Jeudi 13 février 2020 à 16:02

Eveil, sommeil, rêves

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Je savais que les dauphins ne dormaient pas vraiment car la moitié de leur cerveau restait éveille, mais je n’avais pas de renseignement particulier. Mais j’ai trouvé un article donnat des explications sur la revue « Pour la Science » de décembre 2019.

Chez les animaux comme chez l’homme les rythmes circsdiens existent et ils commandent éveil et sommeil et certaines manifestations physiologiques. Normalement les sensations ne sont lus transmises au cortex frontal et restent donc inconscientes, et les muscles sont mis au repos, les mouvements ne se faisant presque plus (sauf les mouvements oculaires).

Dans le cerveau, l’éveil correspond à des oscillations rapides de faible amplitude, alors que le sommeil profond engendre au contraire des ondes lentes de grande amplitude.

Il est certain que la période de sommeil expose les animaux aux prédateurs et de plus , pour les mammifères marins, il faut respirer et maintenir la température de leur corps, puisqu’ils ont hérité ces caractéristiques de leurs ancêtres lointains qui étaient des animaux terrestres, dont descendent aussi les hippopotames.

Pour résoudre ce problème, l’évolution a conditionné certains de ces animaux pour qu’ils ne dorment pas complètement, la moitié de leur cerveau restant éveillé. toutefois si nécessaire ils peuvent mettre en sommeil leur cerveau tout entier.

On a trouvé ces particularités chez les mammifères marins, mais aussi chez certains oiseaux et serpents. On a même découvert récemment cette forme de sommeils chez certains humains. Les chercheurs s’intéressent à ce problème, notamment pour des raisons thérapeutiques, l’étude du sommeil unihémisphérique ayant débuté en 1964..

 

En 1970, des chercheurs russes ont constaté à partir d’encéphalogrammes de dauphins que la moitié de leur cerveau était en sommeil profond en ondes lentes, alors que l’autre hémisphère était éveillé. Par contre le sommeil paradoxal n’existait pas  durant ces phases de repos.

Le dauphin garde un œil ouvert (coté opposé à l’hémisphère éveillé, afin de détecter des danger et de continuer à nage dans le groupe, et cet hémisphère contrôle respiration et température, notamment en commandant les mouvements de la queue pour pouvoir remonter nager en surface.

Des otaries à fourrure gardent une nageoire dans l’eau qui s’gite en permanence et permettent de les maintenir en surface, les narines hors de l’eau, les trois ures nageoires étant dans l’air pour réduire les pertes de chaleur. Mais ces otaries sont capables d’un sommeil normal qui comporte alors des épisodes paradoxaux.

Ce type de sommeil aussi été retrouvé chez des oiseaux, notamment migrateurs durant leurs longs vols sans escale. Les oiseaux en périphérie du groupe gardent l’oeil ouvert du coté extérieur au groupe, pour surveiller l’espace, et les oiseaux ayant une position centrale ont moins souvent recours à ce type de sommeil, mais l’oeil ouvert observe alors quelle est la direction du groupe.

Toutefois l’hémisphère endormi ne paralyse pas les mouvement des ailes opposées, pour que l’oiseau puisse continuer à voler.

Les animaux qui ont recours à ce type de sommeil semblent dormir moins longtemps et les deux hémisphère échangent leurs temps de sommeil. Chez les migrateurs, les oiseaux échangent leurs positions centrale et latérales.

Chez l’homme on ne constate pas de vrai sommeil unihémisphérique, mais toutefois une différence apparaît lorsqu’on dors en un endroit inconnu, la première nuit, et disparait ensuite. Alors que l’hémisphère droit est en sommeil profond à ondes lentes, l’hémisphère gauche, plus sensible aux stimuli extérieurs, ne présente que des ondes lentes superficielles et est donc plus vigilant.

On constate également que les jeunes animaux réagissent différemment des adultes. De jeunes poussins doement plus avec l’hémisphère gauche pendant la première semaine après l’éclosion, cet hémisphère étant plus utilisé à l’éveil pour l’apprentissage..

Par la suite c’était l’hémisphère droit qui dormait davantage, lorsque les apprentissages étaient d’ordre spatiotemporel, pour lesquels il était davantage sollicité à l’éveil.

Pendant ces périodes de sommeil unilatéral l’oeil opposé surveillait l’environnement.

Les études faites sur le cerveau des dauphins a montré que les mêmes centres du cerveau intervenaient, comme chez l’homme dans la succession éveil sommeil, notamment le tronc cérébral, les centres préoptiques de l’hypothalamus qui sont responsables des cycles circadiens et le téléencéphale basal.

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Jeudi 6 février 2020 à 17:55

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

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          Je me suis souvent demandé, ayant regardé un fait divers relaté par le journal télévisé comment une mère de famille, intelligente et cultivée si l’on considère son métier, pouvait avoir oublié son bébé dans sa voiture, où il avait failli mourir de chaleur, si un passant n’avait pas signalé sa présence anormale à la police.

J’ai trouvé récemment un article de Daniela Ovadia, du laboratoire Neurosciences de Pavie, qui expliquait, ce qu’elle appelle une « cécité d’attention ».

 

La chercheuse faisait d’abord allusion à une expérience très connue, menée en 1999 auprès d’étudiant de l’université d’Illinois. 

On leur avait demande de regarder une vidéo d’un match opposant deux équipes de basket et de compter le nombre de passes des joueurs en maillot blanc, ce qui nécessitait une très grande attention et concentration.
On leur a demandé ensuite ce qu’il pansait du gorille, ce qui les a plongé dans la plus grande perplexité. Ils ont alors regardé à nouveau la vidéo et ont vu un homme déguisé en gorille qui venait sur le terrain, se frappait le torse  et repartir de l’autre coté. Aucun étudiant ne l’avait remarqué lors de la première vision du film.

Les chercheurs ont ensuite fait l’expérience avec de nombreuses personnes, dont plus de la moitié n’ont pas non plus remarqué le gorille.

Cette cécité d’inattention est donc le fait de ne pas remarquer quelque chose dans l’environnement, parce que son attention est concentré sur une autre tâche précise et prenante. Elle peut aussi intervenir lorsque l‘attention est prise par une tâche manuelle difficile à mener. 

 

Mais mener une tâche qui mobilise votre attention n’est pas le seul phénomène. Les chercheurs ont mis en évidence ce qu’ils appellent un « tunnel d’attention », qui fait qu’une personne absorbée par ses pensées ne remarque plus ce qui se passe dans son environnement, même si cela la concerne.

J’ai déjà en partie abordé ce problème dans des articles où je décrivais les rapports entre les centres d’interprétation des perception, le thalamus qui sert d’intermédiaire et de coordonnateur, et le cortex préfrontal qui analyse les informations qu’on lui envoie, réfléchit et décide des actions à mener. Le thalamus fait un pré-tri, mais le cortex préfrontal sélectionne ensuite les informations pertinentes qui méritent des décisions urgentes. Mais pour être traitées, les informations, même si elles ont été parfaitement traitées par exemple par les centres d’interprétation de la vision, doivent arriver au cortex préfrontal, c’est à dire à notre conscience.

