Vendredi 25 octobre 2019 à 18:23

Actualité

http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/PWoh2m8BPbCVIploIDJ3rxFdsA420x463.jpg            On a beaucoup parlé au mois de septembre de la réforme des retraites, et les grèves se sont succédées contre le projet. Je crains qu’il ne soit de même jusqu’à l’an prochain.

            J’avoue mal comprendre cette réforme qui me paraît imaginée par des technocrates  à l’esprit étroit et abstrait, dénués de tout sens du réel et de pragmatisme, qui sous prétexte de logique (délirante), construisent une loi « usine à gaz » d’une complication bien inutile.
           Pourquoi diable vouloir tout uniformiser. Même Dieu, si on y croit, n’a pas crée un univers uniforme.  Contrairement à ce que l’on croit, uniformiser n’est pas simplifier, et ce n’est pas non plus faire quelque chose de mieux adapté par sa simplicité (apparente et trompeuse).
           La retraite est l’aboutissement d’une vie de travail dans un (ou plusieurs) métiers. Pourquoi vouloir tout unifier les retraites alors que les métiers sont très différents ainsi que les conditions dans lesquels on les exerce.
           Que pour des raisons économiques, on veuille uniformiser la durée de cotisation, je comprends et ce n’est pas cela qui pose problème.

            Que l’on soit obligé de réformer certains régimes s’ils sont très déficitaires, cela me paraît normal aussi.
           Mais quand certains régime de professions libérales fonctionnent bien, sont en équilibre, ont même une provision financière de sécurité , et conviennent à leurs adhérents, pour une fois que tout fonctionne bien pourquoi le changer et tout détruire ? En plus on parle d’un doublement des cotisations, ce qui n’est pas supportable au plan économique. La répercussion de ces augmentations sur les clients diminuera les commandes, ce qui, en période de chômage est absurde.
            La confiscation des provisions financières (27 milliards) est une véritable spoliation (leur montant a été payé par les cotisations des adhérents), et si on en conserve le montant à ces adhérents, comme veut le promettre le ministre, c’est un second régime particulier à nouveau, alors pourquoi supprimer le premier ?

            Si je prends certains avantages particuliers de la SNCF ou de la RATP, je pense que ces travailleurs ont des contraintes d’horaires et de jours de travail ou de déplacement, qui sont particulières et que ces avantages en sont une compensation. Or on ne va pas généraliser les horaires de ces personnes à tous les travailleurs.
            Si je prends les fonctionnaires dont la retraite est calculée sur les salaires des derniers mois, et que l’on veut ramener à un calcul sur toute la carrière,  ce qui va évidemment entraîner une baisse importante de retraite, on ne prend pas en compte que, à poste analogues, ils sont beaucoup moins payés que dans le privé. Alors si on aligne les retraites sur celles du privé, il faudrait aligner les salaires.

            Qu’il y ait parfois des abus, des avantages trop importants et pas justifiés, je veux bien, et qu’on les supprime ne me choque pas, mais vouloir uniformiser les retraites alors qu’on ne peut uniformiser ni les conditions de travail, notamment leur pénibilité, ni les rémunérations,  me paraît alors une ineptie.

            Par ailleurs comme il faudra tenir compte quand même de cas particulier, le système unique sera d’une complication extrême alors que les systèmes particuliers, plus réduits et uniformes, donnaient satisfaction et fonctionnaient simplement.

            A mon avis, une simplification ou une mise à jour de chaque régime et l’uniformisation simplement des durées de cotisation, pour tenir compte de l’allongement de la longévité, auraient largement suffi, aurait pris moins de temps et de travail et auraient suscité moins d’oppositions.

Vendredi 18 octobre 2019 à 14:39

Ecologie, Changement climatique


Je parlerai aujourd’hui de conséquences pratiques du réchauffement climatique autres que l’élévation de température et l’élévation du niveau des mers.

