Samedi 31 octobre 2015 à 8:15

Divers

 http://lancien.cowblog.fr/images/Bloginformatique/Unknown-copie-4.jpg      Jusqu'à présent et depuis longtemps je publiais tous les jours. Je me force à cette discipline, d'une part parce que certains de mes lecteurs me lisent régulièrement, et aussi pour m'imposer une discipline, me forcer à me documenter, à réfléchir, à écrire. A mon âge c'est nécessaire pour conserver mémoire et une certaine agilité intellectuelle, sinon on se rouille vite.
     Mais j'ai eu cette semaine un gros ennui : la carte mère de mon imac a rendu l'âme et il est en réparation au moins jusqu'au début de la semaine prochaine. J'ai bien une tablette ipad, j'accède à mon blog et à sa gestion sur cowblog, mais rédiger un article sur le petit clavier virtuel , qui n'est pas un clavier habituel n'est pas facile et je mets beaucoup plus de temps.

Vendredi 30 octobre 2015 à 9:45

Biologie, santé.

 
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     Les maladies de l’oeil atteignent de très nombreuses personnes âgées. Je ne parle pas de la presbytie, qui est plutôt un vieillissement du cristallin qui accomode moins, mais de la DMLA et du glaucome.
    Mais on en parle beaucoup à la télé, sans jamais préciser ce que c’est, ni les traitements (c’est présenté comme une pub pour les ophtalmologiste, alors qu’il n’y en a pas assez et qu’il faut six mois attendre un rendez vous !) et je me suis aperçu que la plupart de mes enfants, petits enfants ou amis ne savaient pas bien ce que c’était.
    Le glaucome est une maladie bénigne au départ et que l’on ignore, mais qui peut conduire à la cécité, alors que la DMLA  est très vite invalidante, mais ne rend pas aveugle.

             Qu’est ce que le glaucome ?

    Comme le montre le schéma ci dessous, le globe oculaire est rempli par un liquide un peu visqueux : l’humeur aqueuse, qui nourrit le cristallin et la cornée et protège la rétine
    Des glandes fabriquent en permanence ce liquide protecteur et il s’évacue par un petit orifice, le « trabeculum », sorte de couloir filtrant en tissus fibreux; situé au coin de l’iris (voir schéma). L’humeur aqueuse se renouvelle donc lentement et l pression dans l’oeil exercée par ce liquide reste constante.
    Toutefois cette pression normale est assez variable d’une personne à l’autre.
    Mais en vieillissant le tissus fibreux ne filtre plus correctement, l’évacuation se bouche et la pression de l’humeur aqueuse dans l’oeil augmente.
    En général on ne s’aperçoit de rien, car cela n’influe pas sur la vision.
    On appelle cette augmentation de la pression un « glaucome à angle ouvert »
    Mais peu à peu la pression devenue trop importante appuie trop sur les cellules du nerf optique, au fond du globe oculaire et en détruisent les cellules nerveuses.
    L’atteinte visuelle causée par la maladie touche d’abord la périphérie du champ visuel, puis s’étend progressivement vers son centre. Le glaucome est souvent diagnostiqué à un stade déjà très évolué, lorsque la vision centrale est menacée. Le handicap visuel est alors irréversible, et se termine par une cécité.
    Lorsque le champ visuel est atteint on dit qu’on a un « glaucome à anglefermé ».
    Pourtant un traitement est possible.
    Personnellement j’ai une pression de l’oeil naturellement très élevée. C’était vrai pour mes deux parents et ils ont eu la chance de ne pas avoir de conséquence. On m’avait diagnostiqué cette anomalie lorsqu’à l’entrée de Polytechnique, on nous fait passer un examen physiologique complet. On m’avait prévenu que j’aurais intérêt à consulter un ophtalmo quand j’atteindrai la cinquantaine, car j’étais une personne à risque au plan du glaucome.
    Alors depuis plus de 30 ans, je passe tous les six mois un examen de champ visuel et je mets tous les soirs une goutte dans chacun de mes yeux, d’un médicament qui débouche mon canal trabeculum.
    Lorsque les gouttes ne suffisent pas, une intervention laser est possible pour déboucher ce canal, mais, mon champ oculaire restant normal, je n’ai pas d’atteinte du nerf optique, mai je continue à mettre mes gouttes par précaution.
    Cette maladie est malheureusement en général insensible, et c’est pour cela qu’elle est décelée tardivement. L’obturation complète du trabeculum peut toutefois se traduire brutalement par des crises nocturnes, douloureuses et très destructrices nécessitant un traitement en urgence.
    Mais la plupart du temps, la maladie détruit le nerf optique de manière insidieuse, rapide et irréversible.

