Samedi 27 avril 2019 à 8:20

Energie, nucléaire, économies

      Lorsque j’ai fait des articles sur l’énergie solaire, j’ai dit que le photovoltaïque était adapté à l’alimentation de petits matériels peu gourmands en énergie, ou à la production d’énergie sur place dans une maison individuelle, encore que la puissance actuelle disponible, vu la surface limitée du toit et le besoin de soleil, ne dépassait pas 3 ou 4 kw, ce qui limitait l’utilisation à quelques machines, le jour.
    Par contre le photovoltaïque n’est pas adapté pour faire des centrales, car le courant produit est intermittent (rien dès qu’il fait sombre), et continu, ce qui oblige à le « découper » pour le transporter. Le raccordement au réseau et hors de prix.
    De plus la France ne produit pas de panneaux solaires.
    Une autre solution autre que le photovoltaïque existe. Elle avait été essayée au four solaire d’Odeillo dans les années 1980, mais la France ne s’y est pas intéressée alors. Je souhaite vous en reparler.


http://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/Moroccorelieflocationmap.jpg    Les médias ont en effet parlé, ces derniers temps du démarrage en 2018, d’une grande centrale solaire au Maroc, dans le désert, qui produit de l’électricité solaire à partir de miroirs, su le site de Noor, à quelques kilomètres d’Ouarzazate. Elle sera la plus grande centrale thermo-solaire mondiale : 580 MW. (extensible à 2000 MW)
    Il y avait jusqu’à présent cinq centrales américaines Ivanpah (390 MW), Mojave (280 MW), et Génésis (250 MW), en Californie, Solana (250 MW)en Arizona et Crescent Dunes dans le Nevada. En Espagne;Gemasolar, près de Séville, plusieurs centrales thermosolaire de puissance totale 350 MW.

    Le principe de la centrale marocaine (sous maîtrise d’œuvre d’une société chinoise SEPCO et maîtrise d’ouvrage de l’Agence marocaine pour l’énergie durable, Masen), utilise deux technologies de concentration de l’énergie solaire. (voir schéma ci-dessous).
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    De petits miroirs cylindro-paraboliques alignés par rangées, concentrent l’énergie solaire sur des tubes placés aux foyers des miroirs, dans lesquels circulent des sels fondus.
    De petits miroirs paraboliques circulaires, placées selon des cercles concentriques, concentrent l’énergie solaire en haut d’une tour sur un four contenant les mêmes sels fondus
    Ces sels sont chauffés à environ 600 degrésC et stockés dans de grands réservoirs isothermes. Les sels fondus alimentent le circuit primaire d’un échangeur thermique pour transformer en vapeur de l’eau du circuit secondaire.
    Cette vapeur fait tourner des turbines classiques, couplées à des alternateurs qui produisent l’électricité, la source froide étant un condenseur à air.
    Le stockage et le refroidissement lent des sels fondus permet de fonctionner après le coucher du soleil, ce qui accroit considérablement la production de la centrale, pendant quelques heures au delà du coucher du soleil, à une période de consommation importante

    Quatre centrales ont été construites :
        - Noor 1 couvre  480 hectares de plus d’un million de miroirs cylindro-paraboliques, avec une puissance de 200 MW et une capacité de 500 gigawatts-heures par an, et une capacité de stockage de 3 heures, fonctionne depuis 2016.
        - Noor 2 couvre  680 hectares de plus d’un million de miroirs cylindro-paraboliques, avec une puissance de 160 MW et une capacité de 500 gigawatts-heures par an, et une capacité de stockage de 6 heures, Elle a été mise en service en 2018.
        - Noor 3 couvre hectares, et utilise la technologie à tour, (225 m de haut), entourée de 7.400 miroirs motorisés de 180 mètres carrés, qui suivent le soleil pour une puissance de 150 MW et une capacité de stockage de 8 heures, Elle vient d’être mise en service.
        - Noor 4 est une centrale photovoltaïque de 220 000 panneaux solaires motorisés pour suivre le soleil, sur 137 hectares, pour une puissance de 72 MW, en cours de livraison.

NOOR 2 : la centrale aux miroirs cylindro-paraboliques
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Noor 2 : les réflecteurs cylindro-paraboliques

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Noor 2 : stockage (en ocre), turbines et alternateurs et au fond (en gris), les deux condenseurs à air.
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Nord 3 : les réflecteurs, la tour

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    Il est difficile de trouver des renseignements fiables sur les coûts de ces centrale, car on ne précise pas ce qui est compris dans les coûts annoncés.
    Il est encore plus difficile de connaître un coût du kWh produit, car les tarifs donnés par les autorités nationales sont des prix qui ne sont pas forcément liés aux coûts réels.
   