    Il est difficile de prévoir exactement les conséquences du réchauffement car d’une part nos connaissances sont encore insuffisantes et surtout les changements et leurs conséquences sont différentes selon les lieux
    Toutefois on peut déjà observer que de nombreux territoires et saisons font face à un réchauffement supérieur à la moyenne annuelle mondiale, y compris l’Arctique dont le réchauffement est deux à trois fois plus important, et que le réchauffement est généralement plus important sur les terres émergées qu’au-dessus des océans.
    Evidemment les conséquences seraient toutes plus graves en cas de réchauffement à 2 d°C au lieu de 1,5 d°C.

http://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/54015efOV604aPS8tamkucE2rBcQDB.png    Les modélisations prévoient une augmentation du nombre de jours chauds dans la plupart des terres émergées, les plus fortes hausses étant observées sous les tropiques.
Il faudra donc faire face à un nombre grandissant de canicules et à des températures plus élevées lors de ces événements, sans que cela entraîne forcément des hivers plus doux.
    La météo reste toujours évolutive et variée; ce sont les moyennes et les fréquences qui augmentent.

    L’augmentation de température et la baisse dés précipitation risque d’entraîner une désertification plus importante des zones subtropicales et  en Afrique et en Amérique centrale, entrainant une augmentation des zones arides et la végétation des autres endroits risque d’évoluer, certaines espèces ne résistant pas au nouveau climat..
    Mais des conséquences sur la végétation et notamment la résistance de certaines espèces de plantes sont possibles même sous nos climats, par exemple dans le midi de la France.
    Il est très difficile de prévoir le niveau local précis et les capacités d’adaptation de la végétation, car ce sont des domaines où nous n’avons pas encore les connaissances nécessaires.
    Malheureusement ce sont les pays relativement les plus pauvres des régions tropicales et subtropicales qui souffriront le plus, ainsi que les zones polaires, toutefois peu habitées.
    A l’inverse, les conflits de masses d’air froides et chaudes étant plus nombreux, on assistera au contraire à une augmentation des précipitations dans plusieurs régions de l’hémisphère Nord à haute latitude et/ou à haute altitude, en Asie orientale et en Amérique du Nord orientale. Le risque d’inondations sera donc plus élevé.
    De plus l’atmosphère et les océans étant plus chaud, les tempêtes et cyclones risquent d’être plus fréquents et plus forts, sans qu’on puisse calculer précisément cette augmentation.

    Ces changements climatiques risquent d’avoir des conséquences graves pour la faune et la flore.
    Le GIEC estime que, sur les 105 000 espèces étudiées, 6 % des insectes, 8 % des plantes et 4 % des vertébrés devraient perdre plus de la moitié de leur aire de répartition géographique déterminée par le climat pour un réchauffement planétaire de 1,5 °C, contre 18 % des insectes, 16 % des plantes et 8 % des vertébrés pour un réchauffement planétaire de 2 °C         
    Les effets associés à d’autres risques liés à la biodiversité, comme les feux de forêt et la propagation d’espèces invasives, sont plus faibles à 1,5 °C comparativement à 2 °C pour le réchauffement planétaire.
    On prévoit qu’environ 4 % de la superficie terrestre mondiale subira une transformation des écosystèmes d’un type à un autre à 1 °C de réchauffement planétaire, contre 13 % à 2 °C. Cela indique que la zone à risque devrait être inférieure d’environ 50 % en cas d’une augmentation de 1,5°C par rapport à une augmentation de 2 °C .
Notamment la toundra des hautes latitudes et les forêts boréales sont particulièrement menacées par la dégradation et la perte causées par les changements climatiques, les arbustes ligneux empiétant déjà dans la toundra, ce qui se poursuivra en cas d’un réchauffement supplémentaire. Limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C plutôt qu’à 2 °C devrait empêcher le dégel pendant des siècles d’une zone de pergélisol de l’ordre de 1,5 à 2,5 millions de km2.

     En outre le changement climatique aura un impact sur la vie quotidienne. D'abord sur l'économie : baisse de rendement de l'agriculture, de l'élevage, de la pêche, mais aussi sur notre santé.

    Le GIEC a ensuite fait dans son rapport 2018, des recommandations pour limiter les émissions de gaz à effet de serre et l’augmentation de température, mais il vient de publier un autre rapport sur le changement climatique das le cadre du développement durable.
    C’est très volumineux et long à lire. Je serai amené à faire d’ici quelques temps quelques articles à ce sujet.

