Mardi 31 mai 2016 à 8:47

Energie, nucléaire, économies


Suite du résumé de la conférence de M. Levier sur les énergies pour sauver le climat.

           8.) – La biomasse :  sous des aspects très divers : l’utilisation directe du bois, notamment en copeaux, et des déchets de végétation ; les usines de méthanisation à partir de déchets solides ou liquides, d’eaux usées, de microalgues cultivées ou de cellulose.
Production de biocarburants et d’hydrogène.

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           9.) – La géothermie : énergie thermique illimitée, permanente et non polluante, pouvant être installée partout : environ 100 d°C à 2000 m. Le prix d’un forage est légèrement supérieur à celui d’un forage pétrolier.
    L’Islande en tire 85% de son énergie, à un coût très faible et a l’un des meilleurs niveaux de vie.
   Ci dessous, une usine de production électrique géothermique en Islande.

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          10.) – L’hydraulique :  le plus grand barrage du monde est à Yichang : longueur 2 335 m, hauteur 140 m, 27 millions de m3 de béton ; retenue de 600 km : 40 milliards de m3 d’eau; 34 turbines produisant 22 500 MW. Energie parfaite, permanente, bien maîtrisée. Mais peu de sites possibles non exploités en France, qui produit 10,8 % de son électricité par cette voie. Facteur de charge 76 %.


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Le barrage d'Yichang












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Installation de micro-hydraulique en Alsace.


          11.) - Le nucléaire : l’opinion publique est mal informée et frappée par les accidents de Tchernobyl (réacteur instable, mal conduit et gestion déplorable de l’accident) et de Fukushima (réacteurs mal conçus, tsunami sans précédent et gestion insuffisante des effluents après l’accident).
      En fait le nucléaire est très sûr et durable et ne produit pas de CO2. 45 ans de fonctionnement en France en toute sécurité, avec quelques incidents mineurs sans conséquences.
      Se reporter à mes articles de décembre 2011 sur les dangers du nucléaire , des 16 et 17 septembre 2012 sur les réacteurs de 4ème génération et sur ITER (fusion) des 27 et 28 juillet 2011..
      Deux inconvénients : la surveillance des déchets (fortement diminuée avec la 4ème génération), et les 2/3 de la chaleur perdue qu’il faudrait utiliser pour le dessalement de l’eau de mer, la production d’hydrogène, le chauffage urbain ou industriel.
      Actuellement 65 réacteurs en construction dont 24 en  Chine, qui possède actuellement 15 réacteurs (12 GW), et veut passer à 88 GW (+ 95 réacteurs), en 2030.
      Pour pouvoir assurer le remplacement de l’énergie carbonée, malgré le développement des ENR, il faudrait en 35 ans, construire environ 600 réacteurs de forte puissance dans le monde. C'est la seule façon de produire de l'électricité sans émission de CO2 en satisfaisant les besoins croissants en énergie.
     Faute de cette expansion du nucléaire, on continuera à utiliser des centrales à charbon.

           12.) - En définitive, Monsieur Levier propose l’évolution suivante pour le mix énergétique mondial :
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Monsieur Levier a ensuite examiné la situation particulière de la France.

    La France est un cas particulier car elle est l’un des pays à rejeter le moins de CO2 (1,5% de la pollution mondiale, alors que l’Europe représente 11%), du fait de la prépondérance du nucléaire et de l’hydraulique dans la production électrique (cf tableau ci-dessous) :

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/energiesFrance.jpg      Mais l’approvisionnement en énergie fossile est extérieur entre 60 et 70 milliards € / an et met en déficit notre balance commerciale.


      En fait la baisse des rejets de la France n’est pas urgente : une baisse de 20% de rejets de CO2 français ne ferait que 0,2 % de baisse mondiale et les énergies renouvelables correspondantes coûteraient 23 milliards d’euros par an au contribuable français.
            - Il faudrait surtout développer les recherches et développement dans tous les domaines énergétiques et notamment notre collaboration aux réacteurs de 4ème génération et à ITER.
           - Etudier la captation du carbone et l’amélioration du stockage électrique.
           - Favoriser les économies d’énergie et lutter contre le gaspillage.
          - Conserver notre pourcentage de production d’électricité nucléaire.
          - Autoriser provisoirement l’exploitation des gaz de schistes, dans des conditions techniques convenablse (on pratique depuis 20 ans dans le pétrole la fracturation hydraulique), ce qui donnerait notre indépendance énergétique, éviterait des achats et créerait des emplois.
(voir au sujet des dangers de l'exploitation du gaz de schiste, mes articles des 19 avril 2011 et 30 et 31janvier 2013).
          - La prospection de gaz de schiste permettrait de développer le géothermique.
          - Développer la biomasse et recycler les déchets.   
          - Développer des éoliennes et de l’énergie marine moins chères.
          - Supprimer les subventions au solaire, qui devrait rester à usage individuel, les centrales n'étant pas rentables.

