Samedi 19 janvier 2019 à 8:59

Drogue, alcool, addictions

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         Après les fêtes de Noël et du nouvel an, je constate toujours les effets des festivités, parfois très néfastes.
         Bien sûr vous pouvez avoir une indigestion ou mal au foie, mais cela ne serait pas bien grave;
         Ce dont je veux vous parler, ce sont  principalementl'alcool et le cannabis.

         L'effet le plus insidieux et le plus courant est celui de quelques verres de vin, les bonnes bouteilles que l'on réserve pour les fêtes. Quatre ou cinq verres, on ne s'en aperçoit guère, surtout au cours d'un repas où l'on mange, et le danger c'est ensuite de prendre volant de la voiture.
          En temps normal plus de 30% des accidents de voiture sont dus à l'alcool et le jour du réveillon les 50% doivent être dépassés.        
          La télé nous met tout le temps en garde contre le risque mais ne donne pas beaucoup de chiffres quant aux taux d'alcoolémie, si ce n'est les limites légales de o;5 g/l de sang et O,2 pour les personnes en permis probatoire.

          La quantité d'alcool dans le sang dépend bien sûr de la quantité absorbée en centilitres (un verre plein fait le plus souvent 10 à 12 cl), du degré alcoolique de la boisson (11 à 13% pour le vin, 16 à 20 pour les apéritifs, de l'ordre de 40% pour les digestifs), du poids de l'individu, et du fait que l'on ait mangé ou bu de l'eau en même temps, encore que cela retarde plus l'absorption de l'alcool que cela ne diminue la quantité absorbée.
          Il faut se rappeler que deux verres de vin pour un homme de 75 kg risquent de faire atteindre les 0,5 g/l.
       
  L’alcool est ensuite éliminé dans l’organisme par le foie à 95% (le reste étant éliminé par les reins et une très petite quantité par les poumons), mais cela ne se fait que lentement.

          Les données moyennes approximatives suivantes peuvent être données :
          Une fois le verre d’alcool ingéré il faut 30 min pour que le taux d’alcool dans le sang soit au maximum si vous êtes à jeun et 1h lors d’un repas. Après 4 verres d’alcool (par exemple de vin) et un taux maximum estimé à 0,7g/L dans le sang, il faut en moyenne 2 heures après avoir atteint le taux maximum (pour un homme en bonne santé de 70 kg) pour revenir  sous les 0,5g/L. Ce qui fait en pratique 2h+30min = 2 h30 au moins à compter de l’absorption du dernier verre si vous avez consommez à jeun et 2h +1h= 3h lors d’un repas.

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          Ce temps pour une femme sera plus important, il faudra compter 30 min de plus par sécurité, soit 3h et 3h30 respectivement. Dans le cas évoqué ci-dessus, on parle du temps pour revenir sous le taux légal maximum et non pour éliminer totalement l’alcool. Il faudra compter 6 à 10h à partir du dernier verre pour revenir à zéro, ce délai est bien sûr fonction de ce taux. Au delà d’1,5g/L dans le sang, une nuit de sommeil pourrait ne pas être suffisante pour prendre le volant !            Je voudrais maintenant parler des soirées de jeunes et d'ados.

           Dans ces soirées on a envie de faire la fête, on fume éventuellement pour faire comme les autres, on boit de l'alcool et souvent on ne se rend pas compte des quantités que l'on absorbe.
          L'alcool est souvent mélangé à des jus de fruits sans d'ailleurs que cela améliore beaucoup le goût de la boisson, mais c'est une “tradition” , et comme on a l'impression de boire un simple jus de fruit, la quantité d'alcool ingurgitée peut largement dépasser celle qui rendrait ivre.
          Ce que l'on sait moins, c'est que fumer deux “joints” rend euphorique et diminue le sens du danger, mais aussi annihile les réflexes, trouble le cerveau dans son interprétation de ce que nous voyons, et notamment fausse les impressions de vitesse. Conduire une voiture dans ces conditions est voisin d'une conduite en état d'ivresse.

