Mercredi 28 mars 2018 à 18:02

Anecdotes

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     Dans une semaine c’est le 1er avril. C’est le jour des « poissons », c’est à dire de plaisanteries, que l’on fait à ses connaissances, à ses amis et sa famille. Les médias font souvent des canulars, et les enfants peuvent accrocher un poisson de papier dans le dos des personnes dont ils veulent se moquer.

    D’où vient cette coutume ?
    L'origine du poisson d'avril du 1er avril est controversée, mais l'hypothèse la plus courante le fait naître au XVIe siècle.
 
    En 1564, le roi Charles IX a décidé que l'année ne commencerait plus le 1er avril mais le 1er janvier, ce qui a décalé les échanges de cadeaux et d'étrennes qui marquaient le passage à la nouvelle année. Certaines personnes ont continué à offrir des présents en avril. Avec le temps, les petits cadeaux d'avril se sont transformés en cadeaux pour rire, en blagues, puis en stratagèmes pour piéger les autres.
    Toutefois, d’après Wikipédia, l'expression ou la notion de poisson d'avril est évoquée dans plusieurs écrits antérieurs à 1564, notamment un poème de Pierre Michault en 1466, et dans « le livre de la diablerie du curé Eloy d’Armeval en 1508.

    Une autre explication tient au fait que le premier avril est proche de Pâques et de la fin du carême, période durant laquelle la consommation de viande est interdite chez les chrétiens. Les cadeaux que l’on offrait en avril étaient souvent alimentaires et le poisson était un présent fréquent.

    Il est également possible qu’il y ait eu un mélange avec les fêtes de Carnaval, qui avaient lieu à al fin du carême.

    Enfin Wikipédia cite une autre origine possible : l'usage dans différents pays d'ouvrir la saison de pêche le 1er avril ou au contraire dans d'autres de la suspendre, afin de respecter la période de reproduction. Pour faire un cadeau aux pêcheurs, et pour se moquer un peu d'eux car la pêche était soit trop facile (abondance le jour d'ouverture), soit infructueuse (jour de suspension), on leur offrait un hareng. C'est alors qu'une habitude populaire se serait installée : on accrochait subrepticement un vrai poisson dans le dos des gens.

    Cette coutume de faire des plaisanteries le premier avril s'est répandue dans de nombreux pays, et toujours d’après Wikipédia :
        • les Américains et les Britanniques l’appellent « April Fool's Day » (certains Écossais parlent aussi de Gowk ou de Cuckoo),
            • les Allemands « Aprilscherz » ;
            • cette coutume existe aussi au Danemark, aux Pays-Bas, en Belgique, au Canada, en Italie, en Pologne, en Croatie, en Slovénie, au Portugal, aux États-Unis, en Suisse, en Suède, en Finlande, au Japon et en Chine ;
            • en Russie il s'appelle le « jour des fous ; en Roumanie, il s'agit de la « tromperie/duperie du 1er avril » .
            • au Portugal et au Brésil il s'appelle « jour des mensonges ».

    Et la tradition festive de personnes qui sont l'objet de farces ou de satires existe dans plusieurs cultures depuis l'Antiquité et le Moyen Âge : fêtes religieuses romaines, fête des couleurs hindouiste, fête persane ; fête juive ; fête des Fous médiévale en Europe.

    D’après le site « hoaxes.org », spécialisé en intox, le meilleur poisson d'avril reste celui de « l'arbre suisse à spaghettis ». Un faux reportage à la BBC aurait montré aux téléspectateurs une récolte de spaghetti réalisée au Tessin en 1957 et des paysannes qui cueillaient des pâtes italiennes sur des arbres, les faisant ensuite sécher au soleil. Des centaines de téléspectateurs se sont renseignés après la diffusion de l’émission, pour savoir comment se procurer un arbre à spaghetti,

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Samedi 24 mars 2018 à 19:06

         Je n’aime pas Facebook. J’ai bien un compte, comme tout le monde, mais je ne vais jamais sur mon propre site : je n’aime pas raconter ma vie et surtout sous forme de descriptions inutiles de ce que j’ai fait la veille.

Je ne vais sur facebook que pour avoir des nouvelles de mes petits enfants lorsqu’ils ne sont pas en région parisienne ou de personnes avec lesquelkles je correpond, car c’est un moyen d’échange comme un autre. Mais je préfère les mails dans lesquels on peut mieux exposer ses idées.

 

Parlons plutôt des jeunes.

J'entends souvent des plaintes et des récriminations contre vos “amis”. Ce sont des élèves de votre classe, ou des voisins, des jeunes que vous avez connus au stade ou des enfants d'amis (ou de connaissances) de vos parents. C’est aussi tous ceux que vous avez connu sur les réseaux sociaux, Facebook ou autre, et avec qui vous échangez phrases et photos.

 

Et il y a souvent des brouilles dans vos groupes : dispute à propos de broutilles, chapardage d'un ou d'une petit(e) ami(e), médisances ou racontars divers sur les faits et gestes de chacun, jalousie sur ce que possède l'autre et que l'on n'a pas, ou même quelquefois un peu (voire beaucoup), de méchanceté.

