Lundi 30 novembre 2015 à 9:22

Actualité

     Hier j’ai résumé un article de madame Dounia Bouzar sur la technique d’embrigadement des jeunes par les recruteurs de Daesh.
    Aujourd’hui j’essaierai de résumer la seconde partie de l’article où elle indique comment essayer de récupérer le jeune avant qu’il ne soit trop tard.
    Les parents sont essentiels dans ce domaine, mais aidés par des personnes compétentes dans la manière d’agir pour leur éviter des erreurs fatales.

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    La première question très importante est de s ‘apercevoir que le jeune passe beaucoup de temps seul sur internet, n’en parle pas, et s’isole peu à peu de sa famille et de ses amis.
    Faire appel au raisonnement pour contrer les croyances inculquées au jeune destinées à provoquer son aversion de la société, ne sert à rien et est inefficace et contre son retour à de meilleurs sentiments. En effet il considère que tous ceux qui vient dans cette société, hormis lui et le groupe de son recruteur, ne sont qu’au mieux des aveugles et le plus souvent des vendus au système.
    Le mode raisonnable n’agit plus, car on a enlevé la raison au eune.
    La seule chose qu’il a encore au fond de sa mémoire, ce sont des bribes de souvenirs sentimentaux et émotionnels et c’est la seule chose sur laquelle on peut jouer au départ.
    C’est essayer de le rapprocher de sa famille, sans essayer de le convaincre de front, mais en le mettant en contact fortuit avec des photos des écrits de souvenirs émotionnels passés. Les parents peuvent réfléchir et faire part à ceux qui les assistent des événements qui a leur avis, ont beaucoup compté pour leur enfant, dans son enfance.
    L’étape suivante si ce rapprochement sentimental commence à agir, est de confronter le jeune avec des personnes qui ont subi le même embrigadement, mais se sont ensuite aperçues qu’elles étaient parties pour l’enfer et qui peuvent témoigner de leur passé. Certains de ces témoignages sont très durs et difficile à supporter comme en témoigne madame Bouzar; mais leur horreur peut agir, à condition évidement que le jeune y accorde foi.
    Le problème est de semer lle doute dans l’esprit du jeune en le faisant comparer ses désirs et croyances dans le groupe qui l’a recruté avec la réalité de son comportement sur le etrrain, tel que l’ont vu ces repentis.

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    Madame Brouard a constitué une équipe qui toutes les semaines reçoit 5 ou 6 demandes d’aides de familles.
    Son equipe arrive le plus souvent à remonter la pente.


    Personnellement j’admire le travail accompli par cette équipe, mais je pense qu’il faudrait que le gouvernement augmente la lutte contre les sites djihadistes, mais surtout que les parents et les enseignant éduquent davantage les jeunes quant à l’utilisation d’internet et de ses dangers et que les parents surveillent ce que leurs enfants regardent sur internet.
    L’utilisation dans la chambre de l’enfant n’est pas une bonne solution, car elle l’incite à agir sans limite au détriment de ses études, et sans contrôle de ce qu’il peut regarder.

Dimanche 29 novembre 2015 à 9:01

Actualité

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     Je vous ai dit que, depuis les attentats des derniers jours, je cherchais dans la documentation que je consulte, des articles sur les problèmes de kamikaze et d’embrigadement des jeunes chez les djihadistes.
    J’ai trouvé un article intéressant de Dounia Bouzar qui est la directrice du Centre de prévention contre les dérives sectaires et experte auprès du conseil de Europe.
    Elle a fait une étude auprès de 500 familkles qui ont connu ce calvaire et son article est une analyse de ces témoignages.
    Je vais simplement essayer de résumer son article, sans aucun apport personnel sur ce sujet que je ne connais pas.

    Comment un jeune peut il perdre le sens des réalités au point de rallier un mouvement fanatique, ce qui peut lui coûter la vie ?
    Dounia Bouzar montre de façon claire les étapes de l’embrigadement de jeunes sur internet. Le processus ressemble tout à fait à celui utilisé par de nombreuses sectes.

    Tout commence par un dialogue entre le recruteur et un jeune qu’il a ciblé, parce qu’il a un profil qui peut convenir à l’embrigadement. Ce dialogue a deux buts principaux : gagner la confiance du jeune et par ailleurs connaître ses problèmes, son attitude vis à vis de la société et de sa famille. Avoir le maximum de renseignements sur son passé, ses échecs, ses souffrances,   ses aversions, ses craintes et ses envies.
    Le recruteur peut alors mettre sur pied un plan totalement adapté à la personnalité et aux aspirations du jeune qu’il a en face de lui.
    Il va transformer le système cognitif du jeune qu’il a en face de lui.

