Mercredi 21 juin 2017 à 10:58

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     Deuxième inspiration des sujets du bac, deux sujets connexes de S et de L :

Bac S : Défendre ses droits, est-ce défendre ses intérêts ?
Bac L    : Tout ce que j’ai le droit de faire est-il juste

     Là encore, les problèmes de vocabulaire sont importants. Qu’est ce que le droit ou « avoir le droit de «  et quelle est la signification de juste ?
    Ce que l’on a le droit de faire, c’e’st ce qui est autorisé ou n’est pas interdit par le droit (c’est à dire la loi au sens général du terme). On peut évidemment élargir le débat en ajoutant au droit des règles de société, de morale ou de religion, mais cela devient plus flou.
    Le mot « juste » est bien plus difficile à définir. La justice, au plan philosophique, c’est le principe selon lequel les actions doivent être récompensées ou punies en fonction de leur mérite, cela par référence à des règles : de droit, morales, ou autres règles. Le problème est l’évaluation de ce « mérite » et d’autre part la multiplication des règles envisageables. On parle même en religion de justice divine, ce qui est alors parfaitement indéfinissable.

    Le premier sujet paraît évident à priori : il est possible que certains de mes droits ne me soient pas très utiles et que je ne les utilise pas, mais s’ils me sont nécessaires, quel serait l’intérêt de m’en priver ?
    En fait il faudrait poser le problème autrement :
        - mes intérêts sont ils toujours compatibles avec mes droits ou peut il y avaoir conflit.? Et défendre un droit (existant ou en projet) est il toujours compatible avec les intérêts de ses défenseurs.?
        - autre aspect, pour le législateur, ou celui qui défend un droit, les motivations sont plutôt la justice et/ou la morale, et non ces intérêts. Cela ne fait que reporter le problème : justice et morale sont elles compatibles avec les intérêts des personnes.?

    Le second sujet a l’intérêt de montrer le flou qu’il y a dans la notion de justice qui peut être assez variable suivant les individus, car on est proche de la notion personnelle morale qu’on peut avoir du bien et du mal. Autrui peut ne pas avoir la même notion et notamment celui qui a conçu les règles des droits.
    Mais évidemment si l’on limite les droits aux aspects civiques, le sujet est alors plus précis.
    Cela dit on trouvera toujours des droits qui semblent injustes, et on peut alors se demander pourquoi ils existent.

    Le premier sujet est donc surtout celui de la compatibilité des droits et des intérêts  et défendre un droit défend il toujours les intérêts du défenseur ou d’autrui.
On peut trouver des exemples de divergence.
    La personne qui défend le droit de se droguer va en fait à l’encontre de sa santé,  ou de celle des autres si elle-m^me ne se drogue pas et qu’elle défend seulement la liberté.
    De la même façon la liberté de la presse ou plus généralement d’expression, notamment sur internet, peut aller contre les intérêts de certaines personnes et même conduire à des injustice, dans la mesure où on raconte n’importe quoi et où l’opinion publique attache autant d’importance à une information calomnieuse qu’à une vérité. Des règles peuvent donc s’avérer très injustes dans certains cas.
    Le législateur qui élabore le droit, le fait en général en pensant à l’intérêt du plus grand nombre. S’il interdit le recours à des mères porteuses, c’est parce quil pense que ce type de gestation est néfaste pour la mère et pour l’enfant, dont on sous-estime le lien, même s’il n’a duré que 9 mois.
    Mais quand on aborde des règles morales, à fortiori de bienséance, le but originel de la règle est bien plus flou, et les règles peuvent avoir été édictées pour favoriser une certaine catégorie de population (les classes aisées, ou les hommes au détriment des femmes, dans certaines règles de l’Islam…) et notamment leur donner des avantages financiers ou du pouvoir sur les autres.
    Le problème est également plus difficile quand le droit en cause est très général et de haut niveau : par exemple la liberté ou l’égalité.
    On ne peut avoir une liberté totale : la révolution de 1789 avait précisé que la liberté de chacun s’arrêtait la où commençait celle du voisin, ce qui est évidemment flou, mais est assez pragmatique. Le droit à l’égalité entrainerait d’enlever aux uns pour donner aux autres, ce qui va à l’encontre de l’intérêt des premiers. Cala paraît néanmoins juste dans une certaine mesure, mais malheureusement nous ne naissons pas tous égaux et notre environnement peut être très différents et le principe d’égalité est bien difficle à appliquer. On le voit bien dans l’actualité, en ce qui concerne l’enseignement, ou l’accueil des migrants.

