Samedi 15 juin 2019 à 8:57

Biologie, santé.


    La maladie d’Alzheimer se rencontre de plus en plus chez les personnes âgées, du fait du vieillissement de la population.
    Rare avant 65 ans, elle représente 2 à 4% de la population des 70 ans et le pourcentage augmente ensuite vers 15% à 80 ans.
    Les femmes (60%) sont plus exposées que les hommes (40%), mais ce n’est peut être dû qu’à la différence d’espérence de vie.
    Il y a aujourd’hui environ un million de malades, mais leur nombre devrait atteindre 1,3 millions en 2020.

    La maladie d’Alzheimer est une lente dégénérescence des neurones, qui est caractérisée par deux sortes de lésions :

  http://lancien.cowblog.fr/images/Santebiologie2/betaamyloides.jpg       - des « dépôts amyloïdes, principalement près des axones, dus à une protéine, la peptide bêta-amyloïde. (Nota amyloÏde vient d’amidon, car le médecin Rudolf Virchof, qui a découvert ces dépôts croyait à tort que c’était de l’amidon alors que c’était une protéine; il n'y avait pas, à l'époque de moyens analytiques suffisants).
    Il existe naturellement dans la membrane des neurones, des protéines transmembranaires appelées APP (« Amyloid Protein Precursor », précurseur de la protéine amyloïde), qui aident les neurones à croître, à survivre et à se réparer quand ils subissent des lésions. (cf. les trois schémas ci-dessous)
    Des enzymes peuvent couper en deux endroits cette APP et libèrent alors une petite protéine, qui se replie en feuillets plissés, la protéine beta-amyloïde. Ces protéines ont tendance ensuite à s’agglutiner en plaques, stables et insolubles.
    Ces plaques coupent la communication synaptique, en perturbant le rôle d’un neurotransmetteur, la choline.
    De plus il semble que ces amas finiraient par devenir toxiques pour les neurones.





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     d’autres protéines, les protéines Tau (pour « tubulin associated unit », sont aussi présentes naturellement dans l’environnement des neurones. Elles constituent une ossature comprenant des micro-tubulures qui assurent le transport de nutriments des neurones aux extrémités de l’axone, comme sur un « rail ». Ces micro-tubulures sont aussi appelées « fibrilles »
    Sous l’effet d’une trop grande phosphorilation, ces protéine peuvent devenir »collantes » et quitter les microtubulures pour s’agglutiner. Les microtubulures ne peuvent plus acheminer les nutriments et l’axone meurt, puis ultérieurement le neurone.
    Cette destruction s’appelle la « dégénérescence neurofibrillaire ».

    Non seulement des neurones meurent, mais les communications avec les neurones suivants sont détruites et donc toute une chaine de communication cesse de fonctionner.

    Quelles sont les conséquences sur le fonctionnement du cerveau ?

    A partir de 20 ans et en vieillissant, le cerveau perd des neurones qui meurent. C’est particulièrement vrai pour l’hippocampe, le centre d’aiguillage de la mémoire. Donc nous avons tous des « trous de mémoire » en vieillissant, sous des aspects divers : difficulté pour trouver un mot, oubli de l’endroit où l’on a mis un objet, difficulté pour mémoriser de nouvelles connaissance, oubli d(une action mineure…
    Les malades d’Alzheimer voient ces difficultés de mémorisation augmenter progressivement. De plus une diminution importante de l’attention et de la concentration s’ensuit. C’est la mémoire épisodique immédiate qui est la plus atteinte. Puis progressivement des souvenirs plus anciens.
    Le cortex endorhinal (qui fait partie de l’hippocampe) contrôle notre notion du temps qui s’écoule et d’autre part notre « GPS interne » qui nous guide en permanence (voir mes articles des 10 et 14/12/2016).
    Il en résulte que les personnes qui développent la maladie se perdent sur un trajet habituel ou ne savent plus se situer dans le temps.
    Les troubles peuvent ensuite s’étendre au cortex préfrontal et entraîner des troubles des fonctions exécutives (programmation, séquence de réalisation d’un but, par exemple ne plus savoir comment se servir de son téléphone, de la télévision ou d’un ordinateur, ou comment préparer une recette jusque-là bien connue.)
    En temps normal le cortex préfrontal contrebalance l’influence des centres amygdaliens. Si son rôle diminue, ces derniers prennent l’avantage, entraînant des troubles du comportement et de l’humeur (anxiété, dépression irritabilité).
    L’extension de la maladie peut se traduire par des troubles progressifs du mouvement (apraxie), et plus rarement, des troubles du langage (oral : aphasie et écrit dysorthographie), ou de la vision élaborée (lecture, repérage des objets…).