Vendredi 11 octobre 2019 à 11:15

Ecologie, Changement climatique

    Le rapport d'octobre 2018 du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat, rassemblant de nombreux spécialistes scientifiques du monde entier), avait pour but de sensibiliser les politiques sur les conséquences d’un changement climatique entraînant une hausse de température de 1,5 d° à l’horizon 2050 et  de l’ordre de 2 d° à l’horizon 2075, pour redescendre ensuite, ce qui était l’objectif de la COP 21 et de l’accord de Paris. Mais en fait, il semble que les actions ne suivent pas et que si le monde ne réagit pas rapidement, l’on s’oriente plutôt vers un réchauffement de plus de 3 d° en fin de siècle.
    Par rapport à mes articles précédents sur les niveaux radiatifs, ce rapport  2018 correspondrait plutôt au RCP 4,5, mais qui serait ensuite réduit.

    Le rapport confirme d’abord ce qu’on savait , à savoir que :
        - Le réchauffement climatique actuel est bien imputable aux activités humaines et à leurs émissions de gaz à effet de serre (n’en déplaise à M. Trump).
        - Le réchauffement climatique est déjà visible au niveau des températures mondiales (estimées dès aujourd’hui à environ +1 °C - entre 0,8 et 1,2 - depuis l’ère pré-industrielle - 1850 -).
        - Le réchauffement climatique a déjà des conséquences visibles sur certains écosystèmes ou phénomènes naturels mondiaux (fonte des glaces, élévation du niveau de la mer, et augmentation des évènements climatiques extrêmes comme les cyclones ou les inondations, dégradation des rendements de l’agriculture)
. Ces phénomènes seront aggravés si nos actions sont insuffisantes au niveau international.
    Les impacts sur la santé, les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, l'approvisionnement en eau, la sécurité humaine et la croissance économique vont augmenter par rapport à aujourd’hui dans le cas d’un réchauffement de 1,5 °C, et plus encore dans le cas d’un réchauffement de 2 °C.

    La réalisation des engagements actuels dans le cadre de l’Accord de Paris ne suffira pas à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C.
    Il faut être conscient que les gaz à effet de serre ne disparaissent que peu à peu, très lentement et donc le réchauffement dû aux émissions de gaz à effet de serre de la période préindustrielle à nos jours, se poursuivra durant des siècles, voire des millénaires, et continuera de provoquer d’autres changements à long terme du système climatique, comme par exemple, une élévation du niveau des mers, avec les incidences correspondantes
    Les risques futurs liés au climat seraient réduits par l’intensification et l’accélération des mesures d’atténuation du changement climatique à grande échelle, à plusieurs niveaux et à travers différents secteurs, et par des mesures d’adaptation progressive et entraînant une transformation de nos habitudes de vie.

Elévation des températures :

    Le schéma (a) ci-dessous montre la situation actuelle et trois hypothèses pour le futur, toujours dans cette optique optimiste de lutte importante pour diminuer les émissions de gaz à effets de serre.
    La courbe orange représente les températures moyennes observées à la surface du globe et l’extrapolation probable si rien ne changeait dans nos émissions de CO2. Cette prévision montre qu’on atteindrait l’écart de 1,5 d°C en 2040 et la barre orange horizontale montre l’écart de précision en date  du modèle de prévsion (2030 - 2050).

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/Giecprevisiontemp15.jpg
    L’hypothèse moyenne courbes grises est celle qui correspondait aux souhaits de la COP et des accords de Paris, les émissions de CO2 diminuant à partir de 2020, pour atteindre zéro en 2050, les émissions cumulées devenant stables en 2055 et les émissions liées aux autres gaz que le CO2 étant réduites à partir de 2030 (politique agricole et d’élevage - émissions de CH4 des bovins en particulier).
    L’hypothèse courbes bleues suppose un effort supplémentaire important, les émissions de CO2 atteignant zéro en 2040.
  L’hypothèse courbes rouges suppose qu’on ne fait pas d’effort pour réduire les émissions de gaz autres que CO2 mais qu’on les stabilise. (voir le graphique ci-dessous).   
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/GIEChypotheses.jpg
    Les températures extrêmes sur les terres devraient augmenter davantage que la température moyenne à la surface du globe :
     Dans le cas de l’augmentation moyenne à 1,5 d°C, durant les journées extrêmement chaudes, aux latitudes moyennes, le réchauffement peut aller jusqu'à environ 3 °C, et durant les nuits extrêmement froides, aux latitudes élevées, le réchauffement peut aller jusqu’à environ 4,5 °C.
    Dans le cas de l’augmentation moyenne à 2,0 d°C, ces valeurs peuvent atteindre 4 et 6 d°C.