    Le second sujet nous fait réfléchir sur le fait que la justice suppose que l’on sanctionne ou récompense selon le mérite des actions que l’on mène, mais que cette notion de mérite est mal définie.
    Elle est simple si on se limite au droit pur, car on peut penser que le législateur l’a érigé dans un esprit de justice et d’autre part les règles sont précises.
    Mais je viens de parler de la difficulté d’appliquer avec justice des principes tels que la liberté ou l’égalité.
    Par ailleurs je n’ai pas le droit de faire ce qui est interdit, mais je peux en principe, faire tout ce qui ne l’est pas. Il est certain que les règles ne peuvent prévoir tous les cas.
    Mais dès qu’on sort de cette notion de droit légal, tout devient plus flou, parce que le bien et le mal ne sont pas les mêmes selon les sociétés, les groupes, voire même les individus. Certaines tribus admettent le cannibalisme, certains peuples la polygamie, et on a vu dans de nombreux cas, comme celui du mariage pour tous les différences quant aux règles souhaitées et malheureusement la volonté de les imposer à tous quelque soit leurs opinions. C’est actuellement la racine même du terrorisme issu de l’intégrisme musulman, et en fait de tout intégrisme.
    Et dès lors le droit valant pour tous de manière indifférente va peut être se heurter à certaines conceptions de la justice, qui seraient différentes selon les individus, les groupes, ou les sociétés.

    Une particularité qui mérite réflexion est l’action de juges ou des jurés dans un procès. Il y a des cas simples où le prévenu a commis des actes prémédités sans circonstances vraiment atténuantes, mais il y a aussi des cas qui posent problème : je ne citerai que celui de cette femme qui avait tué son mari qui la battait et avait violé ses deux filles ou de médecins qui ont pratiqué l’euthanasie sur des malades condamnés qui souffraient beaucoup.
    Il est certain que les juges sont obligés par le droit d’appliquer une peine minimale, selon la loi du moment, mais que dans ces cas particuliers extrêmes, la loi peut apparaître comme injuste vis à vis des circonstances du drame.

Samedi 17 juin 2017 à 10:52

Enseignement, école, fac

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      Tous les ans, après la parution des sujets de philosophie du bac, je m’amuse à écrire des articles les concernant. Ce ne sont surtout pas des corrigés, mais de simples réflexions personnelles qu’ils m’inspirent. Je ne sais pas trop ce qu’en penserait un prof de philo : sans doute que j’ai mal appris mon cours, qui date de 70 ans, quand j’étais en terminale S, qui s’appelait à l’époque « mathélem ».
    Je commencerai par deux sujets d’ES et de T, qui sont assez voisins :

Bac ES : La raison peut-elle rendre raison de tout ?
Bac T : Y a-t-il un mauvais usage de la raison ?


    Je n’aime pas la rédaction de ces sujets, mais je pense que c’était fait exprès pour faire réfléchir : qu’est ce au juste que la raison ? C’est vague et discutable.

    On peut le prendre dans deux sens différents ::
    La raison, c’est la cause d’un phénomène, d’une action. Ce que nous donnons comme justification à nous mêmes et aux autres de nos dires ou de nos actions. Ce sont les arguments lors d’un polémique qui déterminent (ou non), qui « avait raison « .
    Mais c’est aussi une faculté, être rationnel, être raisonnable, analyser causes et conséquences avec logique. C’est un mode de pensée.
    Les deux sont liés car si l’on est rationnel, les raisons que l’on donnera devraient être mieux déterminées, mieux justifiées.

    Les raisons que nous donnons de nos idées et de nos actes ne sont pas toujours fiables, voire peuvent être erronées.
    Même si nous les avons énoncées avec impartialité, même si nous avons essayer de faire une analyse rationnelle et logique avant de les énoncer, des opinions différentes peuvent être tout autant valables.
    Une analyse part de faits, de constatations, de perceptions et chacun ne possède pas les mêmes informations que l’autre. Il faut aussi une méthode et elles ne sont pas identiques. Une raison n’a donc qu’une portée limitée propre à chaque individu.
    Par ailleurs l’analyse n’est pas forcément logique et les phénomènes analysés ne s’y prêtent pas forcément. Notre vécu, nos sentiments, nos émotions interviennent dans notre jugement et vont donc influer sur les raisons que nous donnerons. « Le cœur a ses raisons que la raison de connait pas », disait Pascal.
Aujourd’hui, les neurobiologistes diraient que le cortex préfrontal qui raisonne et est le support de la logique, est en compétition avec le cerveau émotionnel, et les deux coopèrent plus ou moins de façon prépondérante aux décisions que nous prenons.
    De plus nous pouvons être de mauvaise foi inconsciemment ou volontairement, et, dans ce cas, les raisons que nous allons donner ont toutes chances d’être faussées. Ce sera un mauvais usage de la raison, mais les actes et idées pourront dans ce cas être parfaitement rationnelles : il ne faut pas confondre raison et vérité.

    Examinons maintenant la raison en tant que « faculté de raisonnement », que mode de pensée. On dit de quelqu’un qu’il est rationnel ou qu’il se comporte de façon raisonnable, c’est à dire conforme à la raison.
    Là encore il ne faut pas confondre avec la vérité ou la morale. Il s’agit en fait d’un mode d’analyse et de décision. Il s’agit de la façon d’analyser les données dont on dispose pour prendre des décisions, ou ériger des règles, des théories et comprendre les phénomènes.
    Remarquons d’abord que nous ne sommes pas égaux devant ce problème au plan biologique et psychique.
    Certains d’entre nous sont de préférence cérébrale « logique », c’est à dire que leur cortex préfrontal est prépondérant et que leurs décisions se font après une analyse logique des causes et conséquences, ou des arguments. D’autres au contaire, de préférence « valeurs », feront leurs choix plus instinctivement selon leurs valeurs et leurs goûts : leur cerveau émotionnel aura plus d’influence. Ils seront en général moins rigoureux, mais plus altruistes.
    Mais notons que la psychologie considère que ces deux modes de décisions sont rationnels.

