Mercredi 26 juillet 2017 à 18:37

Notre cerveau : mémoire; inconscient; Freud

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         La presse avait beaucoup parlé d’un article écrit par un éditorialiste américain, Nicolas Carr, dont le titre était « Est ce que Google nous rend idiots ? ».
        Il a depuis écrit un livre “The Shallows” (qu'on pourrait traduire par "le bas-fond »), qui est sous-titré « ce que l'Internet fait à nos cerveaux ».
        D’après lui, Internet, les ordinateurs, Google, Twitter et le travail multitâche, transforment notre activité intellectuelle au détriment de notre capacité à lire des choses longues, à mémoriser et à réfléchir, et le web avec son hypertexte coloré et la multitude d'informations morcelées, nous rend stupide. Voici ce qu’il dit :   
        “Il n'y a rien de mal à absorber rapidement et par bribes des informations. Nous avons toujours écrémé les journaux plus que nous ne les avons lus, et nous gérons régulièrement les livres et les magazines avec nos yeux pour en comprendre l'essentiel et décider de ce qui nécessite une lecture plus approfondie.
La capacité d'analyse et de navigation est aussi importante que la capacité de lire et de penser profondément attentivement.
Ce qui était un moyen d'identifier l'information pour une étude plus approfondie, est devenu une fin en soi et notre méthode préférée à la fois pour apprendre et analyser.
Éblouis par les trésors du Net, nous sommes aveugles aux dégâts que faisons peser sur notre vie intellectuelle et notre culture.”

          Soucieux de propositions concrètes, Nicholas Carr va même jusqu'à proposer de repousser les liens hyper-textes en fin d'article, pour faciliter la lecture et la concentration et éviter toute distraction due au zapping.

        Les psycho-neurologues se sont penchés aussi sur la question.
        Il ne fait aucun doute que l'Internet change notre cerveau, mais “Tout change notre cerveau”, le problème est de savoir ce qui est positif et négatif.
        Il est certain que le web a des effets pervers sur le cerveau en diminuant notre capacité de concentration et de réflexion et notre travail de mémorisation, puisqu’on peut y retrouver presque tous les renseignements. L’ordinateur et le téléphone de leur coté avec la possibilité de stocker et gérer des centaines de milliers de données nous dispense de chercher à les mémoriser et notre mémoire, peu entrainée, devient déficiente.
        Ce n’est pas totalement négatif : on ne se souvient pas des informations, mais en général, on se souvient du nom du dossier où on l’a mise : économe de ses efforts, notre cerveau ne stocke pas l'information, il se contente de mémoriser la manière de la retrouver. On peut en retrouver davantage.
        Autre question beaucoup discutée: le web augmente-t-il notre aptitude à être «multitâches», comme le sont les ordinateurs capables d'effectuer différentes opérations de façon simultanée? La réponse est négative si l'on en croit les études américaines. Dans le multitâche, quelque soit notre entrainement, le cerveau a du mal à faire deux tâches à la fois, mais y arrive en faisant coopérer les deux hémisphères, mais pour mener trois tâches à la fois, son efficacité s’effondre totalement et les erreurs apparaissent nombreuses.
        Par ailleurs, ceux qui ont l'habitude de sauter d'une page à l'autre sur le web sont plus facilement distraits par des notions sans importance.
        Autre constat, la pratique de la lecture est bouleversée par internet. Les travaux en neurosciences montrent en effet, grâce à l'IRM, que la lecture d'une page imprimée sur du papier n'active pas les mêmes zones du cerveau qu'une page web. Dans le premier cas, elle fait appel aux aires du langage, de la mémoire et du traitement visuel. Dans l'autre, ce sont les régions liées à la prise de décision et à la résolution de problèmes qui travaillent.

        Le web a cependant un avantage certain : on y trouve énormément de choses : des choses fausses, des choses sans intérêt, mais aussi bien des données littéraires ou scientifiques.
        Autrefois on ne trouvait qu’une partie seulement en allant dans des bibliothèques : aujourd’hui le contenu de presque toutes les bibliothèques est à notre portée, chez soi. Mais si tous ces savoirs sont disponibles sur le web, reste à vouloir se les approprier, et à apprendre à s'en servir à cette fin.