Dimanche 29 mai 2016 à 8:43

Energie, nucléaire, économies

Dans sa conférence dont je vous ai parlé dans mon dernier article, Monsieur Levier a donné son avis sur les diverses possibilités de production d’énergie, dans le double objectif, économique d’une part, et de moindre pollution d’autre part.

      Je vais expliciter son propos en deux articles.

           1.) - Limiter la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre.

Il faut un objectif de baisse de la consommation dans les pays industrialisés de l’ordre de 40 % pour 2050, et limiter la hausse dans les pays en voie de développement, en luttant contre le gaspillage et en étudiant une meilleure efficacité énergétique
     Il faut fixer des objectifs précis et pratiques d’émissions pour 2020, 2030, et 2050, et la meilleure façon de décarboner l’énergie est de produire des kWh moins chers que le charbon, mais il faut pour cela la vérité des prix, hors subventions.
     Il faudrait arriver à construire en 2040 des centrales de production d’électricité qui ne rejettent plus de CO2.
     Les arbres absorbent 23 millions de tonnes de CO2 par an : limiter la déforestation.
     L'isolation des maisons individuelle est actuellement encouragée, mais il n'existe pas de procédé simple et bon marché en ce qui concerne les immeubles. Or l'immobilier met 100 ans à se renouveler. Il faut donc faire des études dans ce sens.
     De même il faut réduire la consommation des moteurs à essence en finançant des études technologiques.

            2.) – Rendre moins polluantes les techniques utilisant les énergies carbonées :

    Le gaz est le producteur le moins polluant des énergies carbonées (- 60% par rapport au charbon). Remplacer les cent1 rales à charbon par des centrales à gaz. Le gaz a une efficacité accrue (60 %), les centrales sont fiables et flexibles et la production d’un coût raisonnable.
    Remplacer les chauffages industriels et domestiques au charbon et au fuel.
    Réduire la consommation d’essence des moteurs de véhicules (la voiture électrique est une solution en France car l’électricité est d’origine nucléaire, mais elle est plus polluante dans les pays où l’électricité est produite à partir de ressources carbonées – descendre au dessous de 2 l/km d’essence)
    Etudier le captage du CO2 : chaudière à gaz brulant à l’oxygène pur pour isoler le CO2 ; stockage en profondeur souterraine ou sous-marine; réutilisations industrielles du CO2.

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           3.) – Mieux utiliser l’électricité en améliorant son stockage :
    Comprimer de l’air qui restitue ensuite par détente ; volants inertiels ; pompage d’eau à plus haute altitude sur des barrages ; liquéfaction d’air ; surtout production d’hydrogène par électrolyse ou méthanisation. Bien entendu, étudier des batteries plus performantes.http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/schemadefonctionnementdunestep.jpg

  






Stockage par pompage











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stockage par volant inertiel












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Stockage cryogénique (air liquide)




 









Production d'hydrogène :

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           4.) - Utiliser des moyens de production électrique plus appropriés et performants :

    Le tableau ci-dessous résume les avantages et inconvénients des divers moyens :

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Monsieur Levier a ensuite passé en revue les techniques actuelles :


                5 – L’éolien : le parc le plus grand est en Roumanie : 240 éoliennes de 2,5 MW soit 600 MW pour 1,1 milliards €. Au Texas 634 éoliennes 781 MW sur 40 000 ha, pour 1 milliard $.
En France : à Fruges (Pas de Calais) 70 éoliennes 140 MW. 210 millions €.
Au 1/1/2015 5 500 éoliennes en service, 9 145 MW sur 4500 ha ; 3,5% de la consommation.
facteur de charge 22% maximum.
Objectif : 25 000 éoliennes en 2020 dont 6 000 en mer pour 25 000 MW.
Le handicap de l’éolien reste son faible facteur de charge, le vent n’étant pas constant, et le coût élevé des investissements.

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éoliennes terrestres











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éoliennes marines "of shore"










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éoliennes flottantes (profondeur > 50 m)













           6 – L’énergie marine : exploiter les énergies des courants marins, de la houle, des marées.
Se référer à mes articles.des 21 et 22 août 2014
    Possibilité d’hydroliennes dans les rivières et micro-hydraulique.

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          7.) – Le solaire : Actuellement essentiellement photovoltaïque.  La plus grande centrale est « Solar Star) de Total, en Californie, 580 Mw sur 32 km2 ; coût 2 milliards, 9 millions de panneaux solaires. Maroc, en construction à Ouarzazate, sur une surface analogue, 580 MW pour un coût de 9 milliards. Le tiers vient d’être inauguré.
      En France, la centrale photovoltaïque de Cestas de 300 MW, 300 millions largement subventionnée, s’étend sur 260 hectares de terres agricoles et comporte 983 300 panneaux photovoltaïque chinois. Production nominale 300 MW ; production annuelle 355 GWh, facteur de charge 13 %. Rachat par EDF de 105 €/MWh pendant 20 ans.