    Les Emirats Arabes Unis ont un projet à Dubaï, mené parla société saoudienne ACWA Power pour compléter une centrale de 2,3 millions de panneaux photovoltaïque su 4500 Ha,  de 200 Mw, qui fonctionne actuellement, par une station solaire thermique de 100 MW, à tour de 260 mètres de haut, le récepteur cylindrique de chaleur chauffant les sels fondus mesurant environ 30 mètres et les miroirs en cercle couvrant 3 750 ha.. Elle devrait fonctionner en 2020 et coûtera environ 4 milliards.
    Une extension de 700 MW de cette centrale est prévue  par la suite pour 2030, l’ensemble des centrales devant atteindre 5 000 MW en 2050.
    Le kWh serait produit à 7 centimes de dollar, ce qui est un prix étonnement bas.
    Les EAU construisent aussi à Abu Dhabi quatre centrales nucléaires de 1 400 MW pour un coût de plus de 20 milliards d’€.

    La Chine a également l’intention de créer une centrale solaire de plus de 3000 MW, dont une partie en solaire thermique sur tour.

Mardi 23 avril 2019 à 9:08

Ecologie, Changement climatique

Unité de production d'hydrogène par vaporeformage à la raffinerie de Jubail en Arabie saoudite
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    Présent en abondance dans le Soleil, l’hydrogène gazeux est quasiment absent de notre atmosphère. Il faut donc l’extraire de molécules qui le contiennent, comme l’eau ou les composés organiques.

    Aujourd’hui la production industrielle est faible, par rapport à ce qu’il faudrait pour alimenter le transport automobile et routier, et la principale filière utilise des composés organiques principalement constitués d’hydrogène et de carbone, comme le gaz naturel, le charbon ou la biomasse. Elle représente actuellement plus de 90% de la production d’hydrogène.
    Elle a un énorme inconvénient : les réactions chimiques correspondantes  extraient l’hydrogène en convertissant le carbone en gaz carbonique CO2, d’où un bilan catastrophique au plan de l’effet de serre
    Avec ce type de production à partir de produits carbonés,, la voiture à hydrogène n’a aucun avenir

    La deuxième filière produit de l’hydrogène par décomposition de l’eau. Elle utilise soit un courant électrique pour l’électrolyse, soit une succession de réactions chimiques pour les cycles thermochimiques qui permettent de « casser » les molécules d’eau afin d’obtenir de l’hydrogène.
    Mais les réactions sont endothermiques et donc on consomme plus d’électricité qu’on n’en récupèrera dans la pile à combustible
    C’est donc un hydrogène très cher.
    De plus si l’énergie électrique est produite, comme en Allemagne à partir de centrales à charbon, le bilan en CO2 est très mauvais. En France l’énergie électrique étant d’origine nucléaire, la filière serait envisageable, mais n’existe pas industriellement.
    Ce peut être une filière intéressante pour utiliser l’électricité des énergies intermittentes, solaire ou éolienne, que l’on ne sait pas stocker. On produirait de l’hydrogène que l’on peut stocker. Mais, vu le coût de ces énergies, celui de l’hydrogène est alors 4 fois plus cher que celui produit à partir du pétrole ou du gaz.
    Il faudrait une baisse importante de ces énergies, et de plus une usine près d’une centrale voltaïque, car le coût de rattachement de celle-ci au réseau est très cher.

         Une troisième filière beaucoup plus intéressante serait la production par décomposition de l’eau à très haute température. Mais ce ne serait rentable qu’avec des réacteurs nucléaires à haute température de 4ème génération, et l’étude de ceux-xi est actuellement très lente.

    Enfin on pourrait penser à un générateur d’hydrogène directement dans le véhicule.
    Les principes sont connus : on peut utiliser du boro-hydrure de sodium  NaBH4, mais c’est un produit cher et on préfère utiliser de l’aluminium et des solutions aqueuses de soude , les réactions étant les suivantes ;
        2Al + 6H2O + 2NaOH → 2NaAl(OH)4 + 3H2   (1) ;
        NaAl(OH)4 → NaOH + Al(OH)3   (2) ;
        2Al + 6H2O → 2Al(OH)3 + 3H2   (3).
    La soude est régénérée et le bilan est celui de l’équation (3).
    J’ai personnellement fait fabriquer un petit générateur d’hydrogène au borohydrure, pour alimenter la flamme d’un petit spectromètre portatif et cela fonctionnait très bien.
    Mais il faudrait une quantité bien plus grande pour fournir la pile à hydrogène d’une voiture et mettre au point un tel générateur n’est pas simple.
    On peut aussi stocker de l’hydrogène dans des hydrures métalliques qui fixent l’hydrogène sous forme atomique (et non la molécule H2), cel dans des conditions de température et de pression propre à chaque hydrure et qui le restituent àdans des conditions différentes. pour être utilisé dans des applications mobiles, les hydrures métalliques considérés doivent avoir des températures et des pressions d’équilibre compatibles avec leur stockage, dans des stations service, leur emport dans une voiture et des conditions acceptables de restitution de l’hydrogène
    Par contre on peut stocker des quantités importantes dans des volumes réduits.
    Mais si des essais ont été intéressants, on est encore loin de la réalisation industrielle de ces « éponges » à hydrogène.
    Mais cela éviterait les stockages lourds et dangereux.