    Il faut d’abord le couper de son environnement. Tout est bon pour l’en persuader, le but étant de le mettre en opposition avec la société : histoire, politique, santé, médicaments, vaccins…
    Il faut le persuader qu’il est dans un monde où les adultes et la société lui mentent et l’exploitent. Que le monde est dirigé par des sociétés secrètes : politiques, juifs, financiers, francs-maçons, sectes diverses…. Il faut que le doute l’envahisse.
    Le jeune s’isole devant internet et vit dans un monde imaginaire qu’il exècre et donc qu’il veut fuir.

    La seconde étape est de le couper de sa famille et de ses amis. On le persuade que ce sont des aveugles, incapables de voir la vérité sur le monde machiavélique qui a été inventé, voire vendus au système. Le jeune s’éloigne donc de son environnement et se retrouve seul face au recruteur

    La troisième étape est de le persuader qu’il ne retrouvera la paix qu’en s’affrontant à ce monde qu’il hait. Le jeune est le seul a avoir du discernement et il doit rejoindre l’Islam « pur » qui est le seul à s’opposer vertueusement à ce monde.
    Il faut l’intégrer dans ce groupe pour dissoudre sa personnalité, pour détruite ses références passées familiales et sociétales, pour annihiler sa mémoire.

    Si cette étape est menée à bonne fin, le jeune est alors persuadé d’être l’élu, d’être admis au sein d’une communauté qui détient la vérité et il adhère à la doctrine radicale.
Le groupe est tout puissant et il impose que ceux qui ne croient pas comme lui ne doivent pas en faire partie et doivent être éliminés : les tuer n’est pas un crime, mais un devoir.
    La pensée et les émotions du groupe remplace celles de l’individu, qui est déshumanisé. Il n’y a plus qu’un groupe et une idéologie pour laquelle on peut mourir.
    A cela s’ajoutent des vidéos de cruautés qui achèvent de dissoudre les vélléités humanitaires du jeune.

    Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les jeunes embrigadés ne sont pas forcément des musulmans très religieux et convaincus.
    D’après madame Bouzar, la majorité sont athées, puis des musulmans et des chrétiens et même quelques israélites.
    Il y a des familles pauvres, mais aussi des jeunes issus de la classe moyenne et  même des enfant de riches.
    Des jeunes en échec scolaire, mais aussi le premier de la classe dans un lycée, et des jeunes qui ont eu des drames passés : deuil, viol, drogue….
    En fait le discours s’adapte au profil de l’individu et madame Bouzar cite des jeunes filles qu’on a convaincu qu’elles sauveraient des enfants victimes des bombardement, certaines violées à qui on a fait miroiter un mari dont elles seraient le seul amour, protégées des autres par le voile, et une enfant qui avait perdu son frère qu’elle adorait dans un accident, qu’on lui mettrait une ceinture d’explosif et qu’elle aurait alors le droit de le retrouver au paradis.

    Madame Bouzar explique aussi comment essayer de récupérer ces jeunes avant qu’il en soit trop tard. Ce sera l’objet d’un autre article.   

    Je me demande quelles sont les motivations des recruteurs, car on n’en parle pas dans l’article. Personnellement je pense qu’ils ne sont pas pour la plupart des idéalistes convaincus, mais, comme le sont souvent les gourous des sectes, des personnes cruelles dépourvues de tout sens moral et d’empathie, qui n’ont d’autre but que le pouvoir et l’asservissement des autres, et pour certain un plaisir morbide à faire souffrir les autres hommes, dans un délire de toute puissance.

Samedi 28 novembre 2015 à 8:08

Photos, photos comiques

Pour changer, en intermède, quelques photos de situations insolites :

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Vendredi 27 novembre 2015 à 9:49

Psychologie, comportement

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    Nous avons tous tendance à être crédules. Et pour suivre la mode ou s’intégrer au groupe des copains, certains sont prêts à croire n’importe quoi.
    Le comble est que des jeunes se fassent embrigader sur internet pour aller dans l’enfer de Syrie, à partir d’informations manifestement fallacieuses.
    On pourrait croire que la crédulité est l’apanage de personnes peu intelligentes, mais on voit des esprit brillants qui contestent l’existence des camps de la mort des nazis, les preuves manifestes de l’influence humaine sur le changement climatique, ou qui renient l’évolution pour croire à Adam et Eve.
    Que se passe t’il donc dans notre cerveau pour que nous fassions ainsi de grosses erreurs de raisonnement ou que nous suivions comme des moutons, le premier avis venus, sans réfléchir.