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      Les panneaux photovoltaïques, outre le besoin de rayonnement solaire, ont un mauvais rendement électrique. Ils produisent un courant continu de faible voltage, intransportable tel quel. C’est un moyen utilisable pour de la production individuelle, mais mal adapté aux grandes centrales.
      La « route solaire » est une fausse bonne idée 300 € /Mwh et facteur de charge 15%.
      Les américains et les espagnols ont construit des centrales concentrant le rayonnement solaire sur des tuyauteries contenant des sels fondus, qui alimentent des turbines à vapeur, ces sels à haute température se refroidissant lentement et continuant à produire de la vapeur une partie de la nuit ou lorsqu’il n’y a pas de soleil (environ 3 heures). Le rendement global est bien meilleur.

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Germa-solar près de Séville (Espagne)

























Andrasol, en Andalousie, près de Guadix













La Suite dans mon prochain article

Vendredi 27 mai 2016 à 8:30

Energie, nucléaire, économies

     J’ai eu la chance d’assister à une conférence  de M. Levier, sur « Les énergies de demain, pour tous, pour SAUVER LE CLIMAT ».
    Cet ingénieur des Arts et Métiers,  diplômé de l’Université d’Oklahoma dans le domaine de l’ingénierie pétrolière, a dirigé de nombreuses équipes, en France et à l’étranger, et c’est un expert en matière de pétrole et d’énergie. Mais cela ne l’empêche pas de réfléchir au remplacement des produits carbonés, pour sauver notre climat, et ses réflexions sur ce sujet sont très intéressantes.
    Je vais essayer de vous résumer sa conférence, sur plusieurs articles, les planches étant parmi celles qu’il nous a projeté.

    Monsieur Levier nous a d’abord brossé un panorama de la situation actuelle en matière d’énergie et des défis qu’elle pose. Ce sera le sujet de l’article d’aujourd’hui.

    Au 18ème siècle, les sources d’énergie étaient le vent (moulins), l’hydraulique (barrages), et la biomasse (bois). Deux révolutions industrielles successives ont apporté le charbon (et la machine à vapeur), et le pétrole (et les moteurs à explosion).
    Par ailleurs les progrès technologiques ont amené une consommation de plus en plus grande d’énergie, de telle sorte qu’aujourd’hui le niveau de vie d’un pays est corrélé à sa consommation d’énergie par habitant.
    Les 5 défis actuels de l’humanité, dans ce domaine, sont :
        L’accroissement de la population.
        L’épuisement inéluctable des énergies fossiles.
        L’épuisement de toutes nos ressources de la terre : métaux, pierres, faune, produits agricoles, …
        La croissance des émissions de gaz à effet de serre, entraînant le réchauffement climatique.
        Les besoins futurs en énergie: moteur principal de l’économie.

    Les deux tableaux ci-dessous montrent la répartition de la population mondiale en 2015 par continent, et son évolution, à l’échéance 2100 en millions d’habitants, dans trois hypothèses d’évolution.
    Cet accroissement entraîne forcément une augmentation de consommation d’énergie.
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     Les deux schémas ci dessous montrent la répartition actuelle des sources primaires d’énergie et l’évolution de la consommation, par source, depuis1850.On note évidemment l’énorme développement de la consommation du charbon et du pétrole.

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     Le schéma ci dessous montre l’évolution de la consommation entre 2014 et 2040.
On voit évidemment, sur cette prévision, la part grandissante des nations en voie de développement et notamment de la Chine et de l’Inde, aux populations très importantes.

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    Il est également intéressant de connaître la prévision de la répartition de la consommation d’énergie (en milliards de TEP), entre les diverses sources :

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/prevconsoenergie.jpg     En 2014, les premiers producteurs d’énergies carbonées étaient :
           - pour le pétrole :    USA (13,1%) ; Arabie (12,9%) ; Russie (12,7%) ;
           - pour le gaz :         USA (21,4%) ; Russie (16,7%) ; Quatar (5,1%) ;
           - pour le charbon :    Chine (46%) ; USA (11%) ; Inde (9%) .

    Les réserves mondiales sont estimées actuellement à une durée de :
           - Pétrole : 54 ans, mais huile de schiste ;
           - Gaz : 65 ans, mais environ 230 ans avec les gaz de schiste ;
           - Charbon : 183 ans
    A comparer aux réserves de combustible nucléaire : 200 ans avec l’U235 mais plus de mille ans avec les réacteurs surgénérateurs ou l’utilisation du thorium.

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    En ce qui concerne les gaz à effet de serre, j’ai fait plusieurs articles à ce sujet, ainsi que sur le changement climatique, et on rappellera seulement les principaux pays émetteurs :

 





   En définitive Les besoins croissants en énergie sont évidents, et même si on peut les freiner, on ne peut les arrêter. Mais il faut diminuer le réchauffement climatique et pour cela décarboner nos émissions de gaz. Comment le faire, cart il faut tenir compte des contraintes économiques. ?
Le mix énergétique à retenir dépend en fait des conditions locales de chaque pays.
Au plan économique, il faut considérer la vérité des prix, et au plan scientifique, il faut augmenter fortement les investissements en R & D.
Un plan de sauvetage est nécessaire pour l’Afrique.

