Vendredi 21 février 2020 à 15:43

Enseignement, école, fac

  La méthode Montessori

 La méthode Montessori

             Quand j'étais gosse et que j'avais des tentations de flemme, ma grand-mère, qui avait été institutrice dans sa jeunesse, me disait : "Rappelle toi que quand tu es né, tu n'avais rien dans le cerveau, seulement un énorme potentiel d'apprentissage; alors rappelle toi aussi que c'est en écoutant tes parents et tes professeurs que tu deviendras intelligent."

         Je n'ai jamais oublié ces paroles et j'ai, tout au long de mes études, puis en écoutant tous ceux qui m'ont appris de nouvelles choses, essayé de devenir plus intelligent.
         Alors je suis inquiet quand je vois certaines statistiques concernant les 12 millions de cerveaux qui font leurs études, qui passent en moyenne 4 heures par jour devant un écran - télévision, tablette ou ordinateur - et de plus consultent deux milliards de fois leur smartphone grâce à une connexion sur internet.
         Les rapports de l'Education Nationale évoquent une baisse de 40 % des performances de lecture et de calcul, et je constate qu'une jeune de 30 ans de mon entourage, qui a toujours eu en main une calculette, et a des diplômes de bac +3, ne sait plus faire, à la main, une division avec décimales.
         Je suis aussi souvent en contact, par mes blogs, avec des jeunes et je constate que la pensée critique, le bon sens, la confiance en soi et la capacité à se motiver et à soutenir son attention, et à résoudre des problèmes de manière simple et flexible, sont souvent faibles.
         La société a terriblement évolué depuis la jeunesse de ma grand mère (un peu plus de 100 ans) et on peut se demander si les méthodes d'enseignement, notamment primaires, sont encore adaptées à notre évolution.

         J'ai déjà lu des article sur une méthode innovante d'enseignement, la méthode Montessori, mais je ne trouvais pas d'avis très pertinent, d'une part parce que c'était le plus souvent les personnes qui mettaient en œuvre la méthode, qui la jugeaient, et d'autre part parce que les comparaisons avec l'enseignement classique étaient biaisées, car l'échantillon de population était particulier, cette méthode n'étant pratiquée que dans des écoles privées, d'un coût élevé, et donc fréquentées par des enfants de parents très aisés, ou faisant un énorme effort financier pour leur éducation.
         Pour la première fois, je viens de lire un article sur une étude faite sur 200 élèves d'une école publique, par un chercheur en neurosciences au CNRS, Jérome Prado et sa doctorante Philippine Courtier, en collaboration avec Alexis Gascher, enseignant à la maternelle Ambroise Croizat.
          A titre d'information, on compte en France presque 200 écoles utilisant cette méthodes, 115 maternelles regroupant 455 professeurs, 64 écoles primaires et 4 collèges, la plupart privées.   

         En quoi consiste la méthode Montessori et pourquoi a t'elle été utilisée ?

         Les neuro-scientifiques ont attiré l'attention sur le fait que la capacité d'apprentissage et le rythme de travail est très variable d'un enfant à l'autre. L'âge n'est pas un critère absolu, surtout pour la maternelle et les écoles primaires, car la capacité d'éveil et son développement sont  très variables selon les structures des cerveaux et l'environnement familial.
        La méthode actuelle, qui consiste à classer les enfants par classes de même âge et faire un enseignement collectif groupé, n'est peut être pas la mieux adaptée (j'ai déjà fait un article à ce sujet le 05/05/2019). L'enseignant qui fait des cours derrière un bureau, face aux élèves, n'est peut être plus adaptée et la motivation et l'initiative des élèves sont faibles, et cela se ressent au collège où les élèves ne sont pas assez attentifs et où le professeur passe une partie du temps à imposer la discipline et à essayer d'appeler l'attention de ses élèves. De plus le système de concurrence engendré par la notation ne motive pas énormément les meilleurs et dégoûte les moins bons.

         La méthode Montessori veut réagir face à cette constatation en laissant aux enfants beaucoup de libertés pour choisir ce qu'ils vont étudier - en apparence seulement car un matériel pédagogique très élaboré et l'aide de l'enseignant qui va de l'un à l'autre, assure cependant un programme précis.(malheureusement ce matériel pédagogique et cher et rend la méthode onéreuse).
         Dans une école Montessori, les enfants sont groupés par tranches d'âges d'au moins 3 ans et ils étudient selon les moments et leur envie, seul ou avec un autre qui peut être plus ou moins âgé. Les tables sont rangées de façon à favoriser le travail individuel et par secteur (mathématique, lecture, français, arts..), avec à chaque fois des matériels adaptés à plusieurs niveaux d'apprentissage, ces matériels comportant une reconnaissance d'erreur pour indiquer à l'enfant qu'il doit refaire l'essai (c'est le principe de base de l'apprentissage du cerveau). Il n'y a ni punition ni notes, mais l'enseignant évalue en permanence les progrès des élèves.
         L'enfant a une grande liberté de choix de son emploi du temps et de son choix de travail, progressant à son rythme, guidé bien sûr par le professeur.
        Il en résulte un enseignement très individualisé où l'enfant est censé s'engager pleinement, suit ses motivations et collabore éventuellement avec d'autres, mais évidemment guidé par l'enseignant.
(en particulier pour qu'il varie ses activités et ne se consacre pas à une matière unique)