Il peut arriver que le stimulus initial ne soit pas transmis. Il arrive aussi qu’il soit trop faible et qu’il n’arrive pas à la conscience : c’est le cas des images subliminales. Enfin il est possible que si ce stimulus s’intègre dans une tâche automatique que nous effectuons de façon quasi automatique (sous le contrôle du cervelet) et que la mémoire de situations voisine interfère avec la perception d’un évènement inattendu et bloque sa transmission au cortex préfrontal. C’est ce qui se passe par exemple lorsque nous parlons en conduisant et que nous nous retrouvons sur le chemin de notre travail ou de notre domicile, alors que nous allions ailleurs. Nous n’avons pas remarqué que l’environnement était légèrement différent.

Lorsque nous observons un objet, les divers centres d’interprétation de la vue analysent la forme, la texture, les couleurs, la distance, le déplacement et une intégration de ce éléments se fait, si nous faisons attention. Son et odeurs peuvent se mêler à ces perceptions visuelles. Si nous ne faisons pas attention cette intégration peut ne pas se faire et l’information n’est alors pas suffisamment précise pour être identifiée et transmise à la conscience. Cette analyse prend une ou deux centaines de millisecondes et si deus-x stilulus sont très rapprochés, alors que l’analyse du premier n’est pas terminée, il peut alors ne pas être détecté.

 

Enfin les centres amygdaliens qui gèrent en partie nos émotions peuvent interférer sur nos perceptions, le cortex préfrontal facilitant en général la synchronisation des neurones et les centres amygdaliens la ralentissant.

Un stimulus auquel on s’attend peut être renforcé, de même qu’un stimulus faisant craindre un danger. Par contre un stimulus anormal, mais anodin, sera plus facilement écarté.

Cortex préfrontal et centres amygdaliens influent beaucoup sur le rappel d’informations en mémoire, par l’intermédiaire de l’hippocampe. Un souvenir de situation habituelle peut empêcher la remontée du souvenir actuel d’une situation exceptionnelle.

C’est probablement ce qui était arrivé à cette maman qui en général n’allait pas au travail avec son enfant qui était habituellement en crèche, et qui, ce jour là, préoccupée par des problèmes professionnels, n’avait pas eu une remontée à la conscience que son bébé était dans son berceau, sur la banquette arrière de son véhicule.

Vendredi 31 janvier 2020 à 10:11

Biologie, santé.

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                Des pestes antiques et du Moyen Age aux virus modernes,  Ebola et Zika ou du SRAS (le syndrome respiratoire aigu sévère), l’humanité a peur des épidémies depuis des millénaires, car autrefois, virus et bactéries ont décimé des populations entières, car la médecine embryonnaire de l’époque n’arrivait pas à les contenir. 

           Alors, à chaque apparition d’une nouvelle menace, même minime, l’opinion imagine des conséquences apocalyptiques, plausibles ou non, en oubliant que la médecine a fait des progrès.
          C’est bien le cas actuellement pour le coronavirus chinois (qui n’est pas jaune et n’a pas les yeux bridés !).
          Je voudrais essayer de ramener les craintes actuelles dans le domaine du raisonnable.

           J’ai déjà fait un article sur les virus, que vous pouvez consulter en cliquant dans la rubrique Accueil / Santé au 1/8/2019.

 « Qu’est ce qu’un virus ».

          J’y rappelais que ce n’est pas un être vivant C’est une “entité biologique” qui nécessite une cellule hôte d’un homme ou d’un animal, dont il utilise les constituants pour se multiplier. Il ne peut se multiplier seul, ni subsister longtemps à l’extérieur.
         Il est composé d'une molécule d'acide nucléique (soit d'ADN soit d'ARN), entourée d'une coque de protéines appelée "capside" et parfois d'une enveloppe. Il ne possède en général aucun enzyme pouvant produire de l'énergie. Les virus sont le plus souvent de très petite taille, comparée à celle d'une bactérie, comprise entre 10 et 250 nanomètres. ( nanomètre = un millionième de mm).

 Ci-dessous le virus de la grippe.

Il ne faut pas avoir peur du coronavirus chinois

 Qu’est ce qu’un coronavirus

           Les coronavirus forment une famille comptant un grand nombre de virus qui peuvent provoquer des maladies très diverses chez l’homme, allant du rhume banal au SRAS, et qui causent également un certain nombre de maladies chez l’animal (principalement des mammifères et des oiseaux) 
 Il ne faut pas avoir peur du coronavirus chinois          Ce sont virus constitués d'une enveloppe entourant une capside à symétrie hélicoïdale. Leur génome est d’environ 30 00 bases puriques, , valeur très élevée pour un virus è ARN. Le terme coronavirusprovient de l'apparence au microscope électronique, caractérisée par une frange de grandes protubérances entourant l'enveloppe avec l'apparence d'une couronne, par analogie avec la couronne solaire.

          La plupart de ces virus déclenchent, chez l’homme comme chez l’animal, des syndromes respiratoires analogues à des pneumonies.
          Une nouvelle forme de syndrome respiratoire, analogue au SRAS, est apparue à Wuhan (en Chine) début décembre 2019. La pneumonie de Wuhan est due à un nouveau coronavirus, dont six génomes ont été communiqués à la communauté scientifique internationale. En janvier 2020, le virus a été nommé 2019-nCoV.
           La maladie est apparue chez des clients du marché aux poissons de Wuhan (où l'on vend aussi des oiseaux, des serpents et des lapins). Elle est d'origine animale et se transmet entre êtres humains. elle peut avoir été transmise dans ce marché par un animal ou par un homme qui avait été Au 26 janvier 2020, 56 décès ont été recensés sur environ 2 000 personnes infectées.

          Dans l’article du 3/8/2019, je parlais des conditions de contagion et j’expliquais que, pour les virus, ils se propageaient surtout soit par les voies respiratoires, (par exemple grippe), soit par contact avec des liquides du corps humain (Ebola).          
           Le virus chinois, comme celui de la grippe, se propage principalement par respiration de gouttelettes contenant des virus, expectorées par les malades (ou les porteurs sains) et par absorption des virus lorsque les gouttelettes se déposent sur des surfaces (ou y sont déposées par des objets contaminés, les mains en particulier), et nous touchons ces surfaces avec nos mains que nous portons ensuite à la bouche, au nez ou aux yeux. Les virus passent alors par les muqueuses de ces organes.
           Ces dépôts de gouttelettes infectées sur des surfaces où elles sèchent et qu’elles contaminent avec des bactéries ou des virus ont reçu un nom bizarre et peu connu : des “fomites”. Elles sèchent plus vite en été et la chaleur et les rayons UV du soleil, tuent les virus en quelques heures. En hiver, la contamination peut être active plusieurs jours.
(Pour votre culture générale, Wikipédia indique que “fomite était le nom autrefois donné aux éclats de bois se détachant des arbres lorsqu'on les abattait à la hache et désignait également les étincelles du silex ou que le marteau fait surgir lorsqu'il frappe le fer chauffé au rouge sur l'enclume.”.)
          Le virus peut également se transmettre par la salive et donc une contamination des lèvres et des mains du malade.

