Mercredi 11 novembre 2015 à 9:50

Inné et acquis

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Cela se voit en feuilletant mon blog, j’ai une marotte : comment lr cerveau humain fonctionne t’il et comment les capacités de l’enfant se développent elles ?
Les articles que ‘jai pu faire dans ce domaine semblent intéresser certain€s de les lectrices et lecteurs, et je ferai dans les jours qui suivent, quelques articles à la suite de la lecture de propos d’Olivier Houdé, professeur de psychologie du développement et de l’enfant à l’université de Paris Descartes.
 
Il faut se dire que, malgré les différences génétiques et les hasard du développement du cerveau du fœtus, nous naissons tous avec un énorme potentiel, tant physiologique qu’intellectuel,
Certes nous avons des préférences cérébrales innées, qui nous facilitent certaines tâches ou certains comportements, mais c’est l’apprentissage que nous recevrons les premières années, puis l’éducation et ensuite l’instruction qui nous seront prodiguées, ainsi ensuite que l’expérience de la vie, qui nous rendront plus ou moins intelligents et capables de certaines actions. Le développement de notre mémoire est en particulier un point essentiel du développement de notre intelligence et cela est très négligé de nos jours., et ce d’autant plus que nous disposons de moyens de rechercher et de stockage de données qui nous évitent de les retenir.
Si les théories de Freud sur le développement de l’enfant apparaissent très périmées, les observations du psychologue Jean Piaget restent tout a fait valables, si ce n’est qu’il introduisait un calendrier trop strict de ce développement. Aujourd’hui, à la lumière des neurosciences, on considère que d’une part le bébé a davantage de capacité que nous ne soupçonnions et d’autre part que le développement est plus continu, plus enchevêtré, plus biscornu par moment, que le modèle très cartésien de Piaget.
 
L’important dans ce développement c’est le changement qui intervient, mais aussi la continuité et cela touche maints domaines : le développement physiologique, l’interaction avec l’environnement, les représentations, les savoir-faire, les connaissances ; le traitement des informations, les relations sociales et humaines, les comportements émotionnels, parfois impulsifs, et ceux rationnels, réfléchis et contrôlés.
En fait tout est lié : savoir marcher permet à l’enfant de se déplacer, d’avoir une certaine autonomie, d’explorer ; savoir perler est la base des interactions sociales, mais
aussi de la pensée, et savoir lire ouvre la porte à la connaissance.
            Le développement concerne les capacités déjà acquises en partie qu’on perfectionne, mais on en acquiert de nouvelles. Celles ci ne sont pas acquises immédiatement et la phase d’apprentissage est parfois une régression, mais qui cède la place au progrès.
 
            Mais ce qui me frappe et m’inquiète, c’est qu’il eiste une énorme différence tant en rapidité qu’en qualité entre découvrir tout seul, au risque de pseer à coté de beaucoup de choses, et être guidé, voire aidé dans l’acquisition, ou au minimum orienté.
            Le rôle des parents dans les trois premières années est primordial pour l’avenir de l’enfant, de même qu’ensuite les interactions sociales avec parent et environnement.
Beaucoup de parents ne semblent plus avoir conscience de cela, et la formation des éducateurs et éducatrices dans les crèches et maternelles est tout à fait insuffisante dans ce domaine. Le goût, l’émotionnel, le rationnel se forme chez l’enfant dès son plus jeune âge, ainsi que ses habitudes.
            Ensuite c’est l’enseignement à l’école, dans le primaire, le secondaire et éventuellement le supérieur, qui vont conditionner le développement de la mémoire et de l’intelligence du jeune. Beaucoup de jeunes d’aujourd’hui ne semblent plus en avoir conscience.
            Et le monde évolue, et il faudrait arriver à préparer l’enfant à évoluer au mieux dans le monde de demain. En sommes nous vraiment capables ? Quelles sont les données éducatives qui ne changent pas et restent valables, et celles nouvelles à découvrir ?

Mardi 10 novembre 2015 à 10:41

Chats

En intermède les six autres types de personnalité des chats :


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Le chat Don Juan, qui collectionne les minettes...











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Monsieur le chat, de grande famille, qui ne se prend pas pour une crotte de souris










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Le chat amnésique, qui ne sait plus où est sa caisse et s'oublie partout...






