Vendredi 11 mars 2016 à 8:29

Histoires drôles

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C’est assez étonnant de voir le nombre de personnes qui manquent de bon sens.
Il faut croire que cela ne s’apprend plus à l’école !
Voici, en intermède, quelques réponses pour le moins saugrenues :

    Un personne a perdu son chien et se lamente; son amie lui recommande de mettre dans le quartier, des affiches avec sa photo :
« Cela ne servira à rien ! »
 « Mais pourquoi ? »
 « Parce qu’il ne sait pas lire ! »

    Un monsieur voit dans la rue un chien borgne et il dit à son copain
« Regarde ce chien avec un  seul oeil ».
    Le copain met la main sur un de ses yeux :
« Eh alors, que devrais-je voir ? »

    Un monsieur se vante à son copain de bureau :
«  J’ai fini de faire ce puzzle que mes enfants m’ont offert pour Noël ! »
«  Tu as mis plus de deux mois pour le faire ! »
« C’est pas mal hein ! Il y avait écrit sur la boite - de 4 à 6 ans - ! »

    Autre occasion de frimer devant un copain :
« Cette année je pars en vacances pour Milan »
«  Si longtemps, tu as dû en accumuler des RTT ! »

    Autre conversation au bureau :
« Tu as entendu, à la télé, ils ont dit qu’à New-York,une personne se fait renverser dans la rue toutes les 2 minutes ! »
« Oh la pauvre ! »

    Deux dames dans un magasin de vêtements :
« Savais tu qu’il faut 3 moutons pour faire un tricot en laine  ? »
- « Ah non, je ne savais pas qu’ils savaient tricoter »

    Une dame dans un grand magasin s’adresse à la vendeuse :
- « Mais pourquoi vos chapeaux sont ils si grands ? »
«  Parce que vous êtes au rayon des abats-jours de lampes, madame »

    Un candidat va passer un test pour une embauche :
« Je vais vous poser quelques questions; toutes vos réponses doivent être orales; vous avez compris, vous êtes prêt ? »
« Orale »

    Un autre candidat :
« Quel est le jour de votre anniversaire ? »
« Le 13 janvier »
«  De quelle année ? »
«  Mais tous les ans ! »

    Une jeune ado découpe en petits carrés sa jupe patchwork et sa mère lui demande pourquoi elle fait cela :
- « Parce que c’est marqué dans la notice de la machine à laver : laver les couleurs séparément »

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Mercredi 9 mars 2016 à 9:02

Enseignement, école, fac

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     Notre Président de la République est sûrement plein de bonnes intentions et de bonne volonté, mais il s’entoure très mal. Un ministre doit être compétent dans le domaine qu’il dirige.
    Ce n’est pas le cas de madame Najat Vallaud-Belkacem, qui est certainement méritante notamment d’être arrivée malgré ses origines ce qui a dû lui demander beaucoup de travail, mais c’est malheureusement une utopiste, qui vit dans l’idéal et n’a pas conscience de la réalité de la vie universitaire, ni de la simple pédagogie.
   Ne faire qu'une carrière uniquement politique, déconnecte complètement des réalités de la vie de tous les jours.

    Déjà son prédécesseur avait pondu une réforme de l’enseignement primaire ridicule.
    Alors que nos enfants ne savent plus le français et l’orthographe, pas plus que les tables de multiplication, au lieu d’augmenter les heures des disciplines fondamentales, de promouvoir plus de lecture, de dictées et d’entraînement de la mémoire en apprenant par cœur les fondamentaux, il a prévu d’augmenter les travaux qui ressemblent à des distractions ou des détentes de cour de récréation ou de garderies, et qui coûtent énormément aux communes, et mobilisent des instituteurs ou des intervenants qui seraient mieux utilisés à faire des cours supplémentaires et très pragmatiques de français et de maths.
    L’école primaire continue de former des enfants inaptes à suivre l’enseignement secondaire, parce que ne maîtrisant pas assez la compréhension de la langue, peinant à faire les quatre opérations et incapables de résoudre un problème d’arithmétique.

