Samedi 23 mars 2019 à 8:15

    Je trouve bizarre l’initiative qu’ont pris certains écologistes d’attaquer l’Etat en justice parce qu’il ne faisait pas assez pour le climat. Cela me paraît une fois de plus montrer combien l’écologie française ne réfléchit pas beaucoup à la réalité des choses et aux aspects techniques, en faisant passer l’affectif subjectif avant le bon sens.
    Bien sûr que la lutte contre le changement climatique doit être une priorité, mais c’est avant tout un problème mondial et c’est dans sa globalité qu’il faut l’examiner.
    Il faut prendre conscience que, dans ce domaine , la France est un bon élève (grâce au nucléaire décidé par le Général de Gaulle), limitant ses rejets à moins de 1% du niveau mondial
.  (Voir le tableau ci-dessous)
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/CO2mondial2016.jpg    Cela n’empêche pas que nous fassions nous aussi un effort, mais le problème est de convaincre les USA, (et c’est mal parti avec Trump), la Chine et l’Inde, de faire de gros efforts dans ce domaine, beaucoup plus que de faire diminuer nos rejets.
    Il ne faut certes pas négliger les « petites actions », car faites par tout le monde, elles auraient de l’impact, mais le problème est qu’il faut convaincre un grand nombre de gens, en France, mais aussi dans le monde. Les manifs dans le monde entier des jeunes me paraissent plus réalistes, même si elles ne convaincront sans doute pas, ni M. Trump, ni l’Inde ni la Chine qu’une action en justice bien peu réaliste.
    Et cela m’inquiète quant à l’information faite, quand je vois des jeunes croire qu’ils ont fait un beau geste pour l’écologie en ne mangeant plus de viande et en devenant végétariens, alors qu’ils mettent seulement en péril leur organisme et notamment leur cerveau, par manque de protéine. Diminuer la consommation de viande ne veut pas dire la supprimer. L’excès est, dans tous les cas, un danger.  
    Les émissions de CO2 ont augmenté de 2% dans le monde, en 2018, les coupables étant les USA, la Chine et l’Inde. En France ces émissions avaient diminué de 18% entre 1990 et 2016, mais ont de nouveau légèrement augmenté, en raison de l’augmentation du transport et de l’arrêt de centrales nucléaires.


    Les écologistes peuvent beaucoup parler de réduire la consommation d’énergie. Certes il faut le faire en France, mais c’est une goutte d’eau dans l’océan !
    Et il ne faut pas se faire d’illusion, la demande mondiale d’énergie sera en très forte hausse.
  
  L’administration pou l’Information sur l’Energie (EIA aux USA), estime que cette demande devrait augmenter de 14% d’ici 2020 et 45% d’ici 2040. Cette hausse proviendrait surtout des pays en voie de développement, sous l’effet de leur croissance économique et démographique.    
    Les pays asiatiques ( Chine, Inde …) seraient en particulier responsables de plus de la moitié de l’augmentation; la consommation énergétique de l’Afrique pourrait doubler d’ici à 2040 mais resterait très faible malgré la forte poussée démographique sur ce continent; a demande énergétique des États-Unis serait encore 2,4 fois plus élevée que celle de l’Afrique en 2040 avec une population pourtant 5 fois plus faible.
   
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    La consommation d’énergie en 2017 est à 80% due au énergies carbonées (charbon, pétrole et gaz) comme le montre le schéma ci-contre.
    Cela a des conséquences dramatiques : prenons l’exemple chinois. En 2018, 73% de l’électricité chinoise provenait de centrales à charbon. La Chine fait des efforts très importants pour développer l’hydraulique, le nucléaire, le photovoltaïque et l’éolien. Ces moyens de production ont connu en 2018une hausse impressionnante de 147 TWh; mais la demande en énergie a augmenté de 465 TWH et la Chine a dû construire de nouvelles centrales à charbon.
    C’est très inquiétant quant aux émissions de CO2.


    Parlons maintenant de la France.
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/GESgraph7.png    La répartition par secteur des émissions de CO2 est donnée par le schéma ci-contre. J’en ai déjà parlé dans un article précédent et j’ai montré que les efforts à faire étaient essentiellement les transports et le chauffage urbain, et en troisième lieu l’a production électrique et j’avais indiqué diverses voies possibles.