    Notre cerveau quand il travaille, consomme de l’énergie : 25 à 30% de l’énergie consommée par l’ensemble du corps. Donc il cherche à économiser le plus possible.
Réfléchir rationnellement à plusieurs problèmes successivement a un coût énergétique important, et nous ne pouvons donc nous permettre de raisonner ainsi tous azimuts sur tous les problèmes.
    Une région du cortex préfrontal analyse en permanence notre dépense énergétique mentale, et plus celle ci est importante, plus cette région s’active et nous pousse à faire des économies.
    Alors dans de nombreux cas, nous choisissons selon des processus plus rapides, basés sur un sentiment, une intuition, une impression. Cela peut être fallacieux.
    Il faudrait donc que nous apprenions d’une part à savoir quelles sont les problèmes importants pour lesquels il faut réfléchir et à reconnaître certaines situations qui risquent de nous tromper.
    En principe l’éducation et l’instruction devrait nous former en partie, et nous donner intelligence, bon sens et esprit critique.
    Cependant nous continuons parfois à nous tromper.

    Nous avons reçu une certaine éducation et instruction qui nous a formé (et déformé). Nous avons donc des référentiels différents provenant de nos origines familiales et de notre parcours scolaire. Notre expérience de métier et de la vie, ajoute d’autres connaissances à celles initiales.
    SI quatre personnes regardent un ruby-cube et lui trouvent une couleur différente, elles ne sont pas forcément dans l’erreur si chacune regarde une des quatre faces de couleurs différentes.
    Or chacun de nous a un environnement différente familial, social, dans son emploi, et des réseaux d’information différents et cela est encore plus vrai avec la prolifération des moyens multimédias.
    Alors que nous nous croyons bien informés, nous recevons nos renseignements de sources limitées et nos acquits nous donnent plus ou moins de moyens de critiquer la véracité de ces sources, selon le sujet abordé.
    D’une part nous avons éventuellement des informations insuffisantes et d’autre part, notre système de représentation issu de nos acquits, nous suggère des réactions et des interprétations automatiques des phénomènes auxquels nous sommes confrontés.
    Ces modes automatique de raisonnement du cerveau ne sont pas forcément fiables, et plus les informations et nos à-priori seront fragiles, plus notre cerveau risquera de nous induire en erreur, si nous ne nous astreignons pas à un raisonnement rigoureux, et à une recherche éventuelle d’informations supplémentaires et à une critique de nos référentiels et de nos biais culturels.
   
    Deux biais que je dénonce souvent et que nous avons tous tendance à plus ou moins pratiquer : la généralisation et la confusion entre corrélation et causalité.
    Si nous sommes témoins de circonstances où deux ou trois fois, un fait A entraîne un fait B, nous avons tendance o croire que c’est toujours vrai. C’est déjà courant dans des domaines relativement précis et logique, mais cela l’est encore plus si les informations sont floues et dans des domaines comme le comportement des individus et le jugement d’autrui, domaines dans lesquels nous faisons souvent, par généralisation des amalgames regrettables.
    L’autre erreur c’est de croire que parce que deux phénomènes sont liées au plan probabiliste, l’un est la cause de l’autre. Je cite souvent la corrélation statistique qui existe entre la consommation de combustible et la mortalité des vieillards, et je pourrais en conclure abusivement que pour qu’ils meurent moins, il suffit de ne pas les chauffer !!
    Beaucoup de statistiques sur le danger de telle ou telle situation ou produit, est souvent erronée car on lui attribue une cause unique, alors que le phénomène est le résultat de nombreuses causes diverses.
    Une troisième erreur est de juger de phénomènes en se servant d’une moyenne unique sans se rendre compte que la dispersion du phénomène est grand et qu’il faufdrait en fait, disposer de plusieurs moyenne affectant des groupes différnets. Les médias font souvent cette erreur dans le domaine financier.
    Des réactions sentimentales et personnelles nous font exagérer notre réaction vis à vis de certains phénomènes et de certains chiffres. Dans ce domaine des risques pour notre santé et notre vie sont largement surévalués, alors qu’ils sont faibles. Certains croient par exemple à la nocivité des vaccins qui est très faible, sans considérer leurs actions bénéfique, mais ne s’inquiète pas du risque qu’ils prennent en se rendant en vacances en automobile, plusieurs milliers de fois supérieur.
    La télévision et internet sont les fournisseurs par excellence d’informations erronées que nous gobons facilement.

    Alors que faire ?
    D’abord nous demander si l’information que nous recevons est fiable, claire, avérée et ne fait pas l’objet de nombreux biais.
    Ensuite nous méfier des conditions dans lesquelles nous l’acceptons; . Quel rôle a notre formation socioculturelle dans notre réaction vis à vis de cette information. Quel est aussi le rôle inconscient de nos sentiments et émotions. Le traitement culturel et sentimental que vous faites subir à l’information n’introduit il pas des biais ?
    Essayer ensuite de regarder l’information à la lumière du bon sens et de la logique. Tout défaut de logique doit rendre l’information suspecte. Critiquer en particulier l’interprétation qui est faite des chiffres.
    Bien sûr, il ne s’agit pas de remettre en cause tous vos jugement, vous n’en n’auriez ni le temps ni l’énergie.
    Mais qu’un certain apprentissage déclenche, dans les cas douteux, une alarme qui vous fasse suspendre votre jugement, jusqu’à plus ample information et son traitement.