    En définitive, si l’on sait faire une voiture à hydrogène, si une voiture électrique hybride serait intéressante au plan de l’absence de rejet de CO2, la voiture elle même est complexe et très chère.
    Mais une réalisation en série ferait baisser les prix.
    Cependant le gros problème reste la fabrication en quantité suffisante d’hydrogène, sans produire de CO2 et à un coût raisonnable. On n’est encore qu’aux études préalables.
    Je ne pense donc pas qu’il y ait une généralisation de la voiture hybride à hydrogène avant 2040.
    Tout dépend aussi des progrès de stockage que feront les batteries électriques, car, si elles arrivaient à tenir 500 km sans recharge, la voiture serait beaucoup plus simple et moins chère que la voiture à hydrogène.

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Samedi 20 avril 2019 à 16:43

Ecologie, Changement climatique

     J’ai trouvé, sur la revue « Sciences et Avenir », un intéressant article sur le future voiture à hydrogène, mais trop succinct et il m’a donné envie de faire un point plus complet.l

    Je l’ai déjà dit sur ce blog, la voiture à hydrogène et intéressante car elle brûle de l’hydrogène qui associé à l’oxygène de l’air donne alors de l’eau, et donc pas de CO2, ni d’oxydes d’azote ou de particules fines : grand progrès pour le climat et notre santé !
    Malheureusement il faut mettre la voiture au point et pouvoir l’utiliser dans tout le pays; ce n’est pas si simple pour plusieurs raisons.
    Evidemment lorsque l’on pourra acheter de telles voitures, il faudra disposer des l’approvisionnement en hydrogène sous une forme adéquate dans les stations services. Il faudra aussi pour pouvoir l’approvisionner qu’on en produise en quantité suffisante, pour remplacer l’essence actuelle, et aujourd’hui, nous n’en sommes pas capables : c’est un autre problème que je traiterai demain.

    On pourrait brûler l’hydrogène dans un moteur à pistons classique, sans changements majeurs. Le premier moteur à combustion, développé en 1805 par Isaac de Rivaz (Suisse), était alimenté à l’hydrogène ! Donc on pourrait théoriquement utiliser des voitures voisines des voitures actuelles.
    Plusieurs prototypes ont existé, mais il y a quelques problèmes :
    Essentiellement une question de volume : l’hydrogène est 3 fois plus énergétique, à masse égale  que l’essence, mais il est très léger : 89g/m3, soit 12 m3/kg.
Si vous prenez un réservoir actuel d’essence de 60 litres d’une grosse voiture, stockant environ 45 kg d’essence, il faudrait en équivalent 15 kg d’hydrogène, soit 180 m3 de gaz
    Sous 200 bars de pression, il faudrait encore 1 m3 de volume et le réservoir d’acier doit résister à cette pression et pèserait plus que la tonne (autant que la voiture !). Impensable.
    Un autre problème est le fait que l’hydrogène, en présence d’oxygène (de l’air) est explosif. Donc toute fuite est très dangereuse : d’où une étanchéité drastique de toutes les conduites et raccords, que ce soit des réservoirs au moteur, comme des stations d’approvisionnement au réservoir.
    Ces deux problèmes ont empêché tout développement majeur jusqu’à ces dernières années.

    Actuellement on s’oriente plutôt vers une voiture électrique alimentée par une pile à combustible, et il existe 3 constructeurs : Toyota, Hyundai et Honda,: 3600 véhicules ont été vendus, essentiellement par Toyota et aux USA; ces véhicules sont très chers, de 60 000 à 70 000 €. Les constructeurs français Peugeot et Renault, commencent à s’y intéressent ainsi que Mercédes.
    Vous voyez ci-dessous deux photos des voitures Toyota et Hyundai et un schéma de la coupe de la voiture de Toyota, la « Mirai ».

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Toyota Miraï
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Hyundai Nexo
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    La voiture est équipée de deux réservoirs à hydrogène, qui sont en fibre de carbone et stockent 5 kg d’hydrogène sous 700 bars, et conçus pour résister à des chocs. Tout un sytème de sécurité détecte les fuites et ferme automatiquement le réservoir
    Le ravitaillement et également très sécurisé : une fois raccordé à la voiture par le biais d’une pistolet, la station évalue automatiquement le différentiel de pression pour enclencher, ou pas, le ravitaillement en hydrogène de la voiture. Là encore des sécurités interviennent en cas de risque de fuite (notamment verrouillage du pistolet, interdiction de démarrage du moteur, arrachage du tuyau au niveau de la station et fermeture d’un robinet si la voiture emmenait par accident la tuyauterie…)
    Le « plein » peut être fait en quelques minutes.