    Le gouvernement et les constructeurs semblent vouloir faire un effort en matière de véhicule électrique (ce qui n’est valable que parce que nous avons une énergie propre due au nucléaire). Mais cela passe par des batteries plus puissantes et par des stations de recharge nombreuses. On n’en parle presque pas alors que c’est essentiel.
    Dan le domaine du chauffage, on fait des efforts pour aider l’isolation et le chauffage de maisons individuelles, mais rien n’est fait pour les immeubles, qui représentent presque la moitié des logements.

    Quant à la production d’électricité, je ne comprends toujours pas les écologistes, qui restent sur des idées utopiques et des a priori subjectifs, sans tenir compte avec bon sens d’éléments factuels et techniques.
    S’ils veulent défendre le climat, il faut défendre ce qui produit le moins de CO2 et au moindre coût. (voir le tableau ci-dessous)
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/tbleauenergies.jpg
    Charbon, fioul, gaz et pétrole permettent une pollution à bas coût, mais sont très polluant. Nous avons très peu de centrales de ces types, mais il faut les supprimer, en ne gardant que des groupes électrogènes mobiles pour pallier des pannes de réseau électrique.

    L’énergie éolienne est mature, mais le éoliennes sont assez fragiles et surtout l'énergie dépend de la puissance et de la régularité du vent et est donc fournie de manière intermittente : on compte en moyenne sur un fonctionnement à pleine puissance de 2400 heures par an, ce qui oblige à disposer d'autres sources de production en complément (en général des centrales à gaz).
    De plus elle génère des nuisances visuelles et sonores et des conflits d'utilisation de l'espace terrestre ou marin et la puissance unitaire étant de l’ordre de 2 MW, (5 à 10 MW en mer), il faut beaucoup de machines ce qui couvre des espaces importants, d’autant plus que le raccordement au réseau étant onéreux, il faut le regrouper pour minimiser ce coût.

    Le photovoltaïque est intéressant au niveau de la maison individuelle, (bien que limité actuellement à environ 3 kW), mais les centrales couvrent une superficie prohibitive, ont un mauvais rendement et un coût de raccordement au réseau prohibitif.

    Finalement les énergies « intermittentes, sont très chères (notamment pour les raccorder au réseau) et en définitive des moyens de production électrique peu efficaces pour le climat, en raison des centrales complémentaires pour palier leur intermittence, car on ne sait pas stocker l’énergie électrique. On aura beaucoup de mal à dépasser une proportion de 15 à 20%.

    L’électricité nucléaire est la seule qui soit permanente, à un coût raisonnable, n’émet pas de CO2, renouvelable pour les générateurs de 4ème génération, et peut satisfaire la demande française.   
    Je ne comprends pas comment de vrais écologistes, soucieux du climat, peuvent demander la diminution du pourcentage de nucléaire (actuellement 70%), en pensant le remplacer par l’éolien et le photovoltaïque, ce qui, sur le plan technique et financier est une parfaite utopie.

    L’explication est sans doute une peur irraisonnée du nucléaire par manque d’information.
    Un réacteur ne peut en aucun cas exploser comme une bombe atomique.
    Les accidents de Tchernobyl et Fukushima sont dus à des circonstances très spéciales qui ne peuvent se produire dans les pays occidentaux. Ils ont d’ailleurs fait moins de 100 morts (dont 2 au Japon), alors que les accidents industriels en font plus chaque année et que le tsunami japonais a fait 22 000 morts.
    Il n’y a pas eu d’accident, même minime, en France en 50 ans de production d’électricité nucléaire, alors qu’il y a eu l’accident d’AZF à Toulouse, et chaque année plus de 3 000 morts sur les routes, plus de 10 000 morts de la grippe, de l’ordre de 20 000 morts par accident domestique, environ 1500 accidents mortel industriels….
    Les écologistes veulent interdire le nucléaire par peur irraisonnée, alors qu’ils font semblant d’ignorer toutes les autres causes d’accidents mortels.
    Pourquoi n’interdirait on pas les voitures, l’utilisation du gaz, d’huile et de produits domestiques, et la plupart des travaux industriels ?
    C’est effectivement un non-sens, un manque total de bon sens.
    En fait la sauvegarde du climat passe par l’utilisation des réacteurs nucléaires de 4ème génération et c’est ce qu’un écologiste sensé devrait promouvoir.
   J'ai déjà fait des articles sur ces réacteurs

   