Jeudi 26 novembre 2015 à 9:10

Enseignement, école, fac

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    Parmi les parents que je connais, beaucoup pensent que pour apprendre il faut que leurs enfants aient l’impression de jouer.
    Et l’Education Nationale elle même met en avant cet apprentissage ludique
    Cela me rend perplexe.

    Que pour apprendre il faille s’intéresser à ce qu’on fait, qu’on ait besoin de vouloir réussir son apprentissage, tout à fait d’accord, c’est indispensable.
    Or les médias et de nombreux documents de l’Education Nationale, constatnet que les élèves s’ennuient en classe, qu’ils ne s’intéressent pas aux cours, notamment en français et en maths, et qu’ils ne lisent que contraints et forcés.
    Alors on croit qu’en les amusants cela ira mieux ! ??

    Pour que les bébés apprennent à connaître l’environnement, on leur donnent des objets à manipuler, qiui pour les plus grands apparaissent comme des jouets.
    Mais pour le bébé cela n’est pas un jeu mais un véritable travail fatiguant, car c’est l’objets de maints essais répétitifs.
    Seulement le bébé est motivé : il veut arriver à saisir des objets, à explorer son environnement en marchant, puis à communiquer en parlant…. et cela mérite des sacrifices.
    Le bébé est naturellement motivé pour son apprentissage.
    Alors pourquoi les élèves du primaire, du collège, voire plus tard, ne le sont plus.?

    Quand j’étais enfant pour mes camarades et moi, pas de problème. On aimait certes jouer. Mais nos parents nous avaient appris qu’il y avait des règles, qu’il fallait s’imposer une certaine discipline, qu’il fallait les aider dans certaines tâches domestiques, que l’on ne s’amusait qu’une fois le travail d’école terminé, et que notre réussite et notre apprentissage en classe, quelque soit le niveau, conditionnait notre vie future, nos métiers possibles, notre avenir. Evidemment c’était plus facile pour nous, il y avait moins de distractions telles que télévision, ordinateurs ou téléphone, qui n’existaient pas.
    Mais on jouait et on faisait du sport avec joie.
    Je crois aussi que les cours étaient mieux faits. On faisait beaucoup d’exercices, des exercices pratiques dont on voyait l’utilité possible. Les maths étaient utilisés en physique, et il y avait des travaux pratiques de physico-chimie, très pragmatiques.
    Les cours d’histoire étaient passionnants comme des romans d’aventures et la géographine nous apprenait la France et le monde et donnait envie de voyager.
    On avait compris que les cours de français d’une part nous apprenaient à nous exprimer dans la vie, à résumer et faire part de nos idées, et d’autre part on voyait des extraits de nombreux auteurs, et les professeurs essayaient de mettre en valeur la diversité des idées et des  opinions et des expressions.

    Il faut se référer aux mécanismes du cerveau : apprendre, c’est l’apprentissage aussi pour les plus grands, mais ce n’est plus celui de gestes, c’est un apprentissage intellectuel. Il passe par l’intérêt pour ce que l’on apprend, la motivation, l’attention, la concentration, l’apprentissage de la mémoire et son utilisation permanente et aussi réflexion.
    Il n’y a pas d’apprentissage sans répétition, sans exercices pratiques d’application des connaissances acquises. et les résultats ne sont pas immédiats. Il n’y a pas d’apprentissage sans effort. L’école n’est pas un lieu de distraction.
   
    Je pense que les parents ont une grande part de responsabilité dans cet état de choses : ils ont tendance à ne plus éduquer leur enfant, à se débarrasser de lui devant la télé la console de jeu et l’ordinateur, à ne plus mettre en place une vrai vie de famille, à ne plus lui inculquer des valeurs de travail et d’effort, à tolérer un manque de travail scolaire au profit d’internet et du téléphone portable, à ne plus chercher à faire lire leurs enfants et à leur donner un minimum de culture.
    Les parents comptent maintenant sur les crèches et les maternelles pour éduquer leur enfant.  Quant aux professeurs, on leur a retiré toute formation pédagogique et en cas de conflit, ils ne sont plus soutenus par les parents. Alors il ne faut pas s’étonner si certains ne savent pas intéresser leurs élèves. Par ailleurs les exercices d’application, les travaux pratiques ont été supprimés au profit de nombreuses options, qui souvent ne font pas partie de la culture générale censée être acquise au collège et au lycée.

