Dimanche 20 décembre 2015 à 9:31

Notre personnalité

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          J’ai lu un article extrêmement intéressant de Jean-Pierre Rolland, docteur en psychologie et professeur à l’université de Paris Nanterre La Défense où ilest directeur de recherches, sur les « personnalités difficiles », à la limite de troubles.
    Je vais essayer de vous le résumer, mais il me faudra plusiuers articles, car il en cite une dizaine.
    Ces descriptions qui donnent certaines caractéristiques-repères sont tirées de modèles développés par l’Association américaine de psychiatrie.

    Aujourd’hui je citerai trois exagérations de l’extraversion et de l’introversion.

La personnalité dite « histrionique » :
(l’histrion était un acteur de théâtre en Etrurie, ensuite imité par les Romains).

    Ce sont des personnes qui ne peuvent se passer de l’attention d’autrui, et sont prêtes à tout faire pour qu’on les remarque, avec une proprnsion à la mise en scène théâtrale.
    Si elles sont tant soit peu à l’écart, et ne forcent pas l’attention, elles se croient délaissées et au bord de la dépression.
    Elles ont donc besoin d’impressionner autrui et ont tendance à l’exagération aussi bien dans leur aspect physique que dans leurs sentiments et émotions.
    Les relations avec les autres sont superficielles, oscillant entre le charme et la séduction, afin de se faire aimer et admirer et l’amertume, la tristesse et l’irritabilité, lorsqu’elles ne sont pas arrivées à impressionner autrui.
    La première impression qu’elles donnet est bonne, mais l’outrance de leurs émotions et de leur comportement finit par embarrasser et par indisposer. Les relations qu’elles entretiennent sont donc en général peu profondes et durables, car trop variables.

La personnalité dite « évitante »
:

    Ce sont des personnes timides qui n’ont pas confiance en elles et craignent donc le jugement d’autrui qu’elles cherchent à éviter, Elles fuient donc les relations ainsi que les situations qui peuvent engendrer un jugement ou qui attire l’attention : responsabilité, poste en vue, conflits… et elles évitent de donner leur avis ou de décider dès qu’il y a un risque; elles se dérobent pour ne pas avoir à faire face à des situations qui les confrontent aux autres. Ne se sentant jamais capables, elles ne s’impliquent pas dans les projets, les actes ou mêmes les relations humaines.

La personnalité dite « anti-sociale » :

    Ce sont des personnes qui considèrent que les règles sociales s’appliquent à ceux qui les acceptent, mais qu’elles sont une contrainte trop forte pour qu’elles s’y conforment.
    Elles sont en manque de repères et ne respectent pas les autres.
    Elles peuvent prendre des risques importants et sans intérêt, et franchir des limites dommageables. C’est pour elles un besoin, un attrait, la recherche de la poussée d’adrénaline.
    Elles peuvent être manipulatrices, dissimulatrices et mensongères, n’ayant pas de scrupules à tromper autrui.
    Elles ne savent pas tirer de leçon des échec et les sanctions ont peu de prise sur elles car elles n’en comprennent pas les raisons, les lois n’existant pas pour elles.
    Elles ne se sentent pas coupables et n’ont ni remords ni regrets.
    Elles peuvent à l’extrême, arriver au refus de la société et à l’anarchie.


La personnalité dite « narcissique » :
Narcisse passait son temps à regarder son image, et amoureux d’elle, se suicida

    Les personnes narcissiques se sentent supérieures aux autres, exceptionnelles, uniques, et s’attendent à ce que les autres aient la même haute opinion d’elles, les admirent et les traitent avec respect.
    Elles se sentent hors du commun, chargées de missions essentielles, et que les autres sont à leur service pour leur permettre d’atteindre leurs buts.
    Elles ont tendance à croire que les autres ne les comprennent pas, et le manque d’admiration et de considération des autres entraîne surprise et colère. Elles ne manifestent aucune empathie pour autrui, sauf pour ceux qui manient la brosse à reluire.
    Le besoin constant d’admiration, le sentiment que tout leur est dû et la difficulté à écouter les avis des autres, empoisonne leurs relations. Elles ne supportent pas la contradiction, ni l’échec, qui est toujours la faute des autres.
    Elles ont une grande confiance en elles, mais qui peut être fragile et qui peut cacher une faible estime d’elles mêmes inconsciente, mais elles peuvent aussi faire face à toutes les critiques, assurées de leur propre valeur.
    Elles sont dans un premier temps appréciées parce qu’elles ont une certaine valeur, mais se rendent vite insupportables.
    Elles ont souvent tendance à croire que leur valeur n’est pas assez reconnue et récompensée et elles en conçoivent insatisfaction, colère et rancœur.

La personnalité dite « schizoïde » :

   
Ce sont des personnes discrètes, effacées, voire renfermées, distantes. Les relations sont pour elles sources de problèmes et elles n’ont donc que peu de contacts humains : elles aiment la solitude et ne recherchent pas la compagnie.
    Elles se lient peu, sont indifférentes à l’opinion d’autrui, éloges ou critiques, et ne perçoivent pas les sentiments des autres. Elles n’ont pas de vie sociale.   