    La réforme du collège de madame Vallaud-Belkacem est tout aussi ridicule. Le rapport du comité des Programmes (que j’ai lu soigneusement : voyez mon article sur la novlangue de l’Education Nationale, du 28/4/2015) collectionne les clichés de psycho, en ignorant totalement les avancées concernant le fonctionnement du cerveau humain, et accumule les objectifs vagues et utopiques, en négligeant des résultats précis et objectifs.
    L’élève n’est plus là pour apprendre et surtout pour former son intelligence, mais pour se sentir bien, et je cite « manifester sa sensibilité » et « questionner le monde ». On prend les élèves pour des écrivains philosophes, tout cela s'opérant au nom de la « liberté pédagogique de l’enseignant » et de la liberté de l'enfant qui doit être « créatif".
    Il n’est plus question de former sa mémoire, de le confronter aux auteurs anciens pour apprendre à comparer et discuter les idée, ni de donner des objectifs pratiques aux sciences.
    Par contre on peut lire qu’il faut « explorer différentes modalités de représentation par des mediums et techniques variés pour jouer des écarts et des effets produits à des fins expressives. » (il ne s’agit tout de même pas des médiums qui disent la bonne aventure !)

    Je suis tout à fait d’accord pour former les élèves à l’emploi de l’ordinateur, mais il faut d’abord savoir écrire à la main, lire un livre et faire du calcul mental.
    Le Conseil a l’air de croire qu’il suffit de savoir utiliser un tableur et un grapheur, sans avoir fait auparavant la démarche intellectuelle de comprendre le mécanisme des opérations correspondantes. Il oublie que avant tout le but est de bien poser le problème et de connaître les méthodes pour le résoudre. La machine peut faire le calcul, mais on ne peut la surveiller (notamment ses résultats) que si on connaît le processus.
    Je constate que de jeunes lycéens ne savent plus faire une multiplication ou une division sans calculette, et sont incapables de faire de tête une multiplication par 5 (on multiplie par 10 et on prend la moitié) et qu’ils ne savent pas toujours chercher une définition d’un mot dans le dictionnaire.!

    La dernière trouvaille de madame Vallaud-Belkacem est de partir en guerre contre les universités qui font une sélection parmi les candidats aux études de mastère, car cela va à l’encontre de l’égalité pour tous.
    Je me demande si notre ministre a mis un jour les pieds dans une université (elle n'a pourtant pas fait ses études de droit par correspondance) ?
    Une université ne peut enseigner que certaines disciplines de mastères, en fonction des moyens matériels et humain dont elle dispose. Par ailleurs le nombre d’étudiants que l’on peut accepter est forcément limité par ces mêmes moyens. On ne peut accepter des étudiants dans des mastères inexistants ni en surnombre et il faut alors choisir ceux que l’on accepte.
    Certaines rares universités ont fait des tirages au sort : c’est la meilleure façon de mécontenter tout le monde et d’admettre de mauvais élèves.
    Les autres université s’efforcent de choisir les élèves qui ont un projet qui concorde avec l’enseignement existant, qui sont motivés et qui sont d’un niveau suffisant pour suivre l’enseignements. Cela me paraît simplement du bons sens.

    J’apprécie les efforts égalitaristes de notre ministre de l’Education Nationale, mais elle semble oublier que l’égalité ne correspond en pratique, ni à des ressources infinies, ni à des quotas.
    Malheureusement nous n’avons pas tous au départ les mêmes préférences cérébrales et les mêmes aptitudes. L’éducation des parents peut diminuer ou aggraver ces différences. Par ailleurs se former exige beaucoup de travail et une attention soutenue.
    L’égalité des chances ce n’est ni favoriser les amusements (l’instruction n’est pas un jeu), ni niveler les programmes par le bas pour que les moins doués puissent suivre.
    C’est au contraire aider ces jeunes pour qu’ils rattrapent leur retard et arrivent à suivre, et ne pas handicaper les plus doués en leur apprenant la paresse du fait du niveau trop bas des cours.
    Le but du secondaire est de former l’intelligence et d’apprendre à raisonner, et acquérir aussi des connaissances de base. La mémoire c’est la moitié de l’intelligence et négliger de la former est suicidaire. Ne plus faire de littérature qui permettait de comparer les opinions des philosophes et écrivains, c’est former des esprits étroits et fermés sur eux mêmes. Ne plus faire d’exercices pratiques dans le domaine des sciences, c’est ne plus former à la logique et aux applications pragmatiques.
    Et ce qu’il manque le plus, donner aux élèves l’habitude du travail et de l’effort.
   

Lundi 7 mars 2016 à 10:14

Notre cerveau : émotions

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« Don Diègue robot » dira t’il un jour à son fils « Rodrigue as tu du coeur ? ».
    Je crains que « Rodrigue robot » ne réponde : « non papa, je n’ai que du carreau » , car pour un robot un jeu de cartes est plus naturel que des émotions.

