Dimanche 15 juillet 2018 à 19:18

Energie, nucléaire, économies

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      Vous avez pu constater que je m’intéresse beaucoup aux problèmes scientifiques et pratiques du changement climatique et à tous les problèmes d’énergie, que ce soient les « anciennes énergies » encore utilisées de façon prépondérante, l’énergie nucléaire et la future énergie de fusion, et les « énergies vertes » très à la mode, mais dont certaines sont méconnues.
    J’ai fait de nombreux articles sur ces sujets et maintenant je me contente de choses nouvelles, ce qui est assez rare.
    Mais j’ai lu des articles sur de nouveaux types de panneaux photo-voltaïques et cela m’a paru intéressant.

    Je rappelle d’abord certaines caractéristiques du photovoltaïque :
    Une cellule photovoltaïque, (ou solaire), est un composant électronique qui, exposé à la lumière (c’est à dire à des photons), produit de l’électricité grâce à l’effet photovoltaïque. La puissance obtenue est proportionnelle à la puissance lumineuse incidente mais dépend du rendement de la cellule. Celle-ci délivre une tension continue et un courant électrique la traverse dès qu'elle est connectée à un circuit.
    Les cellules photovoltaïques les plus répandues sont constituées de semi-conducteurs, principalement à base de silicium (Si) et le plus souvent se présentent sous forme de petites plaques d’une dizaine de centimètres de coté. On les réunit sous forme de panneaux pour obtenir une source convenable d’électricité.

    Le problème des cellules solaires est quintuple :
        - il faut pour produire de l’électricité, qu’il y ait du soleil ou au moins une forte lumière. Il n’y a pas de courant la nuit et il y en a peu par temps couvert. Il faut donc stocker l’énergie correspondante si on veut un usage continu.
        - leur rendement est faible bien qu’il ait fait de grands progrès : mille watts par mètre carré de panneau. Il faut donc d’énormes surfaces pour obtenir une puissance convenable. (1 km2 pour produire un GW)
        - la tension produite est faible et il faut donc associer de nombreuses cellules pour avoir une tension suffisante.
        - le courant produit est continu et donc pour le transporter, et éviter une trop grande perte par effet joule, il faut le rendre alternatif grâce à de onduleurs, ce qui diminue encore le rendement.
        - Il en résulte que le courant produit est cher. Sans les subventions (qui sont payées par l’Etat et donc les contribuables) le photovoltaïque ne serait pas rentable.
    De plus les fiabilités des panneaux sont très variables, certains panneaux chinois étant d’une qualité catastrophique.

    L’utilisation du photovoltaïque est donc particulière :
    Le transport de l’électricité étant très onéreux, les surfaces nécessaires énormes, et l’obtention de voltages élevés problématique, la création de « centrales photovoltaïques est une aberration.
    Par contre le photovoltaïque est excellent pour alimenter de petits appareillages électroniques isolés et non raccordés au réseau : lampes, montres, appareils de mesure ou de communication, etc.. Mais pour avoir un un usage continu, il faut une batterie tampon.
    Un usage domestique dans des maisons ou dans des locaux industriels est intéressant s’il ne demande pas une forte puissance : chauffage de l’eau chaude sanitaire par exemple, mais pas le chauffage de la maison l’hiver.
    Il est évidemment intéressant dans des pays très ensoleillés et en des lieux isolés où il est difficile d’amener des lignes électriques : dans une île ou dans le désert  et en Afrique, pour tirer l’eau de puits et la purifier.

    Alors quoi de nouveau ?
    Deux industriels français viennent d’inaugurer la production unique au monde de panneaux solaires « souples », constitués de films organiques, sur lesquels on dépose la couche photovoltaïque des quelques nanomètres, composée de cuivre - indium - gallium - sélénium.
    ils ont quelques nanomètres (quelques milliardièmes de mètre c’est à dire quelques millionnièmes de millimètres) d’épaisseur, sont souples et flexibles, transparents et faciles à poser. Ils peuvent même être colorés pour faire des éléments décoratifs.
    C’est utilisable bien sûr sur de petits appareils, mais le plus intéressant c’est de le poser sur des surfaces transparentes, de vitres de fenêtres par exemple.
    Le rendement est moins bon (100 W par m2), mais les surfaces possibles considérablement plus importantes et on peut utiliser ce courant pour de petites actions : ouvrir un store ou un volet roulant, les vitres d’une voiture, l’écran d’un micro-ordinateur, une alarme …
    Le problème est maintenant de baisser les coûts.

Nota : le schéma en tête de l'article est tiré d'un article paru sur Sciences et Avenir.

