Lundi 11 avril 2016 à 11:36

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    J'ai expliqué, dans mon précédent article, l'aspect physiologique du rire, quasi inconscient. (ou du moins on ne le maîtrise pas, même si on le ressent).
    Mais évidemment il faut se poser la question : on ne rit pas sans raison. Qui déclenche le rire? Et cela c'est beaucoup plus difficile à déterminer, 

    Il existe des cas de rires incontrôlés, qui se déclenchent tout seuls. C'est considéré comme une anomalie, analogue à des crises d'épilepsie. Cette maladie est due à de petits amas anormaux de neurones dans l'hypothalamus ou dans son environnement.
    Des stimulus chimiques (par exemple l'inhalation de protoxyde d'azote) peuvent aussi déclencher le rire, involontairement, par action sur des centres voisins de l’hippocampe.
    Vous pouvez aussi déclencher le rire par des actions sensorielles sur la peau, qui sont transmises au cortex somatosensoriel (responsable du sens "toucher", sur le dessus du crâne). Ce sont les "chatouilles", l'information sensorielle étant transmise d'une part à l'hypothalamus et d'autre part au cortex préfrontal (médioventral), qui "sait" donc qu'on vous torture ainsi et qui va essayer (en vain ou avec succès selon les individus et les circonstances) d'inhiber l'hypothalamus pour qu'il ne déclenche pas le processus de rire, au grand dam de ceux qui vous chatouillent. 

    Il y a ensuite des processus plus ou moins volontaires de rire.
    D'abord chez le jeune enfant de quelques mois, le cortex préfrontal n'est pas mature et la réaction provient du cerveau émotionnel. C'est une sensation émotionnelle qui le déclenche : la vue de sa famille, du biberon, d'un jouet.
    De la même façon chez l'enfant ou l'adulte, des réactions émotionnelles, transmises par les cortex cingulaire et insulaire à l'hypothalamus peuvent provoquer au moins le sourire, voire le rire.
    Il arrive souvent que l'on rit ou sourit, alors qu'on n'a pas vu, lu ou entendu quelque chose de drôle, mais simplement qu'on est heureux, avec des souvenirs plaisants ou avec des amis ou parents. C'est le cerveau émotionnel qui déclenche ces réactions, mais le cortex préfrontal est impliqué dans la régulation de ces émotions
   Le cortex préfrontal ventromédian est en effet impliqué dans le circuit de récompense. Il réagit donc aux événements et sensations qui apportent du plaisir et cette information participe au déclenchement du rire, conséquence d'une euphorie, d'une anticipation sur le plaisir.

