Mercredi 31 mai 2017 à 9:36

Drogue, alcool, addictions

 
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      Aujourd’hui pas d’intermède. Ce sera pour le prochain article.

Un correspondant dont je n’ai pu retrouver, ni le blog ni l’adresse, m’a laissé un commentaire sur les drogues et je ne peux donc lui répondre.

Je ferai donc quelques remarques ci-après.

 

Je ne fais pas d’étude moi même dans le domaine de l’effet et la dangerosité des drogues et donc je ne peux que citer des études diverses, mais ce sont toujours des études scientifiques et je cite mes sources.

En l’occurence il s’agissait de divers organismes officiels connus et du journal La Recherche ainsi que Nature américain, qui sont on ne peut plus sérieux.

Evidemment il s’agit de vieux chiffres datant de 2005 à 2012 (mon article en cause est de 2013).

Mon correspondant critique surtout un graphique sur la « dangerosité » des drogues.

Certes ce terme de dangerosité est ambigu mais le graphique est clair : il chiffre les divers coûts : dommages aigus, dommages chroniques, dépendance, coûts sanitaires (hôpitaux-médecins-pharmacie), coûts légaux (police et justice) et coûts collatéraux sociaux, ceci sur un délai court et non sur la somme depuis l’origine , ce qui est très différent car les diverses drogues ne sont pas en usage depuis le même délai. Certes on peut critiquer le recours à la monnaie, mais c’est au moins une manière de quantifier, sinon comment comparer sur un graphique résumé les effets sociaux?

Bien sûr il existe ensuite une comparaison par des études neurobiologiques et médicale, mais ce ne peut être résumé facilement. J’ai d’ailleurs fait plusieurs articles à ce sujet.

Le graphique de WIkipédia que cite mon correspondant comme modèle, est encore moins clair, car il n’indique pas quels sont les critères utilisés, ni la façon d’établir le score.

Le rapport dont il est censé provenir (Quantifying the RR of harm to self and others from substance misuse: results from a survey of clinical experts across Scotland par Mark Taylor, Kirsty Mackay, Jen Murphy, Andrew McIntosh, Claire McIntosh, Seonaid Anderson et Killian Welch), comporte en fait des graphiques différents, dont il explicite un peu plus les origines. Mais ils sont beaucoup plus subjectifs.

 

En fait il est difficile de comparer facilement entre elles les drogues aussi différentes que l’alcool, le tabac, le cannabis, les diverses drogues dures et l’addiction aux jeux (on pourrait rajouter aujourd’hui, celle aux smartphones et aux réseaux sociaux).

Mais je constate que toutes les personnes qui fument du cannabis veulent minimiser la dangerosité de ce produit et ses conséquences sociales et donc critiquent toute statistique et sont faussement persuadées que leur dada n’est pas dangereux, sous prétexte qu’il n’y a pas d’overdose de cannabis.  En fait elles se trompent grandement et ne se rendent pas compte de ce qu’elles risquent et il est un moment où on ne peut revenir en arrière et on subit les effets.

J’ai lu de nombreuses études sur le cannabis et je connais des personnes qui en fument régulièrement et j’ai une opinion très arrêtée sur le problème.

 

Il y a un  premier problème qui concerne tous les accidents qui peuvent intervenir aux consommateurs et à leurs victimes, par perte totale des réflexe et du contrôle du cortex préfrontal, notamment lors de la conduite d’engin.. Dans ce domaine alcool et cannabis viennent en tête, actuellement à peu près à égalité. Le tabac n’est pas en cause et les drogues dures moins dangereuses car on les consomme moins et elles ont un effet plus annihilant, ce qui empêche de conduire le plus souvent.

 

Vient ensuite la maladie : les dégâts de l’alcool et du tabac sont plus importants car ils sont utilisés depuis beaucoup plus longtemps et on a donc des effets à long terme nombreux, cancer principalement pour le tabac, mais aussi effet sur la mémoire, foie, système nerveux et vieillissement pour l’alcool.

Contrairement à ce que prétend mon commentateur, de nombreuses études font état d’effets cancérigènes pour le cannabis. Mais vu les délais de latence, on n’a pas un recul nécessaire et le nombre de cas n’est pas encore très important. D’ailleurs tout dépend la façon dont on fume et dont on filtre la fumée, car ce ne sont pas la nicotine et le THC qui sont cancérigènes, mais les goudrons et particules inhalées.

Par contre si le cannabis a peu d’effets immédiats physiologiques, on a mis en lumière le mécanisme par lequel il est néfaste pour la mémoire et des études sur des fumeurs de longue date ont même mis en lumière des diminutions systématiques de QI.

