre et synthétiser.
Revenons à notre problème initial, la mémoire.

    Comment se fait la mémorisation à long terme?
Elle fonctionne en trois étapes : l’encodage, le stockage et la restitution.

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    L’encodage est effectué principalement grâce à l’hippocampe.
Au départ vous avez une série d’informations provenant des sens : par exemple la forme d’un canari, sa couleur jaune, son chant…, mais aussi des informations de type linguistiques : c’est un canari, il s’appelle Titi.
    L’hippocampe est chargé d'associer ces données et les souvenirs pour former un « épisode". Les données ci dessus vont être stockées dans la mémoire associative pour des images, des sons.., mais aussi dans le centre de Geschwind pour les mots.
    L’hippocampe va renforcer ces diverses connexions en les associant , et éventuellement en y associant aussi les souvenirs de l’environnement dans lequel elles ont été acquises.
    Cette association se fait de plusieurs façons : augmentation d la quantité de neurotransmetteurs dans les synapses, augmentation du nombre de synapses joignat deux neurones, excitation d’un neurone auxiliaire qui vient renforcer le signal de l’émetteur et abaisser le seuil à partir duquel l’influx nerveux est transmis.
    Sans l'action de l'hippocampe pour connecter ces souvenirs entre eux et former un "épisode", ceux-ci resteraient plusieurs souvenirs séparés et probablement rapidement oubliés.

    Le stockage met en jeu en outre les principaux centres du cerveau émotionnel.
    A l’origine l’hippocampe évalue l’importance et la pertinence de l’information, souvent avec l’aide des centres amygdaliens, qui gèrent les aspects émotionnels, et si les conditions de mise en mémoire à long terme sont réunies ou  si l'évènement, à l'origine d'émotions, peut être oublié.
    S’il est décidé de mémoriser, les informations en mémoire vont circuler, notamment pendant le sommeil dans ce que l’on appelle le « circuit de Papez » (voir mes articles des 22/12/2011, 29/3/2009 et 1/2/2009)), et vont ainsi renforcer les connections entre les neurones qui constituent le souvenir correspondant.

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    Le rappel du souvenir peut être inconscient et spontané, mais s’il est volontaire, il est demandé par le cortex préfrontal à l’hippocampe qui associe les divers éléments le composant. Chaque rappel conforte les connexions et donc renforce le souvenir.
    Pour des souvenirs qui ont de très fortes connexions entre leurs composants, le cortex préfrontal peut les rappeler directement sans passer par l’hippocampe, car le rappel d’un élément entraîne le rappel de tous, tant les connexions sont fortes.

    Quelles sont les conditions pour mémoriser convenablement des informations ?

    Avant de mémoriser des données, il faut les intégrer et ceci est conditionné par l’attention.
    A un faible niveau d'attention, un individu sera juste capable de capter l'information recueillie par ses sens. A un degré d'attention moyen il sera capable d'intégrer une information et de la restituer.
    A un niveau d'attention plus élevé, l'individu sera capable d'intégrer une information et de faire des liens avec les connaissances qu'il a préalablement acquises, ce qui placera l’information dans un contexte et permettra de mieux la mémoriser.
    Avec une attention maximale, le cerveau sera capable des actions précédentes, mais aussi d'effectuer un traitement cognitif de l’information recueillie pour en déduire une nouvelle connaissance. 
    Donc, plus l'individu sera en mesure de faire des liens avec ses connaissances, plus la mémorisation sera renforcée car la mémoire relie une nouvelle information à des connaissances déjà solidement ancrées et permet ainsi une meilleure intégration de cette nouvelle information. De plus, si l’on a des difficultés pour restituer ensuite l’information, il sera plus aisé de la retrouver en s'appuyant sur les liens fait avec d'autres connaissances.  