Je citerai dans mes prochains articles les mesures que préconise Monsieur Levier.

Mercredi 25 mai 2016 à 8:23

Bretagne

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            Je suis passionné par les phares de Bretagne : je trouve qu'un phare c'est utile mais c'est beau, et puis c'est impressionnat les jours de tempête quand l'es vagues montent à l'assaut.
          Ci dessus le phare des Roches Douvres, à 40 km en mer, entre les îles de Bréhat et de Guernesey.  Erigé sur un plateau rocheux recouvert à haute mer, et entouré de courants, il éclaire, de ses 60 mètres de haut, jusqu'à 45 km à la ronde. Il est construit en granit rose, et il est entièrement automatisé.

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Le phare de l'île vierge est le plus grand de France : 82 mètres de haut et il éclaire jusqu'à 50 km. sur une petite île , ancien sanctuaire druidique, qui possède un second phare. Il est à environ 1,5 km de la côte. Il protège l'entrée de l'Aber-Wach, dangereuse car elle regorge de "gros cailloux"








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Le phare de l'île de Batz date du XiXème siècle et est construit en pierre de taille de granit. Il fait 42 
mètres de haut, en face de la ville de Roscoff. Il éclaire à 42 km, car il est construit sur une colline qui est déjà 23 m au dessus des flots.








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Le phare du four, au large de la presqu'île de Saint Laurent, est bâti à 2 km en mer sur un rocher de 25 m de haut. Le phare ne fait que 12 m, Il domine le chenal du Four entre la Manche et la mer d'Iroise
























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Le phare d'Ar Men est l'un des plus connus de Bretagne, au bout de la chaussée de l'île de Sein, construit à la suite du naufrage d'une frégate royale sur les rocher, en 1859. Le rocher sur lequel il est bâti émerge à peine aux basses eaux et est battu par la mer aux fortes marées.
La construction du phare a été une prouesse très dangereuse et longue (plus de 30 ans). Il fait 33 mètres de haut et éclaire à 43 




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Autre phare bien connu, celui d'Eckmühl, à la pointe de Penmarc'h, construit en granit et haut de 60 mètres. La cage d'escalier interne est recouverte de plaques d'opaline, et sa visite vaut le détour.
Deux phares plus anciens se trouvent non loin de lui, qui maintenat signale l'accès au port à presque 100 km de distance.



















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Autre phare connu, celui de Kéréon, entre les îles de Molène et d'Ouessant, haut de 41 mètres et qui éclaire 35 km autour.
Sa visite vaut aussi la peine, mais elle n'est pas ouverte au public, car l'accès est trop difficile. Une "visite virtuelle 3D" existe et permet d'admirer des mosaïques sur les murs de l'escalier et surtout un superbe parquet de chêne, orné d'une rose des vents.



http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne3/10289057pharedelateignousequiberon.pngEnfin un tout petit phare, pas spectaculaire, mais qui me tient à cœur, celui de la Teignouse, qui balise un étroit passage dans la "chaussée du Béniguet", une suite de gros rochers entre Quiberon et l'île d'Houat. Le cuirassé "France" de la Marine Nationale s'était fracassé en 1911 sur ces méchants cailloux, et a sombré en quelques heures. Ce petit phare ne fait que 20 mètres de haut.
Mais chaque fois que je vais aux îles d'Houat ou d'Hoedic, chaque fois que je sors en bateau de la baie de Carnac vers le large, Belle Isle, ou la Bretagne plus au nord, je passe à quelques dizaines de mêtres du phare, dans l'étroit passage.

Lundi 23 mai 2016 à 8:14

Relations avec nos parents, famille

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         Je suis effaré quand je vois le comportement de la plupart des parents aujourd'hui, vis à vis de leurs enfants, et ce quelque soit leur milieu et leur situation financière.

Dès sa naissance, de pour de ne pas être aimé, ou par préserver sa tranquillité, on satisfait son moindre caprice, et on le laisse faire tout ce qu’il a envie.

 

Dans la rue, dans le métro, dans un magasin, l’enfant s’agite en tous sens, gêne tous les voisins, touche à tout, et s’adresse même à des personnes qu’il ne connaît pas, en râlant si on ne lui répond pas ! Aucune réaction des parents, sinon quelques mots, auxquels l’enfant n’obéit pas, et on le laisse continuer.

 

Ado, dès qu’il désire quelque chose on lui donne., créant ainsi une véritable addiction.

Le cerveau et ses centres de récompense dont j’ai souvent parlé, sécrètent de la dopamine lorsqu’un plaisir est ressenti, suite à l’assouvissement d’un désir. Mais si ce plaisir est trop facilement et trop souvent ressenti, il faudra davantage, en fréquence et en grandeur, pour apporter le même plaisir. C’est l’engrenage de l’addiction.

Un désir doit être ressenti pendant un certain temps pour apporter assez de plaisir quand il est assouvi. Si on le satisfait immédiatement, sans effort, sans attente, il n’apporte qu’un maigre plaisir et on passe aussitôt à une autre envie.