Mais j’ai pu moi-même constater les effets néfastes sur l’aspect psychologique : irritabilité, stress, diminution de la volonté, de l’attention et de la concentration, effets catastrophique sur les études (Cela dit j’ai constaté des résultats aussi mauvais dans l’addiction aux téléphones portables et réseaux sociaux).

L’alcool a des résultats pires encore, mais ceux du tabac sont bien moindres (ce qui n’est pas une excuse pour les fumeurs de tabac qui risquent leur vie à long terme).

 

Pour moi le classement des diverses drogues et addictions m’importe peu; je considère qu’elles ont toutes des actions catastrophiques.

Certes, en raison de leur « ancienneté » le nombre de morts dus à l’alcool et au tabac est de loin, le plus élevé (des millions), mais je suis persuadé que si on continue à fumer du cannabis comme actuellement, il en sera de même dans une centaine d’années et je suis tout aussi inquiet pour une personne quand je la vois fumer du tabac ou du cannabis; on connaît les méfaits du tabac à long terme, mais à court terme le cannabis est beaucoup plus dangereux et à long terme il n’est pas sûr qu’il soit moins nocif que le tabac.

Samedi 27 mai 2017 à 9:19

Fonctionnement de Cowblog

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         Cela fait longtemps que je n’avais pas parlé de cowblog.

Hélas, celka va de mal en pis.!

On nous avait promis un transfert de nos blogs vers Eklablog en 2015, puis en 2016 et nous voilà mi-2017 et rien ne s’est passé.

Les fonctions sur Cowblog se sont peu à peu détériorées. Plus de statistiques, le nombre de connectés est désespérément bloqué sur 49; le référencement des articles sur les moteurs de recherche ne se fait plus. Les blogs à l’affiche sont immuables

Les derniers articles publiés se mettent encore à jour.

Par contre à partir du nom de la personne qui a laissé un commentaire on ne remonte plus à chaque fois à son blog. Je cherche à joindre « Gabian », dont l’adresse ne m’a pas été communiquée, mais pas moyen d’y arriver.

Il y a un an j’ai eu un désagrément qui m’a un peu découragé. Soudain mon blog a perdu l’image du haut du blog et le texte est devenu blanc sue noir. Si je vais sur « habillage » dans la gestion du blog, je peux en apparence corriger et revenir à la présentation initiale, mais je ne peux l’enregistrer. Plus moyen de changer quoi que ce soit. Pire certains articles sont restés en caractères noirs et donc n’apparaissent plus sur le fond noir. Le texte est pourtant toujours là si on le sélectionne.
           A force d'essayer, j'ai fini par recréer l'ancien aspect de mon blog, mais pour des raisons que je n'arrive pas à maîtriser, il est plus étroit qu'autrefois exil y a une image parasite dans la bordure en haut à gauche, que je ne sais pas enlever. Bizarre.

Bref tout va à vau l’eau.

J’ai essayer de contacter L, mais je n ‘ai pas de réponse. Peut être n’est il plus là. Je vais essayer de joindre le modérateur, M. Mosteiro

 

A part cela j’avais créé un blog sur Eklablog pour voir ce que c’était. Je l’entretiens d’ailleurs. Cela fonctionne bien et cela serait intéressant qu’ils nous transfèrent sur leur site, mais c’est vraiment très peu convivial à coté de ce qu’était cowblog il y a quelques années.

Mercredi 24 mai 2017 à 9:57

Notre cerveau : intelligence; langage

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            Nous venons de subir quelques mois de campagne électorale et c’est ahurissant de voir les bêtises que peuvent dire nos politiques, y compris les candidats. et leurs entourages et services de presse.
           Ce n’est pas particulier à la France, Donald Trump arrange la vérité dans le sens qu’il souhaite, les partisans du Brexit ont avoué qu’ils avaient trompé leurs électeurs quant aux conséquences sur le système de santé, et Poutine passe son temps à faire de la désinformation.
          Alors on se pose la question : comment les dirigeants peuvent ils être aussi malhonnêtes intellectuellement (même si quelquefois ils ne s’aperçoivent même pas qu’ils disent des âneries!), et comment pouvons nous être assez bêtes et tolérants pour gober tout cela.
           Cela dit, il n’y a pas que les responsables ou les problèmes politiques politiques.
           Les affirmation des climato-sceptiques montrent que leur culture scientifique est nulle, et le basketteur américain O’Neal croit et affirme partout que la terre est plate ! 
           Et quand vous vous occupez de travaux, vous avez droit à des baratins de commerciaux d’entreprises, soi-disant sérieuses, qui vous proposent des systèmes censés fonctionner, bien que contraires aux lois de la physique ou de la chimie.
           Certes la désinformation a toujours existé, mais elle prend aujourd’hui des proportions inédites et surtout trop de personnes la gobent sans sourciller.
Pourquoi ?
    