             Qu’est ce que la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) ?

    Alors que le glaucome était une atteinte du nerf optique, la DMLA est un défaut de la rétine, qui est l’organe sensible formés de neurones qui tapissent le fond de l’oeil.
    Deux types d’atteintes : défaut de renouvellement de l'épithélium pigmentaire crée des cicatrices sur la rétine (on l’appelle la « forme sèche ») ou de nombreux petits vaisseaux sanguins viennent se former sur la rétine (on l’appelle la « forme humide »).
    La DMLA affecte la macula, la zone centrale de la rétine responsable de la vision fine et de la vision des couleurs (c’est elle qui contient les cellules en forme de cônes, très sensibles aux couleurs; voir mon article du  ) . Elle déforme la vision de près: les lignes se gondolent et des zones d'ombre apparaissent, des signes à détecter en fermant un œil puisque la DMLA n'affecte pas les deux yeux au même rythme. La vision périphériqueen noir et blanc n'est pas affectée.
    Des traitements qui empêchent la formation de ces petits vaisseaux, sont apparus récemment et permettent de ralentir l'évolution de la forme humide. Il n'existe encore aucun traitement pour la forme sèche mais de nombreuses techniques de rééducation permettent d'apprendre à utiliser la vision périphérique, intacte, pour continuer à effectuer de nombreuses tâches de la vie quotidienne et même à lire grâce à des outils comme les tablettes numériques, qui permettent de grossir les caractères.

    DMLA comme le glaucome sont des handicap sévères qui pourraient s’éviter à condition de faire un examen chez un ophtalmologue, dès la quarantaine, et de ne pas hésiter à pratiquer un traitement préventif, s’il décèle une anomalie

Jeudi 29 octobre 2015 à 15:33

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     Les 23 et 27 juin 2015, je vous avais montré en image, à titre d'intermède,  de tous petits cygneaux, puis les mêmes ados, photos prises par ma fille, à l'étang Colbert, au Plessis Robinson (92350).
    Aujourd'hui ils sont devenus adultes  et voici des photos de ces jeunes gens, que les parents ont maintenant laissé à leur sort d'adulte.
    Et vous verrez sur les dernières photos, que l'étang a d'utres habitants : poules d'eau, héron cendré et un autre héron noir et blanc.

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Mercredi 28 octobre 2015 à 15:30

Biologie, santé.

    Je vous ai décrit, hier, le mécanisme de modification de l’ADN de virus  par les bactéries, afin de se vacciner, en utilisant un ARN guide content une séquence caractéristique de l’ADN viral, qui retrouvera cette séquence sur le virus infectant, et d’une enzyme CAS, capable de couper cette séquence en un endroit très précis.