Et je constate en effet que les réseaux sociaux sont d’une part l’occasion de valoriser sa petite personne (d’ailleurs on ne sait pas si ce que chacun raconte sur lui même est vrai et n’est pas exagéré, histoire de se faire valoir, mais aussi de se vanter et de rendre les autres jaloux.

On y trouve aussi souvent des réflexions désagréable sur les autres, voire même méchantes et dans certains cas mensongères.

Ce n’est guère charitable de la part d’un(e) ami(e)

 

Je crois que, de même que vous appelez amour ce qui n'est qu'une amourette, vous appelez ami(e) ce qui n'est qu'un ou une camarade.

      Les copains c'est appréciable; c'est une compagnie, on peut s'amuser, délirer ensemble, discuter de choses et d’autres, notamment sur les réseaux sociaux et organiser des distractions, échanger des livres, des disques, des films; on peut aussi échanger en permanence des choses sans importance par SMS.

 Au sein d'une bande de copains on ne se sent plus seul(e).

 

Mais il ne faut pas trop leur demander, à ces copains et copines, et les brouilles proviennent du fait que vous leur attribuez les qualités que vous demandez à l’amitié. Egalement du fait que vous attachez beaucoup trop d'importance à ce qu'ils disent et pensent de vous.

Cela dit je trouve que même entre simples camarades, vous pourriez être plus charitables les uns envers les autres, moins jaloux et essayer d'aider celui qui est dans la peine au lieu de l'enfoncer un peu plus.

 

Je suis quelquefois horrifié de la mentalité de certains copains qui se montrent - (je l'espère inconsciemment, mais je n'en suis pas sûr), vraiment méchants avec certain(e)s de leurs camarades, souvent ceux qui sont faibles et qui souffrent de ces brimades.

Je pense que ceux qui s'acharnent ainsi sur ceux qui sont timides et tristes et qui paniquent facilement, font preuve de sadisme, et qu'ils mériteraient, qu'un jour où ils ont des ennuis eux mêmes, personne ne se préoccupe d'eux ou même que beaucoup se moquent d'eux, pour qu'ils aient conscience du mal qu'ils font en ayant cette attitude de tortionnaire et de harcèlement.

 

Et c'est encore pire quand c'est une "bande" de copains qui s'acharne ainsi sur un(e) élève de leur classe, leur victime. Cela me rappelle les SS allemands pendant la dernière guerre. 

C'est si facile de se donner ainsi l'illusion du pouvoir absolu, puisque la pauvre victime ne peut que souffrir en silence, démunie de tout recours. Pour moi c'est de la lâcheté et de l'inconscience et c'est ainsi que l'on devient un tortionnaire et un être qui n'est pas digne d'être un homme.

Si vous ne me croyez pas lisez "la mort est mon métier" de Robert Merle. (enfin si vous êtes assez agé(e) et solide pour ne pas faire de cauchemar ensuite).

 

Et en raison de souvenirs personnels, je pensais que dans un pensionnat, on était plus "solidaires" les uns des autres, mais des correspondances récentes (les intéressées se reconnaîtront), m'ont montré que j'avais tort et cela m'a déçu !!!


Mercredi 21 mars 2018 à 19:26

Sexualité, Homosexualité

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     Une personne a lu mes anciens articles sur l’homosexualité, ils ne lui ont pas plu et il me l’a fait vertement savoir. Cela ne me choque pas, chacun a droit à ses idées et nous avons donc eu une discussion par mails, ce qui m’inspire quelques réflexions générales pour mon blog.

    Mon interlocuteur n’a probablement pas beaucoup lu sur ce sujet car il croit encore que l’homosexualité est une maladie mentale. Il y a longtemps que cette thèse a été abandonnée par les biologistes.
    Certaines de ses réflexions m’ont amusé : par exemple que pour être aussi tolérant avec les homosexuels, je devais avoir cette tendance sans le savoir. Je peux l’assurer que ce n’est pas le cas, que je n’ai aucun penchant dans ce domaine, mais ce n’est pas une raison suffisante pour être homophobe.
    Pour lui être homosexuel est contre nature et cela devrait être proscrit. effectivement dans certains pays on tue les homosexuels, ou au minimum on les mets en prison. Mais dans certaines contées on tue aussi les enfants roux ou albinos, et en Inde, on avorte quand on est enceinte d’une fille. Les intégristes des religions veulent éliminer ceux qui ne pensent pas comme eux. Les personnes ayant une opinion politique marquée méprisent souvent ceux qui n’ont pas les mêmes opinions. Et les racistes méprisent ceux qui n’ont pas la couleur de peau.
    Alors pourquoi ne mettrait on pas au banc de la société les gauchers, les végétariens ou ceux qui n’aiment pas le football ? On pourrait aussi éliminer les bruns ou les blonds (on a connu cela sous Hitler et les nazis : les grands ariens blonds voulaient être les maîtres de la planète).
    Ceux qui lisent ce blog savent que je suis loin d’avoir les mêmes idées que Mélenchon ou Marine le Pen, mais je ne méprise pas pour autant leurs électeurs : ils ont le droit à leurs opinions.
    De même je respecte les personnes de toutes les religions et leurs croyance, tant qu’il ne viennent pas vouloir me convertir et qu’ils respectent donc les miennes.
    Je pense qu’il manque dans l’école primaire et dans les collèges, un enseignement : celui de la tolérance. il y a certes la laïcité, mais c’est beaucoup plus général : c’est respecter l’autre et son cerveau. Chacun a le droit de penser ce qu’il veut tant qu’il n’embête pas son voisin avec ses idées.
    Chacun a donc le droit d’être célibataire ou marié, de rêver à l’amour ou d’être mysogine, et d’avoir l’orientation sexuelle qu’il souhaite, tant qu’il ne veut pas imposer la même attitude aux autres.