    Deuxième condition d’une bonne mémorisation, la motivation.
    On a vu que la motivation mettait en jeu le système d’apprentissage et de récompense, caractérisé par des neurones utilisant la dopamine comme neurotransmetteur.
    Lorsqu’un événement bénéfique pour l’individu intervient, un centre que l’on appelle l’ATV (aire tegmentale ventrale) provoque la sécrétion de la dopamine, qui intervient donc dans la sensation de plaisir, par un autre centre : le noua accumbens (voir mon article du 12 janvier 2009).
    La dopamine se fixe sur des récepteurs spécifiques et on note une augmentation de celle-ci dans certaines régions du cerveau quand l'individu est engagé dans une activité gratifiante, les neurones de ces régions possédant ces récepteurs spécifiques.
    C’est notamment le cas de l’hippocampe : quand l'hippocampe détecte une information nouvelle, un signal est transmis vers l’ATV et entraîne une libération accrue de dopamine, qui inonde alors en retour l’hippocampe, renforçant l'efficacité de transmission de l'influx nerveux dans les contacts synaptiques de l'hippocampe et donc la mémorisation.
    La sensation de plaisir, qui entraine la motivation de l'individu, sera associée à un souvenir particulier. En rappelant le souvenir, l'individu se rappellera le plaisir qu'il avait éprouvé précédemment et sera donc plus motivé pour le rappeler et sa mémorisation sera plus efficace. De plus, la motivation entraîne généralement une hausse de l'attention...

    Un autre facteur peut jouer un rôle important : l’émotion et donc les centres du cerveau émotionnel et notamment les centres amygdaliens.
    Le principal neurotransmetteur des émotions est la noradrénaline, qui possède aussi ses récepteurs spécifiques.
    L'hippocampe et l'amygdale possèdent d'importantes interconnexions, et les émotions vont directement agir sur le processus d'intégration des données.
plus les connexions entre amygdale et hippocampe seront importantes. La mémorisation est donc plus  efficace et moins sujette à l’oubli et les émotions, qu'elles soient positives ou négatives, influent sur l'intégration des données. 

    En définitive, plusieurs facteurs vont conditionner la mémorisation : l'émotion, la motivation et l'attention. Dans un contexte scolaire les facteurs tels que la motivation et l'attention seront prépondérants. A l'inverse, dans un contexte autobiographique le facteur émotionnel sera plus important. Plus ces facteurs seront forts, plus la mémorisation sera aisée.
    Une bonne mémorisation ne se fonde pas exclusivement sur ces trois facteurs. Réviser va relancer le transit d'une information dans le circuit de Papez et favoriser la mémorisation. Elle se fait à l’origine par l’acquisition, mais ensuite par la sollicitation répétée de cette information et sa mise en lien avec les connaissances préalablement acquises.

Samedi 8 août 2015 à 8:58

Photos, photos comiques

L'internaute a publié récemment des photos qui provoquent des illusions d'optique amusantes. C'est  le photographe Eric Johannson qui a truqué certaines photos avec Photoshop et le résultat est assez original.
          Je vous montre les meilleures en intermède :

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     Hier, nous avons vu quatre des besoins que j’estime essentiels pour les jeunes d’aujourd’hui.et nous allons poursuivre par l’examen de quatre autres besoins.
    Comme je le disais hier, associé au besoin de communication, le besoin de confiance est essentiel.

    Elle est inconditionnelle et ne saurait s'accompagner de réserves. Celui qui accorde sa confiance peut “passer un contrat” avec des clauses qui doivent être respectées par les deux parties, mais ensuite il doit renoncer à diriger et examiner en détail le comportement et les actes qui en résultent, et ne doit veiller qu'au respect général du contrat.
    C'est le principe de la délégation en entreprise, mais cela s’applique aussi entre parents et enfants, et c’est la base de l’éducation un peu trop oubliée aujourd’hui.
    Pour beaucoup de jeunes, paradoxalement le manque de confiance résulte d’un laxisme trop grand des parents, par peur de ne pas être aimé de leur enfant. Celui ci ne disposant pas de règles suffisamment claires et exigeantes, n’a pas de raison de faire confiance à ses parents et a l’impression qu’ils ne s’occupent pas de lui, de l’aider à se préparer à la vie d’adulte.
    Alors les jeunes se détournent des parents et suivent comme modèles, leurs copains, tout aussi désorientés et peu formés qu’eux mêmes.
    Mais les différents entre parents et enfant viennent aussi de ce que ce besoin d'autonomie n'est pas suffisamment accordé. L’enfant se sent alors trop bridé, surveillé, et souvent, de façon trop « policière » et tatillonne.
   