    Lorsqu’il s’agissait de couper en laboratoire l’ADN de cellules en expérimentation, que pouvait on faire?
    Bien avant que, en 1944, l'on connaisse l'ADN en tant que support génétique, et que l'on puisse déterminer un génome, l'homme a fait des croisements d'animaux et de plantes, et a ainsi modifié l'ADN, car c'est le seul moyen de modifier durablement un organisme.
    Les scientifiques avaient aussi montré que les rayonnements ionisants, des produits chimiques ou des virus pouvaient entraîner des mutations génétiques, mais on ne pouvait les orienter et elles semblaient se faire « au hasard ».
    La première modification volontaire ciblée du génome d'une cellule animale a été faite en1985, en échangeant deux séquences très proches, l'une de l'ADN de la cellule, par une autre introduite dans la cellule.
    En 1988 Mario Capecchi et son équipe, mettent au point une méthode permettant de cibler et de modifier un gène dans une cellule animale, ce qui lui vaudra le prix Nobel en 2007. En 1994, des biologistes de l'Institut Pasteur montrent que la réparation naturelle d'un gène accidentellement coupé est facilitée si on pratique une coupure avec une enzyme de levure.
    Les chercheurs ont alors essayé de fabriquer des protéines qui reconnaissent de façon spécifique une séquence particulière d'ADN, et de les coupler à des enzymes qui coupent la séquence au bon endroit désiré. Ces composants étaient très difficiles et longs à fabriquer
    En 2010, l'université du Minnesota a utilisé une enzyme fabriquée par une bactérie, qui reconnaissait certaines séquences d'ADN, et en la combinant a une protéine capable de couper le brin. Cette méthode était beaucoup plus simple mais encore laborieuse.
    L'utilisation des enzymes CAS des bactéries et des ARN guides va considérablement faciliter les modifications d’ADN et les rendre très rapides au niveau de la synthèse des produits nécessaires.
    Il faut fabriquer un petit ARN, composé de l'ARN « tracr" et de l'ARN issu de la séquence d'ADN que l'on veut sectionner, et on le couple avec l'enzyme CAS (voir les explications de mon article d'hier). L'introduction de plusieurs petits ARN dans la cellule permet même de réaliser plusieurs coupures simultanées.
    Le schéma ci dessous' tire de l'article de la revue "Pour la science", montre le processus :

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    Depuis cette avancée technologique en 2013, les études de modifications génétiques en laboratoire de cellules animales et végétales se sont multipliées. Car grâce à cette technique CAS, il est possible de couper avec précision n'importe quelle séquence de l'ADN de n'importe quelle cellule et d'y introduire des séquences autres (entre les brins coupés ou à la place d'une séquence ôtée entre deux coupures).
    De plus les chercheurs ont modifié les protéines CAS pour l'inhiber dans certaines conditions, ou au contraire l'activer, par exemple en présence de lumière ou de certains produits chimiques. ARN guides et la protéine CAS peuvent aussi maintenant être éliminés naturellement par la cellule, une fois la mutation réalisée.

    De telles mutations provoquées ouvrent des horizons nouveaux en thérapeutique, surtout en ce qui concerne les maladies génétiques, car on peut espérer trouver un  moyen de modifier les anomalie génétique à leur origine. Deux grands problèmes toutefois : il y a en général une multitude de gènes responsables de la maladie et il faudrait les modifier presque tous; il faut par ailleurs introduire la mutation dans un très grand nombre de cellules.
    Mais on peut aussi espérer réparer des cellules souches in vivo, voire réparer un organe défectueux quand la dégénérescence de l’organe est du à une mutation.
    On pourra peut être trouver des solutions durables contre le diabète ou l’excès de cholestérol, ou bloquer l’infection de certains virus.
    Enfin l’étude de modifications génétiques de plantes et de leurs conséquence sera  grandement facilitée.
    C’est donc bien une grande avancée que ces progrès, bien peu décrits par les médias.
    On peut penser aussi à pratiquer des modifications sur le génome d’embryons humains pour éviter des enfants anormaux, ce qui serait un grand progrès.
    Mais évidemment, comme toute avancée scientifique, cela pose des problèmes d’éthique car une découverte peut être mal utilisée, et notamment pour des recherches de nature eugénistes..

Mardi 27 octobre 2015 à 10:49

Biologie, santé.