           Les psychologues ont toujours dit que, face à une information, nous en acceptions plus facilement les éléments qui étaient conformes à nos valeurs, nos idées nos convictions, ou celles qui nous étaient favorables. Les candidats politiques jouent d’ailleurs sur cela. Bien entendu les préjugés et les croyances de toutes sortes sont au premier rang dans ces convictions.
            Et cela est d’autant plus vrai qu’avec la généralisation de l’instruction, l’individualisme progresse parallèlement, et donc les individus tiennent plus à leurs opinions et, n’aimant pas consulter autrui, transforment les faits, pour qu’ils soit conformes à leurs idées, en ne voyant pas ce qui contredit leurs thèses.
           Même les politiques en sont victimes, comme récemment monsieur Fillon.
     
          Par ailleurs, depuis Pascal et Descartes, nous avons tendance à croire que c'est notre cortex préfrontal qui réfléchit, compare, prévoit, organise, qui guide toutes nos actions. C’est en partie vrai, mais la complexité des connexions montre comment les parties les plus primitives du cerveau peuvent avoir encore une influence prépondérante sur nos comportements, notamment les centres amygdaliens qui gèrent la crainte et le stress et analysent les conséquences néfastes des actions possibles, et l’hippocampe, professeur de la mémoire qui rappelle nos souvenirs; ces zones du cerveau interviennent inconsciemment dans nos raisonnements et nos prises de décisions, notre cortex se trouvant bien souvent obligé de puiser dans l’art de la rhétorique pour justifier sa conduite. « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas !  ».

          Mais il est certain que les progrès de la technologie numérique ont une grande responsabilité dans cette désinformation.
          Chacun peut écrire ce qu’il veut sur les réseaux sociaux, y mettre sciemment et volontairement ou non des informations inexactes. Il n’y a pas comme sur Wikipédia, des personnes compétentes pour donner leur avis sur l’information, et des modérateurs du site pour éliminer les informations douteuses, ou signaler au moins qu’elles ne sont pas vérifiées.
         Et sur des réseaux sociaux, une information, quelle que soit sa qualité ou ses défauts, peut être partagée, en quelques dizaines d’heures, par des milliers voire des millions de personnes.
La diffusion d’information est donc d’une ampleur sans commune mesure comparée au passé.

        Mais pourquoi les informations fausses ont au moins autant de chances de se diffuser que les vraies. ?

        Pourquoi retransmettre une information, ce qui la démultiplie ?
       J’ai lu un article de l’Université de Pennsylvanie, qui montrait que la plupart des utilisateurs de Facebook retransmettent une information parce qu’ils en espèrent une certaine notoriété, Dès lors, ils ne cherchent pas à vérifier l’information, mais à prévoir la réaction de leurs lecteurs, à partir du contenu de l’information. (C’est d’ailleurs le même raisonnement de certains journalistes à la recherche de sensationnel !).
    
        Ces chercheur ont montré par des visualisation IRM, que les zones du cerveau qui étaient actives pendant le traitement de ces informations sur Facebook, étaient le cortex préfrontal ventromédian, spécialisé dans les rapports sociaux, la représentation de soi, et la « Persona » du titulaire du compte, et d’autre part le noyau accumbens, qui évalue la valeur hédonique des actions et gère donc la motivation. Plus ces zones sont activées plus l’information a des chances d’être retransmise.
        Et évidemment, plus une information est diffusée, plus elle est crue, et finalement passe pour une vérité, même si elle est fausse. Le pire est que des rectificatifs, des démentis, ne font que propager encore plus l’information, en faisant croire qu’on veut supprimer l’information en question et on croit au complot.
De plus les démentis ou correctifs proviennent souvent de sources officielles ou très connues et qui inspirent une certaine défiance aux gens, alors que l’information fausse ne vient de nulle part : elle se propage tel un nuage.

         Pourquoi croyons nous ces fausses informations, alors que les faits réels contredisent certains points ?
         Il y a cependant dans notre cerveau des centres qui sont spécialisées dans la détection des erreurs, des contradictions, des illogismes.
        Ces centres ont pour but d’essayer d’écarter des données ou des actions non pertinentes, qui se présentent spontanément au cerveau (et souvent au départ, inconsciemment).
Lorsque nous projetons un mouvement, le cortex prémoteur prévoit et « joue » fictivement à l’avance le mouvement et si l’aire motrice supplémentaire constate des anomalies ou des risques, elle ralentit, voire bloque, son exécution, ceci en 80 millisecondes.
        Lorsqu’il s’agit de signaux extérieurs qui montrent une erreur, c’est le cortex cingulaire antérieur qui réagit en 250 ms. Il réagit aussi à des résultats positifs.
        Par ailleurs les centres amygdaliens et des neurones à dopamine du mésencéphale comparent les résultats prévisibles de nos actions à ce que nous en attendons et envoient des signaux d’erreur au cortex préfrontal. Le système de récompense participe à ces prévisions.
        Enfin le chef d’orchestre, le cortex préfrontal, rappelle des souvenirs en mémoire, via l’hippocampe, en contrôle la pertinence, fait des analyses logiques, élabore des plans et des prévisions.
         S’il a bien été éduqué, à la réception d’une information, il en fait la critique et décèle des anomalies par rapport à l’expérience passée, à l’analyse de l’environnement et à l’analyse logique de cohérence.