Pour l’ado c’est la même chose : si vous lui donnez ce qu’il veut sans attendre et quelqu’en soit le prix et la qualité, il se détournera de l’objet dès qu’il l’aura sans guère de satisfaction, et vous demandera autre chose

Je vois ainsi maints jeunes dont on satisfaits les moindres caprices, sans rien en échange, et sans examiner si la demande est raisonnable. Sous prétexte que le copain a un vêtement de marque très cher, on lui achète le même, alors qu’un produit moins cher et de meilleure qualité excite. Oui mais il ne fait pas contrarier le petit chéri.

Celui ci a donc une grande quantité d’objets, dont il ne fait rien, car, les ayant eus trop facilement, il s’en est immédiatement désintéressé.

 

Il faut apprendre à l’enfant à raisonner ses demandes, à examiner qualité et coût, et à les comparer à l’utilité.

Il faut lui montrer les limites, qu’on ne peut tout avoir et qu’il faut choisir.

Il faut aussi lui apprendre à réfréner ses désirs et à attendre leur réalisation. Celle-ci n’en aura que plus de prix.

Il faut aussi apprendre que l’obtention de quelque chose demande effort, travail peine. Il faut demander des contre-parties. La récompense de bonnes notes en classe, celle d’un service rendu,.

Bien sûr certaines récompenses sont sentimentales comme les anniversaires.

 

La valeur d’un cadeau, d’un achat n’est pas celle de son prix. Comme on ne peut tout se payer, c’est toujours un compromis entre le désir qu’il doit combler et son coût, et il faut évaluerai vraiment ce désir en valait al peine.

Il faut apprendre à l’enfant à gérer ses achats, et donc lui montrer comment évaluer un coût / utilité. 

Le plaisir que lui procurera un achat doit le rendre heureux, et il faut lui apprendre à maximiser ce plaisir. Cela passe par la réflexion et l’attente, la comparaison à d’autres désirs et l’évaluation juste de ce plaisir.

En fait nous devons apprendre à nos enfants à être heureux et cela ne consiste pas à satisfaire tous leurs caprices.

Ma grand mère, fort sage, me disait quand j’étais petit, que ce qui est important ce n’est pas le prix des choses, mais leur valeur, et que souvent des choses de prix moindre peuvent avoir pour nous une plus grande valeur

Trop de parents apprennent à leur enfant à « être riche », ce qu’il ne seront pas le plus souvent dans leur vie, et donc ils en souffriront, alors qu’on aurait dû leur apprendre à être heureux, à apprécier les petits plaisirs quotidiens, simples et peu onéreux.


         Je susi effaré quand je vois le comportement de la plupart des parents aujourd'hui, vis à vis de leurs enfants, et ce qulque soit leur milieu et leur situation financi§re.

Samedi 21 mai 2016 à 8:54

Biologie, santé.

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Je viens de lire un article qui me paraît inquiétant.
    Les paysans chinois ayant des difficultés à fournir suffisamment de viande au consommateur, qui mangent beaucoup plus de viande qu’il y a quelques années, aurait décidé qu’une usine, à l’est de Pékin, allait cloner en série, vaches chevaux et même des chiens. L’usine serait en construction.
    Le chiffre d’un million de vaches par an a été avancé et il s’agirait de chiens policiers pour la police et l’armée. La production devrait démarre en 2017.
    La société de biotechnologie chinoise Boyalife et sa comparse sud-coréenne Sooam Biotech auraient investi une trentaine de millions d’euros.,
    La compagnie coréenne aurait déjà cloné des chiens décédés pour les remplacer à l’identique auprès de leurs propriétaires.

    Il est peu probable que la viande de vache clonée soit dangereuse à manger, surtout cuite, mais il serait quand même nécessaire d’étudier la question avant de la commercialiser
    Si c’est pour faire de la viande de boucherie, la vache sera abattue assez vite et donc le vieillissement de ses cellules n’est pas un problème.
    Mais les essais menés sur les brebis ou les singes, o,t montré que les animaux clones vieillissaient mal et mourraient beaucoup plus jeunes que les animaux conçus naturellement.

    Surtout c’est le début d’une habitude de clonage. A quand celui des humains ?
Et là c’est inquiétant. On est en plein eugénisme.

