Jeudi 31 mars 2016 à 8:27

Psychologie, comportement

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      Je suis toujours étonné du nombre de mes correspondant(e)s ou des personnes que je connais, qui passent leur temps à se remémorer le passé avec tout un cortège de remords de ce qu’ils ont mal fait et de regrets de ce qu’ils n’on pas voulu ou osé faire.
    Je lisais un article d’un psy, qui disait qu’autrefois les patients venaient le voir pou se guérir de complexes ou de pensées traumatisantes, proches du fantasme, alors qu’aujourd’hui, ils - surtout les jeunes - viennent pour se plaindre, non pas de la teneur morale ou perturbante de leurs pensées, mais pour parler de leur activité et de toutes les erreurs qu’ils ont pu faire.
    Les américains appellent ce mal moderne « l’overthinking » (en quelque sorte l’hyper-penser), qui consiste à se prendre le tête et à ruminer le passé, jusqu’à en devenir ultra-stressé.
    Je ne trouve pas ce terme très adéquat. Je ne crois pas que les personnes que je connais pensent trop. Je crois surtout qu’ils ont du mal à maîtriser leurs pensées, à ne pas les laisser dériver vers des réflexions tristes, et à les orienter vers des pensées positives.
    Je pense qu’on peut vivre heureux avec un cerveau très actif et on peut « grésiller du trolley » sans être pour cela ni cinglé, ni dépressif. Mais il faut orienter son fonctionnement, non par vers le passé et les souvenirs néfastes, mais vers les petites joies du présent et la préparation de l’avenir, vers la préparation des projets et l’action, avec l’idée de faire des succès et non des échecs.
    C’est évidemment plus facile si on est optimiste que si le pessimisme vous ronge.
    A mon avis La suractivité du cerveau n’est pas orientée forcément vers les souvenirs néfastes. Elle provient de nos préférences cérébrales.
    Si vous vous reportez à les articles sur la préférence de prise d’information et de perception, vous verrez que l’on peut être sensitif en analysant les informations de façon linéaire et séquentielle, de façon très pragmatique. La pensée suit alors un parcours rigoureux qui n’autorise pas l’emballement.
    On peut au contraire percevoir de façon globale, avec une pensée qui peut s’exprimer en arborescence, en sautant du coq à l’âne, ce qui n’empêche pas les synthèses périodiques. C’est effectivement un foisonnement beaucoup plus volumineux, qui peut s’apparenter à un hyper-penser.
    Mais il n’y a aucune raison pour que ce soit triste ou néfaste. d’autant plus que les personnes globales sont plus orientées vers l’avenir que vers le passé.
    Finalement je pense que cela fait plaisir aux psys et cela impressionne leurs patients de parler d’overthinking, pour expliquer leur stress et leurs hantises passéistes, mais, pour moi, remords et regrets sont l’apanage de notre préférence cérébrale « pessimisme », alors qu’une pensée très active est plutôt la conséquence de notre préférence cérébrale de perception « globale ».

Mardi 29 mars 2016 à 9:17

Chats

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        Rassurez vous, je ne vais pas vous proposer de manger du civet de chats !
Mais j'ai simplement trouvé sur internet des photos de chats affamés quie l'on lmet devant de bons petits plats; alors ils salivent :

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Dimanche 27 mars 2016 à 9:48

Biologie, santé.

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     Je ne sais pas si vous saviez ce qu’était un rat-taupe nu ? Pas moi, jusqu’à ce qu’on en parle sur les revues médicales.

    C’est une bête très bizarre appelée aussi « Hétérocéphale », un petit rongeur dépourvu de poils, qui vit uniquement sous terre pour ne pas mourir de froid.
Il mesure entre 10 et 30 cm de long, plus une queue de 10 cm environ, avec une tête affreuse car la mâchoire est très développée pour permettre de creuser des galeries.
    Ils ont quelques poils …. entre les orteils des pattes et devant le museau des poils vibratiles pour sentir les obstacles (en effet dans le noir il n’y voit rien) !!
    Ce qui est original chez cet animal c’est au plan physique sa capacité de reproduction et sa longévité. Il peut vivre une trentaine d’années, ce qui est énorme pour un rat (c’est comme si certains hommes vivaient 600 ans !).