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         Mais les programmes scolaires, qui autrefois entraînaient ces centres et développaient l’esprit critique, ont été peu à peu réduits car il faut rendre agréable et amusante l’instruction , qui ne doit plus demander un effort et un travail pénibles aux élèves, mais qui doit être le plus possible un jeu.
        Et puis la télé-réalité, internet, la fiction sur la télé, mélangent fiction et réalité et on ne sait plus parfois où l’on en est.
        Bref le bons sens et l’esprit critique, autrefois développés par tous ceux que l’école avaient instruits (même un de mes grands pères qui n’avait que le certificat d’études, mais n’aurais jamais cru les bobard que l’on rencontre aujourd’hui), deviennent maintenant une qualité rare, et la crédulité des gens a augmenté exponentiellement.
       Je crois qu’il serait temps que l’on songe à revoir certains programmes du primaire et du collège pour réapprendre le doute rationnel aux esprits, et éviter que l’on gobe facilement n’importe quelle ânerie sans réfléchir.

Samedi 20 mai 2017 à 15:40

      Un petit intermède au milieu d'articles plus sérieux

      Une de mes filles m'a donné une tortue, qui s'appelle Chloé, pour mon anniversaire. Je vous la présente.

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      La véritable Chloé vivante a été la tortue de mes enfants quand ils étaient petits. Elle aimait faire "pchiiiiiiit", comme un ballon qui se dégonfle.
      Quand on allait promener on l'emmenait, à l'arrière de la voiture, avec les enfants, dans un petite boîte de chaussures en carton, avec de la salade.
      Et il arrivait que l'on soit derrière un bus, aux freins pneumatiques, qui lorsqu'il freinait faisait aussi "pschiiit".
Alors la tortue répondait à chaque freinage.

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      Chloé était une tortue alpiniste. En Bretagne elle souhaitait s'échapper du jardin pour aller à l'aventure et elle montait le long du grillage en mettant ses pattes dans les trous, et arrivée en haut se laissait basculer de l'autre coté sur l'herbe. Si elle tombait sur le dos, elle ne pouvait se retourner et ainsi on la récupérait.

      Ma nouvelle Chloé me causera moins de soucis.

     Mon bureau est rempli d'animaux que m'ont offerts mes filles et petites folles :
des chiens

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ma souris Chikungunya

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deux chouettes

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deux hérissons




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Mercredi 17 mai 2017 à 9:06

Notre cerveau : plaisir et apprentissage

   Les journalistes aiment bien appeler le système d’apprentissage et de récompense du cerveau, le « circuit du plaisir » et le neurotransmetteur dopamine, la « molécule du plaisir ». Cela fait plus sensationnel pour impressionner les foules. Mais c’est faux !

    Je rappelle ci dessous le fonctionnement du système d’apprentissage et de récompense:
   
    Lorsque nous naissons le cerveau central nous maintient en vie et le nouveau-né peut percevoir images, sons, odeurs, saveur et toucher, sans d’ailleurs en connaître la signification.
Il va étant enfant apprendre à connaître son corps, ses parents, son environnement, puis à utiliser ses membres, à marcher, puis à parler. Plus tard il apprendra à lire et à écrire.
C’est grâce à des centres d’apprentissage qu’il va ainsi réussir à progresser, à condition d’avoir l’aide de ses parents, puis d’éducateurs et de professeurs.
Mais il connaîtra aussi des instants, des situations et des actions agréables, qui lui apporteront du plaisir et c’est grâce à ce même système qu’il va reconnaître ces événements.
Il existe dans notre cerveau, dès la naissance, des centres d'apprentissage et du désir. 
Ce sont des régions du cerveau, interconnectées entre elles, qui forment ce que l’on appelle aussi le “circuit de la récompense”.
            L’absence de mise en œuvre du circuit de la récompense, va au contraire donner une connotation négative à nos actes et il y a donc corrélativement un “circuit de la punition” constitué par les mêmes centres, et on peut dire que le circuit de la récompense, ainsi que celui de la punition, fournissent la motivation nécessaire à la plupart de nos comportements.
          Les centres principaux de ce circuit sont représentés sur le schéma ci-dessous :
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      L’aire tegmentale ventrale (ATV), reçoit de l’information de plusieurs autres régions qui lui indiquent le niveau de satisfaction des besoins fondamentaux physiologiques, en provenance de l’hypothalamus, ou plus spécifiquement humains transmis par le cerveau émotionnel, ou bien relatifs à une action donnée de nos membres, (liés à l’observation par notre vue, notre toucher et notre ouïe et donc grâce à la coordination de nos sens par le thalamus).
Elle reçoit aussi des informations des neurones qui nous renseignent en permanence, de façon inconsciente, sur la position et l'état de contraction de nos muscles ou les sensations au niveau des viscères (par exemple la douleur, la faim, la soif, une anomalie cardiaque ou de respiration qui nous oppresse…). Eventuellement des signaux de non satisfaction des centres amygdaliens, qui gèrent nos peurs, notre stress, et nos prises de risque.  
         L’aire tegmentale ventrale analyse et transmet ensuite cette information de satisfaction grâce à un neuromédiateur chimique particulier, la dopamine,  au noyau accumbens , au septum, aux centres amygdaliens et au cortex préfrontal. 
         