    ll faut cependant souligner que cette progression de la maladie n’est ni unique, ni forcément catastrophique : tous les patients ne vivent pas la même évolution, et ne souffrent pas du même handicap. On peut bien souvent longtemps continuer à avoir une vie sociale, intellectuelle et affective avec la maladie d’Alzheimer...

  Un progrès important serait fait, si l'on savait dépister assez tôt la maladie d'Alzheimer, pour pouvoir ralentir ses effets. Il semble que ce soit possible, car des tests relativement sensibles ont été mis au point, permettant de déceler dans le sang, des marqueurs de la présence dans le cerveau, des béta-amyloïdes et des protéines Tau


 

Samedi 8 juin 2019 à 8:10

Enseignement, école, fac

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    J’ai dit plusieurs fois que les résultats scolaires seraient bien meilleurs si on mettait dans une même classe les élèves de niveaux analogues, car cela permettrait d’ajuster l’enseignement au niveau de la classe, d’éviter que les moins bons ne se découragent et que les meilleurs s’ennuient au point de n’avoir pas d’effort à faire pour suivre et donc de ne plus faire grand chose.
    J’ai reçu récemment deux mails de professeurs, l’un qui est d’accord avec moi et l’autre qui ne l’est pas, au nom de la mixité sociale.
    Je pense que la mixité sociale n’est pas en cause. car les enfants de différentes classes sociales peuvent continuer à se retrouver dans l’établissement d’enseignement et même dans une même classe, même si on fait un enseignement par niveaux..
    Le problème est de savoir si on trie les enfants par âge, qui correspond au nombre de classes parcourues, puisque il y a très peu de redoublement; ou si on les trie par niveau de connaissances et surtout aptitude à suivre un certain rytme de travail en ayant assimilé l’enseignement délivré.
    Les expériences réalisées ont montré que le regroupement par âge était le moins bon pour l’efficacité et la réussite de l’enseignement.


    Des études ont été faites notamment par deux chercheurs ddu Laboratoire de neurosciences cognitives de l’Ecole Normale Supérieure Coralie Chevalier et Nicolas Baumard, qui ont d’abord montré que le développement des enfants peut se faire à des vitesses différentes, de telle sorte que les mêmes aptitudes sont atteintes à des âges différents.
    En France les classes sont actuellement organisées par âge, et 20% des élèves sortent du système scolaire sans formation et 10% sans le brevet des collèges.
    Les élèves les moins adaptés décrochent progressivement, et beaucoup de ceux qui pourraient être de bons élèves s’ennuient et prennet l’habitude de ne rien fiaire. Ils réussissent - même brillament- leur bac, mais calent ensuite très rapidement dans le supérieur, faute de pouvoir fournir un travail suffisant.
    On croit pouvoir améliorer la situation en faisant redoubler ceux qui ne suivent pas ou en faisant sauter des classes aux meilleurs, mais cela ne résout pas les problèmes, car cel ne change que peu l’hétérogénéité des classes. Le redoublement décourage encore plus ceux à qui on l’impose et sauter des classes entraîne des lacunes de connaissances (sauf en tout début de cycle).
    Créer des classes de « bons élèves » et de « moins bons » apporte nettement de meilleurs résultats d’enseignement, pour les moins bons comme pour les meilleurs, mais c’est relativement stigmatisant.
    Le meilleur résultat est un tri par compétences initiales dans chaque matière, (ou du moins dans les matières les plus importantes, de telle sorte que les groupes peuvent être différents d’une matière à l’autre.
    Cela n’exige pas de moyens supplémentaires en locaux et professeurs, et les emplois du temps restent les mêmes, les élèves se regroupant simplement au même moment du cours par groupes, dans des locaux, et avec des professeurs différents selon les matière, pour former des classes de niveaux relativement homogènes.
    Actuellement environ 50 millions d’enfants reçoivent un tel enseignement, notamment en Inde et les résultats sont bien meilleurs.

