Mardi 24 octobre 2006 à 18:18

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

Pour que vous ne soyez pas “perdu(e)s” dans la suite de mes articles, je vais vous rappeler quelques notions simples, (essentiellement du vocabulaire), que vous avez sans doute, pour la plupart d'entre vous, appris en SVT.

    Notre système nerveux est constitué d'environ 300 milliards de cellules nerveuses appelées des “neurones”. Plus de 100 milliards de ces neurones sont dans notre cerveau.
    Si l'on simplifie beaucoup, chaque neurone est constitué d'un corps de cellule comportant un noyau, des prolongements nombreux que l'on appelle “dendrites”, qui le relient à de très nombreux autres neurones et lui amènent des informations en provenance de ceux ci, et enfin d'un prolongement unique appelé “axone” qui va lui permettre de transmettre un influx nerveux vers d'autres neurones (soit du cerveau, soit dans le reste du corps) ou vers des muscles (et même dans des cas particuliers vers des glandes hormonales). Toutefois cet axone se démultiplie à son extrémité en plusieurs "prolongements".

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/2323787.jpg

    Chaque neurone peut ainsi être connecté à en moyenne 1000 à 100.000 autres neurones ce qui (si vous êtes fort(e)s en maths), représente un nombre colossal d'environ 10 puissance 15 connexions. Ce sont ces connexions qui sont la base de tout le fonctionnement de notre cerveau et de notre système nerveux.

    Dans les axones et les dendrites se propage un signal électrique : l'influx nerveux. Ce n'est pas tout à fait un signal comme dans les fils électriques de votre maison (il ne correspond pas à des déplacements d'électrons), mais c'est un signal qui provient de variations des concentrations d'ions particuliers tels que (pour les fort(e)s en chimie), Na+, K+, Ca++, Mg++, Cl- etc...  Toute anomalie dans notre corps des concentrations de ces ions peut avoir donc une influence sur le comportement de notre cerveau et donc sur notre pensée, nos sentiments et nos actions.
    Les axones des neurones propagent ce signal vers les dendrites d'autres neurones, en passant par de petits “boutons” que l'on appelle “synapses”.
Un neurone reçoit donc des autres neurones des “potentiels électriques” positifs ou négatifs, que son noyau additionne et si le signal total dépasse une certaine valeur positive, le noyau va, à son tour émettre un influx nerveux à travers son axone vers un autre neurone ou vers un muscle auquel il est relié et qu'il commande.
    Pour compliquer un peu les choses, mais c'est ce qui fait la richesse de notre cerveau, la transmission dans les synapses n'est pas en général électrique mais chimique. Il existe au niveau des synapses des petites vésicules qui contiennent des produits chimiques spécifiques appelés “neurotransmetteurs”. Dans d'autres cas c'est le corps du neurone qui produit ces neurotransmetteurs et des protéines vont les transporter dans tout l'axone, (comme si c'était la SNCF).
Au niveau de la synapse, l'influx nerveux libère des molécules du neurotransmetteur qui traversent la discontinuité entre l'axone et la dendrite du neurone suivant (fente synaptique, voir figure), et entrent dans des récepteurs spécifiques et favorisent alorst le passage à travers des “canaux ioniques”, d'ions positifs ou négatifs (en général Ca++ et Cl-) lesquels propagent un signal positif ou négatif dans la dendrite, vers le corps du neurone suivant.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/2323805.jpg

    Notre cerveau est donc une énorme usine chimique. Il y a 20 ans, on ne connaissait encore qu'une quinzaine de neurotransmetteurs; aujourd'hui on en dénombre plus de 100.
    C'est fort important, car supposez que grâce à des médicaments, on favorise la libération d'ions négatifs (chlore) au niveau des synapse. On renforce alors les potentiels négatifs et on bloque ainsi le signal que pourrait envoyer le neurone. On peut ainsi ralentir le fonctionnement de certains centres du cerveau.
    A l'inverse on peut favoriser la libérations d'ions positifs et exciter le cerveau.
    Certains médicaments peuvent ainsi servir à soigner les maladies mentales ou les dépressions nerveuses, mais ces médicaments mal utilisés, les drogues, des poisons, peuvent évidemment avoir aussi des effets nocifs.