    En fait en discutant avec mon interlocuteur, je me suis aperçu qu’il avait de nombreuses raisons d’être homophobe.
    D’abord c’est une minorité peu nombreuse, et donc ils ne sont pas « normaux » (en confondant anormal = non conforme à la norme, et anormal = dérangé du cerveau).
    De même ce n’est pas conforme aux idées qu’il a de l’amour et du mariage qui doivent se faire obligatoirement entre un homme et une femme. Effectivement c’est là aussi le plus courant, la norme, mais pourquoi l’imposer aux autres ? On ne lui demande pas d’aller lui même contre ces principes, mais pourquoi tous les autres seraient ils obligés de faire comme lui.
    Je crois qu’en outre il est très prude sexuellement et l’acte sexuel entre deux femmes et pire entre deux hommes, le choque profondément, au point qu’il ne veux même pas y penser.
    Pour lui le fait d’être homosexuel est un tare due à une mauvaise éducation des parents. C’est méconnaître les données actuelles sur la physiologie. Certes on ne connaît pas bien les raisons de l’homosexualité, mais on sait que certaines conformations de l’hypothalamus chez les hommes, ou hormonales chez les femmes prédisposent cette orientation. L’environnement peut ensuite favoriser ou empêcher le développement de la tendance.
    D’autre part il faut se rendre compte que deux personnes qui s’aiment réellement (je ne parle pas d’une simple attirance), ne restent ensemble que parce qu’elles ont des points communs qui scellent leur entente : manière de penser, valeurs, goûts etc… C’est vrai qu’entre personnes du même sexe, cela reste seulement le plus souvent une grande amitié. Mais il n’est pas anormal que parfois ce fusionnement des personnalités dépasse l’amitié, au point de vouloir vivre ensemble.

    Ce qui semble le plus choquer mon interlocuteur, c’est que l’on ait ouvert le mariage aux homosexuels, et pire si le couple peut avoir des enfants.
    Il pense que cela va détruire la notion de famille et changer la société française !.
    Cela me paraît simpliste.
    D’abord il ne s’agit que d’un problème juridique : donner aux couples homosexuels les même droits vis à vis des impôts et la responsabilité parentale partagée qui évite que les enfants soient confiés à l’Assistance publique en cas de mort de leur parent biologique unique.
    Il n’est pas question de mariage religieux.
    Ensuite cela ne bouleversera pas la société : il y a environ 1% de femmes et 1,5% d’hommes homosexuels et tous ne vivent pas en couple.
    En fait il y a moins de 1% des couples constitués de personnes du même sexe, soit environ 150 000, mais parmi les couples hétérosexuels, le quart ne sont pas mariés, soit environ 4 millions, alors que depuis la loi de 2013, seuls 26 000 couples homosexuels se sont mariés.
    Les chiffres de l’INSEE donnent donc environ 16 millions de couples hétérosexuels dont 12 millions mariés et 150 000 couples homosexuels dont 26 000 marié.
    L’évolution de la société vient donc essentiellement du nombre beaucoup moins grand de mariages hétérosexuels, ainsi que de l’augmentation des divorces (1 divorce pour 1,8 mariage).
    Le problème homosexuel est totalement négligeable.

    Le problème des enfants est analogue.
    Il y a peu d’enfants vivant dans des couples homosexuels, mais les statistiques sont très variables entre 25 000 et 40 000, surtout chez des couples de femmes.
    Il est difficile de dire combien il y a d’enfants en France, car il faudrait définir ce qu’est un enfant. L’INSEE indique qu’il y a environ 14,5 millions de jeunes de moins de 18 ans.
    Mais il faut savoir qu’aujourd’hui environ 45 % des mariages qui représentent seulement 75% des couples) finissent par un divorce et on considère que plus de 1,6 millions d’enfants vivent aujourd’hui dans des familles recomposées. Et plus de 600 000 personnes cohabitent avec les enfants de leur nouveau conjoint. Près de 8% des familles françaises sont des familles recomposées.
    A coté de ce problème, les enfants de couples homosexuels ne sont qu’une goutte d’eau !

