Vendredi 20 novembre 2015 à 9:11

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

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    Nos sens semblent essentiels, car ils nous permettent de connaître nootre environnement, de savoir ce qui se passe autour de nous.
    Vue, ouïe et toucher sont primordiaux pour que nous puissions nous représenter l’univers de notre vie.
    Pour nous, ce que nous voyons, ce que nous touchons, ce que nous entendons est la réalité des choses.
    Pourtant la neurobiologie semble montrer aujourd’hui que notre cerveau ne voit pas le monde qui nous entoure tel qu’il est.

    Les neurones de nos organes de sens (sauf l’odorat), passent d’abord par le thalamus, avant d’envoyer les informations vers les centres d’interprétation de ces perceptions. Le thalamus coordonne ces informations pour que l’on sache quelles sont celles relatives à un même objet à un même instant.
    Mais les neurobiologistes ont constaté que seules 10% des connexions du Thalamus apportent les informations des sens aux centres d’interprétation de nos perceptions. 90% des connexions sont des rétroactions des centres sur le thalamus et des connexions avec les autres centres du cortex.
    Par ailleurs la plupart des connexions des centres d’interprétation sont internes, de façon à élaborer l’interprétation, notamment des images et des sons.
    Même quand nous fermons les yeux, certains échanges se poursuivent, alors qu’il n’y a pas de perception. Seule l’utilisation de produits chimiques anesthésiants interrompt presque complètement cet échange permanent.
    Certes c’est d’abord une activité de veille, en attente d’une stimulation, mais on a constaté que c’était bien plus et que le cerveau n’enregistrait pas passivement les stimulations de perceptions.
    Chez un animal qui vient de naître, cette activité est faible et se renforce considérablement lors d’une perception. Mais ce n’est pas le cas chez l’animal adulte, pour lequel l’activité des centres d’interprétation et du thalamus est persque aussi forte en l’absence de perception, que lorsqu’elle se produit.
    Certains neurobiologistes pensent que lorsque une perception visuelle a lieu, le cerveau va chercher en mémoire s’il a une image du paysage en question et la charge, et il corrige ensuite cette image en fonction des perceptions réelles que lui fournit la vue.
    Le cerveau se servirait donc du passé pour reconstituer le présent à partir des perceptions, mais aussi probablement pour anticiper sur l’avenir, en prévoyant la suite de l’évolution de l’image.
    C’est notamment ce qui se produit lorsque nous nous déplaçons dans un environnement. Le cerveau se sert des images passées et présentes pour imaginer les images suivantes et nous guider dans le déplacement en prévoyant l’environnement suivant que nous allons rencontrer.
    Lorsque nous observons un paysage connu, notre cerveau lorsqu’il rencontre une image, l’accompagne automatiquement et inconsciemment de données : c’est la maison de untel, c’est la route pour aller chez X, tiens la fenêtre de Y est fermée, il dort encore… etc…
    Bref notre cerveau fait en permanence un travail de reconstitution d’images et de données, appuyé sur des constatations réelles
    Chez certaines personnes, ce travail d’anticipation du cerveau peut devenir prépondérant et il n’y a plus une vérification systématique par les sens de ce qui se passe réellement. C’est ce qui explique des hallucinations. Mais j’ai déjà fait des articles à ce sujet.

Jeudi 19 novembre 2015 à 8:54

Paysages

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    Je ne sais pas si vous connaissez la petite ville de Salers, dans le Cantal, près d’Aurillac, à l’ouest des volcans d’Auvergne, sur un plateau à 900 mètres d’altitude et au bord d’une rivière, la Maronne. J’y ai passé une nuit lors d’un périple dans cette région et c’est un petit bourg charmant et très ancien, qui a compté jusqu’à 1500 habitants vers 1800, mais n’en a plus que 350 aujourd’hui.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/Unknown.jpg    Elle est surtout connue pour la race de vaches de Salers et son fromage, qui est sûrement le meilleur du Cantal.
    Mais la région est superbe, on y respire un bon air, on voit la chaîne des Puys, et l’on entend sonner les cloches des troupeaux.
    La ville s’est constituée autour du château des barons de Salers autour de l’an 1000 et s’est fortifiée vers 1430. Il reste de ces fortifications deux grandes portes.