Dans l’article du 4 août je parlais de la lutte contre les virus.

          
 Il n’y a pas de médicament général très efficace pour lutter contre les virus. Les antibiotiques sont sans effets, mais peuvent éviter que le malade affaibli par le virus, ne succombe ensuite à une infection par des bactéries diverses.

           Il existe des médicaments antiviraux spécifiques d’un virus donné.  mais ils ne ne tuent pas les virus. Ils les empêchent de se multiplier, pour permettre à l’organisme de les éliminer plus facilement. Un des principaux moyens de suivre l’efficacité d’un traitement antiviral est d’ailleurs de mesurer la charge virale, c’est-à-dire le nombre de virus présents dans le sang.  
           Il existe aussi des vaccins pour atténuer préventivement l’effet du virus comme c’est le cas pour la grippe.

           Donc, dans la cas d’un virus nouveau, comme le virus chinois, on n’a pas de médicament spécifique.
     
    Alors que faire ?

           La première chose à faire c’est que les personnes atteintes contaminent le moins possible les autres. Il faut donc les mettre à l’écart et rechercher toutes les personnes qu’elles ont pu rencontrer pour examiner leur état de santé et éventuellement les isoler également.
           En Chine il a fallu d’abord qu’ils identifient le virus en cause, lequel était inconnu. Pendant  pus d'un mois il y a pu avoir contamination, et fialement le nombre de malades actuels (environ 2000) n’est pas très grand, vi à vis de ce délai
           Maintenant les chinois ont pris des mesures drastiques et la propagation est beaucoup mieux contrôlée.
            En France on sait la nature du virus et ses effets. Donc dès l’apparition des 3 cas, les personnes ont été mises en chambres stériles et leurs contacts éventuels ont été recherchés pour examiner leur état de santé. Le risque de propagation est donc très faible.

            Par ailleurs lLes études ont montré que la contagion était très peu probable en plein air, même sans masque, si on se maintient à plus de 2 mètres des autres personnes. car la dilution dans l’air des gouttelettes est très rapide et les UV jouent leur rôle protecteur.
            Par contre la contagion est plus probable dès que l’on séjourne nombreux dans des locaux peu ventilés, comme les bureaux, le métro, les classes, les magasins…
            Les études des dépôts de particules dans les diverses parties du système respiratoire ont montré que le risque principal était dû aux particules de 1 à 10 μm. Or les masques en tissus des pharmacies arrêtent les particules à partir de 50 μm, et donc sont peu utiles, car ils n’arrêtent pas les particules les plus fines, qui sont pourtant les plus disséminées et les plus dangereuses, 
Les personnels sanitaires qui utilisent des masques de chirurgien sont mieux protégées, car ils arrêtent mieux les particules fines..
            Les études ont également montré que la contamination par les surfaces sur lesquelles s’étaient déposées les gouttelettes contenant des virus (les “fomites”) était aussi importante que la transmission dans l’air dans le cas de la grippe et du SRAS et il est presque certain qu’il en est de même pour le nouveau virus. Porter des gants dans le métro et se laver souvent les mains avec du savon est donc une précaution utile.

            Lors de l’épidémie de Stras en Chine, virus de virulrnce analogue à l’actuel et alors tout aussi inconnu, il y a eu 300 morts, ce qui est 5 à di fois inférieur aux victimes annuelles de la grippe en France. C’est très regrettable, mais ne parlons pas de cataclysme !
           Certains français s’indignet qu’in ne prenne pas la température des passagers d’avions venat de Chine. Ce serait une mesure parfaitement inutile et inefficace. On peut être proteur qain du virus (on ne connait pas exactement le temps d’incubation du virus, mais ilest compris entre 2 et 12 jours, et par ailleurs il suffit d’avoir pris une aspirine ou du paracétamol pour ne pas avoir de fièvre.
           Mais actuellement le danger encouru en France face à ce nouveau virus est bien inférieur à celui du virus grippal (qui a fait l’an dernier plus de 1200 morts et plus de 100 000 malades). Il est peu probable, vu les précautions peises que l’on ait plus de quelques dizaine de cas sévères. 
           
Alors ne nous affolons pas et gardons nous de jouer les augures de scènes apocalyptiques qui risquent d’affoler les personnes peu informées. 

Samedi 25 janvier 2020 à 9:09

Actualité

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            J’ai déjà fait deux articles sur la réforme des retraites et les grèves et j’étais assez critique tant envers le projet du gouvernement, que je considère comme un modèle de technocratie utopique, irréaliste et injuste, que vis à vis des grèves menées par les syndicats, car, si elles sont longues et paralysent les transports, ce n’est pas le moyen d’obtenir des modifications des textes de loi, et par contre cela pénalise les usagers et l’économie.
          Tout le monde n’a pas le même avis, c’est normal et un lecteur m’a envoyé un mail me disant  «  tu critiques beaucoup, mais puisque tu es aussi malin, qu’aurais tu fait de mieux à la place d’une part du gouvernement et d’autre part des syndicats.

           A la place des syndicats, devant le texte actuel, j’aurais eu la même réaction de rejet, mais je n’aurais pas déclenché une grève longue qui a de gros inconvénients : 
          D’une part elle pénalise énormément les usagers et l’économie et l’opinion publique, plutôt favorable au début aux revendications syndicales, s’est peu à peu détournée d’eux, notamment face aux difficultés de déplacement pendant les vacances de fin d’année et en région parisienne
          D’autre part les jours de grève ne sont pas payés et les grévistes ont, comme nous tous, besoin d’argent pour vivre, et ne peuvent tenir indéfiniment sans salaire. Le gouvernement laisse donc pourrir la situation, et attend que la reprise du travail devienne indispensable, faute d’argent, même si l’on n’a rien obtenu.
           Les ministres habitent en général dans leur ministère et ils ont une voiture avec chauffeur, alors la grève des transports ne les perturbe pas beaucoup.
           L’attitude des syndicats (CGT et FO principalement) est donc une erreur, ce que confirme bien la réalité, puisqu’ils n’ont rien obtenu alors que tous, grévistes comme usagers, commerçants et entreprises ont été tous pénalisés. Et les conséquences sur l’économie sont désastreuses, par le manque à gagner et la désaffection des clients.

           A la place des syndicats, j’aurais organisé deux ou trois journées de grèves et de défilé, pour montrer l’importance des mécontents hostiles au projet, mais j’aurais limité les perturbations à ces trois jours, et en dehors des fêtes de fin d’année. J’aurais ainsi préservé l’appui de l’opinion publique et les finances de mes adhérents.
          Par contre, pour agir sur le gouvernement, et surtout sur les députés et candidats LRM, j’aurais utilisé les quelques fonds dont je dispose à imprimer de nombreux tracs et j’aurais multiplié les interviews et articles sur les journaux et les médias, internet et télévision, en dénonçant tous les défauts du texte de loi, notamment son caractère imprécis quant au futur niveau des retraites, et en appelant tous les français qui n’approuvaient pas ce projet de loi, à voter pout d’autres candidats que ceux du LRM, aux élections municipales, puis aux législatives et à rechercher un autre candidat aux futures élections du Président en 2022
          Tout politique n’a qu’une hantise, celle de ne pas être réélu, et la menace d’une telle campagne de communication aurait bien plus d’influence sur le gouvernement et les députés que les grèves et l’opinion publique lui serait en majorité favorable, si cette communication était bien faite.