          Mais je voudrais vous parler aussi d'un autre danger.
          En début d'année 2006, les premiers jours de janvier trois jeunes ados m'ont appelé à l'aide, parce qu'elles étaient très éprouvées et ne savaient pas à qui se confier.
          Les deux premières avaient bu, au point de ne plus savoir exactement ce qu'elles faisaient. Les garçons de la soirée aussi sans doute, je ne sais pas.
Mais ce qui est certain, même si elles ne pouvaient se rappeler de façon très précise ce qui s'était passé, c'est qu'ils avaient abusé d'elles et que quoiqu'ils pensent, elles n'étaient pas consentantes, et le lendemain, elles avaient l'impression d'avoir été violées !
          C'est un énorme traumatisme, et malheureusement peu de garçons de nos jours, s'en rendent compte, et il a fallu plusieurs mois pour que leur souffrance s'atténue. Et cela aurait été encore pire si elles avaient gardé cela pour elle; elles auraient alors traîné leur peine pendant de très longs mois.
          Pour la troisième, c'était moins grave, mais c'était une très mauvaise plaisanterie de ses copines qui l'a aussi profondément traumatisée pendant plusieurs jours.
          Comme les précédentes, ayant trop bu, elle était à peu près inconsciente, ses copines (pour la punir, ce qui est idiot), l'ont à moitié déshabillée et l'ont couchée sur un lit dans une chambre, et lui ont fait croire le lendemain qu'elle y était restée avec des garçons, de telle sorte que ma jeune ” guenon” se demandait ce qu'elle avait bien pu faire et subir.
          Finalement, le doute s'est vite installé et ses camarades ont avoué la supercherie.
         J'avais trouvé cette blague vraiment ignoble et indigne de copines intelligentes.

          Quant aux garçons, la seule chose que je puisse leur conseiller s'ils sont ivres, c'est de s'allonger et de dormir, mais de ne pas conduire, car ils risquent leur vie et celle de leurs passagers, et de ne pas essayer de faire alors la conquête d'une fille, car ils ne se rendent plus bien compte de ce qu'ils font, et risquent de traumatiser leur camarade de façon telle, que cela peut la pousser au désespoir, voire au suicide.

          Ce n'est pas parce qu'on est encore encore ado qu'il ne faut pas être responsable de ses actes.! Mais ce que je dis, est vrai aussi malheureusement pour certains adultes.

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Mardi 15 janvier 2019 à 9:48

Actualité

Cette votation est initiée en Suisse par la communauté Hornkuh (en français vaches à cornes). Elle milite pour le retour des vaches à cornes dans les exploitations helvètes. 

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   L'organisation d'un grand débat, d'un grande consultation citoyenne est la grande réponse d'Emmanuel Macron à la contestation des gilets jaunes.Il entend donner la parole aux Français sur un certain nombre de sujets, considérant que le temps du dialogue est désormais venu.

          Officiellement ce grand débat est pour aujourd’hui 15 janvier, mais personne ne sait vraiment comment il va se dérouler.
          En fait c’est la grande pagaille et cela n’est pas étonnant. Quand en entreprise, le patron veut lancer une consultation, c’est une opération que l’on prépare soigneusement des mois à l’avance, On dialogue avec les représentants du personnel (qui ont horreur d’un débat qui les court-circuite). On prépare et informe le personnel sur les sujets à discuter et les limites de la discussion (sinon cela part dans tous les sens), et on essaie de les instruire quant au dossier, à ses impératifs techniques et financiers et à ses conséquences. Pour répondre à des questions, il faut un minimum de connaissance du dossier.
          Et surtout si on lance une telle opération, il faut être sûr ensuite de pouvoir prendre un minimum de mesures qui réponde aux aspirations qui vont se manifester.     

          Au niveau d'une nation,c’est bien plus compliqué que dans une entreprise. Les sujets sont très généraux, très complexes, les personnes mal informées et, pour répondre aux questions posées par M. Macron dans sa lettre, il faudrait être un spécialiste de ces problèmes
          Par ailleurs, la diversité des conditions personnelles va amener une pléiade de réponses différentes, correspondant souvent aux intérêts et situations de chaque intervenant, et la synthèse sera hasardeuse.
          De plus comment être sûr que le débat n’est pas faussé par des groupes particuliers, par ceux qui hurlent le plus fort, ou ceux qui savent parler et que les réponses soient effectivement celles d’une majorité de personnes.
         Comment faire des statistiques dans de telles conditions? 