Samedi 19 décembre 2015 à 11:50


     Aujourd'hui, en intermède, je vais vous présenter quelques lézards :
     D'abord le zonure
qui a environ 50 cm de long et est habillé d'écailles sur le dessus du corps.
     On l'appelle aussi le lézard d'Armadille et son nom savant est Cordylus cataphractus.
     En cas de danger, il se roule en boule (comme un tatou ou un hérisson) en saisissant sa queue dans sa gueule. Ainsi, son ventre est protégé par une armure d'écailles et de piquants, et cela suffit généralement à dissuader les éventuels prédateurs de se saisir de l'animal. Il peut aussi se défendre grâce à sa queue épineuse.

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       Et voici quelques autres spécimens bizarres de lézards :

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le phrynosome :







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le gecko léopard et sa belle robe













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le moloch, épineux lui aussi








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le basilic à plume (rien à voir avec la plante comestible)










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le scinque à langue bleue (et il n'a rien mangé avant !

Vendredi 18 décembre 2015 à 9:03

Ecologie, Changement climatique

   La COP 21 est présentée comme un demi succès, car les nations se sont mises d ’accord sur une stabilisation, puis une réduction de nos émissions de CO2, et sur un objectif de limitation de l'augmentation de température; mais le protocole reste assez vague, comme tous les accord diplomatiques, d’autant plus que le nombre de participants était énorme.
    Peut être aurait on eu un résultat plus précis en limitant la COP aux grand pollueurs, mais était ce possible ?
    Mais en fait il n'y a pas d'objectif précis par nation, de réduction du CO2 émis, et il faudrait pourtant que des pays comme les USA, certains pays européens ou la Chine aient des objectifs précis, alors qu'on ne peut demander à l'Afrique de réduire une émission presque nulle. Et rien ne prouve que la somme des réductions sera suffisante et assez rapide pour ne pas dépasser les 2 d°C..

    Les journalistes, tant à la télévision que dans la presse, sont en général assez peu précis, n’ont pour la plupart pas lu le rapport du GIEC (dont même la synthèse pour les décideurs fait 30 pages et le résumé technique une centaine), et ils citent divers chiffres sans préciser les dates d’échéances, ce qui ne veut plus rien dire.

    En effet, si on veut être clair sur l’avenir il ne faut pas confondre trois dates repères : 2030, 2100 et 2300 et c’est très important de ne pas se contenter du court terme.
    Le deuxième point est de voir que, même avec nos modèles mathématiques performants il y a des incertitudes importantes sur les prévisions, par exemple de température, illustrées par le schéma ci dessous, d’une part (en bleu) parce que nos connaissances sur les phénomènes physiques du climat et nos modèles sont limitées, et d’autre part (en vert) parce qu’on a des incertitudes sur le devenir des émissions de gaz à effet de serre, quelqu’en soit l’hypothèse retenue au départ.
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    Le troisième point important est que la terre est très diverse et que les résultats seront assez différents selon le lieu.
    Enfin il faut être conscient que climat et météo sont deux choses différentes et qu’il est difficile de savoir de façon précise quelles seront les conséquences pratiques de valeurs moyennes de paramètres comme la température.
    Les décisions de la COP 21 demandent que l'on ait une émission mondiale voisine de la courbe rouge (et bien répartie géographiquement).

    Voyons le court terme de 2030 :
    Même si on arrivait, ce qui n’est guère probable, à stabiliser rapidement nos émissions de CO2 au niveau actuel, nous émettrions 9 Gt de CO2 par an, soit en 15 ans environ 135 Gt.
    Dans le scénario catastrophe, où les émissions continuent à augmenter de 2, 5% par an, on aboutira à environ 160 Gt, soit seulement 25 GT de plus, dont la moitié seulement s’accumule dans l’atmosphère.
    Cette différence est faible et donc le climat à échéance 2030 est déjà déterminé quoique nous fassions, que nous soyons laxistes ou vertueux.
    Cela explique que les politiques, qui souvent voient à court terme et en fonction de leurs chances de réélection, ne se bousculent pas pour sauver le climat.

   Par contre la différence est grande à l’échéance 2100..
   
La température moyenne continuera à monter après 2100 du fait de la faible destruction du CO2 produit et dans l'hypothèse pessimiste l'augmentation à cet horizon atteindrait 8 d°C, et 2 d°C dans l'hypothèse la plus favorable et peu réalisable.
    Malheureusement les médias n’en parlent jamais