Mercredi 11 juillet 2018 à 17:09

Absence et retour


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          Quand cet article paraîtra je serai sur la route de Bretagne. Arrêt à Renne pour déjeuner et arrivée mi après-midi à Saint Colomban près de Carnac.
         Déchargement de la voiture et visite rapide au supermarché de la ville pour acheter de quoi manger et quelques bricoles. Puis nettoyage de la maison qui n'a pas servi depuis l'été dernier, on remet l'eau et le chauffe eau en route.
          Dans les prochains jours, beaucoup de travail au jardin qui est devenu une vrai jungle. deux semaines au moins avant que tout soit remis en l'état.
          Puis quelques travaux dans la maison. Bref pas de quoi s'ennuyer.

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          J'espère que je pourrai continuer les articles. En effet je n'ai pas cette année de ligne téléphonique que j'ouvrais pour deux mois, avec un abonnement à internet.
          Quand j'ai contacté Orange comme d'habitude, pour cet abonnement et emmener une livebox, on m'a dit que ce n'était plus possible parce que pas assez rentable, et qu'il fallait que je prenne un abonnement à l'année de 12 mois.
          A mon tour de leur dire que ce n'était pas rentable, en protestant que l'on ait aucun préavis et qu'Orange vous dise cela huit jours avant les vacances.
          Orange m'a alors dit que, si j'abandonnais mon abonnement télé, internet, téléphone à Numéricable, pour aller chez eux, ils feraient un effort et me donneraient une clé 4g et la possibilité d'un abonnement de 2 mois à internet. 
          Je leur ai dit que je n'appréciais pas le chantage et que donc je ne me fournirai plus chez.
         J'ai aussitôt appelé Numéricable pour leur expliquer l'affaire et ils m'ont tout de suite fourni une clé 4G qui devrait permettre de brancher mon mac et un abonnement de deux mois moins cher que celui d'Orange !!
          Alors j'espère que cela va fonctionner et que je pourrai continuer mes articles.
      Evidemment la clé 4G est moins bien que la ligne téléphonique car l'abonnement est limité à un un chargement de 15 Go, mais comme je n'importe ni film, ni musique, je pense que cela passera.
         Je ferai désormais beaucoup de pub pour Orange !

Donc à bientôt!

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Dimanche 8 juillet 2018 à 14:35

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

     Quand on parle du système nerveux et du cerveau, on examine le fonctionnement des neurones, cellules à l’origine de l’influx nerveux , de toutes nos pensées et nos réactions.
    On ne cite presque jamais les « cellules gliales », aussi nombreuses dans le cerveau que les neurones, qui ont cependant une importance vitale, et occupent environ 50% du volume cérébral.
    Ces cellules assurent jouent un rôle de protection du tissu nerveux en apportant une structure de soutien aux neurones et à leurs prolongements, produisent la myéline qui entoure les axones; elles maintiennent la composition du flux sanguin, facilitent l’accès des nutriments et de l'oxygène, éliminent les déchets,  les cellules mortes et les cellules étrangères pathogènes.
    De plus, ce qui est moins connu, ils participent à la diffusion de messages nerveux, mais à faible vitesse.
    Contrairement à la grande majorité des neurones, les cellules gliales peuvent se diviser par mitose.

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    Les astrocytes constituent la majorité des cellules gliales; ce sont des cellules en forme d’étoiles, ayant un  cytoplasme et un noyau, mais surtout de très nombreux prolongements qui remplissent tout le cerveau et forment même un film protecteur au contact des méninges (la muqueuse qui entoure le cerveau).
    Un même astrocyte peut être en contact avec plusieurs milleiers de synapses d’une même zone.
    ils forment un tissu de soutien, support physique tridimensionnel, qui aide les neurones et leurs prolongements à s’organiser et stimulent la formation des synapses : un neurone au voisinage d’un astrocyte a davantage de synapses.
    Leurs « pieds » entourent certaines synapses pour les protéger, et peuvent détruire les excédents de neurotransmetteurs ou au contraire en fournir, mais ils « écoutent » également les synapses et transmettent des signaux à d’autres astrocytes, sous forme de bouffées de calcium, à travers les « jonctions gap ».
    C’est une transmission lente, mais multidirectionnelle et à longue distance.

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    Les astrocytes envoient des prolongements et de nombreux « pieds » sur les vaisseaux sanguins du cerveau. Ils provoquent l’extension et la contraction des vaisseaux sanguin en fonction du besoin.
    La barrière hémato-encéphalique est constituée de cellules endothéliales, qui tapissent la paroi des vaisseaux sanguins. Les pieds des astrocytes incitent ces cellules à former des jonctions étroites (« tight »), qu’ils recouvrent de leurs pieds et protègent ainsi le cerveau des microbes et des substances toxiques. (voir le schéma ci-contre).
    Par ailleurs ils débarrassent le cerveau des cellules mortes et des déchets divers et les évacuent vers le système sanguin. A l’inverse ils facilitent le transport de l’oxygène et des nutriments vers les neurones (notamment un sucre indispensable aux neurones, le lactate).