        Personnellement je vais assez souvent sur internet et je consulte pas mal Google et Wikipédia et sur les sites scientifiques, je me sers souvent des liens.
            Je devrais donc ne plus pouvoir faire attention de façon soutenue.
 Il n’en n’est rien, je peux encore lire des compte rendus scientifiques ou techniques de quelques dizaines de pages et il m’arrive de lire des mémoires de M2 ou des thèses, scientifiques, voire littéraires ou philosophiques qui ont 50 à 100 pages, et que j’ai sûrement plus de mal à lire et comprendre que les articles scientifiques. Mais je les lis facilement s’ils m’intéressent.
        Mais effectivement mes études et par la suite mon métier, m’ont habitué à lire aussi bien de longs rapports que des informations courtes, mais sur lesquels il faut réfléchir ensuite.
            Je me sers intensément de l’ordinateur depuis 1980 et d’internet depuis 1992 et je n’ai pas l’impression que cela m’ait trop dégradé l’esprit. LOL
            Par contre je constate que mes petits-enfants, leurs camarades ou les jeunes que je côtoie ont du mal à se concentrer longtemps sur un sujet, voire même à faire attention à un problème scolaire.
            Cela dit, la plupart d’entre eux ne font pas du zapping d’un lien à l’autre et ne consultent pas intensément Google. Donc la cause n’est pas celle invoquée par  Nicholas Carr.
            Je pense cependant que les moyens multimédias ne sont pas étrangers à ce problème.
            A mon avis les jeunes ont actuellement trop d’occupations possibles et donc se dispersent entre elles. Ils perdent beaucoup de temps dans des conversations pas forcément très utiles sur les réseaux sociaux ou par des centaines de SMS, et si l’on collecte l’information ainsi échangée, il n’y a pas grand chose d’essentiel
            Internet leur prend du temps, mais le téléphone et la télévision aussi.
            Ils écoutent souvent de la musique, mais qui n’est pas compatible avec un travail intellectuel.
        L’ordinateur, les appareils photos numériques ou les caméras sont beaucoup plus abordables (quand j’étais jeune cela n’existait même pas) et les ordinateurs donnent des possibilités d’utilisation multiples.
        Alors on n’a plus le temps (ni le courage) de faire des actions longues et fatigantes.
        Si les jeunes ne réussissent pas toujours dans leurs études (pas tous heureusement), c’est plutôt parce qu’ils se dispersent trop et sur des tâches  peu utiles ou peu formatrices
           Et puis les copains, le ou la petit(e) ami(e), cela prend aussi du temps.

              Ce qui me gêne le plus ce n’est pas ce manque d’attention, mais c’est le manque de motivation, de curiosité pour les choses nouvelles, pour les choses scientifiques comme littéraires.
            Car pour faire quelque chose de fatigant, il faut être intéressé, motivé et en avoir pris l’habitude, en avoir fait l’apprentissage.
            Je crois simplement que l’on a aujourd’hui trop d’informations et qu’on n’apprend plus à distinguer celle qui est utile de celle qui est superficielle, futile et superflue. On a en partie tué la curiosité intellectuelle, parce qu’on n’a pas su montrer à quoi elle pouvait servir.
        Je crains que ce soit un des gros défauts de notre système actuel d’éducation, notamment au primaire et au collège..

Samedi 22 juillet 2017 à 14:06

Chats

     Il y a des jours où l'on se sent peu enclin à travailler et on culpabilise alors un peu d'avoir la flemme.
     Si cela vous arrive, regardez ces chats; eux ne culpabilisent pas. (photos trouvées sur Wamiz).

