Vendredi 21 juin 2019 à 17:21

Enseignement, école, fac

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Suite de mes réflexions sur les sujets de philo du bac 2019.


Sujets de la filière S
• La pluralité des cultures fait-elle obstacle à l’unité du genre humain?
Reconnaître ses devoirs, est-ce renoncer à sa liberté?

La pluralité des cultures fait-elle obstacle à l’unité du genre humain?

    Il est certain que les diverses parties du monde peuvent abriter des peuples aux cultures très différentes, et donc à des manières de vivre différentes, mais aussi à des règles morales, législatives et économiques spécifiques, des croyances, des connaissances, des émotions artistiques, voire une morphologie et des personnalités différentes.
    Autrefois les conséquences étaient mineures, car les rapports entre personnes de cultures différentes avaient lieu, soit lors de rapports commerciaux (et cela en compliquait souvent l) soit du fait du tourisme, mais qui ne touchait qu’une élite aisée.
    Aujourd’hui, il en est tout autrement; il y a la mondialisation et l’information mondiale possible d’internet, les voyages virtuels, mais aussi un grand essor du tourisme, des études à l’étranger, et beaucoup de voyages des jeunes.
    Il y a donc de plus en plus de confrontation des cultures.
    Mais à l’inverse il y a une réaction,: la montée des nationalismes de toutes sortes, mais ils sont certes plutôt politique plutôt que culturels. Mais on voit aussi un engouement pour les langues locales et les cultures spécifiques d’une province.

    Faire obstacle à l’unité du genre humain, qu’est ce ? C’est assez vague. C’est empêcher que les hommes se reconnaissent comme êtres humains semblables, comme participant, au delà de nos différences à une même humanité.
    Avoir une certaine culture apporte un lien dans la mesure où les personnes ont conscience d’appartenir à cette culture, et donc des cultures très différentes peuvent donc rendre plus difficile le lien entre des personnes de ces cultures.
    Cela dit, à mon avis il y a des problèmes beaucoup plus graves que les différences de culture pour faire obstacle à l’unité du genre humain : rivalités de peuples ancestrales, guerres ou dominations anciennes, régimes politiques différents, rivalité personnelle d’hommes politiques, problèmes économiques et commerciaux …

    Je me rappelle que certains philosophes prônaient une culture universelle qui remplacerait peu à peu les diverses cultures. il ne semble pas que leurs thèses soient suivies d’effets. A vrai dire je ne vois pas ce que serait cette culture, d’autant plus qu’on a tendance à confondre la culture avec tous les étroits particularismes locaux.
    Et culture commune veut elle dire humanité commune, unique?
    Cela dit, il y a une nation France et des cultures locales très vives, auxquelles les gens issus de la région, sont attachés.

    J’ai toujours trouvé que les discussions, quand on n’a pas le même avis, mais qu’on est tolérant, font progresser les idées, et que chacun en tire quelque chose.
    Peut être peut on aussi tirer des enseignements d’une confrontation des cultures. Chacune a sûrement ses bons et ses mauvais aspects. Le difficile , c’est qu’ensuite on ne sait guère en tirer de leçon pratique.
    Il y a dans les diverses cultures des principes communs, des comportements humains, même si ensuite le contenu diverge : c’est la survie de l’homme, de l’espèce, la famille, le couple et les enfants, le travail, les besoins de nourriture et de logement, l’innovation et la recherche de progrès, le goût de la réflexion, des arts et des sciences, la recherche d’une organisation politique et de règles, d’une justice et d’une équité, mais aussi une certaine empathie et une certaine solidarité devant le malheur. J’en oublie surement maintes autres actions.
    Et à l’inverse, rester enfermé dans sa culture, c’est vivre éternellement das son coin, comme si l’on était aveugle, sans se remettre en question, en profitant de l’avis des autres.

    Et, au delà des cultures n’y a t’il pas quelque chose de commun en l’homme : son cerveau.
    Ce qui distingue l’homme des animaux, c’est son cerveau, principalement son cortex. C’est son système d’apprentissage qui lui permettra d’apprendre ‘abord à commander son corps, puis à marcher, parler, lire écrire, compter, puis à faire des études. C’est sa capacité à raisonner à résoudre inconsciemment des problèmes, à avoir de grandes émotions, des sentiments. C’est la possibilité de communiquer avec ses semblables, de comprendre leurs pensées.
    Ce cerveau il est différent d’un homme à l’autre, mais ses capacités générales sont les mêmes quelle que soit la culture originelle.
    Et l’usage de ce cerveau nous confère une personnalité, qui dépend de nos préférences cérébrales, dont les définitions générales sont les mêmes pour tous les hommes.
    Et c’est ce cerveau qui est à l’origine des cultures. C’est un même outil, mais il a produit des oeuvres différentes. ALors pourquoi vouloir les uniformiser. Il suffirait que l’on fasse effort pour une compréhension mutuelle, ce qui est possible avec nos cerveaux qui se ressemblent.


Reconnaître ses devoirs, est-ce renoncer à sa liberté?

    Bien sûr chacun tient à sa liberté, mais il faut des limites à tout, y compris à sa liberté. On a coutume de dire que « sa liberté s’arrête là où commence celle de son voisin ».
    Actuellement chacun n’a qu’un mot à la bouche « nos droits »
    Sans doute en partie parce qu’il y a trop de différences entre les plus riches et les plus pauvre, entre ceux qui n’ont que peu de soucis et les malheureux. Parce qu’aussi c’est une mode en France de toujours râler et ne pas être satisfaits. Parce qu’aussi normes et règles se multiplient, souvent établies de façon technocratique et sans concertation.
    Mais on se garde bien de parler de « nos devoirs » (je ne parle pas des devoirs de classe, bien sûr LOL)
    C’est pourtant la contrepartie des droits : la communauté nous apportes certains avantages, il est normal qu’en échange, nous lui apportions aussi quelque chose, et par ailleurs il est aussi nécessaire que nous respections certaines règles et lois, qui permettent la vie en commun. Il y a en quelque sorte une « morale sociale ».
    Certes les devoirs imposent des frontières, obligent à se conformer aux règles et c’est effectivement une limitation de la liberté individuelle, mais limiter n’est pas renoncer ou supprimer. Il n’y a qu’à comparer la vie en France avec celle dans des pays totalitaires.

    Il ne faut pas je pense confondre liberté et anarchie, ou liberté et droit de faire ce que l’on veut, sans se soucier des autres.
    Les règles existent chez l’animal, et plus il est évolué, plus il y a une organisation de la société. L’homme est-du moins le pense t’il - un animal supérieur civilisé. Il est normal qu’il y ait une protection de la liberté de chacun par une limitation collective de cette liberté pour qu’elle ne nuise pas à autrui.
    Un exemple flagrant est, de nos jours, internet, où au départ la liberté est totale, et où peu à peu apparaissent maintes nuisances (escroqueries, arnaques, abus de la crédulité, harcèlement, fausses nouvelles, apologies diverses, prosélytisme…). On sera de plus en plus amené à règlementer (et ce n’est pas facile) pour protéger l’internaute.
    Evidemment certaines règles peuvent elles être erronées, injustes, avantageuses pour certains. La perfection n’est pas de ce monde, mais il vaut mieux quelques erreurs que pas de règles du tout. C’est principalement vrai pour l’éducation des enfants.
    Dans la pyramide de Maslow, dont j’ai parlé dans un article, le stade ultime est l’accomplissement de soi. Ce n’est pas un problème de règles, mais d’action orienté.
Etre heureux de s’étre accompli, n’est ce pas une liberté intérieure?

Jeudi 20 juin 2019 à 11:41

Enseignement, école, fac

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Suite de mes réflexions sur les sujets de philo du bac 2019.


Sujets de la filière ES:
• La morale est-elle la meilleure des politiques?
Le travail divise-t-il les hommes?

La morale est-elle la meilleure des politiques?


    Ce sujet ne me plaît pas du tout du fait de son imprécision et par ailleurs je pense dangereux d’aborder un sujet politique au bac, car il est difficile tant pour l’élève que pour le correcteur, de faire abstraction de ses opinions.
    Par ailleurs il y a certainement de très nombreuses paroles d’e philosophes (à commencer par Platon et Machiavel) et d’hommes politiques sur cette question, mais je ne les ai pas en mémoire.
    D’abord je ne sais pas quels sens donner aux mots « morale », et « politique ».

    La morale d’abord : le bien et le mal; l’esprit et les règles du bien. Celles aussi souhaitées et plus ou moins imposées par la société (civilisations, coutumes, religions, castes, partis politiques, groupes divers.…) ou même la mode !
    Politique, est ce seulement la politique au niveau de la ou des nations, des collectivités, mais on peut aussi parler d’une politique pour une entreprise; ou de la politique d’une personne, par exemple pour mener sa carrière. C’est assez ambigu, parce que le niveau de conséquences collectives et les acteurs ne sont pas les mêmes.
    En fait morale comme politique ne sont pas des données qui existent en elle mêmes. Elles sont bâties par des hommes, qui , à un moment donné en ont la responsabilité.

    La morale est quand même une affaire très individuelle. Au départ ses règles nous sont enseignées par nos parents; puis par des professeurs d’origines diverses : enseignement, religion, partis politiques…
    Ces personnes ont évidement une culture, des archétypes, des préjugés, des opinions et sont sensibles aux autres, à l’environnement, à la mode, à leurs intérêts ou à celui d’entités supérieures.
    Ensuite il faut que ces règles soient assimilées et ait notre accord : c’est le « surmoi » dont parle Freud.
   