    La confiance va donc avec ce sixième besoin l’autonomie et la responsabilité.
 Mais autonomie ne doit pas être confondue avec liberté totale et désintérêt de ce que fait le jeune. Toute l'éducation devrait être tournée vers elle : éduquer, (ex ducare en latin), c'est conduire vers la sortie, c'est à dire vers l'autonomie d’adulte.
    Mais l'autonomie suppose aussi que l'on s'intéresse à ce que fait l'adolescent et, ne plus s'occuper de lui sous prétexte qu'il doit être autonome, est encore pire. Certaines d'entre vous semblaient  beaucoup souffrir d'un tel désintérêt.
    Au fur et à mesure que l'ado devient adulte ce besoin d'autonomie d'accompagne de ou se transforme, en besoin de responsabilités, de se sentir utile dans son environnement.
    Le cerveau de l'ado n'est pas habitué à prendre des responsabilités et il faut l'aider à s'entraîner. Le faire participer à certaines tâches des parents, le responsabiliser vis à vis de ses frères et soeurs s'il en a. Lui donner des “tâches” à imaginer puis à réaliser, au besoin en équipe, tel la mise en scène d'une pièce de théâtre, la réalisation d'un site internet, l'organisation d'une “chasse au trésor”, l'organisation et la direction d'une junior-association....
    Beaucoup d'entre vous me disent ne pas avoir confiance en eux ou en elles et se sentent inutiles, et j'ai toujours peur de ne pas arriver à vous rendre cette confiance en vous car je ne peux que vous donner des conseils et je ne peux pas vous “confier des responsabilités”
    Trop de parents ont tendance à donner autonomie et responsabilité trop tôt, en considérant leur enfant comme une grande personne et en oubliant qu’être autonome et responsable, ne peut résulter que d’un apprentissage long et progressif.

    Enfin septième besoin qui n'est pas le moindre, le besoin d'espoir. Enfant, ado, adulte, qui n'a plus d'espoir vit dans le désespoir.
    L'espoir c'est la confiance en soi, c'est croire en son avenir, c'est arriver à trouver sa voie.
    Les adultes se doivent d'aider le jeune qui doute ainsi de lui même, d'une part en lui montrant qu'on a soi même des projets, des convictions, la volonté de parvenir à ses fins et de rechercher les moyens pour cela.
    Puis il faut l'aider, tout en le laissant libre de ses choix, mais en essayant de lui fournir les renseignements en notre possession, les éléments de décision dont il pourra se servir. Il faut aussi lui faire prendre conscience de ses défauts mais surtout de ses qualités et de ses goûts pour qu'il puisse s'orienter au mieux, dans son métier, mais aussi dans sa vie et dans ses relations avec les autres.
    Il faut l'aider à rêver, puis à voir ce qui n'est pas une utopie dans son rêve, puis à construire son projet, et enfin à prendre conscience des moyens et des efforts pour le réaliser.
    Cela m'est arrivé souvent de discuter avec mes correspondant(e)s de leur avenir et, si j'espère les avoir aidé(e)s, j'ai trouvé cela non seulement intéressant, mais même enrichissant pour moi.

    Voilà les besoins qui me semblent importants pour les jeunes d’aujourd’hui, dans la pratique et non plus dans la théorie de la pyramide de Maslow,mais du fait de l’expérience d’un vieux grand père, qui a pu correspondra dans son blog avec de nombreux jeunes.
    La motivation des jeunes est donc assez différente des travailleurs en entreprise, surtout en ces temps de crise et de chômage, mais aussi par l’évolution de l’éducation donné par les parents et de l’instruction donnée par les professeurs.
    L’apparition des techniques multimédia a creusé également un fossé entre générations, laissant seuls les jeunes au milieu de leurs camarades pour communiquer.

