Vendredi 15 juin 2018 à 15:14

Divers

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    Je ne cache pas que j’aime les BD d’Astérix, que j’ai lues avec mes enfants et petits-enfants… ou tout seul, et je possède la collection complète.
    Alors je me suis amusé à chercher sur internet quel était le rôle exact des druides comme Panoramix et quels étaient les dieux gaulois autres que Toutatis.
    En fait on trouve peu de renseignements sur la période gauloise, avant l’invasion de la Gaule, car la plupart des textes de références sont en fait gallo-romains.
    Je me souviens d’ailleurs avoir traduit en seconde un texte de Cicéron sur les druides gaulois.

    Les druides étaient des personnages beaucoup plus importants que Panoramix, même sans potion magique.
    Les druides étaient d’abord détenteurs de l’autorité spirituelle, à coté des « chevaliers » (equides), qui étaient chargés de l’autorité temporelle.
    Ils formaient une caste assez fermée et « professionnelle », car ils subissaient une initiation d’une durée de 20 ans, et par ailleurs étaient dispensés de charges et du service militaire (car les gaulois étaient avant tout des guerriers).
    Le choix avait lieu par hérédité et au mérite.
    Il semble qu’ils aient eu trois spécialités : théologiens, devins, et bardes (poètes chanteurs). Les prêtres sont placés sous l’autorité d’un chef suprême, une sorte de pape, élu à vie.
    Tous les ans les druides se réunissaient et formaient une sorte de tribunal; ils jugeaient les différents entre tribus.
    Le druide était à la fois prêtre, juge et professeur. Prêtre il était le garant des valeurs et gérait les croyances, les sacrifices, le culte. Juge, il évaluait les dommages et les peines. Professeur il était le moteur de transmission oral de la métaphysique, l’astronomie et la cosmologie et enseignait aux jeunes.
    Il avait donc un pouvoir certain auprès des chevaliers.

    Par contre les coutumes gauloises et les rites sont peu connus, car la tradition orale n’est pas favorable à la transmission détaillée à long terme. La cueillette du gui, chère à Panoramx, a été rapportée par l’écrivain romain Pline l’Ancien (mort dans l’éruption du Vésuve).
    En celtique le gui est « celui qui guérit tout », et il était cueilli, lors de la sixième lune, avec une serpe d’or dans les arbres et jeté dans un drap blanc, symbole de pureté, et cette cérémonie était suivie de sacrifices d’animaux.
    Le seul druide dont on connaisse le nom est Diviciacos,  (« le divin »), contemporain de César, chef des Eduens, que Cicéron considère comme un aristocrate, diplomate, homme politique, et même guerrier, ayant en outre une grande capacité divinatoire. Après une défaite des Eduens face aux Germains, il avait dû fuir et avait été demander l’aide de Rome. Si vous avez traduit des pages de la « guerre des gaules » de César, il parle de ce druide.
    Son frère, Dumnorix, anti-romain a été exécuté par Jules Cesar.
    Après Alésia (52 avant JC), le druidisme a décliné et il a été interdit par l’empereur Claude dans les années 50 après JC.