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages7/SalersFranceAG022-copie-1.jpg    Les maisons sont anciennes et bâties en pierre noire volcanique, très typique de la région, et les toits ne sont pas en ardoise, mais en « lauzes », pierres volcaniques noires de quelques centimètres d’épaisseur, clivées comme des ardoises. Les charpentes en bois sont impressionnantes car elles doivent résister à ce poids.

    Aujourd’hui je vous montre des vues générales et dans 3 jours je vous montrerai les maisons de Salers.

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Mercredi 18 novembre 2015 à 8:58

Biologie, santé.

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    Sans doute avez vous vu sur les journaux ou au journal télévisé qu’un bébé britannique d’un an Layla Richards, avait été semble t’il, guérie d’une leucémie infantile, alors qu’elle semblait condamnée.
    Ce n’est pas un miracle, comme le clame le journaliste de la télé, ou certains journaux anglais, mais un nouveau traitement rendu possible par les progrès de la génétique et de la modification possible des ADN dont je parlais il y a quelques jours.

    Pour comprendre la suite, quelques mots sur notre immunité.
    Les lymphocytes T sont une catégorie de leucocytes (globules blancs), qui jouent un grand rôle dans la réponse immunitaire : ils détruisent les cellules infectées par un virus ou les cellules reconnues comme étrangères à l’organisme, c'est-à-dire autres que celles que les cellules T ont appris à tolérer lors de leur maturation.
    Lors d’une infection, ils reconnaissent les cellules étrangères, et se multiplient alors rapidement. Ils produisent des protéines qui détruisent les cellules anormales ou activent des macrophages (d’autres lymphocytes) qui vont les détruire.
    Ces lymphocytes sont générés dans la moelle osseuse et dans le thymus, une glande située derrière le sternum, et devant la trachée.
    Lorsqu’ils viennent d’être produits les lymphocytes T ne sont pas « instruits ». Ils vont circuler dans le sang et notamment dans les organes lymphoïdes, et là, rencontrent des cellules spécialisées qui vont les éduquer. Elles contiennent des antigènes que les cellules T vont apprendre à reconnaître. Ils différencieront ainsi les cellules étrangères de celles appartenant à l’organisme.

    Le problème des cancers et leucémies, est que les cellules malades, même si elles ont un comportement anormal de différenciation, sont des cellules de l’organisme. Elles envoient donc un signal de reconnaissance aux récepteurs des lymphocytes T et ne sont pas reconnues comme étrangères à l’organisme et ne sont donc pas éliminées.
    Des expériences réalisées dans les années 1980, ont montré que la neutralisation de ces récepteurs permettait aux lymphocytes T de redevenir agressifs à l’égard des tumeurs. On essayait donc d’intervenir sur les récepteurs du malade, mais souvent celui-ci ne possédait pas assez de lymphocytes pour que ce soit efficace, et par ailleurs le traitement était long et onéreux.

    La jeune britannique était atteinte d’une leucémie aiguë lymphoblastique, maladie dans laquelle les globules blancs qui ne sont pas arrivés à maturité et dont le développement est arrêté, et qui n'ont donc pas de fonction spécifique, se multiplient en très grand nombre.
    En dépit d’un traitement par chimiothérapie et une greffe de moelle osseuse, la leucémie du bébé n’avait malheureusement pas disparu, et les médecins avaient dit à ses parents d'envisager des soins palliatifs et de fin de vie.
    Une méthode inédite a été essayer en désespoir de cause.
    Des lymphocytes T ont été prélevés sur un donneur. Ils ont subi un traitement de modification génétique, de façon à les rendre non seulement indétectables par le système immunitaire, puisqu’ils provenaient d’un autre organisme, mais aussi exclusivement agressifs pour les cellules tumorales et également insensibles aux substances de chimiothérapie présentes dans l’organisme.
    Un millilitre de cellules modifiées génétiquement, a été administré au nourrisson par voie intraveineuse, en une dizaine de minutes. Après quoi, la jeune patiente a été isolée plusieurs mois pour la protéger des infections. Après plusieurs semaines, les cellules cancéreuses semblaient avoir été éradiquées.
    L’enfant a alors reçu une greffe de moelle osseuse, en vue de renouveler son sang et son système immunitaire. Elle est actuellement ressortie de l’hôpital et se remet progressivement. Elle semble donc guérie : une première encourageante pour cette méthode salvatrice des cas désespérés.