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Le chat timide et craintif, qui se cache partout où il peut trouver un refuge...










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Le chat ravageur, qui fait ses griffes partout, surtout sur les fauteuils et canapés...






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Le chat dormeur, qui fait tout le temps la sieste avec son doudou.

Lundi 9 novembre 2015 à 9:01

Notre cerveau : intelligence; langage

           J‘ai souvent dit dans mes articles que le cerveau continuait à se former au cours de l’adolescence notamment au niveau du cortex préfrontal, qui est le chef d’orchestre du cerveau, le siège de la réflexion, de la prévision, de l’organisation et de la conduite de l’action. Cette maturation est à la fois physiologique, mais aussi due à l’apprentissage, notamment engendré par la vie et l’instruction.
            C’est la raison pour laquelle les adolescents ne savent pas bien prévoir les conséquences de leurs actes et se prémunir contre les dangers, surtout si les actes correspondants sont source de plaisir.

            L’IRM, qui permettait de voir si certains centres du cerveau étaient actifs ou non, permet maintenant de mesurer l’importance des connexions entre deux centres. Par ailleurs, de même qu’on applique la théorie des graphes pour résoudre des problèmes de communication, on peut l’appliquer aux connexions entre centres cérébraux.
            De récentes études mettent en lumière de nouveaux résultats, qui montrent d’une part l’étonnante plasticité du cerveau humain, mais aussi que celui ci évolue favorablement encore longtemps après l’adolescence.
            On croyait en effet que les performances cérébrales diminuaient à partir de 25 ans, ce qui n’empêchait pas de continuer à accroître ses connaissances et son expérience. Cela tenait du fait que les neurones ne se reproduisent pas et que donc leur nombre diminuera tout au long de notre vie ? On pensait donc que la performance du cerveau baissait en même temps que le nombre de neurones.
            Il reste exact que les aires cérébrales notamment frontales, croissent encore à l’adolescence et que le nombre de neurone diminue ensuite avec l’âge. Mais ce n’est pas l’évolution la plus importante.
             Les récentes recherches ont montré que les communications entre groupes de neurones s’intensifiaient surtout entre 12 et 30 ans. Comme le montre la figure ci dessous, empruntée au magazine « Pour la Science », les connexions entre certains groupes de neurones s’intensifient (lignes noires qui s’épaississent sur le schéma), et certaines zones deviennent davantage interconnectées  entre leurs propres neurones (cercles verts qui s’agrandissent sur le schéma) et ceci non seulement dans le cerveau frontal, mais aussi au niveau du cerveau émotionnel.
            Ces renforcements permettent à l’individu de s’adapter en se spécialisant, aux tâches auxquelles il est confronté, non seulement celles intellectuelles et de réflexion, mais aussi dans la vie relationnelle en société, ainsi qu’aux problèmes psychiques qui lui sont propres.http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/plasticite.jpg


            Le renforcement des connexions se réalise de plusieurs façons : d’une part il y a augmentation des connexions dendrites-axones, mais aussi un renforcement des connexions privilégiées entre deux neurones par augmentation de la quantité de neurotransmetteur disponible et abaissement du seuil de déclenchement de l’influx nerveux.

            Mais globalement on constate une augmentation de la matière « blanche ». C’est le résultat d’une myélinisation des fibres nerveuses : la myéline est une substance graisseuse, constituée à partir de cellules astrocytes, et qui entoure les axones, les isolant électriquement. Elle permet d’augmenter la vitesse de l’influx nerveux d’un facteur 10 à 100. L’information circule plus vite de ce fait entre neurones et donc un centre peut recevoir davantage d’information.
            Il semble qu’il y ait un ajustement particulièrement précis des temps de parcours entre neurones connectés, car un neurone recevant des influx de plusieurs autres ne donnera lui même un signal que si la somme des influx entrants est supérieure à un certain seuil, mais ceci pendant un laps de temps très court. Comme les influx entrants viennent de neurones à des distances différentes, la synchronisation exige que les temps de parcours soient adaptés pour que les signaux arrivent au même moment.
           Et si les connexions qui servent souvent sont renforcées et optimisées, celles qui ne servent pas sont supprimées.
           Notre cerveau se modifie donc toute notre vie, mais il évolue beaucoup d’abord dans la prime enfance par apprentissage de l’environnement et de son propre corps, avec une augmentation de la matière grise, puis à l’adolescence mais cette fois avec une diminution de la matière grise (élimination) et une augmentation de la matière blanche (myélinisation).
          La quantité de matière grise culmine au début de l’adolescence pour les centres des sensations, mais elle ne sera maximale pour le cortex frontal qu’en fin d’adolescence