    Les connexions entre les neurones évoluent dans le temps, ainsi que leur fonctionnement.
    Lorsque deux neurones communiquent souvent entre eux, leur relation se trouve renforcée. Les quantités de neurotransmetteurs et donc le signal nerveux sont renforcés et même le nombre de connexions augmente : des prolongements de l'axone du premier neurone se multiplient et viennent former de nouvelles synapses sur des épines dendritiques vacantes des dendrite du second neurone.
    Par exemple, c'est ainsi que nous mémorisons des informations.
    Lorsque nous voyons un “rouge gorge”  par exemple, notre cerveau met en contact des neurones dont les connexions ont été renforcées lorsque nous avons appris ce qu'était cet oiseau (cela s'appelle "l'apprentissage du cerveau”)
Ces neurones vont alors, tour à tour, nous rappeler la forme de l'oiseau, sa gorge, la couleur rouge orangée, son cri (tuit-tuit), son nom et, si on est zoologue, les données scientifiques le concernant. Tout cela est “stocké” sous forme de “connexions renforcées entre neurones”.
    L'apprentissage du bébé qui apprend à prendre un objet, à marcher, à parler, toute l'instruction dans vos études et à la maison, votre expérience vécue ...., tout ceci est le fruit de renforcements de connexions entre neurones particuliers.
    Mais c'est également vrai, au moment de la formation de notre système nerveux ,chez l'embryon, mais aussi chez l'ado et jusque vers plus de 20 ans pour notre cerveau, qui continue à évoluer, ce qui explique les problèmes de l'adolescence (j'y consacrerai un jour un article il n'y a pas de “crise de l'adolescence”, mais une évolution importante du cerveau des adolescents).
    Et finalement notre “cortex” qui réfléchit et organise, notre “cerveau émortionnel” où quelquefois nos sentiments tournent en rond, notre “cerveau central” qui régule notre organisme, notre “cervelet” qui a emmagasiné tous nos automatismes (conduire, nager, faire du vélo, jouer du piano...), et tous les centres qui reçoivent des sollicitations de nos cinq sens, des indications sur la position et l'état de nos muscles ou la valeur de nos constantes biologiques, ceux qui reçoivent les informations de pression sur la peau, de température et de douleur, ceux qui vont produire nos sentiments et nos pensées, tous ces centres vont agir par communication entre des neurones dont les connexions entre eux auront été renforcées peu à peu au cours de notre vie (ou même temporairement lorsqu'on se souvient par exemple de là où on a garé sa voiture dans le parking).
    Il est donc important de connaître certains de ces centres si on veut comprendre un peu le fonctionnement de notre cerveau et certaines répercsussion sur notre psychologie.

    Ce sont ces centres dont je parlerai dans mes prochains articles.



Lundi 23 octobre 2006 à 18:57

Notre personnalité



    Dans les articles qui suivent, nous allons changer totalement de sujets!

    Lorsque nous discuterons de vos idées tristes, ou de vos personnalités et de vos “préférences cérébrales”, des disputes que vous pouvez avoir avec vos parents ou vos amis, à cause de vos différences de comportements, je serai amené, à vous parler du fonctionnement de certaines parties du cerveau.
    Alors , pour que vous me compreniez, il faut que je vous donne quelques renseignements généraux sur cet organe, qui est à l'origine de nos sensations, nos pensées, nos sentiments et nos actions.

    Les quatre articles qui vont suivre vont donc ressembler à un “cours de SVT”
    J'essaierai de faire en sorte que ce soit simple et pas trop casse-pieds.
    Je simplifierai beaucoup, mais j'essaierai que cela ne déforme pas trop la réalité. Je ne pourrais pas tout expliquer (j'ai des dizaines de bouquins et quelques centaines d'article sur ce sujet !).
    Je ne vous donnerai que les renseignements essentiels pour comprendre la suite.
    Mais si certain(e)s d'entre vous ont envie de compléments ou d'explications sur certains points, j'essaierai de leur donner sur ce blog ou en leur envoyant un mail.

    Enfin je vous mets en garde : les schémas qui illustreront mon propos ne sont pas des “cartes géographiques précises”, mais juste des figures destinées à ce que vous vous rendiez compte de façon plus concrète de ce qui se passe.
    Et ils ne sont pas complets, ils passent beaucoup de points sous silence.

    Après ces articles je rependrai des sujets plus conformes à la vie de tous les jours.

Lundi 23 octobre 2006 à 18:17

Qui suis-je



Encore des questions me concernant : je n'y échapperai pas décidément.


    Un de mes correspondant m'a demandé dans un mail :

    “ Tu avais déjà un blog sur Tchatcheblog, pourquoi as tu ouvert un second blog et pourquoi avoir choisi cowblog?”

    Je vais essayer de lui répondre.