    Les dieux gaulois sont multiples, mais peu connus, car on trouve rarement leur nom associé à un dessin ou une représentation. Les renseignements que l’on a proviennent d’une comparaison entre les écrits romains et les mythologies celtique et galloise. Les druides étaient opposés à l’écriture, ce qui rend difficile la transmission.
    Par ailleurs il semblait exister un tabou des noms et les dieux étaient plus dénommés par des adjectifs que par leur nom
    Le TOUTATIS d’Astérix n’est pas un dieu. C’est une appellation signifiant « celui de la tribu » et il peut donc représenter des dieux protecteurs très divers.
    LUGUS ou LUG était le dieu le plus honoré en Gaule. C’était un Mercure gaulois, inventeur de tous les arts et protecteur de tous les artisanats. Son messager est un corbeau.
    EPONA était une déesse à cheval. Elle monte en amazone, en tenat une corne d’abondance ou du blé. Il semble qu’elle soit une déesse de la fécondité et de l’agriculture (élevage compris).
    TARANIS est assimilable à Jupiter : c’était le dieu de la foudre et les gaulois aavient peur des orages.
    MAPONOS était un jeune dieu, retenu prisonnier dans une forteresse. Les romains le comparaient à Apollon.
    CERNUNOS possède des cornes de bélier et est représenté aussi par un serpent à tête de bélier. On ne sait pas quelle était sa fonction. Certains le comparent à Dyonisos.
    TEUTATES, TARANIS et ESUS, sont invoqués lors de sacrifices.
GRANNOS était un dieu solaire, type RÂ des égyptiens.
    GRANUS et BELENUS étaient semblables à Apollon.. BELENUS symbolisait le rayonnement solaire, la jeunesse, le renouveau, le printemps.
     ATEPO-MARUS semble proche de Mercure; c’est un roi ou un guerrier mythique, qui, avec son frère, MOMOROS, aurait fondé la ville de Lyon.
    De nombreuses MATRONES sont souvent invoquées car, comme les Parques, elles règlent la naissance, la vie et la mort.

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à gauche "Lugus", au milieu "Epona" et à droite "Taranis"
au dessous "Cernunos" à gauche, au milieu "Teutates" et "Bélénos" à droite.

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Vendredi 8 juin 2018 à 11:00

Informatique, médias, internet

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     Nous sommes gavés d’informations, que ce soit à la radio, à la télé, par les journaux, sur les réseaux sociaux, par la publicité de toutes sortes, ceci à partir des médias, mais aussi de tous nos autres concitoyens.
    Parmi ces informations beaucoup sont plus ou moins inexactes, voire totalement fausses, mais il est parfois difficile de s’en rendre compte.
    En fait cela est loin d’être anodin, car toutes ces informations influent sur nos comportements et sur nos décisions; nous pouvons donc nous tromper si nous basons notre conduite sur les informations que nous recueillons
    Réfléchir est primordial ainsi qu’analyser avec un esprit critique.

    Mais analysons plus avant l’information :
    D’abord on peut nous présenter préférentiellement une certaine information : les médias par exemple recherchent le sensationnel. Les informations plus courantes sont souvent ignorées.
    On peut aussi fausser une partie des données; il est bien connu que sur les réseaux sociaux, les personnes parlent de ce qui les valorisent, et certaines n’hésitent pas à inventer un certain nombre de faits.
    La langue de bois des politiques est bien connue, et certaines entreprises, organisations ou groupes n’hésitent pas à répandre exprès de fausses informations.
    Mais sans parler de fausse information, la façon dont elle nous est présentée n’est elle pas tendancieuse ?
    Plus précisément, la façon dont on nous présente l’information ne va t’elle pas influencer nos décisions ?

    La peur du gendarme est une motivation bien connue. Pour nous forcer à faire rapidement une action, la peur d’une sanction influence en général plus que la promesse d’une récompense. Le contexte va donc agir sur nos décision : une épidémie de grippe entraînera un nombre de vaccination plus grand que dans une période sans maladie. Des expériences ont montré que davantage de femmes acceptaient une mammographie, si on leur présentait les risques de cancer non décelé en l’absence de l’examen, que les bénéfices de l’examen.
    Il est certain que présenter le verre à moitié plein est en général plus agréable que de montrer ce même verre à moitié vide. Vous prendrez plus facilement une ligne de métro où l’on est à l’heure dans 85% des cas, que la même ligne où l’on est en retard dans 15% des cas (ce qui est la même chose).
    Voir le coté positif des choses est plus incitatif : on vendra plus facilement un produit qui a 80% d’oméga3 et 6, que le même produit qui a 20% d’acides gras saturés. Alors la pub n'indiquera que le premier chiffre !