    Mais tous les phénomènes, toutes les pensées ne sont pas non plus propres à une analyse rationnelle.
    Il est certain que les mathématiques sont le terrain de choix dans ce domaine. Les sciences expérimentales (physique ou chimie, physiologie par exemple) sont également un bon terrain, car l’hypothèse peut ensuite être vérifiée et validée par l’expérience et de plus, aujourd’hui, la simulation sur ordinateur permet de valider en partie les hypothèses faites. Certains domaines sont plus incertains, bien que scientifiques, comme la paléontologie eou la psychologie, car l’expérimental qui permet de vérifier le raisonnement rationnel est plus difficile et incertain. Cela devient encore plus difficile quand il s’agit des émotions, et par exemple de l’amour, de la beauté ou de l’art. On peut analyser les situations, mais on ne peut saisir par elle qu’une partie des problèmes.
    D’autres domaines ne se prêtent pas au raisonnement logique : Kant l’a bien montré en ce qui concerne la métaphysique dans la « critique de la raison pure », ouvrage qui, lorsque j’étais en terminale S, en 1947, ne m’a pas laissé un souvenir de lecture facile.

    Une autre différence entre les préférences cérébrales : certains de préférence « perception », accumulent les observations mais tardent à décider et remettent facilement au lendemain. Face aux événements ils ne prévoient pas et s’adaptent.
    D’autres, de préférence « Jugement », veulent anticiper sur les événements, les maîtriser et prévoir à l’avance ce qu’ils décideront. Par contre ils ont davantage de mal à s’adapter à un événement imprévu.
    Vouloir « rendre raison de tout » c’est tout vouloir ainsi maîtriser, même l’imprévu, qui pourtant est par définition imprévisible.
    C’est d’ailleurs en ce sens que l’on dit que le « risque zéro » n’existe pas.

Mercredi 14 juin 2017 à 12:04

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          Vous avez sûrement déjà vu Casper, la mignonne petite pieuvre.





         Peut être avez vous entendu parler des doudous pieuvres, qui distraient les bébés hospitalisés; en voici quelques unes :

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           Mais la réalité est proche et une de mes filles m'a fait connaître un petit calmar trapu, "Rossia Pacifica", découvert par 900 mètres de fond dans les eaux du Pacifique par des océanographes. Ils l'ont qualifié "d'adorabilis".
          Si vous voulez voir le film de la petite pieuvre, allez sur http://dailygeekshow.com/pieuvre-scientifiques-animaux/
          Et plusieurs animaux de ce type existent, aux couleurs différentes

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         Les poulpes habituels sont moins mignons, telle Pauline, la sœur du poulpe allemand qui prédisait les résultats des matchs de foot.

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Samedi 10 juin 2017 à 9:08

Zoologie, évolution

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    J’ai regardé la semaine dernière à la télé un documentaire sur la disparition des dinosaures et l’hégémonie des mammifères qui a suivi.
    C’était intéressant, mais avec beaucoup de répétition et une présentation pratiquement inexistante des autres hypothèses que celle de la chute d’un très gros météorite. C’est dommage.
    Je vais essayer de résumer le problème, mais si vous voulez lire une étude assez complète voici une adresse sur internet :
http://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/dinosaure-enquete-disparition-dinosaures-269/

    Le documentaire montrait d’abord qu’’à la fin du crétacé, dernière ère du secondaire, il y a 70 millions d’années, les dinosaures étaient les bêtes dominantes sur terre, par leur diversité, leurs dimensions et leur puissance, qu’ils soient herbivores ou carnivores. Ils étaient ovipares et ont colonisé la Terre pendant 200 millions d’années..
    Les mammifères restaient très petits, genre rongeurs, 10 à 20 cm et moins du kilo et étaient des proies faciles. Ils vivaient donc dans des cavités. Ovipares à l’origine, certains étaient devenus vivipares (évolution pour éviter la destruction des œufs.
    Les mammifères ne seraient jamais devenus ce qu’ils sont aujourd’hui si les dinosaures avaient subsisté. Leur disparition a permis l’évolution des mammifères.
Cette disparition n’est pas une conséquence de l’évolution, sauf pour quelques uns d’entre eux inadaptés, mais c’est une catastrophe naturelle qui s’est produite à la limite du crétacé et de l’ère tertiaire.et une hécatombe parmi les êtres vivants, tous les plus grands ayant disparu, soit directement lors du phénomène, soit parce qu’ils ne trouvaient plus de quoi assouvir leurs besoins.
    Le documentaire présentait cette catastrophe, datant de 65 millions d’années, comme le résultat de la chute d’un gros astéroïde, mais en fait, on ne sait pas exactement ce qui s’est passé et les causes de cette disparition ont fait l’objet de beaucoup d’hypothèses, certaines peu vraisemblables, mais d’autres plus plausibles.
    Ces causes n’étaient pas citées dans le documentaire et je vais essayer de remédier à cet oubli.