    Je reviendrai sur les problèmes de motivation quand je répondrai à ma correspondante à propos de la mémorisation.

Jeudi 6 août 2015 à 8:51

Psychologie, comportement

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      Nous avons vu hier quelques théories sur la motivation, basées soit sur les désirs et les besoins des hommes, soit sur les caractéristiques du travail demandé et de son environnement, soit sur la différence entre les attentes de l’individu et leurs réalisations réelles. Mais ces théories sont plutôt orientées vers le travail et la motivation en entreprise, dans le monde du travail.
On peut se demander si elles s’appliquent dans la vie courante et en particulier, aux jeunes dans leur parcours scolaire.


    Je pense qu’effectivement, Maslow a raison et le premier besoin c’est celui de la satisfaction des besoins élémentaires : respirer, manger, boire, dormir, avoir une maison … et de la sécurité matérielle. C’est vrai aussi pour les jeunes, mais ils ne s’en rendent pas compte - du moins pour la plupart, car ils sont au sein d’une famille qui les protège, et dans nos pays, les enfants à la rue sont moins nombreux que dans les pays pauvres. Alors, pour eux ce n’est pas un besoin, puisqu’il est déjà acquis et donc ce n’est pas un motif de motivation.

     Le deuxième besoin est un besoin de sécurité morale, celle qui permettra à l'ado d'évoluer intellectuellement et moralement vers l’adulte.
Je pense que, quand j’étais enfant, et bien que ce soit la guerre, je n’avais pas ce problème. Mes parents s’occupaient beaucoup de moi et de mes frères et sœur, nous donnaient des règles strictes auxquelles il nous semblait naturel et utile d’obéir,
    Les références étaient données autrefois par le milieu social auquel on appartenait, par la culture et l'éducation, par une sorte de complicité au sein de cet environnement avec les parents et les copains, et les professeurs, que l’on respectait donnaient le complément pour vous instruire, vous ouvrir l’esprit et vous rendre intelligent, à condition que l’on travaille. Mais les enfants comprenaient que l’école et étudier était la formation indispensable pour pouvoir vivre correctement et préparer son avenir. Au lendemain de la guerre, il n’y avait pas de chômage et si on voulait travailler, on trouvait du travail et on avait un minimum de réussite.
     Elevés aujourd'hui, pour la plupart, dans une ambiance de grande liberté, sans les règles et les repères que leur imposait l'éducation “autoritaire” d'autrefois, les ados manquent de références, alors que, bien qu'ils aient soif d'autonomie, ils sont craintifs face au monde qui les entoure, et craignent de quitter le nid familial, où ils se sentent à l’abri.
    Aujourd'hui au temps de la mixité, des voyages, et d'internet, cette référence n'a plus cours, et les parents sont devenus transparents et ne peuvent plus servir de “modèle”. Les problèmes posés par les familles recomposées aggravent en général ce phénomène, faisant inconsciemment planer une insécurité sur l'enfant qui a vu, ou craint de voir, éclater le noyau familial.
    J'ai constaté combien, ados et même jeunes,  vous aviez une anxiété de ne pas être protégé(e), et parfois la confiance que vous m'avez donnée me semblait résulter du manque pour vous, d'un adulte “référent” auquel vous raccrocher, auquel vous puissiez demander conseil, quand vous vous sentez un peu perdu(e).
    De plus le chômage a enlevé la confiance des jeunes dans les études et donc la motivation pour les études a considérablement baissée, ce qui est une erreur, car on trouve plus facilement du travail si on a des diplômes.