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Mercredi 19 juillet 2017 à 15:54

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    Je lisais dans la presse des articles sur des chercheurs japonais et chinois, puius américain, qui essayaient de créer des animaux en gestation dans des boîtes, des sortes « d’utérus artificiels ».
    L’embryon d’animal était enfermé dans un sac plastique, contenant un liquide composition voisine du liquide amniotique et le cœur du fœtus faisant circuler le sang dans un échangeur qui l’enrichit en oxygène, jouant ainsi le rôle du placenta.
    Dans le cas des chercheurs japonais une pompe externe faisait circuler le sang. Le liquide est un fluocarbone qui peut transporter de l’oxygène et du CO2 dissous, pour maintenir l’oxygénation du sang
    Il semble que les animaux ainsi créés soient viables, mais cette gestation est très onéreuse.
    Les chercheurs de l’hôpital de Philadelphie a ainsi réalisé la mise à terme de sept agneaux extrait par césarienne apès 15 semaines dans le ventre de brebis et donne pour objectif d’améliorer la survie des grands prématurés.
    Mais si l’agneau est une bon animal test au niveau de la formation des poumon, il l’est moins au plan des hémorragies cérébrales, car son cerveau est plus vite formé que chez un fœtus humain.
    De plus on ne pourra guère examiner si les capacités intellectuelles de l’animal sont atteintes, faute de tests psychologiques efficaces.
    L’hôpital de Philadelphie avait tenu la vedette il y a un an, en effectuant une opération chirurgicale, in utero, pour enlever une grosseur, suspectée d’être une tumeur, sur le bras d’un fœtus, ceci à 22 semaines de gestation, la naissance s’étant ensuite effectuée normalement à 35 semaines, la mère et l’enfant étant en bonne santé.

    Bien entendu, les journalistes, en recherche de sensationnel sont enthousiastes. Même la Croix approuve, voyant sans doute là un moyen de faire campagne contre l’avortement.
    J’avoue être un peu effrayé par ces études, tout en reconnaissant qu’elles sont nécéssaire au plan de la connaissance néonatale.
    Mais je vois mal une application rapide à l’humain.
    D’une part la responsabilité serait trop grande de faire naître un handicapé et je pense que de longs essais sur des singes seraient nécessaires.
D’autre part je que l’on ne néglige fortement le développement cérébral qui se fait in utero, à partir du contact avec l’extérieur (sons) et avec la mère (voix, toucher).
    Les chercheurs de Philadelphie envisagent dailleurs un sac amniotique maintenu dans l’obscurité, exposé à une caméra permettant de surveiller le fœtus, ainsi que des haut-parleurs diffusant l’ambiance sonore qu’un fœtus ordinaire entend au travers du ventre de sa mère.
    Il est indéniable que le fœtus développe in utero, ses capacités de développement, l’usage de ses sens, du début de leur interprétation par le cerveau, et du début de la formation des centres d’apprentissage. sans compter tout ce que l’on ignore sur le développement du cerveau émotionnel et de la relation mère-enfant.
    Que l’on fasse des essis biologiques de la sorte pour accroître nos connaissances, je n’y vois pas d’objection, mais je pense qu’il ne faut pas se presser de passer à la pratique sur l’homme, même pour aider des prématurés à rester en vie, tant qu’on n’est pas sûr de ne pas créer des malades et des handicapés à vie.   

Samedi 15 juillet 2017 à 9:57

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

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     Une découverte importante a eu lieu ces dernières années dans le domaine du cerveau, sans que les journaux, même scientifiques, ne lui accordent l’importance méritée.
    Les neurobiologistes étaient persuadés que les vaisseaux lymphatiques, qui transportent notamment les cellules du système immunitaire, et évacuent de l’organisme les déchets et les toxines, ne s’étendaient pas jusqu’au cerveau.
    J’avais donné quelques indications sur un nouveau procédé, qui consistait à modifier génétiquement des gênes d’animaux, en leur ajoutant un gêne de méduse, ce qui rendait phosphorescents les organes traversés par le sang ou la lymphe, lorsqu’on les éclairait avec une lumière d’une longueur d’onde spécifique..
    Cette technique avait été utilisée sur des lapins et des souris.
   