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    Des hypothèses évolutives ont été avancées; les dinosaures auraient mal évolué
dégénérant peu à peu vers le gigantisme. Cette hypothèse est peu probable car elle aurait été très lente et certaines des espèces auraient sans doute échappé à la disparition.
    Des maladies microbiennes sont également peu probables, car même une épidémie très forte laisse des survivants qui sont alors immunisés et repeuplent peu à peu l’espèce. On a parlé aussi d’empoissonnement par les plantes, aussi peu probable.        Certains ont imaginé que les mammifères s’étaient attaqué aux œufs de dinosaure. Il est peu probable qu’une telle entreprise ait entraîné leur disparition complète, et une action concertée de tous les mammifères n’est guère plausible.
    Des changements climatiques ont eu lieu à la fin du crétacé et les dinosaures sont des animaux à sang froid, Ils ont donc des difficultés à supporter refroidissement comme chaleur excessive. Leurs œufs également. Mais cette évolution est lente alors que la disparition des dinosaure semble rapide.
    Un abaissement du niveau des mers a également été mise en cause, rendant le climat plus continental et semble peu valable pour les mêmes raisons.
    De plus toutes ces hypothèses peuvent avoir un rôle local, mais semblent peu probables à l’échelle de toute la Terre.
    Finalement deux hypothèses seulement sont vérifiables et vraisemblables : une activité volcanique importante et la chute d’un météorite.
    A la fin du crétacé il y a eu une intense activité volcanique, notamment en Inde, dans le Yucatan où l’on constate que des épaisseurs massives de lave couvrent un territoire grand comme trois fois la France. Des quantités importantes de CO2 et de SO2 ont été répandus dans l’atmosphère, entraînant un effet de serre et une acidification des océans. Ensuite les poussières et particules éjectées dans la stratosphère ont fait écran au rayonnement solaire et entraîné une chute des températures, qui a empêché le développement de la végétation pendant plusieurs années.
    La datation de quarts provenant de ces volcans a permis de faire correspondre cette activité volcanique autour des 65 millions d’années, donc à la fin du crétacé
    Tous les gros animaux seraient morts, soit dans un premier temps, s’ils étaient à découvert, soit ensuite par manque de nourriture.
    Toutefois cette hypothèse n’explique pas la disparition au niveau mondial. 
    D’autre part l’analyse de strates de la fin du crétacé ont montré la présence de quantité importantes d’iridium, 100 fois plus importante que celle à la surface terrestre, mais qui peut remonter des couches internes de la Terre avec la lave. Cependant la quantité d’iridium est supérieure à celle prévue lors d’une telle remontée. Elle serait par contre plus compatible avec la chute d’un météorite, ces objet renfermant des quantité d’iridium plius importantes que celles situées au dessous de la croute terrestre.

    Un gros météorite de 10 km de diamètre , pesant 100 millards de tonnes, est arrivé sur terre à environ 15 km/s. L’énergie du choc est de l’ordre de 5 milliards de fois la bombe d’Hiroshima.Un cratère de 200 km de diamètre, a été découvert au Mexique au Yucatan.
    L’onde de choc produite est énorme et la température au niveau de l’impact a créé des incendies importants, ainsi que des raz de marée et surtout des nuages de poussière, constitué de particules soufflées par l'impact, à l'origine d'un hiver similaire à celui des éruptions volcaniques explosives, provoquant l'extinction des dinosaures et de nombreux autres êtres vivants, notamment des invertébrés et des mammifères qui n’étaient pas à l’abri dans des cavités, squales, poissons osseux, oiseaux primitifs, ainsi que la quasi-totalité des différentes familles planctoniques dans la mer .
    Les survivants ont été la plupart des plantes qui ont repoussé, et des animaux terrestres qui étaient à l’abri : insectes, escargots, grenouilles, salamandres, tortues, lézards, serpents, crocodiles, oiseaux, mammifères vivipares et la plupart des invertébrés, ainsi que la plupart des poissons.

    En fait pour expliquer la disparition totale des gros animaux (et donc des dinosaures) dans le monde entier, il est probable que ces deux hypothèses sont complémentaires.

       Personnellement je regrette que de petits dinosaures n’aient pas survécu. J’aurais aimé en promener un en laisse dans le parc voisin lol, bien que ce ne soit pas très doux à caresser vu leur épine dorsale plutôt dure.
Ou voir pécher en Bretagne des poissons par  de petits ptérodactyles et autres ptérosaures, plus amusants à voir que les mouettes.

        Si vous avez la nostalgie de ces charmantes petites bêtes, et que vous passez par Paris, allez visiter, dans le Jardin des Plantes, le Muséum National d'Histoire Naturelle. Vous y verrez de splendides ossements préhistoriques ré-assemblés et dressés, qui sont impressionnants.