En fait le cerveau d’un adolescent s’adapte énormément à l’environnement et à son devenir. C’est pourquoi il est très préjudiciable si les apprentissages qui devraient le former n’ont pas suffisamment lieu, que ce soit éducation ou instruction.
          De même les perturbations physiologiques : tabac, cannabis, drogues, alcool, sont davantage préjudiciables, car elles entravent la formation du cerveau.

Enfin un problème important perturbe l’adolescence et notamment empêche les adolescents de mesurer les risques qu’ils prennent.
          Leur cerveau émotionnel évolue en premier alors que leur cortex préfrontal n’a pas encore suffisamment évolué.  C’est comme si, à un moment donné leurs émotions étaien en avance pour ler âge, alors que leur raisonnement était en retard.
         Ce phénomène est schématisé ci dessous (le schéma étant aussi emprunté à « Pour la Science ») .

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Un autre problème apparaît de nos jours : les adolescents actuels passent beaucoup de temps sur les moyens multimédias et sont donc confrontés à un nombre énorme d’informations, certaines bénéfique, mais de nombreuses non pertinentes ou inutiles et certaine même nuisibles. Le problème est que ces informations sont susceptibles de provoquer chez eux des émotions, mais que leur cortex préfrontal a des difficultés pour en faire le tri.  Les adolescents sont donc plus exposés qu’autrefois aux dangers de l’environnement et cela d’autant plus que l’influence éducative des parents a considérablement diminué.

Dimanche 8 novembre 2015 à 8:39

Notre cerveau; nos sens; système nerveux


Une correspondante me demande : " comment le cerveau et les neurones produisent ils leur électricité ? "
C’est assez compliqué bien que le principe ait été trouvé en 1957 par le chimiste hollandais JC Skou, qui a obtenu en 1997 le prix Nobel pour ses travaux.
               Il avait découvert que les neurones produisaient leur électricité grâce à une « pompe à ions » et notamment une pompe « sodium-potassium ».
               Je vais essayer de vous expliquer de façon simple comment cela fonctionne.

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Dans la membrane qui entoure le corps du neurone se trouvent de grosses protéines qui jouent le rôle d’une pompe à ions.
              Cette protéine est une très grosse chaîne organique, qui peut se déformer grâce à des réactions chimiques qui utilise de l’énergie fournie par la dégradation d’une autre molécule : l’adénosine triphosphate ou ATP
              La pompe à ions comporte une cavité qui peut recevoir à un moment donné trois ions sodium Na++. Par contre les ions potassium sont trop gros pour y tenir
            La protéine est polarisée ; elle attire ces ions et les propulse vers l’extérieur du neurone dans le milieu extracellulaire.
            Puis la protéine change de forme et la cavité s’agrandit, pouvant recevoir deux ions potassium venant du milieu extérieur, qu’elle propulse à l’intérieur du neurone.
Il y a donc à l’intérieur du neurone moins de charges électrique et la membrane acquiert une différence de potentiel (une « polarisation ») permanente d’environ – 70 mvolts.

http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/pa1.gifSupposons que les dendrites du neurone reçoivent des influx nerveux positif.
              Si cet influx dépasse un certain seuil, il provoque une entrée massive d’ions sodium NA++. La tension passe brutalement de -70 à environ + 30 mV..
              Puis l’entrée d’ion sodium cesse alrs que la pompe à ion évacue ces ions et la potentiel d’action baisse et revient à son état initial.
             
               http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/neurone.jpgMais ce phénomène va ouvrir des canaux sodium un peu plus loin sur l’axone, ce qui provoquera le même phénomène de passage du potentiel à +30 mV ; Cette action se propage tout au long de l’axone.
              C’est l’équivalent d’un courant électrique mais en fait c’est la propagation d’un phénomène migratoire d’ions ce que l’on appelle propagation d’une dépolarisation.
              C’est ainsi que se propage l’influx nerveux.
              Ce n’est pas la propagation d’un courant électrique d’électrons mais celle d’une concentration d’ions sodium qui engendre une différence de potentiel qui se propage le long de l’axone.
 
