Dimanche 24 février 2019 à 10:09

Actualité

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          C'est la suite de la réflexion d'hier sur nos élus et leur rôle. Ce n'est que mon avis sur la question.

Les diverses instances politiques et leur rôle :

          Le rôle de la chambre des députés qui vote les lois et contrôle l’action du gouvernement et celui du Sénat, qui est la chambre modératrice des sages, paraissent satisfaisants si ce n’est que certaines lois sont votées par une assistance réduite.
          Le rôle des maires n’est pas contesté, surtout dans les petites villes. Dans les villes plus importantes, le maire est plus « lointain », la concertation moins grande et on peut ne pas être d’accord avec certaines actions, mais son rôle reste essentiel. On peut regretter que l’information sur l’emploi des finances locales soit souvent insuffisante.
          Les communautés de communes ne dépendent pas suffisamment des maires et sont relativement éloignées des citoyens.
          Le rôle du CESE n’est pas connu d’une grande partie des français, pas plus que les conseils régionaux et encore moins celui au niveau européen. On en parle très peu dans les médias, notamment à la télévision, même lorsqu’il donne un avis sur les lois. Son rôle n’est d’ailleurs que consultatif et semble assez critiqué, notamment par la Cour des Comptes. Toutefois il représente un avis des entreprises et des associations.
          Lui donner le droit de véto lui donnerait un certain pouvoir, mais, d’une part tous ses membres sont ils capables d’assumer ce rôle, et d’autre part a t’il beaucoup d’influence par rapport au sénat, aux syndicats et au MEDEF ? N’est il pas plus simple de le supprimer.
          Le rôle des départements et régions et de leurs élus et conseils est actuellement considéré comme faisant partiellement double emploi et entraînant de fortes dépenses.
          Les français sont manifestement mécontents de l’éloignement des services administratifs et de santé et d’aide à la vie courante. 
          La décision politique à cout terme et l’organisation de la vie devrait se faire au niveau des communes et ensuite au niveau département, par les préfets d’une part, et les élus locaux députés et sénateurs.
          Le rôle de la région devrait être limité aux investissements à moyen et long terme et ne devrait pas intervenir sur la vie courante. Il suffirait de quelques élus pour diriger cette action et bon nombre de représentants à ce niveau pourraient être supprimés, et remplacés par des experts et techniciens de diverses spécialités pour élaborer des plans d’action faisables et cohérents et d’un coût raisonnable, cela d’autant plus que la réalisation de ces grands investissements est le plus souvent d’une durée supérieure aux mandats politiques, d’où un manque de continuité ou des revirements très coûteux..

           Une remarque d’un ancien : lorsque j’étais en CM2, mon instituteur nous faisait un « cours d’éducation civique ». J’ai appris ce qu’étaient nos assemblées, comment on les élisait, l’importance de voter, le rôle des différents ministères, et même un aperçu simple du budget de l’Etat qui servait d’un exemple de calcul sur les monnaies. C’était fort utile et cela intéressait les élèves. Pourquoi ne pas rétablir cet enseignement civique à l’école primaire et au collège?

La concertation et les référendums.

          La concertation est tout à fait nécessaire, mais elle peut se faire à certains niveaux par des débats et des réunions publiques.
          De l’information surtout est nécessaire et il manque actuellement des moyens modernes utilisant les outils d’internet.

          La consultation est possible sans trop de problème au niveau d’une commune sur des sujets simples : « entre un gymnase et une piscine que choisissez vous? ».
          Par contre au niveau des grandes collectivités et à fortiori de l’Etat, je ne pense pas qu’un référendum soit efficace.
          Les sujets sont trop complexes, l’information ne sera jamais complète, beaucoup non familiarisés avec les problèmes correspondants n’auront pas compris et de toutes façons, on ne peut répondre qu’à des questions simples par « oui » ou « non » ou par des choix parmi une liste de solutions. C’est beaucoup trop simpliste vis à vis de la complexité et de l’importance des problèmes.
          Les votants répondront souvent avec d’autres motivations que celles du référendum, (leurs intérêts propres ou le vote contre une politique globale), ou se laisseront fortement influencer par des partis politiques, des syndicats ou des groupes. 
          De plus il faut que le questions soient compatibles avec la démocratie.
          D’une part on ne peut admettre certaines questions (comme la révocation d’un député), et d’autre part il faut qu’il y ait un processus rigoureux : nombre minimum de demandes de très nombreux citoyens, accord de la chambre des députés et du sénat.
          L’organisation de référendums au niveau national risque d’être très complexe pour un résultat  faible.