        A vrai dire cela ne m'apparait pas si nouveau que cela, car, il y a 80 ans certaines méthodes analogues existaient déjà.
        Je n'ai pas connu la maternelle car mes grand parents m'avaient appris à lire écrire et calculer et je suis entré directement en CE2, mais dans l'école où j'étais les enfants de la maternelle n'étaient pas séparés par âge et CP et CE1 étaient ensemble, les tables étaient disposées en demi cercle autour de celle du professeur derrière laquelle était le tableau noir, et les instits, après un cours commun,  allaient d'un  élève à l'autre pour l'aider. Tout au long de mes études secondaires les professeurs demandaient aux élèves qui comprenaient plus vite, d'expliquer à ceux dont l'apprentissage était moins rapide, et j'ai compris et appris au moins autant les cours en essayant de les expliquer aux autres qu'en écoutant le professeur. Mais bien sûr celui-ci surveillait ce que nous faisions et rectifiait si nous faisions une erreur d'explication.
       Par contre les emplois du temps étaient plus rigides que dans la méthode montessori et tous les élèves (sauf en maternelle) faisaient le même genre d'activité à un moment donné. Mais les exercices étaient adaptés à chacun, suivant ce qu'il avait déjà compris et était capable de faire et le professeur passait plus de temps à aider ceux qui avaient le plus de mal à suivre, mais ceux qui avaient compris plus vite ne s'ennuyaient pas et ne consultaient pas leur smartphone (qui n'existait pas encore), car on leur donnait des exercices plus nombreux et plus difficiles à faire.

      Revenons à la méthode Montessori : que dit l'étude qui a été faite pendant 3 ans, dans cet établissement public d'un secteur prioritaire de Vaux-en-Velin, donc dans un quartier où les difficultés sociales compliquent la réussite scolaire ? Dans cette école la moitié des élève a suivi une formation classique tandis que l'autre moitié une scolarité inspirée des méthodes Montessori, 
      Que dire des enfants de cette seconde moitié.?

      D'abord les élèves semblent motivés et content de ce qu'ils font; bien que très actifs ils sont calme, ne chahutent jamais, même s'il travaillent plusieurs ensemble, et le professeur peut se consacrer entièrement ) l'enseignement sans être obligé de maintenir en permanence la discipline.
Ils s'engageaient plus facilement dans l'apprentissage et avaient autant de maîtrise de soi et de capacités sociales que les élèves du système classique, et par contre les conflits étaient moins fréquents.
     Les résultats calcul se sont avérés équivalents dans les deux types d'enseignement.
     Par contre les enfants des classes de maternelle Montessori sont beaucoup plus performants en lecture, et en maîtrise du vocabulaire et cela pour l'ensemble des élèves, ce qui est important puisque tout enseignement est basé sur le langage et la consultation de textes écrits.
    Ce meilleur résultat semble dû à la méthode utilisée par le matériel pédagogique : elle n'essaie pas au départ de reconnaître des mots associés à des objets, ni même d'assembler des syllabes, mais elle apprend initialement à associer les "phonèmes "- les sons, la prononciation, et les "graphèmes" :- la façon dont ils s'écrivent -. Ce n'est que lorsque ce mécanisme sera acquis que l'on passera aux syllabes, puis aux mots. Et cet apprentissage est fait uniquement en lettre cursives : l'enfant apprend à écrire en même temps et par ailleurs l mémorisation est meilleure car les centres de commande des mouvements de la main y participent. On construit les mots avec la vue, l'ouïe et le mouvement de la main.

     Par contre l'inconvénient de la méthode Montessori est d'être chère en investissements de matériel pédagogique.

     Les résultats de cette étude sur la méthode Montessori sont très encourageant, mais ils ne portent que sur des élèves de maternelle. Personnellement je voudras bien voir une études jusqu'en CM2 . Par ailleurs il est très difficile de différencier l'apport de l'organisation de la classe, de celui du matériel pédagogique et des méthodes pédagogiques elles mêmes telle que celle de la lecture, qui tiennent effectivement davantage compte du fonctionnement de notre cerveau.
    Mais certaines parties de la méthode mériteraient sûrement d'être généralisées.
    