    Le troisième besoin, qui a mon avis n’est pas assez pris en compte par les psychologues, car ils se soucient surtout du milieu du travail, est le besoin d'affection, d'être aimé pour soi même. Dans notre monde rude et quelquefois brutal, l'amour n'est jamais de trop.
    L'adolescent (comme l'enfant qu'il a été et l'adulte qu'il sera) a besoin d'aimer et d'être aimé.
    Les parents ont tendance à entourer l'enfant d'amour, puis, à avoir tout à coup une certaine pudeur quand il grandit et à ne plus dire à leurs ados qu'ils les aiment. C'est probablement plus tard, quand on est grand-parent et qu'on n'a plus la responsabilité “d'élever ses enfants” , que l'on regrette de ne pas l'avoir dit et montré plus souvent, aussi bien à ses enfants qu'à ses parents.
   Subvenir à leurs besoins, encore moins accepter de satisfaire leurs envies et leurs caprices, les emmener dans de nombreuses activités, c'est s'occuper d'eux, mais cela ne remplace pas la démonstration d'affection.
   J'ai été frappé par le nombre de correspondant(e)s qui ont l'impression d'être seul(e)s, et en réalité de ne pas être aimé(e)s, alors qu'elles ont de bon(ne)s camarades et surtout une famille qui les aime.
   Bien sûr je sais que les médias font surtout “la promotion” du (ou de la) “petit(e) ami(e)”, mais je crois, là aussi qu'il y a dans ce désir, pour beaucoup d'entre vous, un besoin de tendresse inassouvi.

    Le quatrième besoin est celui du dialogue et de la communication, d'abord avec les parents, ensuite avec les camarades, enfin avec les professeurs.
    Paradoxalement, au temps de la télévision, du téléphone mobile et d'internet, ce facteur s'est considérablement détérioré. Les parents n'ont plus le temps, les grands parents sont loin, les camarades sont souvent égoïstes et susceptibles et ont leurs propres problèmes, et les professeurs ont déjà bien des difficultés à exercer leur métier.
   Et pourtant ce n'est pas si difficile, si j'en juge par tous les mails que j'échange avec vous, et toutes les peines et ennuis que vous m'avez confiées et qu'on a essayé de résoudre ensemble. Mais c'est vrai qu'il faut en prendre le temps.
  Je pense que pour beaucoup d'entre vous, l'écriture de votre blog ou le dialogue dans les réseaux sociaux, correspond aussi au besoin de communication.

  Mais la nature de ce dialogue a changé et avec lui le problème de la confiance.
  C’est ce que j’aborderai demain, dans mon prochain article.
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    Avant de reparler de la mémorisation, essayons de réfléchir à la « motivation », de la même façon que nous avons parlé de l'attention.
    La motivation est un facteur qui m’a toujours intéressé. Est ce un sentiment ? une idée raisonnable, une émotion ? Difficile à dire : c’est une force qui nous pousse, partiellement consciente, partiellement inconsciente; nous ne connaissons pas clairement, en général, les raisons qui nous motivent.
    Pourtant il faudrait les connaître si on veut motiver autrui.
    La motivation est un ressort important du travail, que ce soit en entreprise, dans n’importe quel métier, ou bien lors des études.
    Alors c’est parfois intéressant d’examiner les théories de la motivation, mai les psychologues qui se sont penchées sur la question ont surtout traité le problème des adultes au travail. Il faudra se demander ensuite si cela s’applique aux cas de tous les jours et notamment à l’école.

    Les théories sur la motivation la relient aux désirs et besoins humains.
    Je vous ai déjà parlé des théories de Maslow, (26 mai 2007, 16 avril 2013, 26 avril 2015), qui classe sur une pyramide les besoins fondamentaux, en premier les besoins physiologiques, puis ceux de sécurité, ensuite ceux de sociologie et d’appartenance, puis d’estime de soi et d’image, enfin l’accomplissement de soi-même.
    Ces besoins ont été simplifiés par Aldefer, qui les classe en « besoins d’existence », besoins de sociabilité, et besoins de développement.
    McClelland a une conception davantage rattachée au monde du travail, avec les besoins d’affiliation et d’association, ceux d’accomplissement individuel, et le besoin de puissance et d’action sur les autres.