    D'abord je n'ai pas “abandonné” mon ancien blog. Ceux qui le consulteront (http://sortir.tchatcheblog.com), verront que je continue à écrire des articles, avec souvent des sujets voisins de ceux que j'écris sur cowblog.
    J'ai sur tchache des correspondant(e)s avec lesquels je dialogue, et je ne veux surtout pas abandonner cette communication.
    Par contre j'ai voulu voir si la population que je commence à connaître sur tchatche était “particulière” ou au contraire “représentative” des jeunes.
Cela je ne le saurai jamais vraiment, mais aller sur un autre blog pouvait me donner une idée, et me faire connaître d'autres jeunes.
    Voilà pourquoi j'ai cherché à créer un autre blog.

    Pourquoi Cowblog.

    J'ai évidement demandé conseil à mes correspondants et j'ai visité des blogs. Les plus connus sont évidemment sur skyblog et j'ai commencé par là.
    Je n'ai pas été “emballé” ! !
    Le blog pour moi n'est que la face visible de l'ice-berg, ce qui me permet de lancer des idées vers des jeunes. Mais ce qui m'intéresse, c'est de dialoguer. Ce sont donc les commentaires que vous y écrivez et les mails que vous m'envoyez, soit par “lui écrire”, soit directement, pour ceux auxquels je donne par la suite, mon adresse électronique. Et j'apprécie particulièrement certaines discussions avec des correspondant(e)s de vieille date, qui suivent mon blog depuis des mois.

    Alors Skyblog avait pour moi de gros inconvénients :
    - n'importe qui peut y accéder, pas besoin d'être inscrit et donc n'est là “qu'en passant”, sans envie particulière de discuter.
    - les commentaires sont pratiquement anonymes et ce n'est pas facile de correspondre avec celui qui l'a écrit. il n'y a pas de “lui écrire”.
    - on n'a aucun renseignement sur l'auteur du blog.
    - et j'avoue que la présentation et les possibilités de mise en page sur sky ne sont pas de mon goût.

    Alors j'ai été voir sur des sites moins connus et j'ai été séduit par cowblog

    - les possibilités de mise en page sont extraordinaires. il y en a même beaucoup trop, mais on n'est pas obligé de les utiliser toutes. On peut notamment mettre plusieurs images par article.
    - il y a des commentaires avec un espace important et un “lui écrire”.
    - le tagboard est une excellente idée originale
    - le classement par thèmes que l'on choisit, est très utile quand on veut consulter un blog.
    - le “profil est très bien conçu et on n'y met que ce que l'on veut.
    - même si je ne m'en sers pas beaucoup actuellement, l'album de photos est pratique.
    - la gestion est simple et complète; les catalogues existent.

    Et pour terminer une petite anecdote.
    Habituellement les équipes d'administrateurs et de gestionnaires techniques des sites sont tellement occupées qu'on ne peut jamais les joindre et elles ne sont pas toujours très “calées”.
    J'ai été très surpris agréablement par celle de cowblog
    Quand j'ai voulu remplir les données me concernant et notamment ma date de naissance, les possibilités s'arrêtaient en 1940 et je suis né en 1932.
    J'ai donc mis 1940, mais j'ai écrit à cow que, malgré moi, j'avais été obligé de mentir
    Je m'attendais à ce qu'ils ne me répondent pas et qu'ils ne s'occupent pas d'un “vieux singe”  (encore heureux qu'ils ne me traitent pas de “vieux con” comme cela m'est arrivé une fois !)
    Et bien pas du tout . J'ai reçu une très gentille réponse en 24 heures !!
    Et chose extraordinaire, ils me disaisent qu'ils n'avaient pas pensé que cow aurait intéressé une personne de mon âge, mais qu'ils en étaient très contents et que la liste des années de naissance avait été étendue jusqu'en 1930 !! J'zai pu ne plus mentir sur mon âge !!! LooL
    Donc sachez que l'équipe de cowblog est à votre écoute et qu'elle est rapide et super aimable
Bravo ! Je tenais à le dire.

    Le seul petit reproche (sans doute facile à corriger) que je fais à cowblog, c'est que l'on soit obligé de descendre en bas de page pour changer de page et qu'il n'y ait pas aussi, en haut de la page, la même possibilité.

    Quant aux “bloggeurs et bloggeuses” de COW :

    J'ai été très agréablement surpris de la qualité du français que vous utilisez en général. C'est tellement agréable de voir des textes clairs, bien écrits, et (presque) sans fautes d'orthographe !!
    SI je peux facilement admettre que “dsl” veut dire “désolé”, et que LooL est synonyme de “cela m'amuse” ou “je plaisante”, et il m'arrive de les employer parce que c'est plus court, j'avoue que lire le langage sms m'est encore plus pénible que lire de l'anglais et que je ne comprends pas pourquoi on dirai “mwa” au lieu de “moi”.
    Par contre certains petits cris du coeur de mes “guenons”, comme “uki”, me ravissent de joie (mais rassurez vous je ne leur donne pas pour cela un susucre !)