    Pour ceux qui ne sont pas habitués à ces techniques, quelques mots sur le clonage.
    Ce n’est pas une invention de l’homme. A l’origine presque toutes les cellules vivante qui se reproduisent  se clonent : leur ADN se divise en deux ADN identiques, et donc sauf mutation ou erreur accidentelle, les cellules produites sont identiques aux cellules mères. C’est donc le phénomène naturel le plus courant.
    C’est également un mode de reproduction naturel chez les plantes : le fraisier par exemple (ou certains lierres) envoie dans le sol une ramification, le stolon, qui a un moment fait des racine, puis se sépare et devine autonome.
    Mais on peut aussi provoquer cette reproduction par bouturage.
    Le greffage est aussi une sorte de clonage par modification d’ADN.
    Mais il existe dans les plantes des amas de cellules indifférenciées ( les méristèmes), qui peuvent se multiplier en se différenciant selon certaines conditions.
    En laboratoire, en introduisant de l’ADN dans ces cellules on peut les cultiver et produire in vitro, un embryon de plante, puis une petite plante qui pourra se développer ensuite.
    Pour les animaux, et notamment les mammifères, la reproduction naturelle se fait par fécondation d’un œuf femelle par de la semence mâle.
    Le clonage est très différent puisqu’on ne part que de l’ovocyte, mais qui est énuclée pour qu’il n’apporte plus son ADN et  on introduit dans cet ovocyte le noyau d’une cellule différenciée, qui apporte donc la totalité de son ADN.
    Le clone est donc théoriquement identique à l’animal qui a fourni cette cellule.
    En 1963, l'embryologiste chinois Tong Dizhou, fut le premier à cloner un poisson à partir du noyau d'une cellule d’embryon.
    En 1996 le premier mammifère cloné fut une brebis, Dolly, qui fut euthanasiée en 2003 à la suite d'une maladie pulmonaire qu'ont les brebis normalement à 11 ou 12 ans. On constata un vieillissement prématuré des cellules de son corps.
    Depuis les années 2000 de nombreux essais ont été faits : vache, taureaux et bœuf sauvage, cheval et jument, cochons, divers animaux de laboratoire, chiens et chats.
    On a réussi même à faire des clones de clones.

    En fait si l’on transmet le matériel génétique de la cellule de l’animal que l’on veut cloner, le matériel et le mécanisme de transcription restert celui des cellules du receveur.
    L’expression de certains gènes peut donc se faire différemment que dans l’animal initial et le clone n’est pas parfaitement identique à l’animal original. On a par exemple constaté que, sur les bovins, les taches colorées sur la peau ne sont pas au même emplacement.

Jeudi 19 mai 2016 à 9:35

         Je ne sais pas si vous avez lu sur l''Internaute, un article conscré aux tornades, dans lequel, à coté de photos de démolitions et de conseils, ils montraient des photos des nuages de tornade.
          C'était extrêmment impressionnat comme vous pouvez le voir sur les quelques photos suivantes :

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Mardi 17 mai 2016 à 8:08

Psychologie, comportement

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     Une correspondante, qui fait des études de psychologie, et  a lu des articles de mon blog sur ce sujet me demande « Tu dis par endroit du mal des psys. Pourquoi ?

    Ce n’est pas tout à fait exact. J’ai critiqué certains psys, mais pas toutes les personnes de cette profession. Je pense que beaucoup d’entre eux sont très bien et j’ai de l’estime pour certains psys que je connais, mais j’ai constaté aussi des résultats mauvais de certains autres psychologues ou psychiatres, et c’est cela que j’ai critiqué.
    Je vais expliciter cela.

    Parmi les psychologues, il y a d’abord des personnes peu formées , qui peuvent certes avoir de l’expérience, mais cela ne remplace pas les connaissances en psychologie. Il y a même quelques charlatans. 
    Et puis il y a les psychiatres qui sont des médecins et les psychologues qui ont eu une formation en faculté, un mastère ou un doctorat. C’est un gros travail au cours duquel ils ont acquis des bases solides. mais évidemment jeunes diplômés, il leur faudra un peu de pratique avant d’être opérationnels.

    Ceux qui font de la recherche en psychologie sont opérationnels tout de suite et ils sont sous la direction d’un « patron » de recherche. J’ai beaucoup d’admiration pour ces personnes, car elles sont mal payées par rapport à leur savoir, et c’est grâce à elles que la psychologie avance et se modernise, et que l’on connaît mieux le comportement humain.

    D’autres psychologues sont extrêmement utiles : ce sont tous ceux qui intervient lorsque quelqu’un a subi un traumatisme : accident, attentat, agression. L'enseignement dans ce domaine est bon, et tous les « patients » que j’ai connus dans cette situation, ont bénéficié d’une aide très précieuse dont ils étaient très reconnaissants, et qui leur a permis de remonter la pente, plus ou moins vite évidemment, car la personnalité du patient intervient pour beaucoup, de même que la gravité du traumatisme.

    Les psychiatres sont avant tout médecins et sont là pour soigner les maladies mentales, et j’ai pour eux le même respect que pour tout médecin. Je pense que ceux d’entre eux qui soignent des malades très atteints, sont compétent et agissent donc au mieux pour le bien de leurs malades, même s’ils ne peuvent pas toujours les guérir. Je n’ai pas été en contact avec de tels malades et donc je ne peux en juger, doutant plus que je n’ai pas les connaissances médicales suffisantes.
    Les patients que j’ai connus, surtout à partir de mes blogs n’étaient pas des malades mentaux. c’étaient des jeunes qui avaient des problèmes d’adolescence ou de couple, des chagrins d’amour, des persécutions par des camarades.
    J’ai connu quelques rares personnes en dépression, mais la plupart étaient en deçà de la déprime. Ils souffraient simplement et leurs esprits ressassaient des pensées négatives sur certains sujets; une partie d’entre eux se scarifiaient. Certains se consolaient dans le cannabis et la drogue.