          A mon avis, l’opération actuelle est improvisée et on va à la catastrophe.
          J’ai lu soigneusement, dimanche soir, la « lettre aux français » d’Emamnuel Macron, 
         J’attends aussi des précisions sur la « plate-forme en ligne » et la façon de s’en servir et ce qui va se passer au niveau de ma commune (pour le moment silence radio).
         Je comprends d’ailleurs qu’un maire ne soit guère enclin à mettre en place des moyens et donc des frais, pour une opération dont on ne sait pas à quoi elle va servir.

          M. Macron pose des question assez précises dans sa lettre, mais elles sont du niveau d'un gouvernement et pas du commun des mortels qui ne connaissent ni le dossier correspondant, ni les conséquences de leurs réponses. Je vais prendre quelques exemples ci-après

          Que risque t’on de récolter :
                  - d’une part des revendications multiples sur tous les problèmes personnelsde chaque individu qui apparaissent dans les cahier de doléances (alors que l’on cherche des solutions pour la collectivité).
                 - les revendications qu’on connaît déjà au plan financier, car ce sont celles des personnes pauvres et défavorisés, face aux ponts d’or qu’on a fait aux très riches : augmentation du SMIC, revalorisation des retraites au niveau de l’inflation, construction de milliers d’HLM, suppression de l’impôt sur la fortune et du plafonnement des taxes sur les intérêts, la taxation des multinationales…. même si M. Macron a dit par avance qu'il n'en tiendrait pas compte. 
          J'ai trouvé sur internet une "lettre au président qui exprime très justement ces revendications : https://www.mesopinions.com/petition/politique/lettre-ouverte-president-republique-emmanuel-macron/53626

                  - le référendum d’initiative citoyenne.
           Qu ‘est ce ? : « La création d’un site internet lisible et efficace, encadré par un organisme indépendant de contrôle, où les gens pourront faire une proposition de loi. Si cette proposition de loi obtient 700 000 signatures alors cette proposition de loi devra être discutée, complétée, amendée par l’Assemblée nationale qui aura l’obligation (un an jour pour jour après l’obtention des 700 000 signatures), de la soumettre au vote de l’intégralité des Français. »
          Il faudrait d’abord préciser quelles sont les lois qui pourraient être proposées. Si l’on propose d’utiliser ce mécanisme pour « supprimer une loi injuste » et « révoquer le mandat d’un représentant », c’est tout à fait contraire au fonctionnement actuel de la démocratie représentative et au droit constitutionnel.

          A la différence des systèmes existant actuellement en France, et que presque personne ne connait, ni le gouvernement ni les députés ou sénateurs ne seraient associés au lancement de ce référendum, et le nombre de signatures à obtenir serait sensiblement moins élevé.
          Et comment s’assurer sur un site de l’identité des votants, et d’éliminer les doubles votes. Et que feront les gens qui ne sont pas habitués à internet ?

          Et sur les questions que pose M. Macron (une trentaine) ?

"Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?
Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique. 
Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ? Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? A l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?"

          Comment répondre à la première question sans aucun renseignement sur le dossier ?Chacun va demander à baisser ses impôts personnels !
          On doit baisser les dépenses publiques, mais on peut aussi trouver d'autres rentrées d'argent, mais cela  a été exclu du débat !
          Et on déplore plutôt la diminution des services publics, surtout en campagne; alors certes il faut les réformer pour les rendre plus efficaces, mais les besoins existent et pas nouveaux, mais résultant de suppressions : poser la question ainsi, c'est de la provocation ou une ignorance totale de la réalité.

"Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?"

          Comment faire des proposition concrètes à une question aussi générale et d'un niveau aussi élevé. Sait on seulement de façon précise ce qu'est notre pacte social ?

"Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’Etat et des collectivités publiques. 
Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ?

Comment voudriez-vous que l’Etat soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ?" 

          Comment voulez vous faire des propositions concrètes alors qu'on ne connaît pas suffisamment le fonctionnement des services de l'Etat, pour savoir quelles seraient les conséquences des propositions que l'on ferait. La majorité des réponses sera donc divergente et sans fondement sérieux. M Macron pourra ainsi choisir les réponses qui lui plaisent, faites par des personnes aux ordres.

"Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?
Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?"

          Le dossier du climat est extrêmement complexe sur le plan technique et financier, tellement complexe que les gouvernements successifs le traite en dépit du bon sens. Alors comment voulez vous quechacun puisse répondre à ces questions, à son niveau.

"Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques? 
Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental    doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?"