Laïcité et comportement civique

         Le questionnaire du site internet du Grand débat comportait en outre des questions su la laïcité, les incivilités et l'immigration. Je vais essayer d'y répondre aussi rapidement

          Je connais des musulmans, jeunes ou vieux, cultivés ou analphabètes, pratiquants ou pas. Ils comprennent la laïcité comme la liberté de penser en matière de religion et l’approuvent. Le non-respect de la laïcité est le fait d’intégristes catholiques, juifs ou musulmans. 
          
Ceux que je connais sont relativement intégrés, certains ont la nationalité française et en sont fiers, mais ils souffrent d’un certain racisme, essentiellement dû à un amalgame avec le terrorisme.           

          Les jeunes qui ont fait des études supérieures en France trouvent un métier et sont totalement intégrés. Ceux qui n’ont pu faire d’études ont du mal à trouver du travail et ont une certaine rancœur.
          En définitive le maintien de la laïcité passe par l’application de la loi actuelle, avec les sanctions contre le racisme, et par l’éducation des jeunes et un soutien des associations qui luttent contre l’illettrisme, ou essaient due faire faire du sport aux jeunes des banlieues, pour qu'ils ne trainent pas dans les rues avec des fréquentations douteuses. Il faut faire aussi plus d'information permanente pour éviter les amalgames et le racisme.

          Les incivilités sont le fait de personnes très diverses, de toutes croyances, et de tous âges. Ils sont le fait de personnes qui n’ont pas été éduquées et manquent de principes et de repères, qui ont eu le plus souvent une scolarité déficiente, ont souvent eu; jeunes; de mauvaises fréquentations et n’ayant pas de métier du fait du chômage, ont recours à des expédients pour vivre. Les plus fréquentes sont raciales et sexistes
          Moins de chômage les limiterait évidemment.
          Pour les jeunes le problème de l’éducation est primordial et il faudrait arriver à trouver une solution pour ceux qui n’arrivent pas à suivre ni filière générale au collège, ni la filière technique.
ni filière générale au collège, ni la filière technique.
ni filière générale au collège, ni la filière technique.
          Le rétablissement de l’autorité à l’école est en cours et doit être poursuivi.
          La lutte contre la drogue, les dealers et leurs fournisseurs, devrait être intensifiée.
          Les associations qui essaient de trouver une occupation aux jeunes, notamment sportive, pour leur éviter de traîner dans les rues, devraient être davantage soutenues.
          Il faudrait aussi soutenir les associations qui luttent contre l’illettrisme et essaient d’apprendre aux parents à éduquer leurs enfants, favoriser l’enseignement du fonctionnement de la nation française, de règles élémentaires de droit des personnes et du travai.
          Et évidemment il faut sanctionner ceux qui commettent ces incivilités, parfois aussi les parents d’enfants mineurs, évidemment en fonction de la gravité de la faute, mais peut être avec plus de sanctions financières et de travaux d’intérêt général.
          Il faudrait que tous arrivent à respecter le vieil adage « la liberté de chacun s ‘arrête là où commence celle d’autrui »

Immigration.

          Le problème de l’immigration est difficile en soi et aggravé du fait de la mésentente des pays européens sur ce problème et il comporte trois volets différents :
                    - les personnes ayant une compétence recherchée par la France et qui viennent y travailler; ils sont motivés pour s’intégrer et ne posent guère de problème.
          Il faut évidemment limiter leur nombre en fonction de nos besoins.
                    - les migrants qui cherchent asile du fait des conflits mondiaux. Il est normal de les accueillir pour des raisons humanitaires. Il faudrait arriver à répartir la charge en Europe, en contrôler les frontières, et faire en sorte de les intégrer en leur apprenant la français, en leur apprenant un métier et en envoyant leurs enfants à l’école.
                    - les migrants économiques attirées par un mirage du paradis européen. On ne peut bien évidemment les accueillir tous, même si on les a sauvés au départ d’une noyade.

           Des quotas sont inopérants car on n’est pas maître des flux d’arrivée, ni de la nature des gens qui arrivent, par contre. une simplification des formalités et des délais de décision est souhaitable   
          
A moyen terme, il faut aider les pays d’où ils viennent, à se développer, à les informer du mirage européen, et à lutter contre les passeurs.

          A court terme on ne peut que faire un tri pour conserver ceux qui sont les cas les plus graves et qui sont capables de s’intégrer et en ont la volonté, essayer alors d’intégrer ceux qui sont acceptés, et de renvoyer impitoyablement ceux qui commettent des délits. 

 

Samedi 23 février 2019 à 0:00

Actualité

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        J'avais dit que je réfléchissais aux questions posées dans le "Grand Débat", et que je publierai quelques article, au cas où vous souhaiteriez discuter.