    Deux chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusset, Esther Duflo et Abhijit Barnegee, ont étudié les effets d’un enseignement par groupes, sur 30 000 élèves indiens et ont montré que le résultat était spectaculaire quelque soit le niveau des enfants.   
    Ester Duflo et des chercheurs de l’Université de Stanford ont effectué des études comparatives au Kenya, pendant plusieurs années, sur 120 classes de CP, en effectuant l’enseignement classique dans 60 d’entre elles et en faisant de l’enseignement par groupe dans les 60 autres, avec des programmes identiques.    
    Les résultats ont été bien meilleurs dans les classes par groupes, tant pour les élèves les plus faibles que pour les plus doués.
    Ils ont montré que les élèves doués ne « tirent pas vers le haut » les plus faibles dans les classes mélangées.  Ces derniers sont marginalisés et dégoûtés, alors que les meilleurs restent pour la plupart peu travailleurs.
    Le dédoublement des classes a aussi été testé. Il améliore les résultats, mais moins que le regroupement par groupes de niveaux et il est consommateurs de moyens (il faut presque les doubler), alors que le groupement par niveau n’en consomme pratiquement pas.
    En France, on se cantonne, sous prétexte de mixité sociale, à un regroupement par âges alors que cela n’a rien à voir. Et on n’a jamais voulu admettre ce regroupement par niveau, différent selon les matière, qui ne demande pas de moyen supplémentaire, mais exige seulement une organisation un peu plus complexe de la correspondance élèves-salles de cours et professeurs, qui est alors variable. (mais cela ne touche pas les emplois du temps).
    C’est dommage catr cela permettrait à notre enseignement de retrouver la qualité qu’il aavit autrefois, perte qui résulte, non pas de la qualité des professeurs, mais de la qualité de l’organisation.

   
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     Cela fait longtemps que je n’avais pas fait d’article sur le fonctionnement du cerveau.
    Je voudrais aujourd’hui revenir sur le rôle de l’inconscient
    Celui-ci est beaucoup plus important qu’on ne le croit et très différent de ce que croyait Freud, les connaissances sur le cerveau étant embryonnaires au début du siècle dernier.


    Freud opposait dans notre esprit, le conscient et l’inconscient. L’inconscient était , pour lui, le sein de pulsions que nous devions contrôler ensuite consciemment. Notre psychisme était donc un équilibre fragile entre conscient et inconscient, qui luttaient chacun pour prendre le pas sur l’autre.
    Par ailleurs, pour Freud, le siège de la conscience était le cortex, notamment préfrontal qui organise et raisonne, et le siège de l’inconscient, le cerveau émotionnel.
    En fait, à la lumière des connaissances actuelles sur le cerveau, tout cela est inexact, même si de nombreux psychologues français (qui ont oublié de se recycler), y croient encore.

    L’inconscient c’est d’abord un très grand nombre de sensations qui sont stockées plus ou moins longtemps en mémoire, sans qu’on en soit conscient : surtout des images et des sons, mais aussi des impressions tactiles; olfactives ou gustatives.
    Quand vous conduisez une voiture, votre attention est fixée sur un endroit de la route qui varie suivant les problèmes de conduite, ou (ce qui est moins recommandé) sur un endroit du paysage. Vous êtes conscient de ce que vous regardez ainsi (c’est le propre de l’attention) et vous enregistrez consciemment les images correspondantes. Mais tout autour de ces images, vous enregistrez aussi inconsciemment tout un environnement. Vous ne vous en apercevez que si arrive un incident inattendu concernant cet environnement, car en faisant un effort de mémoire, vous pouvez en revoir consciemment certains éléments. Par contre si vous n’en avez pas besoin, ces éléments mémorisés sont rapidement éliminés et disparaissent donc de la mémoire.
    Vous arrêtez votre voiture dans une rue, le long du trottoir. Si vous êtes dans un quartier inconnu, vous allez consciemment examiner où vous êtes, pour le mémoriser à votre retour. Mais si vous êtes dans des lieux connus, vous n’y pensez même pas, et pourtant, votre inconscient enregistre les images, et sans réfléchir vous retrouverez votre voiture au retour. Et ces images sont conservées le temps qu’il faut, puis lorsque vous êtes repartie dans votre véhicules, comme elles ne sont plus utiles, elles sont éliminées pour la plupart assez rapidement. Vous vous rappellerez seulement ce que vous êtes allé faire dans le quartier.
    Mais si, au moment où vous avez quitté votre voiture, un incident a capté votre attention, ou si vous réfléchissiez fortement à un problème, votre inconscient n’a pas pu enregistrer assez d’images et vous aurez quelques difficultés à votre retour. C’est encore plus vrai pour votre caddie dans un supermarché.
    Ces sensations sont stockées dans les « aires associatives », d’une part dans le pariétal au devant les centres visuels at au dessus du centre de Wernicke, et dan les lobes pariétaux inférieurs.
    Quelques mots aussi des images subliminales,  Ce sont des images reçues pendant des temps plus courts que ceux permettant la perception visuelle consciente. mais ces images sont néanmoins perçues et l’inconscient les mémorise de telle sorte qu’elle peuvent influencer ensuite des actions futures.