           A la place du gouvernement je n’aurais jamais imaginé ce sytème de retraite universel qui forcément heurte la majorité du fait que tous les métiers sont différentset que l'on porte atteinte à toutes les habitudes et les avantages acquis depuis des années.
          En ce qui concerne la SNCF, la dernière réforme de 201! prévoyait la mise en concurrence européenne et la fin du statut pour les nouveaux embauchés. C’était l’équivalent de la « clause du grand-père ». Alors pourquoi vouloir aller plus loin : c’était de la provocation !
           Et pourquoi se presser tant, sans presque aucune discussion et sans même avoir étudié la situation de nombreux métiers et l’état d’esprit correspondant.
           Certes il faut atteindre un équilibre financier, mais cela tout le monde en est conscient, et tout le monde sait que la longévité augmente et que le rapport actifs/retraités diminue. L’opinion publique comprend qu’il faut modifier certaines choses, mais imposer le même âge de départ en retraite est absurde, les métiers ayant une pénibilité différente.

           Le président Macron avait dit un jour qu’il préférait augmenter le nombre de trimestres nécessaires pour avoir une retraite à taux plein, plutôt que de fixer un âge légal. Pourquoi diable a t’il changé d’avis ?. Certes cela augmente le nombre d’années de travail, donc l’âge de départ, s’il faut plus de trimestres, mais cela se module de façon beaucoup plus souple. D’une part ceux qui ont commencé à travailler jeune peuvent partir plus tôt, et d’autre part on peut accorder des bonifications de trimestres dans certaines circonstances : pénibilité, grossesse, chômage…ce qui permet de rendre le système plus juste. Et on peut choisir de partir plus tôt avec une retraite inféreure au taux plein.

          Dès lors il n’aurait pas fallu tout de suite faire une loi sur un système complet, mais lancer des études et discussions par secteur, par métier, qui examineraient les règles actuelles et les modifications possibles et raisonnables et notamment les problèmes d’évolution des carrières et des métiers en fonction de la pénibilité et donc les aménagements à apporter aux différents régimes. 
          En particulier face à des régimes spéciaux qui fonctionnaient bien (comme par exemple la plupart des professions libérales et n’étaient pas en déficit, pourquoi les modifier. Tout au plus pouvait on regarder s’il n’y avait pas quelques règles abusives. Et leur confisquer leurs réserves qu'on versé leurs adhérents est une véritable spoliation. 
          
En fait Jean-Paul Delevoye, outre qu’il avait peu de scrupules à cumuler sa rémunération de ministre avec des émoluments privés, a bâclé son travail, qui n’était qu’un projet technocratique sans étude sérieuse de la multitude des cas. Son projet aboutit parfois à des situations grotesques : par exemple l’application du projet aux infirmières libérales qui doublerait leurs cotisations, sans augmentation de leur retraite et sans qu’elles puissent augmenter leurs tarifs règlementés par la Sécurité sociale.

           Le régime par points a un gros inconvénient : le montant de la retraite dépend de la valeur du point, et celle-ci est à la merci des gouvernants. Et par ailleurs c’est difficile d’estimer les points du début de carrière, et les études étant plus longues en moyenne, on entre plus tard dans la vie active. Il était plus simple pour les travailleurs du privé de ne tenir compte que des 25 dernières années.
          Quant aux fonctionnaires il est à peu près impossible  de savoir ce qu’entraînera le sytème par point, même avec l’intégration des primes, par rapport au système actuel de 70% du salaire des six derniers mois, sans les primes. (qui sont très variables).  Je crains en particulier que pour les enseignants, le nouveau système n’entraine, malgré l’augmentation de salaires qui va coûter cher à l'Etat à court terme, (et donc aux contribuables), et en définitive, une baisse du niveau des retraites;

           Finalement le projet actuel va aboutir, vu les contestations et pour sortir de la crise, à un système bancal où l’on n’aura plus aucun idée du montant de sa retraite future, et donc où tous craindront d’avoir des retraites plus faibles
           Par ailleurs de nombreuses catégories de métiers auront obtenu des dérogations diverses et on aura de nouveau affaire à des systèmes divers. Mais certains n’auront rien obtenu et se sentiront oubliés et lésés, notamment ceux dont la pénibilité du travail ne sera pas reconnue.
           Et, en fait d’économies, on se rend compte de plus en plus que ce projet d’unification univer-selle, va finalement coûter plusieurs milliards chaque année à l’Etat par rapport à la situation actuelle, et finalement ce sera la contribuable qui va payer cet excédent, alors que l’on aura fait un maximum de mécontents.

           Je pense que c’est ce qu’on m’a toujours appris à éviter en management : la solution « perdant - perdant ». Je pense que ces erreurs vont coûter cher au LRM et à Messieurs Macron et Phiilippe.
          Monsieur Macron aurait mieux fait de s’occuper de nos hôpitaux que des retraites et, s’il avait dirigé du personnel en entreprise, il aurait su que, plus un projet et important et délicat, plus il faut en étudier tous les aspects et plus il faut une communication précise, objective, pragmatique et compréhensible par tous.









 

Vendredi 17 janvier 2020 à 17:39

Biologie, santé.

     Vous trouverez ci dessous un tableau donnant les caractéristiques des services proposés par les quatre grandes firmes américaines de tests génétiques offerts aux particuliers sur internet. Ce tableau est issu d’un numéro Hors sére de la revue « Pour la Science ».
    Seule la société 23andme (ce sont les 23 chromosomes) offre le service de tests « médicaux » aux particuliers qui voudrait cerner des risques statistiques de maladies, marché qu’elle obtient grâce à une publicité et un démarchage ciblé et en mettant à disposition des utilisateurs un logiciel qui leur donne l’impression de faire eux mêmes les recherches génétiques dont ils ont envie.
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    Pour déterminer ces données, la société est partie d’études faites sur des malades et des témoins qui n’ont pas la maladie concernée. On a recherché des marqueurs en proportion notable chez les malades et absents ou en faible proportion chez les témoins indemnes.
    La fréquence de ces marqueurs dans l’ADN d’une personne peut donc indiquer un risque de maladie future.
    En fait cette méthode est très critiquée par les scientifiques, car elle suppose que des maladies complexes qui ont des causses multiples, n’ont qu’un caractère génétique à leur déclenchement.
    Il apparaît en effet qu’on ne sait pas en général l’origine de la maladie, et que l’environnement a le plus souvent un rôle important, même s’il ne s’agit que d’un déclencheur épigénétique.
    Le déclenchement des maladies complexes dépend certes de la génétique, mais aussi de l’environnement et du mode de vie de la personne en cause.
    Les données fournies par la société américaine ne sont donc qu’une mauvaise approximation du risque de la maladie.