    A cette échéance, les modèles mathématiques nous donnent une idée de ce qui se passera avec une certaine incertitude, mais surtout tout dépendra des mesures que nous prendrons pour diminuer notre consommation d’énergie d’une part, et surtout des moyens pour la produire. Là est la plus grande incertitude et il s’agit de scénarios en fonction de ce que nous ferons et pas de prédictions de l’avenir de madame Soleil.
    La grande difficulté est que si l’incertitude physique repose sur des calculs dont on peut évaluer le taux d’erreurs, les hypothèses de production d’énergie reposent sur des évaluation économiques, au réalisme souvent incertain, et qui dépendent à la fois de problèmes financiers et de volonté politique, laquelle elle même est fonction de l’opinion publique, très peu au fait des problèmes posés et très sujette aux sentiments et peurs irraisonnées.   
    La population, mal informée a une phobie du nucléaire, en raison des accidents de Tchernobyl et de Fukushima, sans se rendre compte que celui de Tchernobyl est dû à une vieille filière de réacteurs peu stables et abandonnée, à des techniciens qui le conduisaient incompétents et et à une protection civile irresponsable et que malgré cela il y a eu peu de victimes: quant au Japon, le tsunami heureusement exceptionnel a fait 20.000 morts et l’accident nucléaire 2, qui auraient pu être évités, ainsi qu’une partie de la contamination.
    La plupart des écologistes inintelligents n’ont toujours pas réalisé que le nucléaire occidental est très sûr (le seul taux d’accidents quasi nul de l’industrie, et qu’il est la seule énergie renouvelable capable de satisfaire aux besoins en énergie, sans produire de CQ2 à la combustion.
    En effet pour stabiliser les émissions de CO2, il faudrait mettre en place chaque année au moins 350 à 400 Gw de production non polluante d'énergie pour remplacer celle utilisant le carbone (principalement charbon, pétrole et gaz).
    En 2014 l’énergie éolienne installée a été d’environ 50 Gw, mais le vent étant très variable, cela représente moins de 15 Gw utilisable rendement environ 30%), et on ne sait pas comment stocker cette énergie. En photovoltaïque, financé pratiquement par les impôts,  la puissance est de l’ordre de 30 à 40 Mw, mais qui, vu le rendement catastrophique (15%), cela représente au plus 5 Gw. De plus le courant continu à faible voltage est pratiquement intransportable, ce qui condamne les grandes centrales, qui par ailleurs occupent une place prohibitive. Il est donc réservé à une urtilisation sur place dans des des maisons individuelles.
    L’hydraulique est déjà utilisée à plein, et les efforts en faveur de la géothermie malheureusement presque inexistants.
    On arrive donc péniblement à 40 Gw de production des énergies nouvelles au lieu des 350 Gw nécessaires. A ce rythme le scénario « vertueux » est une complète illusion au plan réel économique.
   
    La COP21 a produit un bel accord où on s’engage à limiter à l’horizon 2100 l'augmentation de température au dessous de 2 d°C, mais elle ne spécifie aucun des moyens pour y arriver, et c’est là, on vient de le voir, tout le problème.

    Même si nous arrivons à stabiliser d’ici 10 à 15 ans nos émissions de CO2, ce qui en l’état des efforts n’est pas possible, maintenir la hausse de température à 2d°C est une illusion si on en reste à cet accord et si on ne prend pas des masures beaucoup plus précises et contraignantes, et tout en faisant le maximum d’efforts pour cela, je pense qu’il faut malheureusement nous préparer et étudier comment supporter une hausse de température de 3 à 4 d°C qui risque de se produire en fin de ce siècle ou dans les deux prochains siècles.
   

Jeudi 17 décembre 2015 à 12:51

Ecologie, Changement climatique

Suite à la COP 21n de mes correspondant est « climato-sceptique », et il m’oppose deux arguments : le premier est qu’il y a eu déjà dans le passé lointain des époques de réchauffement et des époques de glaciation, et d’autre part que la température n’a pas augmenté autant qu’on le pensait depuis quelques années, et il en déduit que les augmentations actuelles sont des phénomènes quasi naturels et que l’homme n’est responsable que d’un faible partie.
    Ces arguments sont vrais, mais la conclusion est fausse.

    C’est vrai qu’il y a eu des variations importantes de température au cours des âges et on a pu établir des courbes, grâce à l’analyse des glaces, ainsi que la concentration correspondante en gaz à effets de serre. (voir le graphique des derniers 6800 000 ans.)
    Ces variations naturelles étaient certes importantes, mais elles étaient très lentes et s’étendaient sur des millénaires. Au contraire la variation actuelle est brutale, en quelques années et  c‘est pour cela qu’elle n’est pas naturelle.
    De même il y a eu des variation de gaz à effet de serre, mais très lentes, alors que celle que l’on constate actuellement est brutale et sans précédent an quantité
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    Et la connaissance des conditions de l’effet de serre et les calculs que l’on peut faire, montrent que cette augmentation des gaz à effet de serre explique bien l’augmentation de température.
    Il est donc scientifiquement certain aujourd’hui, que l’activité humaine est responsable de l’augmentation rapide et anormale des gaz à effet de serre dans l’atmosphère et de certaines conséquences qui commencent à apparaître sur le climat, et que, si on n’y met pas bon ordre, ces conséquences sont susceptibles de s’aggraver.
    Même s’il y a actuellement un petit ralentissement de la hausse des températures (sans doute dû à une absorption d’énergie par des variations au niveau des courants océaniques et notamment le courant d’Amérique El Nino), la hausse des températures moyenne continuera à se faire sentir.
    La période 1983-2012 est la plus chaude depuis 1400 ans. Chacune des trois décennies a été plus chaude que la précédente. La température moyenne a augmenté de 0,85 d°C entre 1880 et 2012.
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        La fréquence des vagues de chaleur a augmenté. Entre 2012 et 2035, l’augmentation de température moyenne sera de l’ordre de 0,5 d°C (de 0,3 à 0,7°C selon les scénarios).
    Les observations montrent que l’extension de la banquise en Arctique fin septembre a diminué d’environ 11% (entre 9 et 13%) par décennie entre 1979 et 2012. Depuis les années 1960, la couverture neigeuse dans l’hémisphère nord s’est réduite, jusqu’à 11,7% (au mois de juin) par décennie.
    Entre les années 1980 et les années 2000, on a constaté une hausse de 3°C des températures en Alaska, et de 2°C au nord de la Russie.
    La fonte des glaces et la hausse du niveau des mers pourraient être plus fortes que prévu, entre 30 et 82 cm à la fin du siècle.
    Cela paraît peu, mais une hausse d’un mètre toucherait directement 10% de la population dans le monde.