Le septum va évaluer la valeur hédoniste de ce que lui transmet l'ATV, ou dans le cas d'essais d'apprentissage le taux de réussite ou d'échec, et il envoie l'information au cortex préfrontal, le chef d'orchestre du cerveau.
         

Le cortex préfrontal va étudier la situation, réfléchir, prévoir une nouvelle action, après avoir consulté les centres amygdaliens sur les risques encourus; il consulte aussi la mémoire sur les événements passés analogues, en s'adressant au bibliothécaire de la mémoire, l'hippocampe. Il transmet l'information au noyau accumbens
           
Le noyau accumbens évalue la valeur hédoniste de l'action ou le risque d'échec et de réussite dans le cas d’essais d'apprentissage, puis il agit sur le striatum qui commande nos mouvements en liaison avec le cortex moteur, qui commande alors l'action, via le tronc cérébral de nos muscles et de nos membres.

 Tous ces échanges se font grâce à la dopamine, tous les neurones de ce circuit possédant des récepteurs sensibles à ce neuromédiateur. Cette action de la dopamine n’est connue que depuis les années 90 et a donc un effet de renforcement sur des comportements permettant de satisfaire nos désirs et souhaits.
C'est la libération de plus ou moins de dopamine qui semble correspondre à la sensation de satisfaction (la récompense), mais aussi de renforcement des désirs et de la motivation, qui pousse à renouveler les essais.
Dans l'apprentissage, la réussite d'un essai entraine la libération de dopamine qui est la « satisfaction » de la réussite, et dans le cas d'un échec, la diminution de dopamine est la "punition" qui incite à recommencer autrement, en recherchant des améliorations.
         
 La dopamine serait alors responsable d'un ensemble de comportements destinés à atteindre la récompense.
Contrairement à ce que les journalistes disent (par recherche du sensationnel), la dopamine n’est pas le neurotransmetteur du « plaisir ». En fait elle contrôle plutôt le désir et la motivation, le système de récompense évaluant le gain prévisible d’une action et réagissant si le gain réel est supérieur ou inférieur à celui attendu.
Entre 7 et 10 ans, la moitié des neurones du système d’apprentissage disparaissent, car l’apprentissage physiologique est presque terminé, et le système de récompense guide alors davantage ce qui nous est profitable et agréable, les désirs, et inversement, les déconvenues.

         J’ai essayé de simplifier au maximum mes explications. Les phénomènes chimiques et de liaison entre neurones sont plus complexes que ne le laisse supposer cet article. L’ATV  par exemple, utilise la dopamine pour moduler l’activité du noyau accumbens, mais d’autres neurotransmetteurs comme la sérotonine, les endorphines et le GABA sont aussi utilisés dans d’autres parties du circuit de la récompense pour renforcer certains comportements. (le Gaba ayant un rôle inhibiteur).
    Mais la dopamine a d’autres actions sur l’organisme : en excès elle favorise toutes les addictions, lorsqu’elle est insuffisante, elle perturbe, voire empêche, les mouvements des membres. (maladie de Parkinson). Elle agit sur le sommeil et l’éveil, l’attention, la mémoire à court terme, l’humeur, les comportements compulsifs, la paranoïa, la perception de la douleur….

Samedi 13 mai 2017 à 9:03

Notre cerveau : intelligence; langage

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     J’ai souvent entendu dire à quelqu’un ayant de bons résultats au lycée en mathématiques qu’il avait la « bosse des maths » et que les filles n’en avait pas : ces affirmations sont absurde.
   