    On nous parle très souvent de robots à la télévision.
    Il y a 20 ans, les robots n’étaient que des machines qui aidaient l’homme pour des tâches fastidieuses, tels les robots ménagers ou ceux des usines de mécanique
    Les robots intelligents n’existaient que dans les films de science fiction, tel le célèbre D2, mais ils ressemblent à des machines.
    Depuis quelques années la robotique a fait des progrès - ce que l’on appelle du mot pompeux « d’intelligence artificielle ». Nous pouvons trouver des tondeuses ou des aspirateurs qui se débrouille tout seuls, si l’environnement n’est pas trop compliqué.
    Mais ils sont programmés pour une tâche précise et n’ont aucune capacité d’invention. Ils s’adaptent tout au plus en fonction des perceptions de leurs capteurs.
    C’est bien moins intelligent que le moindre animal domestique.
    Mais des films comme « Real Humans » nous montrent des robots bien proches de l’homme et ayant des sentiments.

    Depuis quelques années on a vu apparaître des robots auxquels on a donné un physique d’homme ou d’animal domestique, avec comme but de tenir compagnie à des personnes âgées ou à des enfants malades.
    Le premier écueil a été d’imiter la marche des vivants et notamment la bipédie des hommes.
    Cela a l’air tout simple, mais c’est un problème d’équilibre difficile et rien ne vaut notre cerveau. La robotique n’imite pas encore parfaitement la marche de l’homme.
    Deuxième écueil, la parole. Certes ce n’est pas difficile de faire parler un robot : l’ordinateur sait imiter la voix humaine et former des mots et des phrases à partir de phonèmes. Quant à la syntaxe et la grammaire, c’est logique ou bien question de mémoire, donc pas de problème.
    Mais c’est un autre problème de dire des choses intelligentes et de comprndre un interlocuteur et lui répondre. Les situations que l’on rencontre sint tellement nombreuses qu’on ne peut mémoriser des réponses à l’avance.
    Il faut donc là une véritable intelligence artificielle, qui puisse imaginer pour s’adapter, après avoir interprété et analysé la parole de son interlocuteur.
    On en est encore au balbutiement.

    Mais le summum de la difficulté c’est de rendre le robot empathique.
    Il faut d’abord pour pouvoir répondre à des émotions, comprendre celles des autres. Donc le premier stade c’est de rendre le robot capable de déceler des émotions chez son interlocuteur humain.
    On commence à peine à le faire.
    Il s’agit essentiellement que le robot reconnaisse les émotions d’une part aux mimiques du visage et d’autre part aux intonations de la voix. C’est tout un apprentissage.
    Le stade d’après sera de faire apprendre au robot, comment réagir face aux émotions des hommes et d’avoir des attitudes et des réponses appropriées. C’est encore plus difficile.
    Les chercheur pensent que d’ici quelques dizaines d’années, il sera possible d’avoir des robots capables de tenir compagnie aux personnes âgées et aux enfants.
    Mais il faudra que ces personnes comprennent que, même si le robot semble avoir de l’empathie et répondre à leurs émotions, ce n’est qu’un dressage et que lui n’éprouve aucune émotion, contrairement aux hommes et aux animaux.
    Ils ne faudra pas trop s’attacher à nos robots : ils ne le méritent pas.

Samedi 5 mars 2016 à 10:16

Chiens

Au tournoi de tennis du Brésil, l'Open de Sao Paulo, quatre chiens ont remplacé les ramasseurs de balles traditionnels.
En voici quelques images en intermède :

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Jeudi 3 mars 2016 à 18:15

Biologie, santé.

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          Je vous ai parlé plusieurs fois de « l’épigénétique ». ( mes articles des 3/1/2015, 13 et 14 /1/2012, 6/7/2010 et 3 mars 2009).
           On me demande  à nouveau quel est l’influence de l’environnement sur notre patrimoine génétique et qu’est ce que l’épigénétique.
           Plutôt que de vous renvoyer sur mes anciens articles, je vais essayer de les résumer.