Elévation du niveau des mers.

    L’élévation du niveau des mers  est due n partie à la dilatation thermique de l’eau des océans sous l’effet de l’augmentation de température, qui représente entre 30 et 50% du phénomène.
    Par action de la chaleur, les glaces continentales (accumulation de neige, glaciers, calottes polaires) ne cessent de fondre. Ce surplus d'eau en provenance du continent se transfert dans les océans, entraînant aussi une augmentation de son niveau.
    Il est important de bien distinguer les glaces polaires situées sur les continents, de la banquise (icebergs) déjà présente dans l’Océan, et qui flotte dans l’eau Si la banquise fond, ce qui est déjà le cas, cela ne fera pas monter le niveau des mers: la fonte des glaçons dans un verre d'eau ne fait jamais monter le niveau de  l'eau (principe d’Archimède) !
    Ce phénomène est actuellement responsable d’environ la moitié de l’élévation du niveau des océans mais pourrait être beaucoup plus important et même primordial si le réchauffement climatique dépassait les 2 d° et surtout après 2100.
    D’autres petites causes interviennent aussi : la déformation des sols, le pompage dans les nappes phréatiques, la baisse de salinité des océans et la circulation océanique, qui peuvent rendre inhomogène les chiffres de montée des eaux et leurs conséquences.
    Le schéma ci-dessous résume ces causes.
    http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/RTEmagicCMonteedeseauxjpg.jpg
   
    L’élévation du niveau de la mer à l’horizon 2100 serait déjà importante, une fourchette de 30 à 80 cm pour une augmentation de 1,5 d°C et environ 10 cm de plus pour une augmentation de 2 d°C
    Les conséquences de cette élévation du niveau des mers est très variable suivant les lieux. Des îles risquent de disparaître, des territoires peuvent être inondé notamment en Asie, et il faudra déplacer des millions de gens, et de nombreuses zones cultivables risquent d’être détruites.
    En France une augmentation d’une cinquantaine de centimètres ne serait pas catastrophique, mais un élévation de plus d’un mètre devient problématique.

    De plus on constate une augmentation de l’acidité des océans qui est très préjudiciable à la faune marine.         
    Mais ce qui est très alarmant c’est que cette élévation du niveau de la mer se poursuivra au-delà de 2100 même si le réchauffement planétaire est limité à 1,5 °C au XXIème siècle. L’instabilité de la calotte glaciaire marine en Antarctique et/ou la perte irréversible de la calotte glaciaire du Groenland pourraient entraîner une élévation de plusieurs mètres du niveau de la mer sur des centaines d’années. Certaines simulations montrent que cette élévation pourrait atteindre 2mètres en 2200.
    Pour que vous sous fassiez une opinion voici deux cartes des Pays bas et en France du Cotentin. Ces cartes montrent l’état actuel, pour les Pays Bas les niveaux 1m et 8m, pour le Cotentin, les niveaux  actuel, 1m, 2m, et 9m . Les élévation de 8 et 9 mètres ne semblent que peu probables et seulement à très long terme, mais les études dans ce domaine ne sont pas suffisantes.
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    D’autre part, la seule montée des mers n’est pas dangereuse, car du fait de cette élévation les tempêtes peuvent devenir beaucoup plus destructrices.
    Enfin la planète réagit à ces modifications qui entraînent un changement de la répartition des masses de la croûte terrestre. Des transfert de matière fluide se font dans les profondeurs, qui peuvent durer des milliers d’années mais qui se traduisent par des élévations lentes des sols à d’autres endroits.