        J'aime bien la contradiction, car c'est de la comparaison des points de vue que nait l'innovation.

          La confiance dans nos institutions et les hommes et femmes  politiques qui les constituent est actuellement en cause et je pense donc que c'est un sujet à abordèrent réfléchissant leur évolution, et en essayant de répondre aux questions posées dans le site de propositions publiques.
          Je ferai deux articles, l'un sur les représentants de la population et leur mode d'élection, l'autre sur nos institutions et leur rôle.

          Voici quel est mon point de vue :

La confiance dans la représentativité :

          La situation est très diverse suivant les endroits.
          Dans les petites villes de province et surtout en campagne, les élus locaux sont connus de tous. Ils ont été élus plus en tant qu’homme ou femme, qu’en tant que parti politique.
Ces élus se dévouent le plus souvent pour la communauté et leurs administrés ont confiance en eux.
          Le député est plus éloigné car son bureau n’est pas sur place et il est une partie du temps à Paris. Il n’a la confiance des administrés que s’il est ancien maire ou s’il a un contact fréquent  avec les communes de sa circonscription
          Les élus aux autres instances et au Sénat sont en général peu connus.

          Dans les grandes agglomérations ou même dans les villes dortoirs de la banlieue des grandes villes, les élus sont peu en contact avec une population plus nombreuse. Ils ont le plus souvent été élus parce que faisant parti d’une mouvance politique. La confiance dans « l’homme » existe donc beaucoup moins. De plus l’administration de la communauté est plus complexe et donc les sujets sont peu discutés par la majorité des habitants.
          Le maire est plus lointain mais reste la personne politique la plus proche, le député n’est connu que s’il a des ancrages locaux, et les autres élus sont la plupart du temps ignorés.et leur rôle est mal connu.
          C’est pour ces localités que les liens sont détendus par manque de dialogue. Il y a un manque de dialogue et de concertation au niveau mairie sur les projets locaux et au niveau national avec le député.

           Le non-cumul des mandats est souhaitable au niveau des sénateurs, mais que les députés appartiennent à un conseil municipal les rapprocheraient du terrain.
          Les propos des élus sur les réseaux sociaux ne sont pas tellement suivis et ce sont des phrases courtes , des « impressions » pas de l’information.
          Il manque au niveau des mairies comme des députés des « blogs », qui contiendraient des articles simples d’information d’une page ou deux, avec schémas et graphiques ou photos, sur des sujets divers, qui donneraient des informations et sur lesquels on pourrait faire des commentaires, qui devraient être lus par l’entourage de la personne politique.
          Le contact avec les associations n’est pas toujours suffisant et c’est une source importante d’échanges. Les syndicats sont par contre au niveau des entreprises.

Les sensibilités politiques mal représentées :

          C’est un sujet devenu important car le clivage droite-gauche est maintenant dépassé et la seule façon d’y remédier est une dose de proportionnelle.
          Il faudrait une meilleure connaissance du dossier pour fixer un chiffre, car il ne faut pas que cela rende le pays ingouvernable comme lors de la IVème république. Les simulations que j‘ai lues (mais sont elles exactes ?) semblent montrer que 15 à 20 % des députés élus à la proportionnelle semblerait satisfaisant.
          Il est certain que les abstentions faussent aussi la représentativité. Les personnes avec lesquelles j’ai discuté ne sont pas hostiles à un vote obligatoire, mais les votes « blancs» devraient alors être comptabilisés, et plus de 50% de blancs devrait invalider la consultation. Par ailleurs on ne voit pas très bien quelles sanctions prendre vis à vis de ceux qui ne voteront encore pas : une amende ?

           Je ne pense pas qu’il faille réduire le nombre de députés. Cela demande une refonte complète des circonscription qui impressionnera défavorablement les électeurs, et augmentera le nombre d’administrés de chaque député et l’en éloignera, à un moment où il faudrait au contraire renforcer les liens. L’économie serait en fait faible vis à vis du budget de l’Etat (les frais généraux de fonctionnement de l’assemblée nationale ne changeraient guère).

           Par contre en dehors des petites villes, le nombre de conseiller municipaux est souvent très élevé, une partie d’entre eux n’ayant pas de rôle au sein du conseil.
          De même le nombre de conseiller généraux pourrait être réduit sous réserve d’une révision de leur rôle, ainsi que le nombre de sénateurs.

Le programme des élus n’est pas totalement approuvé par leurs électeurs :

          Les élus ont une fâcheuse tendance à croire que puisqu’ils ont été élus, leur programme est approuvé par tous leurs électeurs. C’est une erreur.
          