    Par contre je reproche à certain(e)s d'entre vous d'utiliser des couleurs de caractères “pastel” très claires”, qui, sur un fond blanc et avec un écran LCD, sont totalement illisibles. C'est dommage !
Utilisez SVP des couleurs plus foncées de caractères ou mettez un fond foncé sous les caractères clairs.

Vendredi 20 octobre 2006 à 18:00

Chevaux, âne, (gi) vache

    Un de mes correspondants me demande si je crois vraiment que l'amour ou une grande amitié peuvent rendre heureux.

    Alors, je lui propose cette image sur laquelle une simple caresse fait toucher le nirvana à mon ami "Nesquick".

    Ne croyez vous pas qu'il est heureux ?


Mardi 17 octobre 2006 à 15:35

Amour et peines de coeur

  

  Comme je l'ai dit dans mon précédent article, certain(e)s d'entre vous m'ont reproché de ne pas croire aux d'amours adolescentes, et de les juger éphémères.

 (Je signale au passage à ceux qui m'ont écrit, qu'amours, délices et orgues sont masculins au singulier et féminins au pluriel. Je sais, le français est compliqué, le SMS est plus simple !).

     Pas si facile que cela de vous prouver le contraire : j'ai bien deux exemples existant actuellement, mais ils seraient reconnus par certains de mes lecteurs. Alors je vais puiser dans mes souvenirs lointains, quand j'avais votre âge. (il y a 60 ans !!!)

     Au lycée, nous avions deux camarades, un garçon et une fille, qui avient deux ans de moins que la plupart dentre nous, et habitaient dans deux maisons voisines à deux kilomètres du lycée.
     Tous les jours nous les voyions venir et repartir ensemble, à pied, côte à côte, quelquefois la main dans la main. Ils s'asseyaient en classe, devant la même table, attentifs et studieux.
     Le soir ils allaient chez l'un ou chez l'autre, faire leurs devoirs et apprendre leurs leçons ensemble, puis chacun rentrait chez soi, recopier son brouillon.
 Les profs avaient trouvé étrange ce travail en commun (le travail en groupe n'avait alors pas la cote!), mais ils avaient fini par l'admettre. Le plus souvent, c'étaient les deux meilleurs élèves de la classe.
     Le jeudi ou le dimanche (à cette époque on travaillait mercredi et samedi toute la journée!), ils venaient souvent discuter avec nous ou surtout faire du sport au stade. Mais sans que rien ne les distingue des autres.

     On les voyait quelquefois, assis l'un près de l'autre, en train de lire un livre, ou d'écouter de la musique, la tête de la fille sur l'épaule du garçon, et lui la tenait par la taille.
     Mais nous ne les avons jamais vu s'embrasser autrement que sur les joues, et nous ne pouvions pas dire s'ils s'aimaient vraiment. La notion de “petit(e) ami(e) “ n'existait pas à cette époque, et on ne s'affichait pas auprès des copains.

     Un de nos copains avait bien essayé de faire un peu de gringue à la jeune ado, mais elle avait sorti de la doublure de sa robe, une fine aiguille de 15 cm de long; il n'avait pas insisté, et avait gardé ses mains dans ses poches.
     Une de nos copines avait tenté sa chance pour séduire le garçon, mais il lui avait gentiment et poliment dit qu'il “n'était pas intéressé” LooL

     Alors nous, comme d'ailleurs nos profs, nous les appellions les “jumeaux bambini”.

     Cela a duré trois ans.

     Et puis le troisième été, la jeune fille est morte en vacances, dans un accident.
     Mon camarade a été longtemps dans le cirage et un jour où j'essayais de le consoler, il m'a dit :
 “ nous pensions faire nos études d'ingénieurs ensemble, aller dans le même laboratoire faire de la recherche médicale; nous voulions construire une petite maison à la campagne, avoir trois enfants aux prénoms gaéliques, avoir un chien, un chat, élever des poules, des canards, des moutons et des chevaux, continuer à partager nos vies, jusqu'à ce qu'on soit très vieux, mais tout cela n'est plus maintenant qu'un beau rêve impossible.”
     
     Ce jour là, j'ai compris que même à notre âge d'ado, il pouvait exister autre chose que des amourettes.



