Vendredi 29 septembre 2017 à 15:21

Notre cerveau : intelligence; langage

      Il est certain qu’en moins d’une seconde, nous reconnaissons le visage dune personne qui nous est familière et le cerveau humain est un outil imbattable pour reconnaître le visage d’une personne déjà vue, au milieu de photos de visages d’autres personnes.
    C’est un centre à l’arrière du cerveau qui est chargé de cette tâche, après avoir reçu des informations des centres de traitement de la vue qui lui envoient des influx nerveux relatifs au visage vu, mais on ne sait pas exactement comment procèdent ces centres.
    Une chercheuse de l’institut de technologie de Californie a publié le résultat d’une étude sur des singes qui permet de commencer à comprendre ce phénomène.

    Cet institut a montré que chez les macaques la reconnaissance faciale n’était traitée, malgré son caractère complexe, que par à peine plus de 200 neurones, ce qui est extrêment faible par comparaison au nombre de neurones du cerveau.
    Les chercheurs, qui ont implanté des électrodes sur ces neurones ont enregistré leurs réponses à la présentations de nombreux visages différents, dont on avait mesuré de très nombreuses caractéristiques. Les données codées par les neurones du cerveau du singe, semblent être, d’une part des caractéristiques physiques de la peau et des cheveux (couleur, grain…), et surtout des valeurs physiques de la forme du visage, principalement des dimensions caractéristiques.
    Ils ont alors créé un algorithme représentant le processus supposé de fonctionnement des neurones et ont implanté un programme sur ordinateur, créant une image à partir des données caractéristiques des visages. ils ont comparé les photos de nombreux visages humains et les images reconstituée par l’ordinateur qui simulait le fonctionnement des neurones du cerveau. Les images étaient quasi identiques.

    Chez l’homme le centre de reconnaissance comprend beaucoup plus de neurones et on ne connait pas son fonctionnement, et on ne peut implanter des électrodes dans un cerveau humain, tandis que l’IRM ne donne pa pour le moment, des renseignements sur le fonctionnement d’un petit nombre de neurones.
    On en sait donc pas si les résultats acquis sur le macaque sont transposables à l’homme.
    il est certain aussi que la mémoire entre en jeu et aide au processus de reconnaissance lorsqu’il s’agit de personnes connues.
    Le langage code également certaines caractéristiques (couleur des cheveux par exemple).
http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/langageetmots-copie-1.jpg    Le centre de reconnaissance des visages subit chez l’enfant qui explore son environnement, puis apprend à écrire et à lire, ce qui exige la reconnaissance de lettres, une évolution considérable et extraordinaire.
    Les données visuelles concernant les mots proviennent d’un centre particulier de la partie occipito-temporale, près des centres d’interprétation visuelle, représenté en rouge sur le schéma,
    Cette zone au début de notre vie, ne connaît évidemment pas l’alphabet et n’a pour rôle que la reconnaissance des visages d’abord (il faut reconnaitre sa mère et sa famille; en jaune sur le schéma), puis la reconnaissance des objets familiers (son biberon, ses jouets; en bleu sur le schéma). La mémoire correspondante est l’homologue de la zone de Geschwind, mais dans l’hémisphère droit.
    Puis quand le bébé va marcher et donc se déplacer, une partie de cette zone et des zones de mémoire, vont se consacrer à la reconnaissance et au stockage des images et des « cartes » de notre environnement. (en vert sur le schéma)
    On arrive à l’empilement du schéma ci dessous.

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   Et lorsque l’enfant apprend à lire et à écrire une chose extraordinaire se produit :
une partie de la zone destinée à la reconnaissance des visage et des animaux se transforme en une zone de reconnaissance des lettres et des mots écrits (en rouge sur le schéma).

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    Un autre phénomène extraordinaire va se passer.
    Pour pouvoir identifier des visages ou des objets vus sous divers angles, ces centres ont l'habitude de considérer que deux images symétriques "en miroir" correspondent à un même objet. Par exemple sur l'image ci contre le vélo et le triangle.
    Il y a donc un petit problème, car ce n'est pas vrai pour les lettres (b et d) et les mots (ioup et quoi), par exemple.
            Il faut donc que l'enfant inhibe la réaction automatique de ces centres pour leur faire acquérir l'apprentissage de reconnaissance des lettres.
    Son cerveau frontal apprend à envoyer un signal qui bloque la fonction de miroir quand il décide de vouloir lire !
    Et il est possible que chez les enfants dyslexiques, qui ont du mal à différencier les lettres symétriques, cette fonction de blocage soit partiellement déficiente.

Lundi 25 septembre 2017 à 18:27

Psychologie, comportement

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        Je constate que beaucoup de mes correspondants jeunes aspirent à une grande liberté, et ont des difficultés dans leur travail car ils acceptent mal l’autorité de leur chef. Ils rêvent d’une société sans hiérarchie, où l’on serait complètement libres.