    Alors quelle morale faut il retenir si l’on veut y associer une politique?
    Les chinois n’ont probablement pas les mêmes règles que les occidentaux. A Tahiti où il y a chez les autochtones une certaine communauté de bien, emprunter - sans lui dire - la voiture ou un bien du voisin, n’est pas immoral. Les terroristes ont ils une morale ?
    Les règles morales d’une secte sont elles acceptables? Et même à l’intérieur d’une religion, il y a des libéraux et des intégristes. Certains peuvent être homophobes, contre la PMA, l’IVG ou la contraception.
    Alors que doit retenir le politique parmi ces données contradictoires, alors qu’il a sa propre morale à lui-même.?
    La guerre, où l’on a le droit et même le devoir de tuer son adversaire, est elle conforme à la morale? La religion du fric des GAFA et le mépris de l’homme et de la vie humaine de certaines entreprises, mais aussi de certains pays totalitaires sont elles des politiques morales?
    La démocratie est elle plus morale qu’un régime dictatorial? En démocratie le moteur des hommes politiques est le plus souvent leur réélection et par ailleurs les sont monnaie courante. Les régimes dictatoriaux bafouent en général les droits de l’hommes, mais si on aavit comme dictateur un saint ?
    
    Par ailleurs que se passe t’il en politique : c’est la gestion de certains problèmes, de certaines affaires au niveau de collectivités, mondiales, nationales, locales, industrielles familiales.
    Si le problème est simple, et qu’il ne choque ni ne nuit à personne, c’est assez facile de se conformer à une certaine morale. C’est rarement le cas.
    Ces problèmes sont le plus souvent contradictoires : faut il par exemple accepter sans limite toute forme d’immigration, aux dépens des pauvres et des chômeurs français?
La morale voudrait qu’on aide les deux parties, mais on n’en a pas les moyens financiers et en matière de formation et d’emplois. Alors comment choisir?
    On trouverait des centaines d’exemples de ce type.

    En fait je crois que l’on voit dans le monde trop d’actes politiques qui choquent nos convictions. Alors on pense que la morale serait la meilleure des politiques mais en réalité le politique ne sait quelle morale choisir et par ailleurs la plupart des décisions qu’il doit prendre sont telles que les deux choix contradictoires qu’il doit prendre sont tous les deux moraux et que l’un des choix conforme à la morale entrainera le refus de l’autre choix qui lui sera immoral (quelque soit le choix effectué).

    Alors si le politique veut être honnête et le plus moral possible, il se dira qui’l faut choisir la solution qui agrée ou qui profite au plus grand nombre, mais d’une part elle peut être catastrophique pour le plus petit nombre et d’autre part le politique n’est pas devin et les conséquences de son choix ne sont pas toujours celles prévues et de plus la nature du profit en cause peut avoir aussi un aspect moral.
    Personnellement tout ce que je regrette, c’est ce qu’exprimait très clairement un des- lecteurs de mes blogs quand il disait :
« Une question qui n'est jamais abordée en politique : on fait le choix de se cacher derrière des chiffres, des statistiques... J'aimerais juste que, pour chaque décision prise, on se demande si cela va rendre le plus grand nombre de citoyens un peu plus heureux.
La notion du bonheur collectif devrait être aussi importante que celle de l'effort collectif. »
    Le bonheur collectif est il une notion morale ?
   
   
Le travail divise-t-il les hommes?

    C’est un sujet qui a toujours passionné les philosophes, depuis Rousseau qui pensait que l’homme était bon par nature mais estimait qu’il était très paresseux, Kant qui estimait que le travail est le moyen de se libérer, jusqu’à Carl Marx et la lutte des classes.
    Sans parler de la chanson qui dit effectivement que « le travail c’est la santé, mais ne rien faire c’est la conserver » et de la légende d’Adam et Eve chassés du paradis, à qui Dieu dit « tu travailleras à la sueur de ton front ».
    J’avoue que les idées très théoriques des philosophes à ce sujet ne me passionnent pas, d’une part parce qu’elles sont souvent très utopiques et loin des réalités, et d’autre part parce que la société et les techniques associées au travail évoluent, de même que les acteurs économiques et que les données valables un jour ne le sont plus tellement le lendemain (par exemple la lutte des classes et le collectivisme d’Etat aujourd’hui).
    Mais le travail a des aspects multiples : techniques, économiques, humains, qui sont extrêmement pratiques et concrets.
    Et si on cherche la motivation première du travail, c’est quand même au niveau individuel de gagner sa vie, c’est à dire, que ce soit par un salaire ou tout autre intermédiaire, manger et acquérir les objets et services dont on a besoin.
    Au plan collectif, c’est produire des biens, des services, des innovations.

    Au plan technique, avec l’apparition du chômage, on constate que ceux qui ont le plus de mal à trouver du travail sont ceux qui ont fait peu d’études et que d’autre part ceux qui n’ont qu’un bagage général (le bac par exemple) ont beaucoup plus de difficultés que ceux qui ont un diplôme technique, (BTS-DUT) ou ceux qui ont appris dans un lycée technique un métier manuel.
    Il y a donc une grande inégalité des hommes face au travail, en fonction de leur formation et de leurs aptitudes techniques.
    Les nouvelles technologies ont bouleversé le travail quotidien et l’adaptation des séniors n’est pas facile. Comme leurs salaires sont pus élevés que ceux des débutants, les entreprises ont tendance à s’en débarrasser et ils ont du mal à retrouver du travail.
    La robotique et l’intelligence artificielle risquent d’accroître ces inégalités.   
    La technique est donc plutôt une source de division.`

    Au plan économique, le constat est voisin : les mêmes différences apparaissent aussi au niveau des rémunérations. Le salaire des femmes, à poste et responsabilité identique est inférieur à celui des hommes.
    Le chômage est sans doute le fléau le plus important de l’époque actuelle en France, car sans lui la pauvreté serait moins fréquente, les SDF seraient moins nombreux.
    Ce chômage est la source de divergence s et d’incompréhension avec les non-français. Il est certain que le fait que des travailleurs étrangers aient, quand ils travaillent en France des salaires plus bas pour des horaires plus élevés, que leurs sociétés paient moins de charges, est forcément une concurrence déloyale.
    Et s’il apparaît normal d’accueillir des immigrants qui connaissent la guerre, les exactions et la famine dans leur pays d’origine, on comprend aussi le mécontentement des chômeurs ou des SDF auxquels on n’accorde pas toujours les mêmes avantages.
    De plus les salaires de certains, grands patrons, footballeurs… sont démesurés par rapport à celui des ouvriers et employés qui font le travail pénible, et c’est un fossé supplémentaire qui engendre, à juste titre, le mécontentement.

     Très souvent le travail sépare les hommes au plan des relations humaines.
    Avec la généralisation des smartphones, le travail vous poursuit plus qu’autrefois dans votre vie privée, l’avalanche des SMS et autres messages fait vivre dans une fébrilité permanente, et le fossé s’est creusé dans la hiérarchie, car des relais intermédiaires tels les chefs d’équipes ont été supprimé pour des raisons économiques, les niveaux hiérarchiques ont été réduits et le supérieur n’a plus assez de temps pour être sur le terrain au contact de ses collaborateurs et de ceux qui font le travail sous leurs ordres.
    Les patrons comme les politiques sont coupés des préoccupations et des problèmes de la base, et les décisions prises n’en tiennent pas compte et sont donc contestées. Le climat dans les grandes entreprises est parfois devenu délétère, entrainant des arrêts de travail, des burn-out, voire des suicides, compte tenu de l’incompréhension de la hiérarchie et des méthodes de management qui ont mal évolué.

    Cependant il ne faut pas non plus tout noircir. Si le travail dicise effectivement les hommes, il  quand même certains avantages et certains apports.
    D’abord, le travail apporte liberté. Il permet de vivre de son salaire (si celui-ci est suffisant)
    Il y a ensuite l’intérêt du travail que l’on fait, de son métier, des succès et des tâches accomplies. Beaucoup de gens que je connais sont heureux dans leur travail et pas seulement des cadres et des ingénieurs ou des médecins.
    J’ai connu des ouvriers fiers d’avoir réalisé des pièces très complexes, d’avoir monté des matériels performants, des infirmières qui se dévouaient corps et âme à leur soins, des artisans et cultivateurs fiers de leurs réalisation, de leur boutique ou de leur domaine.
    Le travail peut contribuer au bonheur.
    Enfin le travail peut être l’occasion d’une aventure humaine, diriger, faire partie d’une équipe développe un esprit et une cohésion particuliers, il se crée des liens humains au travail, qui souvent se prolongent dans la vie privée.
    Il y a bien des cas où le travail divise les hommes, mais il y a aussi des circonstances où il les rapproche.

Mercredi 19 juin 2019 à 18:34

Enseignement, école, fac

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 Tous les ans, quand paraissent les sujets de philo et de français du bac, bien que je sois essentiellement un scientifique, j’aime bien faire deux ou trois articles sur ce qu’ils m’inspirent.
Il ne s’agit en aucun cas de corrigés. Je n’ai pas de formation dans ce domaine, je n’ai jamais été prof et mes études prébac sont lointaines 72 ans. Mais cela m’amuse de réfléchir et de me rappeler le temps où je passais le bac.

                                                 Sujets de la filière L:
                                  • Est-il possible d’échapper au temps?
                                  • À quoi bon expliquer une œuvre d’art?

Est-il possible d’échapper au temps?