    En utilisant cette méthode, Kari Alitalo et Aleksanderi Aspelund, de l’université d’Helsinki, ont découvert que le système lymphatique existait aussi au sein du cerveau. La découverte a été confirmée par des chercheurs américains.
    D’un e part des vaisseaux lymphatiques normaux existent autour du cerveau, mais des vaisseaux particuliers, dont les parois sont faites de cellules gliales, transporte aussi la lymphe et le liquide cérébro-spinal dans le cerveau. Il transporte les cellules immunitaire et évacue les déchets toxiques.
    Il a été dénommé  « système glymphatique ».

    Il n’est pas exclu que certaines maladies neuro-dégénératives, telle les maladies d’Alzeimer, de Parkinson, ou d’Huntington (paralysie, pertes de mémoire, symptômes psychatriques et mort), pourraient être dus à l’accumulation de toxines, en raison d’un mauvais fonctionnement de ce système glymphatique.
    Dans des maladies auto-immunes, telle par exemple la sclérose en plaque, le système immunitaire attaque les cellules du cerveau, notamment les cellules gliales qui forment la myéline, isolant les faisceaux d’axones.

    Les chercheurs ont également découverts que des traumatismes d’ordre comportemental supportés par des souris, pouvaient entraîner des dommages dans le système glymphatique et que d’autre part l’évacuation des toxines était beaucoup plus importante pendant le sommeil que pendant l’éveil, la circulation du liquide de ces vaisseaux étant deux fois plus élevée.
    Ils ont aussi constaté que dormir sur le côté était plus bénéfique que dormir sur le dos, sans doute en raison de la position de valves dans ces vaisseaux.
    Les chinois étudient actuellement comment amliorer cette circulation, avec certains produits qui contiennent des oméga-3. La respiration profonde améliorerait aussi ce fonctionnement.

    Bref c’est le début de recherches qui pourraient aboutir à des méthodes intéressantes de soins de maladies, contre lesquelles nous n’avons actuellement que des moyens de lutte peu efficaces.

Mercredi 12 juillet 2017 à 14:56

          J'aime bien les photos de chats et j'ai trouvé sur Wamiz des photos amusantes de chats cachés.
          Je vous en montre quelques unes, mais vous pouvez en voir beaucoup d'autre sur ce site, comme d'ailleurs celles d'autres animaux.

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Samedi 8 juillet 2017 à 9:49

Psychologie, comportement

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         Evidemment, comme j’ai fait un article sur les personnes borderline (aux limites), on m’a tout de suite posé la question, « Quelle est la différence avec quelqu’un de « bipolaire ? »
         Cela ne m’étonne pas = ce sont les deux « tartes à la crème » des journaux de psychologie qui voient partout des malades mentaux et veulent nous persuader que nous le sommes un peu. Il faut bien faire du sensationnel.
Cela dit, certaines personnes ont vraiment des troubles bipolaires et c’est alors aussi une affection de l’humeur qu’il vaut mieux soigner, car ils peuvent conduire à la dépression.

          Les troubles bipolaires sont aussi appelés « troubles maniaco-dépressifs », mais cette appellation ne fait que compliquer les choses et nous induire en erreur.
          On ne sait déjà pas bien ce qu’est une dépression, car elle peut avoir maintes formes et être plus ou moins grave, mais maniaque a, dans le vocabulaire courant, une signification différente de celle en psychologie.
          Dans le langage courant être maniaque, c’est être obsédé par quelque chose, par exemple l’ordre et la propreté, et s’occuper alors de détails, avec un goût et un soin excessif (souvent en reprochant aux autres d’être négligents sur ce point).
          En psychologie, l’état maniaque, c’est lorsque l’on est très euphorique et excité, hyperactif et d’humeur très irritable, avec une perte du sens de la réalité.
          Finalement les troubles bipolaires c’est une succession d’épisodes où l’on est maniaque, puis dépressif. Autrefois on appelait aussi cela être cyclothymique, mais c’était une appellation plus générale pour quelqu’un qui passait sans cesse de la bonne humeur optimiste au pessimisme le plus complet.