    Finalement nos décisions peuvent changer selon la façon dont on nous présente les données qui devraient permettre de les pendre de façon satisfaisante, et cela peut être un biais dont nous n’avons pas conscience.
    En fait nos choix ne sont pas forcément rationnels pour deux raisons : d’abord parce que les émotions, les sentiments influent tout autant que le raisonnement logique. Ensuite parce que le raisonnement logique demande des prémices et ensuite une connaissance des buts attendus et de la marche à suivre. Or on nous donne des prémices « orientés », et par ailleurs nos analyses sur les buts et moyens des opérations sont souvent succincts, car nécessitant un effort de réflexion fatigant.
    Paradoxalement les enfants sont moins influencés par le contexte, car leur raisonnement est surtout quantitatif : il cherchent la décision qui permettra d’avoir le plus grand nombre de satisfaction (par exemple la plus grand nombre de bonbons).
    Pour les adultes, le qualitatif intervient autant que le quantitatif et le qualitatif est plus vague, plus sensible à l’environnement et à la présentation des faits. Par ailleurs alors que l’enfant recherche le gain immédiat, l’adulte a une vue à plus long terme. Le nombre et la nature des données influant la décision deviennent plus grands et le choix rationnel est en fait plus difficile et plus sensible à la présentation.
    En vieillissant l’esprit est moins flexible, et par ailleurs on devient plus prudent, plus méfiant. On est donc encore plus sujet aux biais de présentation des données.

    Bien entendu la personnalité des individus va influer sur leurs décisions et le risque de biais. Une personne de préférence cérébrale de décision « L », qui a tendance à analyser logiquement les données, sera moins sensible à la présentation qu ‘une personne de préférence « V », qui va décider selon des critères subjectifs de goûts et valeurs.
    Egalement, une personne est plus ou moins influençable ou indépendante d’esprit. Cette préférence cérébrale sera évidemment très importante quant à nos réactions vis à vis des informations qui nous envahissent.

Vendredi 1er juin 2018 à 15:33

Inné et acquit

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    Beaucoup trop de jeunes ne font pas assez d’efforts car ils croient que leur hérédité, héritée des parents, est prépondérante et va déterminer leur avenir. C’est une énorme erreur.
    En fait lorsque nous naissons, notre cerveau est juste capable de nous faire vivre (le cerveau central et notamment l’hypothalamus), et de nous faire ressentir des sensations, sans d’ailleurs que nous soyons capables de les interpréter vraiment.
    Mais, grâce notamment à notre système d’apprentissage, qui est là, prêt à fonctionner, chacun d’entre nous a un immense potentiel, qu’il développera ensuite plus ou moins.
    Alors qu’avons nous d’inné ?

    Commençons par la formation du cerveau.
    Elle est commandée par ce que l'on appelle des “facteurs de croissance”, molécules chimiques qui stimulent des gènes qui vont présider à la différenciation des cellules nerveuses, puis à la croissance de leurs ramifications : dendrites et axones, et leurs jonctions : les synapses.
    Les diverses sortes de neurones apparaissent d'abord, puis leurs prolongements se développent, guidés par des indicateurs chimiques qui tracent leur chemin, pour que les jonctions nécessaires se fassent entre les divers centres du cerveau. Ces guides amèneront les axones jusqu’aux emplacements des centres avec lesquels ils doivent communiquer.
    Au départ, les gênes ayant une origine héréditaire, notre patrimoine génétique légué par nos ancêtres intervient. mais ces marqueurs chimiques ont aussi une action indépendante des gênes et une différenciation individuelle se produit ainsi. De plus ces marqueurs ne conduisent la croissance de ces terminaisons qu'à proximité de l'endroit cible, mais la fin de la croissance et la connexion à d'autres neurones se termine aléatoirement.
    Tout cela fait que même deux jumeaux issus du même ovule (génétiquement unique - on dit homozygotes), n'ont pas des cerveaux identiques.
    La formation du cerveau aboutit donc à des préférences cérébrales qui vont régir en partie notre personnalité et des centres plus ou moins développés, ce qui nous confère des aptitudes différentes à la naissance.
    Mais ces différences sont moindres que celles que vont apporter l'apprentissage du bébé et de l'enfant et toute l'éducation qui lui sera donnée, puis ensuite son “expérience de la vie” personnelle.