    Une excellente étude sur les conséquences de cette élévation du niveau des mers faite pour le Sénat, peut être lue sur
              https://www.senat.fr/rap/r15-014/r15-014_mono.html#toc49

    Pour ne pas alourdir cet article, j’en ferai un autre sur les conséquences pratiques du changement climatique, sur la météorologie et les conséquences sur l’environnement, notamment l’agriculture.
   

Vendredi 4 octobre 2019 à 15:29

Actualité

http://lancien.cowblog.fr/images/Unknown-copie-1.jpg
    On a beaucoup parlé au mois de septembre de la réforme des retraites, et les grèves se sont succédées contre le projet. Je crains qu’il ne soit de même jusqu’à l’an prochain.
    J’avoue mal comprendre cette réforme qui me paraît imaginée par des technocrates  à l’esprit étroit et abstrait, dénués de tout sens du réel et de pragmatisme, qui sous prétexte de logique (délirante), construisent une loi « usine à gaz » d’une complication bien inutile.
    Pourquoi diable vouloir tout uniformiser. Même Dieu, si on y croit, n’a pas crée un univers uniforme.  Contrairement à ce que l’on croit, uniformiser n’est pas simplifier, et ce n’est pas non plus faire quelque chose de mieux adapté par sa simplicité (apparente et trompeuse).
    La retraite est l’aboutissement d’une vie de travail dans un (ou plusieurs) métiers. Pourquoi vouloir tout unifier les retraites alors que les métiers sont très différents ainsi que les conditions dans lesquels on les exerce.
    Que pour des raisons économiques, on veuille uniformiser la durée de cotisation, je comprends et ce n’est pas cela qui pose problème.
    Que l’on soit obligé de réformer certains régimes s’ils sont très déficitaires, cela me paraît normal aussi.
    Mais quand certains régime de professions libérales fonctionnent bien, sont en équilibre, ont même une provision financière de sécurité , et conviennent à leurs adhérents, pour une fois que tout fonctionne bien pourquoi le changer et tout détruire ? En plus on parle d’un doublement des cotisations, ce qui n’est pas supportable au plan économique. La répercussion de ces augmentations sur les clients diminuera les commandes, ce qui, en période de chômage est absurde.
    La confiscation des provisions financières (27 milliards) est une véritable spoliation (leur montant a été payé par les cotisations des adhérents), et si on en conserve le montant à ces adhérents, comme veut le promettre le ministre, c’est un second régime particulier à nouveau, alors pourquoi supprimer le premier ?
    Si je prends certains avantages particuliers de la SNCF ou de la RATP, je pense que ces travailleurs ont des contraintes d’horaires et de jours de travail ou de déplacement, qui sont particulières et que ces avantages en sont une compensation. Or on ne va pas généraliser les horaires de ces personnes à tous les travailleurs.
    Si je prends les fonctionnaires dont la retraite est calculée sur les salaires des derniers mois, et que l’on veut ramener à un calcul sur toute la carrière,  ce qui va évidemment entraîner une baisse importante de retraite, on ne prend pas en compte que, à poste analogues, ils sont beaucoup moins payés que dans le privé. Alors si on aligne les retraites sur celles du privé, il faudrait aligner les salaires.
    Qu’il y ait parfois des abus, des avantages trop importants et pas justifiés, je veux bien, et qu’on les supprime ne me choque pas, mais vouloir uniformiser les retraites alors qu’on ne peut uniformiser ni les conditions de travail, notamment leur pénibilité, ni les rémunérations,  me paraît alors une ineptie.
    Par ailleurs comme il faudra tenir compte quand même de cas particulier, le système unique sera d’une complication extrême alors que les systèmes particuliers, plus réduits et uniformes, donnaient satisfaction et fonctionnaient simplement.
    A mon avis, une simplification ou une mise à jour de chaque régime et l’uniformisation simplement des durées de cotisation, pour tenir compte de l’allongement de la longévité, auraient largement suffi, aurait pris moins de temps et de travail et auraient suscité moins d’oppositions.

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