    Sa reproduction est très particulière. Dans un groupe (une espèce de colonie), une seule femelle, la « reine » est reproductrice et allaiter les bébés rats. (c’est un mammifère)
    Elle passe sa vie à engendrer, s’accouplant avec un harem de mâles (pour mélanger les gênes) et accouche 5 fois par an d’une douzaine de rats.
    Elle est nourrie par les autres membres, ainsi que les bébés rats lorsqu’ils sont sevrés. Les rats-taupes sont végétariens, mangent des racines, qui leur fournissent l’eau nécessaire. Leur besoin en eau sous terre est faible et ils n’ont pas besoin de boire.

    Ces rats-taupes sont originaux par leur organisation sociale, analogue à celle des fourmis ou des abeilles. Seule la reine et le harem de mâles sont destinés à la reproduction. Les autres membres sont ou soldats ou ouvriers et ont une morphologie différente. Les ouvriers creusent les galeries, et approvisionnent la nourriture et la stockent dans des magasins. Les soldats défendent la colonie et ses galeries.
    Quand deux colonies se rencontrent en creusant des galeries, c’est le combat sans merci, jusqu’à ce qu’un reine et son harem soient tués. Les ouvriers et soldats rescapés sont emmenés en esclavage ou tués s’ils résistent.
    Ils ré-ingurgitent une partie de leurs déjections de cellulose, et élèvent des insectes qui finissent de nettoyer leur habitation.
    Cette organisation sociale est unique chez les vertébrés.

    Si on en parle au plan médical c’est qu’ils ont deux caractéristiques particulières :
    - ils sont insensibles a la douleur car leur système nerveux ne comporte pas de neurotransmetteur pour la transmettre (un neuropeptide, appelé « substance P », dont des récepteurs spécifiques se trouvent sur les nerfs spécialisés pour transmettre la sensation de douleur à l’hypothalamus).
    - Ils n’ont jamais de cancer, ce qui intrique les chercheurs. (pourquoi ?)

    Une chose extraordinaire vient d’arriver en 2015. Deux rats-taupes, pensionnaires de zoos américains, viennent d’être diagnostiqués cancéreux.
    Le premier, âgé de 22 ans, atteint d’une tumeur mammaire, a été opéré et se porte bien. Le second, d’environ 20 ans, avait une maladie de la peau de la face et en est mort.
Son autopsie a révélée, à la stupéfaction des vétérinaires, qu’il avait une tumeur de l’estomac.
    Pourquoi ? Ont ils subis une mutation génétique ?
    Les scientifiques s’y intéressent beaucoup car cela pourrait être important pour permettre de comprendre le cancer humain et le soigner.
   

Vendredi 25 mars 2016 à 10:05

Biologie, santé.

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      Je trouvais commode que l’on puisse trouver chez le pharmacien, sans ordonnance, des médicaments courants et non remboursés par la sécurité sociale.
    Je m’aperçois maintenant que c’est dangereux, car malheureusement beaucoup de personnes s’en servent n’importe comment et ne lisent jamais les notices.

    On a eu l’exemple du paracétamol, qui est utile contre la douleur, voire la fièvre, mais qui ne devrait être utilisé que si on en a vraiment besoin, donc pour un temps limité et sans dépasser 3 g par jour.
    Or beaucoup de personnes en prennent dès qu’elles croient qu’elles vont avoir mal, c’est à dire presque tout le temps, alors que d’autres, qui ont entendu dire qu’on pouvait aller jusqu’à 6 cachets par jour, avalent 6 fois un comprimé d’un gramme, c’est à dire le double de la dose maximale.
    L’agence Nationale de Sécurité des médicaments (ANSM) a mis en garde en 2014 en signalant qu’on avait constaté des cas d’accidents cardiaques, dus à l’usage abusif du paracétamol. Les surdosage sont dangereux pour le foie, au point de nécessiter une greffe, par hépatite grave. On considère que c’est actuellement la première cause de greffe de foie en France.