             70 % de l’énergie consommée par les neurones est consacrée à ce phénomène en consommant de l’ATP.
 http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/225pxAdenosintriphosphatprotoniertsvg-copie-1.png            L’ATP est le combustible utilisé par toutes les cellules organiques vivantes : elle s’hydrolyse en adénosine monophosphate (AMP) et libère de l’énergie, qui est utlisée pour permettre d’autres transformations chimiques . La formule de l’ATP est donnée ci-contre : c’est la rupture des doubles liaisons des phosphore qui libère l’énergie.
              C’est l’ATP qui fournit l’énergie nécessaire aux muscles.

Il y a très peu d’ATP stockée dans le corps humain : elle est synthétisée en permanence, d’abord à partir de la créatine présente dans les muscles qui fournit du phosphore pour transformer l’AMP en ATP ; ensuite à partir du glycogène et enfin à partir des graisses, lorsque le corps est amené à faire des efforts prolongés..

           

Samedi 7 novembre 2015 à 10:11

Chats

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               Vous avez dû voir que j’ai fait sur mon blog de nombreux articles sur la personnalité et les préférences cérébrales. Il s’agit, bien sûr des humains.

Mais, si vous aller sur internet et que vous tapez  « chats, 12 types » vous trouverez des articles qui vous expliquent, avec des caricatures marrantes, que les chats peuvent avoir 12 types psychologiques : deux fois plus que le « big five » ou le MBTI  lol

Ce n’est évidemment pas une étude sérieuse de psychologie, mais c’est assez bien observé et puis les caricatures sont marrantes.

Je me contente de les reproduire, six dans cet article et six autres dans un autre intermède, dans 3 jours :

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Le chat qui court après tous les fils et qui détricote votre ouvrage ou votre pull ...









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Le chat maléfique qui fait tellement peur qu'on ose à peine le regarder...








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Le chat vagabond et clochard, qui renter tard le soir dans un  état lamentable, avec une souris dans la gueule qu'il vous offre gentiment qu'il vous offre gentiment..... avant que vous n'alliez le laver !!




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Le chat gazomètre : vite aux masques...










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Le chapelé (sans t !) qui est tout nu et a froid. Il nous fait pitié....      











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Le gros chat affamé, qui mange tout et tout le temps, à s'en rendre malade..
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Vendredi 6 novembre 2015 à 9:00

Curiosités de la nature, évolution.

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Jusqu’à il y a une dizaine de jours, les arbres étaient restés verts. Puis c’est tout à coup l’automne qui arrive, et les feuilles passent au jaune puis au brun, et certaines au rouge, avant de tomber.
Des enfants me demandent souvent pourquoi, alors autant en faire un article.
 
Ces phénomènes sont en grande partie dus à la chlorophylle .
C’est un pigment, complexe, dont on connaît six sortes (a à f), la plus courante dans la plupart des plantes étant la variété « a » à raison d’environ 3 grammes par kilo de feuilles.
Ce pigment a la propriété d’absorber très peu les photons « verts » de telle sorte que, les réfléchissant et réfléchissant peu les autres couleurs, http://lancien.cowblog.fr/images/Vegetationarbres2/220pxChlorophylla3DvdW.pngles feuilles paraissent le plus souvent vertes.

             Pour ceux qui adorent la chimie en voilà ci dessous la formule développée, un peu différente en X et Y,  suivant diverses sortes de chlorophylle, et pour ceux qui n’aiment pas les formules, vous avez une vue synthétique ci contre ou sont représentés en noir les atomes de carbone, en blanc les atomes d’hydrogène, en rouge les atomes d’oxygène, en bleu les atomes d’azote et en vert l’atome de magnésium.
 
http://lancien.cowblog.fr/images/Vegetationarbres2/440pxChlorophyllabdsvg.png
               La chlorophylle n’est pas là uniquement pour colorer les plantes. Absorbant la lumière (sauf le vert), elle absorbe de l’énergie, qui va permettre à la plante de fabriquer des coenzymes et des molécules qui peuvent être consommées pour donner de l’énergie à des cellules.
Les coenzymes vont utiliser le gaz carbonique CO2 contenu dans l’atmosphère, ainsi que l’eau, pour synthétiser les protéines et les sucres, qui permettront de constituer le tissus de la plante, en rejetant de l’oxygène superflu.
La chlorophylle se détruit au cours de ces réactions, mais de nouvelles quantités sont synthétisées et sa proportion reste à peu près constante du printemps à la fin de l’été.
 