    L’hydrogène alimente une pile à combustible de 114 kW (155 ch). Celle-ci charge une batterie Nickel-hydrures métalliques de 1.6 kwh, qui récupère l’énergie lors des phases de freinage et de décélération et apporte un supplément de puissance en phase d’accélération.
    Pile à combustible et batterie alimentent un moteur électrique synchrone de 113 kW (154 ch) et 335 Nm permettant à la Toyota Mirai d’atteindre jusqu’à 178 km/h de vitesse maximale et d’abattre le 0 à 100 km/h en 9.6 secondes. Elle est dotée d’une boite automatique
    La Toyota propose trois modes de conduite – « Normal, Eco et Power » – ainsi qu’un mode « brake » permettant d’accentuer le frein moteur et la récupération d’énergie. Son autonomie est de l’ordre de 500 km.

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/images-copie-2.jpg    Comment fonctionne une pile à combustible ?
    Une pile à combustible est en quelque sorte l’inverse d’un électrolyseur. Les réactions chimiques sont les mêmes que dans l’électrolyseur, mais inversées (voir schéma ci contre).
    L’hydrogène traverse un diffuseur (une matière carbonée poreuse) et atteint l’électrode négative (anode), recouverte de platine, qui favorise le départ d’un électron de l’atome. Ces électrons forment le courant électrique produit. Les ions hydrogène dépourvus de son électron (ion H+) émigre au travers d’une membrane électrolyte polymère vers l’électrode positive, (cathode), où ils se combinent à des électrons libérés par cette électrode et à de l’oxygène, produisant de l'eau.qui est éliminée.
    Les électrodes, l’anode et la cathode sont constituées de fines particules - des nanotubes de carbone ou des grains de noir de carbone de 50 nanomètres de diamètre sur lesquelles est déposé un catalyseur qui facilite la recombinaison H2 / O2. Actuellement ce catalyseur est constitué de fines particules de platine de quelques nanomètres de diamètre, ce qui est extrêmement onéreux. 
On espère pouvoir remplacer le platine par des molécules organiques  imitant le site actif d'enzymes qui libèrent de l'hydrogène chez des bactéries, et produire ainsi un catalyseur bon marché.

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/12008004abdf0ce3cad71b96d3d9fc0.jpg    La voiture à hydrogène est déjà une réalité, puisqu’elle circule depuis 2014, mais à effectifs réduits, ce qui n’a rien d’étonnant vu son prix.
    Son avenir paraît être plutôt celui d’une voiture hybride, c’est à dire une vraie voiture électrique avec des batteries importantes, LI/ions pour le moment, et une pile à combustible d’appoint pour prolonger le rayon d’action. Le réservoir d’hydrogène peut être alors plus réduit.
    Une petite société française grenobloise, Symbio,  a conçu avec l’aide du CEA, et l’aide financière de Michelin et d’Engie, un « kit » destiné à des kangoos électriques de Renault, qui rajoute 180 km d’autonomie. Des adaptations à d’autres véhicules utilitaires sont en cours.
   
    Mais deux gros problèmes subsistent :
    D'abord disposer de stations services assez répandues pour pouvoir s’approvisionner comme on le fait pour l’essence. Cela ne pose pas de question technique difficile, mais c’est un problème d’investissement, d’un coût élevé
    Le véritable problème est celui de la production d’hydrogène en quantité suffisante, sans produire de CO2 et à un coût raisonnable.

  
Je le traiterai dans le prochain article.

Mardi 16 avril 2019 à 9:39

Actualité

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     Aujourd’hui je publie alors que ce n'est pas samedi, car, comme la plupart de français, je me suis couché, la boule au ventre, vers minuit, après avoir regardé pendant 4 heures, à la télévision, les photos horribles de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris;
    Heureusement elle ne s’est pas effondrée, mais les dégâts sont immenses : non seulement la toiture et tous les vitraux, mais une partie de l’intérieur d’un des beffrois, sont détruits, et la flèche, en s’effondrant, est passée à travers la voûte en pierre, en laissant un grand trou béant. Les trésors anciens ont pu être sauvés par les pompiers.
    J’espère que la structure et notamment les cloches n’ont pas trop souffert
    L’un de ces pompiers courageux a été blessé.