Mardi 5 septembre 2017 à 18:46

Absence et retour

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       Je suis ce soir de retour en région parisienne.
       La maison de Bretagne a fermé ses volets pour l’hiver. Table de ping-pong, bateaux, bicyclettes, échelles et instruments de jardinage sont rangés dans le garage. Ce pauvre garage est bourré à craquer. Même plus la place pour une petite souris. Je l’ai virée dehors, la pauvre !

      Le goéland , perché sur le lampadaire, va être son seul gardien.

      Les fleurs se fanent peu à peu et le jardin va aussi s’endormir jusqu’au printemps.

     J’ai donné une dernière fois à boire à ma bignonne, qui n’aura plus ses fleurs quand je reviendrai. les fushias ont encore quelques clochettes rouges mais le mimosa est toujours couvert de petites boules jaunes.

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    Les pins ont perdu toutes leurs aiguilles mortes et sont à nouveau tout verts, comme au début de l’été. J'ai passé une matinée à vider à nouveau les gouttières.

Des champignons poussent dans l'herbe, sous le palmier et l'érable.; cela sent l'automne !!

 

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 Le rouge gorge est venu jouer la sérénade de ses touk-touk avant mon départ et je lui ai laissé un peu d'eau dans un petit bol de plastique. La pluie le remplira de temps en temps à ma place.Le sittelle continuera à chercher des insectes, la tête en bas, sur les troncs des pins

 

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/Diapositive30.jpg J’ai revu aussi les écureuils, papa “Queue noire” et maman “Queue rousse”, mais le jeune ado devait être à l’école, pour apprendre à ne pas laisser tomber par terre les pommes de pins vertes qu’il mange. Je leur ai remis toutes les pommes de pin tombées près d'un tronc, pour qu’ils aient des provisions. Quand je reviendrai, je retrouverai partout des “os de pomme”  et les épluchures qu’ils débitent avec leurs dents pour en manger le bout, comme nous les feuilles des artichauts, ou bien les graines à l’intérieur. Ils ne trouveront plus sur le tronc d’un vieil eucalyptus, mort de gelées hivernales, il y a quelques années, leur jatte pleine d’eau fraîche où ils venaient boire tous les jours.  Mais, en compensation je ne les ennuierai plus avec la fumée du barbecue à midi.

 

       Les mouettes et goélands sont repartis pêcher en mer et les cris des pies et du geai ont remplacé les leurs, mais ce n’est guère plus harmonieux.!

       Les pipits et les petites mésanges continuent à chercher dans les branches des haies leur ration d’insectes et le couple de geais et ses deux marmots, ne seront plus dérangés dans leur nid dans les pins par nos aller-venues, en essayant de nous faire peur avec leur horrible cri rauque.

       Les merles pourront continuer à venir picorer les fourmis ailées sur ma terrasse, mais je ne verrai plus la robe de gala d’une belle huppe.

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      Le village est désormais presque vide, comme la plage, et ce week-end il n'y avait plus que quelques planches à voile, car il y avait pas mal de vent.

 
Aujourd’hui c’était l’autoroute, l’arrêt déjeuner à Rennes et rouvrir appartement et jardin au Plessis, puis ranger tout ce qu’on ramène

 

 

 

Dimanche 3 septembre 2017 à 10:20


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      Je ne sais pas si vous avez lu des articles sur une découverte qui peut être très importante en médecine humaine : la possibilité de remplacer du sang humain, quelque soit son groupe et son rhésus, par de l’hémoglobine extraite des vers marins arénicoles.

    Qu’est ce que ce vers marin ?
   
    Vous avez sûrement vu, lors des basses mers, une plage criblée de petits trous dans le sable humide et truffée de petites bosse de boue en forme de tortillon, comme le montre la photo ci-dessus.
    Ce sont des logements de vers arénicoles, dont le nombre, sur certaines plages favorables, peut être supérieur à 100 par mètre carré.

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    Le ver arénicole (ou ver de vase et « buzuk » en breton), que vous voyez sur la photo ci-dessus, mesure environ 15 cm de long et de l’ordre du cm de diamètre, de couleur marron-rougeâtre, avec de nombreux anneaux.
    Son anatomie est décrite sur le schéma ci-dessous :

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    La tête qui comporte quatre annelets supporte une bouche globuleuse avec de nombreuses papilles, qui permet d’absorber la vase, le ver séparant  dans son tube digestif les éléments nutritifs et rejetant sur la plage la vase sous forme de tortillons, que l’on voit nombreux sur les plages, dans la partie recouverte par les marées. Le tube digestif comporte un œsophage, un estomac et un intestin.
    Le thorax qui comporte 19 annelets, qui supporte des pseudopodes garnis de soies.
    L’abdomen, muni de branchies ramifié, comporte un système circulatoire commandé par deux cœurs.
    La queue de diamètre moindre se termine par un anus en bout de système digestif.
    La peau de l’arénicole sécrète une substance fluorescente gris-vert, quelque peu irritante, qui colore les doigts lorsqu’on la manipule.
    Le ver est doté d’un système nerveux rudimentaire, la tête abritant deux ganglions faisant office de cerveau.