Samedi 16 mars 2019 à 8:44

Actualité

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    Je suis de plus en plus perplexe quant aux « gilets jaunes »
    Je comprenais leur mouvement à ses débuts, car le nombre de personnes, notamment des femmes, qui ont du mal à survivre, parce qu’au chômage ou avec des salaires autour du SMIC est malheureusement important en France.
    Leurs revendications sur le pouvoir d’achat me paraissaient justifiées.
    Le gouvernement ne leur a accordé qu’une augmentation très partielle, et je comprenais qu’ils poursuivent leur mouvement.
    Mais peu à peu ils se sont fait déborder par des mouvements d’extrême droite ou gauche, plus ou moins anarchistes, et par des casseurs et délinquants qui ne cherchent qu’à détruire et voler et l’économie est de plus en plus en péril au fur et à mesure des destructions et de la perturbation du travail, notamment des commerçants.
    La perte de l’économie est actuellement de plusieurs milliards.
    Je ne comprends pas l’acharnement des gilets jaunes à vouloir manifester dans ces conditions. Il est évident que plus il y a de dégâts, moins il y a d’argent disponible et moins ils obtiendront d’avantages.
    On a vraiment l’impression que les gens n’ont plus de bon sens et plus aucun sens de l’économie.

    L’une des revendications des gilets jaunes est le relèvement du SMIC; mais ils ne se rendent pas compte des finances requises.
    Le SMIC était en fin d’année à 9,88 € l’heure travaillées, soit environ 1185 € mensuels nets
    Un relèvement du SMIC concerne au moins 2 millions de personnes. Certes ce sont les entreprises qui en paient, mais l’Eta est lui même employeurs et 900 000 de ses personnels environ sont au SMIC. De plus, les allégements de charges sur les bas salaires – jusqu'à 1,6 fois le Smic – sont réglés par l'Etat auprès de la Sécurité sociale. En conséquence une augmentation du salaire minimum se traduira par une hausse des versements compensatoires.
    Une hausse notable, par exemple de 200 euros net (presque 17%) représenterait ainsi une dépense de 8,5 milliards d’euros pour l’Etat et plus pour les entreprises, car elles devront répercuter la hausse sur des salaires supérieurs au SMIC.
    Sans doute peut on supprimer les avantages fiscaux aux riches, mais la somme récupérée sur l’ISF et les intérêts financiers représente de l’ordre de 7 milliards.
    Le problème est qu’il y a beaucoup de personnes au SMIC et peu de riches.

    Certes une telle augmentation serait un sérieux « coup de pouce », qui entraînerait une plus grande consommation des ménages, mais il n’est pas sûr qu’elle soit sans répercussions sur l’emploi, du fait de l’augmentation du coût du travail dans les entreprises, et d’autre part elle risque d’entraîner une augmentation de l’inflation, qui diminue l’avantage obtenu.
    Et plus les destructions et le manque à gagner économiques seront importants, moins il y aura d’argent pour une telle mesure.
 Cela me paraît du bon sens et donc plus les gilets jaunes continueront leur action, moins ils ont de chances d’obtenir une suite à leurs revendications financières.

    Il y a dans les propos actuels tenus lors des manifs, d’une part des propos antidémocratiques, et d’autre part racistes. Je pense que ce sont ceux des extrémistes infiltrés et non des gilets jaunes initiaux.
    Médiapart a fait le tri en enlevant ces propose et a établi une liste de 45 revendications qui restent pour la plupart dans le cadre de notre république actuelle. Vous les trouverez sur
https://blogs.mediapart.fr/jeremiechayet/blog/021218/liste-des-42-revendications-des-gilets-jaunes
    C’est un grand mélange, issues manifestement des souhaits de personnes de métiers t de situations différents, mais ce sont pour beaucoup d’entre elles, des revendications que l’on comprend, et avec lesquelles on est d’accord, si on se limite à l’aspect sentimental et justice sociale, sans examiner les possibilités financières.
    Mais si l’on se demande comment on va les satisfaire, on s’aperçoit que cela représente une énorme augmentation des dépenses sans aucune recette en face, qu’il s’agisse d’augmentations financières ou de moyens.
    Certaines de ces revendications sont même un peu naïves ou inattendues.
    Par exemple le mandat de 7 ans pour le président de la République, ou la nationalisation d’EDF et l’ex-Gaz de France, qui sont des sociétés nationales (et leur statut n’a rien à voir avec le prix de l’électricité et du gaz. (si on le fait baisser artificiellement ce seont les impöts qui paieront le déficit !)
    Le site où les citoyens pourront faire des propositions de lois (c’est comme si on me demandait, sous prétexte que je suis ingénieur, de faire les plan d’un Airbus futur !!
    Interdiction de faire payer aux commerçants une taxe lorsque leurs clients utilisent la carte bleue. (Qui paye l’organisme qui gère les dépenses correspondantes ?).