    Je ne suis ni croyant, ni parisien, mais cette cathédrale comptait beaucoup pour moi. J’aime les églises et leur atmosphère, et j’ai visité beaucoup d’églises de France, notamment en Bretagne et en Dordogne.
    Notre-Dame-de-Paris était en outre liée à de nombreux souvenirs de ma vie.
    Je suis venu de province à Paris, après mon bac, dans une classe de maths-sup du lycée Saint Louis, pour préparer les concours des grandes écoles d’ingénieurs. Mes parents étaient restés en province, et les six premiers mois, j’ai travaillé sans relâche. Mais à Pâques j’ai pris une journée de repos et j’ai visité la cathédrale Notre-Dame et la Sainte Chapelle. J’avais 16 ans.
    J’ai été émerveillé : je n’avais jamais vu d’église aussi immense, des vitraux aussi beaux, des rosaces aussi grande, des orgues immenses. J’étais monté dans les tours d’où l’on voyait tout Paris et j’y suis resté plus d’une heure, à admirer statues et gargouilles.
    J’en ai aujourd’hui les larmes aux yeux.
    Plus tard je l’ai revisitée avec ma fiancée, puis avec mes enfants, toujours avec la même admiration pour l’immense travail effectué par nos ancêtres. Mes petits enfants partagent la même ferveur pour ce monument extraordinaire.
    J’ai lu aussi Victor Hugo, et j’ai vu une comédie musicale et plusieurs films qui étaient consacrés à son histoire ou à Quasimodo.
    Alors hier, j’ai vécu une catastrophe, ne sachant si les pompiers allaient réussir à en sauver l’essentiel.

    J’avais rassemblé, il y a des années, des photos (pas les miennes, je n’avais pas d’appareil quand j’étais jeune et, du temps de mes enfants, une simple boîte de mauvaise qualité), que j’avais trouvées sur internet. Je vais les rechercher et en faire un article dans les jours qui viennent.
   
    Combien d’années seront nécessaire pour que nous retrouvions entière cette église : 10 ans, 20 ans ? Vu mon âge (87), je ne la reverrai plus jamais comme elle était encore avant hier, belle et majestueuse.

Samedi 13 avril 2019 à 17:27

Psychologie, comportement

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    J’ai lu avec intérêt un article de Nicolas Guéguen, directeur du Laboratoire d’Ergonomie des systèmes, traitement de l’information et comportement (LESTIC), à Vannes, sur les ….. « doudous ».
Et oui, une étude sérieuse sur ce objet cher aux petits enfants et cela m’a rappelé beaucoup de souvenirs personnels.
    Jusque là je n’avais lu qu’une seule étude, très empreinte des théories de Freud et qui traitait le doudou « d’objet contra-phobique » !
    Celle-ci est beaucoup plus simple, réaliste et imagée. Je vous la résume, avec quelques compléments personnels, de mon enfance, de celle de mes enfants , et d’une de mes filles, puéricultrice dans une crèche..

    Le doudou doit être doux, facile à saisir et à sucer. C’est un objet très précieux auquel beaucoup d’enfants s’attachent entre 6 mois et 3/4 ans, une peluche ou un simple chiffon. Il parait que certaines jeunes femmes en ont encore besoin le soir pour s’endormir, mais c’est plus rar. Par contre beaucoup d’adultes, hommes et femmes, gardent leur doudou, en souvenir de leur enfance.
    J’ai eu un petit chien en peluche comme doudou, de 6 mois à 3 ans. Il est ensuite resté dans mon armoire à vêtements et lorsque, à 20 ans j’étais à lécole Polytechnique, ma mère a jeté ce vestige tout rapé et sale. Je ne sis pas si j’aurais accepté qu’elle le fasse si elle me l’avait demandé : ce chien avait autant de valeur dans mes souvenirs d’enfant qu’un vrai chien qui, par la suite a partagé 18 ans de ma vie.

    Que représente ce doudou ?

        Le doudou remplace d’abord la mère :

    Lorsqu’il vient de naître, le bébé a une relation fusionnelle avec sa mère : pour lui, elle est la pour subvenir à tous ses besoins dès qu’il donne un signe de désir ou de détresse: nourriture, sommeil, propreté, jouer… Il reconnait sa voix, son odeur, puis son visage, ses gestes…
    Mais au bout de quelques mois il va s’apercevoir que cette mère à lui, a d’autres occupations due prendre soin de lui en permanence, et il va être obligé de l’accepter, de s’y résoudre.
    Dans les six premiers mois, il va découvrir visuellement son environnement, puis son système d’apprentissage va lui apperendre à se servir de ses mains pour essayer de prendre ses pieds, les mains de sa mère, des objets accrochés à son lit; ce sera plus facile lorsqu’il pourra s’asseoir à 6 mois. Il va alors faire une découverte: que les objets ont une existence propre, qu’ils continuent à exister lorsqu’il ne les voit plu, et qu’il peut ensuite les retrouver et les reprendre, et il en garde des images mentales pour les reconnaître.
    L’enfant est maintenant capable d’avoir un doudou, qui va être là quand sa mère n’y est pas: c’est l’épreuve de la distanciation avec sa mère et le doudou est le premier objet sur lequel l’enfant peut avoir à disposition sous sa main. C’est leur objet et d’ailleurs, il est très rare dans une crèche, que le bébé prenne le doudou d’un autre bébé : c’est son doudou qui est le substitut maternel, même si bien sûr, il préfère encore la présence de sa mère.
    Son rôle est de permettre la séparation progressive avec les parents. Le doudou permet de se confronter au monde extérieur tout en se sentant rassuré. L'enfant va vers ce qu'il ne connaît pas mais peut se rassurer grâce à son doudou.