Mercredi 7 juin 2017 à 19:12

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    Trump est vraiment un homme peu intelligent, qui n’est poas digne d’être le Président des USA.
    Pour nier l’effet de serre et le changement climatique, il faut déjà une bonne dose de nullité, car les preuves sont tellement multiples et tous les scientifiques d’accord, que c’est vraiment être complètement ignare, que de négliger ces preuves.
    En fait ses décisions ne sont pas celles d’un homme sensé, mais d’un anormal qui ne voit que son ego, et dont les décisions sont prises uniquement par soci de se faire remarquer, sans réfléchir aux conséquences.

    Sur le plan mondial sa décision est irresponsable, car l’Etats Unis est le premier pollueur. C’est le second en quantité totale, après la Chine, mais par habitant, c’est de loin le premier.
Il devrait être celui qui diminue le plus la pollution émise par son pays et il fait exactement l’inverse.
    Augmenter la production de charbon et les centrales électriques utilisant ce combustible, est absurde car c’est le système de production de CO2 le plus polluant.
    Ce sera donc plus difficile au niveau mondial de limiter l’augmentation de température au cours du siècle, et quand on sait les dégâts que peut faire cette augmentation en Afrique, et en Asie l’élévation du niveau des mers, on ne peut qu’être catastrophé et indigné.

    Sa justification, sauver à terme les emplois de quelques dizaines de milliers de mineurs, , mais ce n’est pas cela qui redressera l’économie américaine.
    Par contre l’Amérique est un  pays où les cyclones et autres tempêtes océaniques sont fréquents, et les tornades très destructrices et il est bien connu que le changement climatique augmentera le nombre et l’intensité de ces cataclysmes. A terme la décision de Trup est aussi une catastrophe pour son propre pays.

    Le plus scandaleux est qu’il ose dire que son pays est l’un des lus écologiques  Quand on connait le peu de sérieux des précautions pour exploiter le gaz de schiste, alors que cela pourrait être fait proprement, ou les dégâts sur l’agriculture et les agriculteurs causés parDupont de Nemours quand il fabrique du téflon avec un produit très toxique le C8, on se dit que où bien Trump est cynique et se moque éperdument des conséquences de ses actes, où alors il est complètement idiot et ne maitrise pas ses connaissances et ses paroles.
    L’avenir de la planète, Trump s’en fout, pourvu qu’on parle de lui et qu’il puisse faire l’intéressant et montrer son pouvoir.

Samedi 3 juin 2017 à 16:26

Oiseaux

Petit intermède avec les pigeons qui viennent sur ma terrasse manger des graines, boire, se baigner, s'embrasser et hélas, laisser des fientes !

Leurs plumages sont très divers :
                    - le gris bleuté classique des "grisets" avec un cou aux reflets vert-bleu-rouge :

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                    - le beige-marron; le premier fait gonfler ses plumes pour plaire à sa belle; le second est beaucoup plus clair presque rosé :

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                       - mais il y a des originaux aux plumes bizarres en noir et blanc; on dirait un positif et un négatif de photo !

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Certains jours où il fait chaud on se baigne, à deux même, puis on s'ébouriffe les plumes :

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Et puis bien sûr, on se fait des bisous; et il y a de beaux couples aux belles robes : on se croirait en 1900 !

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Mercredi 31 mai 2017 à 9:36

Drogue, alcool, addictions

 
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      Aujourd’hui pas d’intermède. Ce sera pour le prochain article.

Un correspondant dont je n’ai pu retrouver, ni le blog ni l’adresse, m’a laissé un commentaire sur les drogues et je ne peux donc lui répondre.

Je ferai donc quelques remarques ci-après.

 

Je ne fais pas d’étude moi même dans le domaine de l’effet et la dangerosité des drogues et donc je ne peux que citer des études diverses, mais ce sont toujours des études scientifiques et je cite mes sources.

En l’occurence il s’agissait de divers organismes officiels connus et du journal La Recherche ainsi que Nature américain, qui sont on ne peut plus sérieux.

Evidemment il s’agit de vieux chiffres datant de 2005 à 2012 (mon article en cause est de 2013).

Mon correspondant critique surtout un graphique sur la « dangerosité » des drogues.

Certes ce terme de dangerosité est ambigu mais le graphique est clair : il chiffre les divers coûts : dommages aigus, dommages chroniques, dépendance, coûts sanitaires (hôpitaux-médecins-pharmacie), coûts légaux (police et justice) et coûts collatéraux sociaux, ceci sur un délai court et non sur la somme depuis l’origine , ce qui est très différent car les diverses drogues ne sont pas en usage depuis le même délai. Certes on peut critiquer le recours à la monnaie, mais c’est au moins une manière de quantifier, sinon comment comparer sur un graphique résumé les effets sociaux?

Bien sûr il existe ensuite une comparaison par des études neurobiologiques et médicale, mais ce ne peut être résumé facilement. J’ai d’ailleurs fait plusieurs articles à ce sujet.

Le graphique de WIkipédia que cite mon correspondant comme modèle, est encore moins clair, car il n’indique pas quels sont les critères utilisés, ni la façon d’établir le score.