Mardi 17 novembre 2015 à 12:33

Aider les autres

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Ces jours derniers, je parlais de la formation et de apprentissage des enfants parce que je m’intéresse beaucoup à ce sujet, très important pour tout parent.

Mais aujourd’hui une correspondante me demande « Comment fais tu, as tu des trucs pour mieux comprendre quelqu’un que tu veux aider ? » 

Je vais essayer de répondre, mais ce ne sont pas des trucs, mais plutôt un comportement, qui s’est perfectionné avec l’habitude et les divers cas que j’ai pu rencontrer, tant dans ma vie familiale et professionnelle, que sur ce blog.

 

Une première constatation, il n’y a pas de recette universelle : arriver à comprendre les sentiments d’autrui, ses émotions et sa souffrance, est variable selon les individus, selon l’interlocuteur que l’on a face à soi, selon le problème et sa cause, et selon le contexte du moment. Le langage , la façon de s’exprimer a également beaucoup d’importance, comme dans toute communication.

 

Il faut d’abord ressentir des émotions : les mêmes que son interlocuteur : joie, peine, angoisse, douleur, peur, dégoût, colère et comprendre les émotions liées à l’amitié, à l’amour, à la haine… On ne peut pas ressentir les émotions de l’autre si’ on n’a pas une affectivité suffisante. La plupart des personnes y arrivent avec un peu d’entrainement, mais ce n’est pas toujours le cas.

ll faut être dans un état affectif assez similaire et proche de son interlocuteur. On peut ressentir soi même une émotion, mais si l’état est trop différent de celui que l’on a en face de soi, il est difficile de le comprendre.
Il ne faut pas confondre empathie et sympathie, car même si nous comprenons la douleur de l’autre, nous n’y sommes pas sensible de la même façon.

Supposons que des personnes regardent un film où un homme bat sa femme.

Un jeune enfant pleurera parce qu’il s’imagine recevoir une fessée et avoir mal.

Un psychiatre comprendra la douleur de la femme, mais il est tellement habitué à de s problèmes psychologiques q’il n’aura pas une grande émotion.

Mais supposons qu’il s’agissent d’une mère et que la jeune femme battue ressemble à sa fille, là son émotion sera bien plus forte, parce qu’il y a ce lien affectif même s’il n’est que subjectif.

Finalement, éprouver de l’empathie pour quelqu’un qui souffre, ce n’est pas seulement éprouver les mêmes émotions, parce que l’on est sensible, ou par mimétisme; c’est vraiment imaginer la douleur de l’autre et se l’approprier, c’est partager ses émotions, en faisant appel à son expérience et sa mémoire.

 

Mais si on veut ensuite aider cette personne, il ne faut pas aller trop loin. 

Si je restais insensible, je ne comprendrais pas ses problèmes; si je me laissais aller à trop de sensibilité, je serais alors incapable de l’aider parce que ne maîtrisant pas mon émotion au profit de la raison, la logique et le pragmatisme. C’est en fait moins facile que l’on ne croit de ne rester que moyennement sensible.

On peut parfaitement s’imaginer les émotions d’autrui sans partager les mêmes croyances, les mêmes désirs et pulsions, les mêmes intentions. Pour aider quelqu’un il faut avoir un certain recul, il ne faut pas se laisser entraîner dans l’émotion pure. Il faut certes comprendre et s’assimiler ses émotions et leurs causes, mais il faut en partie regarder la scène en spectateur, conserver sa logique et son esprit critique.

Il faut finalement tout en éprouvant de l’empathie pour lui, voir la situation autrement que son interlocuteur, pour pouvoir lui montrer ce qu’il n’a pas pu ou n’a pas su voir. C’est beaucoup plus facile avec quelqu’un d’extérieur qui ne vous est pas proche, qu’avec quelqu’un de sa propre famille, car là, on est trop impliqué sentimentalement.