        Puis le doudou s’identifie à l’enfant lui même :

    Des études du comportement d’enfants ont montré que celui-ci tient à un objet qu’il aime, et qu’il ne veut pas le céder, d’autant plus qu’il se sent menacé et qu’il n’a pas confiance en soi.
    Une peur, une fatigue, une douleur, une contrariété après une remontrance, font que l’enfant se recroqueville dans un coin, en serrant son doudou contre lui. C’est un substitut rassurant de la mère, mais c’est aussi un refuge pour l’estime de soi; le doudou c’est alors un peu l’enfant lui-même.

        C’est un objet qui rassure mais pas pour tous :

    Des études ont été faites sur des enfants et ont montré que leur attachement pour le doudou n’était pas le même, certains ne se séparant jamais de leur doudou et étant stressés lorsqu’il n’était pas avec lui, d’autres le considérant seulement comme leur jouet préféré, mais ayant d’autres centres de préoccupation.
    Des essais fait lors d’événements stressants, par exemple un examen médical, ontmontré que la présence de la mère était toujours rassurante pour l’enfant, mais que celle du doudou l’était aussi pour les enfants pou lesquels il était indispensable, mais beaucoup moins pour ceux pour lesquels il n’était qu’un jouet
    Il semble que ce soit le contact avec le doudou qui soit rassurant, l’enfant le triturant dans ses mains et le serrant contre lui, en cas de stress.

        Ce qui compte c’est le « vécu »

    Le doudou n’est pas un jouet comme les autres; ce qui compte, ce n’est pas l’objet mais le « vécu » partagé avec l’enfant, l’attachement sentimental.
    Un de mes enfants avait un doudou qui était tout déchiré et crasseux. On l’avait lavé à la machine, mais son état était encore un peu plus délabré et il devenait dangereux. En cherchant dans les magasins, on a trouvé exactement le même neuf. D’habitude des jouets neufs faisaient toujours plaisir, mais là, le doudou neuf a été refusé et mon fils a mis plus d’un mois à s’y habituer : il n’avait pas partagé avec lui le passé !
    Une de mes petites filles, qui aavit 18 mois, a fait une crise de larmes, parce que sa mère avait lavé à la machine le doudou répugnant de saleté. Mais il n’avait sans doute plus la même odeur rassurante, il était un peu plus raide. Au bout de quelque jours, un peu sali et trituré, il était de nouveau adopté.
    Ma fille m’a confirmé qu’en crèche, il n’y a pas d’échange ou de vol de doudou. Il n’a de valeur que pour l’enfant avec lequel il a passé la tendre enfance. Deux enfants qui avaient des doudous identiques ne se les échangeaient pas : sans doute n’avaient ils pas le même toucher, la même odeur, voire le même goût !

        Son importance diminue en général vers 3 ans :

    Le doudou est une relation normale, qui ne préjuge en rien de l’état psychologique de l’enfant. Les enfant qui ne peuvent se passer de leur doudou ne sont pas plus stressés en moyenne que ceux qui n’en ont pas un besoin permanent.
    Les parents ne sont pas en général inquiets car au moins l’un deux a eu un doudou autrefois, et ils constatent l’effet apaisant sur leur enfant.
    En général le besoin s’estompe vers 3 ou 4 ans. Personnellement, ayant une mère qui ne travaillait pas et une grand-mère et un grand père qui s’occupaient très souvent de moi, je n’ai lus eu besoin de mon chien en peluche, à partir de 2 ans, quand j’ai su parler, car j’avais plein de choses à faire. Il m’attendait sagement sur l’orillet de mon lit pour m’aider à m’endormir.
    Mais pour certains enfants se séparer du doudou peut être un traumatisme, et donc il ne faut jamais le faire brutalement, mais progressivement en aidant l’enfant à voir d’autres acspects de son environnement, dans un esprit ludique.
    Une de mes jeunes correspondantes me demande si cela serait possible de mémoriser des cours en passant un CD pendant son sommeil, qui les lise à haute voix.
    Hélas non !
    Cela ne veut pas dire que le sommeil n’ait pas d’effet sur la mémorisation, mais ce n’est malheureusement pas aussi bénéfique
.

D’abord, à quoi cela nous sert il de dormir ?
      - Pendant le sommeil le cerveau est au ralenti et économise de l’énergie, car il consomme 20% de l’énergie qu’i-utilise notre corps (alors qu’il ne représente qu’environ 2% de notre poids).
    - Les espaces entre les cellules du cerveau s’élargissent pandant le sommeil, ce qui permet d’évacuer les déchets toxiques vers la mœlle épinière, pour être éliminés.. La circulation sanguine en évacue également et des synthèses de protéines se font pendant cette période defaible activité.
    - Lorsque nous cherchons à résoudre des problèmes, il arrive souvent que la solution vienne après le sommeil, à notre réveil (éventuellement pendant la nuit). Il semble que le cerveau traite les informations acquises et les traite pour les ordonner et les simplifier, cequi permet de dégager plus facilement des solutions aux problèmes.
    - Les connexions synaptiques sont affaiblies pour éliminer des souvenirs ou au contraire augmentées pour les renforcer.
    Le sommeil augmente la mémorisation de ce qu’on a appris avant de dormir et il rend la mémoire plus libre pour le réveil, en éliminant les souvenirs inutiles et en diminuant l’intensité des souvenirs lancinants et traumatisants.
   