    Mais le rire est le plus souvent provoqué par le cerveau qui réfléchit, le cortex frontal. Celui-ci intervient d'abord en faisant une interprétation de nos sensations : vue et lecture, écoute d'une histoire. il réfléchit ensuite à l'interprétation intelligente à faire.
    Très souvent, l'effet comique vient d'un décalage soudain et inattendu entre la perception d'une apparence, d'un stimuli, et d'une information d'ordre cognitif ou social, qui est le plus souvent l'anticipation de la situation résultant de ces stimuli. Dès lors, une appréciation synthétique de l'ensemble et de ce décalage, générera une réponse non logique mais émotionnelle qu'est le rire.
    Lorsque vous regardez une caricature, lorsque vous lisez ou écoutez une histoire, votre cortex préfrontal réfléchit et anticipe les conclusions, ce qui va arriver, et cela inconsciemment et très vite.Et puis vous lisez ce qu'il y a dans la bulle de la caricature, ou vous remarquez un détail contradictoire, vous lisez ou écoutez la chute de l'histoire, et c'est en contradiction avec ce que votre cerveau avait prévu, complètement décalé et inattendu. C'est en général la surprise de ce décalage qui provoque le rire. En quelque sorte le cerveau se moque de son préfrontal qui s'est trompé dans ses prévisions !!
    Mais si vous n'avez pas compris remarqué ce décalage et qu'il faut vous l'expliquer, l'histoire perd presque tout son caractère amusant et vous ne riez pas.
    Dans le même ordre d'idées le rire vient aussi de l'absurdité en contradiction avec une certaine logique : c'est ce qui fait le succès des shadocks ! (voir image ci dessus).        
    De plus le rire est un phénomène de groupe, un partage avec d'autres humains: :  »Le rire cache une arrière-pensée d'entente, une complicité avec d'autres rieurs, réels ou imaginaires ».
    Le rire a "une fonction sociale", il est le reflet des moeurs d'une société, d'où des plaisanteries intraduisibles ou un humour propre à telle ou telle communauté.
    Un psychiatre américain, Allan Reiss, de l'université de Standford, a même trouvé quelque chose de curieux en faisant visionner des dessins animés.
    Les hommes n'ont pas le même sens de l’humour que les femmes. Certes, ils trouvent les mêmes dessins animés drôles et les notent de la même manière que les femmes. Par contre l’image de l’activité cérébrale est différente. Lorsque les femmes sont confrontées à un dessin animé amusant, leurs régions du cerveau dédiées au langage et à la hiérarchisation des informations, sont plus actives que celles des hommes.
    Par ailleurs le circuit de récompense dopaminergique réagit davantage chez les femmes, bien que les deux sexes donnent les mêmes notes aux dessins animés.
    Les hommes ont plus d’attente quand on leur dit qu’on va leur raconter une histoire drôle, alors que les femmes sont à priori, plus sceptiques.
    Allan Reiss a également montré en 2008 que les enfants sont plus sensibles à l'humour que les adultes, et que la perception de l'humour change au moment de la puberté, ce qui correspond aussi à une modification du système d'apprentissage et de récompense, qui perd un tires de ses neurones entre 7 et 14 ans.

Samedi 9 avril 2016 à 11:32

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     Dans ces derniers temps si tristes du fait des attentats,, beaucoup d’entre nous veulent réagir et penser à des choses moins stressante et plusieurs correspondants me demandent « qu’est ce que le rire ? Comment rire? Pourquoi les histoires drôles nous font elle rire ? ». J’ai déjà traité ce sujet en février 2013, mais je vais essayer de vous résumer à nouveau les réponses à ces questions.
    Il faut, je pense bien séparer deux choses : le mécanisme biologique du rire qui déclenche un certain nombre de réactions physiologiques automatiques et presque inconscientes, et puis l'aspect "intellectuel" qui fait que l'on rit parce qu'on lit une histoire drôle, qu'on voit une caricature, un film, ou qu'on est témoins d'une scène humoristique.

    Le mécanisme biologique semble provenir au départ de l'hypothalamus, qui est un très gros centre du cerveau central, et dont le rôle est multiple, car il régule (ou participe à la régulation) de nombreuses activités élémentaires vitales.
    « Le rire est le propre de l’homme » disaient Rabelais et Bergson, mais en fait certains animaux domestiques et les singes semblent avoir un mécanisme proche du rire.
    Rire ne s'apprend pas, c'est inné chez l'espèce humaine. Mais on rit 10 fois moins seul qu'en présence d'autres personnes et donc le rire a un rôle social.. Les chercheurs en psychologie cognitive ont trouvé que les mêmes parties du cerveau étaient activées lorsqu'une histoire drôle est racontée ou lorsqu'un rire est entendu. Le rire est donc communicatif.