    Il y a malheureusement une grande différence entre souhaiter des actions et savoir les rendre possibles et les réaliser. je pense que les gens ne se rendent plus compte de la difficulté des choses dans le monde actuel.

Samedi 9 mars 2019 à 9:44

Sexualité, Homosexualité

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          Cela m’agace quand on parle d’égalité 
homme-femme » et des quotas correspondants.

          Je suis effectivement pour une égalité des chances et je suis d’accord qu’à poste égal, il faut des salaires égaux (ce qui existe chez les fonctionnaires, mais pas dans le privé). Mais par contre, je pense qu’il y a des tâches et des métiers où les femmes sont meilleures que les hommes (par exemple celles qui demandent beaucoup d’attention et de soins) et d’autres où les hommes sont meilleurs (s’il faut beaucoup de force ou en orientation spatiale), cela en moyenne seulement et non individuellement de façon absolue.
          
A partir de là, je trouve idiots les quotas, car dans certains postes il vaut mieux plus de femmes et dans d’autres plus d’hommes. Par contre je suis d’accord qu’il ne faut pas d’exclusivité, ni d’exclusion.

          Cela dit je pense également qu’en maintes occasions, le comportement des hommes et des femmes ne sont pas les mêmes et les psychologues (même féminins), sont d’accord à ce sujet. J’ai même lu un article d’Emily Willingham, qui paradoxalement disait que « l’égalité homme-femme creuse les différences ».
          Cette journaliste rendait compte d’une étude de Armin Falk, de l’université de Bonn et Johannes Hermle, de l’université de Berkeley, qui ont étudié sur 80 000 personnes de 16 pays, la façon dont le développement économique et l’égalité des sexes intervenait sur et modifiait les choix que faisaient les hommes et les femmes, en matière de prise de risques, d’altruisme, de patience, de la volonté de récompenser un comportement juste ou de punir un comportement injuste. (journal Science d’octobre 2018).
          Alors qu’on pense en général que l’amélioration des ressources et la politique d’égalité entre les sexes doit entraîner davantage de similitude dans le comportement des sexes, ils ont constaté que l’augmentation de l’aisance matérielle et de l’égalité donnait aux hommes et aux femmes davantage de liberté pour avoir des comportements différents. L’égalité augmente la liberté, qui entraine davantage de différence de comportements, ceci que ce soit en matière de revenus ou de métiers.
          C’est vrai que, lorsque j’étais en activité, une femme qui faisait un métier d’homme se sentait obligée de réagir comme un homme, ce qui n’est plus vrai dans les entreprises aujourd’hui. 
          
L’étude a révélé que plus la situation était égalitaire, plus les revenus étaient élevés, plus les comportements différaient en matière de confiance et d’altruisme.

          Les femmes sont en général plus sociales, plus généreuses que les hommes, mais moins patientes et plus disposées à prendre des risques que les hommes.

Et au niveau du cerveau ?

           On trouve souvent des articles de journalistes, tantôt machos, tantôt féministes, sur le différence entre le cerveau des femmes et celui des hommes, avec évidemment un certain nombre d’inexactitudes visant à favoriser l’un ou l’autre sexe.
           La seule partie vraiment différente est une toute petite partie du cerveau central qui régule notre vie, dans l’hypothalamus : c’est un petit centre de l’hypothalamus qui gère notre sexualité, et gère notamment l’hypophyse, qui donne des ordres chimiques aux autres glandes et notamment contrôle les sécrétions hormonales.
            Il est donc normal que cette partie soit différente en fonction du sexe, puisque les hormones concernées le sont aussi.

            Chez une partie des hommes homosexuels, ce centre de l’hypothalamus ressemblerait plus à la version féminine qu’à la version masculine, ce qui pourrait peut être expliquer en partie leur orientation.


          Certains tests ont donné des résultats assez étonnants, mais toutefois peu précis.
          
Il semblerait que, pour les femmes, l’inhibition du cerveau droit par le gauche, est maximale pendant la période menstruelle où les taux d’hormones sont faibles, diminue ensuite pendant la période de production d’estradiol et est minimale au moment de l’ovulation, et augmente à nouveau avec la période progestative.

          On constate en effet que pendant la période d’ovulation, les femmes résolvent mieux les problèmes (coordination plus grande entre les hémisphères qui s’associent et se partagent les tâches), mais le font plus lentement (échanges plus longs que dans une latéralisation plus poussée). Mais en fait il s’agit de tests simples expérimentaux et pas des tâches complexes de la vie quotidienne, et il serait faux de généraliser ces résultats.