    L’inconscient enregistre aussi en permanence l’état de notre corps : les équilibres chimiques (homéostasie), et l’état de nos viscères ainsi que l’équilibre hormonal.
    Mais il enregistre aussi la position et l’état de fonctionnement de nos muscles et nos membres. Si on vous lance un ballon sans vous prévenir, votre vue va analyser sa trajectoire, vous allez amener bras et mains là où il faut pour l’attraper et vous aller le saisir, tout cela inconsciemment, automatiquement, par réflexe. Ce n’est qu’après que vous réalisez ce que vous avez fait.  Le cervelet apprend ainsi à conduire maints automatismes : aller à vélo, nager, conduire une voiture, taper sur un clavier d'ordinateur ou de piano, lire, et des centres spécialisés savent automatiquement parler, lire, écrire; compter…..
    Chose extraordinaire, vous arrivez même à lire une phrase dont seules la première et la dernière lettre des mots sont exactes, les autres étant mélangées. (voir l’exercice en fin d’article).
    Et le cerveau est câblé pour empêcher des rétroactions néfastes : Wernicke n’écoute pas Broca qui élabore une phrase (sous peine d’hallucination verbale), vous n’êtes pas sensible aux chatouilles faites par vous même, nous n’avons pas l’impression que le monde tourne autour de nous quand nous tournons la tête….)

    L’inconscient, c’est ensuite le lieu d’émotions , de pulsions, qui peuvent rester longtemps inconnues avant de parvenir à la conscience. La perception émotionnelle immédiate, (cf. les préférences cérébrales) en fait partie.
    C’est ce que Freud a longtemps développé, mais il considérait que presque toutes ces pulsions étaient d’origine sexuelle, et que notre conscient raisonnable les empêchait de s’exprimer (en général pour des raisons morales), et qu’elles étaient alors refoulées, tant qu’elles n’auraient pas pris le dessus sur le cortex raisonnable.
    Tout cela n’est pas exact.
    Il y a toutes sortes d’émotions et de pulsions autres que sexuelles et le refoulement est plutôt un blocage de certains souvenirs ou certains comportements, soit sous l’effet d’un traumatisme, soit pour des raisons diverses semi-conscientes, morales, sentimentales, ou de peur.
    Mais Freud faisait trois autres erreurs :
        - le siège du conscient n’est pas limité au seul cortex raisonnable; L’attention est déterminée par des centres du cerveau émotionnel et les mémorisations conscientes à un instant donné sont celles qui transitent par les mémoires tampons entre le cortex préfrontal et les autres centres du cerveau, mémoire lexicale et calepin visuel intermédiaires. ainsi que les sensations en provenance du thalamus.
        - l’inconscient ne s’oppose pas au conscient raisonnable; ils travaillent tous deux en étroite collaboration.
        - le cortex préfrontal ne prend que peu de décisions après un examen logique et raisonnable. La plupart des décisions sont dues au travail de l’inconscient.
    L’inconscient est la face cachée de notre cerveau qui décide de presque tout.
    C’est ce que nous allons voir maintenant.