    Ce sont des centres de la partie latérale de l'hypothalamus qui semblent en cause au départ. Ils agissent d'abord sur les centre générateurs des mouvements (sur le dessus du crâne), lesquels en passant par des relais situés dans le tronc cérébral (au dessus de la colonne vertébrale, dans la partie supérieure du cou), activent d'abord les muscles de la face (mimiques), des cordes vocales et de la respiration. 
    Puis l'action passe par le système sympathique : accélération du rythme cardiaque, dilatation des artères d'où une moindre pression artérielle, et dilatation des bronches. Dans le cas de fous-rires, l'hypothalamus étant plus sollicité, peut agir par l'intermédiaire du sympathique sur la vessie, (d'où les enfants qui font pipi de rire dans leur culotte). Il peut aussi agir sur les muscles des yeux et des glandes lacrymales et déclencher le « rire aux larmes ».
    L'action de l'hypothalamus se fait aussi par le canal de l'hypophyse, qui excite notamment les glandes surrénales. Il y a alors production d'adrénaline et de noradrénaline, qui sont des hormones et des neurotransmetteurs excitateurs. L'adrénaline participe à la modification du rythme cardiaque et de la pression artérielle, et libère du glucose dans le sang pour faire face à des consommations plus grande d'énergie.
    Ensuite l'hypothalamus commande au parasympathique de calmer le jeu et de ralentir toutes ces actions. En même temps il provoque la sécrétion d'endorphines par l'hypophyse, (des analogues de la morphine), qui sont des calmants.
    L'hypothalamus est relié à tout le cerveau émotionnel, et notamment aux centres amygdaliens qui ont un rôle principal en cas de peur, de colère et de stress. Dans le cas du rire, l'hypothalamus diminue le rôle de ces centres, et par ailleurs il fait produire par les surrénales une hormone anti-stress, le cortisol.
    L'hypothalamus est relié aux centres que l'on nomme centres d'apprentissage ou du plaisir, (voir mes articles sur mon blog), qui libèrent de la dopamine. Il y a donc une deuxième sensation de plaisir qui accompagne le rire.
    Dans mon prochain article, je parlerai du « déclenchement du rire »


Jeudi 7 avril 2016 à 8:57

Chats

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Des photos d'une jolie petite chatte ont été publiées par l'Association Adoption Féline sur Facebook, jusqu'à son adoption

Elle a un très beau regard et pourtant elle est aveugle, suite à un long séjour dans la rue et à la malnutrition.
Je la trouve même très élégante !


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Mardi 5 avril 2016 à 8:54

Eveil, sommeil, rêves

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    J’ai déjà fait plusieurs articles sur le sommeil; et le besoin de sommeil.
    Les français dorment en moyenne, une heure de moins qu’il y a 50 ans !!
Deux jeunes correspondants me demandent de préciser les besoins en sommeil et quelels sont les conséquences d’un sommeil insuffisant.

    La durée moyenne de sommeil nécessaire à un adulte est de 8 heures par nuit. pour un jeune collégien, ce serait 9 heures et plus pour un enfant. Ne parlons pas du nourrisson qui dort 18 à 20 heures par jour, mais lui n’a pas de téléphone portable et ne va pas sur internet.

    Des études récentes montrent que 90 % des étudiants ne respectent pas cette durée et que 20% d’entre eux dorment moins de 6 heures par nuit.
    Chez les collégiens les pourcentages sont moindres mais tout aussi alarmants.
    Les causes sont bien connues :
        - principalement les écrans : télévision, mais surtout jeux sur ordinateurs et téléphones portables. Les réseaux sociaux et SMS sont les principaux responsables d’un temps pris sir le travail ou le sommeil.
        - la quantité de travail pour certains élèves. C’est surtout le cas dans les classes de prépa et de BTS, moins à la fac et au lycée.
        - le manque de sport est aussi un facteur important : pas assez d’exercice englue le corps dans un manque d’entraînement, empêche une dépense suffisante de calories et une oxygénation bénéfique. La fatigue liée au sport est salutaire et elle fait dormir, comme le grand air.
        - l’alimentation. Un mauvais régime alimentaire, constitué majoritairement de restauration rapide et trop peu équilibré, nuit à la qualité du sommeil, de même que les boissons sucrées ou le café.
        - certains médicaments pris pour  veiller ou pour réviser. Les drogues et l’alcool, notamment le cannabis.
        - il est possible que la lumière des écrans, notamment des led voire même les ondes wi-fi et téléphoniques, diminuent la production de mélatonine, l’hormone du sommeil.

    Chez les adultes plis âgés l’hyper connexion est moins prenante, mais le stress et la fatiguz résultant du travail est une source d’insomnies.