Dimanche 15 octobre 2006 à 19:07

Amour et peines de coeur



    Deux de mes correspondants me disent, l'une dans un commentaire, et l'autre dans un mail : “tu ne crois pas au coup de foudre ?”
    Une autre correspondante me fait un autre reproche “ tu ne crois pas à un amour sincère et durable entre deux jeunes ados?”
  
     Je voudrais donc traiter ces deux problèmes, le premier dans les lignes qui suivent, le second dans le prochain article "Elle et Lui".


    Je n'ai jamais dit que le coup de foudre n'existait pas. J'y crois, mais je ne crois pas qu'il puisse, sauf exception, engendrer un amour durable.
    Je pense que le coup de foudre est avant tout une “attirance”, d'abord physique, ensuite sentimentale et ceci dans des conditions préalables particulières.

    Je pense que d'abord, il faut que les deux “protagonistes” soient en manque de tendresse, en manque d'amour.
    C'est le cas de bien des ados actuel(le)s, conditionné(e)s par les médias, qui rêvent de connaître l'amour et le (ou la) petit ami(e), comme, quand j'étais jeune, on rêvait de fumer sa première cigarette, de conduire une automobile ou de rencontrer Brigitte Bardot (c'étaient les” images” de la société de l'époque, véhiculées par les journaux, les romans et le cinéma, car les autres médias n'existaient pas).
    C'est encore plus vrai losqu'une jeune ado vient de se faire larguer par son petit ami, parce qu'elle a tout à coup un grand vide sentimental et de tendresse.
Le cerveau a horreur du vide. Il pousse donc à remplacer le fautif rapidement, en l'occurrence le petit ami.

    Ensuite, il suffit d'être “réceptif” .  
    Ma “guenon” rencontre un beau petit “babouin” qui a une belle gueule, qui baratine bien, qui est drôle, qui est tendre et lui prend gentiment la main.
    Lui se dit qu'après tout, elle est mignonne, et qu'il aimerait bien avoir une petite amie.
    Alors elle se croit amoureuse de lui, leurs baisers sont doux et nous voilà partis pour l'amour (croit on, moi je dirai plutôt l'amourette ou l'aventure).

    Qu'est ce qui garantit que le garçon (ou la fille après tout, les “mantes religieuses”, cela existe), est sérieux et n'est pas un coureur de jupon (ou une “mangeuse de babouins”)? Rien, on ne se connait pas.

    Mais supposons qu'ils soient tous les deux sérieux, ils ne savent rien de leurs goûts, de leurs “valeurs” et il découvrirons peut être que ceux ou celles ci divergent.
    Beaucoup de mes correspondantes me disent qu'elles se sont aperçues trop tard, que le garçon n'avait pas du tout la “conception de l'amour” qu'elle espérait.
    Enfin même si les goûts et une partie des valeurs ne s'opposent pas (coup de chance !), les personnalités s'accorderont elles.?
    Je vous ai dit dans des articles précédents que l'entente est difficile entre un extraverti, qui veut toujours être en groupe, et une introvertie, qui voudrait être seule avec lui, (ou vice-versa).
    Encore plus difficile l'entente entre celui qui privilégie la “prise d'information”, ne se décide jamais et ne veut pas faire de projet , est toujours en retard et assez pagailleux et l'autre qui privilégie la décision et le jugement, et qui, méticuleux et ordonné, plutôt en avance qu'en retard, veut maîtriser l'avenir et les événements, en réfléchissant d'avance aux solutions possibles.
    A un moindre titre l'esprit logique et l'esprit sentimental, le global tourné vers l'avenir et le sensitif qui ne vit qu'au présent, ont souvent des aspirations différentes.
    Et celle à la sensibilité affective immédiate exacerbée aura du mal à comprendre celui qui, peu sensible, est avant tout objectif et regarde les faits.

    Bref vous l'avez compris, on a plus de chances de bien s'entendre si on a des préférences cérébrales voisines.

    Pour moi, c'est là le fond du problème, l'amour peut naître brutalement, par coup de foudre, mais il ne s'entretiendra que si l'on s'entend, si on a des points communs, des pensées communes, des activités communes et des sentiments communs.
    Sinon c'est la divergence et la rupture.

    
    Et pour bien connaître l'autre, il faut au moins quelques mois (et encore!!!).

    Alors qu'en pensez vous ?