    La mixité sociale est une situation souhaitable, mais la mixité des niveaux ne l’est pas. Autrefois les professeurs donnaient aux plus doués des exercices supplémentaires pour qu’ils ne s’ennuient pas s’ils avaient terminé leur travail plus vite que les autres? Ils leur demandaient d’aider ceux de leurs camarades qui avaient du mal à suivre et ils supervisaient cette action. Aujourd’hui, les moins doués sont en échec scolaire et les plus doués s’ennuient et finissent pas ne plus travailler, et par subir eux aussi des échecs.
    On favorise les petits groupes de parole, les apprentissages ludiques, mais il n’y a plus ni formation pratique, ni apprentissage de la mémoire. On n’apprend plus à faire effort : c’est trop fatigant !!!  Il est plus agréable d’être sur les réseaux sociaux, d’écrire des SMS, voire de fumer du cannabis.

    Et l’ennui n’est pas une tare, si on a appris à l’enfant à être créatif, à se trouver des occupations utiles pour ne pas s’ennuyer. J’ai eu la chance que mes parents m’aient appris cela, que mes professeurs m’aient toujours trouvé du travail intéressant à faire, fusse t’il en supplément. Malheureusement aujourd’hui, alors que les moyens multimédia donnent des possibilités immenses et que le niveau moyen des élèves aurait dû progresser, il est triste de constater qu’il est plutôt en baisse, par manque d’expérience et de méthodes des parents et des enseignants.
    Et pourtant l’instruction est ce qui nous rends intelligents et nous prépare à notre vie future.

    J'ai heureusement rencontré parmi mes correspondant(e)s des jeunes travailleurs et attentifs, qui ont brillamment réussi. Mais je constate qu'au départ leurs parents leur avait donné une bonne éducation, et qu'ils ont suivi des cours dans des collèges et lycées performants où l'on faisait travailler les élèves. Il n'y a pas de miracles !!!

Mercredi 25 novembre 2015 à 11:53

Architecture

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     Je suis tombé par hasard, en cherchant des reconstitutions en 3D, sur une site sur Facebook d’une société qui s’est spécialisée dans les reconstitutions histotiques en images de synthèse 3D. Cette société a fait un DVD qui semble exceptionnel sur Paris au Moyen âge : voir à l’adresse http://www.grezprod.com/docu-poma.html.
Il y a aussi un Youtube sur cette reconstitution.
    Pour vous donner une idée j’ai glané quelques photos :

    La photo ci dessus montre les rives de la Seine, à gauche le Marché-Neuf et sa grande halle, plca où se trouve aujourd'hui la préfecture de police. Au centre le pont Saint Michel et on aperçoit les tours de Notre Dame, et à droite l'imposante prison de la Bastille.
Celle ci dessous montre la pointe de l'île de la Cité et au fond à gauche le palais du Louvre, mais les rois de France habitaient un autre palais dans l'île de la Cité
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Et sur la photo ci après, les jardins du roi sur l'île de la cité :
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Et voici le Palais des rois dans l'île de la Cité, tel qu'il était au Xème siècle :

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A l'époque des maisons étaient construites sur des ponts et les parisiens franchissaient la Seine sans la voir et s'en rendre compte. Ici le Petit Pont, en face de la prison de la Bastille et sur la photo suivante, on voit une vue de la prison :
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Et voici la place de Grève, avec l'ancêtre de l'Hôtel de Ville. On y faisait des fêtes, mais aussi les éxécutions

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Bien sûr une vue de Notre Dame et des maisons autour, etg celle du Chatelet, bâtiment de policer et de justice aux cachots célèbres.

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Enfin une vue des ponts construits : le Pont des Changes, et le pont des Meuniers, en fac de la tour de l'Horloge du Palais royal de la Cité :

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Mardi 24 novembre 2015 à 10:53

Actualité

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    On m’a demandé pourquoi je n’avais pas fait d’article sur les attentats du13 septembre à Paris.
    Certes, ils m’ont touché et remplis d’horreur comme tout le monde, et j’ai pensé à ceux qui souffrent, aux familles des victimes. Certains de mes amis habitaient le 11 ou le 12ème et j'ai été inquiet pour eux, et un de mes petits enfants aurait pu être au Bataclan ou au stade de France.
    Mais durant les jours qui ont suivi, radio et télévision ont donné de très nombreux témoignages et réactions, que la plupart d’entre nous ont entendus, et mon article n’aurait rien apporté d’intéressant, ni d’original.

    Une correspondante qui habite la province me demande s’il faut avoir peur de venir à Paris. Je lui dirai simplement qu’elle a bien plus de risques de mourir sur la route d’un accident d’auto en venant à la capitale, ou de la grippe si vous n'êtes pas vacciné (18 000 morts en 2014 en France), que d’un attentat ici. J'ai repris depuis le métro sans aucune crainte et je suis allé faire mes courses au supermarché, où d'ailleurs on ouvrait les sacs et on regardait si on cachait des armes sous son manteau, ce qui est une précaution utilse..