Les journalistes nous abreuvent continuellement à la télé, à la radio et dans les journaux, de tous les conflits, attentats et surtout accidents et crimes ou rixes diverses.
    Mais lorsque se prépare an silence une énorme évolution, il n’y en a pas un pour en parler, car cela n’a rien de sensationnel et n’est pas fait pour les voyeurs.

    Depuis dix ans le génome de centaine d'espèces animales a été décrypté. De nombreuses études ont été lancées pour essayer de trouver des thérapeutiques.
 Mais pour cela il fallait pouvoir  inclure des séquences où en enlever dans l'ADN des animaux en expérience, et de telles opérations prenaient des mois., car les méthodes étaient très complexes.
    Un nouvel outil vient d'être mis au point par des chercheurs, simple et rapide, qui permet de couper l’ADN aux endroits désirés, et c'est une révolution dans la génétique. Je vais essayer de vous l’expliquer en deux articles.
    SI vous soulez plus de détail vous pouvez vous référer aux revues « La Recherche » de janvier 2015, et « Pour la Science » d’octobre 2016, qui publie un article du professeur Emmanuelle Charpentier, qui dirige un département du centre de recherche sur les infections à Braunschweig en Allemagne, qui a reçu récemment un prix pour les recherches qu’elle effectue dans ce domaine.

    Pour comprendre la méthode mise au point, il faut d'abord que je vous explique comment les bactéries se protègent contre des virus, par une sorte de vaccination. Ce système de protection a été baptisé CRIPS-CAS9 et il est schématisée ci-dessous.

    Pour se défendre la bactérie à une mémoire et constitue une banque de données des ADN ou ARN des menaces auxquelles elle peut être exposée.
    Lorsqu'une bactérie est en contact avec un virus, elle va isoler des séquences de l'ADN ou l'ARN viral, en les repérant grâce à de petites séquences spécifiques appelées PAM,et va les insérer dans son génome, grâce à des enzymes appelles CAS qui permettent la découpe de cette séquence, dont les gènes sont insérées également dans le génome. De plus, pour être efficaces, ces gènes ont besoin d'une autre séquence du génome, un petit ARN spécifique nommé par les chercheurs « Tract ».
    La banque de données CRIPS des bactéries est donc composée de suites des trois petites séquences Tract, CAS et  l’extrait d’ADN du virus rencontré, et elle regroupe donc le signalement de nombreux virus, qui sont ensuite transmis par réplication, aux descendants de la bactérie, constituant ainsi une sorte de vaccin.
    Cet extrait complémentaire du virus est ce qui permettra ensuite à la bactérie de le reconnaître.

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    Comment ces séquences sont elles ensuite utilisées ?
    Quand se produit une infection virale de la bactérie, chaque séquence CAS est alertée, ainsi que la zone adjacente du génome. Une enzyme CAS est alors produite ainsi qu’un petit ARN composé d’une séquence tract et du morceau du génome du virus stocké dans la mémoire génétique CRIPS de la bactérie.
    Ainsi sont formés autant de petit ARN de reconnaissance que la bactérie a stocké de séquences virales dans son génome.
    Ces ARN vont aller à la rencontre du virus infectant, et si celui ci était connu de la bactérie, l’ARN Tract spécifique du génome de ce virus va le reconnaître.
    Lorsqu’il est reconnu, l’enzyme CAS va le couper en un endroit précis, l’empêchant ainsi de se reproduire. La bactérie est ainsi sauvée de l’infection.
    Ce mécanisme est voisin de celui des vaccins humains qui produisent des anticorps, capables de reconnaître le microbe infectant et ensuite de le faire détruire par les lymphocytes.
    C’est assez extraordinaire de voir ainsi les bactéries s’immuniser contre les virus quand évidemment elles n’y ont pas succombé à la première infection, et transmettre ainsi cette immunité à leurs descendants.
    Mais les chercheurs qui ont mis en lumière ce mécanisme , ont réalisé que cette enzyme CAS avec son dispositif ARN de reconnaissance d’une séquence d’ARN ou d’ADN constituait un  remarquable outil pour couper la chaîne en un endroit précis et donc pouvoir ensuite la modifier        ;
    C’est évidement une source de manipulations génétiques, mais aussi un très grand espoir de possibilités de soins pour les maladies d’origine génétique, contre lesquelles nous sommes actuellement très démunis.
    C’est ce que j’essaierai de vous expliquer dans l’article de demain.