    Un autre exemple nous est donné par des bêtises de jeunes.
    Sans doute avez vous déjà utilisé un sirop pour la toux, (ou des comprimés), contenant de la codéine, qui est un analgésique assez fort, efficace mais dangereux : c’est de la méthyl-morphine.
    Il est dangereux si on en prend trop et surtout si on en prend trop souvent, il y a un risque important d’addiction. L’utilisation de codéine peut provoquer des réactions analogues à des allergies (démangeaisons, rougeurs, nausées…), et les médecins prescrivent souvent de la prométhazine, qui est un antihistaminique modéré.
    On trouve en vente libre chez le pharmacien des sirops à la codéine et d’autres contenant de la prométhazine.
    Des jeunes ont vu sur internet que des américain faisaient, avec ces sirops un cocktail, (le « purple drank » car il est violet), en les mélangeant avec des sodas voire de l’alcool, lequel cocktail a des effets relaxant et désinhibant.
    Et finalement c’est une véritable drogue, dangereuse en cas d’excès mais surtout capable d’induire une addiction tenace, et cela à partir de produits en vente libre chez le pharmacien.

    D’ailleurs les adultes mélangent aussi paracétamol et codéine pour renforcer l’effet analgésique de chacun des produits et là encore c’est dangereux et susceptible de provoquer des addictions.

    J’ai eu l’occasion de lire une notice sur un léger somnifère qui avait été conseillé à une personne de ma famille, lequel est en vente tout à fait libre et non remboursé.
J’ai été étonné de voir sue la notice qu’il était conseillé de ne pas l’employer plus de 5 jours. On ne précisait pas pourquoi. Mais alors pourquoi le mettre en vente libre. Cela m’étonnerait que toutes les personnes lisent la notice.

    Je ne suis pas contre ces médicaments, ils sont utiles, mais ce sont des produits dangereux et s’ils sont en vente libre sans ordonnaNce, on n’a pas de prescriptions quant aux précautions à respecter.
    Je pense que les pharmaciens devraient disposer, lorsqu’ils vendent de tels médicament d’une simili-ordonnace préimprimée et très simple, qui indique les doses et les durées à ne pas dépasser, et qu’il commentent éventuellement pour l’expliquer aux personnes qui auraient du mal à comprendre ce document.
    Il fauudrait aussi que les parents enferment les médicaments dans des armoires situées à une certaine hauteur et fermée à clé, les enfants devant demander à leur parent de leur donner les médicaments. Il est anormal qu’un enfant de 12 ans puisse aller prendre lui même, sirops à la codéine et à la prométhazine pour s’ en faire une « potion magique » qui est en réalité une drogue.

Mercredi 23 mars 2016 à 9:02

Divers

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         Merci à celles et ceux qui m'ont souhaité mes 84 printemps.
        Cela me fait chaud au cœur
        Rassurez vous, je n'ai pas eu une indigestion de petits fours frais, comme le laisserait croire ma photo.
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     J’ai lu une étude intéressante sur l’effet de l’utilisation du GPS sur notre cerveau.
    Cela m’a intéressé car je ne me sers pas de GPS, alors que des personnes de connaissance ne peuvent plus se déplacer sans lui.
    J’ai donc pu comparer et mieux comprendre le sens de cette étude.

    Le plus souvent je n’ai pas besoin de GPS, car je vais à un endroit connu. J’ai alors dans ma tête un itinéraire qui a deux composantes :
    - d’abord une carte mentale, schéma des routes, un plan mais sur lequel les distances restent approximatives;
    - ensuite des points de repères qui permettent de pallier cette approximation : un bouquet d’arbres, une maison particulière, un monument, le clocher d’une église, une affiche, les panneaux routiers…
    Si je vais en un lieu que je ne connais pas, j’étudie le trajet sur une carte routière que j’emporte avec moi, pour suppléer à un oubli. C’est l’équivalent de la carte mentale.
    Mais il me manque les souvenirs des points de repère. Maintenant que l’on peut consulter sur internet des cartes satellites, avec vue en 3D, je parcours mon itinéraire à la recherche de points de repères. Je compte aussi les croisements de route, et je relève des distances sur la carte. Cela me permettra de me guider, si je suis attentif et ne vais pas trop vite.

    Que font les personnes que je connais et qui se servent du GPS; Ils obéissent tout simplement « tourner à gauche au prochain carrefour.
    Plus besoin de réfléchir, on peut anticiper et mettre les clignotants très tôt avant de tourner. C’est bien commode. Surtout s’il y a des sens interdits.
    Mais si jamais on se trompe, ou si le GPS n’avait pas un bon plan (cela arrive !), alors là on est complètement paumé et ce d’autant plus qu’on ne sait pas quelle erreur le GPS a faite. Cela m’est arrivé de sortir d’affaire un camarade que j’accompagnais, parce que son GPS avait fait une erreur et que j’avsi regardé lka carte avant de partir.