Au premier tour, on a un certain choix, mais déjà limité, car certains programmes vous déplaisent et certains candidats ne paraissent pas fiables. Au second tour on vote plutôt contre un programme ou un candidat qui vous plaît moins que l’autre.

          Mais il est possible que l’on ne soit pas d’accord avec une partie des mesures prévues par celui qu’on élit.
          Si celui-ci, persuadé du contraire, applique son programme sans concertation, le mécontentement est tel que l’on va vers une crise.
          Ceci peut être vrai aussi bien au niveau d’une commune, que d’une région ou de l’Etat, et de nombreux exemples le prouvent.

 

Samedi 16 février 2019 à 14:16

Actualité

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    La crise des gilets jaunes a mis en évidence, certes la misère et les difficultés à vivre de nombreux français, notamment des femmes seules chargées de famille, mais elle a aussi révélé que même des personnes moins éprouvées avaient perdu confiance en l possibilité d’orienter favorablement leur vie.
    Face au chômage qui ne diminue pas depuis 20 ans, à l’augmentation dela pauvreté, des difficultés à vivre et de l’injustice devant la différence entre riches et moins nantis, les citoyens, qui espéraient que l’Etat lutterait contre ses fléaux, constate qu’il est impuissant (je n’ose pas dire complice), et donc perdent confiance, en eux mais aussi en les hommes et femmes politiques.
    Par ailleurs la détérioration de l’éducation, des parents trop occupés à l’Education Nationale, qui multiplie tous les sujets d’enseignement au lieu de s’en tenir aux essentiels de culture générale pour développer l’intelligence et l’esprit critique, la curiosité intellectuelle et le goût du travail, ainsi que le flux d’information d’internet, sans qu’on ait appris à faire le tri, et qui incite à ne plus exercer sa mémoire, tout cela fait que le bon sens est devenu une qualité très rare.
    Mes petits enfants, qui ont fait des études à bac + 4 ou des mastères à bac + 5, croient des informations peu vraisemblables et illogiques, que mon grand-père, paysan qui n’avait que le certificat d’études, n’aurait jamais crues.
    S’il circulait aussi de fausses informations quand j’étais jeune, seules quelques personnes peu instruites ou un peu illuminées, y croyaient. On aimait en raconter certaines tout en sachant et en disant que c’étaient des légendes. On en a fait des films depuis, telle la bête du Gévaudan.
    Mais avec l’explosion des réseau sociaux où n’importe qui peut écrire n’importe quoi, et où des millions de personnes peuvent le lire, les fausses nouvelles foisonnent et on ne sait plus où est la vérité, si on ne se livre pas à une exploration logique et à quelques vérifications. L’information était autrefois « descendante », elle est maintenant horizontale et en mille-feuilles.
    Que faire devant cet afflux de ce que l’on appelle au niveau mondial les « fake news » ?

    Constatons d’abord que les fausses nouvelles ne viennent pas que des réseaux sociaux ou du moins du public qui les fréquentent.

    D’abord les politiques sont réputés pour leur « langue de bois ». Mais les réseaux sociaux leur permettent de toucher un public bien plus nombreux. Alors ils ont tendance à réagir aussitôt à toute nouvelle situation, sans prendre le temps de réfléchir. Le plus bel exemple est celui de M. Trump, qui ne possède pas une intelligence à la hauteur de sa fonction, et accumule les inepties, les contradictions et les bêtises en ce qui concerne les connaissances scientifiques les plus élémentaires.
    Et alors que l’on souhaite la vérité de la part de nos politiques, si on constate qu’ils disent n’importe quoi, la confiance n’est plus là !

    Les médias sont aussi souvent en faute. Ils veulent informer avant leurs concurrents et recherchent le sensationnel. Or ce qui est hors du commun a de fortes chances de comporter quelques inexactitudes et mériterait des vérifications, que l’empressement à publier empêche de faire.
    Quand je vois les reportages à la télévision , dans lesquels le journaliste fait de grossières fautes de français, où les explications sont absentes ou peu logiques, où l’information est très partielle, je me demande parfois comment nos journalistes sont formés aujourd’hui.
    De plus l’information est de moins en moins neutre, mais orientée en fonction des convictions et des intérêts. Les faits qui seraient contradictoires sont cachés, et on insiste beaucoup sur ceux qui sont au contraire favorables à vos thèses.
    Les informations télévisées ne m’ont par exemple, pas donné d’information sur le flash-ball LBD40 et j’ai dû aller chercher les informations que j’ai données dans un précédent article, qui montent son danger s’il est mal utilisé.
    Par ailleurs certaines techniques sont bien connues (voir mes articles sur la préférence cérébrale de sensibilité émotionnelle immédiate). Si on fait passer de l’émotion immédiate à davantage d’émotion et à la conclusion ou l’action, sans passer par la recherche dinformation rationnelle logique, c’est le moyen d’ameuter les foules et de faire croire n’importe quoi.

