Mercredi 6 décembre 2006 à 15:14

Inné et acquis



    Pour en revenir aux casseurs, aux délinquants, si leurs parents ne leur ont donné aucune règle, si malheureusement au chômage ces parents n'ont pu ni leur donner une vie correcte, ni même leur donner un exemple suffisant, s'ils les ont laissé aquérir n'importe quel apprentissage au contact de copains plus ou moins voyous, s'ils leur ont laissé sécher l'école, s'ils en ont perdu le contrôle lorsqu'ils sont devenus ados, ces jeunes n'ont effectivement aucune des règles morales qui sont les vôtres (et les miennes ) et ne respectent ni leur environnement ni même les autres humains. Au contraire, ils ont appris une "morale" néfaste et contraire à la nôtre : celle de leurs copains voyous.

    De plus ils n'ont plus rien à espérer, car ils n'ont pas développé leur intelligence, ne savent rien faire, et sont voués au chômage.

    Je ne cherche pas à excuser leurs gestes, la violence n'est jamais une solution et encore moins si elle touche d'autres humains; je suis donc d'accord sur le fait qu'il faut remettre de l'ordre et punir ceux qui font de telles horreurs, mais je crois qu'il faut quand même chercher à comprendre et à bien mesurer les responsabilités.
    Car il y en a parmi eux qui entraînent les autres et ceux là doivent être punis plus sévèrement. Il y a parmi eux des trafiquants, des délinquants, qui font du traffic de drogue, d'objets volés, et d'exactions de toutes sortes et qui ne veulent pas que la police vienne mettre le nez dans leurs affaires. Ceux là aussi il faudrait les mettre hors d'état de nuire.
    Mais il y a aussi des très jeunes, probablement pas très intelligent, à qui on n'a donné aucune “formation morale et civique” et qui, entraînés par les autres, trouvent très amusant de faire des bêtises.
Certes il faut qu'ils soient punis, mais ce n'est pas entièrement leur faute et il faudrait surtout leur apprendre à se comporter autrement.
    Il y a ausi des “provocateurs”, qui sont là, payés par on ne sait qui, pour mettre le “feu aux poudres” et entraîner les irresponsables dans une spirale de viiolence.

    On traite souvent tous les délinquants d'anormaux, mais ils ne sont pas nés comme cela (sauf malformation du cerveau, ce qui est rare) la société et leur famille sont responsables de ne pas avoir su les rendre intelligents.
    Ils n'avaient peut être pas l'aptitude de génies, mais tout homme a un minimum de potentiel d'intelligence, et les génies font aussi des âneries parfois !  Il y a aussi les jeunes (et les adultes) qui croient aux voyantes, aux mages, au satanisme et autres absurdités au plan scientifique ... et qui sont les mêmes qui se laissent prendre par des escrocs.

    L'homme ne sait pas de lui même ce qui est bien ou mal, si on lui a pas appris , soit certaines règles, soit par l'exemple, ses lectures, sa réflexion, à apprendre et à définir ce qui est bien et mal, sans que cela s'oppose trop à la morale de son voisin.
    Je ne dirai pas qu'il y a “un bien et un mal” unique. Je ne veux pas mettre en cause les morales des diverses religions.
    Et j'ai discuté (dons mes déplacements pour mon travail), avec des personnes de pays, soit chinois ou japonais, soit arabes, voire même avec les américains et j'ai constaté que les morales (ce qui est bien ou mal) étaient très différentes des nôtres et entre elles.
Même le “prix de la vie humaine”.
    Les gens de la rue ne préfèrent pas le mal. On ne leur a pas appris ce qui était le bien et c'est pour cela qu'ils sont dans la rue à faire des âneries.
    Et pour les délinquants c'est souvent la même chose.

Mercredi 6 décembre 2006 à 8:57

Chats

Pour vous reposer des articles sérieux une photo de SIRGA, qui vient voir ce qu'il y a dans mon blog et qui est tout étonnée que vous l'ayez ouvert en même temps qu'elle.!  (photo prise par ma petite fille)



Samedi 2 décembre 2006 à 19:45

Adolescence



  “ Personne ne me comprend !”. C'est ce que me disent presque toutes les ados avec lesquelles je corresponds.

     Mais je constate que vous même ne vous comprenez pas non plus; vous n'assimilez pas ce changement qui intervient rapidement en vous, les filles encore plus que les garçons. Pourquoi?