Le rapport dont il est censé provenir (Quantifying the RR of harm to self and others from substance misuse: results from a survey of clinical experts across Scotland par Mark Taylor, Kirsty Mackay, Jen Murphy, Andrew McIntosh, Claire McIntosh, Seonaid Anderson et Killian Welch), comporte en fait des graphiques différents, dont il explicite un peu plus les origines. Mais ils sont beaucoup plus subjectifs.

 

En fait il est difficile de comparer facilement entre elles les drogues aussi différentes que l’alcool, le tabac, le cannabis, les diverses drogues dures et l’addiction aux jeux (on pourrait rajouter aujourd’hui, celle aux smartphones et aux réseaux sociaux).

Mais je constate que toutes les personnes qui fument du cannabis veulent minimiser la dangerosité de ce produit et ses conséquences sociales et donc critiquent toute statistique et sont faussement persuadées que leur dada n’est pas dangereux, sous prétexte qu’il n’y a pas d’overdose de cannabis.  En fait elles se trompent grandement et ne se rendent pas compte de ce qu’elles risquent et il est un moment où on ne peut revenir en arrière et on subit les effets.

J’ai lu de nombreuses études sur le cannabis et je connais des personnes qui en fument régulièrement et j’ai une opinion très arrêtée sur le problème.

 

Il y a un  premier problème qui concerne tous les accidents qui peuvent intervenir aux consommateurs et à leurs victimes, par perte totale des réflexe et du contrôle du cortex préfrontal, notamment lors de la conduite d’engin.. Dans ce domaine alcool et cannabis viennent en tête, actuellement à peu près à égalité. Le tabac n’est pas en cause et les drogues dures moins dangereuses car on les consomme moins et elles ont un effet plus annihilant, ce qui empêche de conduire le plus souvent.

 

Vient ensuite la maladie : les dégâts de l’alcool et du tabac sont plus importants car ils sont utilisés depuis beaucoup plus longtemps et on a donc des effets à long terme nombreux, cancer principalement pour le tabac, mais aussi effet sur la mémoire, foie, système nerveux et vieillissement pour l’alcool.

Contrairement à ce que prétend mon commentateur, de nombreuses études font état d’effets cancérigènes pour le cannabis. Mais vu les délais de latence, on n’a pas un recul nécessaire et le nombre de cas n’est pas encore très important. D’ailleurs tout dépend la façon dont on fume et dont on filtre la fumée, car ce ne sont pas la nicotine et le THC qui sont cancérigènes, mais les goudrons et particules inhalées.

Par contre si le cannabis a peu d’effets immédiats physiologiques, on a mis en lumière le mécanisme par lequel il est néfaste pour la mémoire et des études sur des fumeurs de longue date ont même mis en lumière des diminutions systématiques de QI.

Mais j’ai pu moi-même constater les effets néfastes sur l’aspect psychologique : irritabilité, stress, diminution de la volonté, de l’attention et de la concentration, effets catastrophique sur les études (Cela dit j’ai constaté des résultats aussi mauvais dans l’addiction aux téléphones portables et réseaux sociaux).

L’alcool a des résultats pires encore, mais ceux du tabac sont bien moindres (ce qui n’est pas une excuse pour les fumeurs de tabac qui risquent leur vie à long terme).

 

Pour moi le classement des diverses drogues et addictions m’importe peu; je considère qu’elles ont toutes des actions catastrophiques.

Certes, en raison de leur « ancienneté » le nombre de morts dus à l’alcool et au tabac est de loin, le plus élevé (des millions), mais je suis persuadé que si on continue à fumer du cannabis comme actuellement, il en sera de même dans une centaine d’années et je suis tout aussi inquiet pour une personne quand je la vois fumer du tabac ou du cannabis; on connaît les méfaits du tabac à long terme, mais à court terme le cannabis est beaucoup plus dangereux et à long terme il n’est pas sûr qu’il soit moins nocif que le tabac.

Samedi 27 mai 2017 à 9:19

Fonctionnement de Cowblog

 http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/bateau.jpg 

         Cela fait longtemps que je n’avais pas parlé de cowblog.

Hélas, celka va de mal en pis.!

On nous avait promis un transfert de nos blogs vers Eklablog en 2015, puis en 2016 et nous voilà mi-2017 et rien ne s’est passé.

Les fonctions sur Cowblog se sont peu à peu détériorées. Plus de statistiques, le nombre de connectés est désespérément bloqué sur 49; le référencement des articles sur les moteurs de recherche ne se fait plus. Les blogs à l’affiche sont immuables

Les derniers articles publiés se mettent encore à jour.

Par contre à partir du nom de la personne qui a laissé un commentaire on ne remonte plus à chaque fois à son blog. Je cherche à joindre « Gabian », dont l’adresse ne m’a pas été communiquée, mais pas moyen d’y arriver.