    Nota : Sans doute vous demandez vous ce que veut dire
        CRISPR; je n’ai pas voulu vous ennuyer avec cela, mais pour les curieux c’est  « Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats » (Courtes répétitions palindromiques groupées et régulièrement espacées); il s’agit de ces répétitions dans le génome de la bactérie qui sont à l’origine du mécanisme de vaccination).
        CAS veut dire « Crispr associated protein » (protéine associée à Crispr). C’est une enzyme spécialisée pour couper l'ADN avec deux zones de coupe actives, une pour chaque brin de la double hélice.
        PAM signifie « Protospacer adjacent motif » (motif de reconnaissance adjacente); il est très court : quelques bases.
    Vous pouvez trouver aussi pas mal de doc sur Google, mais elle est souvent un peu indigeste et la plupart en anglais.

Commentaire du schéma :

    1 - La bactérie est infectée par un virus elle découpe une séquence ciblée, qui lui est indiquée par un repère : la séquence PAM.

    2 - Si elle réchappe à l’infection, elle a incorporé dans son génome cette séquence, suivie de deux gènes : le premier est celui d’une protéine CAS et le second celui d’un ARN guide TRACR

    3 - Une nouvelle infection du virus se produit.

    4 - Le gène CAS s’exprime et génère l’enzyme CAS. Le gène de TRACR libère un ARN Tracr, qui se lie à la séquence ciblée du virus.

    5 - Grâce à cet assemblage, ce guide reconnait le virus et localise sa séquence PAML suivie du morceau d’ADN à sectionner.

    6 - La protéine CAS a coupé l’ADN du virus en un point précis et il ne peut plus se reproduire.


Lundi 26 octobre 2015 à 14:52

Paysages

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     Connaissez vous le parc de Sceaux, en banlieue sud à 6 km de la porte d'Orléans et pas loin de chez moi.
     C'est un très vieux domaine, le premier château datant de 1470. En 1670 le domaine est acheté par Colbert qui en augmente la superficie (une centaine d'hectares) et fait réaliser un jardin à la française par Le Nôtre (l'architecte des jardins du château de Versailles). Des conduites sont créées pour amener de l'eau dans plusieurs bassins.
un grand canal qui se termine par un grand jet d'eau. En 1672 on construit le "pavillon de l'Aurore".
     Le domaine comporte en outre des écuries et un bâtiment de ferme.
     En 1683, l'un de ses fils, le marquis de Seignelay agrandit le parc qui représente alors 230 hectares et il fait créer par Le Nôtre un e perspective perpendiculaire au premier jardin et creuser un grand canal long de plus d'un km, et qui se termine par un grand jet d'eau. Une orangerie est également bâtie.
     En 1700 le château est acheté par le duc du Maine et la duchesse y tient une cour célèbre.
     A la Révolution, le domaine est confisqué, transformé en école d'agriculture et en 1803? le château est détruit pour en vendre les matériaux.
     Le domaine est racheté en 1828 par le duc de Trévise, et son fils fait construire autour de 1860,le château actuel, style Louis XIII, en briques (voir photo ci dessus).
     En 1923 le domaine est racheté par le conseil général de la Seine, qui l''a transmis en 1971 au département des Hauts de Seine (92).
     Voici, à titre d'intermède, quelques photos prises par une de mes filles.