    J’aime bien le premier sujet, probablement parce que je suis âgé.
    Nous naissons, nous vivons et nous mourrons. C’est inexorable et même si cela exige des durées différentes selon les personne, aucune n’échappe à cette destinée.
    Certes les catholiques peuvent croire à une résurrection et à la vie éternelle, mais personne n’a encore dit quand elle aurait lieu.
    Les scientifiques savent que l temps n’est qu’une dimension comme les dimensions spatiales et que les lois de la relativité indiquent que ce temps s’écoule différemment si on atteint des vitesses proches de celle de la lumière. Mais comme il est impossible à un corps ayant une certaine masse, d’atteindre de telles vitesse, en raison de son inertie, nous ne pourrons jamais être témoins de ce phénomène
    Alors oui nous n’avons pas prise sur le temps

    Notre organisme est pourtant fait pour le mesurer. Nos horloges circadiennes ( voir mes articles des), sont sensibles à l’alternance des jours et des nuits, et notre hippocampe, s’il fonctionne encore correctement, (c’est en effet un des problèmes de la maladie d’Alzheimer), nous permet de dire approximativement à quel heure de la journée on est ou quelle a été la durée d’un phénomène (sauf s’il est très court).
    Nous sommes donc immergés dans le temps au plus profond de nous mêmes.

    Par contre le temps des horloges, qui dans notre système cartésien s’écoule de façon linéaire, a de singuliers caprices dans notre psyché.
    Quand nous ne savons que faire et nous nous ennuyons, le temps s’écoule lentement et nous trouvons « le temps long ».
    Au contraire quand nous somme très occupés, en général le temps « passe trop vite », de même que lorsque nous sommes plongés dans la joie et les émotions positives.

    Le temps se dilate et se contracte au fil de nos émotions et de notre activité.
   Donc au travers d’elles nous avons une prise sur le temps

    Autre point important, pouvons nous oublier le passé, être actifs dans le présent ou le fuir, et se positionner dans l’avenir ou ne pas y songer?
    Au cours du temps, l’environnement évolue et les hommes changent, de même que les civilisations.
    Il est certain que ce qui est passé ne peut plus être changé, (« le temps perdu ne se rattrape pas », et que nous avons une certaine prise sur le présent et surtout sur l’avenir, selon l’orientation de nos actions.
    D’une part nous constatons qu’il existe des personnes qui ont l’air de ne pas vivre avec leur temps, soit qu’elles soient absentes, soit qu’elles n’aient pas pu évoluer, et d’autre part nous voyons aussi de nombreux cas où certains ne peuvent se débarrasser de leurs remords et leurs regrets et vivent dans le passé, tandis que d’autre ne peuvent envisager l’avenir ou au contraire rêvent en permanence d’un avenir utopique. J’ai déjà fait des articles sur ces sujets.
    Nous connaissons tous aussi des personnes qui procrastinent sans cesse.
    C’est en apparence un refus d’avoir conscience du temps. En réalité cela correspond à des phénomènes bien plus complexes : préférence cérébrale J ou P qui nous amène à agir sur les événements pour les maîtriser ou à nous y adapter; sensibilité au stress , pessimisme ou optimisme, préférence S ou G qui nous oriente plus ou moins vers l’avenir. Mais aussi influence de nos souvenirs heureux ou malheureux, de traumatismes que nous avons subis, d’émotions tout au long de notre vie.

    En fait pour nous qui vivons, le temps n’est pas une donnée mathématique et physique de la vibration d’une molécule ou d’un atome. C’est une suite de souvenirs de notre passé que nous avons en mémoire et qui influent, à travers notre inconscient, sur notre présent et sur notre futur, souvenir de faits, d’émotions, mais aussi de personnes avec lesquelles nous avons eu des relations humaines.
    Sur ce temps nous avons une certaine prise et c’est souvent ce que j’essaie d’apprendre à des jeunes que j’aide.
    Certes ne pas oublier le passer, se rappeler ses instants heureux, les gens qui nous ont aimé, mais sur les moments douloureux ou les échecs, savoir tirer les leçons et ensuite tourner la page.
    Le présent c’est réfléchir aux problèmes, les analyser, prendre des décisions et agir. C’est vivre avec son temps, s’adapter à l’évolution de la société, ne pas négliger l’avis des autres, et jouir de tous les petits instants de bonheur auxquels nous ne faisons pas assez attention. «  Carpe diem » disaient les anciens.
    L’avenir c’est essayer de prévoir les conséquences de nos actions, le construire le meilleur possible, le nôtre, celui des instances familiales ou professionnelles dont nous somme responsables, voire réfléchir à ce que peut être notre action pour la collectivité, le climat et la biodiversité, par exemple
    Finalement, avoir prise sur le temps, c’est ne pas rester inconscient, c’est vivre consciemment notre vie.

À quoi bon expliquer une œuvre d’art?

    J’avoue que ce sujet m’intéresse, mais me laisse perplexe.
    J’aime beaucoup la musique classique (certaines chansons aussi mai il faut qu’il y ait un air et de bonnes paroles). J’aime les musées notamment de sculpture et de peinture. J’aime aussi la photographie. Beaucoup moins le cinéma. J’aime lire mais je n’ai pas tendance à considérer mes lectures comme des oeuvres d’art, et pour certaines d’ente elle j’ai probablement tort puisqu’elles provoquent ne moi des émotions.
    J’ai entendu de nombreux guides dans des musées ou des monuments; certains m’ont intéressé, certains m’ont fait fuir. Je lis parfois des critiques d’arts; le plus souvent ils me paraissent très ésotériques et ne réussissent pas à me convaincre. Les historiens et des professeurs m’ont aussi parlé d’art et je ne peux pas dire que cela m’a passionné.
    Comme ces métiers existent et semblent utiles, je pense que c’est moi qui ne suis pas sensible aux explications sur l’art.

    Pour moi une oeuvre d’art soulève ou non des émotions, difficiles à définir. J’aurais souvent du mal à dire pourquoi je trouve beau un objet, un tableau, un monument, un paysage une musique. Il m’arrive d’être ému aux larmes et je ne sais pas trop pourquoi. Et c’est l’objet lui même qui en est responsable et pas ce qu’on me dira sur lui.
    Alors lorsqu’on me donne des explications (et en supposant que ce soit bien fait), qu’est ce qui m’intéresse : des données factuelles mais en aucun ca émotionnelles : quelle a été la vie de l’artiste, où cette oeuvre se place dans sa vie, des détails techniques comme sa faon de peindre; éventuellement attirar l’attention sur une particularité qui se voit peu.
    Par contre quand on veut m’expliquer ce qu’à voulu faire voir, dire, exprimer l’artiste, avec parfois d’ailleurs des théories curieuses, alors cela m’agace et je fuis;
à la rigueur cela m’intéresserait si c’était l’artiste lui même qui me le disait,
    Mais faire des hypothèses hasardeuses sur d-se intentions, et souvent farfelues sur ce que représente son œuvre, cela me parait prétentieux voire parfois ridicule quand par exemple l’œuvre est peu représentative de la réalité. Je me suis amusé un jour, quand j’étais jeune à commenter des tableaux de peinture moderne, avec une certaine ironie, et les visiteurs qui sont venus m’écouter me prenaient pour un guide! (Depuis d’ailleurs mes filles ne veulent plus m’accompagner dans les musées de peinture non représentative, mais je les laisse volontiers y aller seule !! Je me contenterai du Louvre et du musée d’Orsay).
    Cela dit je suis conscient qu’il faut faire connaître les artistes, les aider à subsister et donc je suis d’accord pour qu’il y ait des catalogues, des articles sur eux et leurs œuvres. J’ai moi même des livres sur les musées, les peintures , l’architecture et je lis volontiers ce que disent certaines bloggeuses sur les livres qu’elles lisent.
    Mais il faut que ce soit un compte rendu simple, direct, qui donne envie de voir l’œuvre et pas celui d’un « expert » qui se gargarise de mots et de connaissances ou qui veut absolument vendre quelque chose.
    Le pire que j’ai entendu, c’est un guide qui voulait me persuader qu’un tableau : une toile toute blanche avec un losange bleu au milieu, était une œuvre d’art extraordinaire. Je l’ai vexé car je lui ai dit avoir fait beaucoup de tableaux analogues quand j’avais 4 ans.!

Samedi 15 juin 2019 à 8:57

Biologie, santé.


    La maladie d’Alzheimer se rencontre de plus en plus chez les personnes âgées, du fait du vieillissement de la population.
    Rare avant 65 ans, elle représente 2 à 4% de la population des 70 ans et le pourcentage augmente ensuite vers 15% à 80 ans.
    Les femmes (60%) sont plus exposées que les hommes (40%), mais ce n’est peut être dû qu’à la différence d’espérence de vie.
    Il y a aujourd’hui environ un million de malades, mais leur nombre devrait atteindre 1,3 millions en 2020.