Il y a un an j’ai eu un désagrément qui m’a un peu découragé. Soudain mon blog a perdu l’image du haut du blog et le texte est devenu blanc sue noir. Si je vais sur « habillage » dans la gestion du blog, je peux en apparence corriger et revenir à la présentation initiale, mais je ne peux l’enregistrer. Plus moyen de changer quoi que ce soit. Pire certains articles sont restés en caractères noirs et donc n’apparaissent plus sur le fond noir. Le texte est pourtant toujours là si on le sélectionne.
           A force d'essayer, j'ai fini par recréer l'ancien aspect de mon blog, mais pour des raisons que je n'arrive pas à maîtriser, il est plus étroit qu'autrefois exil y a une image parasite dans la bordure en haut à gauche, que je ne sais pas enlever. Bizarre.

Bref tout va à vau l’eau.

J’ai essayer de contacter L, mais je n ‘ai pas de réponse. Peut être n’est il plus là. Je vais essayer de joindre le modérateur, M. Mosteiro

 

A part cela j’avais créé un blog sur Eklablog pour voir ce que c’était. Je l’entretiens d’ailleurs. Cela fonctionne bien et cela serait intéressant qu’ils nous transfèrent sur leur site, mais c’est vraiment très peu convivial à coté de ce qu’était cowblog il y a quelques années.

Mercredi 24 mai 2017 à 9:57

Notre cerveau : intelligence; langage

 http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/maxresdefault.jpg

            Nous venons de subir quelques mois de campagne électorale et c’est ahurissant de voir les bêtises que peuvent dire nos politiques, y compris les candidats. et leurs entourages et services de presse.
           Ce n’est pas particulier à la France, Donald Trump arrange la vérité dans le sens qu’il souhaite, les partisans du Brexit ont avoué qu’ils avaient trompé leurs électeurs quant aux conséquences sur le système de santé, et Poutine passe son temps à faire de la désinformation.
          Alors on se pose la question : comment les dirigeants peuvent ils être aussi malhonnêtes intellectuellement (même si quelquefois ils ne s’aperçoivent même pas qu’ils disent des âneries!), et comment pouvons nous être assez bêtes et tolérants pour gober tout cela.
           Cela dit, il n’y a pas que les responsables ou les problèmes politiques politiques.
           Les affirmation des climato-sceptiques montrent que leur culture scientifique est nulle, et le basketteur américain O’Neal croit et affirme partout que la terre est plate ! 
           Et quand vous vous occupez de travaux, vous avez droit à des baratins de commerciaux d’entreprises, soi-disant sérieuses, qui vous proposent des systèmes censés fonctionner, bien que contraires aux lois de la physique ou de la chimie.
           Certes la désinformation a toujours existé, mais elle prend aujourd’hui des proportions inédites et surtout trop de personnes la gobent sans sourciller.
Pourquoi ?
    
           Les psychologues ont toujours dit que, face à une information, nous en acceptions plus facilement les éléments qui étaient conformes à nos valeurs, nos idées nos convictions, ou celles qui nous étaient favorables. Les candidats politiques jouent d’ailleurs sur cela. Bien entendu les préjugés et les croyances de toutes sortes sont au premier rang dans ces convictions.
            Et cela est d’autant plus vrai qu’avec la généralisation de l’instruction, l’individualisme progresse parallèlement, et donc les individus tiennent plus à leurs opinions et, n’aimant pas consulter autrui, transforment les faits, pour qu’ils soit conformes à leurs idées, en ne voyant pas ce qui contredit leurs thèses.
           Même les politiques en sont victimes, comme récemment monsieur Fillon.
     
          Par ailleurs, depuis Pascal et Descartes, nous avons tendance à croire que c'est notre cortex préfrontal qui réfléchit, compare, prévoit, organise, qui guide toutes nos actions. C’est en partie vrai, mais la complexité des connexions montre comment les parties les plus primitives du cerveau peuvent avoir encore une influence prépondérante sur nos comportements, notamment les centres amygdaliens qui gèrent la crainte et le stress et analysent les conséquences néfastes des actions possibles, et l’hippocampe, professeur de la mémoire qui rappelle nos souvenirs; ces zones du cerveau interviennent inconsciemment dans nos raisonnements et nos prises de décisions, notre cortex se trouvant bien souvent obligé de puiser dans l’art de la rhétorique pour justifier sa conduite. « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas !  ».

          Mais il est certain que les progrès de la technologie numérique ont une grande responsabilité dans cette désinformation.
          Chacun peut écrire ce qu’il veut sur les réseaux sociaux, y mettre sciemment et volontairement ou non des informations inexactes. Il n’y a pas comme sur Wikipédia, des personnes compétentes pour donner leur avis sur l’information, et des modérateurs du site pour éliminer les informations douteuses, ou signaler au moins qu’elles ne sont pas vérifiées.
         Et sur des réseaux sociaux, une information, quelle que soit sa qualité ou ses défauts, peut être partagée, en quelques dizaines d’heures, par des milliers voire des millions de personnes.
La diffusion d’information est donc d’une ampleur sans commune mesure comparée au passé.

        Mais pourquoi les informations fausses ont au moins autant de chances de se diffuser que les vraies. ?