Au plan de l’environnement, les plantes sont donc très utiles, puisqu’absorbant le CO2 et restituant de l’oxygène, nécessaire à la respiration des animaux.
 
La chlorophylle n’est pas le seul pigment présent dans les feuilles : il y a aussi des pigments analogues au carotène : ce sont des pigments jaunes ou orange.
A la fin de l’été, les jours et donc la lumière diminuent, et avec elle la synthèse chlorophyllienne.Il y a donc peu à peu moins de chlorophylle verte et les autres pigments jaunes caroténoïdes apparaissent peu à peu : la feuille deveint jaune, voire orangée. Puis il a à une dégradation des produits phosphatés qui apportent l’énergie (l’adénosine triphosphate notamment) et des sucres. Un bouchon de liège se forme dans les canaux qui alimentent la feuille, qui, privée d’eau se dessèche et devient brune. La tige se fragilise, finit par casser et la feuille tombe.
Pour les feuilles rouges, (les érables par exemple), le processus est un peu différent : c'est un pigment nommé anthocyane qui est responsable. Il est produit par la feuille quand le taux de chlorophylle diminue. Le bouchon de liège qui bloque les canaux de la tige, bloque aussi les sucres de la sève qui reste dans les feuilles et entraine la synthèse des anthocyanes.
C’est d’ailleurs un mécanisme de défense de l’arbre contre les insectes, car le phénomène s’accompagne d’une migration des acides aminés qui attiraient les insectes des feuilles vers les branches et le tronc pour le reste de l’hiver.
 

 

Jeudi 5 novembre 2015 à 12:58

Notre cerveau : mémoire; inconscient; Freud

Aujourd’hui, ce sera encore un petit article car je n’ai pas récupéré mon  Mac en panne, au clavier « réel » auquel je suis habitué.

Il faudra que je fasse un article sur les habitudes !

J’ai lu récemment un article sur un centre du cerveau dont on ne parle presque jamais, car il passe presque inaperçu dans les IRM et on ne sait pas bien à quoi il sert : le « claustrum », ou plutôt les « claustra », car il y en a un dans chaque hémisphère cérébral.

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Le claustrum est une couche fine et irrégulière de cellules nerveuses, située sous le cortex insulaire et au dessus du putamen, sous les tempes et au dessus des oreilles. Cette couche très mince est entourée de substance blanche : les fibres nerveuses entourées de myéline.

Presque toutes les régions cérébrales y sont connectées et des fibres arrivent mais d’autres repartent vers les mêmes régions.

Une différence cependant, les fibres arrivent des deux hémisphères dans chaque claustra (après être passées par le pont entre les hémisphères que constitue le corps calleux). Par contre les fibres qui repartent du claustrum ne vont que dans le même hémisphère où il se trouve. Toutefois on ne sait pas si cette particularité, constatée chez le rat, est valable pour l’homme.

C’est donc un carrefour neuronal, un peu comme un « central téléphonique » au sein du cerveau.

On ne connaît pas de cas de destruction accidentelle, physiologique (hémorragie) ou clinique ( virus), de ces centres et donc il est difficile d’étudier leurs fonctions. L’IRM apporte peu parce que sa précision est de l’ordre du millimètre alors que  l’épaisseur du claustrum est moindre.

Une opération récente du cerveau sur une patiente atteinte d’une très grave épilepsie, a permis de faire une observation étonnante, alors que le crâne était ouvert, des électrodes étaient implantées dans le cerveau pour arriver à repérer la zone épileptique.

La stimulation précise du claustrum provoquait une perte de conscience de la patiente, qui cessait avec la stimulation.