    La maladie d’Alzheimer est une lente dégénérescence des neurones, qui est caractérisée par deux sortes de lésions :

  http://lancien.cowblog.fr/images/Santebiologie2/betaamyloides.jpg       - des « dépôts amyloïdes, principalement près des axones, dus à une protéine, la peptide bêta-amyloïde. (Nota amyloÏde vient d’amidon, car le médecin Rudolf Virchof, qui a découvert ces dépôts croyait à tort que c’était de l’amidon alors que c’était une protéine; il n'y avait pas, à l'époque de moyens analytiques suffisants).
    Il existe naturellement dans la membrane des neurones, des protéines transmembranaires appelées APP (« Amyloid Protein Precursor », précurseur de la protéine amyloïde), qui aident les neurones à croître, à survivre et à se réparer quand ils subissent des lésions. (cf. les trois schémas ci-dessous)
    Des enzymes peuvent couper en deux endroits cette APP et libèrent alors une petite protéine, qui se replie en feuillets plissés, la protéine beta-amyloïde. Ces protéines ont tendance ensuite à s’agglutiner en plaques, stables et insolubles.
    Ces plaques coupent la communication synaptique, en perturbant le rôle d’un neurotransmetteur, la choline.
    De plus il semble que ces amas finiraient par devenir toxiques pour les neurones.





http://lancien.cowblog.fr/images/Santebiologie2/d08malz2a-copie-2.jpg
 
     d’autres protéines, les protéines Tau (pour « tubulin associated unit », sont aussi présentes naturellement dans l’environnement des neurones. Elles constituent une ossature comprenant des micro-tubulures qui assurent le transport de nutriments des neurones aux extrémités de l’axone, comme sur un « rail ». Ces micro-tubulures sont aussi appelées « fibrilles »
    Sous l’effet d’une trop grande phosphorilation, ces protéine peuvent devenir »collantes » et quitter les microtubulures pour s’agglutiner. Les microtubulures ne peuvent plus acheminer les nutriments et l’axone meurt, puis ultérieurement le neurone.
    Cette destruction s’appelle la « dégénérescence neurofibrillaire ».

    Non seulement des neurones meurent, mais les communications avec les neurones suivants sont détruites et donc toute une chaine de communication cesse de fonctionner.

    Quelles sont les conséquences sur le fonctionnement du cerveau ?

    A partir de 20 ans et en vieillissant, le cerveau perd des neurones qui meurent. C’est particulièrement vrai pour l’hippocampe, le centre d’aiguillage de la mémoire. Donc nous avons tous des « trous de mémoire » en vieillissant, sous des aspects divers : difficulté pour trouver un mot, oubli de l’endroit où l’on a mis un objet, difficulté pour mémoriser de nouvelles connaissance, oubli d(une action mineure…
    Les malades d’Alzheimer voient ces difficultés de mémorisation augmenter progressivement. De plus une diminution importante de l’attention et de la concentration s’ensuit. C’est la mémoire épisodique immédiate qui est la plus atteinte. Puis progressivement des souvenirs plus anciens.
    Le cortex endorhinal (qui fait partie de l’hippocampe) contrôle notre notion du temps qui s’écoule et d’autre part notre « GPS interne » qui nous guide en permanence (voir mes articles des 10 et 14/12/2016).
    Il en résulte que les personnes qui développent la maladie se perdent sur un trajet habituel ou ne savent plus se situer dans le temps.
    Les troubles peuvent ensuite s’étendre au cortex préfrontal et entraîner des troubles des fonctions exécutives (programmation, séquence de réalisation d’un but, par exemple ne plus savoir comment se servir de son téléphone, de la télévision ou d’un ordinateur, ou comment préparer une recette jusque-là bien connue.)
    En temps normal le cortex préfrontal contrebalance l’influence des centres amygdaliens. Si son rôle diminue, ces derniers prennent l’avantage, entraînant des troubles du comportement et de l’humeur (anxiété, dépression irritabilité).
    L’extension de la maladie peut se traduire par des troubles progressifs du mouvement (apraxie), et plus rarement, des troubles du langage (oral : aphasie et écrit dysorthographie), ou de la vision élaborée (lecture, repérage des objets…).

    ll faut cependant souligner que cette progression de la maladie n’est ni unique, ni forcément catastrophique : tous les patients ne vivent pas la même évolution, et ne souffrent pas du même handicap. On peut bien souvent longtemps continuer à avoir une vie sociale, intellectuelle et affective avec la maladie d’Alzheimer...

  Un progrès important serait fait, si l'on savait dépister assez tôt la maladie d'Alzheimer, pour pouvoir ralentir ses effets. Il semble que ce soit possible, car des tests relativement sensibles ont été mis au point, permettant de déceler dans le sang, des marqueurs de la présence dans le cerveau, des béta-amyloïdes et des protéines Tau


 

Samedi 8 juin 2019 à 8:10

Enseignement, école, fac

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    J’ai dit plusieurs fois que les résultats scolaires seraient bien meilleurs si on mettait dans une même classe les élèves de niveaux analogues, car cela permettrait d’ajuster l’enseignement au niveau de la classe, d’éviter que les moins bons ne se découragent et que les meilleurs s’ennuient au point de n’avoir pas d’effort à faire pour suivre et donc de ne plus faire grand chose.
    J’ai reçu récemment deux mails de professeurs, l’un qui est d’accord avec moi et l’autre qui ne l’est pas, au nom de la mixité sociale.
    Je pense que la mixité sociale n’est pas en cause. car les enfants de différentes classes sociales peuvent continuer à se retrouver dans l’établissement d’enseignement et même dans une même classe, même si on fait un enseignement par niveaux..
    Le problème est de savoir si on trie les enfants par âge, qui correspond au nombre de classes parcourues, puisque il y a très peu de redoublement; ou si on les trie par niveau de connaissances et surtout aptitude à suivre un certain rytme de travail en ayant assimilé l’enseignement délivré.
    Les expériences réalisées ont montré que le regroupement par âge était le moins bon pour l’efficacité et la réussite de l’enseignement.


    Des études ont été faites notamment par deux chercheurs ddu Laboratoire de neurosciences cognitives de l’Ecole Normale Supérieure Coralie Chevalier et Nicolas Baumard, qui ont d’abord montré que le développement des enfants peut se faire à des vitesses différentes, de telle sorte que les mêmes aptitudes sont atteintes à des âges différents.
    En France les classes sont actuellement organisées par âge, et 20% des élèves sortent du système scolaire sans formation et 10% sans le brevet des collèges.
    Les élèves les moins adaptés décrochent progressivement, et beaucoup de ceux qui pourraient être de bons élèves s’ennuient et prennet l’habitude de ne rien fiaire. Ils réussissent - même brillament- leur bac, mais calent ensuite très rapidement dans le supérieur, faute de pouvoir fournir un travail suffisant.
    On croit pouvoir améliorer la situation en faisant redoubler ceux qui ne suivent pas ou en faisant sauter des classes aux meilleurs, mais cela ne résout pas les problèmes, car cel ne change que peu l’hétérogénéité des classes. Le redoublement décourage encore plus ceux à qui on l’impose et sauter des classes entraîne des lacunes de connaissances (sauf en tout début de cycle).
    Créer des classes de « bons élèves » et de « moins bons » apporte nettement de meilleurs résultats d’enseignement, pour les moins bons comme pour les meilleurs, mais c’est relativement stigmatisant.
    Le meilleur résultat est un tri par compétences initiales dans chaque matière, (ou du moins dans les matières les plus importantes, de telle sorte que les groupes peuvent être différents d’une matière à l’autre.
    Cela n’exige pas de moyens supplémentaires en locaux et professeurs, et les emplois du temps restent les mêmes, les élèves se regroupant simplement au même moment du cours par groupes, dans des locaux, et avec des professeurs différents selon les matière, pour former des classes de niveaux relativement homogènes.
    Actuellement environ 50 millions d’enfants reçoivent un tel enseignement, notamment en Inde et les résultats sont bien meilleurs.

    Deux chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusset, Esther Duflo et Abhijit Barnegee, ont étudié les effets d’un enseignement par groupes, sur 30 000 élèves indiens et ont montré que le résultat était spectaculaire quelque soit le niveau des enfants.   
    Ester Duflo et des chercheurs de l’Université de Stanford ont effectué des études comparatives au Kenya, pendant plusieurs années, sur 120 classes de CP, en effectuant l’enseignement classique dans 60 d’entre elles et en faisant de l’enseignement par groupe dans les 60 autres, avec des programmes identiques.    
    Les résultats ont été bien meilleurs dans les classes par groupes, tant pour les élèves les plus faibles que pour les plus doués.
    Ils ont montré que les élèves doués ne « tirent pas vers le haut » les plus faibles dans les classes mélangées.  Ces derniers sont marginalisés et dégoûtés, alors que les meilleurs restent pour la plupart peu travailleurs.
    Le dédoublement des classes a aussi été testé. Il améliore les résultats, mais moins que le regroupement par groupes de niveaux et il est consommateurs de moyens (il faut presque les doubler), alors que le groupement par niveau n’en consomme pratiquement pas.
    En France, on se cantonne, sous prétexte de mixité sociale, à un regroupement par âges alors que cela n’a rien à voir. Et on n’a jamais voulu admettre ce regroupement par niveau, différent selon les matière, qui ne demande pas de moyen supplémentaire, mais exige seulement une organisation un peu plus complexe de la correspondance élèves-salles de cours et professeurs, qui est alors variable. (mais cela ne touche pas les emplois du temps).
    C’est dommage catr cela permettrait à notre enseignement de retrouver la qualité qu’il aavit autrefois, perte qui résulte, non pas de la qualité des professeurs, mais de la qualité de l’organisation.

   
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     Cela fait longtemps que je n’avais pas fait d’article sur le fonctionnement du cerveau.
    Je voudrais aujourd’hui revenir sur le rôle de l’inconscient
    Celui-ci est beaucoup plus important qu’on ne le croit et très différent de ce que croyait Freud, les connaissances sur le cerveau étant embryonnaires au début du siècle dernier.