    Les gens sur les réseaux sociaux racontent un peu n’importe quoi, certains volontairement, pour se rendre intéressant, d’autres par ignorance, mais ils colportent et multiplient les fausses nouvelles.
    Des études ont montré que les fausses nouvelles sont beaucoup plus lues que les vraies, parce qu’elles sont moins anodines, plus inattendues, et le fait qu’elles soient reprises et répétées leur donne un air de vérité.
    Et c’est tellement agréable de broder sur la vérité, si cela accroit votre audience ou vous fait briller devant les copines et copains.

    Mais les réseaux sociaux sont fautifs également. Quand vous allez chercher une adresse, une information, vous faites appel à ce que l’on appelle un « moteur de recherche », qui va essayer de comprendre votre question et de vous donner une réponse, par exemple une liste d’adresses internet correspondant à votre demande.
    Seulement les logiciels des moteurs de recherche sont truqués, pour donner plus souvent une fausse satisfaction au client ou pour maximiser les profits du réseau, notamment au plan publicitaire.
    Par exemple, Google présente la liste des adresses qu’il a trouvées dans un ordre qui n’est pas neutre : c’est celui correspondant aux questions du plus grand nombre qui sont en tête ou celles qui correspondent à des intérêts de la firme, au plan pécuniaire ou relationnel. C’est ainsi que, si vous demandez des renseignements techniques sur le fonctionnements des lecteurs blu-ray, Google vous donnera en priorité et presque uniquement des listes de vendeurs de tels appareils.

    Enfin il est très probable que des puissances étrangères, comme la Russie et la Chine notamment, mais pas uniquement, peuvent diffuser sur nos réseaux, de fausses informations déstabilisantes On l’a vu lors des élections présidentielles aux USA.

    Alors que faire ?

    Règlementer, brider, et contrôler l’information pour interdire la diffusion sur les réseaux sociaux des fausses nouvelles ?
    C’est dangereux pour la liberté d’expression et c’est ce que font les dictatures et pays totalitaires.
    De plus c’est très difficile pratiquement d’espérer repérer à temps toutes les fausses nouvelles pour les éliminer.

    Par contre les médias devraient mieux former les journalistes  et des contrôles pourraient avoir lieu pour non pas interdire des diffusions, mais seulement avertir le public qu’elles sont fausses. Dénoncer les auteurs diminuerait leur crédibilité. Ce serait vrai aussi pour les politiques.
    Il faudrait mieux veiller à l’impartialité , à se limiter à l’enquête et au reportage, instituer en quelque sorte une charte de déontologie.

    Et surtout il faudrait former à l’école les jeunes. Remettre l’accent su la littérature où on jetait un oeil critique sur les grands penseurs, faire faire à nouveau de nombreux exercices en sciences pour apprendre la logique, former à la rédaction et à l’expression orale du français, et apprendre à chercher de l’information; et à la trier, et à la critiquer, à rejetre vce qui paraît douteux et à garder l’information qui paraît pertinente, même si elle est contraire à vos idées..
    Bref c’est devenir plus intelligent, apprendre le bon sens et l’esprit critique, mais aussi apprendre la tomérance.
    La formation informatique élémentaire ne devrait pas être seulement l’usage d’un ordinateur ou téléphone portable, mais aussi la façon de formuler les questions pour avoir des réponses correspondantes et comment recouper les informations.
    C’est aussi favoriser les délibérations, car la vérité nait en partie de la confrontation des opinions. (autrefois on faisait une dissertation par semaine au lycée). Cela peut se faire par écrit mais aussi oralement, en groupe, en respectant les idées d’autrui.

Mercredi 13 février 2019 à 18:21

Divers

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 Je viens de lire un commentaire d"Aliénoïde. J'aurai aimé lui répondre, mai je n'ai pu remonter à son blog.

Peut elle me donner un moyen de la joindre en l'envoyant à jpmalardel@gmail.com ?

Samedi 9 février 2019 à 8:37

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    Mon article précédent parlait du « grand débat » national.
 
   J’ai eu la curiosité d’aller voir d’une part le site officiel sur
https://granddebat.fr/pages/bienvenue-sur-lespace-de-contributions?gclid=CP3Pob_kmuACFUrEGwodUNEANw
    et d’autre part un nouveau site créé par les gilets jaunes :
https://le-vrai-debat.fr/
    et j’avoue être assez inquiet quant au futur dépouillement. Voici pourquoi.