    A la naissance, le nombre de connexions entre neurones est à l'origine très supérieur au besoin et les connexions qui ne servent pas vont disparaître surtout pendant l'enfance. Il en résulte une modification importante des divers centres du cerveau, notamment ceux qui concernent la perception (nos 5 sens) en fonction de l'apprentissage de l'enfant.
    Pour donner un exemple, on constate que si, par suite d'un strabisme que l'on ne corrige pas très jeune par exemple de l'oeil droit, celui ci devient “paresseux” et les centres du cerveau gauche qui devraient s'occuper de l'interprétation des images de l'oeil droit, s'atrophient ou se mettent à travailler aussi pour l'oeil gauche, de telle sorte que l'enfant, peu à peu ne “voit plus” de l'oeil droit. (en fait c'est son cerveau qui ne travaille plus pour lui).
    C'est un exemple extrême, mais il est certain que plus on fait travailler un de nos sens, plus le nombre de connexions du centre d'interprétation correspondant sont nombreuses.
    Cette différenciation se poursuit lors de l'instruction de l'adolescent.
    On constate par exemple qu'un musicien a un centre auditif plus développé (notamment en ce qui concerne la différenciation des sons en fréquence - les “notes”) et que les centres moteurs s'occupant de la commande des doigts sont plus développés chez un pianiste.
    Ceci touche aussi la mémoire :
    Un peintre ou un photographe a en général des aires qui gèrent la mémoire des couleurs beaucoup plus développées, mais aussi les centres d'interprétation de la vison colorée plus sensibles aux nuances.
    C'est l'utilisation plus ou moins grande de ces centres du cerveau qui peu à peu modifie leur développement.
    Il y a des phases très importantes dans le développement de l'enfant : apprentissage des gestes de préhension et de la vision qui les guide entre 5 et 9 mois, apprentissage de l'équilibre lorsque le bébé apprend à marcher, apprentissage de l'ouïe et des centres de la parole lorsqu'il apprend à parler, de la vue et de ces mêmes centres lorsqu'il apprend à lire et à écrire, les centres moteur de la main étant aussi concernés par cette dernière action.
    L’apport des parents et des éducateurs dans l’évolution des capacités d’un enfant est donc immense.

    Ce n'est pas tellement la taille des zones cérébrales qui intervient (le nombre de neurones) qui reste à peu près le même, mais le nombre de connexions entre eux, (il est colossal de l'ordre de dix puissance seize !), et aussi un phénomène plus complexe, leur capacité à produire au niveau des synapses plus ou moins de neurotransmetteurs, qui conditionnent le passage de l'influx nerveux.
    De plus certaines connexions existantes sont peu actives ou “en réserve” et d'autres sont “favorisées” par l'utilisation, c'est à dire qu'il faut un impulsion moindre de tension électrique pour qu'elles transmettent l'influx nerveux. Notre mémoire notamment est basée sur cette propriété.

    Nos aptitudes sont donc en partie génétiques, mais surtout dues à notre apprentissage d'enfant, qui dépend plus de nos éducateurs (parents, éducateurs, professeurs) que de nous mêmes, puis une partie volontariste qui dépend de nos activités cérébrales, mais où l’intervention de nos parents et de nos enseignants est primordiale.
    Les jeunes ne se rendent pas compte qu’une grande partie de l’avenir de leur vie, se joue au collège, au lycée, puis dans le supérieur ou l’apprentissage d’un métier.

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