Jeudi 19 avril 2018 à 10:18

Curiosités de la nature, évolution.

          J’ai lu, dans les revues « La Recherche » et «  Sciences et Avenir » deux articles sur les fourmis Matabele, qui m’ont amusés et je vais essayer de les résumer.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/Image1.png          Les fourmis africaines Matabele, de redoutables guerrières sont carnassières et elles adorent manger des termites, pourtant plus grosses qu’elles (mais nous mangeons bien des vaches).
          Des éclaireuses partent localiser les fourmilières des termites et lorsqu’elles viennent rendre compte de leur découverte, une colonne de guerrières de plusieurs centaines de soldats et de plusieurs dizaine de mètres de long, par à la chasse aux termites.
          Les petites fourmis noires Matabele tuent des termites et des Matabele « fort des Halles » vont prendre en charge ces cadavres pour les mettre dans les réserves de nourriture de leur antre.
          Mais les termites ne se laissent pas faire, et leurs soldats sont pourvus de fortes mandibules et ils essaient de couper les pattes des fourmis Matabele (qui, comme tout insecte en ont six).
Sur la photo ci-contre les fourmis Matabele tuent une termite rouge.

          Parmi les soldats Matabele, il y a donc des blessés; certains ont perdu une ou deux pattes; d’autres quatre ou cinq. Ces fourmis blessées émettent un signal d’alerte pour être localisées. Ce n’est ni un signal radio, ni un signal sonore mais des produits chimiques, provenant de leur glande mandibulaire : des sulfures de diméthyle. Cela a une odeur très forte de chou cuit et a un seuil de détection très bas, de telle sorte que les fourmis valides le détectent à distance.

          C’est alors qu’accourent des fourmis infirmières, au secours des blessés; (voir la seconde photo ci contre, mais vous remarquerez que ces fourmis ne sont pas règlementaires sur le champ de bataille : elles n’ont pas de brassard à leur patte avec une croix rouge LOL), mais il y en a beaucoup : des blessés, alors, comment faire le tri.
          Le premier réflexe des fourmis blessées est de se remettre debout sur leurs pattes : c’est un réflexe de sauvegarde. Celles auxquelles il manque 4 ou 5 pattes ne peuvent pas. Trop blessées elles ne peuvent survivre et les infirmières les laissent mourir. Mais elles ne les euthanasient pas : il y a fort à parier que ces fourmis infirmières ne soient pas douées d'empathie.
Par contre les fourmis auxquelles il manque une ou deux pattes sont debout et les fourmis infirmières les soutiennent jusqu’à la maison (voir la photo ci dessous où une géante secouriste Matabele soutient un blessé pour le ramener à la fourmilière.)

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/kviuxdvrs3v1mu2ui3eb.jpg

          Toutefois elles ne font pas que cela : elles lèchent les plaies plusieurs dizaines de fois, pendant une à deux minutes, avec de l’acide formique, qui est un excellent désinfectant, empêchant ainsi des infections, ce qui permet une probabilité de survie de plus de 80%.
Mais certaines des fourmis moyennement blessées ne sont pas détectées par les secouristes. ALors elles rentrent comme elle peuvent, « à pattes », et sans traitement anti-bactérien, qui leur sera cependant prodigué à leur arrivée à la fourmilière. Mais leurs chances de survie sont moindres : elles meurent dans 32% des cas.

          Une étude sur de nombreuses campagnes des fourmis Matabele a été publiée en 2017 par des chercheurs de l’université de Würtzburg en Allemagne, sous la direction de Erik Frank.

Jeudi 12 avril 2018 à 9:37

Pour vous repposer un peu de mes articles sérieux, une série d'images que m'a envoyée une de mes filles, sur les chats en entreprise. Je l'ai trouvée très drôle et je la reproduit ci-dessous :
          - le PDG l'air hargneux et désagréable;
          - le directeur général un peu vicieux et chattemite;
          - le directeur imbu de sa fonction, très solennel
          - l'assistant de direction, concentré sur son travail, au point de loucher sur ses papiers.
          - l'employé, épuisé par son travail,
          - le petit stagiaire, tout jeunot et mignon,
           et le délégué syndical qui évidemment est dans le local des photocopieuses.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/entreprisedechats.jpg


Jeudi 5 avril 2018 à 16:34

Actualité

http://lancien.cowblog.fr/images/Images3/Unknown-copie-13.jpg
        
           Bien que la grève actuelle me gêne peu, du fait que je suis en retraite, je ne peux y être indifférent.
En fait je ne suis d’accord ni avec le gouvernement, ni avec les grévistes.