Je reprends l’exemple de la personne battue, par exemple une adolescente par ses parents ou par des camarades de lycée.

Si je ne m’imagine totalement sa souffrance corporelle, au points de la ressentir presque, certes je comprends une partie de sa douleur, mais ce n’est pas comprendre ses émotions.

Par contre, en discutant avec elle, j’arrive à comprendre la situation, le contexte, les causes, à analyser ce que ressent mon interlocuteur, quelle est la nature de ses émotions, que j’arrive à imaginer ce que je ressentirai moi même en tenant compte de sa personnalité, là je ne ressens pas la douleur physique, mais vraiment l’état subjectif de la personne que j’ai en face de moi.

Je peux alors aller plus loin avec mon imagination : c’est essayer de trouver les réponses qui pourraient améliorer la situation, apaiser les souffrances, faire aussi cesser ses causes, mais je dois alors analyse le fruit de mon imagination, critiquer mes idées voir leur vraisemblance, leur chance d’aboutir et ensuite les confronter à la réalité de l’autre.

 

Enfin je mets en garde surtout les jeunes qui essaient d’aider leurs amis.

  Assimiler ainsi la souffrance d’autrui est quelque chose d’éprouvant si on ne prend pas assez de recul, si on se laisse soi même gagner par l’émotion. Si la douleur de l’autre vient trop en nous, elle peut devenir insupportable et il y a donc un risque de contagion. 

J’ai connu des jeunes qui, en voulant aider leur petit(e) ami(e), en dépression, ont fini eux mêmes en dépression, car ils n’avaient pas l’expérience et le recul nécessaires pour cette lourde tâche. Si un jour vous sentez, en aidant quelqu’un, que vous êtes vous même dépassé(e) par vos émotions, il faut appeler à l’aide, car il y a parfois des situations trop difficiles pour une seule personne, même si elle est motivée par l’amour ou par une grande amitié.

 

Lundi 16 novembre 2015 à 8:05

Animaux

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       Je m'aperçois que je n'ai jamais publié, dans mes intermèdes, d'image de hibou.
      Alors il faut réparer cela et en voilà quelques unes; trouvées sur internet :

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Dimanche 15 novembre 2015 à 8:43

Inné et acquis

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    Je vous parlais en début de semaine du développement du cerveau des enfants.
    Un point qui m’a toujours intéressé, tant chez mes enfants que mes petits enfants quand ils étaient tout jeunes, c’est la prise de conscience de la différence entre soi et les autres et le développement de la conscience d’être un individu autonome bien défini.
    Comment sait on qui l’on est ?
    Le tableau ci-dessous donne les grandes étapes de ce processus.
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    Même avant la naissance, le foetus fait l’expérience des sensations qu’il perçoit et que son cerveau cherche à interpréter. Bien sûr il ne comprend pas les causes, mais il s’habitue à des sensations répétitives. Alors que tout enfant étranger sursautait quand le carillon de la pendule d’une de mes filles sonnait, ce bruit ne gênait pas du tout ma petite fille de huit jours : elle l’avait entendu maintes fois dans le ventre de sa mère !
    Le bébé commence par développer les premières semaines sa vue et son audition. Il est sensible à l’environnement mais peu à lui même. Mais sans bien en comprendre les éléments il prend conscience qu’il a un corps qu’il peut bouger, sur lequel il peut agir.
    Vers 2 à 3 mois, il sourit à sa mère et aux personnes de sa famille, aux étrangers qui ont une voix qui plaît à l’enfant. Il y a donc interaction avec autrui, mais sans qu’il ait conscience qu’il s’agit de personnes comme lui.
    Puis c’est la période où il va apprendre à se servir de ses mains et là il va non seulement voir, mais toucher son corps, apprendre de quoi il est composé. Bébé se tire les cheveux, attrape ses pieds… Il apprend aussi à s’en servir pour faire certaines actions volontaires : par exemple tenir son biberon.
    Le bébé prend conscience que son corps est différent de l’environnement et lui appartient puisuqil peut s’en servir. Mais en fait cette expérience dure depuis la naissance. Si vous touchez la joue du bébé de 2 ou 3 jours avec la tétine du biberon, il tourne la tête et met la tétine dans sa bouche.
    Mais au bout de quelques mois il touche un peu à tout, puis seulement ensuite aux objets « qui l’intéressent ».
    Cette conscience de l’autonomie de son corps, les psychologues la baptisent d’un nom curieux : le « soi écologique »