           Le terme d’épigénétique inventé en 1942 par Conrad Waddington concernait à l’origine  « la branche de la biologie qui étudie les relations de cause à effet entre les gènes et leurs conséquences biologiquess, et concernait donc le phénotype » (notre structure héréditaire ADN.)
          Aujourd'hui, la définition la plus courante de l’épigénétique est « l’étude des changements héréditaires dans la fonction des gènes, ayant lieu sans altération de la séquence d’ADN ».
         Je rappelle que l’ADN est une structure moléculaire en double hélice de deux mètres de long, dans le noyau d’une cellule qui ne fait que quelques micromètres. L’échelle élémentaire de l’ADN c’est le nanomètre. (10puissance -9 m)
         L'ADN est une espèce d’échelle avec deux montants hélicoïdaux (composés de phosphates et de sucres) et de barreaux, constitués chacun de deux molécules parmi quatre bases azotées que nous nous contenterons d’appeler (un peu comme Bach avec les notes) A, C, G, T et qui s’associent toujours A et T, (ou T et A) et C et G (ou G et C).
        C’est l’enchaînement des séquences successives de ces molécules (les barreaux) qui constituent le patrimoine génétique d’une cellule, c’est à dire l’enchaînement des nucléotides A,C,G,T.
        Tout le fonctionnement biologique de nos cellules est conditionné par de multiples protéines, qui sont issues de 20 molécules élémentaires d’acides aminés et la synthèse d’un acide aminé donné dépend de la succession de 3 de ces bases A,C,G,T. (on appelle cette succession de 3 bases des « codons »)

       Mais “l’usine” de synthèse des acides aminés est souvent au repos et puis tout à coup, pour des raisons encore mal connues, une portion de cette succession de base va s’activer et fabriquer la succession d’acides aminés et donc la protéine spécifique que code cette succession.
       C’est cette succession de “codons” de 3 bases qui code donc chaque type de protéine bien spécifique, que l’on va appeler un gêne et on dit lorsque cette fabrication entre en jeu, que le “gêne s’exprime”.

         Dans la formation du corps humain, à certains moments, certains gènes seront “forcés” de s’exprimer", sinon nous aurions une non-formation ou mal-formation.
        Mais d’autres pourront rester « endormis » toute notre vie, ou au contraire, tout a coup s’exprimer alors que ce n’était ni obligatoire ni même prévu. Cela pourra être sous l’effet de facteurs biologiques, mais aussi de phénomènes extérieurs physiques ou psychiques.
        Donc un  événement extérieur peut être capable de déclencher l’expression d’un gène. C’est cela l’épigénétique

   
       Cela dit, ce n’est pas tout à fait aussi simple que cela, car une caractéristique de notre corps, un caractère génétique, la prédisposition à une maladie ou son apparition; ne dépendent pas d’un seul gènes, mais de plusieurs qui modulent les événements épigénétiques.
      L’apparition d’une modification génétique n’est donc pas du « tout ou rien » car elle est modulée par plusieurs gènes, et tous ne s’expriment pas forcément.
       
      L’épigénétique est donc un potentiel de modifications génétiques sous l’effet d’événements internes ou externes «(nourriture, stress, traumatismes divers…), modifications qui sont ultérieures à la conception et à la naissance.
      On pourrait donc penser qu’elles n’ont aucun rapport avec notre patrimoine génétique légué par nos parents.
      Ce n’est pas tout à fait vrai.
      En effet pour s’exprimer un gène doit permettre que les éléments d’ADN le concernant, (la séquence des bases),puissent être « reproduits ».
      Pour que cette duplication se fasse il faut que l’ADN dont la chaine est enroulée sur des espèces de bobines, les histones, (voir mon article du 14/1/2012), se déroule à l’endroit où doit se faire la transcription.
      D’autres gènes voisins peuvent bloquer ce mécanisme.
      Par exemple, la présence de groupes méthyle (-CH3) à I'ADN limite I'accès et empêche la machinerie de transcription de se lier à I'ADN, et le gène est ainsi rendu silencieux, ou du moins la probabilité de son expression est fortement diminuée.
A l'inverse, le groupes acétyle (- C0CH3) fixés aux histones, conduisent au relâchement et au déroulement de I'ADN et facilitent l'expression génique, et donc sa probabilité, mais ce ne sont pas les seuls groupes chimiques concernés par ce mécanisme.
(voir les deux schémas en tête de l'article).
      Dans l’ADN transmis par nos parents un certain nombre de groupes favorisant ou interdisant le déroulement et donc la transcription, sont présents.
      Certaines possibilités ou impossibilités de modification épigénétiques sont donc transmises par nos parents, mais s’il est presque impossible aux gènes silencieux de s’exprimer, il n’est pas certain que ceux qui pourraient s’exprimer le fassent par la suite.
      Il faut qu’un événement les pousse à s’exprimer.



Mardi 1er mars 2016 à 15:28

Biologie, santé.