    De plus, livrer de simples statistiques de risque de maladies, directement au consommateur sans l’intermédiaire d’un professionnel de santé, risque de provoquer des réactions erronées par méconnaissance des maladies, ou des prises inconsidérées de médicaments.
    On cite le cas de l’actrice Angélina Jolie, qui ayant ainsi appris qu’elle avait un certain risque de cancer du sein, alors qu’elle n’avait aucun signe clinique de la maladie, s’est fait enlever les deux seins.
    La FDA américaine a interdit en 2013 la diffusion de tels tests aux particuliers, mais elle est peu à peu revenue sur sa décision depuis 2015 et a autorisé une vingtaine de tests qui avaient fait l’objet d’études médicales.
    Mais si par exemple les mutations testées par la société 23andmesont des marqueurs fiables d’un risque de cancer du sein ou des ovaires, pour les personnes chez qui ils sont présents, par contre leur absence ne signifie pas un risque zéro, car d’autres mutations pourraient provoquer ces maladies.
    Le droit français interdit de réaliser des tests à d’autres fins que médicales ou scientifiques ou sur injonction d’un juge, et l’interprétation doit être faite par un professionnel de sante.

    En fait ces tests négligent l’épigénétique. Comme je l’ai déjà expliqué, L’ADN humain comporte environ 3 milliards de nucléotides (paire de bases face à face) et environ 30 000 gènes, support de l’hérédité des cellules..
        Mais ces gènes ne représentent que 30 % de l’ADN
        Les 70 % restant semblent ne servir à rien et sont ce que l’on appelle “l’ADN silencieux”
        On ne sait pas à quoi il sert. On pense que certaines parties sont des restes d’anciens gènes désactivés au cours de l’évolution.
        Mais il est actuellement certain également que certaines parties soient responsables de l’activation ou non de certains autres gènes
Un gène existant n’est pas automatiquement exprimé et il semble que de nombreux gènes ne s’expriment jamais.
        Il est possible qu’une partie de l’ADN silencieux soit constitué de gènes que nous ne connaissons pas parce qu’ils s’expriment rarement et que la recherche dans ce domaine est à ses débuts
        On a vu que, pour que la transcription se fasse, il fallait que l’ADN soit redéplié et que la double hélice soit séparée localement au niveau du gène à répliquer.
        Il semble que dans de nombreux cas, cette ouverture de l’ADN ne se fasse pas et le gène ne peut pas s’exprimer.
        Cet empêchement d’ouverture est dû à de légères modifications chimiques qui se sont produites dans la chaine d'ADN, et qui sont ensuite transmises aux cellules filles suivantes.
        La plus connue de ces modification est l’apparition de radicaux méthyl (-CH3), lesquels semblent empêcher l’ouverture de la chaîne à leur emplacement et donc l’expression du gène correspondant.
        Certains gènes correspondant à l’apparition de maladies sont ainsi bloqués et si à un moment donné ce blocage chimique disparaît, le gène s’exprime et la maladie se produit.
        On pense que cela pourrait être une explication de certains cancers.
        Il est probable que ce serait une explication des maladies immuno-déficientes.
        Certains chercheurs pensent également que de nombreuses personnes possèdent un gène de la schizophrénie, mais que ce gène ne s’exprimerait pas. Mais un traumatisme, une modification environnementale, une alimentation particulière... pourraient détruire le blocage de ce gène et la maladie se manifesterait alors.
        Ce type d'apparition doit être possible pour de nombreuses maladies génétiques.
Les tests de la société 23andme tiennent peu compte de ces données.

Vendredi 10 janvier 2020 à 17:12

Inné et acquis

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    J’ai déjà fait des articles sur la notion d’inné ou d’acquis, sur l’ADN et l’épigénétique, mais je voudrais revenir sur ces notions
    Il y a quelques années on considérait que l’ADN son séquencement et la génétique correspondante, définissaient complètement ce qui était inné et que l’évolution modifiait peu à peu cet ADN. Aujourd’hui, on considère que la partie silencieuse de l’ADN est extrêmement importante car elle gère des actions qui ne sont pas prévues à l'origine et des modifications de cet ADN silencieux, qui se traduisent ensuite par une nouvelle expression des gènes et la formation de protéines, entraînant des modifications et des potentialisation de notre organisme.
    Ces modifications ne sont donc ni innées, puisqu’elles n’existaient pas à l’origine et qu’elles n’auraient pas forcément eu lieu, ni acquises, car nous n’avons pas d’action sur elles comme sur l’éducation ou l’instruction et si l'environnement a  sans doute une action sur leur déclenchement, nous ne savons pas laquelle.

    En fait le terme d’inné est déjà flou, car les effets de notre ADN , même s’ils sont programmés ne sont pas immédiats, comme l’apparition des hormones sexuelles et la barbe chez un garçon, et même la plupart de nos aptitudes de la vue, l’ouïe le goût ou l’odorat, ou l’usage de nos membres, n’apparaissent que progressivement, en partie par apprentissage.
    L’aspect héréditaire de nos comportements est dû à une multitude de gênes « additifs » et l’hérédité ne peut être en général calculée selon des principes simples de Mendel. Même une caractéristique simple, comme la couleur des yeux ou de la peau, a des valeurs multiples et dépend de nombreux gènes, dont nous ne connaissons qu’une partie.
    Certains traits sont immuables comme le nombre de coeurs, d’yeux d’oreilles de poumons. Il peut y avoir des exceptions, mais qui sont alors des anomalies de formation.
Ces trains sont innés mais pas héréditaires à proprement parler. Ce sont en général des traits morphologiques ou physiologiques.
    Les études faites sur des jumeaux homozygotes montre que, en ce qui concerne les traits physiques humains, une partie importante est héréditaire, et l’environnement a une influence assez faible, alors que pour les aspects comportementaux ou d’aptitudes si l’environnement général partagé a peu d’influence, plus de la moitié des différences sont imputables à l’environnement particulier de chaque individu. L’héritabilité sur des aptitudes n’est que d’environ 30%.
    Cela veut dire que selon l’environnement, deux génotypes identiques s’expriment différemment, car des modifications de l’ADN silencieux entrainent des modifications de l’individu.
    La dichotomie « inné » acquis » est donc assez fallacieuse et il ne faudrait pas que certains apprentis sorciers veuillent, à partir d’études générales de génotype sur toute une population, tirer des enseignements sur les individus et vouloir favoriser certaines caractéristiques du génome des individu. Plus que jamais l’eugénisme est dangereux.

    Envoyez quelques cheveux à un laboratoire et vous saurez tout sur les origines de votre famille, sur votre généalogie. Une croyance qui fait fureur sur internet.
    La publicité fait rage aux USA dont la population a des origines très diverses, notamment africaine, européenne et hispanique. Quatre grandes société y ont trouvé un business très rentable. Près de 100 millions de personnes ont eu recours à de tels tests dans le monde dont environ 100 000 français, bien que ce type de test soit interdit en France.
    Qu’en est il vraiment ? Existe t’il des marqueurs génétique de l’ethnie, et la géographie a t’elle eu une influence sur les gènes de notre descendance.?