    Les enfants de couples homosexuels sont ils malheureux ? Des études faites par des psychologues montrent que non.
    Il se trouve que j’ai personnellement une certaine expérience. Parmi les personnes de l’entreprise où je travaillais, j’ai connu trois couple homosexuels qui avaient de jeunes enfants. Un couple d’homme dont l’un avait la garde d’un enfant d’un précédent mariage. Deux couples de femmes ayant l’un un enfant (dont l’une était la mère) et l’autre couple deux (dans ce dernier cas chaque femme était la mère biologique d’un enfant).
    J’ai vu régulièrement ces enfants : ils me semblaient bien élevés, bien dans leur peau avaient de bons résultats en classe. D’après les parents les professeurs avaient donné les explications suffisantes pour que leurs camarades ne fassent pas des remarques incongrues sur leur situation familiale.
    Par contre, j’ai eu, sur mes blogs, beaucoup de correspondance avec des enfants de parents divorcés ou de familles recomposées. Ils étaient, à mon avis bien moins heureux (même si, ceux qui m’écrivaient étaient ceux qui avaient des problèmes).
    Je m’inquiète donc beaucoup plus du bonheur des enfants de parents divorcés que de celui de parents homosexuels.

    Finalement , pour moi, l’homophobie ressemble énormément au racisme ou à l’intégrisme religieux : c’est la manifestation de personnes qui n’admettent pas qu’on ait d’autres valeurs, goûts, opinions ou comportements différents des leurs et qui méprisent les gens qui n’ont pas les mêmes manières de vivre qu’eux et veulent les exclure de la société, car ils considèrent comme une gêne, voire comme une offense qu’ils ne soient pas semblables à eux et notamment s’ils sortent de la « norme ». Les vieux comme moi se rappellent l’attitude des nazis pendant la dernière guerre, qui était tout à fait semblable, mais cela semble oublié aujourd’hui.
    Et le fait qu’il y ait des couples homosexuels, mariés ou non, ne me choque pas, tant qu’ils ne veulent pas me persuader de l’être aussi. Je ne trouve pas cela ni plus anormal, ni plus dérangeant que des couples hétérosexuels non mariés.

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Samedi 17 mars 2018 à 16:17

Informatique, médias, internet

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     Plusieurs lecteurs de mon article sur l’incapacité de notre cerveau à faire plusieurs tâches à la fois, et la charge mentale et le stress qui en résultent, me demandent comment éviter cet inconvénient.
    Je ne suis pas très bien placé pour répondre à cette question, car, comme je le disais je n’ai pas connu cet afflux de message et de smas et l’emploi des portables professionnel jusque dans la vie privée.
    Certes, en 1990 nous avions dans l’environnement de mon travail, de nombreux ordinateurs et une messagerie interne performante, mais elle était limitée à l’entreprise et donc les messages venaient de ses principaux collaborateurs ou de ses patrons, et étaient limités à une dizaine par jour. Il n’y avait pas de téléphone portable, et hors de l’entreprise, on pouvait emmener des dossiers à lire, mais les communications étaient coupées.
    La charge mentale était donc très raisonnable, et engendrée plutôt par la résolution des problèmes à court et moyen terme, et on avait le temps de réfléchir.
    Je vais donc me baser, pour vous répondre, sur des articles que j’ai lus, sur ce que me disent les gens en activité, et sur le bon sens.

    D’abord il me semble prudent de se ménager des instants de détente et de repos. Il me paraît donc normal que le soir ou le week-end, on coiupe les ponts avec son travail. Et je pense que les patrons qui exigent le contraire vont au devant de gros ennuis, d’un burn-out à terme de leurs cadres.

    Le deuxième point est que les ordinateurs, tablettes et téléphones portables ont aussi des avantages : ils permettent d’organiser et de classer. Il faut utiliser ces fonctions pour organiser son temps, et ses bases de données.
    Il existe dans beaucoup d’entreprise des agendas communs qui permettent d’organiser les rendez vous. Encore faut il, sur ces agendas se réserver de « faux rendez-vous », des créneaux que vous vous réserver pour certaines tâches, pour réfléchir aux problèmes.
    La réunionnite est le pire fléau des entreprises. Il faut limiter les réunions aux questions essentielles, et faire à la place des visio-conférences ou plus simplement des demandes d’avis par mails.
    Il existe de nombreux « assistants » qui peuvent vous aider à vous rappeler des choses à faire, à prendre des notes quand une idée vous vient, à scanner et rendre un texte utilisable par reconnaissance de caractère, des logiciels simples pour faire des schémas, ou tracer des courbes à partir de chiffres sur un tableur.
    Les téléphones portables peuvent prendre des photos qui dispensent d’une longue et laborieuse description……

    Un troisième point est de se rappeler qu’on ne peut pas faire deux tâches à la fois. Il faut donc trier les tâches importantes et celles qui ne le sont pas et ne pas s’encombrer de tous les détail mais se concentrer sur l’essentiel
    Il faut aussi trier ce qui est urgent et ce qui peut attendre.
    On a souvent avantage à analyser la démarche de travail au préalable, afin de la décomposer en une série de problèmes successifs, que l’on pourra résoudre, un par un, successivement. On ne traitera ainsi que des étapes plus simples, sans les mélanger et en se consacrant exclusivement à chacune.
    Et il faut se rappeler que l’on ne peut agir et réfléchir à la fois et que la réflexion doit précéder l’action.

    Pour ne pas être trop surchargé, il ne faut pas vouloir faire à la fois son travail et celui de ses collaborateurs. Il faut déléguer largement, en donnant des ordres et consignes claires, mais en laissant ensuite travailler et en se contentant de contrôler les résultats, sauf bien sûr si le collaborateur appelle à l’aide, mais il ne faut pas que cela soit habituel, sinon c’est qu’on lui confie des tâches qu’il n’est pas capable d’assumer.