La patiente avait le regard vide et cessait de répondre au chirurgien ou de lire des textes. Elle restait capable de terminer des actions simples commencées avant la stimulation. Le test a été répété plusieurs fois, mais évidemment l’expérimentation n’a pu être prolongée.

On ne sait donc toujours pas le rôle exact des claustra, mais il semble qu’il soit un « interrupteur de la conscience »

Les chercheurs vont continuer à poursuivre des expériences animales et chercher à déterminer si le claustrum a une chimie particulière, au niveau des protéines notamment, pour trouver un moyen d’cation dans les expériences animales.

Le problème avec les animaux, c’est de mesurer leur degré de conscience : ils ne savent ni parler, ni lire !


Mercredi 4 novembre 2015 à 9:10

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     J'ai trouvé, sur internet, des photos assez extraordinaire de l'arbre le plus vieux du monde, un séquoia géant de 3500 ans, 8 mètres de diamètre et 75 mètres de haut, appelé le "Président" et qui se trouve aux USA, au coeur de la « Giant Forest » dans le parc national de Sequoia en Californie. On a calculé qu'il avait 2 milliards d’aiguilles !!
     Pour réaliser un portrait en pied du colosse, une équipe de photographes de National Geographic a assemblé 126 clichés pris avec 3 caméras différentes pendant 32 jours de tournage. Le résultat est spectaculaire.

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Mardi 3 novembre 2015 à 10:31

Biologie, santé.

Je suis vraiment étonné et inquiet de ce que j’ai entendu au journaux télévisés de vendredi et samedi derniers : de très nombreux petits enfant écouteraient de la musique ou des jeux sur un casque, pendant plusieurs heures par jour, ceci pour ne pas déranger les parents par le bruit ;  et les parents endormiraient même des nourrissons en leur sussurant de la musique sur un casque, pour ne pas avoir à s’en occuper et à leur chanter une berceuse.
            C’est ahurissant de bêtise : il n’y a plus de cours d’anatomie pour le bac, ou bien ne les ont ils pas suivis. Personnellement, je me souviens encore des cours de « Sciences Nat. » (SVT aujourd’hui), en terminale, où j’ai appris comment était faite l’oreille humaine, et les dangers dus à des auditions anormales (et à l’époque il n’y avait que la radio : pas de télé ni de tablettes ou d’ordis, ni de baladeurs).

            Je résume ce que j’ai déjà dit dans des articles (12 et 13 juillet 2014) en m’aidant du schéma ci dessous :

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            Le « pavillon » reçoit la vibration du son dans l’air et la canalise vers le conduit auditif, jusqu’au « tympan », une membrane biologique qui vibre sous l’effet des différences de pression, mais aussi isole et protège l’oreille interne contre des éléments extérieurs.
            Le tympan vibre et transmet cette vibration à trois osselet, qui vont transmettre les sons en les amplifiant d'un facteur d'environ 100, à une cavité remplie de liquide, en forme de colimaçon, la « cochlée », qui contient des cils vibratiles : une rangée de 3 500 cellules cillées "internes”  et  trois rangées de chacune 4 000 cellules cillées "externes” qui modulent la stimulation acoustique en changeant de longueur.
            Ces cellules font à la fois, une analyse de l'intensité des sons et surtout une analyse de fréquence, qui va permettre leur interprétation, et notamment la saisie de la parole.  
            30 000 fibres nerveuses dans chaque oreille transmettent des signaux d'influx nerveux, par le nerfs auditif, au tronc cérébral et au cortex auditif du cerveau.http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/4298159.jpg            Gros danger, quand les sons sont trop intenses (plus de 120 db, pour un adulte, ce qui peut se produire près des baffles dans une boite de nuit ou avec les écouteurs d'un baladeur), les cils vibratiles cassent et ceci définitivement et l'audition devient défectueuse, sans soin possible. Et cela même pour une écoute de courte durée.
            Pour des intensités plus faibles (au dessus de 90 db), et pour une écoute assez longue, les cils fatiguent et à la longue finissent par devenir moins souples, voire par casser : l’ouïe baisse et notamment on n’entend plus aussi bien graves et aigus. Là encore il s’agit de chiffres pour des adultes.
            Mais pour de jeunes enfants l’oreille n’est pas à sa taille définitive et la cochlée est beaucoup plus fragile. Des dégâts peuvent se produire dès 80 db, voire 70, pour des nourrissons.