    Freud opposait dans notre esprit, le conscient et l’inconscient. L’inconscient était , pour lui, le sein de pulsions que nous devions contrôler ensuite consciemment. Notre psychisme était donc un équilibre fragile entre conscient et inconscient, qui luttaient chacun pour prendre le pas sur l’autre.
    Par ailleurs, pour Freud, le siège de la conscience était le cortex, notamment préfrontal qui organise et raisonne, et le siège de l’inconscient, le cerveau émotionnel.
    En fait, à la lumière des connaissances actuelles sur le cerveau, tout cela est inexact, même si de nombreux psychologues français (qui ont oublié de se recycler), y croient encore.

    L’inconscient c’est d’abord un très grand nombre de sensations qui sont stockées plus ou moins longtemps en mémoire, sans qu’on en soit conscient : surtout des images et des sons, mais aussi des impressions tactiles; olfactives ou gustatives.
    Quand vous conduisez une voiture, votre attention est fixée sur un endroit de la route qui varie suivant les problèmes de conduite, ou (ce qui est moins recommandé) sur un endroit du paysage. Vous êtes conscient de ce que vous regardez ainsi (c’est le propre de l’attention) et vous enregistrez consciemment les images correspondantes. Mais tout autour de ces images, vous enregistrez aussi inconsciemment tout un environnement. Vous ne vous en apercevez que si arrive un incident inattendu concernant cet environnement, car en faisant un effort de mémoire, vous pouvez en revoir consciemment certains éléments. Par contre si vous n’en avez pas besoin, ces éléments mémorisés sont rapidement éliminés et disparaissent donc de la mémoire.
    Vous arrêtez votre voiture dans une rue, le long du trottoir. Si vous êtes dans un quartier inconnu, vous allez consciemment examiner où vous êtes, pour le mémoriser à votre retour. Mais si vous êtes dans des lieux connus, vous n’y pensez même pas, et pourtant, votre inconscient enregistre les images, et sans réfléchir vous retrouverez votre voiture au retour. Et ces images sont conservées le temps qu’il faut, puis lorsque vous êtes repartie dans votre véhicules, comme elles ne sont plus utiles, elles sont éliminées pour la plupart assez rapidement. Vous vous rappellerez seulement ce que vous êtes allé faire dans le quartier.
    Mais si, au moment où vous avez quitté votre voiture, un incident a capté votre attention, ou si vous réfléchissiez fortement à un problème, votre inconscient n’a pas pu enregistrer assez d’images et vous aurez quelques difficultés à votre retour. C’est encore plus vrai pour votre caddie dans un supermarché.
    Ces sensations sont stockées dans les « aires associatives », d’une part dans le pariétal au devant les centres visuels at au dessus du centre de Wernicke, et dan les lobes pariétaux inférieurs.
    Quelques mots aussi des images subliminales,  Ce sont des images reçues pendant des temps plus courts que ceux permettant la perception visuelle consciente. mais ces images sont néanmoins perçues et l’inconscient les mémorise de telle sorte qu’elle peuvent influencer ensuite des actions futures.

    L’inconscient enregistre aussi en permanence l’état de notre corps : les équilibres chimiques (homéostasie), et l’état de nos viscères ainsi que l’équilibre hormonal.
    Mais il enregistre aussi la position et l’état de fonctionnement de nos muscles et nos membres. Si on vous lance un ballon sans vous prévenir, votre vue va analyser sa trajectoire, vous allez amener bras et mains là où il faut pour l’attraper et vous aller le saisir, tout cela inconsciemment, automatiquement, par réflexe. Ce n’est qu’après que vous réalisez ce que vous avez fait.  Le cervelet apprend ainsi à conduire maints automatismes : aller à vélo, nager, conduire une voiture, taper sur un clavier d'ordinateur ou de piano, lire, et des centres spécialisés savent automatiquement parler, lire, écrire; compter…..
    Chose extraordinaire, vous arrivez même à lire une phrase dont seules la première et la dernière lettre des mots sont exactes, les autres étant mélangées. (voir l’exercice en fin d’article).
    Et le cerveau est câblé pour empêcher des rétroactions néfastes : Wernicke n’écoute pas Broca qui élabore une phrase (sous peine d’hallucination verbale), vous n’êtes pas sensible aux chatouilles faites par vous même, nous n’avons pas l’impression que le monde tourne autour de nous quand nous tournons la tête….)

    L’inconscient, c’est ensuite le lieu d’émotions , de pulsions, qui peuvent rester longtemps inconnues avant de parvenir à la conscience. La perception émotionnelle immédiate, (cf. les préférences cérébrales) en fait partie.
    C’est ce que Freud a longtemps développé, mais il considérait que presque toutes ces pulsions étaient d’origine sexuelle, et que notre conscient raisonnable les empêchait de s’exprimer (en général pour des raisons morales), et qu’elles étaient alors refoulées, tant qu’elles n’auraient pas pris le dessus sur le cortex raisonnable.
    Tout cela n’est pas exact.
    Il y a toutes sortes d’émotions et de pulsions autres que sexuelles et le refoulement est plutôt un blocage de certains souvenirs ou certains comportements, soit sous l’effet d’un traumatisme, soit pour des raisons diverses semi-conscientes, morales, sentimentales, ou de peur.
    Mais Freud faisait trois autres erreurs :
        - le siège du conscient n’est pas limité au seul cortex raisonnable; L’attention est déterminée par des centres du cerveau émotionnel et les mémorisations conscientes à un instant donné sont celles qui transitent par les mémoires tampons entre le cortex préfrontal et les autres centres du cerveau, mémoire lexicale et calepin visuel intermédiaires. ainsi que les sensations en provenance du thalamus.
        - l’inconscient ne s’oppose pas au conscient raisonnable; ils travaillent tous deux en étroite collaboration.
        - le cortex préfrontal ne prend que peu de décisions après un examen logique et raisonnable. La plupart des décisions sont dues au travail de l’inconscient.
    L’inconscient est la face cachée de notre cerveau qui décide de presque tout.
    C’est ce que nous allons voir maintenant.

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    Lorsqu’un problème se pose à nous (et il y en  des petits à tout instant), l’inconscient l’analyse et essaie de le résoudre, sans que nous le sachions. Tout le cerveau émotionnel y participe, principalement le cortex cingulaire, important pour l'attention et la conscience, les centres amygdaliens, le système d’apprentissage et de récompense, le thalamus et ses synthèses de perceptions, l’hippocampe et son contrôle de la mémoire…
    Mais surtout le cerveau participe inconsciemment à nos décisions conscientes de façon très importante.
    Il analyse les situations, consulte la mémoire du passé, et essaie de prédire ce qui va arriver. Des expériences ont montré que le cerveau analysait inconsciemment les probabilités de certains faits et en tirait des règles statistiques inconscientes pour influencer certaines de nos décisions conscientes, pour lesquelles nous ne savons pas bien ensuite, pourquoi nous les avons prises. Certes ses centres travaillent lentement par rapport à un ordinateur, (la milliseconde), mais ils travaillent en même temps sur des millions de circuits parallèles.
    Nos préjugés ont aussi leur influence, par exemple sur un pré-opinion que vous vous faites automatiquement et inconsciemment, en quelques secondes, sur un interlocuteur que vous ne connaissez pas.

    Cependant nous avons conscience de certains faits et notre cortex préfrontal fait des analyses logiques, réfléchit, organise, décide, commande l’action.
    Alors comment coopère t’il avec le reste du cerveau et ses actions inconscientes ?

    Il semble que la conscience naisse d’erreurs de prédiction de l’inconscient .
    L’analyse de notre inconscient est permanente pour prédire ce qui va se passer et si tout est ensuite conforma, nous ne sommes pas averti du problème.
    Mais s’il y a erreur de prédiction, si l’inconscient est en panne de solution, alors l’information « d’erreur » est transmise, via les mémoires de travail tampon au cortex préfrontal pour qu’il trouve une solution rationnelle.
    Les sensations dont nous avons conscience, vers lesquelles se porte notre attention, le flux de nos impressions, nos émotions spontanées, la façon dons nous les interprétons, quels souvenirs et qu’elles idées nous viennent à l’esprit, comment nous percevons les personnes autour de nous, ce qu’elles font, et pourquoi elles le font, les buts que nous poursuivons, nos décisions, tout cela résulte de processus automatiques, qui tout à coup quittent l’automatisme pour demander de l’aide à notre conscience et au cortex préfrontal pour résoudre le problème; lorsqu’ils ne savent plus le résoudre seuls.
    Nous ne serions donc conscients que des problèmes que notre inconscient ne sait pas résoudre tout seul !
    Ceci résulte de l’évolution. Si nous devions réfléchir à tous les problèmes, nous ne saurions les résoudre tous et l’homme aurait disparu de la terre. Le pilote automatique que nous avons dans notre tête a fait de nous ce que nous sommes, pas notre conscience !   


Exercice de lecture ( lcetrue )

Si vuos  pvueoz lrie ccei, vuos  aevz asusi nu dôrle  de cvreeau. Puveoz-vuos lrie ceci? Seleuemnt  56  porsnenes sur cnet en snot cpalabes.Je  n'en cyoaris pas mes yuex que je  sios  cabaple de cdrpormendre ce que je liasis. Le  povuoir phoémanénl du  crveeau huamin.  Soeln une rcheerche fiate à l'Unievristé de  Cmabridge, il  n'y a pas d'iromtpance sur  l'odrre dnas luqeel les lerttes snot, la  suele  cohse imotprante est que la  priremère et la derènire letrte du mot siot  à  la bnone palce. La raoisn est que le  ceverau hmauin ne lit pas les mtos  par  letrte mias ptuôlt cmome un tuot. Étonannt  n'est-ce pas? Et moi qui ai  tujoours psneé  que svaoir élpeer éatit ipomratnt!