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    En moyenne les précipitations augmenteront à l’échelle planétaire d’ici la fin du 21ème siècle. Les régions humides aujourd’hui deviendront globalement plus humides et les zones sèches deviendront plus sèches.
    Les experts s’attendent également à ce que le réchauffement climatique provoque des événements météorologiques extrêmes plus intenses, tels que les sécheresses, pluies diluviennes et probablement, des ouragans plus fréquents.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/2763043.jpg          J'ai fait des articles sur les sources responsables de l’émission des gaz à effet de serre et je ne reviendrai pas sur cette question.
          Je rappellerai les hypothèses du Groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui ont été publiées l’an dernier le 30 octobre.(voir mon article du 18/11/2014), résumées sur le graphique ci dessous
            Le scénario maximal» (RCP 8,5 w/m2, en rouge), correspond à notre monde qui atteindra 9 milliards d’individus dans le siècle, population qui stagnera ensuite, et une émission de CO2, qui va croître, car on continuera à utiliser le même mélange d’énergies, notamment fossiles qu’aujourd’hui.
           Le scénario (RCP 6 en jaune), prévoit une utilisation plus grande d’énergies autres que fossiles : nucléaire, éolien, solaire et combustibles moins polluants, mais avec un effort modéré. La teneur en CO2 augmentera encore puis se stabilisera
           Le scénario (RCP 4,5 en vert) décrit la même hypothèse démographique mais avec une économie rapidement dominée par les services, les « techniques de l’information et de la communication » et dotée de technologies énergétiquement efficaces, et un effort intense d’économie d’énergies, mais sans initiatives supplémentaires par rapport à aujourd’hui pour gérer le climat. La stabilisation se fera plus vite.
           Le scénario (RCP 2,6, en bleu) est très optimiste;  il n’a pas d’équivalent parmi les anciens scénarios. Il correspond à des émissions de gaz à effet de serre proches de zéro à la fin du XXIe siècle. Cela implique de réduire fortement, dès aujourd’hui, les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi probablement d'avoir recours à des techniques de (re)stockage d'une partie du carbone déjà émis. Il est malheureusement peu réaliste, mais a une valeur de symbole, d’idéal à atteindre.

          Dans le scénario optimiste peu probable, le réchauffement moyen n’excèderait pas 0,5 à 1,5 d°C à l’horizon 2100; il est beaucoup plus important dans les autres hypothèses.
         
         Ce réchauffement serait compris, à l’horizon 2080/2100, entre 1,1 à 2,6 d°C pour (RCP4,5), 1,4 à 3,1 d°C pour (RCP 6), et 2,6 à 4,8 d°C pour (RCP 8,5)
   Vous trouverez ci dessous les courbes correspondant aux hypothèses (RP2,6) et (RP8,5), ainsi que le planisphère correspondant (rouge), car le réchauffement n'est pas le même pour toutes les endroits du globe.
          Mais ce qu'il faut voir, c'est que la température moyenne continuera à monter après 2100 du fait de la faible destruction du CO2 produit et que dans l'hypothèse pessimiste l'augmentation à cet horizon atteindrait 8 d°C, et 2 d°C dans l'hypothèse la plus favorable et peu réalisable.
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          La COP 21 s‘est résolument orientée vers ce scénario vertueux, qui limite la température à 2 d°C à l’horizon 2300, mais en fait cette hypothèse est peu réaliste et il est beaucoup plus probable que le résultat le plus optimiste soit une hausse de 3 d°C.
Nous en reparlerons demain.

Mercredi 16 décembre 2015 à 9:58

Histoires drôles

 J’ai trouvé sur "L'internaute", une liste de superstitions amusante, qui montre que les hommes ont parfois tendance à croire n’importe quoi.
    En intermède, je vous en cite quelques unes :


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Au Danemark, renverser du sel porte bonheur, et en France c’est l’inverse. En France le vendredi 13 porte chance ou malchance, alors qu’en Italie c’est le vendredi 17, plutôt néfaste d’ailleurs







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En Inde, il ne faut pas se couper les ongles le mardi et le vendredi, ni la nuit. La nuit si on n’a pas de lumière je comprend, mais pourquoi ces deux jours de la semaine ?







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Aux USA, dans certaines villes , les fenêtres à guillotine sont parfois inclinées. Il parait que c’est pour empêcher les sorcières de rentrer dans la maison à cheval sur leur balais. Certains américains ont dû trop regarder Harry Potter.   






En Russie, il ne faut pas se laver les cheveux avant un examen. Cela pourrait enlever de votre cerveau les connaissances que vous venez de réviser. Il faut croire qu’ils ont des lessives très puissantes !!
Au Vietnam il faut manger des bananes pour réussir son examen. Moi j’aurais plutôt peur de glisser sur leur peau et de me casser une patte !