     Il est certain que l'adolescence est une périiode de contestation où parents et enfants divergent tout à coup et se frottent parfois énergiquement le museau, ce qui crée malentendus, voire conflits et quelquefois des drames, auquels parfois vous me mêlez.
     “Conflit de générations” dit on; je n'y crois pas trop, car finalement, je me sens très proche de certaines d'entre vous et pourtant je ne pense pas encore être en train de “retomber en enfance”. LooL

     De nombreux adeptes de Freud et de son école, vous diront que cela est la faute des hormones, et que la puberté déclenche de tels bouleversements
     Pourtant ce n'est pas l'avis des neurobiologistes et de la science moderne.
     Bien sûr la puberté transforme votre corps , surtout chez les filles, et cela a un impact psychologique. Vous êtes plus ou moins satisfaites de ces transformations et le plus souvent vous trouvez que vous êtes trop maigre ou trop grosse, trop petite ou trop grande, avec une poitrine trop frèle ou trop volumineuse, etc... Cela passera en grande partie quand votre corps aura atteint sa plénitude d'adulte et que vous vous y serez habituée.
     Bien sur les hormones, qui vont devenir partie prenante de l'organisme, engendrent l'apparition du désir et des comportements nouveaux, et un intérêt différent, notamment pour les personnes du sexe opposé.
     Mais aujourd'hui, au temps des CD, DVD, d'internet et du téléphone portable, le conditionnement médiatique et le souci de l'opinion des copains ont probablement plus d'influence  sur vos comportements amoureux que les hormones.

     Alors que nous disent les neurobiologistes sur les transformations de l'adolescence ?
     Ils constatent en fait une évolution profonde du cerveau qui conduit à la situation d'adulte. (enfin pour la plupart d'entre vous), évolution qui est physiologique, mais favorisée évfidemment par l'instruction et le développement de votre culture.
     Alors que votre cerveau a acquis sa taille normale, des structures essentielles subissent des transformations fondamentales, certaines acquièrent de nouveaux développements, alors que d'autres régressent en apparence,mais pour acquérir une nouvelle efficacité.
     C'est ce que je vais essayer de vous expliquer dans l'article suivant.



Samedi 2 décembre 2006 à 19:42

Adolescence



Une première transformation essentielle est une diminution importante du réseau neuronal du “système de récompense”, qui perd environ un tiers de ses neurones qui utilisent la dopamine comme neurotransmetteur.

     Ce système intervient dans deux fonctions importantes :
     - l'apprentissage de l'enfant à la vie, car c'est ce système qui permet parmi les nombreux essais que fait l'enfant, de reconnaître ceux qui ont le plus d'efficacité et doivent être sélectionnés, comme conduite habituelle.
     - la génèse des sentiments du plaisir : non seulement il permet de ressentir du bien-être, mais il vous incite à rechercher des actes qui vous apportent de la satisfaction.

     Cette diminution entraîne des changements importants de comportement de l'adolescent : il boude les plaisirs de son enfance, il s'ennuie et se désintresse de ses occupations jusque là prisées. Il s'éloigne de ses parents, dont il ressent moins le besoin. L'effort pour apprendre des choses nouvelles lui est plus pénible, l'apprentissage devenant moins naturel et facile.Pour beaucoup d'entre vous, l'apparition de cet ennui est synonyme de tristesse.
     A noter aussi que cette diminution du nombre de neurones dopaminergiques rend les adolescents particulièrement vulnérables aux drogues et aux conséquences néfastes de celles ci.

     Mais parallèlement se produit un développement des réseaux du cortex frontal. La capacité d'abstraction augmente, favorisée par les travaux scolaires, la capacité de jugement et de contrôle de soi de développe, les centres permettant de se projeter dans l'avenir et d'évaluer les conséquences de ses actes, acquièrent peu à peu un plus grand développement au fur et à mesure que l'adolescent va expérimenter de nouveaux comportements.
 Cependant ce développement est lent et pendant une période plus ou moins longue, l'adolescent présentera un “goût du risque” anormalement élevé, qui l'attirera vers des situations nouvelles, mais représentera pour lui un certain danger. Aux parents de veiller à ce que cela ne lui nuise pas.
     Les adolescents vont essayer d'accumuler les expériences et les enseignements qui feront d'eux des adultes indépendants. Mais pour cela, il leur faut peu à peu quitter la protection du cocon familial. Sans cet ennui latent et ce goût du risque accru, bon nombre d'adolescents n'oseraient pas quitter cet environnement sécuritaire.
     Les réseaux des lobes frontaux, sièges de la pensée, de la logique, du contrôle de nos actes n'atteindront leur maturité que vers une vingtaine d'années, voire même 30 ans pour certains.
     D'ailleurs les jeunes, qui jusque là, n'utilisaient habituellement que leur préférences innées commencent à s'essayer à utiliser les fonctions cérébrales non préférées. Je consacrerai un article à cet aspect.