          Les hormones ont d’ailleurs une importance qu’on ne soupçonne pas sur les différences de comportement entre hommes et femmes.
           Par exemple, après un stress les hommes sont plus agressifs et prennent plus de risques. Le stress a provoqué la production de cortisol, d’adrénaline, mais aussi de testostérone.


          Au contraire, chez les femmes, s’il y a aussi production de cortisol (l’hormone du stress) et d’adrénaline, par contre c’est l’ocytocine qui est sécrétée (c’est une des hormones du lien social et de l’attachement), et elles prennent davantage de précautions et moins de risques.
          Il semblerait que le cerveau masculin comporte plus de connexions à l’intérieur d’un même hémisphère alors que le cerveau des femmes comporterait davantage de connexions inter-hémis-phères (leur corps calleux comprendrait davantage d’axones).

          Cela privilégierait donc chez les hommes les tâches qui s’effectuent uniquement dans un hémisphère et chez les femmes celles qui exigent une collaboration poussée entre les deux hémisphères.
          Mais il ne faut pas trop donner d’importance à cette différence et on ne sait pas, en particulier, si elle est innée ou acquise.
          Il est certain que l’influence des hormones est différente chez l’homme et la femme, la testostérone le rendant plus combattif, alors que la femme a un instinct maternel plus poussé. 

           Héritage du passé préhistorique, l’homme est protecteur alors que la femme se sent protégée, mais comme on le disait en début d’article, cette différence s’atténue.

           Mais une différence qui ne pourra s’atténuer : les hommes ne savent pas fabriquer un bébé et leur contribution est bien faible, comparée à celle de Monsieur Hippocampe.

 

 Nota : au cas où vous ne le sauriez pas voici quelques lignes sur les amours des hippocampes, tirées du blog :    http://hippoandco.over-blog.com/article-11138815.html

           «  Il n'existe pas de pareil phénomène dans tout le règne animal !! C'est bien Monsieur Hippo qui fait pousser sa progéniture dans son petit bedon et non Madame ! 
Tout d'abord la parade amoureuse! Afin de pouvoir être le meilleur papa du monde, quelques temps avant la période des amours, Papa Hippo se prépare et se fait tout beau pour sa femelle et ses petits !! Il prépare ainsi sa poche a recevoir la centaine d'oeuf que Maman voudra bien lui confier ! 
           Au début de la parade nuptiale, Monsieur se balade devant Madame, en prenant grand soin d'effectuer des changements de couleurs fort appréciés de sa dame Hippo qui en redemande ! Bien sûr, avant de passer à l'acte, Monsieur et Madame s'adonnent à quelques enroulages de queues et quelques caresses ! 
           Le mâle se met ensuite en position, il dilate l'orifice de sa poche, celui ci passant d'une taille de 5 mm à 10 mm. Maman Hippo transmet à Papa Hippo ses jolis ovules, celui ci les accueille joyeusement en entrouvrant sa poche ventrale. La Dame ne possède pas d'organe d'intromission... contrairement à ce que j'ai pu voir sur certains sites ! ( Eh oui Madame Hippo n'a pas de zizi ce qui parait logique d'ailleurs !)
           Le mâle se place légèrement en dessous de la femelle afin que son orifice se trouve juste sous l'oviducte (qui contient les ovules comme son nom l'indique)! Le transfert de la futur marmaille se fait en 30 à 60 secondes et l'opération peut se reproduire jusqu'à trois fois de suite ! Les oeufs mesurent environs 0.5 mm, ils sont mous et plutôt ovales.

          Une fois à l'intérieur, les ovules sont automatiquement fécondés. Chaque petit œuf est ensuite isolé au sein de la poche pour former autour de lui comme un "placenta"! Chaque œuf a donc droit à son alvéole protectrice riche en capillaires lui permettant de se nourrir comparable au sac vitellin chez l'être humain.
          Durant la grossesse, la poche du mâle prend une couleur plus foncée et au fur et à mesure que l'accouchement approche, la poche se fait plus grosse. Le Papa peut contenir entre 1 et 650 petits !
          Une fois leur câlin terminé, les tourtereaux se séparent car Papa a besoin de repos !

          La grossesse du mâle dure entre 10 et 60 jours suivants les espèces.
          La naissance : A l'approche de l'accouchement, Papa Hippo a de plus en plus de mal à respirer et a des contractions ! Les petits seront éjectés (parfois même carrément propulsés) par lot, moins souvent tous en même temps, environs toutes les 24h, généralement, entre minuit et l'aube ! 