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Au Portugal il ne faut pas marcher à reculons, c’est le chemin du diable. Je pense plutôt que si on recule sans regarder derrière on a de fortes chances de collision.









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Au Rwanda, manger de la viande de chèvre fait pousser la barbe des femmes et les rendrait tétues. De quoi faire devenir chèvre leur mari !






En Egypte ne faites pas fonctionner des ciseaux à vide : cela coupe les âmes et les esprits qui rodent. Cela m’arrive de le faire et je n’ai jamais vu une goutte de sang sur les lames.

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En Chine, le 4 est signe de malchance, car il ressemble dans cette langue au mot "mort". C'est aussi le cas au Japon, au Vietnam ou encore en Corée du Sud. Alors, dans la vie de tous les jours, on évite ce nombre et il n'apparaît pas dans les ascenseurs - que ce soit le 4, le 14 ou le 42 C’est bien car pour monter au 400 ème étage d’une tour par l’escalier, vous n’avez que 20 fois 320 marches à monter.




En Serbie, renverser de l’eau derrière quelqu’un lui porte chance. L'eau représente le mouvement, la fluidité, signe que tout va bien se dérouler. Je vais faire cela tous les matins sous ma douche !

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Au Japon, il faut cacher son nombril quand vient l’orage. Non, ce n’est pas à cause de la foudre ! C’est parce que le dieu du tonnerre et des éclairs, mange le nombril des petits enfants.


Mardi 15 décembre 2015 à 10:20

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    Nous avons vu hier, qu’il y avait une compétition permanente entre l’attention volontaire commandée par le cortex préfrontal et celle d’alerte déclenchée principalement par les centres amygdaliens, avec dans les deux cas le soutien de la mémoire.
    D’une part l’attention est en permanence sous le contrôle de ce qui se passe autour de nous et notre système de perception peut ainsi être concentré sur les phénomènes qui peuvent interagir avec nous.
    Lorsque le cortex préfrontal veut imposer de faire attention à une tâche donnée, il force les perceptions à s’orienter volontairement vers les objets concernés, en mobilisant les aires d’interprétation, le dialogue avec le thalamus et les centres amygdaliens, lea commandes nerveuses et musculaires des mouvements des yeux, et l’hippocampe et notre mémoire, qui nous lient aux connaissances passées.
    Il y a donc interaction permanente, la volonté pouvant nous éloigner des perceptions courantes pour consacrer notre attention sur une tâche donnée, et, à l’inverse, des perceptions extérieures venant nous en distraire.

    L’un des problèmes actuels est que l’environnement quotidien a beaucoup changé.
    Autrefois nous pouvions nous concentrer sur une tâche, dans un calme relatif, dans un environnement naturel
    Aujourd’hui, les nouvelles technologie nous ont plongé dans un environnement artificiel, auquel notre cerveau ne s’est pas encore habitué.
    Autrefois le papier et le stylo n’étaient pas connectés. Maintenant ce sur lequel nous écrivons l’est, que ce soit l’ordinateur ou le téléphone, et les interruptions et alertes se succèdent. La télévision d’une part est soumise à une publicité permanente et d’autre part nous a entraîné à zapper.
    Certains jeunes m’ont dit qu’ils avaient sur leur téléphone une trentaine de SMS ou mail par heures, venant de leurs camarades ou de leur famille. Comment voulez vous porter une attention suffisante à un travail dans ces conditions.
    Quand ce n’est pas quelqu’un qui les appelle, c’est eux qui vont envoyer un SMS ou consulter les réseaux sociaux.
    Ecouter de la musique en travaillant est une autre source de distraction.
    Et dans la rue ou quand nous lisons une revue, de multiples publicités sont spécialement étudiées pour attirer notre regard.
    Les interruptions des adultes en provenance de leur entreprise, sont également devenues un véritable fléau.
    Des études ont montré que les personnes consacraient 30 à 50% de plus pou faire la même tâche, par rapport à une exécution sans alertes et distractions diverses, et que, de plus cela était à l’origine de nombreuses erreurs.

    Les études de chercheurs sur plusieurs milliers d’enfants, ont d’ailleurs montré que la perturbation allait au delà de la simple attention et touchait les capacités de concentration et de régulation de l’esprit : flexibilité de l’esprit, réactivité, contrôle émotionnel, organisation et planification, surveillance et régulation des activités, performances de la mémoire de travail.
    Aux USA, on estime que 20% des enfants ont des troubles de l’attention, des difficultés de concentration, une trop grande impulsivité, voire une hyper activité et une agitation motrice.

    Que faire pour essayer d’avoir une meilleure attention ?


    Il faut d’abord connaître les conséquences des interruptions et c’est la raison de mes deux articles.
    Evitez de faire plusieurs choses à la fois
    Evitez de travailler en écoutant de la musique, surtout avec des paroles.
    Organisez vous journées pour que vous ne soyez pas interrompu par les médias. Consacré un temps et des horaires bien déterminés à cette activité
    Si vous avez un travail sérieux à faire, supprimez les alertes dur votre ordinateur et éteignez votre téléphone.
    Choisissez les moments où vous voulez intervenir sur cotre téléphone ou sur les réseaux sociaux
    Trouvez des moments pour profiter des joies de la vie, sans téléphone et internet.
    Quand vous êtes dans une salle d’attente ou entre deux travaux, essayez de vous reposer, de lire ou de réfléchir mais ne consultez pas les réseaux sociaux et les SMS.
    essayer tous les jours d’avoir une période de repos, sans être dérangé.

Lundi 14 décembre 2015 à 10:12

Notre cerveau : intelligence; langage

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     Beaucoup de jeunes avec lesquels je corresponds se plaignent d’avoir beaucoup de mal à fixer leur attention sur un sujet qu’ils doivent traiter et me demandent comment faire pour cela, et également comment leur cerveau peut « faire attention à ».
    Je vais essayer de répondre en deux articles.

    Voyons d’abord comment le cerveau réagit pour fixer notre attention sur un objet.

    Les yeux captent en permanence des images de l’environnement qui sont transmises via le thalamus, aux centres d’interprétation de la vision en arrière du crâne.
    Mais ces images interprétées ont une durée très courte si elles n’ont rien de particulier, et elles s’effacent d’elles mêmes.
    Deux cas particuliers peuvent se produire :
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        - pour des raisons diverses, nous voulons volontairement faire attention à un objet, dont par exemple nous ne connaissons pas la nature. Notre cerveau doit alors prolonger le temps pendant lequel l’image interprétée peut être « observée ».
    Notre cortex préfrontal amplifie alors l’activité des neurones du centre d’interprétation concernés par cet objet, et il met en connexion avec un autre centre du gyrus fusiforme (voir schéma ci-contre), qui va pouvoir conserver un peu plus longtemps la perception correspondante. Ce centre identifie les objets : c’est le « quoi » dont j’ai parlé dans certains articles sur la vision.

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        - quelque chose d’inquiétant arrive, qui pourrait menacer votre sécurité. Or les images sont toujours transmises en parallèle avec le thalamus, aux centres amygdaliens. Si ceux ci décèlent une anomalie, ils alertent alors aussitôt le cortex préfrontal, en même temps qu’ils obligent la vision et son interprétation à se concentrer sur cet objet ou phénomène insolite, en agissant notamment sur les centres moteurs qui orientent l’œil (voir 2 et 3 sur le schéma). Le cortex préfrontal prend ensuite la direction des opérations (1 sur le schéma).
    Quand l’attention est ainsi focalisée, les yeux et l’interprétation de ce qu’ils voient est fixée sur la tâche en cours et peuvent ne pas remarquer d’autres événement : ainsi le psychologue américain D Simons, avait demandé à des jouers de baskett de compter pendant quelques minutes en jouant, le nombre de rebond et de passe de chacun, et il avait fait traverser le terrain par une personne déguisée en gorille. Aucun jouer ne l’a remarquée !
    L’attention peut être ainsi focalisée sur un sujet imposé volontairement par le cortex préfrontal, ou bien attirée tout à coup par un phénomène insolite.


     C’est en général une perception anormale : image, couleur, son, odeur…. Si le gorille dont on vient de parler avait été rouge, ou avait rugi bruyamment, peut être les joueurs l’auraient ils vus.
    Ce qui est certain c’est qu’il faut que la perception soit nettement perçue. On verra mieux des objets aux formes précises, de couleur vive…. et il faut en outre que ce ne soient pas des perceptions qui arrivent souvent, auxquelles notre cerveau est habitué.
    Par contre, dans ce domaine, il peut y avoir des perceptions particulières auxquelles est attachée une alerte : par exemple lorsque vous conduisez un feux qui passe du vert à l’orange ou au rouge.
    L’attention est donc en permanence sous le contrôle de ce qui se passe autour de nous et notre système de perception peut ainsi être concentré sur les phénomènes qui peuvent interagir avec nous.
    Lorsque le cortex préfrontal veut imposer de faire attention à une tâche donné, il force les perceptions à s’orienter volontairement vers les objets concernés, en mobilisant les aires d’interprétation, le dialogue avec le thalamus et les centres amygdaliens, lea commande des mouvements des yeux, et l’hippocampe et notre mémoire, qui nous lient aux connaissances passées. Ainsi, si nous cherchons un  livre dans notre bibliothèque, le regard va s’orienter vers les étagères, la mémoire va essayer de se rappeler où était le livre, le cortex préfrontal va ordonner à la vue de se concentrer sur les titres et aux centres du langage de les lire et de reconnaître le titre recherché.

    En fait il y a un équilibre permanent entre l’attention volontaire commandée par le cortex préfrontal et celle d’alerte déclenchée principalement par les centres amygdaliens, avec dans les deux cas le soutien de la mémoire.
    Ainsi, si vous avez perdu un bracelet sur la plage, vous examinerez attentivement le sable dans un  périmètre donné, mais si tout à coup, un crabe sort du sable, votre attention se portera un instant sur lui, jusqu’à ce que vous compreniez que c’est un événement ans importance et sans rapport avec votre recherche.
    Dans le quotidien de nos actions, nous avons ainsi des tâches à accomplir volontairement, mais elles sont aussi sous l’influence de facteurs extérieurs qui les perturbent
    C’est ce que je développerai dans le prochain article.