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Dimanche 25 octobre 2015 à 16:00

Actualité

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     J’ai été étonné cet été de voir sur le marché de Carnac, des marchands avec un petit étal où ils vendaient des insectes, en tant que nourriture. Essentiellement des crickets et sauterelles, des cigales, des grillons, mais aussi des larves, chenilles et vers blancs peu appétissants.
    C’était présenté comme l’avenir de notre nourriture pour sauver l’humanité qui augmente trop vite en nombre.
    J’ai recherché la règlementation qui s’applique actuellement à ce genre de vente et j’ai constaté qu’elle était actuellement interdite en Europe et en France, lorsqu’elle était destinée à la consommation humaine.
    La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes impose que « tout aliment dont la consommation est restée négligeable en Europe avant 1997, fasse la preuve de son innocuité avant sa mise sur le marché ».
    En fait le texte ne mentionne pas explicitement les insectes et on pourrait dire qu’il n'y a pas vraiment d'interdiction précise, mais pas non plus d'autorisation formelle.

    Les insectes sont riches en protéines et contiennent des éléments utiles comme le fer, le magnésium, le phosphore. Il y a mains de déchets que dans les mammifères et leur élevage prend moins de place et leur reproduction est rapide. On peut les nourrir avec des produits qui sont aujourd’hui presque des déchets.
    En ce qui concerne le goût, je pense que c’est une question d’habitude; cela dit les marchands m’amusent en parlant de cacahuètes et de noisettes acidulées. Avec beaucoup de sucre et un peu de chocolat, on en fera bientôt de la nutella !!

    L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) regrette l’absence le manque d'études sur la sécurité sanitaire des insectes destinés à l'alimentation humaine ou animale.
    Il y a très peu d’études sur la bactériologie et la parasitologie et aucune sur la virologie de ces petites bêtes, qui, comme nous tous trimballent leurs microbes. Sans parler de toxines auxquelles ils ne seraient pas sensibles mais nous si, ou de protéines comme le prion de la vache folle (enfin on n’a pas encore vu des insectes fous !).
    En outre on ne sait rien sur les allergies qu’ils pourraient déclencher.

    Si certains d’entre vous, cuisinier(e)s dans l’âme, veulent des recettes, allez sur
                             http://www.restaurantdinsectes.fr/recettesinsectes.php,
vous y trouverez des tas d’idées originales, en salade et en beignets par exemple.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/filepickerEpDj1jIRgWf3iZha8L00JiminyCricket2.jpg    Malgré tout ce que m’ont dit de bien les marchands de Carnac, je ne me vois pas encore manger pour l’apéritif, des mygales grillées.! Je préfère Jiminy le criquet au cinéma et les classiques gâteaux d'apéritif au fromage.

    Mais j’ai aussi lu ces derniers temps des articles de chercheurs sur la réalisation de pseudo-viandes avec des plantes. Je crois que je ferai un article là dessus prochainement, mais il faut que je me documente un peu pour recueillir des avis différents.

Samedi 24 octobre 2015 à 8:40

Psychologie, comportement

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    Je me sers assez peu de mon téléphone portable, car j’ai presque toujours un téléphone fixe sous la main. Il m’arrive même d’être obligé de l’appeler avec le fixe pour savoir où je l’ai mis !! Je m’en sers surtout quand je vais à Paris en métro.
    Et je ne m’en sers jamais en voiture : non seulement on risque un PV, mais c’est très dangereux ; j’ai vu deux accidents où le conducteur n’avait pas réagi à temps parce qu’il était au téléphone, et un motard se casser la figure tout seul en tapant un sms.
    Et j’éteins toujours mon portable dans une salle publique.
    Ce qui m’agace c’est lorsque je fais une conférence et qu’un portable sonne. Je m’arrête  de parler et j’attends que la personne ait arrêté la sonnerie (ou soit sortie de la salle pour répondre).
    Je trouve pénible les gens qui regardent sur leur portable; Facebook au théâtre ou au concert. Pourquoi sont ils venus à ce spectacle ?. On est beaucoup mieux chez soi pour regarder un ordinateur
    Aux USA on rigole moins avec cela : un juré à un procès s’est vu infliger deux jours de prison pour avoir consulté son portable et envoyé des SMS au lieu d’écouter les plaidoiries.
    Quant au métro à Paris, (ou dans les TGV, on peut à peine parler à son voisin : tout le monde téléphone. Et j’entends régulièrement mes voisins ou vis à vis de fauteuil raconter sans pudeur toute leur vie.