    Le site officiel comporte deux grand volet : l’un de « contributions » par thèmes et l’autre de questions auxquelles on peut répondre en ligne.

    Les contributions que l’on peut consulter (sur « partagez vos propositions »), sont d’abord une liste de titres qui laissent perplexes (par exemple  « il faut se dépêcher d’agir » !, ou « mes idées »), et on a au départ une très mauvaise impression. Pour un grand nombre, c’est le titre d’un sous-thème. Certains correspondent aux grandes questions posées par monsieur Macron, mais d’autres traitent d’un sujet très restreint (par exemple « stop aux 80 km/h sur route ».
      Mais en cliquant sur la proposition en cause, on trouve des réponses à un questionnaire assez précis, très orienté mais qui traite une partie des questions qui se posent. La plupart répondent en 2 lignes, mais il y a parfois un développement intéressant, des suggestions, et un argumentaire, qui dépasse la simple réponse aux questions.
    Finalement quand on a compris le processus, cette partie du site est assez bien faite et la lecture est intéressante et il y a pas mal de suggestions, malheureusement rarement accompagnée d’une réflexion sur la faisabilité et le financement ou les moyens.
    Le seul gros inconvénient : il y a sur chacun des 4 grands thèmes plusieurs dizaines de milliers de réponses et on n’a évidemment pas le temps de les consulter.
    Donc on passe à coté des plus intéressantes après avoir lu certaines sans intérêt.
    Il y a déjà au total plus de cent questions et à la fin de la consultation probablement de l'ordre de 100 000  participants Ce ne sont pas des réponses par oui ou non. Il faut donc tout lire pour dépouiller au minimum 10 millions de phrases de 3 ou 4 lignes
    Je me pose une grave question : comment le gouvernement et l’administration vont ils dépouiller tout cela car seuls des opérateurs humains pourront saisir le sens et l’importance des réponses. Cela m'étonnerait que le gouvernement puisse mettre les moyens nécessaires.
     Alors ces questionnaires est ce du bidon ? Comment seront élaborées les synthèses des réponses ? On peut les arranger, 
après la consultation d'un échantillon pour que cela ait l'air vraisemblable,  en les rendant plus proches de ce que l'on veut bien accorder.

    Le questionnaire officiel réduit, plus facile à dépouiller est par contre lamentable. Sur chaque thème on a une dizaines de questions tout à fait orientées auxquelles on doit répondre par « oui ou « non », ou bien choisir entre quelques réponses très limitatives et orientées.
    Je vais vous donner un exemple par thème :

Question : Parmi les dépenses de l'Etat et des collectivités territoriales, dans quels domaines faut-il faire avant tout des économies ?
Plusieurs réponses possibles

L'éducation et la recherche
La défense
La sécurité
Les transports
L'environnement
La politique du logement

    Comment voulez vous répondre à cela ? Les domaines proposés sont ceux les plus indispensables au pays, sauf la santé qui n’est pas citée. Et en quoi consisteraient ces économies. ?

Question : Et qui doit être en priorité concerné par le financement de la transition écologique ?
Plusieurs réponses possibles


Les entreprises
Les administrations
Les particuliers
Tout le monde

    Là encore comment répondre à une question aussi générale : on ne sait même pas de quels domaines de la transition écologique il s’agit !

Question : Diriez-vous que l'application de la laïcité en France est aujourd'hui:

Satisfaisante
A améliorer
A modifier profondément

    Question tellement générale qu’elle en est idiote. Il y a des aspects bien divers de la laïcité et ils ne sont peut être pas traités de la même façon !

Question : Quels sont les niveaux de collectivités territoriales auxquels vous êtes le plus attaché ?
Plusieurs réponses possibles


La région
Le département
La commune
L’intercommunalité

    La encore question idiote :« attaché «  est sentimental, pas objectif. Et en fait il s’agit surtout des services aux citoyens et les réponses ne sont pas les mêmes selon leur nature.


    Par contre le site des gilets jaunes est plutôt mieux fait que celui officiel.
    Chaque personne peut poser une question, suggérer une réponse ou une action. Elle la justifie ou la précise en quelques lignes, puis toute personne peut répondre, donner son avis pour ou contre et le justifier en quelques lignes.
    Evidemment les thèmes abordés sont avant tout ceux des gilets jaunes, mais pas uniquement, et certains avis sont parfois très pertinents et avisés.
    Un camembert donne le pourcentage et le nombre de vote contre, pour ou abstention vis à vis de la proposition faite.
    Bien sûr on a parfois des propositions assez irréalistes, par exemple sur le sous-site :
https://le-vrai-debat.fr/consultations/transition-ecologique-solidaire-agriculture-alimentation/consultation/consultation-2/opinions/transition-ecologique-et-solidaire-agriculture-alimentation-transport/suppression-de-toutes-les-vaisselles-et-condtionnement-alimentaires-en-plastique
    on trouve l’idée certes louable, suivante : « suppression de toutes les vaisselles et conditionnement alimentaires en plastique. ».
    Mais certains de ses interlocuteur font remarquer les difficultés et le coût de la mesure de façon pragmatique

    Bref j’ai trouvé aussi cette lecture intéressante, mais là encore il y a des milliers de questions  et plusieurs centaines si on les regroupe, et des dizaines de milliers de commentaires.
    Alors comment dépouiller. ?

