Jeudi 17 septembre 2020 à 11:25

Zoologie, botanique, évolution

              Les anthropologues se demandent souvent pourquoi et comment l’homme s’est différencié du singe et a acquit un cerveau plus performant, dans certains domaines, alors que nos génomes restent très voisins les uns des autres.

          Des recherches menées sur des crânes fossiles ont permis de modéliser le développement du cerveau du singe à l’Australopithèque, à l’homme de Néanderthal et à l’Homo-sapiens, et elles sont montré que ce développement était particulier pour le  lobe pariétal, situé sur le dessus du crâne, derrière le lobe frontal. Ce développement a rendu la tête des hommes plus ronde au fur et à mesure de l’évolution.

           C’est surtout la partie supérieure du lobe pariétal qui s’est développée et notamment le “précunéus.”/(voir le schéma ci-dessous).

L'évolution du cerveau de l'homme.

 

           Il est apparu également que cette région du cerveau était celle qui augmentait le plus entre le cerveau d’un nouveau-né et celui d’une personne adulte.

L'évolution du cerveau de l'homme.

          Le précunéus d’un homme actuel est beaucoup plus grand que celui d’un singe, et le cerveau d’un homme est environ trois fois plus gros que celui d’un singe de même taille.

          Toutefois les dimensions du précunéus varient d’une personne à l’autre, sans qu’on puisse constater des conséquences importantes sur les fonctions diverses du cerveau.

          Le cerveau humain étant devenu beaucoup plus gros, il consomme plus d’énergie, et le réseau sanguin s’est développé afin de pouvoir apporter un flux sanguin suffisant.

 

          Quelles sont les fonctions du précunéus, et plus généralement de la partie supérieure du lobe pariétal?

         Une des fonctions principales est de coordonner les centres de la vision et les ordres donner à nos centres moteurs, en particulier de coordonner l’oeil et la main.

          Le précunéus reçoit des informations des centres somato-sensoriels, qui connaissent l’état et la position de nos muscles et de nos membres, ainsi que des centres d’interprétation de la vision du lobe occipital. A partir de ces informations, il crée des cartes cognitives, qu’il transmet, via les mémoires tampons à court terme, au cortex préfrontal, pour lui permettre de diriger nos actions.

 

          Les zones voisines du précunéus, notamment dans le pariétal inférieur, sont celles qui d’une part rassemblent les informations des divers sens, et, dans l’hémisphère gauche, le centre de Geschwind, qui rassemble l’ensemble du vocabulaire et leur signification sous forme delien avec d’autres mots ou d’autres sensations.

 

          En définitive, ce qui a peu à peu différencié l’homme du singe, c’est d’abord le développement de son cortex préfrontal, qui pense, réfléchit, organise, décide et donne les ordres d’action, mais qui également gère nos émotions, nos sentiments et nos relations avc autrui. Le cortex préfrontal dorsoltéral notamment rassemble les informations pertinentes et régule et contrôle les aspects cognitifs et émotionnels.

          Mais pour pouvoir nous diriger ainsi, le cortex préfrontal a besoin de données nombreuses, basées essentiellement sur des sensations et sur le langage, et c’est au cortex pariétal de rassembler beaucoup de ces données, notamment celles concernant le vocabulaire, les multi-sensations, et la coordination entre notre vue et nos centres moteurs, c’est à dire le contrôle de nos gestes. Il établit notamment des cartes spatiales de l’environnement et de nos actions. 

          C’est donc aussi le développement de ce lobe qui nous a permis de nous différencier des animaux.

L'évolution du cerveau de l'homme.

Jeudi 10 septembre 2020 à 11:30

Zoologie, botanique, évolution

             J’ai lu récemment dans la revue « Pour le Science »un article sur les « collemboles ». Je ne savais pas ce que c’était n’en ayant jamais entendu parler, et cet article m’a fait découvrir un monde nouveau pour moi, celui des arthropodes, c’est à dire des animaux voisins des insectes dont les pattes sont articulées.

          Je voudrais vous en dire quelques mots.