Mais pour apprendre à lire, il faut passer par la méthode syllabique et ce n’est que lorsque nous avons parfaitement lire que nous interprétons les mots comme un tout, globalement sous forme orthographique (et non d’images).
C’est seulement à ce moment que nous arrivons à lire le texte ci-dessus, qui suppose cependant une analyse littérale :  première dernière lettre et nombre de lettres pour des comparaisons inconscientes en mémoire..

Samedi 25 mai 2019 à 6:15

Psychologie, comportement

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     J’ai fait partie de laboratoires ou d’entreprises où l’on confiait des postes importants à certains ingénieurs, mais seulement après s’être assuré qu’ils avaient les compétences et les connaissances pour l’assumer.
    Mais bin entendu, au début de leur nouvelles fonctions, on les suivait de plus près et on les aidait au besoin, car il fllait un certain temps pour qu’ils aient pris l’expérience de ce nouvel emploi.
    Ils acceptaient et même souhaitaient cette petite tutelle provisoire, car ils étaient prudents et modestes et savaient que l’expérience ne s »’acquiert que peu à peu.
    Il y a 50 ans, on faisait confiance aux professeurs pour enseigner à nos enfants et au médecin pour nous soigner.

    Et je suis étonné de voir aujourd’hui le nombre de personnes qui ont un « sentiment de supériorité » et en particulier veulent élaborer les méthodes pédagogique à la place des enseignants ou soigner leurs famille à la place du médecin, alors qu’ils n’ont pas la compétence pour le faire.
    Et en lisant les réponses aux questions du « grand débat », je m’aperçois que cela est vrai dans bien des domaines.
    Certes il fut faire des propositions, des suggestions, mais il faut en même temps être conscient qu’on ne connait pas bien le dossier et que donc celles-ci ne sont pas forcément faisables.
    Mais je me suis demandé d’où venait cette assurance de certains, et j’ai trouvé quelques articles faisant état d’études sur ce sujet.

    Nous avons parfois trop confiance en nous même et nous sommes alors mauvais juges de nos aptitudes. (Il y a par contre aussi d’autres personnes qui n’ont pas confiance en elles).
    Lorsque nous prenons une décision, certes il nous arrive de raisonner, (c’est le cortex préfrontal qui s’en charge), mais il y a tout un mécanisme de réflexion inconscients qui y participe (une grande partie du cerveau émotionnel, et notamment de l’hippocampe qui a accès aux souvenirs), qui aide à prendre des décisions rapidement.
    Bien entendu ce mécanisme est moins fiable (on l’appelle une « heuristique »), et on se trompe parfois.
    Mais pour peu qu’on ait réussi deux ou trois fois, cela nous convainc d’une certaine compétence, même dans des domaines où nous sommes ignorants. C’est dangereux !
    C’est un sentiment illusoire de compétence et de supériorité intellectuelle.
    Il est exacerbé par le pouvoir, et beaucoup de nos politiques ont ainsi la croyance d’être infaillibles, jusqu’au jour où les faits leur montre qu’ils ont fait fausse route.

    Pourquoi évaluons nous aussi mal nos capacités ?
    Les psychologues ont montré que les personnes à faible QI, ou qui ont une faible instruction sont celles qui préjugent le plus de leusrs capacités. C’est probablement une réaction instinctive de souffrance de leur faible niveau et de désir inconscient d’être plus intelligents ou plus instruits.
    La quantité d’informations disponible joue également.
    Devant un sujet que nous connaissons mal, nous sommes conscient que nous manquons d’information et nous en cherchons; Mais avec la facilité que procure internet, nous sommes très vite à la tête d’une très grande quantité de données (plus ou moins pertinentes d’ailleurs), et nous pensons à un moment donné, avoir assez de connaissances pour traiter la question. Google est le responsable de notre croyance de supériorité intellectuelle.
    Mais quelqu’un d’intelligent poursuit alors son étude, se pose mille questions sur ce qu’il comprend mal, et il découvrira alors la complexité des phénomènes et l’énorme lacune de ses connaissances.
    Bien sûr nous nous surestimons davantage quand nous faisons appel à des connaissances récemment acquises, que lorsque nous nous basons sur une exparience que nous avons mis des années à acquérir.
    Il faut bien connaître un domaine pour ne pas surestimer sre capacités dans ce domaine.
    Un certain égocentrisme joue également.
    Les chercheurs ont montré que nous surestimons nos capacités par rapport à celles des autres et également celle de notre famille et de nos proches.
    L’un de domaines où nous surestimons souvent la situation, c’est celui de notre santé (mais à l’inverse il y a les hypochondriaques).
    Enfin la difficulté des tâches joue également : on se  surestime sur une tâche facile, mais au contraire on se sous-estime sur une tâche difficile.
    La civilisation interviendrait aussi. Les Américains seraient plus vaniteux et sûrs d’eux que les Européens et ceux-ci que les Asiatiques, et en dernier les Africains.
    Mais les psychologues n’ont ps réussi à montrer un lien étroit avec l’estime de soi.

    En définitive, le sentiment de supériorité est en quelque sorte un biais cognitif inné, très variable selon les personnes (il y a le biais opposé de sentiment d’infériorité). Mais on peut le rattacher à un autre biais de’optimisme excessif nous faisant sous-estimer les difficultés, et à une illusion de contrôle qui nous fait croire que nous maîtrisons une situation, alors que celle-ci est bezucoup plus complexe que nous ne pensons.

Samedi 18 mai 2019 à 8:38

Notre cerveau : émotions

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    Vous savez ce qu’est le QI pour évaluer l’intelligence. J'ai déjà fait plusieurs articles à ce sujet.
    Divers auteurs ont aussi fait des études pour mettre au point un QE, « quotient émotionnel », qui soit le pendant du QI sur le plan émotivité. Cela n’a jamais eu autant de succès que le QI.
    J’ai lu récemment des articles du Professeur Richard J. Davidson de l’Université du Wisconsin, qui a proposé d’établir un nouveau paramètre dans ce domaine : le « profil émotionnel » ou 6 processus favorisant la flexibilité psychologique.
    Son approche est originale, car il ne se place pas sur le plan psychologique avec un test à la clé (il en propose quand même, business oblige !), mais il essaie de rattacher les préférences psychologiques qu’il décrit, au fonctionnement du cerveau. Toutefois, dans ce que j’ai lu, cet aspect était succinct et peu expliqué, et n’apprenait pas grand chose de nouveau sur le fonctionnement du cerveau.
    Je vais essayer de résumer son approche.

    Un peu comme on le fait dans les préférences cérébrales ou dans le big-five, Davidson définit 6 comportements majeurs en matière émotionnelle : la « résilience » (ou résistance), « l’attitude ou la perspective», « l’intuition sociale », « la conscience de soi », la « sensibilité au contexte », et «  l’attention, la concentration ou la dispersion ».
    Je vais essayer de les définir.

La résilience ou résistance :

    Nous sommes face à des problèmes, des difficulté, des déceptions, des échecs des deuils, des épreuves diverses… nous troublent, voire nous traumatisent et nous éprouvons colère, ressentiment, tristesse…
    La résilience ou résistance est l’habilité personnelle dont chacun de nous dispose pour se relever face à une situation difficile.
    On peut se relever rapidement en tournant la page, tirant les leçons de ses erreurs, ou bien « traîner » pendant longtemps ce qui s’est passé, ressassant remords de ce que l’on a fait, et regrets de ce que l’on n’a pas osé faire..

    D’après Davidson, les personnes peu résilientes se distinguent par la faiblesse des signaux allant du cortex préfrontal, qui aide à planifier, à créer et à analyser, à l’amygdale, le siège des émotions, notamment négatives, du stress de la peur, de la colère.
Les centres amygdaliens prennent le pas sur le cortex préfrontal.

    Pour développer cette résistance, il faut prendre du recul vis-à-vis de ses émotions et d’affaiblir les associations d’idées négatives et catastrophiques, et stimuler l’activité du cortex préfrontal gauche, contribuant à inhiber les émotions négatives, en ayant recours à la réflexion et la logique.

La perspective ou l’attitude :

    Dans le domaine des préférences cérébrales, on appelle cela pessimisme, face à l’optimisme. Davidson la définit comme l’attitude de voir plutôt le verre à moitié vide que le verre à moitié plein, et de ne pas savoir profiter des instants de joie de tous les jours.
    Etes-vous optimiste, prudent, sceptique, raisonnable… ou négatif ?

    Cette perspective négative reflète un manque de sécrétion de dopamine, une faible activité du système de récompense et notamment du noyau accumbens, et du cortex préfrontal, qui, par sa fonction de planification, aide à soutenir son activité.
    A mon avis, il simplifie beaucoup et néglige notamment le rôle de la sérotonine qui régule notre humeur.

    Pour lutter contre cette tendance, Davidson recommande de préférer, à la récompense immédiate, l’option qui vous apportera un plaisir supérieur, même s’il vous faut patienter, et de prendre le temps chaque jour de la visualiser.. Dites régulièrement merci et complimentez le plus souvent possible les autres; notez vos qualités et vos réussites plutôt que vos défauts et vos échecs.