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   Les oligo-dendrocytes sont des cellules plus petites que les astrocytes et qui possèdent moins de prolongements. Ils fabriquent une gaine graisseuse isolante autour des axones, augmentant ainsi de façon considérable la vitesse de transmission de l’influx nerveux. Il existe des petites portions d'axone non recouvertes de myéline appelées nœuds de Ranvier. C’est à cet endroit que se concentrent les canaux sodiques et potassiques et que se forme l’influx nerveaux par dépolarisation, qui « saute » d’un nœud de Ranvier à l’autre.


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    Les cellules microgliales, à petit noyau dense et de forme étoilée, sont mobiles. Ce sont des macrophages qui phagocytent les corps étrangers, notamment microbes. Leur corps enfle et leurs bras se referment sur la proie.. Ce sont des agents immunitaires.

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    Les cellules de Schwann (ou neurolemmocytes) sont une variété de cellules gliales qui assurent principalement l'isolation myélinique des axones du système nerveux périphérique des vertébrés. Elles jouent le même rôle que les oligo-dendrocytes jouent dans le cerveau, où les cellules de Schwann ne sont pas présentes.

Mercredi 4 juillet 2018 à 17:09

Biologie, santé.

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     Vous savez sûrement ce que c’est qu’un placébo en biologie : c’est un pseudo médicament qui n’a aucun effet thérapeutique et que l’on administre à une personne en lui faisant croire que c’est un vrai médicament. Dans certains cas il y a effectivement un effet thérapeutique, mais evidemment cela ne tue pas les microbes.
    A l’origine l’effet est purement psychologique. Mais cela peut induire des réactions thérapeutiques de l’organisme : par exemple un faux médicament de lutte contre la douleur, bien qu’inactif, peut entraîner, par effet psychologique,  la sécrétion naturelle d’endorphines, substances qui vont lutter contre la douleur à la place du faux médicament.
    Le contraire peur être vrai : on peut créer une réaction psychologique
négative et on parle alors d’effet « nocebo ». On sait qu’on peut grâce à des récits ou des images, provoquer des dégouts ou des nausées.
    Les neurobiologistes ont montré que ces effets sont inconscients, et que les centres respon sable sont en particulier le cortex cingulaire de notre cerveau émotionnel et l’insula qui communique avec l’hypothalamus et remonte à la conscience des informations de nos viscères
    Le problème c’est qu’on ne se rend pas compte de l’effet qu’on peut produire, et cela non seulement au niveau d’une personnes, mais aussi à celui d’un groupe ou d’une population. Evidemment on n’agit alors que sur les personnes les plus influençables, prêtes à croire sans vérifier si les informations sont crédibles et dignes de foi.

    J’ai lu dans la revue « Pour la Science », une anecdote qui m’a montré une fois de plus, combien les média et les réseaux sociaux sont irresponsables, face aux conséquences des fausses informations qu’ils diffusent.En 2009 des habitants de Saint Cloud ont ressenti des maux de tête, des saignements de nez, des vertiges et ils étaient persuadés que cela était dû à l’installation récente de trois antennes-relais de téléphonie.
    Une association envisagea de déposer une plainte car les antennes étaient proches d’une école et d’une maison  de retraite et évidemment les média ont monté l’affaire en épingle, dénonçant le scandale physique et sanitaire et montrant partout le calvaire de ces personnes sensibles aux rayonnements électromagnétiques.
    Mais après tout le bruit autour de cette affaire, on s’est rendu compre que, si les antennes étaient en place, les appareillages électroniques n’étaient pas installés et le raccordement au réseau électrique n’était pas encore effectué : donc pas de rayonnement électromagnétique.
    Certes les personnes concernées souffraient réellement, mais d’une épidémie causée par les propos alarmistes et d’avoir cru fermement qu’ils étaient victimes des ondes électromagnétiques.
    Des chercheurs ont montré depuis, que le fait de recevoir de nombreuses informations sur les effets néfastes des champs électriques, non seulement angoissait des personnes qui habitaient à proximité d’antennes, mais provoquaient des symptômes analogues à ceux décrits, chez des personnes qui avaient une certaine sensibilité aux champs électromagnétiques, ben qu’elles n’y soient pas exposées, parce que trop loin des antennes.
    Finalement le principe de précaution et « prévenir pour éviter d’avoir à guérir », ne sont pas toujours souhaitables et diffuser des informations alarmistes en matière de santé publique peut donner à certains l’impression d’être malade, par effet nocebo.
    On constate d’ailleurs que les plaintes de santé sont lus fréquente là où il y a beaucoup d’information sur certaines nuisance et où agissent des associations de défense contre des actions diverses. C’est le cas notamment des éoliennes et de certaines usines.
    Les réactions sur les vaccins relèvent aussi du nocébo, pour la plupart.
    Par contre la plupart des effets nocifs des pesticides sont réels.et malheureusement ce sont ceux que les pouvoirs publics prennent le moins en compte (voir le cas du glyphosate).

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lancien

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