    Je m’interroge sur ce que peut être le cerveau et la motivation de terroristes pour qu’ils soient à la fois dépourvus de raison au point de tuer ainsi, de sentiments au point d’infliger ainsi de sang froid des souffrances à d’autres femmes et hommes qui n’ont rien fait, et d’intelligence au point de se faire exploser eux mêmes, car ce type de suicide est l’inverse du courage et une absurdité.
    Je me demande si ce sont des anormaux, ou si une tierce personne qui dirige les opérations, ne les drogue pas avant l’action, (notamment à la kétamine), comme on a pu le constater pour des terroristes du Mali ou certains kamikazes, ce qui leur ôte tout raisonnement.
    Je me demande aussi si ceux qui se sont fait exploser près du stade de France, dans des endroits où il n'y avait presque personne, alors qu'ils étaient noirs de monde une heure avant et qu'il y avait 80 000 personnes dans le stade, n'ont pas eu un  remord de dernière minute, un moment de lucidité sur ce qu'on leur demandait de faire et s'ils n'ont pas épargné volontairement des victimes innocentes qu'ils avaient peur de tuer.

    On me demande ce que je pense des mesures à prendre pour éviter cela; je ne suis malheureusement pas compétent en la matière, car je ne connais pas le dossier.
    Il me semble que multiplier les soldats et policiers en faction ne sert pas à grand chose, si ce n'est à rassurer, car ils ne peuvent être partout et des terroristes voulant agir iront bien sûr, là où il n’y en a pas.
    Je crois qu’il faut multiplier les policiers et gendarmes qui traquent les sites d’internet qui font l’apologie du djihad et les trafics d’armes et avoir des mesures de prévention contre ceux que l'on soupçonne.
     .C'est d'ailleurs ce que fait le gouvernement.   
      Des spécialistes de communication et d’internet pourraient aussi faire des sites qui prennent le contrepied des sites djihadistes, avec un mode de communication analogue et qui essaient de dissuader les jeunes de se laisser embrigader dans l’illusion et l’horreur.
     On s’aperçoit aussi que ceux qui ont ainsi commis des attentats sont souvent des repris de justice. Ne faut il pas changer une loi pour pouvoir les mettre provisoirement hors d’état de nuire et pouvoir expulser des étrangers qui font de façon démontrée de la propagande salafiste?
    Mais surtout il est plus que jamais indispensable de réfréner peu à peu ce qui se passe au Moyen Orient, les affrontement et guerres et cela n’est possible que par une coopération mondiale, au delà des clivages politiques, et malheureusement aussi de nos belles pensées idéalistes et altruistes.
C'est ce que tente de faire notre Président.

    Tout cela n’est pas très original et a déjà été dit maintes fois à la télé et à la radio.
    Une chose me préoccupe : comment les islamistes font ils pour recruter des jeunes pour aller en Syrie ou en Irak ? Et comment un kamikaze peut il être assez fou pour se faire sauter. Je vais chercher dans les revues et les sites universitaires que je lis si je trouve des études psychologiques sur ces sujets.

    Depuis que j'ai écrit cet article, je suis tombé sur internet sur un article qui nie les attentats en disant que c'est le gouvernement qui a monté l'opération. Comment peut on être aussi demeuré pour croire cela et assez cinglé pour oser monter une telle manipulation. J'espère que ce site va être fermé. Je pense que nous devons tous signaler des sites comme celui-là.
    Ce qui m'a aussi scandalisé, c'est la personne qui a vendu un film qu'elle avait pris, des personnes blessées d'un restaurant. Comment peut on être assez insensible pour tourner un film au lieu d'essayer de venir en aide et être assez inconscient de la souffrance humaine pour le vendre ensuite. J'espère que cette personne sera poursuivie.

 

 

Lundi 23 novembre 2015 à 16:16

Eveil, sommeil, rêves

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     Vous avez sûrement déjà proposé du café à vos convives, le soir après un bon dîner. Et vous avez eu trois sortes de réponses : « avec plaisir », « non merci j’ai peur de ne pas dormir », et « avez vous du décaféiné s’il vous plaît ? »
    Est ce si évident ? En ce qui me concerne, le café agirait comme une tisane chaude et me donnerait plutôt sommeil; mais si j’en bois deux tasses, alors si je le réveille à 3 ou 4 heures du matin, j’aurai du mal à me rendormir.
    Est ce psychologique, Y est on plus ou moins sensible. S’y habitue t’on ?