     La troisième transformation est un remodelage des connexions entre neurones, du nombre et de la qualité de connexion de leurs synapses.
     En fait le nombre de connexions augmentent dans le cerveau jusqu'à l'adolescence et sont en surnombre, puis elles diminuent ensuite.
 Parallèlement les axones (ces prolongements qui conduisent l'influx nerveux ) s'entourent d'une gaine isolante blanche, la “myéline” et de ce fait, la vitesse de transmission de l'influx nerveaux augmente considéralement. (elle est multipliée par 100). Les circuits nerveux sont donc beaucoup plus efficaces.

     Au début de l'adolescence cette amélioration concerne surtout tous les circuits sensoriels,  car durant cette période le jeune va grandir en taille et en force et le système nerveux et le cerveau doivent faire face à cette transformation, pour garder la maîtrise des mouvements et des actions.

     Puis les centres du langage répartis dans les deux hémisphères cérébraux, communiquent mieux entre eux, augmentant ainsi les capacités linguistiques et d'expression des adolescents.

     Enfin le développement de la partie frontale du cerveau, siège des capacités intellectuelles, va se poursuivre jusque vers la trentaine, augmentant les capacités de la mémoire, les facultés de décision, les capacités d'abstraction, de déduction, de synthèse et de généralisation, le maniement de nouveaux concepts.
     Les adolescents sont davantage aptes à recevoir instruction et culture, découvrent des domaines nouveaux et commencent à former leurs propres opinions.

     L'ultime étape est la réorganisationd'une petite aire du cerveau frontal, au dessus des yeux,  qui régule les comportemlents sociaux.
 Ces modifications marquent la fin de l'adolescence, le jeune devient responsable, augmente son sens du comportement moral, perfectionne sa capacité de se mettre à la place des autres lors du déroulement des discussions et des négociations et du règlement des conflits.

     Finalement contrairement à ce que croient  la plupart des gens, l'adolescence n'est pas une crise, ni une révolution sexuelle due aux hormones, mais une transformation profonde de notre cerveau, qui nous fait entrer dans le monde des adultes
     L'instruction, le contact des autres favorise cette évolution, qui, si elle n'avait pas lieu, nous ferait rester éternellement un enfant.



Samedi 25 novembre 2006 à 16:30

Le bonheur



 Une de mes correspondante de Tchatcheblog, férue de philosophie pose dans son dernier article, une question qui me parait intéressante et que je voudrais essayer de commenter
:

 “Peut-être que le bonheur, ça se mérite !! La condition du bonheur serait-elle d'avoir souffert ?…”
 
     Dans la philosophie chinoise, on ne peut concevoir une seule chose. Il faut appréhender à la fois une chose et son contraire.
     Alors peut on apprécier vraiment le beau temps et le soleil si l'on n'a pas connu l'orage, la pluie et la tempête.?
     Il y a évidement quelques personnes un peu spéciales : j'ai connu le commandant d'un navire, qui était heureux quand il y avait tempête parce “qu'après cela ne pourrait être que mieux” et qui était malheureux quand le temps était superbe, parce que ce serait ensuite “moins bien”

     J'ai le souvenir lorsque je faisais mes études d'ingénieur, d'avoir fait un stage ouvrier, très dur dans des ponts roulants, au dessus de fours d'une aciérie, et j'avais voulu être logé avec les manoeuvres émigrés dans une cité dortoir. Non seulement j'ai appris ce qu'était une véritable “chaleur humaine”, mais toute ma vie d'ingénieur, j'ai été heureux de mon métier qui m'épargnait un travail aussi pénible que ceux que j'avais un peu connus pendant deux mois.

     Curieusement, quand j'étais enfant, au lendemain de la guerre, où nous n'avions plus grand chose, nous étions probablement plus heureux que mes petits-enfants, qui ont presque tout ce qu'ils désirent.

     La grande souffrance n'est pas souhaitable certes, mais je crois qu'avoir été témoin d'un peu de difficultés et de souffrance fait qu'on est beaucoup plus sensible aux petits bonheurs de tous les jours qui font la joie de la vie.
     
     Ma correspondante a raison : le bonheur, ça se mérite.