http://lancien.cowblog.fr/images/Santebiologie2/illustrationarenicole.jpg    Le ver creuse une galerie dans la vase de 10 à 30 cm de profondeur en forme de U, comme le montre la caricature ci-dessus. Le bout de la queue affleure la surface en haut du puits le plus étroit, ce qui permet au ver de rejeter à l’extérieur les tortillons de vase (on appelle cela des « turricules ».
    Le corps du ver, hors la queue se trouve dans la partie horizontale du U.
    L’autre puits vertical est comblé en surface par de la vase ou du sable humide avec une légère dépression ou parfois un trou, que l’on aperçoit sur la plage à une dizaine de cm du tortillon.
    Le ver est animé de contractions de son corps qui provoque un pompage de l’eau depuis le haut du puits caudal, cequi permet à l’animal de récupérer l’oxygène de l’eau dans ses branchie et d’amener à sa bouche des sédiments dont il tirera sa nourriture. L’animal « pompe » pendant une quinzaine de minutes, puis avale les sédiments pendant 7 mn et le cycle recommence tant que le trou est recouvert par l’eau de la marée. Quand la marée se retire, il respire l’oxygène de l’air, saturé d’humidité, qui pénètre dans ses puits.
    Si la galerie reste pleine d’eau, lors de faibles marées, l’animal peut épuiser l’oxygène dissous, ou si à marée basse ses puits s »’ssèchent et que l’oxygène de l’air n’atteint plus les branchies à travers de l’eau, il se met alors en métabolisme anaérobie et peut ainsi rester sans « respirer » pendant plusieurs heures.

    Les espoirs médicaux grâce à ce ver arénicole.


    Le professeur Frank Zal, chercheur du CNRS étudie ce ver depuis 1990 et il avait été étonné que le ver puisse ainsi survivre en l’absence de respiration pendant des heures. il a pensé que cette étonnante capacité était dû à son sang qu’il a donc étudié.

    Dans le sang humain l’oxygène est transporté par l’hémoglobine, contenue dans les globules rouges du sang. Le problème est que ces cellules ont des caractéristiques particulières : rhésus + ou _ et nombreux groupes sanguins, principalement A, B, AB et O. (voir mon article du 8 décembre 2015).
    Le problème est qu’en cas de besoin thérapeutique de transfusion sanguine, on ne peut pas recevoir d’un donneur n’importe quel sang suivant les caractéristiques de son propre sang. Dans la majorité des cas, les receveurs seront transfusés avec les globules rouges d'un donneur du même groupe sanguin. Deux exceptions : les individus de groupe O- sont "donneurs universels" et peuvent donc donner leur sang à n'importe quel receveur, tandis que les individus de groupe AB+ sont "receveurs universels ». La transfusion avec un sang non compatible risque d’entraîner des accidents cardiaques graves, voire la mort.
    D’où un problème en cas d’accident ou blessure demandant une transfusion car o ne dispose que de très peu de sang O-, et il faut donc attendre de déterminer le groupe et le rhésus de la personne avant d’acheminer le sang adéquat.
   
    Le ver arénicole n’a pas de globules rouges (donc ni groupes, ni rhésus), mais son hémoglobine est voisine de celle de l’homme, mais elle a deux propriétés extraordinaires : elle peut acheminer 50 fois plus d’oxygène que l’hémoglobine humaine et elle peut être lyophilisée sans dommages.

    En 2007 le professeur Zac a quitté le CNRS et fondé une société HEMARINA, basée à Morlaix, en Bretagne nord, pour étudier les applications de ses découvertes.
    Cette société a créé des élevages de vers et étudié l’extraction et la purification du sang des arénicoles. D’abord, les vers sont tués par surgélation ; puis, à partir de glaçons entiers de 250 à 300 kg d’arénicoles, les animaux sont décongelés dans une solution qui libère leur hémoglobine. Le mélange obtenu est ensuite purifié et filtré, pour obtenir un résultat de quelques kilos d’hémoglobine pure.

    Actuellement la première application de cette hémoglobine, du à son pouvoir oxygénant, est de mieux conserver les organes destinées à des greffes en les immergeant dan un liquide contenant cette hémoglobine marine.
    Les essais physiologiques de transfusion à l’homme vont bientôt pouvoir être faits, les essais sur animaux s’étant révélés positifs, mais l’agrément d’un médicament est chose longue, pour des raisons de sécurité et d’étude des effets secondaires.
    Les services de la protection civile et de secours d’urgence sont très intéressés ainsi que les armées, car, en cas de blessure nécessitant une transfusion d’urgence, il ne serait plus nécessaire de chercher les caractéristiques du sang de l’accidenté, mais seulement de disposer de quantités suffisantes d’hémoglobine de ver arénicole.
    La Marine américaine semble avoir déjà effectué des essais de cette hémoglobine lyophilisée sur des humains.

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