           Certes il est nécessaire de faire des réformes et le gouvernement essaie de faire celles qu’il avait annoncées dans la campagne électorale.
Mais ce n’est pas une raison pour les faire au pas de course et n’importe comment.   
           Presser la concertation au point qu’elle devient presque inexistante et vouloir passer en force avec des ordonnances, ne fait que braquer les personnes concernées et certains députés, et cela ne sert à rien de gagner ainsi deux ou trois mois, au risque de tout faire capoter.
           Une autre erreur du gouvernement actuel est, à mon avis, de tout vouloir uniformiser, d’avoir partout les mêmes règles. C’est idiot car les situations et les conditions de travail ne sont pas toutes les mêmes et si un cadre général est indispensable, des différences doivent permettre de s’adapter aux divers cas.
           Un exemple qui provoquera dans l’avenir des grognements certains, c’est l’idée du gouvernement que les règles de retraites soient les mêmes pour tous, et en particulier d’aligner les règles de calcul des retraites des fonctionnaires sur celles du secteur privé. Certes les calculs des retraites de cadres de fonctionnaires sont un peu plus avantageuses par rapport aux derniers salaires perçus que les règles du privé, mais on oublie qu’ils sont payés 30 à 50% de moins que dans le privé à poste analogue (quand ce n’est pas encore moins!). Une uniformisation n’est possible que si les situations ne sont pas trop différentes.
           Je pense que supprimer le statut des cheminots pour les futurs embauchés est une erreur et n’augmentera pas la compétitivité de la SNCF.
Les conditions de travail des personnels roulants sont très difficiles notamment en raison des déplacements et des emplois du temps qui exigent une présence permanente. Le statut est une compensation.
On fera de petites économies en le supprimant, mais d’une part on aura du mal à embaucher de nouveaux agents, et d’autre part, ils seront moins compétent puisque les conditions seront moins attractives, et moins motivés. La SNCF ne sera pas gagnante. Alors pourquoi brandir ce chiffon rouge? Par un souci idiot d’uniformisation.
           Par contre je suis d’accord avec le gouvernement qu’une réforme de la SNCF est nécessaire puisque l’Europe a décidé d’ouvrir la concurrence.
Mais elle ne passe pas par la suppression du statut : elle devrait réorganiser la gestion des trains, augmenter la polyvalence et la formation des agents, chercher des gestionnaires privés de petites lignes, ou des substituts partiels du chemin de fer, différencier clairement l’entretien des lignes et leur exploitation, développer l’innovation, mieux utiliser les nouvelles technologies, et reprendre en charge une partie du déficit de l’entreprise, du en partie à la politique tout TGV des gouvernements.

           Mais je ne suis pas non plus d’accord avec les grévistes et les syndicats ; ils font à la télévision de la désinformation quand ils disent que la suppression du statut entraînera une baisse de salaire pour les agents actuels ou quand ils affirment que le gouvernement veut privatiser la SNCF.
           D'abordt je leur reproche de ne faire que des mouvements qui apportent une gêne immense au public et des pertes certaines pour certaines entreprises, sans parler des dommages pour la SNCF, d’une part en rentrées d’argent immédiates, mais aussi en perte de clients qui auront pris de nouvelles habitudes. Je pense que les syndicats de la SNCF n’ont pas les pieds sur terre et n’ont aucun sens économique à moyen terme. Ils cherchent simplement le « pouvoir » sur leur troupes.
           Surtout je trouve que cette grève montre que les cheminots qui se sont lancés dans cette aventure (environ 27%), n’ont pas le sens ni les responsabilités, d’un service public. Un service public est au service des usagers : il n’est pas là pour les prendre en otages, surtout pendant des périodes aussi longues.
           Le bon exemple nous est donné par les hôpitaux qui sont dans un état encore plus critique que la SNCF : ils font grève (en principe), mais continuent à soigner les malades. Là c’est un vrai service public !
           Alors que les agents grévistes de la SNCF hurlent contre une privatisation qui n’est pas à l’ordre du jour, ils se comportent encore plus mal qu’une société privée, dont les membres ont en général davantage conscience des réalités économiques.
En fait ces personnes justifient par leur inconscience, une privatisation, ce qui est un comble.

Dimanche 1er avril 2018 à 9:57

         http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/Unknown-copie-5.jpg

     Modifier son hymne national au XXIe siècle n’est pas courant. Six pays l'ont pourtant fait, pour des raisons politiques et culturelles diverses.

    De multiples tentatives pour changer l'hymne français persistent depuis plusieurs années, principalement parce que beaucoup de personnes trouvent les paroles trop violentes et représentatives d’une période passée, qui ne cadre plus avec le présent.

    Le gouvernement étudie actuellement comment modifier les paroles et il a examiné plusieurs propositions. Il semble que le favori serait Greame Allwright, le chanteur et parolier bien connu qui propose ces paroles, la mélodie restant inchangée  :

    Pour tous les enfants de la terre
    Chantons amour et liberté.
    Contre toutes les haines et les guerres
    L’étendard d’espoir est levé
    L’étendard de justice et de paix.
    Rassemblons nos forces, notre courage
    Pour vaincre la misère et la peur
    Que règnent au fond de nos cœurs
    L’amitié la joie et le partage.
    La flamme qui nous éclaire,
    Traverse les frontières
    Partons, partons, amis, solidaires
    Marchons vers la lumière.

        Graeme Allwright, Sylvie Dien

Evidemment, c’est….













http://lancien.cowblog.fr/images/Images3/Unknown1-copie-3.jpg

<< Page précédente | 1 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast