Vendredi 25 mai 2018 à 9:10

Actualité

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     Dans mon dernier article j’ai parlé de la réforme de l’entrée en faculté et de la grève correspondante, mais je n’ai pas examiné la réforme elle même du bac et du lycée, qui est considérable. Je vais le faire maintenant.

    Il s’agit essentiellement d’une réforme de la filière générale, l’enseignement technologique étant peu modifié. Les filières S, ES et L sont supprimées.
    En fait on pourrait dire que l’enseignement général se termine maintenant en fin de seconde, et que à partir de la première on commence à apprendre ce qui vous servira dans votre futur métier.
    Les grandes lignes présentées par le ministre et relayées par les médias sont les suivantes (les textes en « gras-italique » proviennent des sites de l’Education Nationale) :
   
L’enseignement en seconde sera proche de l’enseignement actuel. Mais en début d’année des tests seront effectués pour connaitre le niveau de chacun en français et en mathématiques. Un certain nombre d’heures seront consacrées à l'orientation et à l'accompagnement pour préparer dès la seconde les choix de parcours en première terminale puis le choix des études supérieures.

    C’est évidemment essentiel vu la suite des programmes. mais les élèves sont ils capables de choisir, avec l’aide des profs (et des parents ?) des orientations qui engagent leur carrière future. Je me souviens personnellement, j’avais 13 ans en seconde et aucune idée de ce qu’étaient les métiers à venir et ce que j’avais envie de faire -et encore moins ce que j’étais capable de faire).

Le futur bac comportera un contrôle continu qui comptera pour 40% de la note (dont 30% acquis lors de bacs blancs et 10% fonction des appréciations des professeurs)
Les 60% restant des notes seront répartis entre des épreuves de français (écrit et oral) à la fin de la première, et, en terminale, quatre épreuves : écrit de philosophie, deux épreuves écrites de spécialités et un oral de soutenance d’un projet.
Quatre principes sont inchangés
    Le bac est obtenu à partir d'une moyenne générale de 10/20
    Il n'existe pas de note éliminatoire ou de note de plancher
    Le système actuel de compensation et de mentions est maintenu
    L'oral de rattrapage est maintenu en tant que seconde chance.
Comme actuellement il y aura, pour garantir l’égalité entre candidats et établissements, une banque nationale numérique de sujets, des copies anonymes corrigées par d’autres professeurs que les enseignants de l’élève, et une harmonisation des notes des correcteurs.


    Le contrôle continu me paraît une bonne chose : il obligera les élèves à travailler toute l’année au lieu, pour certains, de ne rien faire puis de bachoter à outrance avant l’examen.
    La soutenance orale d’un  projet est aussi une bonne préparation à la vie future, car quelque soit le métier pour quelqu’un issu de l’enseignement supérieur, il y a toujours une grande part de communication orale. L’enseignement secondaire aujourd’hui préparait peu à cela.
    En outre cela donnera plus de confiance à des élèves qui sont à l’aise pour parler, mais rédigent plus difficilement devant une feuille de papier.

Il y aura un socle commun d’enseignement en première - terminale : français en première, philo en terminale, langues vivantes, histoire et géographie, éducation sportive, enseignement moral et civique, orientation vers l’avenir.
En première l’élève choisira trois spécialité et deux d’entre elles seront poursuivies en terminale. Ces spécialité seraient : mathématiques, physique-chimie, sciences de l'ingénieur, numérique et sciences informatiques, sciences de la vie et de la Terre, histoire-géographie et géopolitique, sciences économiques et sociales, humanité-littérature-philosophie, langues et littérature étrangère, écologie-agronomie-et-territoires, arts.


    Certes ces spécialités me paraissent intéressantes et préparent à l’entrée dans le supérieur. Cela me paraît toutefois faible en biologie.
    Mais cela veut dire qu’au lieu de faire le choix lorsqu’on a réussi le bac, il faudra le faire à la fin de la seconde : les élèves seront encore moins murs.
    Par ailleurs je suis inquiet au niveau des professeurs : ceux actuels sont ils capables d’enseigner les « sciences de l’ingénieur », « l’écologie et l’agronomie » et même le « numérique et sciences informatiques » ? C’est une révolution, car c’étaient jusqu’à présent des spécialités de l’enseignement supérieurtenu des programmes futurs.   
    D’autre part certaines connaissances en mathématiques sont nécessaires pour la physique chimie, les sciences de l’ingénieur, la biologie, le SVT, l’écologie… Où seront elles enseignées ? Faudra t’il prendre lla spécialité mathématique?

Les options actuelles sont supprimées mais les élèves pourront toujours se consacrer à une option facultative en première puis deux options en terminale, comme arts, langue vivante renforcée, latin ou grec, ou encore sport, par exemple.

    Pas de commentaire, mais avec les trois spécialités, cela fera beaucoup de travail.

Le déroulement des épreuves du bac 2020 :
Le contrôle continu sera fait lors d’épreuves de « bac blanc », en cours d’année.
L’épreuve de français en première se déroulera en, avec un écrit et un oral « revisités »
Il y aura quatre épreuves finales en terminale :
Deux épreuves écrites porteront sur les enseignements de spécialité choisis par le candidat et auront lieu au retour des vacances de porintemps.
Une épreuve écrite de philosophie fin juin : pour tous, ce choix correspond à une tradition française et à la nécessité de conforter l'esprit critique dans la formation des jeunes générations.
Un oral fin juin, d’une durée de 20 minutes, préparé tout au long du cycle terminal : savoir s'exprimer dans un français correct est essentiel pour les études, pour la vie personnelle et professionnelle. Parce que l'aisance à l'oral constitue un marqueur social, il convient justement d'offrir à tous les élèves l'acquisition de cette compétence. L'épreuve orale repose sur la présentation d'un projet préparé dès la classe de première par l'élève.
    Cet oral se déroulera en deux parties : la présentation du projet, adossé à un         ou deux enseignements de spécialité choisis par l'élève et un échange à             partir de ce projet permettant d'évaluer la capacité de l'élève à analyser en             mobilisant les connaissances acquises au cours de sa scolarité, notamment         scientifiques et historiques.
    Le jury sera composé de deux professeurs.


    La grande nouveauté est cet oral, qui toutefois me parait très court, car se présenter, présenter un projet, et répondre à des questions n’est à mon avis pas possible en 20 minutes.
    C’est une excellente préparation à la vie active, car pour savoir s'exprimer à l'oral, réussir à informer, intéresser et convaincre, il faut apprendre à se présenter, poser une problématique, énoncer un plan, le respecter avec ordre, savoir construire un paragraphe, puis passer d'un paragraphe à l'autre... toute une série de choses qui aujourd'hui font gravement défaut dans l'enseignement en France.
    Certes il faut aussi le faire à l’écrit, mais c’est beaucoup plus facile car on a un texte en permanence sous les yeux, que l’on peut modifier à tout instant.
    Mais l'aisance à l'oral n'est pas une compétence inée, mais qui s'apprend et face à laquelle tous ne sont pas égaux. Il sera indispensable de préparer les élèves de façon à compenser les différences de niveaux entre les élèves, les timides et ceux qui sont assurés, les plus défavorisés et ceux des milieux où on parle correctement le français, et où la lecture vous a donné du vocabulaire et le sens de son utilisation.

Vendredi 18 mai 2018 à 9:02

Actualité

http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/1572309070.jpg    Je comprends que certains étudiants n’apprécient pas la réforme du bac et de l’entrée en université, mais leur contestation me semble plutôt néfaste et irréaliste.
    Nos ancêtres du siècle des lumières et notamment Rousseau, Montesquieu et Voltaire ont prôné le droit à l’éducation et l’enseignement pour tous.
    Jules Ferry s’est battu pour la même idée et ses réformes allaient dans ce sens. L’effort s’est poursuivi. Il y a 80 ans 20% seulement des élèves du primaire arrivaient au bac contre plus de 70% aujourd’hui.
    La Révolution a introduit le mot « égalité » dans la devise de la France et nous sommes effectivement attachés à une certaine égalité des chances, au moins pour les jeunes et face à l’ éducation.
    On comprend donc que certains soient choqués par une sélection à l’entrée en fac et par ailleurs, les français ont toujours été ultra-conservateurs et la moindre réforme leur paraît toujours défavorable et suspecte.
    De plus les jeunes sont toujours friands d’une liberté de choix totale de leurs vie et de leurs aspirations, ce qui est une utopie.

              Voyons d’abord la réalité neurobiologique.
    Nous héritons des gènes de nos parents et il y a donc dans la formation de notre cerveau, une certaine part d’hérédité. Les axones des neurones sont guidés par des marqueurs chimiques vers les divers centres du cerveau qui correspondent à leur fonction, et donc chaque individu a une formation particulière de son cerveau, avec certaines « préférences cérébrales » potentielles innées.
    On sera par exemple plus habile au manuel, plus enclin à comprendre la théorie abstraite, meilleur observateur etc… Donc de façon innée nous ne sommes pas tous doués de la même façon pour n’importe quel enseignement.
    Cependant les jonctions finales des axones aux dendrites se font finalement de façon aléatoire, de telle sorte que l’hérédité ne joue qu’en partie, que même deux jumeaux ont des cerveaux différents, et que l’enfant peut avoir un potentiel inné différent de celui de ses parents.
    Mais finalement, lorsque nous naissons, notre cerveau n’est capable que de nous faire vivre et ressentir des sensations (et imparfaitement); mais tout nouveau-né a un potentiel énorme d’apprentissage.
    Les dons innés ne représenteront qu’une faible partie de notre avenir intellectuel et c’est finalement l’éducation des parents et l’instruction à l’école et dans l’enseignements qui va représenter l’essentiel de notre acquisition.

              Voyons maintenant les conditions d’apprentissage :
    On croit que ce que nous apprenons vient essentiellement de nos professeurs, c’est une erreur : l’éducation donnée par les parents est primordiale.
    Il ne s’agit pas des connaissances, mais des « habitudes ».
    Ce sont en grande partie les parents qui apprennent à l’enfant à maitriser la langue et donc à comprendre autrui, qui lui donnent un certain vocabulaire et l’envie de lire, ceux sont eux qui commencent à éveiller sa curiosité intellectuelle.
    Ce sont eux aussi qui lui donnent des règles de vie, une habitude de l’ordre et du travail et qui veilleront ensuite à ce que le téléphone, les jeux vidéo, les réseaux sociaux, la télévision ne prennent pas le pas sur le travail et les camarades ne l’entrainent pas dans des actions regrettable (drogue et alcool par exemple).
    Malheureusement tous les parents ne s’occupent pas (ou ne peuvent pas le faire) de la même façon de leurs enfants. Il s’ensuit très vite de très grandes différences de potentiel, encore plus importantes que les différences innées.
    Tous les jeunes ne sont donc pas égaux devant l’enseignement.

               Vient ensuite l’enseignement secondaire :
    Le principe d’égalité, ancré dans nos archétypes, fait qu’au collège comme au lycée, on a pour principe de mélanger les élèves de différents niveaux dans les mêmes classes et qu’ils reçoivent tous le même enseignement (pas de tri).
    On est donc amené à se mettre au niveau des moins bons, ou bien que ceux -ci soient en échec permanent. On essaie de leur donner des compléments d’enseignement, mais les moyens sont limités.
    Il s’ensuit qu’on ne voit plus la littérature qui apprenait à brasser les idées des écrivains et philosophes, qu’on ne fait plus guère d’exercices en maths et en physique-chimie et  que certaines matières sont délaissées qui pourtant servaient à ouvrir l’esprit et à le former.
    A la simple lecture des programmes, le niveau du bac n’a pas beaucoup baissé, mais la formation de l’esprit et la capacité pratique de faire des exercices d’applications est devenu moindre, en lettres comme en sciences dans la filière générale, et le manque de moyens et la réputation erronée de l’enseignement technique, font que les capacités des bacheliers d’aujourd’hui sont en moyenne nettement moindres que celles de leurs anciens.
    Mais le plus grave est que les élèves qui seraient doués et capables de faire mieux sont cantonnés dans la même moyenne, et ils peuvent donc réussir le bac avec mention, en ne faisant qu’une quantité de travail très réduite. L’enseignement secondaire ne leur apprend pas à travailler et encourage la paresse ou le goût des distractions d’un bon nombre d’entre eux.

              Vient alors l’enseignement supérieur : fac, écoles diverses.
    Cet enseignement supérieur doit apporter les connaissances et les méthodes pour pouvoir débuter dans son futur métier. Or ces connaissances ont plutôt augmenté par rapport au passé, en raison du développement des sciences et des techniques. Donc le travail demandé dans le supérieur est au moins aussi important et difficile qu’autrefois.
    Il en résulte que ceux qui ont eu leur bac avec difficulté ou ceux qui se sont habitués à la flemme au lieu du travail, sont incapables de suivre. Le taux d’échec la première année de fac ou des classes de BTS et de préparation des écoles supérieure est énorme : 20 à 30 %.
    Cette catastrophe ne peut durer.
    Par ailleurs les demandes des étudiants quant aux spécialités qu’ils veulent étudier sont très orientées par des considération de mode ou de rumeurs, et on constate que les demandes pour certaines branches sont énormes par rapport aux possibilités d’enseignement (par exemple les sports ou la gestion financière) et aussi par rapport aux débouchés ensuite dans le monde du travail.
    On ne peut donc satisfaire toutes les demandes, soit pour des raisons de niveau, soit pour des questions de place.
    Certaines facultés ont choisi les candidats, ces dernières années, par tirage au sort, ce qui est la pire des injustices et le moyen de dégoûter des élèves méritants.
    Il était donc nécessaire de faire une sélection de niveau, un rattrapage pour les moins bons, une meilleure orientation vers les diverses branches, et un meilleur suivi des résultats des premières années du supérieur.
    C’était le but de la réforme concernant l’entrée en faculté.

               Venons en maintenant à la contestation :
    A entendre les reportages à la télé, le nombre de ceux qui bloquent les facultés est faible vis à vis ce ceux qui voudraient continuer à travailler. Il est anormal qu’ils empêchent ainsi la majorité de poursuivre leurs études : c’est tout à fait contraire aux principes de liberté et d’égalité.
    Par ailleurs j’ai l’impression que bon nombre de ces « bloqueurs » ne sont même pas des étudiants, mais des jeunes provocateurs venus mettre la pagaille. Je ne pense pas que beaucoup d’étudiants véritables confectionneraient des engins incendiaire et feraient les dégâts que l’on a constatés dans les locaux des facs.
    Enfin à écouter leurs interviews, j’ai l’impression que les quelques étudiants réels étaient plutôt de ceux qui n’étaient pas de niveau ou n’avaient pas envie de travailler.
    Je pense donc que les principes de la réforme actuelle sont bons. Bien sûr il y aura au début des problèmes et des difficultés, mais une nouvelle mise en place doit toujours être améliorée et rendue plus facile à mettre en oeuvre et plus apte à atteindre les objectifs poursuivis.

Vendredi 11 mai 2018 à 11:32

Actualité

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      Lors d’une campagne électorale les candidats font des tas de promesses. Mais ils ne sont pas au pouvoir et donc il ne connaissent pas les dossiers et le contexte exact dans lequel ils devront réaliser leurs promesses. Il est donc normal que certaines d’entre elles s’avèrent difficiles à tenir et même peu souhaitables.
    Seuls les imbéciles décrètent qu’ils ne se trompent pas et ne changent pas d’avis.
    Monsieur Macron est sûrement un homme intelligent, alors je ne comprends pas qu’il s’entête sur certaines réformes qui manifestement n’auront pas grand intérêt.
    Il devrait penser que d’une part on l’a choisi face à Marine Le Pen et que par conséquent, certains ont voté pour lui pour ne pas voter FN. D’autre part ce n’est pas parce qu’on vote pour un candidat que l’on est d’accord avec toutes ses propositions de campagne.
    Il devrait donc davantage tenir compte de l’opinion publique.

    Parmi ses promesses il y avait celle de rétablir un service militaire pour tous, jeunes hommes et femmes.
    Certes je ne suis pas contre le service militaire.
   
    ll avait l’avantage autrefois de mélanger les diverses catégories de population, et surtout de sortir les jeunes de leur contrée. Aujourd’hui c’est beaucoup moins utile car les jeunes voyagent beaucoup plus.   
    Il avait aussi l’avantage d’imposer à certains jeunes turbulents une certaine discipline, tant sur le plan de l’hygiène de vie, que sur celui du respect de l’ordre, de la hiérarchie et des ordres reçus, ainsi que un esprit d’équipe.au travail. Pour certains c’était la découverte des difficultés de comprendre les autres, de les convaincre pour pouvoir les diriger.
    Le jeune apprenait en autre des connaissances utiles : conduire un véhicule, le dépanner, organiser des actions… voire compléter des connaissances scolaires.
    Pour certains c’était même l’occasion d’apprendre un métier.
    Bref le service militaire était un bon passage de la vie d’adolescent à celle des hommes dans le milieu du travail.
    Je crois que cela est encore plus utile aujourd’hui, où l’éducation donnée par les familles ou par l’école n’est plus aussi complète et efficace qu’autrefois.
    Ce serait aussi une occasion de désintoxiquer les jeunes contre l’usage compulsifs des téléphones portables et des réseaux sociaux.

    Mais il faut être réaliste.
    Il ne faut pas que ce service ne touche qu’une partie de la population, car ceux qui y échapperaient seraient ceux qui en auraient le plus besoin. Il faut aujourd’hui qu’il touche hommes comme femmes. C’est donc environ 800 000 jeunes à traiter par an.
    Il ne faut pas qu’il soit trop court et il faut qu’il se passe en internat, avec un encadrement militaire, sinon les bienfaits principaux qui sont l’acquisition de règles et d’une certaine discipline, ne seront pas atteints. Il faut au minimum 3 mois pour cela. De plus il ne faut pas trop perturber les scolarités, donc profiter des périodes de grandes vacances.
    Dès lors cela représente un encadrement très important et des moyens de logement énormes
    Or le service militaire a été abandonné d’une part parce que l’armée était occupée à d’autres tâches et d’autre part parce qu’il coûtait trop cher, et que par ailleurs, les armements modernes nécessitaient une armée de métier.
    Alors rétablir une telle dépense, est ce raisonnable ?

    L’armée arrive avec peine à remplir ses missions d’opérations extérieures et de lutte contre le terrorisme. Cela coûte déjà très cher, mais c’est indispensable.
    Les finances de la nation ne sont pas brillants et l’on veut réduire la dette.
    Les personnes modestes sont en souffrance, surtout avec le chômage, et les classes moyennes croulent sous les impôts.
    Or ce sont les contribuables qui paieront encore ce nouveau service.
    Je ne comprends pas que monsieur Macron s’entête à vouloir mettre en œuvre cette promesse de campagne.
    Il pourrait expliquer que dans le contexte actuel, cette dépense et ce surcroit de travail pour l’armée ne sont pas souhaitables. Je pense qu’une grande majorité des français comprendrait sans difficulté.
    Je crois que lorsqu’on augmente les dépenses publiques dans une période où il faudrait les réduire, et où l’on demande donc un nouvel effort financier à la population, on devrait mieux examiner l’efficacité et la nécessité des mesures et écouter l’opinion de la population.
    Il n’y a que les imbéciles qui ne se trompent jamais (du moins en sont persuadés) et ne changent pas d’avis quand ils s’aperçoivent qu’un projet ne correspond pas à ce qui avait été prévu auparavant.

Vendredi 4 mai 2018 à 18:00

Psychologie, comportement

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            Je suis toujours étonné par le nombre des personnes qui me disent qu'elles s'ennuient très souvent, surtout des ados ou des jeunes. Pourtant vu le nombre d'heures qu'ils passent à s'envoyer des SMS ou sur les réseaux sociaux, c'est surprenant.
           Le dicton populaire exagère un peu quand il dit que “l’oisiveté est la mère de tous les vices”, mais c’est vrai que s’ennuyer n’est pas bon.

            Pourquoi nous ennuyons nous; que nous arrive t'il ? Que disent les psychologues à ce sujet et qu'ont ils fait comme recherches dans ce domaine?

          D'abord quelques statistiques :
                   
 - l'ennui frappe plus les hommes : 30% de plus que les femmes.

                    - l'ennui est beaucoup plus important chez les jeunes : 4 fois plus fréquent à 25 qu'à 45 ans, puis il se stabilise.
                    - l'ennui intervient davantage dans des situations monotones ou difficiles, lorsqu'on ne fait rien de particulier ou lors d'échecs.
                  - il est aussi lié au fait que l'on ne peut faire ce que l'on veut, que l'on est contraint dans une occupation. On s'ennuie 6 fois moins quand on s'occupe de soi.
                   - on s'ennuie deux fois plus seul ou avec des collègues qu'avec des amis ou la famille.
                   - dans une étude d'Amanda Markey, chercheuse à New-York, qui a rassemblé des millions d'observations sur 4000 volontaires, 63ù des personnes déclaraient s'être ennuyées au moins une fois dans les dix derniers jours : c'est énorme !!

         L'ennui n'est pas un trait de caractère, mais une conséquence de nos actions.
     
    John Eastwood, de l'université de Toronto définit ainsi l'ennui : "c'est la désagréable expérience de vouloir être absorbé dans une activité satisfaisante, sans y réussir".

          En fait il semble que ce soit surtout un défaut d'attention ; nous n'arrivons pas à nous concentrer sur ce que nous voudrions faire, et nous sommes à la fois nerveux et apathiques et nous avons beaucoup de difficulté à agir sur les événements; il s'ensuit indolence et tristesse.
          En définitive, l'ennui est une sorte d'émotion, qui résulte d'un conflit entre notre attention et notre environnement.

          Que disent les psychologue quant aux comportements permettant de lutter contre l'ennui.?

         Il faut donc modifier l'environnement ou faire effort pour retrouver notre attention sur nos actions.
        
  Il faut d'abord s'interroger sur la fréquence des situations d'ennui et sur leurs causes : les circonstances dans lesquelles elles ont lieu. On peut alors trouver comment substituer des situations à d'autres et éliminer les causes de nos baisses d'attention.

Il faut surtout arriver à ne pas se complaire dans l'ennui permanent : cela peut conduire à la dépression, et c'est au minimum une souffrance.

          Mais faut il vouloir éliminer complètement l'ennui ?
           D'une part l'ennui peut nous protéger en nous détournant de certaines situations nocives ou auxquelles nous ne sommes pas adaptés. C'est donc un signal sur lequel il faut réfléchir.
          Par ailleurs quand on s'ennuie et qu'on veut s'en sortir, on essaie de trouver des situation, des occupations nouvelles. On stimule donc son imagination, sa créativité.
          Eastwood pense qu'il serait aussi néfaste de chercher à tout prix à éliminer l'ennui, comme de vouloir éliminer toute douleur : ce sont des signaux utiles tant qu'ils ne devient pas trop importants ou chroniques.

         Et les chercheurs sont persuadés qu'il est plus difficile de diminuer l'ennui aujourd'hui.
         
 "A force de recevoir des distractions presque sans rien faire, et d'enchaîner des sensations intenses juste en appuyant sur un bouton, nous avons pris l'habitude d'être amusés ou intéressés de façon passive.

          D'une part le seuil de stimulation jugé normal  s'est élevé, et au dessous de ce seuil, on s'ennuie; d'autre part nous ne savons plus gérer l'absence de stimuli, nous ne savons plus être en prise avec le monde sans être connectés à une application de nos smartphones, nous ne savons plus rester seuls avec nous mêmes.Tout est fait pour nous dissuader de nous déconnecter de ces applications, qui, pour cela devient de plus en plus automatisées, et ne nous demandent plus, ni de réfléchir, ni d'imaginer."

Mardi 1er mai 2018 à 18:03

Divers

Aujourd'hui c'est le Premier Mai, la fête du travail.
        Alors j'ai la flemme de faire un article :

             Les Shadoks ont 50 ans cette année ! Je vais revoir les enregistrements que j'avais faits sur cassettes vidéo.

          Mais c'est aussi le premier mai fête du muguet.

          D'habitude dans mon jardin sur le toit, j'ai un petit champ de clochettes (la photo date de l'an dernier).  


Premier mai et peu de muguets

           Cette année nous avons eu beaucoup de pluie et trois jours à -9 d°en mars, puis quatre jours à + 30 d° fin avril. Cela n'a pas plu aux muguets qui sont très en retard. Les tiges sont sorties de terre, mais on ne voit pas encore de fleurs; juste de petits boutons.

            Ce sera pour la mi-mai !

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs4/P1030401.jpg
          Cette année, c'est le premier mai, mais peu de muguet !

 

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lancien

sortir de la tristesse

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