    L’étude dont je parlais en début d’article avait comparé ainsi des personnes ayant utilisé pendant longtemps des stratégies différentes d’orientation sur route.
    Les chercheurs ont constaté que les personnes sui utilisaient toujours leur GPS depuis longtemps avaient une faculté très diminuée d’élaboration des cartes cognitives et des images mentales de repères qui les accompagnent. Après avoir parcouru les lieux et être arrivé au bon endroit, les personnes utilisant le GPS avaient quelques repères visuel, mais très peu de connaissance de l’organisation des lieux et étaient incapables de tracer un plan de leur itinéraire.
    Leur mémoire et leur cortex frontal n’étaient pas entraînés à cela. C’est le cortex préfrontal qui réfléchit et organise, et c’est l’hippocampe et le cortex entorhinal proche qui organisent et stockent les cartes mentales, le calepin visuo-spatial servant de mémoire de travail entre les deux.

    Nous ne sommes pas les seuls à avoir des cartes mentales : lorsque l’on a habitué des rats à naviguer dans un labyrinthe, ils le parcourent très vite et sans hésitation. Et si l’on barre une voie, ils arrivent assez rapidement à trouver un itinéraire de secours, ce qui prouve qu’ils ont retenu une topologie des lieux.

    Utiliser en permanence un GPS entraîne donc un appauvrissement mental. Et naviguer sans GPS si on connait un peu les lieux est une hygiène mentale.
    Les chercheurs ont alors étudié le cas de personnes que la voix de leur GPS agaçait et qui l’utilisait sous forme de l’affichage d’une carte sur laquelle est tracé l’itinéraire et d’un point représentant le véhicule. C’étaient eux qui prenaient les décisions de conduite et de changement de direction.
    Ils ont observé que ces personnes avaient gardé la capacité de retenir des images mentales.
    Ils préconisent donc de ne pas se servir « bêtement » du GPS, mais de garder l’initiative des décisions, le GPS n’étant qu’une carte routière affichée en permanence, avec un repère de position facilitant la consultation en temps réel.

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Samedi 19 mars 2016 à 8:49

Drogue, alcool, addictions

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     Certains de mes correspondants ont entendu parler de drogues que prendraient les terroristes avant leurs actions et me demandent ce que j’en pense.
    Je pense que c’est effectivement une chose probable
    Dans les opérations au Mali, les soldats français avaient déjà constaté que certains des djihadistes étaient drogués pour leur donner du courage, les rendre en partie euphoriques, inconscients de leurs actes et insensibles à la douleur. Le produit était alors principalement la « kétamine ».
    Depuis les média font surtout état du « captagon ».

    La kétamine est une amine organique utilisée en médecine d’une part comme anesthésique, d’autre part comme analgésique. On l’a également un peu utilisé comme antidépresseur. C’est considéré comme un stupéfiant et son usage hors médical, est interdit. Son usage comme antidépresseur est limité car il semble qu’elle peut pousser au suicide.
    C’est un inhibiteur d’un neurotransmetteur, le glutamate, et elle agit notamment au niveau du cortex préfrontal (le chef d’orchestre du cerveau) et de l’hippocampe (le professeur de la mémoire). Elle peut produire des effets hallucinogènes et des états de dissociation entre le corps et l’esprit.
    Elle empêche aussi la recapture de la dopamine et produit donc un effet euphorique.
    A dose élevée, ou renforcée par une prise d’alcool, elle provoque nausées et vomissements, et éventuellement des altérations de la respiration, des troubles du rythme cardiaque, voire  le coma et la mort. A long terme, elle peut provoquer des troubles de la mémoire et une dépendance psychique.
    C’est donc un stupéfiant dangereux, d’autant plus que ses effets sont très variables selon les individus et donc peu prévisibles.
    Si vous voulez en savoir plus sur l’usage en France comme drogue, un site très bien fait de l’observatoire des drogues est le suivant : http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/epfxcrk6.pdf , mais il est difficile à lire.