    D’autres psychologues se sont intéressés non pas aux besoins directs, mais au travail que l’on demande à l’individu, en examinant, comme le fait Herzberg, les motifs de satisfaction ( formation, accomplissement, responsabilités, nature du travail, rémunération …), et ceux d’insatisfaction (rémunération, relations et ambiance, conditions de travail…);
    Selon lui, il faut des tâches variées, une certaine liberté et donc des responsabilités,  un travail en équipe, et des conditions matérielles satisfaisantes.
    Ces considérations, développées par d’autres psychologues ont abouti à des cotations des postes de travail, basées sur l’identité des tâches, les compétences nécessaires, l’importance des tâches, leurs conséquences et donc les résultats et erreurs, et l’autonomie et la responsabilité.

    Un aspect très différent a été développé par certains psychologues comme Adams, en examinant les contributions demandées à l’individu  et les avantages obtenus. Il doit y avoir une certaine équité, une certaine justice entre ces deux aspects.
    Ils y ajoutent en général une certaine équité sur les moyens données à chacun et notamment l’information nécessaire.
    Certains relient ces notions à celles précédentes des besoins, en considérant les attentes de la personne qui accomplit un travail quant aux efforts que cela lui demande, et à la probabilité d’atteindre ses objectifs, la probabilité que les résultats prévus par l’individus lui apportent les avantages qu’il souhaite et auxquels il apporte une certaine valeur affective.
    La motivation résulte alors de l’adéquation entre ces attentes et la réalité.
    Ces théories ont abouti à l’origine à la taylorisation du travail, et aux primes de rendement en fonction des quantités produites. ces méthodes de management n’ayant pas donné les résultats obtenus ont fait place à des méthodes de gestion plus souples de fixation d’objectifs et de comparaison aux résultats obtenus, en tenant compte des contraintes réelles : le management par objectifs.
    Elles sont complétées aujourd’hui par l’idée que les individus sont motivés par le fait de se sentir compétents, capables de contrôler leurs comportements, d’avoir responsabilité et autonomie, et d’arriver à atteindre leurs objectifs.

    Ces théories sont intéressantes et importantes en entreprise, car elles aboutissent à des méthodes managériales.
    Mai sont elles applicables dans la vie courante et notamment dans les études des jeunes?
    Ce sera l’objet de la réflexion de nos deux prochains articles.

Mardi 4 août 2015 à 9:33

Chats

Vous avez dû constater que j'aime bien les photos de chats et particulièrement de chatons, car je les trouve mignons et expressifs.
Buzzly en a publié de très belles et j'en publie quelques unes :

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     A la suite de mon article sur la baisse d’efficacité de notre mémoire, une correspondante constate que ses enfants ont du mal à mémoriser leurs leçons, et me demande comment le cerveau retient les données et s’il existe des moyens pour mieux retenir et garder en mémoire ce qu’on a lu.
    Ce que vous me demandez là est très compliqué et, avant d’essayer d’aborder ce sujet, il faut que je fasse des articles sur l’attention et la motivation qui interviennent dans la mémorisation.
    Ensuite je pourrai tenter de répondre à votre question, encore qu’il n’y ait pas de recette miracle, et il faut se dire avant tout que, pour réussir quelque chose, il faut travailler.
    Aujourd’hui je vais donc parler brièvement de l’attention.

    Tout d’abord, c’est difficile de définir ce qu’est l’attention, car « faire attention à » recouvre de nombreuses actions dans le langage courant.
    La définition deWilliam James est la plus connue, que l’on trouve dans tous les manuels :
    « L’attention est la prise de possession par l’esprit, sous une forme claire et vive, d’un objet ou d’une suite de pensées parmi plusieurs qui semblent possibles […] Elle implique le retrait de certains objets afin de traiter plus efficacement les autres. »
    C’est le fait que notre cerveau se consacre à un objet, à une action et on ne peut faire « bien » qu’une seule chose à la fois, même si on a l’impression du contraire. En fait on ne peut faire deux choses simultanément que lorsqu’une d’elles ne requière pas notre attention, ou bien on les traite « mal » toutes les deux.