    Je pense que vous avez tous eu l’occasion d’avoir quelqu’un en face de vous, qui ne vous voit presque pas, ne vous écoute pas et consulte son portable : cela s’appelle "Phubbing" : c’est une contraction de "phone" ("téléphone") et "snubbing" ("snober"), qui pourrait se traduire par « télépho-snober".  Et nos hommes politiques y sont aussi accrocs comme le montrent les deux photos de cet article, que j’ai trouvées dans la presse sur internet. Bien trop de personnes « phubbent » et je trouve cela parfaitement impoli.
    J’ai lu sur internet le chiffre effarant suivant : les gens consultent en moyenne leur smartphone 220 fois par jour ! Une véritable addiction.
    J’ai souvent vu un convive consulter son portable pendant un dîner, au milieu d’une conversation et même regarder son téléphone en vous parlant. Quant aux personnes qui gardent en permanence leur téléphone à la main, ou qui est devant leur yeux sur leur bureau, alors qu’elles vous parlent, c’est tous les jours que j’en vois.
    Il paraît que certaines personnes mettent leur smartphone sous leur oreiller et répondent, même en faisant l’amour !!
    Le téléphone portable ne serait il pas à l’origine de certains divorces ?

    Je ne sais pas si les gens se rendent compte de l’effet que cela fait sur les autres. Il m’arrive de rencontrer des personnes en entreprise. J’ai été devant des patrons qui semblaient ne pas vous écouter, les yeux rivés sur un SMS , ou qui interrompaient l’entretien toutes les deux minutes pour répondre au téléphone. Et il leur fallait ensuite une minute pour reprendre le fil du sujet. Les fixes sont filtrés par l’assistante, mais pas le portable et donc c’est plutôt lui qu’on appelle pour être sûr de toucher la personne.
    J’ai parlé avec des ingénieurs sous les ordres de ce patron : ils me disaient qu’ils n’aavient pas confiance en lui, ne savaient pas ce qu’il voulait, qu’ils avaient l’impression de n’avoir que de vagues directives et de ne pas pouvoir lui rendre compte de leurs difficultés. Un patron doit écouter ses subordonnés et les comprendre, s’il veut vraiment diriger son équipe.
    Si j’étais encore en service, je déposerait mon portable sur le bureau de ma secrétaire dans un casier prévu à cet usage, et je demanderais à tous les visiteurs de faire pareil et de le récupérer à la sortie !!

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Vendredi 23 octobre 2015 à 18:26

       En intermède la suite des photos de famille chez les chiens.

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Jeudi 22 octobre 2015 à 11:19

Biologie, santé.

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    J’ai la chance de ne pas avoir eu d’infarctus, mais je connais plusieurs personnes de mon âge qui en ont eu et qui heureusement, se sont rétablis.
    Lorsqu’il est bénin, il passe presque inaperçu surtout chez une femme : mal au niveau du cœur, à gauche et douleur et crampe au bras gauche.
    Dans les cas graves c’est une douleur thoracique oppressante et violente qui irradie jusque dans le bras, le dos ou la mâchoire.
    Dans le premier cas, il faut consulter le plus vite possible , dans le second cas, il faut aller aux urgences ou appeler les pompiers.
    La douleur thoracique représente la manifestation typique de l'infarctus du myocarde. Elle peut survenir dans la poitrine, la mâchoire, l'épaule, le bras, le cou ou le dos. Elle apparaît brutalement et ne disparaît pas au repos. La douleur peut se prolonger quelques minutes ou quelques heures. Elle provoque la sensation de recevoir un poids ou une barre dans la poitrine et peut ressembler à un pincement ou une forte pression. Son intensité varie d'un degré minime à une violente douleur.
    Beaucoup de patients présentant des douleurs thoraciques, consultent les urgences (cela représente 5% des motifs de consultation, et tous n’ont pas un infarctus. Le problème est de faire un diagnostic sûr le plus vite possible, d’une part pour soigner le malade, mais aussi pour désengorger le service des urgences.
    Le médecin effectue un électrocardiogramme et depuis quelques années, effectuait souvent deux à trois dosages de « troponine" à plusieurs heures d'intervalle avant de donner le diagnostic définitif.