    Il y a deux grandes catégories de phases de sommeil (voir mes articles sur ce sujet) : le sommeil profond et le sommeil paradoxal, avec entre les deux des stades intermédiaires, notamment le sommeil lent stade 2.
    Pendant le sommeil profond, le cortex cérébral (et notamment le cortex préfrontal), sont parcourus d’ondes « lentes » (voir schéma ci-dessous); pendant les montées de ces ondes lentes, des « fuseaux » sont émis dans le thalamus, qui coordonne nos sensations; et pendant les creux des fuseaux, ont lieu des bouffées d’ondes à haute fréquence dans le thalamus, qui est le « carnet d’adresses » de la mémoire.
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    Les connections des souvenirs que nous voulons garder sont renforcés : le cerveau rappelle les éléments de chaque souvenir, ce qui augmente les connections entre les neurones qui le composent. Cela peut avoir certains aspects particuliers. Par exemple si un pianiste a appris dans la journée un morceau de musique, le cerveau va « rejouer » en actionnant les centres qui commandent les mouvements des mains. Mais comme pendant le sommeil profond, la commande des muscles est désactivée, les mains ne bougeront pas, mais les connections des synapses qui sont concernées par le jeu du morceau de musique, auront été renforcées.

    Pendant le sommeil paradoxal, le cerveau réactive successivement tous les souvenirs qui sont inutiles. Le cerveau fait ainsi de la place pour de futurs souvenirs.(dans un ordre aléatoire); les sensations sont envoyées dans les centres d’interprétation correspondants. Les connexions des synapses correspondantes sont alors désactivées et les souvenirs supprimés. Le cerveau fait ainsi de la place pour les futurs souvenirs, après le sommeil.
    Les centres d’interprétations des perceptions fonctionnent alors comme s’ils recevaient des sensations de nos sens lorsque nous sommes éveillés. Si l’on se réveille, ne serait ce que quelques secondes, le cortex frontal reçoit alors ces perceptions qui arrivent dans un désordre complet et il essaie de les interpréter, comme si l’on était éveillé : c’est un rêve, souvent incohérent, illogique.
   
    On peut cependant insérer quelques informations dans le cerveau pendant le sommeil, mais il s’agit de notions très simples et élémentaires, associées à des odeurs, car l’odorat est le seul sens dont ‘l’information va directement au centre d’interprétation, sans être filtrée par le thalamus. On emande par exemple de mémoriser l’emplacement d’objets à des odeurs de rose, alors que les personnes étaient éveillées. Puis pendant leur sommeil on les soumettaient à nouveau à cette odeur de rose. A leur éveil ces personnes se souvenaient mieux des emplacements des objets que celles qui n’avaient pas subi ce rappel d’odeur.
    Plus complexe des fumeurs étaient pendant leur sommeil soumis à deux odeurs simultanément : celle du tabac et une odeur putride désagréable. Au bout de quelques séances, les patients lorsqu’ils étaient éveillés, associaient ces deux odeurs , et leur consommation de tabac diminuait nettement.
    Mais il ne semble pas possible d’entrer ainsi dans le cerveau, des notions complexeset donc d’apprendre ses leçons en dormant avec un magnétophone qui vous les serine.