    Il y a quelques années on ne savait analyser dans l’ADN qu’une centaine de marqueurs génétique, ce qui suffisait pour un test de paternité, mais revenait très cher et demandait du temps. Puis les laboratoire américains ont pu grâce aux progrès techniques et à l’augmentation de la capacité informatique, analyser rapidement et pour un prix abordable, des dizaines, puis des centaines de milliers de marqueurs, ce qui donnait une plus grande précision pour comparer les ADN de deux individus.
    Des recherches ont eu lieu sur l’ADN dans divers pays et sur des populations restreintes et des échanges de données ont permis à ces sociétés de rassembler des données considérables quant aux caractéristiques génétiques des populations actuelles.
    Les sociétés américaines proposaient à leurs clients de rechercher toutes les personnes actuellement en vie, qui pouvaient être plus ou moins apparentées avec vous (évidemment notamment des personnes connues, comme des artistes, des personnes richissimes  ou des politiques).
    Mais ces bases de données sont encore très insuffisantes pour identifier un grand nombre d’ethnies et de utilisateurs ont été étonnés de résultats d’essais successifs qui avaient des résultats différents ou de résultats divergents issus de sociétés de tests différentes.
    Mais surtout les renseignements généalogiques sont par principe, très incomplets comme le montre le graphique ci dessous.
Trois types d’analyses sont en effet possibles :
    - l’ADN « autosomal » des 22 chromosomes non sexuels d’un homme ou d’une femme.
    - L’ADN du chromosome Y d’un homme ou X d’une femme
    - Le petit ADN circulaire contenu dans les mitochondries des cellules, non pas dans le noyai, mais dans le cytoplasme

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    L’analyse des mutations de marqueurs de l’ADN autosomal  permet de remonter à certains groupes de populations et de fournir une hypothèse sur l’origine géographique d’un individu. S’il appartient à un groupe de population dont les mutations d’ADN sont nombreuses et ont été étudiées, on peut remonter à environ la huitième génération, c’est à dire de l’ordre de 200 ans.
    Le chromosome X ne contient pas d’information intéressante différentes des autres chromosomes. Par contre le chromosome Y peut fournir des informations car il a peu d’échanges avec les autres chromosomes lors de la formation des spermatozoïdes. Mais les mutations qui apparaissent sur cette cellule ne sont transmises que de père en fils.
    Cela ne permet donc que de remonter à un seul ancêtre, celui de la lignée masculine.
    L’analyse des l’ADN mitochondrial ne permet que l’analyse d’une lignée féminine, car cet ADN n’est transmis que par la mère, à ses filles qui le transmettent, et à ses fils qui ne le transmettent pas. Un séquençage complet de la cellule permet de remonter d’au moins 20 générations (500 ans et parfois 5 fois plus, amis uniquement dans la filière femmes de la famille.

    En définitive, les entreprises américaines notamment, ont trouvé une source importante de profits en proposant des analyses ADN, d’abord en matière de paternité, aujourd’hui très fiables, mais ensuite à des fins de diagnostic de risque de maladie et de généalogie. Ces tests, qui demandent des banques de données énormes ne sont limités et ne sont fiables que si une étude importante a été faite sur la population dont on est issu.
Les tests de risques médicaux ont également des inconvénients dont je parlerai demain
Ces tests sont interdits en France sauf décision d’un tribunal.

Vendredi 3 janvier 2020 à 9:33

Actualité

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        J’ai écouté, comme beaucoup de français; le discours de notre Président, mardi soir. Il m’a profondément déçu.

         Je l’ai trouvé certes bien construit sur le plan de la langue française, mais très intellectuel, moraliste et peu réaliste, celui d’un homme qui considère qu’il détient "la voie, la vérité et la vie", sans se soucier si cela correspond aux souhaits de la population. 

 Il s’est félicité de la consultation nationale de l’année dernière, qui certes a provoqué de nombreux débats et une remontée importante d’avis et de propositions, mais dont ensuite on n’en a tenu compte que dans la mesure où elles correspondaient aux objectifs du gouvernement. Toutes les autres propositions sont restées lettres mortes.

         Quant à la grève actuelle, il n’a pas eu un mot pour les gros désagréments des personnes qui en subissent les conséquences (évidemment, d’une part peu lui importe leurs ennuis et d’autre part c’est un échec pour lui puisqu’il n’a pas su empêcher la grève pendant les fêtes).

         Aucune avancée pour essayer de l’arrêter. Pas une concession, pas même un encouragement à des possibilités d’accords par négociation d’acceptations mutuelles. On reste dans un projet quasi immuable, car seul le Président détient la vérité et lui seul sait ce qu’il convient à la population et à la France, au mépris de tous les avis dès qu’ils diffèrent de son projet. Et les raisons avancées sont la proclamations d’avancées et de justices sociales, sans aucune preuve concrète et la montée en épingle des quelques avantages de la réforme, principalement le minimum de retraite et l’augmentation de salaire des enseignants, sans savoir pour ces derniers, si cela suffira à ce que leur retraite ne diminue pas de façon importante.

         En fait le gouvernement laisse pourrir la situation, car il sait que le manque de salaires aura raison de la grève et qu’il pourra alors faire voter sa loi. Quant aux dégâts collatéraux sur l’économie et les usagers, il considère que c’est du détail, le prix à payer pour une réforme qu’il veut conserver pour ne pas reculer et conserver sa réputation de réformateur à tout crin. Tout au plus s’en sortira t’on en opposant les français entre eux, notamment par des clauses type « grand-père » .

 

          Je ne suis pas d’accord avec les syndicats car d’une part ce n’est pas réaliste de refuser de négocier tant que le projet n’est pas retiré, et d’autre part je pense qu’ils ont eu tort d’ennuyer ainsi la population au moment des fêtes de fin d’année. (Je le dis d’autant plus que je ne bouge pas de chez moi !).

         Mais on ne m’a toujours pas convaincu que l’universalité de la retraite est un facteur de justice sociale, car tous les métiers sont différents, de même que les salaires.

 Par ailleurs instituer brutalement un système à points, quelle que soit la profession, les études correspondantes, les risques de chômage, les contraintes de chaque métier, la progression des salaires, et le type de contrat, notamment à l’embauche; me paraît être d’un irréalisme total, surtout si on ne définit pas comment seront calculées les correspon-dances points-niveaux de retraite. Les premiers calculs faits semblent aboutir à une baisse des retraites à venir, comme le montre l’exemple suédois.

         Les français ne sont pas idiots. Ils savent que la longévité s’accroit et que donc le nombre de retraités par rapport aux actifs aussi. Ils savent qu’il faut équilibrer les comptes et que donc il faudra cotiser plus, c’est à dire travailler plus longtemps. Mais fixer un âge minimum à 62 ans comme une faveur et ensuite un âge pivot malus/bonus à 64, c’est une méthode qui donne l’impression aux gens qu’on se moque d’eux et qu’on les prends pour des imbéciles, et je comprends la rancœur du patron de la CFDT.

         En fait je n’ai jamais vu présenter un projet avec une impréparation aussi complète, avec une aussi mauvaise communication et ignorance de la psychologie des humains.

 Je pense que les gens responsables du projet n’ont jamais dirigé un groupe de personnes de leur vie, ou n’en ont tiré aucun enseignement.