    C’est un psychologue allemand François Joseph Gall, qui étudiait la phrénologie, une pseudo-science du XIXème siècle, qui établit des relations entre la forme du cerveau et les capacités intellectuelles, qui croyait avoir remarqué que les élèves forts en maths, avaient les yeux proéminents et une bosse plus prononcée sur le front. 
    En fait, on peut l'observer chez presque tout le monde au niveau de la voûte crânienne frontale. Elle apparait généralement au cours de la petite enfance et est due à la manière dont l'enfant a été couché : si la tête du nourrisson est toujours posée de la même manière dans son lit, la pression exercée entraine une déformation des cartilages osseux du crâne.

    Physiquement nous avons tous les mêmes aptitudes aux maths, qu’on soit homme ou femme. La différence se joue simplement dans l'intérêt qu'on leur porte au cours de l'enfance, du travail dans les études, de l'entrainement et de la mémorisation.

    Deux chercheurs de l’unité CEA/INSERM de Neurospin, à Saclay, ont comparé sous IRM les zones du cerveau activées par la résolution de problèmes mathématiques et celles utilisées dans une réflexion plus générale, sur des problèmes historiques.
    Les zones activées par les mathématiques sont en bleu et celle par l’histoire en vert. Ces dernières mettent en jeu la partie avant du cortex préfrontal qui comprend, réfléchit et planifie, ainsi que des aires afférentes à la mémoire du langage.
    Au contraire les problèmes mathématiques mettent en jeu le cortex préfrontal dorsal qui traite de logique et d’abstraction, et les centres des cortex pariétal et temporal qui s’occupent de la représentation, de la reconnaissance et de la mémorisation des formes et de l’espace; (voir schéma ci-dessous).

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    Il est normal que ces centres qui gèrent les représentations spatiales soient concernés. Ce sont les dimensions qui donnent au nourrisson lla notion de quantité. Par la suite les représentations comme le positionnement sur une ligne, est associé aux nombres négatifs, et celui des parts de gâteau aux fractions.
    Le réseau d’aires cérébrales mis au jour dans cette étude n’est pas seulement impliqué dans les mathématiques de très haut niveau, mais également dans le traitement du nombre et du calcul mental. Les chercheurs ont d’ailleurs pu observer que ce réseau s’activait également en réponse à la simple vue de nombres ou de formules mathématiques chez les mathématiciens professionnels comme chez les non-mathématiciens (des chercheurs de même niveau universitaire, mais sans formation scientifique) qui avaient participé à cette expérience.
    Les études du CEA en 2016 suggèrent que ce réseau est déjà impliqué dans l’identification du nombre chez les jeunes enfants non encore scolarisés, et qu’il est très ancien dans l’évolution car il est présent lorsque des singes macaques reconnaissent des objets concrets. Cela suppose que ce réseau d’aires cérébrales préexiste à l’apprentissage des mathématiques à l’école, et qu’il se développe ensuite avec l’éducation que l’on reçoit.

    Il existe donc un « réseau mathématique » dans le cerveau, qui n’est pas celui du langage, mais qui se sert surtout de signes et d’images et de la représentation spatiale. D’ailleurs certains patients aphasiques  peuvent encore faire du calcul et de l’algèbre, alors qu’ils ne peuvent plus parler.

    Quant aux prodiges de calcul mental que l’on montre dans les spectacles, ils ont une particularité du cerveau : celle de pouvoir basculer plus facilement des mémoires tampons du cerveau, qui servent à garder pendant des temps courts un nombre restreint d’informations vers le cortex frontal, vers la mémoire épisodique à moyen terme, de telle sorte qu’ils peuvent stocker temporairement un grand nombre de données. Ils ont aussi des méthodes de calcul qui ressemblent à des algorithmes d’ordinateur.

Mercredi 10 mai 2017 à 16:33

J'ai trouvé sur internet des photos de fabrication de leur nid par un couple d'oiseaux. Elles m'ont paru intéressantes, notamment de voir le soin qu'ils y apportent. J'ai sélectionné quelques unes d'entre elles.

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Samedi 6 mai 2017 à 9:04

Sciences et techniques

 Dans mon dernier article, nous avons vu les avantages et inconvénients d’une voiture électrique, parlons maintenant des voitures hybrides.
    En fait les voitures hybrides ne sont pas des voitures électriques, ce sont des voitures à moteur thermique, dans lesquelles un petit moteur électrique vient assister le moteur thermiques dans certains cas et si l’on voulait circuler en tout électrique, on ne ferait que quelques kilomètres. D’ailleurs elles ne se rechargent pas pour la plupart.
    Comment cela fonctionne t’il. ? Disposant du schéma d’une BMW, c’est à partir de là que je décrirai un fonctionnement qui toutefois n’est pas général.