Dimanche 13 décembre 2015 à 9:25

Chats

Suite de mes photos de chats, cette fois ci en appartement :

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Samedi 12 décembre 2015 à 11:44

Notre cerveau : intelligence; langage

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    Il y a quelques jours, j’avais montré que notre cerveau faisait la synthèse d’images à partir d’éléments mémorisés et qu’il rectifiait ensuite ces esquisses pour les rendre conforme à ce que la vue lui donnait comme informations du réel.
    Hier je disais que notre cerveau raisonne par analogie, en créant des concepts des objets, choses, notions concrets ou abstraits.
    Aujourd’hui je voudrais expliquer comment notre cerveau prend des décisions selon deux processus : le plus souvent l’un inconscient et intuitif, et dans certains cas, l’autre rationnel et réfléchi.

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    Notre cerveau consomme beaucoup d’énergie : 25 à 30 % de l’énergie consommée par notre corps. Il cherche donc à économiser quand il le peut.
    Traiter de façon inconsciente, rapide et par réflexe est peu consommateur de ressources. Au contraire réfléchir et étudier la situation rationnellement est long et consomme beaucoup. Le cerveau préfère donc le plus souvent utiliser dans ses décisions un processus intuitif. Dans notre cerveau un centre dans le cortex préfrontal latéral gauche veille à cette économie et limite certaines activités si le reste du cortex préfrontal ne l’inhibe pas.

    Nous possédons certaines connaissances, nous avons une certaine expérience de la vie, et nous pouvons accéder inconsciemment ou volontairement, à certaines données.
    Nous avons notre cerveau émotionnel qui réagit et nous mémorisons sentiments et émotions, qui sont en général associés à notre mémoire épisodique des événements de notre vie.
    Et nous avons tout un passé culturel et éducatif : des règles et idées inculqu ées durant notre enfance, des croyances morales et religieuses ou relatives à nos groupes sociaux, accord ou rejet de certains principes ou habitudes….
    Tout ceci constitue un ensemble auquel nous pouvons accéder de façon diverses.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau3/automate.jpg    Le cerveau cherche à économiser et donc une réponse rapide et intuitive à nos problème. Il va alors accéder à un centre dans le sillon intrapariétal latéral (voir schéma ci contre) qui est en bordure du centre associatif qui regroupe des données mémorisées de nos sens .
    Le cerveau émotionnel s’active aussi, notamment les centres amygdaliens, qui évaluent le coté émotionnel et risque de la situation.
    A partir de ces données, le cerveau élabore un avis ou une décision et soit la fait exécuter (et nous en avons à peine conscience), soit il l’envoie au cortex préfrontal, qui la fait appliquer, sauf réflexe de méfiance.
    Dans d’autres cas où il s’agit de processus, c’est le cervelet qui gère l’automatisme : c’est ainsi que vous conduisez machinalement sur un parcours habituel vers votre travail. Les commandes de l’automobile, la surveillance du trafic, la route à suivre, tout est automatique et à peine conscient et sans efforts.
    A tel point que un jour de congé, si vous ne faites pas attention, vous vous retrouvez sur le chemin du bureau !
    Mais si une anomalie de circulation ou d’itinéraire intervient, la votre cortex préfrontal reprend les commandes et réfléchit à la solution.
    Prendre certaines décisions peu importantes intuitivement n’est pas gênant, mais nous pouvons introduire des biais qui seront nocifs pour des décisions importantes.
    - des biais d’isolement, car certaines informations ne nous parviennent pas du fait que nous sommes localisés dans un pays dans une société, dans un groupe, dans un environnement.
    - des biais culturels car nous avons emmagasiné des stéréotypes, des règles, des habitudes dépendant de paramètres socioéconomiques, culturels etr familiaux. Nous interprétons les informations au travers de ces filtres.
    - ces biais sont rendus peu perceptibles par la réaction quasi automatique du cerveau, et donc nous risquons d’autant plus l’erreur que la décision est subjective et concerne des jugements et non des faits.
            
http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau3/raison.jpg    Si nous jugeons qu’il serait dangereux de se tromper sur une décisions, nous pouvons interrompre le processus automatique, pour nous obliger à réfléchir plus sérieusement.
    Pour cela il faut d’abord bloquer l’action du cortex préfrontal latéral gauche, chargé des économies d’énergie : c'est la deuxième étape.
    Il faut ensuite interrompre le processus intuitif du centre du sillon intrapariétal latéral c’est le cortex préfrontal qui décide et effectue ce blocage.
    Il faut alors mettre en route le processus cognitif de réflexion et le cortex préfrontal va activer un centre voisin du précédent (voir schéma ci-contre), dans le sillon intrapariétal ventral. Parallèlement le cortex préfrontal active l’hippocampe pour tirer le maximum des informations mémorisées.
    Mais il demandera quand même au cerveau émotionnel et notamment aux centres amygdaliens un avis sur toutes les hypothèses de décision, avis intuitif et émotionnel.
    Puis en fonction des données recueillies, il va réfléchir, et élaborer des solutions puis choisir entre elles une décision, qui cette fois ci sera rationnelle, mais aura demandé du temps et de l’énergie.
    Certes les risques de biais exsitent toujours, mais ils sont plus conscients et le cortex préfrontal pourra volontairement les inhiber en partie.
   