        Bref je pense que nos enfants souffriront, quelque soit leur métier, de la réforme actuelle.

 Certes je pense que M Macron est un Président honnête et qui veut bien faire, mais un utopiste irréaliste, imbu de sa personne, qui n’a pas les pieds toujours sur terre et qui vit dans sa bulle.

 Je ne voterai pas pour lui la prochaine fois, mais comme je ne veux pas voter pour Marine Le Pen ou Mélenchon, je me demande pour qui je voterai car je ne vois aucune personnalité intelligente sortir du lot, sans parler de tous les incapables ou les malhonnêtes qui ont été choisis par les autres partis à diverses reprises.

         Le général de Gaulle était très autoritaire, mais il avait un sens psychologique qui lui évitait des bêtises comme celles actuelles, et je regrette des Présidents plus réalistes comme M.Chirac, même si je n’approuvais pas toujours ses actions.

 

         Sans doute une telle réforme n’est pas facile.et elle ne peut être bâtie au galop en restant dans sa tour d’ivoire.

         Qu’il faille réformer tout le monde le sait. que l’on prenne quelques mesures générales sur l’allongement du travail ou la durée et le montant des cotisations, pour commencer à équilibrer les comptes c’est  sans doute possible si on explique bien.

         Mais ensuite présenter l’universalité comme un dogme d’équité sociale, me paraît ressembler à un dogme religieux. Mais la religion est spirituelle et ne concerne pas la vie matérielle de tous les jours.

 Une réforme, pour qu’elle passe doit être étudiée métier par métier, secteur par secteur et prévoir une adaptation progressive.

         Comment considérer par exemple comme "cas universel" un artiste de l’Opéra. Irez vous voir danser ou chanter une personne de 64 ans. Bien sûr elle peut être professeur ensuite, mais pas toujours et il faut donc examiner le déroulement de sa carrière.

         J’ai pris un cas singulier, mais il y en a des centaines.

 Je connais quelqu’un qui doit travailler jusqu’à 67 ans dans une clinique pour jeunes très handicapés et qui se demande si elle aura encore suffisamment de force physique. Mais sa retraite est incomplète car elle s’est arrêtée de travailler pour élever ses enfants.

 La centralisation des études par le gouvernement et sa fébrilité sont catastrophiques. Les grands projets doivent être délégués aux échelons subalternes qui peuvent étudier les détails du projet, selon les secteurs concernés et les particularités, avec simplement certains objectifs mais qui ne doivent pas être fixés à l’avance de façon trop précise et identique. Au niveau supérieur de rassembler les projets, de les faire compléter s’ils sont trop loin des objectifs attendus, puis de faire une synthèse qui soit acceptable et surtout comprise. Cela peut prendre plusieurs années.

         Mais pondre un projet qui veuille tout réformer de fond en comble, j’appelle cela rechercher à mettre la pagaille.

Vendredi 27 décembre 2019 à 16:26

Astronomie, univers

'   Nous avons vu il y a une semaine, quelques données techniques préalables à des explications sur le champ magnétique terrestre. Nous avons vu en particulier ce qu’était l’effet dynamo.
    Dans un article du 20 mai 2015, j’avais expliqué la structure de la Terre et j’avais dit qu’elle avait en son centre un noyau interne solide essentiellement métallique (alliage de fer et de nickel principalement, en proportions environ 80 %-20 %) et constitué par cristallisation progressive du noyau externe. La pression de 3,5 millions de bars, le maintient dans un état solide malgré une température supérieure à 6000 °C et une densité d’environ 13.
    Le noyau externe est liquide. Il est essentiellement composé de fer à 80-85 %, d'environ 10-12 % d'un élément léger non encore déterminé parmi le soufre, l'oxygène et le silicium, et enfin de l'ordre de 5 % de nickel. Sa viscosité est estimée à de 1 à 100 fois celle de l’eau, sa température moyenne atteint 4000 °C et sa densité 10.
    Ce métal en fusion est animé de mouvements de convection, essentiellement de nature thermique , qui interagissent avec les mouvements de la planète, (rotation quotidienne principalement, à plus longue échelle de temps, précession du globe terrestre). Le fer liquide profond est plus chaud et moins dense que celui plus près du manteau terrestre, et la poussée d’Archimède entraîne le fer liquide chaud vers le haut et celui moins chaud vers le bas.
    De plus au contact du noyau solide, le fer cristallise, ce qui entraine une modification de la composition du noyau liquide et des éléments légers, plus nombreux remontent en augmentant les phénomènes de convection.
    La rotation de la Terre joue un rôle et notamment la pseudo-force de Coriolis (voir mes explications du 15 août 2019 sur cette force), qui s’oppose à toute variation de vitesse selon l’axe de rotation de la planète, et organise le fluide en colonnes tourbillonnantes parallèles à cet axe. (voir le schéma ci-dessous). Ces colonnes auraient un diamètre d’une trentaine de km (le noyau ayant un diamètre de plusieurs milliers de km).
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    On a donc un système qui peut comporter un effet dynamo et où les mouvements du liquide conducteur sont suffisants pour empêcher une décroissance des courants électriques, mais on ne sait pas quel a été l’élément initial de deéclenchement de l’instabilité.
    Les physiciens et les mathématiciens ont réussi à modéliser ces phénomènes, grâce à un système de 3 équations, la première décrivant le mouvement du liquide, la seconde décrit la formation du champ magnétique et les effets de l’induction et la troisème régit les transferts thermiques;
    En fait on ne sait pas résoudre ces équations par simulation numérique (c’est à dire par approximations successives), car les dimensions des divers paramètres sont extrêmement différentes, et ce malgré des simplifications afin de faciliter la résolution.
    Par contre Emmanuel Dormy,et ses collègues de l'Ecole Normale Supérieure de Paris ont réussi à modéliser les inversions du champ magnétique terrestre : une lent décroissance, suivi d’une période cahotique, puis d’une brusque inversion de la polarité et un rétablissement rapide de l’intensité du champ. (mais sur des millions et milliers d’années).
    A notre échelle de temps, le pôle nord magnétique (celui ou l’aiguille de la boussole est orientée vers le centre de la terre) varie de 55km par an, et se déplace autour du pôle géographique (l’axe de rotation de la Terre. (Voir figure ci dessous).
Le pôle sud magnétique est plus calme et ne se déplace que de 10 km par an.
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    Il n’y a pas de crainte à avoir quant à une inversion de polarité du champ magnétique terrestre avant des centaines de milliers d’années, la période d’inversion où le champ est variable et faible, induisant des modifications très importantes du fonctionnement de tous les appareils électromagnétiques..

Mercredi 25 décembre 2019 à 8:58

Divers

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JOYEUX NOËL  à tous mes

LECTRICES ET LECTEURS

Vendredi 20 décembre 2019 à 13:41

Astronomie, univers

      J’ai longtemps utilisé une boussole, quand j’allais me promener dans la nature, et j’en ai une dans ma voiture et lorsque je pilotais un avion, j’avais un « compas » à coté des aides radio à la navigation.
    Je pense que mes petits enfants ne connaîtront plus ces instruments, car le GPS plus précis et plus automatisé les a remplacés.
    Néanmoins, le champ magnétique terrestre reste une réalité, mais peu de gens savent à quoi il est dû.
    Cela a longtemps été une énigme et cela pose encore de nombreux problèmes aux physiciens et mathématiciens..