    Pour être attentif, il faut d’abord être éveillé et que notre cerveau puisse percevoir, avec ses 5 sens, les informations extérieures, et qu’il les transmette au cortex préfrontal qui va réfléchir et traiter ces informations dans un but donné.
    Notre cerveau traite inconsciemment et automatiquement les informations de nos sens et cela rapidement mais selon des processus « réflexes ». Si vous voulez traiter l’information de façon contrôlée, il faut faire effort et le processus est lent car il demande réflexion. Vous avez certainement fait l’expérience de dire la couleur de mots, dont la signification est celle d’une couleur différente (exemple bleu, rouge…). Vous aurez tendance automatiquement à dire la couleur en lisant le mot, et, si vous voulez vraiment nommer la couleur du mot, il faut réfléchir et ce n’est pas immédiat.

    On distingue plusieurs sortes d’attentions :
        - elle peut être sélective : nos sens captent beaucoup d’informations et si nous poursuivons une tâche, la plupart d’entre elles ne sont pas utiles.
    notre subconscient fait déjà un premier tri et, si une information paraît importante, saisit le cortex préfrontal. Notre attention se concentre alors sur cette information.
    Nos récepteurs sensoriels effectuent des traitements parallèles des informations reçues, qui passent ensuite dans le filtre sélectif (notre attention) pour en laisser passer certaines dans la mémoire à court terme, pour être traités par le cortex préfrontal, qui procède à un deuxième filtrage de l’information, avant de se fixer sur son suivi, s’il l’estime très importante et pertinente avec le but poursuivi..
        - l’attention peut être partagée, c’est à dire qu’elle permet de traiter plusieurs tâches en même temps, mais en fait de façon successive (par exemple si on écrit sous la dictée de quelqu’un). En fait le cerveau traite successivement les deux tâches et l’opération n’est efficace que si l’une des deux tâches est presque automatique et ne mobilise que peu d’énergie (ici l’écoute de la dictée, la réflexion se faisant sur l’écriture avec la bonne orthographe).
        - l’attention soutenue, qui se maintient pendant un temps assez long, mais en général avec une tâche qui n’est pas trop complexe (par exemple écouter une conférence).
        - la vigilance est un état de veille préparatoire, le cerveau étant en attente d’un évènement pertinent sur lequel il pourra se fixer.Elle se traduit par une alerte pour passer à l’attention sélective.

    il n’y a pas dans le cerveau de zone spécifique de l’attention : les centres de traitement des information sensorielles fournissent les éléments de départ, et le cortex préfrontal fait le traitement conscient de contrôle et d’analyse rationnelle. Mais des éléments du cerveau émotionnel interviennent dans le maintien de l’attention notamment cortex insulaire cingulaire.

    Mais un facteur important est également la perturbation éventuelle de l’attention qui nous empêche de nous concentrer.
    Cela peut être dû à des émotions qui vont détourner notre attention, le principal responsable étant alors les centres amygdaliens.
    Il y a, en permanence, des associations entre ce que nous faisons ou percevons et ce que nous ressentons. Selon que le ressenti est agréable ou non, il donne une certaine valeur à cette association. C’est la fonction principale du circuit de récompense, qui va encourager tout comportement d’approche vers ce qui nous est agréable, notamment pour y verrouiller l’attention, et à l’inverse, dans certains cas, détourner notre attention de ce que nous n’aimons pas.
    L’autre perturbation importante est la distraction du fait que nous voulons faire plusieurs tâches à la fois ou que nous sautons d’une tâche à l’autre, sans nous fixer suffisamment sur l’une d’elle.C’est le cas notamment des perturbations de l’attention par les téléphones portables.
    Enfin si nous prenons certaines habitudes qui deviennent des réflexes inconscients de nos sens, Leurs neurones mémorisent certaines correspondances perceptions-actions, qui deviennent alors des réflexes. Ce sont des réponses rapides à des stimulus qui ne sont ni sélectives, ni réfléchies, et qui créent ainsi un mécanisme très puissant de distraction et de perturbation de l’attention.

    L’attention exige donc de faire abstraction de ses habitudes, et de l’ensemble de son cerveau soit orienté vers la même tâche, cerveau des perceptions, cerveau émotionnel et cortex préfrontal. Il faut garder en mémoire le but pourquivi pour focaliser la sélection sur les informations pertinentes.

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lancien

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