Comment décrire les troubles bipolaires ?

    La phase « maniaque » :
          Bien entendu je connais des excités, des hyperactifs et des coléreux qui ne sont pas bipolaires, et le comportement d’une personne atteinte de tels troubles est assez différent dans la phase maniaque :
               - Elle peut être très facilement distraite par ce qui l’entoure et a du mal à être attentive. Elle peut perdre totalement le contact avec la réalité.
              - Elle peut avoir une confiance aveugle en soi : c’est la meilleure, le roi du monde; et donc pendre des risques trop importants voire même avoir des comportements dangereux..
              - Elle peut avoir un contact facile et familier avec les autres, se traduisant par une grande communicabilité et une capacité étonnante à détecter et à réagir aux attitudes d’autrui
              - Elle peut avoir des idées incessantes et en tous sens, parler sans cesse très rapidement, rire souvent même sans raison. Désinhibé, le patient chante au milieu de ses phrases, fait des plaisanteries caustiques, osées, des jeux de mots faciles, des calembours
             - Elle peut tenir des propos invraisemblables et avoir également des projets grandioses et peu réalistes    .
             - Elle peut avoir une agitation motrice très forte, ne tient pas en place, se lève brutalement, déambule.
             - Elle peut ne pas avoir besoin de beaucoup de repos ( moins de 3h de sommeil par nuit )
             - Elle peut devenir très agressive et violente en paroles envers sa famille et ses plus proches
             - Elle n’a pas conscience de ses comportements anormaux et ne se reconnait pas malade.

            La phase dépressive :
          « Déprimer », étymologiquement, signifie « rabaisser ». La dépression est l’abaissement de l’humeur.
La phase dépressive est en quelque sorte le miroir de la phase maniaque : le sujet présente des signes de grande tristesse, il est ralenti et n’a goût à rien, parfois il veut mourir. Il perd son élan vital, ralentit son psychisme, perd tout intérêt pour l’environnement et l’action, n’a plus de plaisir pour ses activités habituelles.
On peut avoir des troubles de concentration, de mémoire, voire de raisonnement,
        Il y a en général perte de la confiance en soi et afflux d’idées négatives
        Il peut y avoir agressivité ou repli sur soi.
        L’appétit et le sommeil sont perturbés

       La « mélancolie » est une forme particulière de dépression, caractérisée par l’intensité de la tristesse et de la douleur morale du patient qui éprouve un malaise permanent. (là encore la signification de ce mot en psychologie est très différente deu langage courant).
      Le patient se sent indigne de vivre; les idées suicidaires souvent dissimulées et déterminées sont fréquentes avec parfois des passages à l’acte grave.
      Parfois, la mélancolie s’accompagne de signes délirants avec des idées de culpabilité, de ruine, d’incurabilité (« cela n’ira jamais mieux ») jusqu’à des hallucinations.

      Les causes du bipolarisme sont mal connues. La maladie intervient souvent après un stress important ayant crée une grande anxiété ou un grand traumatisme.
     Il semble que le mécanisme de certains neurotransmetteurs soit modifié, notamment celui de la sérotonine, et qu’il y ait une hyper activité des centres amygdaliens, peu contrôlés alors par le cortex préfrontal.
    on constate en général une concentration importante permanente de cortisol pendant la phase dépressive.

     Il ne faut pas confondre les troubles bipolaires qui se succèdent avec des intervalles de plusieurs jours voire plusieurs mois, avec une personnalité multiple.
     Le trouble de double personnalité fait partie des troubles dissociatifs de l'identité, définis par la présence de deux ou plusieurs identités. Plusieurs états distincts de personnalité vont se succéder chez un même individu. Ainsi, il peut avoir des difficultés à évoquer des souvenirs et n'a pas nécessairement conscience de cette succession d'états qu'il vit. Pour les personnes ayant vécu des traumatismes psychiques ou physiques, la double personnalité permet d'éloigner de la perception les souvenirs traumatiques.