    Comment agit la caféine, qui est l’alcaloïde que contient le café et qui est un stimulant et qui est identique à la théine (du thé) et à la matéine (du maté). (En chimie, elle s’appelle « triméthylxanthine ».
    Sachez qu’elle joue le rôle d’insecticide dans certaines plantes, car elle tue les insectes en s’attaquant à leur système nerveux.
    Elle est rapidement absorbée par notre intestin et arrive au cerveau 5 à 10 minutes après l’absorption, et arrive à franchir la barrière hémato-encéphalique car elle ressemble à l’adénine, qui est une base présente dan s tout l’organisme à l’origine de nombreuses synthèses de molécules indispensables à l’organisme.
    Un autre molécule très importante est l’adénosine. Celle ci intervient dans la structure de l’ADN, et surtout sous forme d’adénosine triphosphate, est le fournisseur d’énergie des cellules et notamment des neurones.
    De nombreux neurones ont des récepteurs d’adénosine, et notamment au niveau du bulbe, du cerveau basal et du cortex, où sa fixation sur ces récepteur fait passer de l’éveil au sommeil.
    Elle produit des microblocages dans le cœur et dilate les principales artères.

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    La caféine dont la formule chimique est voisine de l’adénosine, se fixe sur les mêmes récepteurs, mais n’agit pas sur eux. Par contre elle empêche ensuite l’adénosine d’agir sur ces récepteurs. On constate une augmentation de l’activité nerveuse, avec libération d’adrénaline et de dopamine, une augmentation de la pression artérielle et du rythme cardiaque. Elle augmente la capacité de travail du cerveau.
    Elle entraîne des relâchements des sphincters et a notamment une action diurétique.
    Donc il est exact que la caféine contrarie le sommeil.
    Par ailleurs la libération de dopamine rend agréable sa consommation.

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    En fait nous ne sommes pas égaux devant les effets de la caféine.
    Elle est en effet éliminée par l’organisme, grâce à des enzymes présentes dans le foie, mais la rapidité de cette élimination est très variable d’un individu à l’autre.
    La moitié de la caféine est éliminée chez des personnes normalement sensibles en 3 à 4 heures, mais cette durée peut doubler pour des femmes prenant la pilule. Elle est moindre chez les fumeurs. Elle est beaucoup plus grande pour les bébés (30 heures », et pour les animaux mammifères, de telle sorte que l’absorption de caféine est beaucoup plus dangereuse pour eux.

    Des chercheurs ont identifié les gênes codant le mécanisme du blocage de l’adénosine par la caféine, et ils ont constaté que ce gène existait sous deux formes.
    L’une de ces deux formes semble prédisposer à l’action plus importante de la caféine, et donc à un phénomène d’endormissement plus important.
    Par contre, si on prive de sommeil ces personnes pendant 40 heure, la caféine produit un effet excitant qui les rend beaucoup plus performantes que les autres personnes, porteuses de l’autre forme de gène et moins sensibles à l’effet de la caféine.
    De plus les effets du café soient aussi modulés par des facteurs variés, (poids, âge, consommation de nicotine, prise de contraceptifs ou état de grossesse qui agissent sur la vitesse d'élimination de la caféine par l’organisme.

    Si aucune dépendance physiologique ne peut être imputée à la caféine, les chercheurs n'excluent pas la dépendance psychologique attachée au confort d'une meilleure vigilance ou de performances intellectuelles accrues grâce à la capacité de concentration psychique que permet la caféine et à la libération de dopamine.
    Des effets gênants de la caféine (nervosité, anxiété, agitation musculaire) peuvent devenir plus habituel et la limitation de café qu’ils entrainaient diminue.
    Les études semblent indiquer qu'une consommation faible à modérée de caféine, correspondant à moins de 5 tasses par jour, n'a pas d'effet négatif notoire sur la santé.

Dimanche 22 novembre 2015 à 10:00

Paysages

  Aujourd'hui, en intermède, les maisons de Salers avec leurs murs de pierre volcanique noire et leurs toits de lauzes.
         Les photos représentent le château de Salers, la maison du Baillage avec sa belle tour en lave, la place de l'hôtel de ville, la maison de la Ronade qui date du XIII ème siècle, la maison de Figeac, un enchevêtrement de toits, une cour fleurie avec le toit en lauzes dont on voit bien l'empilement, un magasin à la vitrine pittoresque, et enfin deux photos de l'intérieur de l'église.

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Samedi 21 novembre 2015 à 9:08

Notre cerveau : intelligence; langage

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    Les psychologues ont une dénomination que je trouve bizarre et peu explicite : « la théorie de l’esprit ». Qu’est ce ?
    C’est le fait de pouvoir expliquer les actes d’autrui (et éventuellement de soi même) et de les prévoir, grâce à l’observation d’états mentaux, souvent d’ailleurs perçus intuitivement.
    Ce n’est pas quelque chose d’évident et cela fait partie du développement des enfants, sujet qui me tient à cœur.
    Jusqu’à 4 à 5 ans l’enfant n’a pas cette capacité qu’il acquiert progressivement à partir de 18 mois environ (en fait à partir du moment ou il peut comprendre le langage).
    Lire et écrire le conforteront car cela développera ses moyens d’expression.