    En définitive, je constate que le grand débat intéresse les français et qu’ils essaient d’y participer et les réponses sont extrêmement intéressantes, car elles donnent des points de vues très divers.
    Mais je me demande comment on pourra dépouiller tout cela et la nature des questions ridicules du questionnaire officiel me fait douter de la volonté du gouvernement de vouloir vraiment tenir compte des avis, sauf dans les domaines qui correspondent à ses propres intentions.
    Paradoxalement le débat est mieux préparé par les gilets jaunes que par l’administration.!

Dimanche 3 février 2019 à 15:07

Actualité

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     Comme je l’avais écrit dans mon article du 15/1, je trouve que les questions posées dans la lettre de M Macron aux français sont du niveau d’un gouvernement et des instances qui dirigent le pays, et que les français qui sont censés y répondre, ne peuvent pas vraiment le faire, car ils n’ont pas une connaissance suffisante des dossiers. Je ne vois pas en particulier un gilet jaune répondre à ces questions de politique générale au niveau de la nation.
    Je pense donc que les discussions vont être plus terre à terre, et que soit elles vont représenter les préoccupations personnelles de chacun (cahiers de doléances), souvent au niveau communal, soit certains essaieront d’élaborer des réponses aux grandes questions, mais évidemment incomplètes et basées soit sur des intuitions et des connaissances partielles, soit à partir de lecture ou de séquences vues à la télé.
    Les réponses risquent donc d’être fort influencées par des tierces personnes et par des informations, plus ou moins exactes, vues sur internet.
    Je suis donc toujours assez sceptique sur les conclusions qui seront tirées au niveau du gouvernement.
   
    Néanmoins j’ai trouvé intéressant ce qui a été dit sur les discussions auxquelles assistaient M. Macron et sur les compte-rendus de divers débats. C’est toujours profitable de confronter les idées, même si cela ne répond pas exactement aux questions posées.
    Je regrette fortement qu’il n’y ait pas de débat organisé au niveau de notre commune. J’ai un peu discuté avec des personnes que je connaissais, mais c’est un échantillon beaucoup trop particulier de population.
    Finalement je pense que répondre à ces questions est aussi important que de voter. En quelque sorte un devoir de citoyen, dans la mesure évidemment où le gouvernement a vraiment l’intention de s’intéresser aux réponses et d’en tenir compte lorsque cela est possible.
    Comme j’ai par ailleurs des connaissances en fonctionnement des entreprises et de l’administration, ainsi qu’en matière de production d’énergie (avec le souci de sauver le plus possible le climat), j’ai finalement décidé de faire une synthèse de ce que j’ai pu recueillir et de l’envoyer aux instances qui régulent les débats.
    Je publierai sur ce blog quelques extraits de ce que je rédigerai, pour recueillir des avis, si certains lecteurs veulent bien me les donner.
    J’ai recueilli notamment un commentaire d’un lecteur qui me parait très sensé; je le cite: « je crois qu'il y a une question qui n'est jamais abordée en politique : on fait le choix de se cacher derrière des chiffres, des statistiques... J'aimerais juste que pour chaque décision prise on se demande si ça va rendre le plus grand nombre un peu plus heureux. La notion du bonheur collectif devrait être aussi importante que celle de l'effort collectif. »

    Comment ne pas parler aussi des gilets jaunes dans cet article.
    Comme je vous l’avais dit initialement, j’étais d’accord avec beaucoup des revendications initiales et notamment celles des personnes en dificulté, sans travail ou avce des salaires faibles.
    Puis j’avais écrit que je ne comprenais pas l’intérêt de bloquer le fonctionnement de l’économie et de faire des manifestations dont le résultat état d’attirer les casseurs.
    Aujourd’hui mon opinion a évolué.
    Je comprends toujours les revendications initiales, mais je crois que la plupart de ceux qui les avaient faites ne sont plus dans la course.
    Quand on voit ce qui se passe à Paris, et que l’on entend les propos de certains manifestants, on a l’impression que le mouvement a été récupéré par des anarchistes, qui sont contre tout fonctionnement de notre société et qui n’ont d’autre but que de détruire son organisation, à commencer par l’Etat, ses institutions et l’économie, aidés par quelques bandes de casseurs, mais qui ont diminué leurs actions, du fait des mesures plus sévères prises. Certaines entreprises commerciales et magasins sont en situation très difficile à cause de ces manifestations, qui n’ont plus le but initial.