    Les premières expériences sur le champ magnétique terrestre sont attribuées à l’astronome Willam Gilbert, vers 1600, qui cherchait à comprendre l’alignement des boussoles et pensait que la Terre renfermait en son sein un immense aimant et il avait conçu un petit aimant sphérique qu’il appela « petite Terre », et la boussole que l’on approchait pointait vers le pôle nord de sa « Terrella » et s’inclinait légèrement vers le centre comme dans la réalité. 
    La boussole était beaucoup plus ancienne, car au 4ème siècle avant notre ère, les Chinois utilisaient un « indicateur astral » pour se repérer. C’était une cuillère en magnétite (un oxyde de fer à aimantation permanent) dont la queue pointait vers le sud. L’usage de boussoles pour la navigation s’est propagé en Europe vers 1190.

    Mais vers 1634, Henry Gellibrant, astronome à Londres, montra que l’angle entre le pôle nord magnétique et le pôle nord géographique (la »déclinaison), qui était de 6 degré en 1622, était passé à 4,1 deg. et que cette évolution n’était pas possible avec un simple dipôle.
    L’augmentation de l’intensité du champ magnétique terrestre avec la latitude avait été établie dès la fin du XVIIIème siècle par De Rossel lors de l’expédition d’Entrecasteaux (1791-1794), à bord de la Recherche et de l’Espérance, et peut-être déjà par Robert de Paul, chevalier de Lamanon, lors de l’expédition malheureuse de La Pérouse (1785-1788), à bord de la Boussole et de l’Astrolabe.
    La première carte de l’intensité du champ magnétique terrestre fut publiée en 1825 par Christopher Hansteen

    La première représentation du champ magnétique terrestre sous forme mathématique fut proposée par Karl Friedrich Gauss en 1838. Son modèle, calculé à partir des valeurs de déclinaison, d’inclinaison et d’intensité extraites des cartes magnétiques alors disponibles, est remarquablement performant et proche des modèles actuels. Le modèle de Gauss confirme la nature dipolaire et géocentrique du champ magnétique terrestre qui, en première approximation, peut être assimilé à celui d’un aimant placé au centre de la Terre suivant une direction faisant un angle de 11°30’ avec l’axe de rotation de la Terre. Le modèle montre également que la partie principale du champ, soit plus de 90%, provient de sources situées à l’intérieur du globe terrestre.
    Le modèle simplifié permet de calculer de façon précise la position sur le globe de pôles géographique (l’axe de la terre)  et géomagnétique, mais ne permet pas de connaître la position des pôles magnétiques vrais Nord et Sud, c’est-à-dire les coordonnées des points pour lesquels l’inclinaison est verticale et la déclinaison indéterminée.
    Gauss a fait des mesures précises du champ en se servant de l’analogie avec un pendule dans le champ de gravité terrestre qui oscille avec une période T = 2π √ l/g  ou l est la longueur du pendule et g la valeur du champ de gravité -vous avez dû faire cette manipulation en terminale !. Il a montré que lorsqu’on écarte une boussole de sa position d’équilibre, elle oscille de la même façon avec une période qui ne dépend que du champ local.

    En 1895, Pierre Curie montra qu’au delà d’une température de quelques centaines de degrés (dite température de Curie), les matériaux ferromagnétiques perdent leur magnétisme, en raison de l’agitation thermique. La température augment de façon très importante lorsqu’on pénètre dans la Terre et l’hypothèse d’un définitivement écartée.
    Les physiciens Orsted et Ampère avaient montré en 1820 la relation entre courants électriques et champ magnétique, et Ampère proposa l’hypothèse d’un courant électrique se propageant dans la Terre perpendiculairement au méridien magnétique.   
Mais l’origine en restait inconnue et par ailleurs, ce courant non entretenu se dissiperait, en raison de la résistivité, en quelques milliers d’années.
    Or certaines coulées volcaniques contiennent des éléments ferromagnétiques, qui s’alignent dans le champ magnétique terrestre du moment, et ils montrent que le champ magnétique terrestre existe depuis plusieurs milliards d’années.
    De plus, en 1906, le géophysicien Bernard Brunhes a découvert grâce à ces fossiles, que le champ magnétique terrestre s’était inversé au cours des époques très lointaines, la dernière inversion remontant à 773 000 ans.
    Depuis ce phénomène a été étudié et le schéma ci-dessous montre les dates de cette évolution (en millions d’années avant notre ère. Les périodes d’inversion correspondaient à une décroissance plus rapide de la déclinaison , l’inversion mettant quelques milliers d’années à se produire.
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/Numeriser-copie-2.jpg    Le phénomène de production du champ magnétique est donc très complexe et en 1919 le physicien Joseph Larmor, de l’université de Cambridge proposa un mécanisme où une partie de l’énergie mécanique d’un fluide conducteur et convertie en courant électrique et en champ magnétique, sans qu’aucun aimant ne soit nécessaire pour initier ce phénomène, qui repose sur une instabilité. C’est ce que l’on appelle « l’effet dynamo » que je vais expliquer.

    Dans une dynamo de vélo la roue fait tourner un aimant permanent dans un bobinage, ce qui crée un courant électrique. de même si l’on fait tourner un disque dans le champ d’un aimant, ou si on remplace l’aimant par un bobinage parcouru par un courant (voir schéma ci-dessous).
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/Numeriser3.jpg
    Le courant produit dans le bobinage interne produit lui même un champ et si le bobinage externe est dans le bon sens, le courant qui le parcourt va augmenter, lequel augmentera le champ induit….. On a ainsi une auto-augmentation des champs et des courants : c’est l’effet dynamo.
    Pour amorcer le phénomène, il suffit d’une petite instabilité électrique ou magnétique si petite soit elle, car elle est très fortement amplifiée; C’est une instabilité.
    Un autre exemple d’instabilité est l’effet « Larsen » bien connu. Quand un micro et un haut parleur sont branchés sur un amplificateur, et que ke gain de celui-ci est trop important, il suffit du moindre petit bruit (une instabilité) pour provoquer l’équivalent de l’effet dynamo, et un son strident dans le haut parleur, que l’on ne peut arrêter qu’en diminuant le gain de l’amplificateur.   
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/Numeriser5.jpg    En 2006, Von Karman, à Cadarache a montré en pratique cet effet dynamo en faisant tourner du sodium fondu, contenu dans un cylindre et brassé aux deux extrémités par deux disques munis de pales tournant en sens inverse (voir figure).
    Un champ magnétique est apparu et, en faisant tourner les disques à des vitesses différentes, on a réussi à créer une inversion progressive du champ magnétique.   

    Vous avez maintenant les éléments théoriques pour comprendre ce qui se passe sous nos pieds, au centre de la Terre et qui explique le magnétisme terrestre..
    Demain je décrirai l’application de l’effet dynamo au centre de la terre dans un noyau constitué à 80% de fer liquide à haute pression et haute température.

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