La méthode Montessori

 

 


Jeudi 13 février 2020 à 16:02

Eveil, sommeil, rêves

 http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau3/Unknown1-copie-3.jpg
Je savais que les dauphins ne dormaient pas vraiment car la moitié de leur cerveau restait éveille, mais je n’avais pas de renseignement particulier. Mais j’ai trouvé un article donnat des explications sur la revue « Pour la Science » de décembre 2019.

Chez les animaux comme chez l’homme les rythmes circsdiens existent et ils commandent éveil et sommeil et certaines manifestations physiologiques. Normalement les sensations ne sont lus transmises au cortex frontal et restent donc inconscientes, et les muscles sont mis au repos, les mouvements ne se faisant presque plus (sauf les mouvements oculaires).

Dans le cerveau, l’éveil correspond à des oscillations rapides de faible amplitude, alors que le sommeil profond engendre au contraire des ondes lentes de grande amplitude.

Il est certain que la période de sommeil expose les animaux aux prédateurs et de plus , pour les mammifères marins, il faut respirer et maintenir la température de leur corps, puisqu’ils ont hérité ces caractéristiques de leurs ancêtres lointains qui étaient des animaux terrestres, dont descendent aussi les hippopotames.

Pour résoudre ce problème, l’évolution a conditionné certains de ces animaux pour qu’ils ne dorment pas complètement, la moitié de leur cerveau restant éveillé. toutefois si nécessaire ils peuvent mettre en sommeil leur cerveau tout entier.

On a trouvé ces particularités chez les mammifères marins, mais aussi chez certains oiseaux et serpents. On a même découvert récemment cette forme de sommeils chez certains humains. Les chercheurs s’intéressent à ce problème, notamment pour des raisons thérapeutiques, l’étude du sommeil unihémisphérique ayant débuté en 1964..

 

En 1970, des chercheurs russes ont constaté à partir d’encéphalogrammes de dauphins que la moitié de leur cerveau était en sommeil profond en ondes lentes, alors que l’autre hémisphère était éveillé. Par contre le sommeil paradoxal n’existait pas  durant ces phases de repos.

Le dauphin garde un œil ouvert (coté opposé à l’hémisphère éveillé, afin de détecter des danger et de continuer à nage dans le groupe, et cet hémisphère contrôle respiration et température, notamment en commandant les mouvements de la queue pour pouvoir remonter nager en surface.

Des otaries à fourrure gardent une nageoire dans l’eau qui s’gite en permanence et permettent de les maintenir en surface, les narines hors de l’eau, les trois ures nageoires étant dans l’air pour réduire les pertes de chaleur. Mais ces otaries sont capables d’un sommeil normal qui comporte alors des épisodes paradoxaux.

Ce type de sommeil aussi été retrouvé chez des oiseaux, notamment migrateurs durant leurs longs vols sans escale. Les oiseaux en périphérie du groupe gardent l’oeil ouvert du coté extérieur au groupe, pour surveiller l’espace, et les oiseaux ayant une position centrale ont moins souvent recours à ce type de sommeil, mais l’oeil ouvert observe alors quelle est la direction du groupe.

Toutefois l’hémisphère endormi ne paralyse pas les mouvement des ailes opposées, pour que l’oiseau puisse continuer à voler.

Les animaux qui ont recours à ce type de sommeil semblent dormir moins longtemps et les deux hémisphère échangent leurs temps de sommeil. Chez les migrateurs, les oiseaux échangent leurs positions centrale et latérales.

Chez l’homme on ne constate pas de vrai sommeil unihémisphérique, mais toutefois une différence apparaît lorsqu’on dors en un endroit inconnu, la première nuit, et disparait ensuite. Alors que l’hémisphère droit est en sommeil profond à ondes lentes, l’hémisphère gauche, plus sensible aux stimuli extérieurs, ne présente que des ondes lentes superficielles et est donc plus vigilant.

On constate également que les jeunes animaux réagissent différemment des adultes. De jeunes poussins doement plus avec l’hémisphère gauche pendant la première semaine après l’éclosion, cet hémisphère étant plus utilisé à l’éveil pour l’apprentissage..

Par la suite c’était l’hémisphère droit qui dormait davantage, lorsque les apprentissages étaient d’ordre spatiotemporel, pour lesquels il était davantage sollicité à l’éveil.

Pendant ces périodes de sommeil unilatéral l’oeil opposé surveillait l’environnement.

Les études faites sur le cerveau des dauphins a montré que les mêmes centres du cerveau intervenaient, comme chez l’homme dans la succession éveil sommeil, notamment le tronc cérébral, les centres préoptiques de l’hypothalamus qui sont responsables des cycles circadiens et le téléencéphale basal.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau3/Numeriser-copie-2.jpg

Jeudi 6 février 2020 à 17:55

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

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          Je me suis souvent demandé, ayant regardé un fait divers relaté par le journal télévisé comment une mère de famille, intelligente et cultivée si l’on considère son métier, pouvait avoir oublié son bébé dans sa voiture, où il avait failli mourir de chaleur, si un passant n’avait pas signalé sa présence anormale à la police.