    Qu’est ce que la troponine ?
http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/220pxTroponin1YV0.png
    C’est une molécule très complexe, composée de protéines. Vous avez ci dessus un schéma de sa formule chimique.
    Si vous allez voir sur un article que j’avais fait hier, vous avez pu voir que la troponine est incorporée dans les fibres musculaires et qu’elle joue un double rôle : d’une part elle favorise l’action des ions calcium dont la libération commande une contraction ou une extension, et d’autre part elle sert de régulation au mécanisme de contraction/extension, en favorisant le glissement des fibres d’actine dans les fibres de myosine, ou en le bloquant un peu comme un crochet.
    On en trouve notamment dans le cœur. Son taux normal dans le sang est proche de zéro, car elle reste liée aux fibres musculaires, mais lorsqu’il y a problème, son taux augmente.
    Dans certaines maladies de cœur stables, son taux peut être très bas, mais un taux élevé associé aux symptômes ci dessus est considéré comme une preuve d’infarctus.
   

    Un seul dosage va désormais être suffisant.

    Une étude menée au RoyaumeUni (British Heart Foundation and Chief Scientist Office Scotland). sur 6 304 patients, a montré que si, dès le premier dosage, les patients ont un taux de troponine très faible, inférieur à 5 ng/L (1 nanogramme = 10 puissance -9 grammes), ils courent peu de risque de faire un infarctus dans le mois suivant. Ils peuvent alors ne pas être gardés à l’hôpital, la probabilité de n’avoir pas d’infarctus étant de 99,6%, indépendamment de l’âge et du sexe et de ne pas avoir de décès de 100%. C’était le cas de 61% des patients analysés.
    Bien entendu ce dosage très faible doit être accompagné d’un électrocardiogramme normal.
    Par contre des taux plus élevés montrent la présence probable d’un infarctus.

    Deux hôpitaux américains ont effectué une étude analogue sur 14 636 personnes pendant deux ans, souffrant de douleurs thoraciques, qui ont été classés en trois catégories :
    taux de troponine inférieur à 5ng/L  : (8907 patients).
    taux compris entre 5 et 14 ng/L : (3150 patients).
    Taux supérieur à 14 ng/L : (2579 patients).

    Sur les 8907 patient ayant un taux « indétectable », la moyenne d’âge était de 47 ans et les femmes étaient un peu plus de la moitié (53%).
    Ces patients ont été suivis ensuite et ont fait l’objet de nombreux examens.
    Au bout d’un mois 15 patients ont été réhospitalisés pour un infarctus et 2 sont morts mais d’une autre maladie. Le personnes réhospitalisées étaient plus âgés, il s’agissait majoritairement d’hommes (73 %), aux antécédents cardio-vasculaires (20 %) et de fumeurs actifs (40 %). En outre, le dosage initial de troponine avait été effectué dans les deux heures suivant le début des symptômes
    L’étude aboutit à un résultat analogue au précédent, à condition que le dosage soit fait 3 heures après l’apparition des douleurs. Il faut en outre pour avoir un diagnostic négatif, que l’électrocardiogramme soit négatif et que les patients n’aient pas de pathologie chronique, notamment cardiaque. Le diagnostic peut être plus réservé pour un fumleur important, facteur de risque élevé pour un infarctus du myocarde.

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lancien

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