    Très tôt le bébé va essayer de comprendre ce qu’il ressent en mémorisant des conséquences. Des chercheurs ont montré en donnant à des bébés des « tétines musicales » qui produisait un son à chaque succion, qu’ils se guidaient très vite sur le son pour boire de la meilleure façon, en jouant de la tétine comme une trompette.
    Il va peu à peu apprendre et mémoriser les conséquences de ce qu’il perçoit et de ses actions sur l’environnement.
    Cette capacité se développera davantage avec la marche qui va étendre son champ d’action et il va alors découvrir qu’il est un mobile autonome dans son environnement matériel.
    L’enfant fait maintenant attention aux conséquences de ses actes.

    Autour d’un an le bébé va développer sa connaissance des autres. Il considère que sa mère lui appartient et doit s’occuper de lui. L’enfant demande qu’on fasse en permanence attention à lui. En fait c’est parce qu’il prend conscience de son existence et il veut qu’on reconnaisse qu’il existe. C’est la prise de conscience de soi, d’exister par rapport aux autres, qui représentent autre chose que l’environnement matériel.
    Que fait l’enfant devant son image dans le miroir?
    Quand il v comprendre que c’est la sienne, au début il va la fuire, se détourner, regarder ailleurs.Il ressent en efet tout à coup que c’est aussi lereflet de l’image que les autres perçoivent de lui.
    Jusque là l’enfant pensait aussi que les autres pensaient comme lui. Il y avait identité entre ce qu’il pensait et ce qu’il attribuait comme idées aux autres. Mais peu à peu il s’est aperçu que les autres avaient des idées, des émotions des souhaits différents, qu’on lui interdisait certaines actions, que les autres savaient aussi des choses qu’il ignorait et qui pouvaient lui être utile, et qu’il pouvait demander de l’aide à autrui.
    La conscience de soi prend une autre dimension lorsque l’enfant , ayant pris conscience de son image, sait qu’elle est vue par les autres et chercher à l’améliorer.
    L’enfant choisit alors ses relations avec autrui, car il commence à comprendre les liens entre la personnalité des autres et leurs sentiments et ce qu’il ressent lui même.
    Le bébé qui a commencé vers neuf mois à observer les réactions d’autrui, notamment vis à vis de l’environnement et de lui même, ne différencie vraiment les siennes et celles des autres que vers 18 mois. L’enfant agit avec autrui.

    Mais la conscience pleine et entière de soi ne va vraiment venir que dans la période suivante, quand l’enfant va savoir parler, ce qui va lui donner un moyen de communication tout autre, et de pouvoir exprimer ce qu’il ressent et écouter ce que ressentent les autres, que ce soit analogue ou différent.
    Le soi et celui des autres seront alors totalement distincts.

Samedi 14 novembre 2015 à 8:56

Biologie, santé.

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    Je pense qu’il vous arrive, comme à moi, d’aller chez le médecin, mais évidemment, le moins souvent possible.
    Mon médecin a mon dossier sur son microordinateur, mais je n’y ai pas accès.
Cela ne me gêne pas car j’ai sur le mien un dossier plus complet !
    En effet le médecin, s’il veut rentrer le résultat des analyses dans un laboratoire ou des examens chez un centre d’imagerie, voire un compte rendu d’un spécialiste, devrait scanner les documents correspondants. Il n’a pas le temps et se contente de les lire et note s’il y a vraiment une grosse anomalie.
    Pourtant ces documents ont aussi été faits sur ordinateur et même les clichés sont sur de petits DVD, dont d’ailleurs j’ai deux exemplaires d’une IRM et d’une échographie.
    Bien sûr, moi je n’y distingue rien, mais le médecin devrait pouvoir y voir un minimum, avec l’aide du commentaire du spécialiste.
    Et encore je suis privilégié. La plupart du temps chaque médecin crée et conserve un dossier médical qu'il vous transmettra, le cas échéant, sous forme papier., si vous le lui demandez et qu’il trouve la requête justifiée. Et cela prends du temps, souvent un mois pour les hôpitaux. Il vaut mieux ne pas avoir besoin d’un second avis pour confirmation.
    Ce n’est vraiment pas une bonne utilisation de l’informatique.