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    Lorsqu’un problème se pose à nous (et il y en  des petits à tout instant), l’inconscient l’analyse et essaie de le résoudre, sans que nous le sachions. Tout le cerveau émotionnel y participe, principalement le cortex cingulaire, important pour l'attention et la conscience, les centres amygdaliens, le système d’apprentissage et de récompense, le thalamus et ses synthèses de perceptions, l’hippocampe et son contrôle de la mémoire…
    Mais surtout le cerveau participe inconsciemment à nos décisions conscientes de façon très importante.
    Il analyse les situations, consulte la mémoire du passé, et essaie de prédire ce qui va arriver. Des expériences ont montré que le cerveau analysait inconsciemment les probabilités de certains faits et en tirait des règles statistiques inconscientes pour influencer certaines de nos décisions conscientes, pour lesquelles nous ne savons pas bien ensuite, pourquoi nous les avons prises. Certes ses centres travaillent lentement par rapport à un ordinateur, (la milliseconde), mais ils travaillent en même temps sur des millions de circuits parallèles.
    Nos préjugés ont aussi leur influence, par exemple sur un pré-opinion que vous vous faites automatiquement et inconsciemment, en quelques secondes, sur un interlocuteur que vous ne connaissez pas.

    Cependant nous avons conscience de certains faits et notre cortex préfrontal fait des analyses logiques, réfléchit, organise, décide, commande l’action.
    Alors comment coopère t’il avec le reste du cerveau et ses actions inconscientes ?

    Il semble que la conscience naisse d’erreurs de prédiction de l’inconscient .
    L’analyse de notre inconscient est permanente pour prédire ce qui va se passer et si tout est ensuite conforma, nous ne sommes pas averti du problème.
    Mais s’il y a erreur de prédiction, si l’inconscient est en panne de solution, alors l’information « d’erreur » est transmise, via les mémoires de travail tampon au cortex préfrontal pour qu’il trouve une solution rationnelle.
    Les sensations dont nous avons conscience, vers lesquelles se porte notre attention, le flux de nos impressions, nos émotions spontanées, la façon dons nous les interprétons, quels souvenirs et qu’elles idées nous viennent à l’esprit, comment nous percevons les personnes autour de nous, ce qu’elles font, et pourquoi elles le font, les buts que nous poursuivons, nos décisions, tout cela résulte de processus automatiques, qui tout à coup quittent l’automatisme pour demander de l’aide à notre conscience et au cortex préfrontal pour résoudre le problème; lorsqu’ils ne savent plus le résoudre seuls.
    Nous ne serions donc conscients que des problèmes que notre inconscient ne sait pas résoudre tout seul !
    Ceci résulte de l’évolution. Si nous devions réfléchir à tous les problèmes, nous ne saurions les résoudre tous et l’homme aurait disparu de la terre. Le pilote automatique que nous avons dans notre tête a fait de nous ce que nous sommes, pas notre conscience !   


Exercice de lecture ( lcetrue )

Si vuos  pvueoz lrie ccei, vuos  aevz asusi nu dôrle  de cvreeau. Puveoz-vuos lrie ceci? Seleuemnt  56  porsnenes sur cnet en snot cpalabes.Je  n'en cyoaris pas mes yuex que je  sios  cabaple de cdrpormendre ce que je liasis. Le  povuoir phoémanénl du  crveeau huamin.  Soeln une rcheerche fiate à l'Unievristé de  Cmabridge, il  n'y a pas d'iromtpance sur  l'odrre dnas luqeel les lerttes snot, la  suele  cohse imotprante est que la  priremère et la derènire letrte du mot siot  à  la bnone palce. La raoisn est que le  ceverau hmauin ne lit pas les mtos  par  letrte mias ptuôlt cmome un tuot. Étonannt  n'est-ce pas? Et moi qui ai  tujoours psneé  que svaoir élpeer éatit ipomratnt!


Mais pour apprendre à lire, il faut passer par la méthode syllabique et ce n’est que lorsque nous avons parfaitement lire que nous interprétons les mots comme un tout, globalement sous forme orthographique (et non d’images).
C’est seulement à ce moment que nous arrivons à lire le texte ci-dessus, qui suppose cependant une analyse littérale :  première dernière lettre et nombre de lettres pour des comparaisons inconscientes en mémoire..

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lancien

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