    Ordinateur et smartphones permettent de classer nos données qu’autrefois on ne pouvait mettre que sur du papier et dans des dossiers dans des armoires. Nous avons toutes nos données partout avec nous et sous un faible volume.
    Mais les systèmes de classement des smartphones tablettes et ordinateurs sont frustres et basés sur le tri des noms des dossiers. C’est très bien au début mais très vite ce n’est plus possible de se rappeler ces noms exacts quand vous avez des milliers de documents. il faut donc se créer un classement hiérarchique personnel des dossiers, des sous-dossiers et des autres subdivision. Il n’existe pas de système standard : votre classement est fonction du type de travail que vous avez, des affaires et problèmes que vous avez à traiter.
    A la limite certaines affaires exigent des méthodes de classement différentes, et il faut donc que vous ayez une « table des matières, un dictionnaire de ce classement, qui peut d’ailleurs être à plusieurs entrées. C’est l’avantage du tri des ordinateurs.

    Et pour en revenir aux messages, il ne faut pas se laisser surcharger par leur multitude. Bien qu’étant en retraite, j’ai beaucoup d’occupations bénévole et je reçois de nombreux messages plus ceux de pub . Alors mon mac m’aide au milieu de ce fatras. Je lui ai donné des consigne précises et il met directement à la poubelle tous les jours quelques dizaines de mails publicitaires. Suivant d’autres critères il classe de nombreux messages en « indésirables » dont je ne lirai que l’origine et l’objet de la liste, juste pour verifier que le caractère indésirable est justifié.
    Ensuite il me regroupe les autres messages entre les diverses affaires, ou personnes à l’origine, et ceux qu’il ne sait pas classer. A moi ensuite de leur donner un degré d’urgence et de classer ceux que le mac a déclaré « inclassables » et notamment à différencier les messages de simple information, de ceux qui réclament traitement et action..
    Cela me permet de traiter les messages urgents, puis ceux non urgents et de consulter lors de temps libres, les messages qui ne vous apportent que de l’information.

    Ce que je viens d’écrire n’est pas original : on appliquait les mêmes règles autrefois, mais on n’avait pas tout l’arsenal d’aides que peuvent apporter les appareils électroniques.
    Par contre on avait davantage qu’aujourd’hui, un (ou une) assistant(e) pour vous aider dans les multiples tâches que l’on avait à faire et cette personne prenait en charge toutes les opérations que l’ordinateur fait aujourd’hui; à condition toutefois qu’on n’hésite pas à les lui confier, à la tenir au courant des ses propres activités, car c’est un travail en symbiose, si l’on veut qu’il soit efficace.

    J’ai trouvé dans une revue, un organigramme imaginé par David Allen, pour trier les tâches à faire. Certes il est simpliste, mais il m’a paru intéressant : vous le trouverez ci-dessous.
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Mercredi 14 mars 2018 à 15:20

Informatique, médias, internet

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     Il y a quarante ans, j’avais une équipe importante à diriger, dispersée dans des établissements sur toute la France. Il n’y avait pas encore de micro-ordinateur, ni de messagerie. Les téléphones étaient fixes.
    Pour les choses importantes, nous écrivions des lettres qu’il fallait poster et la réponse n’arrivait que quelques jours après. Alors lorsque une affaire était urgente c’était le téléphone qui servait, mais encore fallait il que son interlocuteur soit dans son bureau. Et on connaissais par cour plusieurs centaines de numéros de téléphones car on s’en servait souvent et la mémoire apprend par répétition.
    Les communications dans les équipes demandaient beaucoup de temps, entre les réunions, écrire et téléphoner.

    15 ans après, nous avions 2000 macintoshs dans l’entreprise et une messagerie interne. Pas encore de téléphone portable et de SMS, mais avec la messagerie quel temps de gagné : on pouvait instantanément envoyer texte, plans, dessins, images et on avait en général la réponse dans la demi-journée ou le lendemain. On soufflait un peu et on avait le temps de réfléchir aux problèmes sérieux.

    Mais quand je regarde la même entreprise aujourd’hui, je constate que l’on manque encore plus de temps qu’il y a quarante ans, avec pourtant tous les moyens électroniques modernes. Entre messages, SMS et téléphone, nous nous sommes habitués à avoir une réponse très rapide et donc il faut répondre très vite. Les massages et les sms encombrent écrans et téléphones, on n’a pas le temps de tous les traiter, on court tout le temps de l’un à l’autre. Ne parlons pas des retours de vacances où l’on retrouve sa boîte saturée de plusieurs centaines de messages !
    Les cadres cherchent tous à traiter le plus de réponses possibles; ils essaient de faire deux ou trois choses à la fois et n’ont plus le temps de réflechir.
    L’ennuyeux c’est que le cerveau ne sait pas faire plusieurs choses à la fois avec une qualité suffisante et l’absence de réflexion suffisante engendre des erreurs.
    Il en résulte une surcharge mentales, un stress permanent, qui parfois conduit au burn-out.