Samedi 14 octobre 2006 à 18:45

Amour et peines de coeur


   

    J'avais en septembre 2005 déjà parlé des "coureurs de jupons" et un garçon m'avait écrit  “tu critiques beaucoup les garçons et je me reconnais dans ton article, mais pourtant, je suis sincère  ! ”
     Comme ce jeune n'a pas de blog et que vous ne pourrez le reconnaître, je lui ai demandé l'autorisation de parler de son problème.
    Son histoire, je vais donc vous la répéter dans les lignes qui suivent :

       Nouvelle histoire de Dom Juan

     Je vais l'appeler Juan. Il a une quinzaine d'années.
     C'est un grand séducteur, il est d'abord très mignon physiquement, pas timide du tout, a un baratin à toute épreuve et est très gentil et patient en toute circonstances.
Bref un charmeur aussi bien vis à vis des adultes que des jeunes, garçons ou filles. Très extraverti, bout-en train, avec pas mal d'humour, il fait le bonheur des réunions avec les copains.
     Bien sûr toutes les filles le trouvent “fooormidable”.

     Alors il lui arrive de s'intéresser à une copine et il se croit amoureux à chaque fois : il est tout à fait sincère, et il ne court qu'un fille à la fois.
     Il est capable de lui "faire la cour" pendant un ou deux mois, de ne regarder qu'elle, d'être vraiment très gentil, aux petits soins, et même de se montrer jaloux.
     Comment une fille pourrait résister !!!

     Quand elle est devenue sa petite amie, cela est merveilleux pendant un mois pour eux deux, puis Juan, lui, trouve tout à coup beaucoup moins d'attrait à son amie, son amour faiblit.    
     En général cela dure rarement plus d'un mois encore et, si la jeune ado pleure, alors il est d'autant plus pressé d'en finir

     Et le cycle recommence.

     Je suis embarrassé par ce cas très particulier.
     Je n'ose qualifier Juan de “coureur de jupons”, car il ne se vante jamais de ses conquêtes et c'est vrai lorsqu'il dit qu'il est sincère.
     Je ne dirai cependant pas que c'est un garçon sérieux, car j'ai eu aussi pour correspondantes certaines de ses ex-petites amies, quand il a rompu, et elles ne le considèrent pas ainsi.
     Je crois qu'effectivement il est trop jeune pour éprouver un sentiment d'amour durable et prend pour tel, une simple attirance.
     Ce que je lui reproche essentiellement, c'est sa désinvolture et un peu de cynisme, lorsqu'il rompt avec son amie, car il ne se préoccupe pas assez du chagrin qu'il va provoquer.
 Il le sait d'ailleurs, car je le lui ai souvent reproché !
    Et il devrait l'avertir qu'il n'est pas à son premier amour, mais au 34 ème !!! (je n'ai pas compté à vrai dire !! LooL)

     Alors vous, qu'en pensez vous?


Samedi 14 octobre 2006 à 18:35

Amour et peines de coeur


  

     Mes derniers articles sur Cow et Tchatche blogs,m'ont valu quelques mails un peu critiques, de jeunes correspondantes qui me disent (contrairement à de jeunes correspondant qui me reprochent le contraire), que les jeunes garçons sont des êtres immondes, que je ménage beaucoup trop, et qui les ont fait cruellement souffrir. Ils ne songent qu'à courir après les jeunes filles en se faisant passer pour des “princes charmants” alors que ce ne sont que des “brutes assoiffées de sexe” (je reprend le terme d'une d'un de ces mails).


    Je sais qu'effectivement cette situation existe, mais je ne voudrais pas la généraliser et par ailleurs, il me semble qu'il y a diverses distinctions à faire et des nuances à apporter à ce jugement, sans doute véridique, mais assez sévère.

    C'est vrai, il y a des garçons qui ne pensent qu'à courir après les filles, à aller d'une conquête à l'autre, et qui ne se soucient pas de leurs sentiments, ni des peines q'ils risquent de causer.
    Effectivement, ils ne les aiment pas le moins du monde et leur souci n'est pas d'être amoureux, ni même de susciter un amour sincère qui les embarasserait ensuite

    Cela a toujours existé. C'était déjà vrai quand j'étais jeune. Mais à l'époque les moeurs étaient pus rigides, il n'y avait pas la pilule, avoir des préservatifs relevait de la course à l'échalotte, et le sexe était donc une préoccupation moins courante. Les médias n'existaient pratiquement pas et ne nous bourraient donc pas le crâne d'idées préconçues; les garçons et les filles étaient sans doute un peu plus sage.
    Les coureurs de jupons étaient donc simplement plus âgés qu'aujourd'hui et les filles  les écoutaient rarement avant d'avoir 19 ou 20 ans.