   
    Le bébé considère que les autres et notamment sa famille, sont le reflet de lui même et ont les mêmes pensées et il compte sur eux pour satisfaire ses désirs.
    La première étape, vers un an à 18 mois, est de se rendre compte que les autres peuvent voir le monde autrement que lui. L’enfant n’explore plus le mo,nde seul mais avec les autres, il regarde là où il regarde, il leur montre des objets, il réclame des actions : il découvre qu’on peut partager des pensées.
    Mais, à ce stade, il ne sait pas dans quelle mesure la pensée d’autrui peut être différente de la sienne, et il est incapable de comprendre le mensonge ou la plaisanterie.
    A 18 mois l’enfant coopère à des actions : quand je revenais de faire des courses avec deux cabas dans les deux mains, mon fils de 19 mois poussait devant moi la porte de la cuisine fermée, pour que je puisse passer. Mais la réalité était parfois difficile à comprendre : il y avait un interphone de surveillance entre la chambre des enfants et la nôtre et les jeunes enfants avaient du mal à comprendre qu’on pouvait leur parler sans être dans la pièce.
    A cet âge l’enfant croit que les autres ont le même savoir que lui. Quand on changeait devant mon fils la place de la balle du chien dans la pièce, alors que le chien n’était pas là, il ne comprenait pas que le chien aille la rechercher d’abord à son ancienne place : puisque lui savait où elle était, le chien aurait dû le savoir aussi ! Le savoir de l’enfant, c’est lka réalité pratique et visible.
    L’enfant ne s’apercevra vraiment que les autres ne pensent pas comme lui que lorsque le langage lui permettra de communiquer de façon suffisante pour comprendre la pensée d’autrui.

    Le stade suivant est pour l’enfant de s’apercevoir que quelqu’un peut avoir une opinion sur un sujet, qui pour lui est fausse et non conforme à la réalité, et notamment que quelqu’un peut volontairement mentir.
    Le premier pas est de se rendre compte qu’une réalité peut être vrai pour l’un et fausse pour l’autre.
    Habituellement les gâteaux du goûter étaient rangés dans un placard bas de la cuisine. Devant mes deux fils je mettais le paquet de gâteaux dans le frigo (ce qui est idiot!), puis je leur demandais « Où votre sœur va t’elle chercher le paquet de gâteaux.
    Mon deuxième fils, qui avait 3 ans répondait « dans le frigo », car c’était ce qu’il savait de la réalité. Mon fils aîné qui avait 5 ans, comprenait que sa sœur n’étan
t pas là, ne pouvait connaître ce nouvel emplacement et répondait logiquement « dans la placard ». Il savait que quelqu’un pouvait avoir une représentation de la réalité différente de la sienne, mais cela de façon logique et sincère.
    Par contre, même à 5 ans, l’enfant prend en général assez mal une plaisanterie, car il ne s’imagine pas sur le moment que ce n’est pas la vérité et cela le vexe de s’être fait berner.

    Le deuxième stade est en effet de s’apercevoir qu’autrui peut volontairement penser quelque chose de faux, en sachant que ce n’est pas conforme à la réalité.
    Au départ l’enfant pense que la personne est sincère et ignore que ce qu’elle dit est faux, et cela même vers 4 ou 5 ans. Pour repérer plaisanterie et mensonge, il faut comprendre que l’autre sait pertinemment que ce qu’il dit est faux et qu’il le fait volontairement dans un but donné.
    C’est effectivement là une situation où l’enfant doit se mettre à la place de l’autre et essayer de penser comme lui, pour comprendre son comportement
    Si mon fils me disait « je vais aller jouer, j’ai fini d’apprendre mes leçons » en pensant que je vais le croire, c’est un mensonge. S’il dit la même chose juste en rentrant de classe, sachant très bien que je sais que c’est faux et que je ne le croirai pas, c’est une plaisanterie.
    C’est très difficile pour un enfant de moins de 6 à 7 ans de différencier les deux et surtout de savoir manier ces concepts.

    En effet le troisième stade, c’est d’imaginer comment on pourrait agir sur la pensée d’autrui, et donc de mener dans ce sens, son propre comportement.
    C’est apprendre à mentir de façon vraisemblable, pour en tirer un avantage et à faire une plaisanterie pour amuser les autres.
    Il est rare qu’un enfant sache faire cela avant 7 ans.

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lancien

sortir de la tristesse

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