    Le cerveau n’est pas fait pour supporter une charge mentale trop forte et il n’est pas multitâches, contrairement à ce que croient beaucoup de gens.
    La surcharge mentale vient en générale du fait que nous cherchons à faire en même temps plusieurs tâches, qui ne seraient pas forcément compliquées si on les faisait l’une après l’autre. Oui mais on n’a pas le temps !
    Si vous êtes en train d’écrire ou de taper un texte et qu’on vous téléphone, certes vous répondez, mais vous n’écrivez plus et il vous faudra ensuite quelques dizaines de secondes pour retrouver le fil de votre texte. Essayez de lire votre courrier et de répondre au téléphone en même temps : il y aura des « blancs » dans les deux actions.
    D’abord le cerveau ne peut réfléchir et agir en même temps. C’est le cortex préfrontal dorso-latéral qui coordonne et dirige la réflexion et la préparation des actions, (aller chercher des informations et réfléchir à un problème), et c'est le cortex préfrontal ventro-laltéral qui doit coordonner l’action de nos mains, de la parole, écouter et répondre.


    Notre cerveau ne peut réfléchir à deux problèmes à la fois car il doit aller chercher en mémoire des informations qui séjournent quelques instants dans deux mémoires tampons (l’une pour les images, l’autre pour le langage), et elles sont limitées à 6 ou 7 informations en même temps.
    Il ne peut pas non plus mener facilement plusieurs tâches à la fois. Pour certaines tâches simples chaque hémisphère peut en pendre en charge une, mais avec des problèmes de coordination. Dès qu’on veut faire trois tâches, même en morcelant les actes que l’on exécute successivement, l’énergie demandée par le cerveau est telle que la qualité des actions est détériorée.
    Par ailleurs le réseau qui fonctionne même au repos et permet de mener une réflexion, une conversation interne, de créer des images mentales, se désactive automatiquement dès que notre attention se porte sur un objet, une tâche extérieure.
    Nous utilisons pour réfléchir non seulement le cortex préfrontal dorsolatéral, mais encore l’hippocampe et les centres des lobes temporaux pour toutes informations mémorisée, et le précunéus pour la formation des images mentales.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/cerveauemotionnel2nucopie.jpg    La simple récapitulation avant une réunions de ce que nous allons avoir à traiter et donc des documents que nous avons à emmener nécessite l’intervention de ces centres. En outre les informations transitent par les mémoires tampon à cout terme. Si vous devez répondre au téléphone à ce moment, ils vont se polariser sur la conversation et la liste ne pourra être faite.
    Quand nous cherchons à faire plusieurs tâches, même successivement, en faisant de petits morceaux de chacune, certes la commande de l’action est possible, mais on ne peut garder en mémoire toutes les informations nécessaires à chacune d’elle et cela entraine perte de temps et erreurs, et une charge mentale importante et stressante, ainsi qu’une fatigue qui diminue l’efficacité du cerveau.
    De plus, nous ne sommes pas seuls, il faut travailler en équipe et donc les relations sociales doivent se superposer à nos travaux intellectuels et mobilisent d'autres centres du cerveau, le cortex cingulaire, l'insula et les centres amygdaliens notamment, et évidemment le cortex préfrontal ventomédian
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   A la limite il peut arriver que le cortex préfrontal, dépassé par les événements et soumis aux centres qui détecte les erreurs, finissent par se sentir incapable de réaliser quoique ce soit et bloque ainsi temporairement.

    La surcharge mentale n’est pas forcément liée à une grande difficulté des tâches à accomplir, mais à leur grand nombre et au fait de devoir les faire dans un temps court, ce qui incite à en faire plusieurs à la fois. Un exemple caractéristique est celui des femmes qui cumulent leur travail professionnel et un trop grande partie des tâches ménagères et de l’éducation des enfants. Cette accumulation de données à gérer, de problèmes et de soucis, et d’actions à accomplir, entraîne une charge mentale le plus souvent excessive.

Samedi 10 mars 2018 à 16:09

Biologie, santé.

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    Des chercheurs américains de l’université de Baltimore, ont fait une avancée importante dan s la détection du cancer, en mettant au point une détection par un test sanguin.
    Ils ont montré que les cellules cancéreuses relâchaient dans le sang des personnes malades, de petits fragments d’ADN, de très faible dimensions (100 à 150 paires de bases puriques), qui portent des anomalies génétiques par rapport à l’ADN de la personne, et qui sont caractéristiques du cancer concerné.
    Si l’on arrive à les détecter dans le sang, cela permettrait d’orienter un diagnostic ou la nécessité de compléments à une opération (chimiothérapie ou rayons), et surtout, si l’on arrivait à détecter des cancers suffisamment tôt (stade 1), cela permettrait de les guérir, en les neutralisant avant qu’ils n’engendrent des métastases.