L’intuition sociale :


    C’est la capacité de décoder avec exactitude les signaux non verbaux des émotions d’autrui. Elle correspond à l’empathie. Les personnes socialement intuitives savent lire le langage du corps, l’intonation de la voix, les expressions du visage. Elles devinent quand quelqu’un veut parler de son chagrin ou quand il vaut mieux aborder des sujets légers.

    Les personnes qui n’ont pas cette qualité sociale une faible activité du gyrus fusiforme, impliqué dans la reconnaissance des visages et le traitement visuel, et par une forte activité de l’amygdale.
    Là encore, à mon avis, Davidson simplifie beaucoup. Il oublie de nombreux centres qui participent au dialogue social, au rôle des neurones miroirs, et ramène trop les aspects négatifs au rôle de l’amygdale.

    Pour booster cette qualité il faut s’entraîner à observer les expressions des visages,  à les comparer aux intonations du langage et essayer de déterminer si ceux-ci dénotent la joie, la tristesse, l’anxiété…
 
La conscience de soi :

    C’est la capacité de décoder ses propres signes corporels internes indicateurs des émotions (rythme cardiaque, transpiration, tension musculaire…). et finalement de percevoir et de comprendre nos propres émotions et sentiments.
    Certains mettent des jours à reconnaître qu’ils sont jaloux, en colère, tristes. A l’inverse, d’autres sont assiégés de messages sur l’état de leur esprit et de leur cœur.

    Dans les deux cas, c’est l’insula – région profonde du cortex permettant de percevoir les conséquences physiques de nos émotions et de vivre intensément des émotions sensorielles – qui est en jeu. Elle n’est pas assez ou trop activée.

    Le remède : méditer sur soi, faire de l’introspection, mais de façon modérée.

La sensibilité au contexte :

    C’est la capacité de moduler ses réponses émotionnelles selon le contexte social, de s’adapter, de changer sa façon d’agir.
    Certaines personnes réagissent différemment selon les gens avec qui elles parlent ou le lieu où elles se trouvent. D’autres restent les mêmes en toute situation et avec tout type de personnes.

    Lorsque les personnes sont « déconnectés » du contexte environnant, elles ont de faibles connexions de l’hippocampe aux zones du cortex préfrontal. L’hippocampe est surtout connu pour son rôle dans le fonctionnement de la mémoire et le stockage de souvenirs à long terme, mais il a aussi pour fonction d’adapter nos comportements au contexte.

    Un bon entraînement est de s’exposer, dans un contexte sans danger, à une situation que l’on redoute, Elle aide en effet les patients ayant vécu un stress à ne pas ressentir d’anxiété quand ils sont en sécurité, autrement dit à adapter leur réponse émotionnelle au contexte social.   

 L’attention la concentration ou la dispersion :

    C’est la capacité de center son attention sans se laisser distraire et de se concentrer sur une tâche.
    Parfois, nous sommes assaillis de problèmes, de préoccupations… et nous sommes incapables d’avancer dans nos obligations en ayant la tête ailleurs.
    Cependant, d’autres personnes réussissent à garder le contrôle. Elles mettent de côté cette avalanche d’émotions pour se centrer sur une tâche.

    Le cortex préfrontal est essentiel pour maintenir l’attention, tandis que le cortex pariétal sert de gouvernail au cerveau en dirigeant l’attention sur des cibles spécifiques.
    Là aussi Davidson simplifie beaucoup. Le problème de l’attention et de la concentration, lié à la conscience de soi, est complexe et mal connu. J’ai essayé de commencer à le traiter dans des articles.

    Il faut éliminer le plus possible les occasions de distraction, de sauter du coq à l’âne, et focaliser son attention sur des objets ou sujets particuliers, et ne pas essayer de faire plusieurs choses à la fois..
    En fait ce n’est pas si simple et on ne se force pas facilement à faire attention, car cela ne concerne pas que la volonté (voir mon article du 8 novembre 2018)

Tests  correspondants :

    Le professeur Davidson a mis au point des tests pour déterminer ses propres caractéristiques, par exemple par six séries de 10 questions. Ce serait très londg à les recopier et en donner le résultat. Je vous renvoie plutôt, si cela vous amuse à un test paru sur le magazine « Femina », à l’dresse suivante :
https://www.femina.fr/article/quel-est-votre-profil-emotionnel



Samedi 11 mai 2019 à 9:11

http://lancien.cowblog.fr/images/Santebiologie2/PS002effetplaceboespritguerit1b.jpg
      Sans doute avez vous déjà entendu parler de l'effet "Placebo", mais sans doute mois de l'effet "nocebo".

          L'effet "placebo" est connu depuis longtemps et ses manifestations ont été maintes fois observées.
          Un médecin britannique le signale vers 1820. Pendant la guerre en 1943 un médecin militaire américain, à cour de morphine, soulage la douleur de blessés en leur injectant... de l'eau salée.
En 1978, le professeur Levine, de lUniversité de Californie, que des patients auxquels on avaient extrait des dents, avec seulement une injection d'eau salée comme anesthésiant, avaient sécrété un anti-douleur naturel ; : des endorphines", qui avaient leur évité de souffrir.
          Ce professeur a montré qu'au contraire, un antalgique donné à l'insu du patient avait peu d'effet, et que l'injection d'eau salée à des patients atteints de la maladie de Parkinson, faisait sécréter de la dopamine dans le cerveau, neurotransmetteur qui est déficient dans cette maladie.
          Lorsqu'on manque d'oxygène, par exemple en altitude, le cerveau sécrète!te des prostaglandin es, qui dilatent les vaisseaux sanguins, afin de transporter plus d'oxygène. C'st ce qui se passe si on fait retirer une personne dan sun masque à oxygène, alors que la bouteille à laquelle il est raccordé est vide. Mais le mal de tête de la personne disparaît ou ses performances d'apnée sont augmentées sensiblement.

         A l'inverse certaines de nos expériences ou convictions peuvent avoir un effet négatif. Le fait que l'on sache qu'en bateau, enavion ou en voiture on peut avoir le "mal de mer", fait que l'on y est plus facilement sujet. De mamelles personnes averties du mal des montagnes du à la raréfaction de l'oxygène, y ont plus souvent mal à la tête. C'est l'effet "nocebo".

         Il y a même plus étonnant : des essais ont eu lieu en administrant des placebos à des personnes en les avertissant que ce n'tait pas le médicament réel, et pourtant, ail en résultait quand même un effet bénéfique !!

Comment notre esprit peut il ainsi être leurré ?

          En fait on n'explique pas totalement l'effet placebo.
          Comme on vient de le voir ce n'est pas un simple effet psychologique de la pensée. Il y a une réaction du corps humain qui le plus souvent sécrète des produits chimiques naturels, qui sont ensuite responsables de l'effet placébo.
          Dans le cas de la lutte contre la douleur, on peut expliquer en partie le fonctionnement cérébral (cf schéma ci-dessous, emprunté à Science et Avenir.)
          Notre cortex préfrontal "reconnait" un médicament (par un emballage, une gélule connue..., alors que c'est un produit placebo, et qu'il ne le sait pas. Il informe de l'administration du "médicament" le tronc cérébral (ATV), qui agit sur le noyau accumbens et le circuit de récompense, et également le cerveau émotionnel, notamment les centres amygdaliens et l'hypothalamus.          
          Le système de récompense libère de la dopamine, qui apporte une certaine satisfaction, les amygdales diminuent le stress, et l'hypothalamus fait sécréter des endorphines, qui bloquent la douleur au niveau des relais nerveux de la moelle épinière.
          Le signal de douleur remonte au thalamus d'où il est relayé vers d'autres régions du cerveau.
           La douleur diminue.

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Les conditions de l'effet placebo

         On peut se demander ce qui favorise l'effet placebo (par exemple un optimiste y est il plus sensible ?) Les études ont donné un certain nombre de directions de recherches :

          D'abord un certain nombre de conditions dans le domaine de l'environnement :
                    - L'action des médicaments est meilleure en milieu hospitalier ou au cabinet médical.Une blouse blanche l'accentue. L'attitude du médecin plus conviviale ou sa confiance en l'efficacité du traitement influe le malade.
                    - L'aspect du "médicament" n'est pas neutre : le placebo est plus efficace si son emballage porte une marque; les médicaments chers sont préférés mais ils ont aussi plus d'effets secondaires (par effet nocebo); les gélules sont lus efficaces que les comprimés et les plus grosses font le plus d'effet; les comprimés bleus apaisent, les rouges excitent.
                    - Plus un traitement est invasive, plus il est actif : les injections sont plus efficaces que les comprimés ayant le même placebo.

         L'effet dépend évidemment du patient :
                    - Il semble que certains gênes favorisent l'efficacité des placebos.
                    - Les optimistes et les gens calmes sont plus réceptifs que les personnes stressées ou qui s'énervent; il semble par exemple qu'ils produisent plu d'endorphines face à la douleur.
                    - Les expériences passées de succès ou échec de traitements antérieurs (même différents) peut influencer le malade.
                    - Les émotions positives sont importantes (c'est vrai même pour des médicaments réels. Le rire et l'espoir agissent positivement, au contraire de l'angoisse et la tristesse.
          Cela dit, quand une maman console son enfant qui vient de tomber et a une petite égratignure au genou, c'est aussi un effet placebo !

         En définitive, il apparaît que l'effet placebo a une énorme composante psychologique, qui met en jeu notre inconscient, le système de récompense, les centres amygdaliens, l'hippocampe (mémoire), les cortex cingulaire et insulaire, et enfin l'hypothalamus qui produit alors des substances chimiques naturelles, qui agissent comme des médicaments.