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    Chirurgien est un métier bien difficile.
    D’une part il faut avoir les connaissances habituelles à tout médecin, mais encore il faut de super connaissances en anatomie.
    Je me souviens d’un chirurgien avec lequel je discutais et qui me décrivait une opération, en me donnant tous les détails de ce qu’il allait rencontrer successivement en faisant ses incisions : muqueuses, muscles, nerfs, vaisseaux sanguins, organes, pout arriver sur ce qu’il devait opérer. C’était une véritable carte en 3D.
    Et puis non seulement il faut des connaissances et une expérience intellectuelles, mais il faut une grande dextérité pour manier les instruments avec précision surtout pour inciser, mais aussi pour recoudre. Et il faut calme et concentration et que la main ne tremble pas.
    J’ai beaucoup d’admiration pour cette capacité d’action.

    L’apprentissage d’un chirurgien est donc très long. Non seulement 10 ans d’études de médecine et de spécialité, mais l’acquisition d’expérience au sein d’une équipe, auprès des chirurgiens plus anciens.
    Il est bien connu qu’en fac de médecine, avant d’oser intervenir sur une personne, les étudiants apprenaient à manier le scalpel et à étudier l’anatomie sur des cadavres. Ce n’est pas nouveau et de nombreuses peintures de maîtres en témoignent.
    Mais un cadavre n’est pas un être vivant et ce n’est pas une véritable opération.
    Les facs de médecine avaient donc des blocs opératoires avec une salle d’observation où les étudiants pouvaient suivre des opérations réelles ou bien des caméras qui filmaient l’opération et retransmettait l’image dans un amphi. Des anesthésistes et des infirmier(es) pouvaient aussi apprendre ainsi leur métier.

    Ces pratiques se modernisent.
    Déjà étaient apparus des mannequins interactifs sur lesquels certaines interventions pouvaient être faites
    Les cadavres évoluent. Ce sont toujours des personnes décédées mais dont le corps a été mis au congélateur et réchauffé quelques heures juste avant la séance opératoire, pour repasser de -22 à + 37 d°C.
    Mais une petite installation hydro-pneumatique permet maintenant d’insuffler d’une part de l’air dans les poumons de sorte que le cadavre respire en quelque sorte, mais aussi d’injecter un liquide ayant la consistance et la couleur du sang dans ses artères, ce qui redonne même à la peau sa couleur naturelle et ses caractéristiques mécaniques presque analogues à uen personne vivante. On peut même simuler une anesthésie.
    Bref les étudiants peuvent pratiquer une véritable opération, sans risque toutefois de faire des dégâts par maladresse. Le cadavre ne criera jamais qu’on lui fait mal !!!
    Et la machinerie peut être programmée pour entraîner des incidents non pévus par les chirurgiens, pour les habituer à avoir les bonnes réactions.

    Autre progrès, on continue à filmer des opération, mais avec des caméras 3D et le film peut être envoyé sur des lunettes 3D de « réalité virtuelle ».
    C’est la même technique que dans les jeux vidéo ou dans certains musées ou visites de lieux aux architectures de l’antiquité où l’on reconstitue ce qu’étaient autrefois les monuments.
    L’étudiant voit ce que voit le chirurgien, comme s’il avait la tête au dessus du champ opératoire et il peut assister à l’opération comme s’il était à sa place, si ce n’est que ce n’est pas lui qui manie les instruments, alors que dans un jeu, c’est vous qui commandez les gestes (ou de même dans un simulateur de vol pour pilotes).

    Mais au delà de la formation technique des spécialistes, il sera d’une part possible de donner une certaine information au malade (s’il le souhaite et avec prudence, car cela peut être traumatisant avant une opération qu’on va subir soi même), au besoin après l’intervention. D’autre part des applications simplifiées analogues aux jeux seront disponible sur smartphone en le reliant à un « masque 3D ». On pourra jouer à l’apprenti chirurgien et cela pourra peut être susciter  des vocations.

    Ces divers moyens ont effectivement un but d’apprentissage technique et manuel, mais aussi psychologique, car l’étudiant doit s’habituer au stress des premières opérations, car le risque est toujours présent. L’apprentissage des internes auprès des anciens restera donc toujours nécessaire, mais ils auront été mieux formés au préalable.

Les photos, en tête d’article, représentent un étudiant habillé comme pour une opération, et doté des lunettes de réalité virtuelle pour la suivre, et d’autre part le dispositif « simlife », qui simule la vie d’un cadavre. Ci dessous les installations chirurgicales simulées de l’Université de Poitiers.

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sortir de la tristesse

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