        Pourquoi retransmettre une information, ce qui la démultiplie ?
       J’ai lu un article de l’Université de Pennsylvanie, qui montrait que la plupart des utilisateurs de Facebook retransmettent une information parce qu’ils en espèrent une certaine notoriété, Dès lors, ils ne cherchent pas à vérifier l’information, mais à prévoir la réaction de leurs lecteurs, à partir du contenu de l’information. (C’est d’ailleurs le même raisonnement de certains journalistes à la recherche de sensationnel !).
    
        Ces chercheur ont montré par des visualisation IRM, que les zones du cerveau qui étaient actives pendant le traitement de ces informations sur Facebook, étaient le cortex préfrontal ventromédian, spécialisé dans les rapports sociaux, la représentation de soi, et la « Persona » du titulaire du compte, et d’autre part le noyau accumbens, qui évalue la valeur hédonique des actions et gère donc la motivation. Plus ces zones sont activées plus l’information a des chances d’être retransmise.
        Et évidemment, plus une information est diffusée, plus elle est crue, et finalement passe pour une vérité, même si elle est fausse. Le pire est que des rectificatifs, des démentis, ne font que propager encore plus l’information, en faisant croire qu’on veut supprimer l’information en question et on croit au complot.
De plus les démentis ou correctifs proviennent souvent de sources officielles ou très connues et qui inspirent une certaine défiance aux gens, alors que l’information fausse ne vient de nulle part : elle se propage tel un nuage.

         Pourquoi croyons nous ces fausses informations, alors que les faits réels contredisent certains points ?
         Il y a cependant dans notre cerveau des centres qui sont spécialisées dans la détection des erreurs, des contradictions, des illogismes.
        Ces centres ont pour but d’essayer d’écarter des données ou des actions non pertinentes, qui se présentent spontanément au cerveau (et souvent au départ, inconsciemment).
Lorsque nous projetons un mouvement, le cortex prémoteur prévoit et « joue » fictivement à l’avance le mouvement et si l’aire motrice supplémentaire constate des anomalies ou des risques, elle ralentit, voire bloque, son exécution, ceci en 80 millisecondes.
        Lorsqu’il s’agit de signaux extérieurs qui montrent une erreur, c’est le cortex cingulaire antérieur qui réagit en 250 ms. Il réagit aussi à des résultats positifs.
        Par ailleurs les centres amygdaliens et des neurones à dopamine du mésencéphale comparent les résultats prévisibles de nos actions à ce que nous en attendons et envoient des signaux d’erreur au cortex préfrontal. Le système de récompense participe à ces prévisions.
        Enfin le chef d’orchestre, le cortex préfrontal, rappelle des souvenirs en mémoire, via l’hippocampe, en contrôle la pertinence, fait des analyses logiques, élabore des plans et des prévisions.
         S’il a bien été éduqué, à la réception d’une information, il en fait la critique et décèle des anomalies par rapport à l’expérience passée, à l’analyse de l’environnement et à l’analyse logique de cohérence.

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         Mais les programmes scolaires, qui autrefois entraînaient ces centres et développaient l’esprit critique, ont été peu à peu réduits car il faut rendre agréable et amusante l’instruction , qui ne doit plus demander un effort et un travail pénibles aux élèves, mais qui doit être le plus possible un jeu.
        Et puis la télé-réalité, internet, la fiction sur la télé, mélangent fiction et réalité et on ne sait plus parfois où l’on en est.
        Bref le bons sens et l’esprit critique, autrefois développés par tous ceux que l’école avaient instruits (même un de mes grands pères qui n’avait que le certificat d’études, mais n’aurais jamais cru les bobard que l’on rencontre aujourd’hui), deviennent maintenant une qualité rare, et la crédulité des gens a augmenté exponentiellement.
       Je crois qu’il serait temps que l’on songe à revoir certains programmes du primaire et du collège pour réapprendre le doute rationnel aux esprits, et éviter que l’on gobe facilement n’importe quelle ânerie sans réfléchir.

Samedi 20 mai 2017 à 15:40

      Un petit intermède au milieu d'articles plus sérieux

      Une de mes filles m'a donné une tortue, qui s'appelle Chloé, pour mon anniversaire. Je vous la présente.

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      La véritable Chloé vivante a été la tortue de mes enfants quand ils étaient petits. Elle aimait faire "pchiiiiiiit", comme un ballon qui se dégonfle.
      Quand on allait promener on l'emmenait, à l'arrière de la voiture, avec les enfants, dans un petite boîte de chaussures en carton, avec de la salade.
      Et il arrivait que l'on soit derrière un bus, aux freins pneumatiques, qui lorsqu'il freinait faisait aussi "pschiiit".
Alors la tortue répondait à chaque freinage.

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      Chloé était une tortue alpiniste. En Bretagne elle souhaitait s'échapper du jardin pour aller à l'aventure et elle montait le long du grillage en mettant ses pattes dans les trous, et arrivée en haut se laissait basculer de l'autre coté sur l'herbe. Si elle tombait sur le dos, elle ne pouvait se retourner et ainsi on la récupérait.

      Ma nouvelle Chloé me causera moins de soucis.

     Mon bureau est rempli d'animaux que m'ont offerts mes filles et petites folles :
des chiens

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ma souris Chikungunya

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deux chouettes

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deux hérissons




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