Samedi 4 mai 2019 à 16:19

Zoologie, botanique, évolution

    J’ai entendu à la radio, une émission sur les scorpions. Cela m’a plu et j'ai pensé que ce serait intéressant pour certains de partager ce qui s’était dit

    Les scorpions font leur apparition il y a 450 millions d’années (Silurien). A cette époque, ils sont aquatiques ou du moins amphibies, munies de branchies et d’yeux latéraux. Le Ptérigotus  ou scorpion de mer, était un arthropode marin d’environ 2 mètres de long. Les scorpions passent ensuite à une existence uniquement terrestre à l’aide de poumons et de griffes, entre -380 millions et -350 millions d’années (Carbonifère - Dévonien).
    Le scorpion n’est pas un insecte : il a huit pattes et non six. Le scorpion est un lointain parent de l’araignée et c'est un animal invertébré de la classe des arachnides.
    Il a également une paire de « pinces » appelées « chelicères » et des pièces buccales « pédipalpes »; la tête collée au thorax (prosoma) formée d’une carapace avec deux paires d’yeux, l’abdomen (mesosoma) formé de 7 plaques et la queue (metasomia) formées de 5 anneaux dont le dernier porte une vésicule à venin appelé « telson »
    Il existe environ 1500 espèces de scorpions; tous sont venimeux, mais seulement une vingtaine d'entre eux ont une piqûre mortelle.
    Comme tous les animaux possédant un exo-squelette, (insectes, crustacés, mollusques …), la croissance se fait par mues successives. ( l’exo-squelette est par opposition à l’endo-squelette des mammifères,  un squelette extérieur, dont la partie abdominale est la carapace).
    Les Scorpions sont vivipares ou ovo-vivipares et donnent naissance à chaque portée selon les espèces entre trois et plus d'une centaine de petits appelés pullus.
Les œufs sont directement recueillis dans une « corbeille de naissance » formée par les pattes avant de la mère, ou simplement déposés sur le sol. Dès leur sortie, les jeunes grimpent sur le dos de leur mère, qui les portera sur son dos jusqu'à leur première mue.
    Généralement la durée de vie d’un scorpion est d’environ 3 ans, bien qu’elle puisse aller jusqu’à 26 ans selon les espèces.

    La majorité des scorpions vit dans les régions rocailleuses et sablonneuses des déserts, dans des terriers, sous des pierres ou dans des fentes du sol. D'autres vivent dans les savanes, dans les forêts sèches ou humides, soit dans des terriers, soit sous les écorces tombées au sol, dans les souches ou dans les arbres. Certaines espèces vivent dans des cavernes ou des grottes.
    Ils vivent essentiellement en Afrique du Nord, au Moyen Orient, au Mexique et au Brésil dans le sous-continent indien. En France, il existe cinq espèces de scorpions vivant principalement dans le sud. Ils sont surtout actifs en été et durant la nuit.
    Le scorpion est particulièrement résistant : il peut jeuner 3 ans, ne boit pas (il profite de l’eau de ses proies), il résiste à la chaleur, peut vivre dans la neige et la glace, et résiste à des doses de radiations  20 fois plus fortes que celles mortelles pour l’homme. (il est capable de réparer son ADN)
    J’ai vu au Sahara un indigène, qui élevait des scorpions pour les montrer aux touristes, en mettre deux dans une poêle, qu’il mettait sur le feu. Au bout d’une minute, les scorpions se recroquevillaient et devenaient noir, comme du charbon. Leur maître les mettaient alors dans une casserole remplie d’eau et, au bout d’un minute, les scorpions réhydratés, ressuscitaient et, si on vidait la casserole, se sauvaient allègrement jusque sous une pierre.

    Le scorpion ne pique que s’il est menacé.
    La piqûre de scorpion est généralement très douloureuse.
    La gravité de la piqûre dépend de la taille su scorpion (peu grave si <2 cm), de la localisation de la piqûre (plus grave si le venin passe dans une art!re ou une veine), et de l’âge de la victime (danger si < 12 ans)
    Les signes qui apparaissent chez l’homme, en cas de piqûre de scorpion sont classés en 3 stades approximatifs qui vont renseigner sur la conduite à tenir.
        1 - Douleur et rougeur locales; disparaissent en 24 heures
        2 - Les symptômes se limitent à une sudation et à une salivation intenses, une hypertension et une accélération du rythme cardiaque. Mais il peut y avoir aggravation de l’état général : diarrhées, fièvre, vomissements
        3 - Signes qui apparaissent au maximum 16 heures après la piqûre : difficultés à respirer; cyanose : les lèvres puis la peau deviennent bleutées; poul cardiaque rapide; crampes musculaires; agitation
    La conduite recommandée par les médecins est la suivante : garder son calme; ne pas faire de garrot; ne pas faire d'aspiration avec la bouche ; immobiliser la région piquée;
appliquer de la glace pour lutter contre la douleur; appeler le centre antipoison le plus proche ; essayer si possible d'identifier le scorpion mis en cause. Ne jamais laisser la personne piquée seule pendant 24 heures.

    Une chose peu connue : le scorpion sait doser la quantité de venin qu’il injecte, mais aussi sa nocivité. S’il se sent attaqué, il injecte la dose maximale, mais, comme il aime manger ses proies vivantes, pour les capturer il dose son venin pour juste les paralyser.
    Dans le combat de deux scorpions pour une femelle, ils se battent en essayant de se piquer et l’un d’eux peut ainsi mourir tandis que l’autre va faire la noce avec sa « scorpionne ». Mais cette noce est aussi dangereuse.
    Le couple entame une pariade complexe , au départ un simple contact physique, suivi d'une période de vibrations intenses effectuées par le mâle, qui, transmises par le sol, sont perçues par la femelle, qui réagit le plus souvent par une attaque.
Le plus souvent, le mâle reprend ses mouvements d'approche. Il attrape la femelle par une patte ou une pince et l'entraîne. Les queues sont animées de mouvements divers : balancements, entrecroisements à l'horizontale ou à la verticale.
 Brusquement, sans se séparer de la femelle, le mâle s'abaisse sur le sol et fait sortir en quelques secondes de son orifice génital une baguette contenant la substance séminale : c'est le spermatophore. Puis il recule, attirant rapidement la femelle sur cet organe collé au sol et la guidant afin qu'elle le saisisse par son ouverture génitale.
    Chez 40 % des espèces observées, la femelle cannibale dégustera son époux après l'étreinte (chez la mante religieuse, c’est presque 100%) !

    La France métropolitaine compte cinq espèces de scorpions, trois peu répandues et peu dangereuses et deux rencontrées couramment :
        - Le scorpion noir à queue jaune”,Euscorpius flavicaudis, qui peut mesurer jusqu’à 5 cm pour les plus gros individus. On en trouve souvent dans le Sud de la France, sous une ligne allant de Bordeaux à Lyon, en Corse, en Italie et en Espagne. aime la fraîcheur. La bête redoute le soleil et a pris l’habitude de se cacher sous les tuiles et entre les pierres des vieilles habitations.
    Il mange des araignées, punaises, mouches et autres petits insectes
    Il peut pincer et piquer certes, mais son venin, est relativement inoffensif pour l’homme. Plus la “victime” sera jeune, plus elle sera sensible au venin. On ressent une douleur allant de la piqûre d’épingle à la piqûre de guêpe
        - Le « scorpion jaune » du sud de la France, Buthus occitanus, est beaucoup plus dangereux (4 décès sur 25 000 piqûres), car les peptides qui constituent son venin, bloquent les canaux ioniques responsables du passage des ions sodium (Na+) et potassium (K+) à travers la membrane des cellules nerveuses, musculaires ou encore glandulaires, et provoquent vomissements, diarrhées, troubles cardiaques et neurologiques, voire la mort.
    Pour éviter les mauvaises surprises, évitez de laisser traîner vos vêtements et vos chaussures au sol, et vérifiez de temps à autre vos murs de pierres.
        - En outre un scorpion sans yeux, inoffensif, vit dans des grottes dans les Pyrénées : Belisarius xambeui

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  Ci-dessus, à gauche, le scorpion noir à queue jaune, peu dangereux.
  Ci-dessus, à droite, le scorpion  jaune, beaucoup plus dangereux.
  Ci-contre, le scorpion des Pyrénées.






    Le scorpion a de nombreux ennemis et prédateurs : le scorpion lui même, les araignées, centipèdes, fourmis, oiseaux, lézards, serpents, grenouilles et crapauds, et petits mammifères. Parmi les prédateur de scorpions, plusieurs animaux sont immunisé contre le venin de ceux-ci (la mangouste par exemple)
       
    Difficile de se faire à l’idée de manger des scorpions. Les punaises, les fourmis, les vers ou les chenilles comestibles peuvent rebuter, mais peuvent sembler relativement savoureuses une fois mangé. Mais entouré de sa réputation venimeuse, manger du scorpion est une notion accompagnée de ses propres craintes.
    La vente de ‘scorpion à manger’ est cependant très répandue, surtout  en Asie..Il parait qu’il a un goût de noisette et d’amande ou proche du pop-corn. La queue du scorpion, là où tout le venin est normalement stocké, est la partie la plus savoureuse de l’animal (le processus de congélation – bouilli – déshydratation- va éradiquer toute trace de ce venin rendant le scorpion vraiment comestible. La variété la plus appréciée est généralement le scorpion doré de Mandchourie (scorpion chinois), une espèce à la base inoffensive pour l’homme.

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