    Ce qui est évidemment très regrettable, ce sont tous les dégâts effectués et surtout les blessés à l’issue des manifestations.
    D’une part il n’est pas étonnant qu’il y ait des blessés parmi les forces de l’ordre quand on voit ce qu’on leur jette dessus. Ce sont des actes volontaires pour infliger des blessures et leurs auteurs s’ils sont pris devraient être condamnés en conséquence.
    Par contre je trouve plus étonnantes les blessures infligées à certains manifestants par les forces de l’ordre, qui résultent d’un très mauvais emploi des moyens de défense dont ils disposent et dela non-observation des consignes de sécurité..

http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/flashballverneycarron.jpg    Je me suis aperçu, avec horreur, que n’importe qui pouvait acheter un « flahs-ball ». Il suffit d’une attestation médicale (ou permis de chasse ou licence de tir), d’un justificatif de domicile et d’un justificatif d’identité. Pas de condition d’âge !!!

    C’est une arme d’autodéfense conçue pour tirer des projectiles « sub-létaux », c'est-à-dire théoriquement capables de neutraliser des individus sans tuer. Pour ce faire, les projectiles sont donc conçus pour venir s'écraser violemment contre le corps de la personne touchée, mais sans y pénétrer, ce que ferait la balle d'une arme de poing.
    Elle date des années 90. Elle tire des balles en caoutchouc de 44 mm de diamètre, pesant 28 grammes, recouvertes de feutrine comme une balle de tennis.
    On trouve beaucoup de publicité sur internet, lesquelles comparent l’impact à un « coup de poing vigoureux de boxeur de haut niveau » et en recommandent l’achat en tant « qu’arme dissuasive d’une efficacité redoutable, solution efficace face au sentiment d'insécurité actuel, autorisée chez soi ».  
    Les armureries et même Amazon et C-discount en vendent, prix autour de 500 €;
    La portée est faible, une quinzaine de mètres, car la charge de poudre de lancement est faible mais la précision est très mauvaise, et on risque d’atteindre n’importe où la personne sur laquelle on tire
    Un jour ou l’autre, un gosse empruntera le flash-ball à papa et rendra aveugle un de ses camarades au collège.

http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/Unknown2-copie-1.jpg

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    Le LBD 40 de la police, incriminé dans les accidents lors des manifestations et un flash-ball beaucoup plus puissant, plus précis et pouvant tirer à 50 m de façon efficace; Il est fait pour être épaulé (il a une crosse et un viseur laser comme un fusil) et on ne doit viser que la poitrine.
    Il est interdit de tirer à moins de 10m et de viser la tête et les parties génitales.
    Théoriquement il est plus précis car le canon est rayé et fait donc tourner la balle pour stabiliser sa trajectoire. (précision 14 cm à 25 m de distance, 23 cm à 40 m).
    La balle tirée n’est pas parfaitement sphérique (c’est un cylindre avec une demi-sphère à l’avant 40 X 46 mm), et est en caoutchouc durci; elle s’écrase donc moins et communique son énergie sur une surface plus réduite. Sa vitesse à la sortie du canon est de 100m/s.
    Surtout l’énergie délivrée lors de l’impact est de 220 joules à 40 m, alors que le flash-ball ne délivre que 150 joules à 10m. A cette distance d 10 m, le LBD 40 est très dangereux et au dessous de cette distance il peut être mortel, s’il atteint des parties vitales.

    Je comprends que la police utilise une telle arme si elle est violemment agressée, mais en respectant les consignes de précaution. Par contre je ne comprends pas qu’on tire pour disperser une foule qui s’en va. Des canons à eau seraient aussi dissuasifs et moins dangereux. J’ai vu une vidéo où un homme, qui tournait le dos et partait sans être menaçant, a été touché par une balle de LBD, ce qui est absurde et dangereux.
    J’espère que l’usage des caméras prescrit par le ministre de l’Intérieur, fera mieux respecter les consignes de sécurité.
    Certes il vaut mieux utiliser un LBD qu’une arme à feu, mais il faut en maîtriser l’emploi.
    Et la vente « grand public » de flash-balls, certes moins puissants, m’inquiète d’autant plus, car, là, il n’y a plus de consigne de tir !

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