    La dépression est une maladie temporaire, mais il faut la soigner. L’anorexie si elle est sévère, est encore plus grave et relève aussi du médecin.
    Je n’émettrais donc pas d’avis sur les soins donnés par le corps médical, n’étant pas compétent. Mais je constate quand même que les traitements psychotropes étaient lourds, souvent prolongés pendant des années, que l’on mélangeait dans les Hôpitaux Psychiatriques des ados malades mentaux et des jeunes provisoirement atteints , et que ce mélange est néfaste.
    Tous les cas que j’ai connus d’usage prolongé de psychotropes se sont révélés néfastes pour le malade qui n’avait pas une maladie mentale, lui enlevant volonté et motivation, voire même mémoire et capacité de réflexion.
    Dans certains cas leur cas s’est même aggravé en général, car le médicament soulage, mais ne guérit pas dans le domaine psychique. C’est le mande, qui soulagé par le médicament doit prendre sur lui de remonter la pente. Le médicament est analogue au plâtre vis à vis d’un os brisé.
    Le malade a besoin qu’on l’aide, notamment à identifier la cause de ses tourments, à les ramener à leur juste valeur et à trouver des solutions pour y faire face. Les psychiatres sont débordés et n’ont pas le temps de s’en occuper. En fait ce n'est pas un travail de médecin. Il faudrait d’autres personnes pour prendre le relais.

    Certains psys non-médecins sont là pour faire ce travail; mais j’ai constaté que beaucoup le font mal. Pourquoi.?
    D’abord parce qu’ils ont été mal formés, beaucoup aux théories de Freud, qui sont en grande partie fausses et dépassées, datant d’un temps où on ne connaissait rien au cerveau, et de plus axées essentiellement sur les pulsions sexuelles (car c'était la spécialité de Freud).
    Le complexe d’Eudipe, le symbolisme des rêves sont autant de bêtises qui ne devraient avoir plus cours. (je me souviens d’une psy qui disait à sa patiente que quand elle rêvait d’abeilles, c’était en réalité de phallus !! La pauvre ado, qui avait des problèmes familiaux, mais pas de refoulement sexuel, était un peu perdue).
    L’autre défaut de beaucoup de psys est de trop penser théorie psychologique et de vouloir absolument que sa patiente soit borderline ou bipolaire, et comme tout le monde, surtout si on est stressé, a des sautes d’humeur et est un peu trop sensible et émotionnel, on peut toujours le croire.
    Mais quand bien même il y aurait un peu de vrai, le savoir n’apporte pas grand chose.
    Près d’une centaine de jeunes se sont confiés à moi, depuis dix ans que je suis sur des blogs, et j’ai connu leurs problèmes mieux que leurs parents et leur psy.
    C’est uniquement par une écoute progressive et attentive, en posant des questions, en expliquant ce que mon interlocuteur n’avait pas remarqué, en ramenant les situations à une valeur plus réaliste et juste, que l'on progresse. Et surtout se garder du moindre jugement : on constate, on explique, on suggère, on peut énoncer les risques d’un décision même passée, mais on ne critique pas la décision, ni la personne qui la prise. Il n’y a pas de confiance si on juge l’autre.
    La personne qui souffre est perdue dans ses émotions et ne raisonne plus logiquement sur ses sujets de stress. Il faut le faire à sa place puis lui faire faire cette réflexion rationnelle, pour qu’elle trouve des voies de solutions et les explore.
    On découvre ainsi parfois les vraies raisons du mal, que la personne ne voulait pas voir (les refoulements de Freud n’existent pas, mais les blocages du cerveau émotionnel, si !).
    Certes les connaissances de psychologie et surtout, celles liées au fonctionnement cérébral servent, mais ce qui prime, c’est la qualité d’écoute, la confiance qu’on inspire, la clarté des explications et la logique et le bon sens. C'est aussi une certaine amitié qui s'installe, et fait partie de la confiance, mais aussi du traitement.
    Certains psys font tout cela et sont de bons psys, d’autres s’en tiennent aux théories et en général ils apportent peu à leur patient, qui finit par partir déçu.

    J’ai donc essayé de préciser ce que je reproche à certains psys, mais seulement à la lumière de ce que j’ai constaté. Il ne faut pas généraliser mon propos..

Dimanche 15 mai 2016 à 9:52

Notre cerveau : émotions

On parle souvent à la télévision, de stress, d’émotion positives ou négatives. Les journalistes en font des montagnes et chacun d’entre nous sait ce que c’est.
    On trouve aussi de nombreux conseils de psychologues pour favoriser nos pensées positives et éliminer si l’on peut celles négatives.
    Par contre on trouve peu d’articles qui nous décrive ce qui se passe dans le cerveau, et quels sont les sites responsables de ces sentiments.
    Je vais essayer de résumer ce que j’ai pu glaner à ce sujet.