    Aux USA, depuis 2010, le système est plus évolué.
    Chaque patient a un « dossier médical » sur une machine externe (comme votre facebook), et toutes les personnes habilitées y ont accès. Le patient grâce au mot de passe qui lui est propre, les médecins et organismes médicaux avec des mots de passe qui leur sont propres. Un logiciel appelé « Blue Button » permet cet accès.
    Et chacun qui vous traite, pour une consultation ou un examen, met directement le résultat sur le dossier informatique. Ainsi, si vous êtes malade en vacance, le médecin aura lui aussi, accès au dossier.
    Cette pratique ne semble pas poser de problème.
   
    On annonce que, en France, un  « dossier médical partagé » électronique pourrait voir le jour en 2016, mais en fait, ce « DMP » en projet n'est pas un véritable dossier médical mais plutôt un carnet de santé amélioré.
    Il existe actuellement un DMP simplifié dans quatorze régions, et 525 000 dossiers, tenus dans quelque 600 établissements et par 6000 professionnels de santé libéraux.
    Mais en fait c’est plus un dossier médical personnel que partagé et il est très peu utilisé et a coûté cher.
    Par ailleurs, les médecins ont un peu tendance à croire que cela porte atteinte à leur liberté, qu’ils peuvent être ainsi jugés par des confrères, et ils disent aussi que les malades ne peuvent comprendre le dossier et que de mauvaises interprétations peuvent être faites.
    Je ne suis pas d’accord avec eux.
    Si vous consultez deux médecins pour un même trouble, qu’il y ait ce dossier ou non, le second peut toujours juger le premier, et cela en fonction de ce que vous lui aurez dit. Comme vous n’êtes pas médecin, cela peut être erroné et le dossier médical engendrerait un jugement plus équitable.
    Je crois par ailleurs que toute personne doit être un acteur de sa santé, qu’il doit être conscient des données biologiques s’il veut comprendre et appliquer le traitement.
C’est le rôle des médecins de leur expliquer s’ils ne comprennent pas bien.
    Par ailleurs les documents ont eux mêmes des explications (par exemple les valeurs normales sur les analyses), et le logiciel peut comprendre un petit dictionnaire pour donner la signification des mots trop techniques.
    Personnellement je souhaite d'être informé clairement sur ma santé, de comprendre ce qu'on va me faire éventuellement pour y consentir et je lis toujours les notices des médicaments que l’on me donne, et si je ne comprends pas, je demande au médecin de m’expliquer - ce qui l’agace parfois un peu lol.
    J’espère simplement que les informaticiens qui concevront le futur logiciel ne feront pas une usine à gaz !!

Vendredi 13 novembre 2015 à 16:36

Encore des chats me direz vous. C'est vrai, j'aime bien les petits chats. Je leur trouve une bouille mignonne.
Voici, en intermède, quelques photos trouvées sur internet.

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Vendredi 13 novembre 2015 à 7:54

Chats

Encore des chats me direz vous. C'est vrai, j'aime bien les petits chats. Je leur trouve une bouille mignonne.
Voici, en intermède, quelques photos trouvées sur internet.

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Jeudi 12 novembre 2015 à 7:47

Relations avec nos parents, famille

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             Je me souviens avoir lu des livres de psycho sur l’enfance quand mes enfants étaient jeunes, il y a 40 ans. Les psychologues pensaient alors que les bébés étaient uniquement préoccupés de leur apprentissage physique, limité aux expériences matérielles de chaque instant et ils les croyaient incapables de tout action, et de tout concept, par exemple de différencier le réel et l’imaginaire, d’appréhender des liens logiques notamment de cause à effet, d’imaginer des essais et de comprendre la pensée ou les actions d’autrui.
            C’est tout à fait faux et on sait maintenant que, si évidemment le bébé ne peut agir comme un adulte, il est quand même capable de capacités étonnantes.
            Certes l’observation est difficile car l’enfant a du mal à s’exprimer, à s’expliquer, mais le langage permet très tôt, par le sens mais aussi les intonations, de communiquer et d’essayer de comprendre.
 