    La motivation de ces garçons probalement assez égoïstes et peu sentimentaux : faire la conquête du plus grand nombre de “victimes” possible, par goût de la conquête, pour croire à leur “virilité” et en général surtout pour s'en vanter auprès des copains (mâles de préférence) et à l'occasion paraître  très “Casanova” auprès des filles (du moins celles que cela ne fait pas fuir).
    J'en ai renconté de deux sortes :
        - ceux qui, comme le décrit une de mes correspondantes, sont assez bestiaux, pas très intelligents et le terme de  “brutes assoiffées de sexe” peut souvent s'appliquer.
        - au contraire des garçons souvent intelligents, beau garçons, très beaux parleurs, très extravertis et charmeurs, suffisamment comédiens pour simuler le grand amour et prendre la fille dans ses filets, quitte a la quitter ensuite, dès qu'il a obtenu ce qu'il voulait.
    Ce sont eux les plus dangereux car ils plaisent en général et gare à celles qui croient au coup de foudre! C'est la peine de coeur assurée.
    Ce que je reproche à ces garçons, ce n'est pas d'être coureurs, c'est de ne pas être sincères, de ne pas annoncer la couleur avant de jouer.
    Si la fille savait à quoi s'en tenir, elle n'irait souvent pas plus loin, et si elle persistait, elle n'aurait alors qu'à s'en prendre à elle même ensuite.
    Mais évidemment la plupart de ces garçons ne tiennent pas à ainsi saboter leurs tentatives de conquêtes.
    J'en connais cependant qui sont honnêtes et previennent qu'ils ne cherchent qu'une avneture temporaire, agréable et sans suite.

    Mais je dois dire que je connais aussi des filles qui ont la même attitude et épinglent sans vergogne les garçons à leur palmarès, et les laissent ensuite tomber comme de vieilles chaussettes !: je les appelle des “mantes religieuses”. Cela a été nouveau pour moi, car je n'en avais jamais connu étant jeune.

    Par contre il y a une autre espèce de garçons, assez difficile à comprendre.
Ils se comportent un peu comme des coureurs de jupons, mais à un rythme moindre, et créent aussi souvent des peines de coeur.
    Mais la différence est qu'ils sont sincères et se croient à chaque fois, vraiment amoureux. Je pense que c'est une forme d'instabilité, mais aussi de besoin de conquête, pas forcément d'en parler aux copains, mais de se prouver à eux même qu'ils peuvent plaire.
    Je pense qu'ils ont souvent aussi un “déficit” de tendresse.
    Dans une deuxième partie de l'article, je vais vous décrire son cas : l'histoire de “Don Juan”

    Et puis,il y a des garçons sérieux et gentils, mais malgré cela, comme je l'ai expliqué dans mes précédents articles, leurs amours sont souvent éphémères.

    Enfin, j'ai connu aussi quelques cas d'amours durables, entre jeunes ados.


    Que pensez vous de ces types de garçons: ressemblent ils à vos copains?

Mercredi 11 octobre 2006 à 15:15

Souris écureuils marmotte


    Je discutais avec une de mes lectrices de cowblog, d'un petit rouge-gorge qui vient la voir dans son jardin et d'un autre qui, en Bretagne, vient se percher sur le guidon de ma tondeuse quand je coupe l'herbe et que cela lui permet de chercher des insectes pour manger, lui et sa famille.
    Je n'ai pas pu malheureusement le photographier.

     Là bas, c'est la campagne, et des lapins et des écureuils viennent nous voir, plus une famille de hérissons qui a déambulé toutes les nuits, et faisait aboyer la chienne.

 Des pigeons qui marchent bruyamment le matin dans les gouttières du toit.
  Pas pratique pour dormir.    

   



 L'écureuil n'est pas content quand je fais un barbe-cue (cela l'enfume un peu). Alors il me balance des pommes de pin sur la tête pour que j'aille ailleurs, et qu'il puisse descendre de son arbre. Il vise assez bien et maintenant je regarde s'il est là avant de m'installer.


   Lui aussi il est curieux et regarde si je suis toujours là avant de venir sur l'herbe.

 






 Il aime bien également manger les petites dattes du palmier ou une pomme de pin. Malheureusement sur cette photo, il était à contre jour sur le pin du voisin, et il n'a pas daigné changer de place, malgré mes prières.
    Lui, les médias le laissent indifférent.