          Ceux ci mesurent quelques 10 mm a la naissance, sont légèrement translucides mais totalement indépendants de leur parents ! Durant leur deux premières semaines de vie, les bébés ont tendance à chercher la lumière et à se regrouper en surface. Ils sont alors des proies faciles pour leurs prédateurs ! Ils se nourrissent seuls mais sont très sélectifs et ne peuvent avaler de grosses proies.                   
          En cas d'absence de nourriture, ils se laissent mourir ! Ces petits grandissent en moyenne de 2 mm par semaine jusqu'à atteindre leur taille adulte ! »

Samedi 2 mars 2019 à 10:12

Actualité

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          Je vous avais dit que je publierai quelques articles, dans le cadre du Grand Débat.
Voici la suite de mon avis.

          Il est certain que le problème majeur du pacte social depuis 20 ans est le chômage qui n’a cessé de croître en France, source de misère, de situation précaires et de souffrances pou les salariés qui l’ont subi, et il faut donc soutenir les entreprises pour défendre l’emploi.

Modifier  le système des charges patronales sur les salaires

          Les charges sociales patronales sont une charge très importante pour les entreprises, notamment les PME, et sont associées au coût de la main d’œuvre, ce qui diminuent leur compétitivité et les empêchent d’embaucher des travailleurs et de mieux les payer.
          Mais par ailleurs, elles sont une source financière indispensable pour le budget de l’Etat et donc ne peuvent être supprimées.
          La proposition ci-après consiste en une conservation de leur montant, mais une modification des modalités de prélèvement, entraînant une plus grande justice dans les différences entre sociétés et une incitation à l’emploi de main d’œuvre.

           Il existe une différence regrettable dans la charge des entreprises en matière de charges patronales.
          Si vous êtes une entreprise qui assure une fabrication industrielle, vous payez d’autant plus de charges patronales que vous employez un nombre élevé de personnels et que vous leur accordez un salaire satisfaisant., ce qui est un handicap de compétitivité vis à vis d’entreprises de l’Europe de l’Est, de l’Afrique ou surtout de l’Inde et de la Chine.
          Les entreprises en cause sont donc amenées à automatiser au maximum leur fabrication pour diminuer leurs effectifs et à payer le moins possible leur personnel d’où chômage et mécontentement. C’est également de plus en plus vrai pour les entreprises de services, avec le développement des nouvelles technologies (notamment les blockchains), et le chômage va gagner fortement ce secteur dans les prochaines années.
          A l’inverse les entreprises qui ont un travail d’intermédiaire informatisé, (importateur, intermédiaire financier, fournisseur de certains services…), ou de vente commerciale sur le Web (par exemple Amazon), peuvent réaliser des chiffres d’affaires (et des bénéfices), très importants avec un personnel très ou relativement limité vis à vis de leur chiffre d’affaire et paient donc peu de charges sociales.
          La proposition vise à conserver le montant total des charges sociales patronales des entreprises, voire même l’augmenter pour tenir compte d’un chômage moins grand, et de recouvrer leur montant, non plus en fonction des salaires, mais au prorata du chiffre d’affaires de l’entreprise de l’année précédente.

          Les avantages de ce procédé seraient les suivants :
                    
- les entreprises qui n’emploient que peu de personnel paieraient une partie des charges patronales ce qui, la somme étant constante, diminuerait celles payées par les entreprises utilisant de la main d’œuvre. Celles-ci, plus compétitives seraient incitées à moins automatiser, à embaucher et à mieux payer leur personnel.

          J’ai été amené, lorsque j'étais dans la vie active, à décider l’automatisation de fabrications. Dans beaucoup de cas, celle-ci n’était rentable qu’en raison du coût des charges sociales. Si elles avaient été prélevées sur le chiffre d’affaires, je n’aurais pas automatisé.)
                     - l’augmentation des charges des sociétés d’importation les incitera à réduire leur chiffre d’affaire et la balance commerciale française sera moins déficitaire.
                    - une modulation pourrait être faite pour encourager les exportations, en imposant moins le chiffre d’affaire correspondant.
                    - la sous-traitance à l’étranger (et la délocalisation), seraient moins rentables, car, si les produits sont vendus en France, ils paieront des charges sur le chiffre d’affaires, bien que le travail de main-d‘œuvre soit fait hors de France.
                    - les entreprises abusent de l’emploi de travailleurs étrangers car elles ne paient pas les charges sociales ou les paient au taux inférieur du pays d’origine. Si les charges sociales étaient appelées sur le chiffre d’affaires, cet avantage de concurrence déloyale serait supprimé.
          Par contre les charges sociales salariales doivent être conservées d’une part pour conserver une charge sur les personnels en entreprise, et pour que ceux-ci n’aient pas l’impression que les services correspondants (retraite, chômage, sécurité sociale… ), sont gratuits.
          J’estime qu’une telle réforme aurait par ailleurs un aspect social et moral. 
          Faire porter les charges sociales sur le chiffre d’affaires montrerait que toutes les entreprises doivent participer au pacte social, car le rôle de la société (et de l’Etat) est d’abord de faire vivre décemment les personnes humaines de son pays.