Mercredi 5 juillet 2017 à 9:38

Psychologie, comportement

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          Une jeune correspondante s’inquiète parce qu’elle est tantôt joyeuse tantôt triste et elle a fait un test sur un journal féminin et il lui est dit qu’elle a une « légère tendance borderline ». Alors, inquiète, elle me demande ce qu’est un sujet borderline.
          Les journaux autres que scientifiques, ont tendance, en recherchant le sensationnel, à dire n’importe quoi. Et les tests, c’est tellement couru ! Mais ce sont des tests sans contrôle, sans étude statistique, alors les résultats ne sont guère probants.
          Nous avons tous nos moments de joie et de tristesse, des succès et des problèmes, des instants de détente et de stress. Ce n’est pas pour autant que l’on est bordeline, car c’est une situation mentale beaucoup plus tranchée.

          Il semble qu’il y ait 2% de la population qui a des tendances borderline et les femmes sont plus touchées que les hommes. Mais on ne dit pas à quel degré et cela reste assez vague. (origine DSM et OMS).
          Quels sont les comportements d’une personne borderline ou « aux états limites »?
Les cours de psycho thérapeutique définissent des comportements caractéristiques, qui certes ne sont pas tous forcément présents, ni avec la même intensité :
          L’une des caractéristiques souvent rencontrée est une instabilité d’humeur, avec des variations incontrôlables en quelques heures.
Ses relations peuvent aussi avoir des variations rapides, passant de l’amour à la haine.
          La personne tient énormément à l’estime des autres, a le sentiment d’être délaissée, abandonnée et peut dès lors devenir encombrante par son harcèlement.
          Cette attitude résulte souvent d’une vison instable d’elle même et un manque de confiance en elle même qui varie beaucoup dans le temps et peut atteindre de fortes proportions, cela sans motif particulier. La personne peut se sentir face au néant, à un vide, à l’inutilité de son existence, à de l’ennui permanent.
          Finalement il y a une certaine incapacité à maitriser ses sentiments et ses émotions, ce qui peut se traduire par des excès brusques, par exemple de colère, de frustration ou au contraire d’élan affectif.
          La personne peut prendre des risques importants, voire des comportements impulsifs qui pourraient amener des accidents.
          Dans les cas plus graves, le patient peut avoir des tendances paranoïaques, lorsqu’il est en état de stress.
Il peut avoir des réactions d’automutilation ou des pensées suicidaires

          Bien entendu les psychoneurologues ont fait des études sur de tels sujets, par comparaison à des groupes témoins de personnes non borderline.
          Ils ont montré que lorsqu’on montre des vidéo de personnages qui ont des émotions ou sont dans des situations difficiles, les personnes borderline détectent sur les visages qu’il y a problème, beaucoup plus tôt que les groupes témoins, et s’identifient davantage à leur interlocuteur et à son angoisse. Des indices de réprobation ou de réaction positive donnent lieu de la part des patients à des réactions exagérées.
          Les personnes borderline ont donc une sensibilité émotive à fleur de peau et des réactions exagérées à leurs émotions, surtout négatives, mais avec une grande instabilité de telle sorte que leur comportement est très variable.
Elles sont par ailleurs très sensibles aux émotions, sentiments et gestes d’autrui, mais ont du mal à les interpréter, d’où des réactions inappropriées. Elles ont donc du mal à faire confiance aux autres et ses sentent relativement seules et abandonnées.

          Peut on expliquer leurs réactions, notamment à la suite d’examens IRM.
          Il semble que les centres amygdaliens soient trop sensibles et réagissent trop violemment aux émotions négatives, et que par contre les centres régulateur des émotions en particulier le cortex cingulaire antérieur et le cortex préfrontal ventro-médian aient au contraire une activité insuffisante. L’insula qui alerte des erreurs de jugement dans nos relations sociales st par ailleurs peu active.
Des anomalies du système de récompense, de la sécrétion de dopamine ou de sérotonine peuvent également être en cause.