    Le captagon est une amphétamine, comme l’ecstasy (cette dernière est appelée aussi MDMA).
c’est un stimulant qui, à dose modérée favorise la production de dopamine et de noradrénaline au niveau des neurones, et est donc euphorisant, et favorise la concentration, donne une résistance plus grande à la fatigue.
    Il favorise aussi la libération de glucose et donc l’effort
    Il a été utilisé comme médicament contre l’hyperactivité et comme dopant cycliste illégal, mais a été abandonné et interdit en 1993 en raison de lésions cardiaques consécutives à son utilisation.
    A plus forte dose, il altère le jugement et diminue fortement la prévision des conséquences possibles de ses actes.
    Ces effets sont provisoires et le corps, pour redevenir normal va devoir synthétiser à nouveau dopamine et noradrénaline, ce qui nécessite repos et sommeil.
    En l’absence de ce repos rapide, l’individu ressent une psychose, avec alternance d’euphorie et de dépression, comme s’il avait passé plusieurs nuits sans sommeil.
Ses facultés mentales sont alors altérées et il ne ressent ni peur, ni douleur, ni réticence devant les conséquences de ses actes pour lui ou autrui.
    Le captagon est actuellement peu utilisé dans la population qui préfère l’ecstasy, drogue tout aussi dangereuse.
    Si vous voulez connaître les dangers de l’ecstasy, (déshydratation, passages à vide, changements d'humeur, dommages cérébraux), je vous conseille le document :
http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2001/mag0216/dossier/sa_4300_ecstasy_niv2.htm

    On voit bien pourquoi ces deux produits peuvent être utilisés par les terroristes pour permettre plus facilement de commettre des attentats.

Jeudi 17 mars 2016 à 8:04

Anecdotes

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J’ai trouvé sur internet des questions concernant l’art de la table. ALors je vous les pose en intermède, et les réponses viendront ensuite :

1 - Pourquoi dit on « mettre la table » ?

2 - Quels sont les ancêtres des nappes et serviettes ?

3 - Pourquoi les couteaux de table ont ils des bouts ronds (contrairement aux couteaux de cuisine) ?

4 - Quelle est l’histoire de la fourchette ?

5 - Qui a inventé le tire-bouchon ?

6 - D’où vient le mot « entremets » ?

7 - De quand date le sandwich ?

8 - Pourquoi un gâteau alsacien s’appelle t’il « Kugelhopf » et les bonbons « Haribo » ?




Voici les réponses :

1 - Au Moyen Age, la table était une grande planche (ou plusieurs) posée sur des tréteaux.
Il fallait la mettre dans la pièce.

2 - Au même Moyen Age, on mettait une nappe sur les tréteaux, recouverte d'une pièce de tissu pliée en deux, appelée "doublier", destinée à s'essuyer les mains et la bouche. Elle fut ensuite remplacée par une longue pièce de toile posée sur les bords de la nappe : la « longuière », puis en 1560, par une pièce de tissus individuelle : la serviette. De telles serviettes seront en vogue après le mariage d’Henri IV et Marie de Médicis, en 1600.

3 - A l’origine tous les couteaux étaient pointus. Mais les gentilshommes se curaient les dents à table avec ces ustensiles, et le Cardinal de Richelieu, agacé par cette pratique peu agréable à voir, demanda à son orfèvre de lui faire des couteaux à bouts ronds.

4 - La fourchette existait au Moyen Age, mais avec 2 dents seulement. C’était un objet de luxe au manche précieux, souvent en ivoire. Puis ensuite l’usage se perdit et on mangeait avec les doigts. Elle ne réapparut qu’au XVIIème siècle.

5 - Le tire bouchon était à l’origine un accessoire d’arme à feu, destiné à extraire une balle du canon. C’est au 17ème siècle qu’il servit à extraire les bouchons, sous forme d’une vis sans fin.
    Le véritable tire-bouchon, avec une hélice au bout d’un manche en T fut breveté en 1795, par Samuel Hershaw.

6 -  Au Moyen Age, le repas se déroulait en plusieurs services. Dans les grands repas, des artistes, jongleurs, chanteurs et danseurs venaient combler le temps mort qui séparait deux services : l'entremets.

7 - En 1762, passionné par les jeux de cartes et ne voulant pas quitter sa table de jeu, pour aller déjeuner, lord John Montagu, comte de Sandwich, demanda à son cuisinier de lui préparer à manger : deux tartines de pain beurré avec une tranche de viande au milieu.

8 - Un pâtissier de Ribeauvillé, du nom de Kugel, hébergea les rois mages, faisant étape en Alsace sur la route de Bethléem…(c’est une belle légende !).  Pour le remercier, ils lui donnèrent la recette d'un gâteau, qu'il baptisa Kugelhopf.
    Quant au bonbon « Haribo », enrobé de chocolat et aux vives couleurs, il fut inventé par un confiseur allemand Hans Riegel de Bonn (d'où son nom: Ha Ri Bo).