    Malheureusement ces fragments sont tellement petits que les méthodes actuelles de détection de l’ADN ne permettent pas d’avoir une sensibilité suffisante.
Les cancers de stade 1 sont peu détectés et l’université de Baltimore détectait l’été dernier chez 193 patients, 62% des cancers du colon, du sein, des poumons, des ovaires et seulement 30% des cancers du pancréas.
    Les chercheurs se sont concentrés en outre également sur les cancers du foie, de l’estomac et de l’oesophage, et ils ont recherché les gênes le plus souvent mutés dans ces huit cancers, sélectionnant 16 séquences d’ADN.
    Ils ont en outre sélectionné 8 protéines, issues de ces séquences et pouvant caractériser ces cancers.
    Les tests sur ces 16 séquences et 8 protéines, pratiqués sur 1000 malades ont permis de détecter 98% des cancers de l’ovaire et du foie, entre 60% et 70% des cancers de l’estomac, de l’oesophage, du colon et du poumon, et 30% des cancers du sein; mais 30% seulement étaient des cancers de stade 1 parmi ces malades.
    En outre, dans 83% des cas, la nature et donc l’origine du cancer était détecté. Par ailleurs le niveau de fausses alertes (cancers détectés chez des personnes saines), était très bas, mais l’effectif concerné faible.

    Actuellement ces essais sont très encourageants, mais le test a besoin d’être encore amélioré, son coût reste élevé (environ 500 $ et il faut effectuer des essais sur un nombre suffisant de personnes saines pour mesurer le niveau de fausses alertes, mais ce test reste une avancée notable et sera de plus en plus utilisé.

Mardi 6 mars 2018 à 16:46

Vue, ouïe, toucher...

     Nous avons donc vu que le gyrus fusiforme et surtout l’aire occipitale des visages contribuaient principalement à la reconnaissance des visages. Ils effectuent une reconnaissance faciale selon des critères précis.
    Si on rend plus difficile la recherche de ces critères, on aura davantage de difficultés à différencier deux visages : on peut s’en rendre compte en examinant ces deux visages à l’endroit et à l’envers. Dans le bon sens on s’aperçoit immédiatement qu’ils sont différents; vus à l’envers c’est plus difficile (voir photos ci-dessous)
http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau3/visagesendroit-copie-1.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau3/visagesenvers.jpg












   Les neurobiologistes ont étudié la reconnaissance des visages grâce à des essais sur des singes au moyen d’IRM mais aussi d’électrodes implantées.
    On savait que les centres primaires d’interprétation de la vison réalisaient sur les neurones de ces centres une image correspondant à ce que voyait la rétine, en conservant les angles et les distances, et il en est donc ainsi pour les visages.
    A partir de cette image, les centres de reconnaissance des visages vont cataloguer un certain nombre de paramètres, angles, distances, couleur, texture de la peau etc. ceci pour divers organes : yeux, nez , bouche, front, menton, cheveux…
    Les chercheurs ont montré qu’il suffisait d’une cinquantaine de paramètres pour définir de façon satisfaisante un visage. ils ont déterminé les zones du gyrus fusiforme qui codaient ces paramètres et ont présenté aux singes des photos de visages humains inconnus et ont relevé les informations en provenance du cerveau des animaux, qu’ils ont traitées par un logiciel spécifique. Ils ont ensuite comparé l’image résultant du traitement des données des cerveaux aux images initiales des visages : la correspondance était presque parfaite. (voir ci-dessous) :
http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau3/cerveaulucie3.png
    On considère donc que les centres de reconnaissance des visages vont cataloguer environ 200 paramètres, ce qui ne mobilise qu’un nombre restreint de neurones. Chaque ensemble de paramètres, qui correspond à un visage est ensuite mémorisé.paramètres,
   
    Les chercheurs ont essayé d’analyser les zones du gyrus fusiforme qui codaient ces paramètres; ils ont remarqué que ces zones étaient organisées comme les visages observés, les paramètres concernant la bouche près de ceux concernant le nez, les yeux, le front et les cheveux au dessus, le menton en dessous etc.
    C’est en quelque sorte une « image mentale » du visage. Par analogie avec le rétinotope, qui est l’image mentale dans les centres d’interprétation de la vue, des signaux de la rétine, on appelle cette image mentale du visage représentée par ses paramètres, le « faciotope ».

    Sur l’homme on ne peut mener que des études à l’aide d'IRM, qui ne peut enregistrer que le fonctionnement d’un nombre important de neurones. C’est la raison pour laquelle des études ont été menées sur des animaux, notamment des singes.
    On s’est aperçu d’une part que les animaux avaient des images mentales des autres animaux qu’ils rencontraient dans la nature, en tant que proie, mais surtout en tant que danger pour eux mêmes. D’autre part les singes qui ont  une vie sociale importante, non seulement identifient tous les visages du groupe, mais savent distinguer sur ceux-ci la tristesse, la colère, la peur et donc certaines émotions.
    Chez l’homme cette faculté est encore plus importante, en raison du développement plus important du cerveau émotionnel et surtout du cortex préfrontal.

    Toutefois nos connaissances sur la reconnaissance des visages chez l’homme est encore à ses débuts. Si on a avancé dans la connaissance du code du faciotope, on est encore loin de connaître comment le cerveau l’interprète, comment d’une part il reconnait sur un visage, le sexe de la personne, son ethnie ou son âge, et d’autre part comment il décode les émotions transmises par les traits du visage, qui sont interprétées par les centres de l’hémisphère droit.

Vendredi 2 mars 2018 à 16:46

Vue, ouïe, toucher...