          Comment voulez vous qu'on réponde à de telles questions, sans aucune connaissance en droit constitutionnel et sans avoir aucune idée des conséquences des propositions que l'on fera.

"En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?"

          Quels chiffres proposer sans aucune idée des problèmes concrets et financiers (voire internationaux) posés par cette question.?

" La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous. 
Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ? "

          Bien sûr les agriculteurs peuvent faire part de leurs difficultés, mais pour savoir comment faire au niveau européen, il faudrait être le ministre des affaires étrangères! Quant à la biodiversité, il faut le demander aux scientifiques compétent et pas à ceux qui ne connaissent pas la biologie végétale et animale.

 

          Et je n'ai pris que quelques exemples ! Je crains qu'avec ce niveau de questions, les personnes peu instruites et les jeunes qui n'ont pas encore d'expérience, soient peu tentés d'essayer de répondre. La représentativité sera faussée, ce qui est anormal, car ce sont eux qui souffrent le plus, avec les chômeurs, de la situation actuelle et mériteraient le plus de profiter de certaines réformes.

           Alors je me pose une question : M Macron est il utopique, naïf et dépourvu de bon sens au point de croire que nous pouvons donner des réponses valables à ses question de conduite de la Nation. Cela m'étonne.
         Ou bien sait il que les réponses qu'il aura, seront des réponses peu pertinentes par méconnaissance des dossiers, et il pourra alors appliquer les solutions qu'il veut, en faisant croire qu'elles ont été proposées par le peuple, alors qu'elles auront été données par des personnes auxquelles on aura soufflé les réponses correspondantes.

         J'ai vraiment l'impression qu'on nous prend pour des imbéciles !
         Raison de plus pour participer à cette consultation, et j'attends avec impatience de savoir comment je pourrai le faire.


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Samedi 5 janvier 2019 à 12:08

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Je suis perplexe face au mouvement des gilets jaunes et je ne comprends plus la situation actuelle.

A l’origine j’étais d’accord avec leurs revendications.

Ils ont obtenu une partie financière, un peu bancale et je comprends qu’ils soient en partie déçus. En fait le gouvernement a choisi d’augmenter la prime d’activité au lieu du SMIC pour éviter la répercussion sur toute l’échelle de salaires et pour ne pas handicaper les entreprises.

Mais il faut être conscient que tout effort financier de l’Etat ne peut venir que de fonds publics c’est à dire les impôts des particuliers, ceux des entreprises et la TVA. Donc ce n’est pas extensible et les dépenses supplémentaires sont limitées. Par ailleurs il faut aussi se rendre compte que tout blocage de l’économie diminue les rentrées d’argent et donc la distribution possible (et accroit le chômage).

Certes je pense que M. Macron a eu tort de ne pas rétablir l’impôt sur la fortune car c’est emblématique, et je ne crois pas, contrairement à ce que dit le gouvernement, que cela ait beaucoup favorisé l’industrie par investissements (et cela n’a pas fait baisser le chômage), et par contre les dons aux associations (qui sont déductibles en partie des impôts), ont baissé de 30%. Mais cela n’aurait rapporté que 4 milliards et donc cela ne financerait même pas les mesures actuelles. Ce serait normal et juste d’imposer plus les riches, mais l’inconvénient est qu’ils sont peu nombreux et donc cela ne fait pas rentrer autant d’argent qu’on croit.

 

Par contre les revendications des gilets jaunes se sont multipliées et je ne suis plus d’accord avec certaines :

- demander l’avis de chacun sur les lois n’est pas viable. Une loi est complexe, dans un langage juridique qu’il faut connaître, et c’est un dossier important, avec tous les antécédents et les conséquences. Des arrêtés d’application les complètent. C’est une affaire de spécialistes et l’avis de la plupart des gens ne sera fondé que sur des impressions sentimentales non objectives ou des intérêts personnels.

- plus généralement les « référendums d’initiative citoyenne » répétés sont tout aussi irréalistes. On pose des questions simples sur des problèmes très complexes et donc, en admettant qu’on ait compris le sens de la question, on ne mesure pas la portée de la réponse et on ne connait pas le dossier. Distribuer 20 millions de dossiers serait un travail et d’un coût prohibitifs et je crois que la plupart des gens ne le liraient même pas et que le taux d’abstention serait élevé.