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Mardi 15 mars 2016 à 9:12

Biologie, santé.

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     Je suis toujours étonné quand j’entends des gens, que je pensais intelligents dire : « il faut se passer de l’énergie nucléaire » ou « il faut se passer de l’expérimentation animale ». Je pense qu’ils n’ont pas beaucoup réfléchi à la question.

    Que l’on ne doive pas considérer les animaux comme des objets et qu’on ne les fasse pas souffrir, je suis entièrement d’accord. En particulier qu’on n’achète pas un animal de compagnie pour l’abandonner ensuite, qu’on évite de faire souffrir les animaux qui nous servent ensuite de nourriture.
    Pourtant cela ne nous viendrait pas à l’esprit de dire la même chose des plantes et pourtant ce sont aussi des êtres vivants!
    Mais je pense qu’il faut encore être plus vigilant vis à vis de la vie et de la souffrance des humains. Et quant je vois une artiste américaine veniur reprocher à la France de gaver des oies, je voudrais lui dire de s’occuper du centre de Guantanamo ou des agissements de la CIA.
    Cependant je voudrais revenir sur le problème des expérimentations animales. Certes il faut éviter de faire souffrir les animaux et veiller aux conditions de ces essais, mais peut on s’en passer?

    Je parlerai d’abord des médicaments : avant de les mettre dans le commerce, il faut s’assurer qu’ils sont efficaces, qu’ils ne sont pas dangereux, et ceci à diverses doses, et aussi connaître les effets secondaires indésirables.
    L’expérimentation finale est faite sur des humains, en hôpital.
    Mais elle n’est pas sans danger et on a vu récemment qu’une telle expérimentation a causé la mort d’un homme et des séquelles graves chez plusieurs autres. Et il y avait eu pourtant une sévère et longue expérimentation animale. Sans elle il y aurait eu certainement plusieurs morts et handicapés graves si on s’en était tenu à la seule expérimentation humaine, sans autre préalable.
    S’il n’y avait pas eu d’expérimentation animale, nous n’aurions aucun vaccin, pas d’antibiotique et pas la plupart des médicaments très actifs. Il y aurait tous les ans des dizaines de millions de morts supplémentaires de maladies.
    Au départ on ne sait pas grand chose du fonctionnement du corps humain, nu de celui des bactéries et virus. Sans l’expérimentation sur ls animaux de la mouche drosophile à la souris, puis , moins souvent sur d’autres mammifères, nous ne saurions pas grand chose sur les mécanismes de physiologie et des maladies qui nous affectent.
    L’expérimentation animale est indispensable aux études scientifiques, car l’étude de thérapeutiques et de médicaments ne peut se faire que si on connaît suffisamment au préalable les maladies et le fonctionnement du corps humain.
    On a trouvé des traces du virus Zika dans le liquide amniotique et le cerveau d'un fœtus anormal; une culture sur des neurones a montré in vitro des perturbations apportées par le virus Zika. Mais pour être absolument certain de son action, des essais seront nécessaire in vivo sur des souris en gestation pour démontrer l'action tératogène.

    Et l’expérimentation animale n’a jamais autant été encadrée qu’aujourd’hui.
Deux directives sur la protection des animaux existent de 1086 et de 2010.
Les animaux sont utilisés au minimum (tellement même que probablement si on les avait davantage utilisés, il n’y aurait pas eu un mort dans les derniers essais thérapeutiques).
Des seuils sont respectés pour limiter une éventuelle souffrance et les animaux sont insensibilisés ou traités par analgésiques. Les conditions d’élevage sont strictement réglementés de même que les conditions de soins et de chirurgie.
    Des comités d’éthiques ont été créés, ainsi que des contrôles des animaleries et laboratoires. Pour utiliser certaines espèces il faut démontrer qu’un ne peut pas utiliser des animaux moins évolués (notamment pour le singe.

    Ce qui m’agace, dans ce domaine, c’est que les gens qui critiquent l’expérimentation animale et demandent son abolition, n’ont aucune notion de biologie, de ce à quoi servent ces expérimentations et sont les premier à hurler quand les médicaments destinés à l’homme ne sont pas d’une efficacité parfaite.
    Il est évidemment beaucoup plus facile de critiquer ce que l’on ne connaît pas, parce qu’on ne se rend pas compte alors qu’on ne dit que des âneries.