    D’abord quel est le but poursuivi : pas de se propulser à l’électricité, mais d’éviter de faire fonctionner le moteur thermique de la voiture dans des plages où son rendement n’est pas bon (à basse vitesse principalement),  et d’autre part de récupérer de l’énergie au freinage au lieu de la dissiper en chaleur dans les freins.
    On peut ainsi diminuer la consommation d’essence, et donc la production de CO2, voire se contenter d’un moteur un peu moins puissant car quand son rendement est trop faible le moteur électrique l’assiste.

    Dans certaines voitures un moteur électrique est intégré dans la boîte de vitesse du moteur thermique, et fournit la propulsion quand la demande de puissance est faible, (et que le rendement du moteur thermique est mauvais), ou ajoute son énergie quand le demande est importante mais la vitesse de la voiture faible (démarrage, côte..).
    L’énergie électrique est fournie par une batterie et un ordinateur gère la contribution de la batterie à la propulsion
    Lorsque la puissance demandée est inférieure à celle fournie par le moteur thermique (vitesse constante sur route) ou que le moteur freine la voiture, un alternateur charge alors la batterie, en récupérant l’énergie superflue du moteur thermique ou celle de freinage. La batterie est relativement modeste en coût et en poids.
    C’est donc un système complexe et cher, en espérant qu’il soit fiable et en tout électrique on ne fait que 2 ou 3 km..

    Mais on peut faire mieux et plus cher comme « usine à gaz », si on veut faire une voiture hybride « rechargeable qui ait une autonomie électrique de 20 ou 30 km.

    On peut d’abord augmenter les batteries, mais cela augment le poids et le coût.
    Mais c’est trop simple et c’est tellement mieux de faire compliqué.
    Alors on propulse la voiture séparément par un moteur thermique et un moteur électrique. Le moteur thermique est, à l’avant, relié normalement au train avant et le moteur électrique est sur l’essieu arrière (voir schéma ci-dessous).
On peut fonctionner avec un seul moteur ou avec les deux, l’ordinateur gérant alors la contribution de chacun.

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    Les gains en carburant sont plus importants, on peut se servir en ville du tout électrique et de ses avantages, mais le coût de la voiture est notablement plus élevé.
    C’est ce que l’on appelle une « hybride parallèle ».
    Le moteur thermique recharge les batteries, mais lentement et donc si l’on fait beaucoup de tout électrique, il faut recharger la batterie la nuit.

    On aurait pu faire plus simple, ce que l’on appelle les « hybrides série », mais pour le moment, les constructeurs n’utilisent pas cette technique, sauf exception dans des voitures de luxe très chères 
    Là c’est simple : c’est une voiture électrique avec des batteries très importantes lourdes et chères, et deux moteurs électriques sur les roues.
    En plus on a un petit moteur thermique qui fonctionne à vitesse constante et recharge les batteries, comme si on avait un groupe électrogène à bord.
    Là c’est simple, c’est une vraie voiture électrique, qui peut rouler en électrique en ville et faire des centaines de kilomètres sur route à condition de mettre de l’essence dans le réservoir. Malheureusement cette voiture n’existe pratiquement pas et elle est hors de prix. On espère tout de même que ce sera l’hybride de demain à un prix plus raisonnable.
    Mais actuellement son poids et son prix ne la rendent pas rentable par rapport à une voiture à essence.

    La voiture hybride est donc un engin compliqué, extrêmement cher, pour personnes riches passionnées d’écologie.
    Demain si les voitures hybrides parallèles se développent, elles seront techniquement bien plus intéressantes, mais le problème du prix reste pour le moment entier.
    Tout dépend aussi de l’autonomie que pourront avoir des voitures entièrement électriques avec de futures batteries et moteurs, et de leur prix
    Mais actuellement aucune hybride n’est rentable par rapport à une voiture à essence, en raison de son  prix. Il faut faire plus de 15 000 km de ville par an pour la rentabiliser et encore, ce n'est pas sûr, car les consommations réelles sont deux fois supérieures à celles annoncées dans des tests normalisés absurdes et non représentatifs de la réalité.

    Alors il ne faut pas s'étonner si elles n'ont guère de succès. 
    Personnellement je n'achèterai une hybride que lorsque ce sera une voiture électrique avec un générateur électrogène associé et qu'elle soit à un prix abordable. Mais je crois que je serai mort avant.


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Mercredi 3 mai 2017 à 8:22

Sciences et techniques

      Il y a quatre ou cinq ans, on, nous prédisait un essor important de la voiture électrique, puis des voitures « hybrides ». En fait on s’aperçoit qu’il n’en est rien et que si les voitures électriques en location en ville sont relativement utilisées, les acheteurs de voitures électriques sont peu nombreux et ceux de voitures hybrides ne le sont pas plus.
    En fait la voiture électrique n’a qu’une autonomie très limitée et ne peut servir qu’en ville, et la voiture hybride n’est pour le moment qu’un gadget qui n’a rien d’une voiture électrique et est d’un coût prohibitif, donc pas rentable.
    Je vais d’abord parler de la voiture électrique puis dans un prochain article, des hybrides.
    Je ne vous parlerai pas des divers modèles, vous pouvez les trouver sur internet.