Il n’y a pas de solution simple aux problèmes politiques complexes, et même les questions simples et pratiques sont difficiles à traiter par référendum, car les réponses ont aussi des conséquences. Un exemple est la revendication de suppression des radars sur la route. Les accidents de la route augmenteraient certainement.

- quant à révoquer des députés, il y a des élections pour cela et le faire par référendum en dehors des élections est contraire à la démocratie (c’est comme cela que les dictatures s’installent).

- de nombreuses revendications sont certes souhaitables; mais impossibles à court terme techniquement, comme le suppression des bouteilles plastiques, l’interdiction de tous les pesticides et produits chimiques en agriculture, la réalisation de 5 millions d’HLM, la limitation de la durée des procédures de justice. 

- d’autres montrent une méconnaissance totale de l’économie et des finances, comme l’annulation de la dette (ce n’est pas l’Etat qui a prêté de l’argent, mais il l’a emprunté à des prêteurs), la limitation à 25% des prélèvements sur les citoyens, alors qu’on propose d’énormes dépenses, l’embauche massive de fonctionnaires (comment les payer ?). Certaines sont contradictoires : diminuer la taille des banques ne les protège pas mais les fragilise, battre monnaie en crée pas de l’argent (ce sont les citoyens qui paient ensuite par l’augmentation de l’inflation), récupérer les « bien publics confiés au privé (avec quel argent ?), casser les monopoles (ils sont internationaux et peu sont français et les casser ruinerait encore plus notre économie (SNCF, la Poste, EDF, Airbus, etc.. ).

- certaines revendications sont issues des partis politiques d’extrême droite comme le frexit ou les demandes concernant l’Afrique et l’immigration.

- certaines de ces revendications montrent que l’on ne se rend pas compte de l’ampleur et de la difficulté du problème qui est mondial : casser les médias, (mais ce sont eux qui font connaître les gilets jaunes !), réindustrialisation de la France.

Certaines enfin sont absurdes et contradictoires : « interdire à l’Etat de s’ingérer dans l’enseignement, l’éducation, la santé, la famille »  : alors ce seront les organismes religieux, le secteur privé, les sectes, les partis politiques, les syndicats ou la mafia qui s’en occuperont : ce sont justement les tâches régaliennes de l’Etat.

 

Et surtout je ne suis plus d’accord avec les méthodes des gilets jaunes; je comprends très bien qu’ils aient trouvé une convivialité nouvelle sur les ronds points, et qu’ils veuillent continuer à s’y réunir, mais retarder le passage des camions et des gens qui vont travailler est catastrophique pour l’économie (les conséquences des 5 dernières semaines sont évaluées à 4,5 milliards d'euros)..

S’entêter à vouloir manifester dans les grandes villes le samedi est irresponsable, quand on voit le coût des destructions qui en résultent.

Finalement le mouvement des gilets jaunes , certes part d’une bonne intention, mais il est quand même en partie responsable de 8 morts et de nombreux blessés. Mais personne ne s’en soucie !

 

Je pense certes que le gouvernement est responsable lui aussi par son atermoiement, mais aussi que les gilets jaunes auraient dû depuis longtemps changer de méthodes et notamment faire planer sur le gouvernement le spectre des élections européennes, mais sans vouloir monter une « liste gilets jaunes », car le gouvernement en serait content : elle prend davantage de voix à’extrême droite et l’extrême gauche qu’à la majorité. Menacer d’une campagne anti-LRM sur les réseaux sociaux aurait été beaucoup plus bénéfique pour tous que de ralentir l’économie et créer de nombreux dommages matériels et corporels.

 

Quant à la grande consultation qui va s’ouvrir début 2019, pour rien au monde je ne voudrais être chargé de l’organiser. même si l’idée de le faire au niveau des communes par l’intermédiaire des maires est bonne.

Comment orienter les débats (sinon c’est l’anarchie et cela part dans tous les sens), comment faire en sorte que les gens se rendent comptent des problèmes et des solution possibles réellement (et non utopiques comme la « charte des gilets jaunes »).

Je crains que seuls quelques uns y participent, les forts en gueule, ceux qui veulent mettre la pagaille, les utopistes loins des réalités, et que ceux qui ont les pieds sur terre, pris par leur vie et leur travail, ne puissent y participer.

Je me demande bien , moi même comment y participer.

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