   


Dimanche 13 mars 2016 à 9:04

Biologie, santé.

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    Sorti pour aller chercher une pizza par une nuit noire sans lune et dans notre rue dans laquelle l’éclairage était en panne, j’ai trébuché dans une racine d’arbre qui dépassait du trottoir.Je suis tombé la main sur les deux boites de pizza, ce qui m’a évité de me casser le poignet. Et on pouvait encore man er les pizzas, un peu écrasées quand même. Grosse bosse au genoux et pour que cela dégonfle on ma mis, comme le faisait ma grand mère, une pommade à l’arnica.
    C’est un remède qui a passé de mode et pourtant très efficace.

http://lancien.cowblog.fr/images/Santebiologie2/24phytomelia.jpg    L'arnica est une plante originaire des régions montagneuses de l'Europe et du sud de la Russie, entre 800 et 2 400 m, dans les terrains granitiques et siliceux et les pâturages d’altitude (Vosges, Alpes, Jura). Sa tige d’un demi mètre environ se termine par une fleur d’un beau jaune d’or ressemblant à une marguerite ou à un souci que l’on ramasse entre juin et août.
    Il existe une trentaine d'espèces. Celle à usage médical est « l’arnica montana ». Elle donne lieu à des préparations pharmaceutiques sous forme de crèmes et d’huiles de massage qui ont des propriétés anti-algiques, anti-inflammatoires et
On l’utilise aussi sous forme de petits granules homéopathiques à avaler.
    Ma grand mère l’appelait « l’herbe à chutes » et son utilisation contre les contusions remonte au Moyen Age, et Madame de Sévigné recommandait contre les coups d’utiliser « l’eau d’arquebuse » qui était une préparation à base d’arnica de bétoine et d’euphorbe.
   
    L’arnica stimule la circulation du sang et son action anti-inflammatoire serait due à une combinaison de carotène et de manganèse. Elle régule lla circulation périphérique du sang, a un rôle anticoagulant et une augmente la résistance locale des muqueuses.
    Elle aurait même un léger pouvoir anti-bactérien, grâce à l’acide caféique et aux carbures poly-acétyléniques
    Le baume d’arnica évite donc les accumulations de sang (les « bleus ») et réduit inflammation, enflure et douleur.
    Il est donc utilisé non seulement en cas de coups, les entorses et chutes, mais aussi pour des traumatismes post-opératoires.

    Les pommades contenant de la teinture d’arnica comme principe actif font classiquement partie de la trousse de secours, mais attention, l’arnica doit s’appliquer sur les contusions, bosses, meurtrissures, mais jamais sur les plaies ouvertes.
    L’arnica est aussi un poison assez violent.
    Ma grand mère utilisait directement la plante : les feuilles et les fleurs  froissées en cataplasme, ou les fleurs en décoction dans l’eau bouillante, et elle faisait une teinture d’arnica qu’elle utilisait coupée de moitié avec de l’eau.
    Elle tenait les recettes et proportions de sa grand-mère, mais je ne vous conseille pas de procéder ainsi.
    L’arnica est toxique : c’est un irritant des muqueuses, ainsi que du tube digestif et des reins. L’arnicine qu’elle contient est un médicament et un poison pour le cœur. Elle peut provoquer, au-delà de 4 à 8 g par litre une altération profonde du système nerveux, avec sueurs froides et hémorragies. Elle est donc bien trop dangereuse à employer, pour qu’on puisse la recommander pour l’usage interne.
    Elle est inoffensive et couramment employée avec efficacité en homéopathie, avec des dilutions infinitésimales, sous forme de minuscules granules ( voir photo ci dessus) que l’on prend en général par 5 trois fois par jour.
    On ne sait pas bien expliquer son rôle sous des doses aussi faibles. Sans doute fait elle sécréter à notre corps d’autres substances protectrices. Et l’effet placebo peut aussi jouer, comme pour tout médicament. Mais c’est efficace. Elle fait même baisser la fièvre et agit comme du paracétamol et on m’en faisait prendre quand j’étais petit et que j’avais mal à la gorge ou une extinction de voix.
    Maintenant je devrais l’utiliser contre l’arthrite !!

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lancien

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