          Les « collemboles » ne sont pas des insectes, ils n’ont pas d’ailes, mais comme eux ils ont trois paires de pattes, portées chacune par un élément du thorax. L’abdomen est constitué de six segments et la tête porte deux antennes. Un prolongement en forme de fourche est replié sous l’extrémité de l’abdomen et peut se déployer brusquement, ce qui permet à l’animal de faire des sauts de plusieurs centimètres de hauteur. Les anglais appellent d’ailleurs les collemboles « springtail » (queue sauteuse).
         Au début de l’abdomen, un tube ventral qui permet à l’animal de conserver l’eau à l’intérieur de son corps, même s’il est dans un environnement sec ou très salé, et de respirer dans l’air, à condition que celui-ci soit humide. Il permet aussi à l’animal de se fixer à un support.

        Les scientifiques ont recensé 9 200 espèces de collemboles (mais les coléoptères en comportent 370 000 !!). Les formes et les couleurs sont diverses, et leurs dimensions varient de 0,1 à 17 mm.
        Ils vivent dans les sols et se nourrissent de champignons, bactéries, algues, pollens. Ils ont donc un rôle de régulation, favorisant le dissémination de spores et de bactéries agissant sur la décomposition de matières organiques dans les sols, et donc leur fertilité.
          Ce sont donc des animaux très utiles.
        Ils sont aussi la proie de prédateurs qui vivent dans la terre,  : araignées, mille-pattes, scorpions, cloportes, carabes….
       Leur reproduction est soit sexuée, soit par parthénogénèse (développement de l’ovule non fécondée).

       Leurs aspects sont très divers comme le montrent les photos ci dessous :
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          Une espèce de colembolle particuiuer, le « tullbergia ».

          Il vit dans l'Arctique, par des températures de -40 d°C. Ils ont survécu à plusieurs dizaines de périodes glacières. Il y a 68 millions d'années, l'Arctique était recouvert de forêts luxuriantes et il il est probable que ce collembole actuel est le descendant de ceux qui y vivaient à cette époque.
         On ne sait pas comment ces animaux ont survécu, d'autant plus qu'ils ont besoin d'un milieu avec un minimum d'humidité. Ils ne subsistent que dans de très petites zones, des pentes exposées au soleil qui libérait un peu d'eau de la glace

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Jeudi 3 septembre 2020 à 11:21

Biologie, santé.

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         Une mode idiote et dangereuse chez les jeunes qui cherchent des sensations ailleurs que dans le cannabis : l'inhalation du protoxyde d'azote N2O, plus connu sous le nom de "gaz hilarant", utilisé (de moins en moins), comme anesthésiant, qui est un gaz incolore et inodore.

 Danger pour les jeunes : le protoxyde d'azote        On le trouve dans le commerce, dans des cartouches servant à émulsionner de la crème chantilly, coûtant quelques euros et pouvant débiter 8 litres de gaz, que les jeunes recueillent dans un sac en plastique qu'ils respirent ensuite. C'est actuellement la drogue la plus utilisée après le cannabis.

           En apparence, ce n'est pas dangereux, c'est relaxant, euphorisant et cela fait rire sans qu'on puisse s'en empêcher.
           Mais d'une part on risque des accidents si le gaz sort trop brutalement de la capsule (blessures pulmonaires dues à l'augmentation brutale de pression dans l'air; et surtout brûlures dues à l'abaissement du gaz à basse température, sous l'effet de la dépression brutale.
          Surtout on risque des suites physiques sur le cerveau. Pris avec de l'alcool ou du cannabis, on risque des étouffements, par privation d'oxygène, voire des crises d'épilepsie. Mais à dose élevée on constate des arythmiescardiaques, et même des décès par arrêt cardio-respiratoire.
         L'usage régulier de doses faibles peut entrainer des perturbations du métabolisme de la vitamine B12, qui entraînet une sclérose de la moelle épinière et une paralysie des membres. On constate également des diminutions de la population de globules rouges (anémie) et de globules blancs (défenses immunitaires). 

          Le protoxyde d'azotebloque les récepteurs NMDA des synapses, qui transmettent l'influx nerveux, ce qui entraîne une inhibition, une baisse d'activité du cerveau.
          A dose faiblesse blocage entraîne une diminution de la conscience, une diminution du contrôle des émotions, d'où un sentiment d'ébriété et d'euphorie, et un rire que l'on ne peut arrêter

          La vente de ce gaz devrait être interdit et fournir un autre gaz aux cuisiniers. Si l'on constate un usage par les jeunes, il faut être attentifs aux signes de fourmillement dans les membres, avant coureurs d'une paralysie.

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lancien

sortir de la tristesse

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