    Il s’agit donc de ne pas prendre les décisions importantes à la légère, de ne pas croire n’importe quoi, de ne pas nous comporter en moutons.
    Mais nous n’avons pas les moyens d’un scepticisme tous azimuts, ni au plan de l’énergie, ni du temps, car la réflexion est une grande consommatrice.
    Le doute est salutaire, mais la réflexion ne peut s’appliquer qu’aux problèmes importants.
    C’est l’éducation et l’instruction qui doit nous apprendre à douter et à raisonner.
 Et pour cela il faut inhiber comme on l’a vu les mécanismes naturels intuitifs. Ce n’est pas évident et en général un enfant ne commence à savoir le faire qu’entre 5 et 7 ans.

Vendredi 11 décembre 2015 à 8:58

Notre cerveau : mémoire; inconscient; Freud

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    Je disais dans un  précédent article, que notre cerveau faisait la synthèse d’images à partir d’éléments mémorisés et qu’il rectifiait ensuite ces esquisses pour les rendre conforme à ce que la vue lui donnait comme informations du réel. Cela lui permettait de réunir en même temps de nombreuses informations sur l’environnement, issues de notre expérience passée, et d’anticiper sur l’avenir, pour guider nos actions et notamment noss déplacements..
    Les biologistes pensent que ce processus dépasse les simples perceptions et concernent toute notre façon de penser : nous raisonnons par comparaisons et beaucoup de nos décisions sont inconscientes et intuitives.

    Quand nous vivons au quotidien, nous percevons notamment des images de l’environnement et de ses objets (mais c’est vrai aussi pour les sons et le toucher) et nous reconnaissons la plupart d’entre eux qui nous sont familiers et leurs caractéristiques.
    Cela veut dire qu’à coté des images, nous avons conceptualisé l’objet, sa forme, ses caractéristiques, son usage et évidemment cela s’appuie sur le langage.
    Mais même le bébé qui vient de naître fait cette conceptualisation : par exemple il y a une personne qui a certaines caractéristiques d’image, un visage un timbre de voix, qui le nourrit, qui le change, qui le porte, qui vient s’il pleure… et en général c’est la maman.
    Au niveau du langage, cette conceptualisation se traduit pas une particularité : les neurones qui sont connectés pour représenter un objet sont tous dans la même zone lorsqu’il s’agit d’objets analogues, par exemple des outils.
    Et notre mémoire est aussi construite de façon logique au niveau des connaissances et des entités : elle les classe par familles, analogies…, un peu comme le botaniste ou l’animalier classe les plantes ou les animaux.
    Quand nous allons nous trouver en présence d’une chose nouvelle et inconnue, notre cerveau va rechercher dans le passé ce qui lui ressemble dans les choses analogues anciennes et connues, que ce soit d’ailleurs un objet ou un concept plus abstrait.
    Nous cherchons à classer, à généraliser, à nommer de façon analogue des choses qui se ressemblent. Et donc notre conceptualisation est en évolution permanente, comme d’ailleurs en partie notre langage. Et évidemment des caractéristiques s’ajoutent en mémoire aux choses nouvelles, mais en partant d’abord de caractéristiques analogues à celles des choses de la même famille.
    Ce processus est presque totalement inconscient.

    Suivant notre personnalité, mais aussi nos connaissances, notre curiosité intellectuelle, et la richesse de notre vocabulaire, nous aurons des concepts étroits et vagues et d’autres concepts étendus. Dans le cas de concepts pauvres, nous aurons tendance souvent à généraliser abusivement et à faire des rapprochements peu pertinents.
    La pauvreté du vocabulaire nous empêchera par exemple d’expliquer de façon précise des phénomènes ou notre pensée.
    Bien sûr lorsqu’il s’agira d’objets courants nos concepts seront en général suffisamment précis et exacts : nous savons tous reconnaître une chaise et à quoi elle sert.
    C’est beaucoup moins vrai quand il s’agit de concepts abstraites littéraires, artistiques ou scientifiques.
    C’est encore plus difficile quand il s’agit de nos relations avec autrui qui interfèrent avec les émotions et les sentiments, et il faut se méfier des jugements que nous faisons par analogie et généralisation.
    Certaines personnes ont une tendance, provenant à la fois de leur personnalité et du fonctionnement de leur cerveau, à généraliser abusivement. Elle pourront ainsi commettre des erreurs de jugement importantes.
    Un processus assez courant d’erreur dans le domaine du classement des personnes est du genre : M.X est un voleur, M. X est financier, donc tous les financiers sont des voleurs.

    Un autre aspect concerne les décisions que nous prenons. Certes si nous achetons une maison ou une voiture, nous y réfléchirons avant,  Mais dans la plupart des petites décisons que nous prenons en permanence à chaque instant de notre vie quotidienne, c’est intuitivement et presque inconsciemment que nous le faisons.
    C’est notamment vrai lorsque nous exécutons une tâche répétitive et habituelle, par exemple conduire notre voiture pour aller à notre travail. Nous le faisons inconsciemment sans réfléchir et cela ne requiert notre attention que si un événement exceptionnel intervient.
    Je parlerai demain de nois processus de décision.

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