Règlementation du travail des étrangers en France.

           Le sentiment d’injustice de certains travailleurs est aussi lié à la concurrence avec des travailleurs étrangers peu qualifiés, qui amplifie en partie le chômage.
          Loin de moi l’idée véhiculée par le Rassemblement National, d’interdire le travail d’étrangers en France. Il est normal qu’il y ait des échanges entre pays, notamment européens, et de nombreux français travaillent à l’étranger. Par ailleurs il y a des professions pour lesquelles nous sommes bien contents de trouver des personnes pour faire le travail, soit parce que les Français le trouve trop pénible (BTP, éboueurs, assistance à domicile…), soit parce que nous manquons de personnels qualifiés (médecins, infirmières..).
          Mais actuellement les entreprises abusent des facilités en cherchant surtout de la main d’œuvre bon marché et pouvant faire plus de 35 heures sans payer d’heures supplémentaires.
          Le gouvernement a déjà imposé que ces travailleurs ne soient pas sans papiers, soient déclarés et payés au moins au SMIC. Cela me semble une bonne chose, même si, actuellement les contrôles sont insuffisants, surtout dans le BTP.
          Mais les charges sociales sont payées à un taux très inférieur, celui du pays d’origine. 
          La réforme précitée des charges sociales, calculées au prorata du chiffre d’affaires, résoudrait cette inégalité qui entraine une concurrence déloyale pour ceux qui utilisent des personnels français. 
           A défaut les charges sociales devraient être payées aux organismes étatiques français au taux normal et ceux-ci paieraient ensuite les organismes des pays étrangers .
          
On ne devrait pas pouvoir utiliser des personnels qui n’auraient pas une connaissance minimale de la langue française, cela pour des raisons de sécurité.
          
Je peux citer les deux cas suivants : toutes les canalisations et les revêtements de la rue devant mon immeuble ont été refaites par une société qui n’employait que des étrangers ne comprenant pas un mot de français, sauf le chef de chantier, bilingue. Leur pelleteuse a crevé une conduite de gaz et tous les ouvriers ont fui en courant, sans qu’on puisse savoir immédiatement ce qui arrivait. C’est moi qui, sentant l’odeur du gaz, ait alerté les pompiers.

          Les ouvriers des pays de l’est de la même grande entreprise, refaisant les bordures du trottoir devant l’immeuble, coupaient les pierres en granit sans lunettes ni gants, avec des projections tous azimuts. J’ai voulu leur signaler le danger, mais je n’ai pu le faire que par gestes, car ils ne comprenaient aucun mot de français , ni d’anglais !

Financer les dépenses et aides sociales.

           Il existe de nombreuses aides sociales qui sont très utiles, car sans elle il y aurait beaucoup plus de pauvreté.
          Certes il faut s’assurer qu’il n’y a pas de tricheurs (une personne touchant un salaire suffisant ne doit pas toucher le RSA). Il faut donc lutter contre les fraudeurs et le travail au noir.
          Par contre, les chômeurs qui cherchent du travail sans en trouver, les personnes seules et chargées de famille (principalement des femmes), les handicapés, le étudiants sans ressources et qui travaillent pour payer leurs études, les petites retraites, les travailleurs au temps partiel non volontaires, doivent être aidés en priorité.
          La baisse de l’APL des étudiants est perçue comme une injustice, car pour certains quelques euros les privent de nourriture. Il aurait fallu la lier davantage aux ressources et le contrôler. Or l’instruction est essentielle pour l’individu, mais aussi pour la pays
          Si la lutte contre la fraude fiscale, notamment des grandes entreprises,  était plus efficace, cela suffirait pour financer ces dépenses sociales
          Mais par ailleurs il n’y a pas de miracle : il faudrait reculer l’âge de la retraite sauf pénibilité et augmenter la durée du travail (travailler plus pou gagner plus), mais il faut que les entreprises acceptent de jouer le jeu. 