Dimanche 8 octobre 2006 à 16:32

Amour et peines de coeur



    Plusieurs garçons m'ont écrit sur <sortir.tchatcheblog.com> pour me dire que cela leur arrivait aussi de se faire larguer par des filles, après les vacances.
    Je n'en doute pas; mais je l'avais dit dans mon article : les garçons en parlent peu et je ne peux parler que de ce que j'ai constaté et si je me mets à parler de ce que je ne connais pas, je dirai n'importe quoi.
    Moralité : garçons racontez moi les malheurs que vous font ces vilaines filles !! LooL.

    Je crois cependant qu'il y a plus de garçons qui larguent des filles que l'inverse. Cela tient à mon avis, au fait que les garçons et les filles à vos âges d'adolescents et de jeunes, n'ont pas la même réaction vis à vis de l'amour et du “rôle” du petit ami et de la petite amie.

    Une de mes correspondantes de cowblog (http://x-jade.dreams-x.cowblog.fr/)  m'écrivait le commentaire suivant (je vous le copie, cela vous épargnera sa recherche dans mon blog) :

    “la mentalité des garçons de 13 à 20 ans est bien différente de celle des filles au même âge...
Un garçon de cet âge aime être avec ses amis et avoir sa liberté (pouvoir embêter les filles sans avoir droit à une crise de jalousie juste après, pouvoir aller au cinéma avec ses amis sans être destiné à des questions comme " Y avait il des filles? Avec qui étais-tu?").
Mais à cet âge là, les garçons ont quand même un point en commun avec les filles... Ils peuvent très bien s'attacher à une personne en particulier.
    Les filles du même âge s'imaginent par contre qu'avoir un petit ami c'est être sans arrêt avec lui, c'est pouvoir parader devant ses amies en montrant "c'est le mien"...
    C'est normal que les histoires de coeur adolescentes se terminent un jour, et particulièrement en vacances ou à la rentrée, les raisons sont d'ailleurs souvent celles que tu expliques dans ton article.”


    Je suis d'accord avec elle, mais je crois tout de même que les garçons aiment bien aussi se vanter de leurs conquêtes auprès de leurs copains, et que les filles sont plus sentimentales et croient davantage au grand amour (et le recherchent davantage).
    Je crois que Jade a raison : les filles (en moyenne, je ne généralise pas!) tiennent plus à leur petit ami que l'inverse et elles sont plus possessives et donc plus jalouses. Et cela ne plaît pas aux garçons (dont certains sont très jaloux aussi, mais en général quand ils sont plus âgés!).

    Je pense qu'un garçon (le plus souvent), n'a pas la même intensité d'amour qu'une fille et qu'il aspire plus à une relation qu'à une communion.
    Il est perturbé, comme tout jeune, par le problème de sortir de son cocon, de se séparer de ses parents, d'acquérir son indépendance de décision et financière, donc un emploi, le meilleur possible.
    Il découvre tout à coup, dans un voyage qui le coupe quelques semaines de l'être aimé, que cet amour va à l'encontre de cette prise d'indépendance, de sa liberté, et inconsciemment son amour diminue; il veut simplement rester “ami”, sans engagement.
    En fait jusqu'à souvent un âge avancé (plus de 25 ans), les garçons considèrent que, pour pouvoir se rendre indépendants de leur famille, faire des études, acquérir un métier et voyager, donc s'établir et vivre sa vie, il est indispensable d'être “célibataire”. (Je ne parle pas du mariage, mais du “fil à la patte”).
    Alors ceux qui ont cédé au charme d'une petite amie, surtout s'ils n'ont pas encore un peu d'expérience, certes l'aiment beaucoup au départ et c'est réciproque. Mais leur amour stagne alors que celui de la petite amie s'emballe, qu'elle pense au durable, à l'avenir et devient possessive, crée des contraintes de présence, de communication de “penser à elle souvent”, de la caliner et la consoler.
    C'est plaisant au début, puis le besoin de liberté se manifeste, l'amour décline, en apparence sans raison car le couple s'entend bien, et la rupture survient presque sans crier gare et sans que la fille se soit aperçue de cet engrenage.
    
     En fait, la fille a “trop aimé”, et c'est pour cela qu'elle souffre. Ce ne sont pas ses qualités qui sont en cause, c'est la société actuelle.
    Je n'ai aucune recette pour éviter de tels drames, si ce n'est de ne pas tomber amoureuse trop vite sur une simple attirance, de chercher d'abord à bien connaître le garçon et d'essayer que les deux amours croissent au même rythme et que l'un n'aime pas beaucoup plus que l'autre..

    Dans mon prochain article j'essaierai de savoir s'il y a une raison profonde à cette différence “garçon-fille”.
Pourtant les cerveaux d'une homme et d'une femme sont très peu différents.

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lancien

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