    En fait le moteur électrique est très supérieur au moteur thermique car il a un bien meilleur rendement aux basses vitesses et peut fournir un  couple important.; un stator fixe produit un champ magnétique fixe piloté par le courant continu qui le traverse, et un rotor va subir une force sous l’effet de ce champ magnétique, qui le fait tourner quand on le fait traverser par un courant. On maîtrise le couple fourni par le moteur en maîtrisant les deux courants de l’inducteur (stator) et de l’induit (rotor).
    On n’a donc pas besoin d’un changement de vitesse, et de plus en inversant le courant on peut freiner la machine et récupérer de l’énergie.
    On sait faire maintenant des moteurs relativement petits au rendement supérieur à 90 %, à comparer à des rendements des moteurs thermiques de l’ordre de 40 %.
    Ce ne sont plus des moteurs à courant continu, mais des moteurs asynchrones car on s le courant continu en alternatif grâce à un onduleur. Le stator est souvent un aimant permanent.
    Actuellement les moteurs sont assez volumineux et sont placés soit à l’avant du véhicule avec une transmission aux essieux, soit sur l’essieu arrière. Il est probable que dans le futur des moteurs plus petits seront implantés dans les roues.

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    J’ai eu l’occasion de conduire une voiture électrique.
    Quand vous entrez dans l’habitacle, ce n’est pas différent d’une voiture normale, si ce n’est qu’il n’y a pas de changement de vitesse.
    Quand vous démarrez l’absence de bruit est bizarre car on est tellement habitué à surveiller le moteur à son bruit.
    Mais l’accélération est rapide et la voiture est souple Tout va bien.
    Par contre la première fois où vous vous arrêtez, vous avez intérêt à le faire dans un endroit sans autre voiture ! Il faut perdre l’habitude de lâcher l’accélérateur d’un coup pour passer sur la pédale de frein.  Dès que vous lâchez l’accélérateur, le moteur freine énormément. Sauf freinage d’urgence, vous n’avez presque pas besoin de vous servir du frein : un peu en fin de course pour s’arrêter. Et si vous freinez comme sur une voiture normale, on risque de vous renter dans l’arrière. Mais on s’habitue vite.
    Bref en ville c’est aussi agréable qu’une voiture normale. Il faut simplement faire attention car piétons et cyclistes ne vous entendent pas arriver.
    Sur autoroute on peut atteindre sans problème les 130kmh.

    Mais le problème est l’autonomie. En ville c’est de l’ordre de 70/80 km, mais sans chauffage, radio, essuie-glaces et autres accessoires.
    Sur autoroute à 130, je ne sais pas mais plus de moitié moins.
    On peut charger la batterie en 6h sur une prise 16A domestique et sur les prises spéciales disponibles da,s les rues en 2h environ.
    Pour une voiture de ville notamment pour son travail c’est vraiment très commode.
    Mais évidement pas question d’aller en vacances avec !!

    Le prix est très cher, même avec les aides actuelles et ce n’est rentable que si l’on fait à peu près 15 à 20 000 km par an en ville.
    Que se passera t’il dans les prochaines années ? On annonce des voitures à plus grande autonomie; mais les chiffres annoncés résultent de tests standardisés en laboratoire. En fait la pratique semble assez différente d’après les journaux d’automobiles.
    Les 300 ou 400 km annoncés se réduisent à moins de 100 si vous roulez à 130 sur autoroute, en utilisant quelques accessoires.
    Le poids des voiture a augmenté, (batteries) le prix aussi. Plus de 25000 € pour une petite voiture.
    Surtout vous ne pouvez plus recharger totalement la batterie en une nuit chez vous, sauf achat d’une borne et installation d’un compteur 36 kVA, ce qui est fort onéreux : de l’ordre de 3000 € en plus. Donc il faut utiliser les bornes des villes et des routes et pour le moment, le réseau n’est pas suffisant.

    Finalement bien que la voiture électrique soit très agréable à conduire, elle reste aujourd’hui, très chère avec une autonomie limitée. C’est donc soit une très bonne voiture de ville pour des riches, soit une voiture rentable en ville pour une société ou une personne qui fait plus de 20 000 km par an en ville, ce qui reste assez rare, et sans faire plus de 50/70 km par jour.
    Pas étonnant que les ventes ne dépassent pas 0,5% des ventes de voitures neuves.

    Dans le prochain article, je parlerai des voitures hybrides
  

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lancien

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