L’importance du rôle social de certaines associations 

          Il est anormal que certaines tâches indispensables pour le financement et la conduite de recherches (par exemple, le cancer, le sida ou les maladies rares…), ou la lutte contre la pauvreté et l’exclusion (abbé Pierre, restos du coeur…) soient principale-ment faites par des associations, qui tirent leurs ressources des dons du public.
          Les énormes avantages accordés aux riches ont fait baisser leurs ressources de 20 à 30%, car ces dons étaient aidés par un crédit d’impôt, maintenant inutile.
          Les aides de l’Etat à ces association ont aussi fortement diminué.
          Elles sont aidées par beaucoup de bénévoles, mais le vivier n’est pas inépuisable et les « contrats aidés » étaient une aide précieuse. Beaucoup ont été supprimés, ce qui, en outre, accroit le chômage et la réinsertion de chômeurs.
          Il serait souhaitable que ces emplois soient rétablis, éventuellement sous une forme différente, comme l’envisageait Monsieur Macron dans un débat. 

Une fiscalité plus juste, plus simple et plus efficace.

          Je ne pense pas qu’une baisse des impôts soit la mesure la plus souhaitée.
          
Les personnes aux bas salaires ne sont pas imposables. 
          
Certes la TVA sur les produits de première nécessité pourrait être baissée, mais encore faudrait il que les vendeurs la répercutent sur leurs prix et l’exemple précédent des restaurateurs n’est pas encourageant.

           Une baisse des impôt ne diminuera pas le sentiment d’injustice sociale.
          
Ce sentiment d’injustice sociale n’est pas seulement celui des chômeurs qui se sentent abandonnés et des faibles salaires, qui ont du mal à vivre de leur travail, mais aussi celui des classes moyennes (salaires mensuels de la famille de 2000 à 7000 €), dont les impôts (TVA, revenu et locaux) ont fortement augmenté.

          A noter que les retraités plus aisés peuvent supporter la CSG qui leur a été imposée, mais ils ont perdu toute confiance en un gouvernement qui les traite de paresseux et de flemmards, alors qu’ils ont travaillé dur toute leur vie, en cotisant pour les retraites de leurs aînés, et que la moitié d’entre eux ont de nombreuses occupations bénévoles dans des associations ou dans des travaux utiles pour la communauté.
          La suppression de l’ISF et les avantages sur les transactions financières ne profitent de façon énorme qu’aux plus riches et les salaires des grands patrons semblent démesurés, alors que des affaires de fraudes ou fuites fiscales sont dénoncées.
          La demande de rétablissement de l’iSF et des avantages sur les revenus et transactions financières paraît indispensable à beaucoup, si le gouvernement ne veut pas garder sa réputation de « gouvernement des très riches ».
          Je connais plusieurs personnes qui sont soumises à l’ISF. Leur priorité n’est pas de réinvestir dans les entreprises, et si elles achètent quelques actions, c’est pour qu’elles soient le plus rentables possible, et donc de grandes entreprises sures, déjà financées, et qui sont celles qui détruisent le plus d’emplois.
          L’Etat serait plus à même d’utiliser l’argent de l’ISF pour aider des petites entreprises innovantes à démarrer.
          L’impôt sur le revenu est actuellement très complexe. Les différentes CSG pourraient être fusionnées (et l’absurdité de la CSG imposable supprimée).
          La TVA sur les produits de luxe vendus en France pourrait être rétablie à 33%.
          Certaines déductions fiscales pourraient être supprimées, ou revues, mais il faut préserver celles qui sont favorable à l’emploi déclaré (aide de garde d’enfants, d’assis-tance aux personnes âgées…), sous peine de voir diminuer l’emploi et sa déclaration.Si les 80 milliards de fraude fiscale des particuliers est un chiffre exact, il faut intensifier la lutte contre ces fraudes et en rendre public ses chiffres.
          Plus encore il faudrait trouver une solution européenne pou lutter contre la fraude et « l’optimisation fiscale » des entreprises, notamment des GAFA.
          A noter que tous les citoyens américains paient leurs impôts aux USA, même s’ils sont domiciliés à l’étranger.
          Le CICE pourrait être réservé aux entreprises en situation de concurrence à l’export ou avec des concurrents étrangers sur le marché intérieur. Cela n’a pas de sens d’accorder le CICE à Auchan, Carrefour ou Conforama, à la Poste, au commerçant local…


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