    Les conséquences :
    - à court terme elles sont bien connues : la fatigue : plus de 50% des élèves et des étudiants ont du mal à se lever le matin. Le manque d’attention et de concentration qui en résulte.. Moins connue la baisse de capacité de la mémoire, car le sommeil élimine les souvenirs inutiles et fait de la place pour de nouvelles informations
    - à long terme, un sommeil insuffisant en permanence peut avoir des conséquences plus graves encore : obésité, diabète, stress et dépression et affaiblirait les défenses immunitaires.
       
    Il est certain que le rythme de vie s’est accéléré par rapport à la société d’il y a 50 ans.  L’utilisation des écrans s’est généralisée, et même si on ne passe pas beaucoup de temps en  sms et sur les réseaux sociaux, on se sert beaucoup de l’ordinateur, et c’est une fatigue mentale et un  manque d’exercice certain. Cela ne favorise pas le sommeil.

    On ne répète pas assez que le sommeil est fondamental pour le cerveau : il permet d’affaiblir les liaisons des neurones qui ont emmagasiné une information inutile à terme (la presque totalité de ce que nous percevons), et les rend donc apte à recevoir de nouvelles informations.
    Sans sommeil notre cerveau « s’encrasse » et se paralyse peu à peu. Une semaine sans sommeil, voire beaucoup moins pour certains, et c’est le coma puis la mort.

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Dimanche 3 avril 2016 à 11:43

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    Comme je crois tous les français, les attentats de Bruxelles, après ceux de Paris, m’ont horrifiés et indigné, mais malheureusement, à titre personnel, on ne peut pas faire grand chose, sauf si sur place, on peut aider les blessés et garder une vie normale dans Paris pour ne pas céder au chantage.
         On souhaiterait que cela ne se reproduise plus, et évidemment on se demande comment faire pour cela, et si les mesures prises par le gouvernement sont suffisantes.
        J’entends beaucoup de réflexions à ce sujet et je trouve que beaucoup d’entre elles ne sont guère pertinentes. Pourquoi.?

       Je crois que la difficulté vient de ce que nous traitons les terroristes comme des gens « normaux », c’est à dire qui ont les mêmes réactions, la même mentalité que la majorité d’entre nous, or il n’en n’est rien.
        Aucun d’entre nous, même si on lui fournissait les armes et lui garantissait son impunité, ne tirerait ainsi sur d’autres personnes, encore plus sur des innocents Même ceux qui savenbt manipuler une arme moderne (et ils ne sont pas nombreux), ne s’en serviraient que si on menace directement leur vie ou celle des êtres qu’ils aiment.
        Même si certains parmi nous ont des envies suicidaires (j’en ai connu), ils ne le feraient pas en tuant en même temps autrui. Le pilote de la Lufthansa est un fou et une exception.
       Bref notre personnalité, notre éducation, notre vie, nous pousse plutôt à aider les gens qu’à les tuer. Même dans une guerre, le soldat répugne à tuer celui d’en face, et il ne le fait que s’il sent sa propre vie menacée ainsi que celle des siens. Il tuera des ennemis mais pas des innocents et il le fait avec l’espoir de faire cesser le conflit par son action.
      Il n’en n’est pas du tout de même des terroristes actuels, qui ne sont pas des gens normaux.

     D’abord, on constate que ce sont pour la presque totalité des repris de justice, et des gens qui en veulent à la société, aigris en quelque sorte par leur échec. Le vol ou le crime les a endurcis et la prison a accru leur haine de la société.
     Puis on les a conditionnés, voire drogués, pour qu’ils acceptent de tuer des innocents, de se sacrifier en héros pour faire parler d’eux, d’être kamikaze. Je ne suis pas sûr non plus que la plupart soient intelligents et la drogue qu’on leur donne diminue leurs facultés et leur vision de la réalité.
     Nous tous et même un combattant aguerri, nous tenons à la vie et nous craignons pour la nôtre. 
     Notre civilisation occidentale n’aime pas la mort et même si notre prochain n’est pas toujours respecté, cela ne va pas jusqu’au crime, sauf de la part de grands délinquants ou de malades mentaux.
     Nous ne comprenons donc pas la mentalité des terroristes, nous avons du mal à nous mettre à leur place et donc les mesures que nous proposons pour les contrer ne sont pas la plus souvent, pertinentes. Elles peuvent rassurer, mais n’empêcherons pas les attentats par de telles personnes.