 

Leur mettre un casque sur les oreilles est donc une aberration qui peut être lourde de conséquences pour leur future audition.
              L’intensité du son est certes réglable, mais sans qu’on ait une échelle précise de l’intensité. Il y a souvent des filtres qui la limitent pour des casques destinés aux enfants, mais un déréglage peut se produire sans qu’on s’en aperçoive à temps.
              Lorsqu’il y a un réglage l’enfant peut agir sur lui et sera t’il assez raisonnable pour ne pas le faire, surtout avant 8 ou 9 ans ? Croira t’il vraiment au danger ? Quand je vois les jeunes de 16 ou 17 ans qui continuent à fumer du cannabis, sans penser à leur mémoire, j’en doute.

Quant aux nourrissons, c’est encore pire : c’est une période d’apprentissage où on apprend tout de l’environnement, comme je l’ai expliqué dans plusieurs articles.
              Quand il entend des sons, il apprend à reconnaître d’où ils viennent, à mesurer leur intensité, à reconnaître ce qu’ils représentent : voix des parents, leurs paroles de la langue qu’ils parlent, aboiements du chien, sonnerie du téléphone ou de la pendule,, bruit des machines…
              Mettre bébé sous l’éteignoir d’un casque perturbe cet apprentissage.

Et puis l’enfant a besoin de la tendresse de ses parents, de leurs paroles, de communiquer. Se débarrasser ainsi de son enfant sous un casque à musique (ou devant la télé), c’est ne pas vouloir ni l’aimer, ni l’éduquer. Ce n’est pas digne de parents : ils auraient mieux fait d’acheter un animal domestique que de faire un enfant, et encore : un animal a besoin aussi qu’on s’occupe de lui !

Lundi 2 novembre 2015 à 8:05

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

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Aujourd’hui, compte tenu de ce que je n’ai pas mon mac et qu’écrire sur une tablette est vraiment laborieux, car je ne dispose que du clavier virtuel où les lettres ne sont pas à la même place et où l’accentuation n’existe pas (l’iPad vous la propose, mais cela ralentit la frappe), je ne ferai qu’un article très court. Je me rattraperai lorsque j’aurai récupéré mon Mac.

Je m’intéresse en ce moment aux perceptions qu’interprète le cerveau : vue, ouïe, toucher, odorat, goût. J’ai lu quelques articles intéressant et je vous en reparlerai, notamment sur la relativité de ce que nous percevons de la réalité et sur les hallucinations.

Mais je viens de lire une étude américaine qui a interrogé plus de 400 jeunes américains et qui a constaté qu’ils entendaient régulièrement des sonneries inexistantes de leur Smartphone : le téléphone portable, quand on l’utilise beaucoup donne des hallucinations auditives !!! C’est évidemment une reconstitution de leur cerveau.

Qui y est sujet particulièrement : les extravertis qui ont besoin de contacts permanents avec autrui, ceux qui ont le souci de leur popularité ou de leurs apparences vis à vis des autres. Ceux qui ont une énorme « Persona » : (ce que l’on veut paraître vis à vis d’autrui et qui n’est pas ce que l’on est forcément).

D’ou vient cette hallucination : les centres d’interprétation de l’ouïe sont capables de recréer un son donné et de l’envoyer via le Thalamus au cortex préfrontal, et il est alors conscient. Ce qu’ils reconstituent n’est pas un son, mais le signal nerveux qui correspond au son, c’est a dire la connexion avec les neurones qui sont actifs lorsque le son en question est mémorisé.

Qui provoque ce signal : on ne sait pas. Pas les centres qui l’élaborent, ce ne sont pas des décideurs, ni le cortex préfrontal (ce serait volontaire et conscient). Probablement le cerveau émotionnel, qui gère les désirs et les pulsions et qui souhaite recevoir des communications téléphoniques ou des SMS.Peut être aussi un bruit extérieur déclenche t'il ce processus.

Notre cerveau a de nombreux mystères.

Je reparlerai, dans un prochain article des perceptions et de leur réalité.

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lancien

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