     Le cerveau de l’homme, comme celui de la plupart des mammifères est particulièrement doué pour reconnaître des visages.
http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau3/visagesendroit.jpg   
Certes quelques personnes ont une anomalie cérébrale qui inhibe cette qualité, et au contraire d’autres sont particulièrement doués, reconnaissant une personne bien qu’elle ne l’ait pas vue depuis de nombreuses années.
    Mais en moyenne nous avons une capacité importante dans ce domaine : il ne faut qu’un dixième de seconde pour reconnaître le visage d’une personne qui nous est familière, en moins d’une seconde nous savons que les deux visages de la photo ci-contre ne représentent pas la même personne, nous pouvons reconnaître une personne au milieu d’une foule, nous reconnaissons une personne dont nous avons vu une photo ou une vidéo (cette faculté est utilisée par la police), et nous savons si nous avons déjà vu une personne , même si nous ne nous rappelons pas où et quel est son identité.
    Cette faculté pourtant notable a jusqu’à présent assez peu intéressé les neurophysiologistes, mais des études ont néanmoins été menées dans ce domaine, et ont notoirement avancé en 2017.

    Je vais y consacrer deux articles, celui-ci indiquant quels sont les centres du cerveau qui contrôlent cette action et dans un prochain mail, je donnerai des indications sur le processus qu’ils utilisent.


    Dans le cerveau humain, comme le montre le schéma ci-dessous,  deux centres contribuent principalement à la reconnaissance des visages et d’autres centres participent à cette action au plan mémorisation, émotions et sentiments et contacts sociaux.
    Les deux principaux centres sont le gyrus fusiforme (FFA sur le schéma en anglais à l’origine : fusiform face area) et l’aire occipitale des visages (OCA occipital face area).
http://lancien.cowblog.fr/images/cerveauvisages.jpg
    Le gyrus fusiforme gauche, qui fait partie du système d’interprétation visuelle, a un rôle complexe : à la naissance il est principalement orienté vers la reconnaissance sommaire des visage notamment celui de sa mère, puis de sa famille. Puis il apprend à reconnaître l’environnement, puis les objets et enfin la forme des lettres et des mots, comme le montre la figure ci-dessous.
http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau3/zonemots.jpg http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau3/formelettrescopie2.jpg    Et lorsque l’enfant apprend à lire et à écrire une chose extraordinaire se produit : une partie de la zone destinée à la reconnaissance des visage et des animaux se transforme en une zone de reconnaissance des lettres et des mots écrits (en rouge sur le schéma).
     Pour pouvoir identifier des visages ou des objets vus sous divers angles, ces centres ont l'habitude de considérer que deux images symétriques "en miroir" correspondent à un même objet. Par exemple sur l'image ci contre le vélo et le triangle.
    Il y a donc un petit problème, car ce n'est pas vrai pour les lettres (b et d) et les mots (loup et quoi), par exemple.
    ll faut donc que l'enfant inhibe la réaction automatique de ces centres pour leur faire acquérir l'apprentissage de reconnaissance des lettres.
    Son cerveau frontal apprend à envoyer un signal qui bloque la fonction de miroir quand il décide de vouloir lire !
    Et il est possible que chez les enfants dyslexiques, qui ont du mal à différencier les lettres symétriques, cette fonction de blocage soit partiellement déficiente.


    L’aire occipitale des visages va reprendre le message de l’aire fusiforme, qui n’était pas assez précis et va le détailler afin de détailler les caractéristiques de l’image du visage , afin de pouvoir le reconnaître et le mémoriser. J’expliquerai dans le prochain article comment cette aire fonctionne. à la lumière d’études récentes de 2017.

    Une troisième aire, le sillon temporal supérieur (STS qui n’est plus dans le lobe occipital comme les deux autres),  est un centre qui intervient dans les relations sociales, pour identifier nos interlocuteur. Dans l’hémisphère gauche, il va identifier voix et visages en séparant familiers, connus et inconnus, et dans l’hémisphère droit il va reconnaître les émotions de la voix et du visage.

    Par ailleurs d’autres centres du cerveau , qui ne sont pas spécialisés dans le traitement des visages interviennent aussi :
    - l’amygdale qui intervient dans nos émotions et notamment la peur, la colère, le stress…
    - Le striatum est impliqué dans les comportements d’acceptation ou de rejets et il peut donc contribuer à associer des jugements sur la personne à son visage.
    - le précunéus, le cortex paracingulaire antérieur qui fait partie du cerveau émotionnel, sous le cortex frontal, et l’insula qui ont des rôles importants en matière de conscience et de conscience de soi, et dans la différenciation entre soi et les autres dans les rapports sociaux. Il est probable qu’ils facilitent la reconnaissance, la mémorisation et le souvenir de visage de personnes que nous connaissons.

    On ne connaissait pas la manière dont l’aire occipitale des visage travaillait et on a longtemps cru que quelques neurones étaient associés au visage de chaque personne connue (« le neurone de grand-mère »); en fait ce n’est pas exact, les neurones de cette aire effectuant une reconnaissance faciale de chaque visage selon des critères précis que nous examinerons dans le prochain article. C’est ce qu’ont démontré diverses études, dont certaines très récentes dont les résultats sont parus à l’été 2017.

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