    Essayons de réfléchir :

    Les vigiles non armés qui fouillent votre sac, à l’entrée de certains bâtiments, vous rassurent mais à quoi cela sert il d’autre.  Si deux terroristes se présentent ils le frapperont ou le tueront et ils renteront impunément se faire exploser ou se servir de leur arme.
    Pour que ce soit efficace, il faudrait qu’il y ait près de lui, trois ou quatre militaires armés et même une balle dans le canon pour réagir plus vite, ce qui , au milieu d’une foule, n’est pas très prudent, en l’absence de menace immédiate.
    Le travail que l’on donne aux militaires qui arpentent nos rues est exténuant, mais ils ne peuvent être partout à la fois, et si des terroristes font des ravages à un endroit, (ce qui ne prend que quelques minutes), peuvent ils y être rapidement et en état d’intervenir.
    Des gens normaux seraient dissuadés par le risque qu’ils puissent être pourchassés et annihilés par ces soldats en armes, mais à partir du moment où ces terroristes de moquent de mourir, cette crainte ne les arrête plus.

   Cela dit ces terroristes ne sont pas des monstres aussi insensibles que ce que nous pourrions croire. Ils ont discuté avec des gens qu’ils ont épargnés au Bataclan, alors que, vu le temps dont ils ont disposé, et le fait qu’ils ne voulaient pas fuir, ils auraient pu exécuter tout le monde. Un simple gardien non armé a réussi à empêcher d’entrer un des terroristes au stade de France, qui prétendait ne pas avoir son billet et attendre un copain. C’est curieux qu’il n’ait pas forcé le passage. Est ce par bêtise, par remord, parce qu’il était drogué, mais pas par peur puisqu’il s’est fait sauter ensuite.
   Le logisticien qu’on vient d’arrêter en Belgique avait une ceinture d’explosifs, à Paris, et ne s’est cependant pas fait sauter. Etait ce parce qu’il était plus intelligent ou non drogué, et qu’il était un des rares à avoir peur pour sa vie ?

  Je suis très sceptique sur le fait qu’un homme intelligent et non drogué, accepte d’être kamikaze, pour un résultat qui, certes fait des victimes, mais innocentes et sans pouvoir, ce qui ne changera pas le monde, comme cela me parait peu probable que des repris de justice du grand banditisme, deviennent tout à coup des fanatiques d’une religion, parce qu’on leur a promis qu’ils auraient au paradis, des vierges à leur service, s’ils se comportent en martyr.  Pour cela il faut être naïf et un peu illuminé. Cela n’est en général pas le cas de bandits et d’assassins.

   Je crois qu’il faut que l’on se dise que c’est très difficile d’empêcher un commando de terroristes à faire un attentat, au moment où ils vont le commettre.

  Alors que peut on faire ?

  Il me semble que la prévention et le renseignements sont des outils fondamentaux.

  Je ne comprends pas ceux qui refusent l’état d’urgence, la possibilité d’examiner ce qui se passe sur internet ou sur des téléphones mobiles, de faire des perquisitions, d’avoir un fichier des passagers d’avions, que l’on contrôle les frontières et les déplacements de suspects.

  Le contrôle des ventes d’armes et de la drogue est aussi très important dans ce domaine, ainsi que celui des explosifs et produits pouvant en faire. Il n’est pas nécessaire pour une ceinture, d’avoir des explosifs sophistiqués et qui se conservent longtemps. Des produits plus élémentaires, fabriqués à la demande, suffisent.

   L’embrigadement dans les prisons devrait être plus contrôlé, de même que des mesures pour brouiller les sites djihadistes et pour essayer de dissuader les jeunes dont ils lavent les cerveau. Certes c’est difficile et demande des moyens, mais a t’on étudié ce qu’on pourrait faire dans ce domaine. Ceux qui font cet embrigadement devraient être recherchées et mis sous contrôle ou renvoyés chez eux pour les étrangers.
  Je trouve qu’on ne devrait pas donner le nom des terroristes morts ou arrêtée, mais les appeler « assassin 1 », « assassin 2 », pour leur enlever leur notoriété.