    Un enfant doit dormir beaucoup, et un adolescent a davantage besoin de sommeil qu’un adulte, car son cerveau n’est pas encore mature. Pour les adultes, les besoins de sommeil sont différent selon les individus, et varient de 7 à 10 heures par nuit.
    De nombreux jeunes passent leur temps sur les réseaux sociaux au lieu de dormir. C’est dangereux : des études ont par exemple montré que dormir régulièrement moins de sept heures par nuit, augmentait le risque de surpoids, de diabète, d’AVC, d’hyprertension, sans compter les risques d’accident sur machine et notamment sur la route et de dépression.
    Le sommeil est nécessaire comme on l’a vu, pour le cerveau, mais il a aussi un rôle reposant et régénérateur pour l’ensemble de l’organisme.
    Le manque de sommeil désorganise nos horloges biologiques (voir mes articles sur ces horloges), il modifie notre régulation de pression artérielle, la sensibilité au glucose et à l’insuline, il diminue notre résistance immunitaire, il peut perturber les sécrétions hormonale, ou celles de neurotransmetteurs, notamment la sérotonine. (dépression) ainsi que les envies alimentaires.
    Des études menées notamment sur des militaires et des équipages d’avions civils soumis au décalage horaire, ont montré que le manque de sommeil diminuait considérablement les performances, notamment l’attention et la concentration et la mémoire. (Plus de 3 à 6 jours selon les personnes, sans sommeil, conduisent, après des erreurs, à l’incohérence et un état proche de la démence).
    La figure ci-dessous, empruntée au journal »pour la Science », montre les perturbations entraînées par la fatigue du cerveau qui manque de sommeil.
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    Les chercheurs ont mis en lumière un des mécanismes : les neurones en travaillant consomme de l’énergie sous forme d’adénosine-triphosphate  (ATP), qu’ils décomposent et rejettent ensuite de l’adénosine, qui s’accumule donc tout au long de l’éveil. Cette accumulation d’adénosine se fixe sur des récepteurs des  synapses et ralentit leur fonctionnement. Elle entraîne une grande fatigue et une envie importante de dormir. Si on passe outre, les neurones ralentissent leur action, d’où un manque d’attention, de concentration, des erreurs, des accidents.
    Actuellement il semblerait que plus de 30% des adultes ont moins de 7 heures de sommeil par nuit, et des chercheurs évaluent les coûts correspondants à plus de 20 milliards d’€ par an.

Lundi 1er avril 2019 à 8:00

Divers

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    Lorsque le « grand débat » a été lancé, j’ai rédigé une réponse, avec 3 documents: « fiscalité », climat » et « institutions ». J’y ai fait des propositions précises, chiffrées et j’ai essayé de compenser les dépenses par des propositions de recettes.
    Pour chaque document, il y avait un résumé en deux pages pour être lu rapidement et le détail en une dizaine de pages et j’ai envoyé le tout à la « Mission Grand Débat ».
    Quelle n’a pas été ma surprise en recevant une lettre qui me convoquait à l’Elysée; alors j’ai mis un complet et une cravate et j’y susi allé, plein de curiosité.
    Nous avons discuté, le Président et moi, une bonne demi-heure et il m’a révélé quelques unes de ses intentions.
    Il va relever légèrement le Smic pour redonner du pouvoir d’achat aux maigres salaires. Il va supprimer la csg supplémentaire infligée aux retraités et indexer les retraites sur l’inflation. Il reconnait qu’ils ont travaillé dur toute leur vie et ont payé les retraites de leurs anciens.
    Il va rétablir l’ISF (plutôt symbolique, car cela ne rapporte pas beaucoup, 3?5 milliards : il n’y a pas beaucoup de riches!).
    Il va surtout supprimer certaines aides illusoires aux entreprises et taxer les GAFA, et renforcer la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale; Là on peut gratter 30 à 40 milliards.
    Il va demander à son ministre de l’éducation de diminuer les options au bac et de se centrer sur les matières de base, insister en français sur la connaissance des idées des auteurs et des philosophes, pour favoriser l’habitude des opinions diverses, et que les mathématiques et la physique donnent lieu à des exercices d’applications, concrets et pratiques.
    Il va faire un effort pour former les fonctionnaires, réformer la fonction publique et organiser certaines évolutions de postes avant de supprimer certains d’entre eux. (Il ne fait pas mettre la charrue avant les bœufs!). Les postes supprimés ne seront pas décidés technocratiquement, mais en fonction de l’utilité, et notamment en vue de diminuer le nombre extraordinaire de règlements absurdes ou inapplicables.
    Il va renforcer les mesures pour lutter contre la pauvreté et l’isolement des sans-abris, et améliorer le sort des handicapés.
    Il augmentera les mesures pour le climat, les études pour l’isolation thermique des locaux ancien, notamment les immeubles, la diffusion des voitures électriques, faire payer les pollueurs, compenser les augmentations du prix du pétrole par une baisse automatique des taxes sur les carburants, et soutenir davantage les études de réacteurs de 4ème génération, seul moyen de produire de l’électricité et de l’hydrogène, avec une grande sécurité, et en quantité suffisante et sans polluer la planète avec du CO2. Il fera développer la biomasse et l’hydrolien, notamment dans les cours d’eau, qui ne sont pas intermittents comme l’éolien et le photovoltaïque.
    En matière d’emplois et de chômage, il fera ce qu’il pourra mais ce n’est pas facile : l’Etat n’est pas l’industrie privée. Néanmoins les régions vont concentrer leur action, non sur le politique, mais sur l’économique et l’aménagement du territoire.
    Il va recommander aux politiques que, pour chaque décision prise, on se demande si cela va rendre le plus grand nombre de citoyens un peu plus heureux. La notion du bonheur collectif devrait être aussi importante que celle de l'effort collectif.

    Cela vous a certainement étonné que je sois ainsi reçu par M Macron et qu’il ait de si bonnes intentions.
    Vous avez raison car c’était malheureusement …..




…. un poisson d’avril !
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