            Des études montrent par exemple, que les nourrissons, à partir du moment où ils sont capables d’observer leur environnement, mémorisent le « situations habituelles », qui en fait correspondent soit à des lois de la physique (la pesanteur par exemple), soit à des habitudes de vie quotidienne. Dès lors on les voit s’étonner et s’intéresser sur tout chose ou situation inhabituelle et nouvelle.
            Il est très important que les parents favorisent et initient cette curiosité intellectuelle du jeune enfant pour les choses nouvelles : c’est forger son imagination et son sens de l’observation et du raisonnement.
            Et tous les sens de l’enfant sont utilisés pour découvrir l’environnement.
 
            Un enfant d’un an, a certaines réactions vis à vis de son environnement et il a des préférences des goûts. A cet âge, il pense que les adultes sont comme lui et il leur attribue ses propres envies et agit en conséquence.
            Un enfant de 18 mois comprend intuitivement que les personnes qu’ils connaît sont différentes et qu’elles ont des goûts différents, qu’elles ressentent du plaisir et de l’aversion, et ils arrivent à déchiffrer certaines expressions des visages et les imitent pour essayer d’exprimer leurs sentiments.
            Très tôt un enfant a une certaine intelligence émotionnelle intuitive : il sait détecter chez autrui certains sentiments : joie tristesse, colère, peur et leur intensité.
 
            Des enfants de 3 ou 4 ans sont très capables d’enchaîner des relations de cause à effet et de déduire par apprentissage, comment faire fonctionner une « machine » dont le fonctionnement dépend de commandes logiques. Ils arrivent notamment à tenir compte de fréquences de fonctionnement pour orienter leurs essais, ce qui après tout constitue de la statistique expérimentale intuitive.
            En fait ils font des essais, examinent les conséquences de leurs actes, tirent des conclusions de cause à effet qui peuvent reposer sur des fréquences de fonctionnement plus grandes. C’est intuitif, ce n’est certes pas le raisonnement du chercheur adulte, mais c’est une formation de première importance pour le fonctionnement rationnel du cerveau
            Mais il ne faut pas vouloir tout leur montrer, leur donner du savoir complet, Il faut les aider sur les méthodes d’approche, mais il faut les laisser découvrir comment cela fonctionne. Un enfant auquel on explique trop sera moins créatif.
            Certes il y aura des erreurs, mais c’est leur souvenir qui donne de l’expérience.
            L’enfant de deux ans, voire trois, choisira une collection d’objets moins nombreux plus espacés selon une ligne plus longue, plutôt qu’un plus grand nombre d’objets resserrés. Même s’il ne sait pas compter mais qu’on lui montre les deux lignes d’objets en leur donnant le même espacement, il comprendra vite son erreur.
            Il est étonnât de constater qu’à six mois un enfant sait différencier 1 et 2 et intuitivement comprend que 1+1 = 2 et 1-1 = 0 pas mathématiquement, mais avec des objets : c’est une intuition des présences. Il arrivera rapidement en tre un an et 18 mois à reconnaître des quantités jusqu’à 5 (les doigts de la main).
 
            Et il arrive que devant une machine bizarre inconnue des enfants trouvent plus vite que des adultes, trop enfermés dans des règles de fonctionnement habituel.
            En fait le cortex frontal inhibe e les pensées et actions non pertinentes. Il est encore peu actif chez les jeunes enfants. C’est un inconvénient car ils mesurent moins les conséquences de leurs actes, mais c’est un avantage pour découvrir le monde et son apprentissage.
            A nous de les protéger et de les aider dans cette découverte qui va commencer à les rendre intelligents.
 
            Et ce qui est très extraordinaire c’est de constater entre un an et 18 mois comme des bribes de langage sont créées pour exprimer des phénomènes que l’enfant a découvert et compris.

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