    Sur le stress, c’est assez clair, les événements désagréables  impactent les centres amygdaliens, dont le rôle initial est  de nous protéger en nous alertant des dangers et en nous préparant à y faire face.
    Lorsque le stress devient trop important, les pensées négatives vont envahir le cerveau émotionnel, y tourner en rond, et le cortex préfrontal qui raisonne et organise, est un peu tenu à l’écart, de telle sorte que ce stress envahit notre pensée.
    Les centres amygdales en avertissent l’hypothalamus, qui ordonne à l’hypophyse de sécréter une préformons qui va exciter les glandes surrénales. Celles ci vont sécréter du cortisol, (un corticoïde), qui va calmer le jeu et diminuer la pression du stress.
    Le taux de cortisone est d’ailleurs une mesure de notre stress.
    Le burn-out, en entreprise, dont on parle beaucoup à la télé, est un début de dépression provoqué par la pression du travail et des rapports sociaux et le stress qu’ils engendrent.

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    Pour les pensées positives et négatives c’est beaucoup moins clair parce beaucoup de centres du cerveau sont concernés.
    En simplifiant, on peut dire que les pensées négatives concernent principalement le cerveau émotionnel. Avant tout les centres amygdales qui sont à l’origine du stress et de l’angoisse, mais aussi le cortex cingulaire en ce qui concerne les rapports sociaux et les sentiments affectifs, et le cortex insulaire (ou insulta), essentiellement l’insola antérieure, qui est sensible aux remontées physiologiques du corps et à la souffrance physique et morale, tant de nous même que des autres.
    Le cortex orbitofrontal médian, se contente d’essayer, quand il en a conscience et peut intervenir, de diminuer la pression de ces pensées négatives et de raisonner à nouveau.
   
    Pour les pensées positives, tout le système de récompense y participe, avec la sécrétion de dopamine :aire tegmentale ventrale (ATV) qui réagit à des stimuli divers, extérieurs ou de notre corps, septum qui évalue la valeur hédoniste du stimuli, le cortex préfrontal qui élabore des actions, le noyau accummbens qui évalue la valeur hédoniste de l’action, l’hippocampe qui remémores les expériences passées, les centres amygdales qui évaluent les risques.
    Le putamen participe aux apprentissages au niveau de la régulation des mouvements.
    L’insula médiane recueille les éléments positifs en provenance des sensations de notre corps, mais aussi est sensible au plaisir d’autrui
    Le cortex cingalaise est sensible aux sentiments et rapports sociaux positifs.
    Le septum réagit en positif ou négatif. Il intervient dans les besoins physiologiques fondamentaux (alimentaires ou sexuels par exemple), et également dans la gestion de la douleur, notamment par la demande de production d’endorphines.
    Le noyau causé est le centre de transmission vers le cortex d’informations diverses, notamment sensorielle et motrices, mais il intervient dans la gestion des pensées positives, dans la mesure où le cortex préfrontal, est beaucoup plus impliqué, notamment dans sa partie orbitofrontale médiane.

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    Rousseau disait que l’homme était bon par nature. L’expérience montre qu’il se faisait beaucoup d’illusions.
    Mais ce n’est pas son cerveau qui est responsable des mauvaises actions : c’est l’éducation qui lui a été donnée et l’influence de l’environnement physiologique, psychologique et social, ainsi que les événements de la vie.
    A l’origine le système de récompense a des actions naturelles positives : quand on montre à des bébés de six mois des saynètes avec des marionnettes, gentilles ou méchante, altruistes ou égoïste, et qu’on laisse l’enfant jouer ensuite avec les figurines, il choisira spontanément les « gentils », parce que son cerveau est programmé pour choisir plutôt ce qui est bon pour lui. C’est le rôle du système de récompense.
    Mais si l’on veut qu’ils perdurent, il faut cultiver ces penchants altruistes chez l’enfant. Les prédispositions se limitent celles qu’il voit chez les autres, dans sa famille, dans le groupe de camarades. Cette tendance grégaire peut annihiler chez l’adulte, un développement de l’empathie.
    La tendance aujourd’hui, devant la brutalité du monde, est le repli sur soi-même.

Vendredi 13 mai 2016 à 18:06

Chats

On m'a opéré hier un œil de la cataracte, et je ne ferai pas d'ordinateur aujourd'hui.

Alors j'ai programmé la sortie de cet intermède.
Une de mes petites filles m'a envoyé cette adresse qui compare les chats d'hier et ceux d'aujourd'hui qui, comme nous, sont connectés.
http://www.catlovers.co/then-vs-meow-how-technology-has-changed-cats-lives/
Je vous en reproduit ci dessous quelques images :

http://lancien.cowblog.fr/images/Chats3/catsthennowfunnytechnologychangelife25715f4cf7fd7f700.jpg


http://lancien.cowblog.fr/images/Chats3/catsthennowfunnytechnologychangelife7571600912d6af700.jpg



















 



















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