J’ai trouvé récemment un article de Daniela Ovadia, du laboratoire Neurosciences de Pavie, qui expliquait, ce qu’elle appelle une « cécité d’attention ».

 

La chercheuse faisait d’abord allusion à une expérience très connue, menée en 1999 auprès d’étudiant de l’université d’Illinois. 

On leur avait demande de regarder une vidéo d’un match opposant deux équipes de basket et de compter le nombre de passes des joueurs en maillot blanc, ce qui nécessitait une très grande attention et concentration.
On leur a demandé ensuite ce qu’il pansait du gorille, ce qui les a plongé dans la plus grande perplexité. Ils ont alors regardé à nouveau la vidéo et ont vu un homme déguisé en gorille qui venait sur le terrain, se frappait le torse  et repartir de l’autre coté. Aucun étudiant ne l’avait remarqué lors de la première vision du film.

Les chercheurs ont ensuite fait l’expérience avec de nombreuses personnes, dont plus de la moitié n’ont pas non plus remarqué le gorille.

Cette cécité d’inattention est donc le fait de ne pas remarquer quelque chose dans l’environnement, parce que son attention est concentré sur une autre tâche précise et prenante. Elle peut aussi intervenir lorsque l‘attention est prise par une tâche manuelle difficile à mener. 

 

Mais mener une tâche qui mobilise votre attention n’est pas le seul phénomène. Les chercheurs ont mis en évidence ce qu’ils appellent un « tunnel d’attention », qui fait qu’une personne absorbée par ses pensées ne remarque plus ce qui se passe dans son environnement, même si cela la concerne.

J’ai déjà en partie abordé ce problème dans des articles où je décrivais les rapports entre les centres d’interprétation des perception, le thalamus qui sert d’intermédiaire et de coordonnateur, et le cortex préfrontal qui analyse les informations qu’on lui envoie, réfléchit et décide des actions à mener. Le thalamus fait un pré-tri, mais le cortex préfrontal sélectionne ensuite les informations pertinentes qui méritent des décisions urgentes. Mais pour être traitées, les informations, même si elles ont été parfaitement traitées par exemple par les centres d’interprétation de la vision, doivent arriver au cortex préfrontal, c’est à dire à notre conscience.

Il peut arriver que le stimulus initial ne soit pas transmis. Il arrive aussi qu’il soit trop faible et qu’il n’arrive pas à la conscience : c’est le cas des images subliminales. Enfin il est possible que si ce stimulus s’intègre dans une tâche automatique que nous effectuons de façon quasi automatique (sous le contrôle du cervelet) et que la mémoire de situations voisine interfère avec la perception d’un évènement inattendu et bloque sa transmission au cortex préfrontal. C’est ce qui se passe par exemple lorsque nous parlons en conduisant et que nous nous retrouvons sur le chemin de notre travail ou de notre domicile, alors que nous allions ailleurs. Nous n’avons pas remarqué que l’environnement était légèrement différent.

Lorsque nous observons un objet, les divers centres d’interprétation de la vue analysent la forme, la texture, les couleurs, la distance, le déplacement et une intégration de ce éléments se fait, si nous faisons attention. Son et odeurs peuvent se mêler à ces perceptions visuelles. Si nous ne faisons pas attention cette intégration peut ne pas se faire et l’information n’est alors pas suffisamment précise pour être identifiée et transmise à la conscience. Cette analyse prend une ou deux centaines de millisecondes et si deus-x stilulus sont très rapprochés, alors que l’analyse du premier n’est pas terminée, il peut alors ne pas être détecté.

 

Enfin les centres amygdaliens qui gèrent en partie nos émotions peuvent interférer sur nos perceptions, le cortex préfrontal facilitant en général la synchronisation des neurones et les centres amygdaliens la ralentissant.

Un stimulus auquel on s’attend peut être renforcé, de même qu’un stimulus faisant craindre un danger. Par contre un stimulus anormal, mais anodin, sera plus facilement écarté.

Cortex préfrontal et centres amygdaliens influent beaucoup sur le rappel d’informations en mémoire, par l’intermédiaire de l’hippocampe. Un souvenir de situation habituelle peut empêcher la remontée du souvenir actuel d’une situation exceptionnelle.

C’est probablement ce qui était arrivé à cette maman qui en général n’allait pas au travail avec son enfant qui était habituellement en crèche, et qui, ce jour là, préoccupée par des problèmes professionnels, n’avait pas eu une remontée à la conscience que son bébé était dans son berceau, sur la banquette arrière de son véhicule.

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