  Je ne suis pas sûr que de nombreux militaires en armes, mais à pied, puissent être suffisamment efficaces. L’attaque ne se produira pas où ils se trouvent. Il vaudrait mieux trois militaires bien armés et protégés, ayant été entraînés, plus un chauffeur dans une voiture munie de radio, faisant des rondes et qui dépendent d’un centre de surveillance, qui puisse les envoyer rapidement en intervention, s’il se passe quelque chose.

  Quant aux contrôles des bagages à l’entrée du métro ou des aéroports, ils détecteraient certes les anomalies, mais n’empêcheraient pas un commando d’intervenir en force et surtout créerait à l’extérieur un tel embouteillage que ce serait facile de faire un attentats dans la foule de ceux qui attendent.

  Bref je ne crois pas qu’on puisse empêcher un attentat en cours, mais il faut plusieurs semaines pour le préparer et c’est là où une organisation très rigoureuse et une coopération européenne, permettrait peut être d’arrêter les terroristes, avant qu’ils ne le commettent, de même qu’on pourrait en réduire le nombre, en luttant contre leur embrigadement.


Vendredi 1er avril 2016 à 10:52

Divers

Je ne sais pas si cela vous laisse indifférent d’avoir un moustique dans votre chambre, alors que vous voudriez dormir.
Moi cela m’agace et il faut que je l’élimine !
    Alors j’ai construit l’arme fatale.
    J’appuie sur un petit bouton sur ma table de nuit, et un petit rayon lumineux violet se promène dans l’obscurité, alors que j’entends le vrombissement de mon sale moustique.
    Et puis clash, un petit éclair dans l’espace, une petite boule de feu de quelques millimètres de diamètre et un peu de fumée, et le vrombissement aigu s’est éteint brusquement.
    Mon moustique a flambé, atteint par un rayon laser.
    Voici l’engin : un petit laser, peu puissant, mais assez pour cramer des ailes de moustique; un petit sonar à trois détecteurs en triangle qui détecte son vrombissement, et un calculateur qui triangule la position du moustique et oriente le laser, et quand rayon et moustique se rejoignent, déclenche le tir.
    Maintenant je dors tranquille toute les nuits, après une petite chasse aux moustiques pour s’apaiser avant de dormir.
    Et la SPA n’a rien à dire, le moustique ne souffre pas : l’impulsion laser est trop rapide.
    Ci- dessous une vue de l’engin et un schéma :

http://lancien.cowblog.fr/images/Objetsdivers/lasermoustique.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Objetsdivers/maxresdefault.jpg











http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/ccmr110001.jpg    Poisson d’avril me direz vous ?
    Pas tout à fait.
    Bien sûr je n’ai pas construit cet engin.
Mais le laser anti-moustiques n’est pas une vue de l’esprit.


    Bill Gates avait suggéré cette méthode comme l'une des techniques de pointe pour lutter contre le paludisme ou la malaria et détruire facilement de grandes quantités de moustiques anophèles femelles.
    Nathan Myhrvold, ancien directeur technologique de Microsoft, est venu faire une démonstration avec un appareil mis au point par sa société « Intellectual Ventures".
    Le prototype a été construit à partir d'éléments très communs (qu'on trouve dans des imprimantes, des appareils photos et lecteurs Blu-Ray), presque tous achetés d'occasion sur eBay et des sites similaires.
    Cette arme laser est capable de détecter un moustique à une trentaine de mètres, de faire la différence avec d'autres insectes et même entre un moustique mâle et femelle (selon la taille et la fréquence du battement d'aile).
    Une fois la cible validée, elle est abattue en plein vol en moins d'un 1/10e de seconde par un laser «non mortel» qui «n'endommage pas les tissus humains». Ce laser peut rôtir de 50 à 100 moustiques par seconde et dispose d'une sécurité pour ne pas tirer si autre chose qu'un moustique se trouve dans la zone sous surveillance.
    Par contre il n’est pas prévu de récupérer les moustiques grillés pour déjeuner.

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lancien

sortir de la tristesse

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