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          Beaucoup de personnes qui ne sont que très faiblement borderline , ne consultent pas un psy. Que peuvent elles faire?
          Essayer d’abord d’être conscient des réactions émotionnelles exagérées et négatives. Essayer sur le moment de prendre le contre-pied : si on est triste et on veut s’enfermer dans sa chambre, au contraire sortir au grand air ou avec d’autres personnes, si on a envie d’en découdre avec quelqu’un, ne pas le voir pendant quelques temps pour éviter une colère…
          Toutes les techniques de relaxation et d’apaisement sont bonnes : lire, écouter de la musique apaisante, se décontracter, marcher au grand air….
          Un entrainement à moyen terme est de se concentrer sur des observations ou des faits précis et pragmatiques, pour fixer son attention sur autres choses que les émotions.
Mais si l’on devient très négatif, il vaut mieux consulter.

          Mais n’allez surtout pas vous croire borderline, parce vous êtes plus ou moins gai ou stressé selon les instants : cela c’est la vie de tous les jours.

Samedi 1er juillet 2017 à 10:29

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           J'étais allé faire mes courses hebdomadaires dans un gros supermarché qui a deux étages immenses, le premier pour tout ce qui est nourriture et produits ménagers, et le second pour tous les autres produits. E,-ntre les deux étages des escalators mécaniques.
         On peut mettre ses achats dans deux sortes de caddies, : ceux classiques volumineux à quatre roues; et de petits paniers qui possèdent deux roues et une poignée au bout d'une tige, comme sur les valises à roulettes. C'est moins encombrant si on n'a pas trop d'achats à faire.
          Dans les escalators, les lames du plancher mobile métallique ont des rainures et les roues des gros caddies, qui ont une gorge, se bloquent automatiquement et on peut lâcher sans risque la poignée du caddie. Les petit caddies ont des roues normales et ils ne sont pas bloqués : il vaut mieux ne pas les lâcher.
         J'ai été témoin d'un "accident" sans gravité heureusement, mais qui a failli me faire rire : voici les faits :

         J'arrivais en haut de l'escalator descendant au premier étage; devant moi, presque arrivé au rez de chaussée un monsieur et à deux mètres une dame avec un petit caddie à 2 roues bien plein, avec sur le dessus deux barquettes de 500 g de fraises; elle avait été chercher des produits beauté au premier étage et a voulu ouvrir une boîte pour voir quelque chose et a la^ché la poignée de son caddie.
         Mal lui en a pris, le petit caddie, qui n'est pas bloqué, s'est mis à dévaler tout l'Escalator, de plus en plus vite.
         Il afin dans les jambes du monsieur en bas de l'Escalator, qui était évidemment tourné vers l'avant et le choc lui a fait plier les genoux et il a été assis de force dans le caddie. Les fraises n'ont pas résisté !!
        Cris de la dame, puis du monsieur. On les dégage de l'Escalator : pas de blessure pour le monsieur, mais les fraises et les œufs du caddie étaient en piteux état, de même que le fond du pantalon du monsieur.
          Evidemment attrapade sérieuse, le monsieur réclamant le remboursement du nettoyage du pantalon. La dame hurlait contre la sécurité du magasin dans les escalators.
         Le directeur du magasin est arrivé, au milieu d'un attroupement et finalement, bon commercial, il a effet un pantalon au monsieur qui est retourné à l'étage le choisir, après qu'on lui ait un peu frotté son pantalon sali avec du sopalin.
          La dame est allé transférer ce qui était encore en bon état dans un caddie à 4 roues (plus sûr!), et elle est allé rechercher des fraises et des œufs. Les employés du magasin ont emmené son caddie à deux roues pour le nettoyer.

Donc, vous voilà prévenu, dans un escalator, vous pouvez lâcher la poignée d'un caddie à 4 roues, mais conserver la main sur ceux à deux roues : ce sont de petits fugueurs !


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