     Quand nous souffrons, il ne faut pas se lamenter, se complaire dans notre malheur, il faut avoir d'abord la volonté de remonter la pente, de faire des efforts pour cela.
     Il faut aussi analyser notre situation : y a t'il vraiment autant de raisons pour que nous soyons aussi malheureux et quel est notre avenir ? Est il aussi sombre que cela si nous essayons de réagir?
     Il faut enfin regarder autour de nous : n'y a t'il pas beaucoup plus malheureux que nous, et des gens bien plus désespérés, qui pourtant essaient de survivre et de remonter la pente.?

     Depuis deux ans que j'essaie d'aider certain(e)s d'entre vous, j'ai vu très souvent des jeunes qui, à force de courage et de volonté, sont sortis du précipice et ont maintenant trouvé au moins une partie du bonheur.
     Alors cela est possible de le mériter ce bonheur !

Samedi 25 novembre 2006 à 16:19

Tristesse, désespoir



Je vous ai expliqué dans les six articles précédents, pourquoi nous n'étions pas tous égaux devant le stress et la tristesse, certains y étant plus sensibles, plus sujets que d'autres.

     Certaines de vos préférences cérébrales peuvent vous rendre plus vulnérables :
     - si vous êtes naturellement pessimiste,
     - si vous êtes inquiet face aux événements inattendus, qui vous déstabiliseront plus facilement,
     - si vous avez tendance à avoir remords et regrets.
     - si vous n'avez pas confiance en vous et vous vous sentez inutile.
     - si votre cortex a du mal à maîtriser les écarts de votre cerveau émotionnel.

     Il faut alors, pour remonter la pente, essayer de “cultiver” la préférence opposée, au besoin en vous faisant aider par un (e) ami(e).

     Ce n'est pas une tâche facile et simple.
     Vous n'y arriverez que si vous avez la volonté de le faire, de vous en sortir
     Ce n'est pas immédiat non plus : il faut accepter que le temps passe, effaçant un peu le malheur, et donnant la possibilité de réfléchir, de lutter contre ses préférences.
     Donc il faut accepter d'être patient.

     Alors vous accepterez les situations telles qu'elles sont et d'être ce que vous êtes. Vous arriverez à une certaine sérénité, à une certaine  philosophie, à une certaine “sagesse”.

 Comme le disait une de mes "guenons"
(qui, ayant 20 ans, est donc plus adulte), dans un commentaire sur mon autre blog http://sortir.tchatcheblog.com :

 “j'accepte ce qui est acceptable si j'ai fait une erreur, au lieu de regretter mes actes, je les accepte tels quels, car de toute manière je ne pourrais plus changer les choses maintenant. Je crois que lorsqu'on comprend nos erreurs, on peut les accepter et une fois qu'elles sont acceptées, on peut mieux vivre.

 En tout cas c'est ce qui se passe pour moi, depuis que j'ai décidé d'accepter mes erreurs, je vis bien mieux.”

 Mais, comme le disait aussi une autre corresponfdante dans un autre commentaire :

 “Le meilleur moyen d'être heureux est d'aimer la vie et tous les bonheurs qu'elle nous offre”


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Samedi 25 novembre 2006 à 16:03

Tristesse, désespoir



Cinquième sous-préférence cérébrale : lorsque votre problème affectif vous préoccupe, vous ronge, le retour au rationnel, à l'objectivité, au raisonnement, est il  rapide, spontané ou au contraire, lent et difficile ?


     J'ai souvent constaté que certaines de mes correspondantes, pourtant habituellement plutôt rationnelles, n'arrivaient pas à se sortir de crises passagères de tristesse, surtout le soir avant de dormir, et “broyaient du noir” pendant des heures, leur angoisse allant croissante, et leurs problèmes devenant une obsession de plus en plus énorme.

     C'est un phénomène explicable.
     Il y a dans notre cerveau émotionnel, sous le cortex, un grand nombre de centres qui sont plus particulièrement concernés par les sentiments et les émotions. Entre ces centres les informations sentimentales circulent, “tournent en rond”, entretenant nos “états d'âme”.

     Habituellement des informations remontent à notre cortex, centre de la réflexion, qui corrige les informations du cerveau émotionnel et tempère ses décisions et ses réactions. Cette remontée d'information se fait par des voies nerveuses spécifiques et notamment par l'intermédiaire de deux “mémoires tampons” l'une pour les informations analytiques, ayant surtout le langage comme support, et l'autre pour les informations globales, notamment images et schémas.
     Cette intervention du cortex empêche le cerveau affectif de nous submerger avec ses émotions et de ne plus penser qu'à elles.

     Mais il peut arriver que pour des raisons diverses : (signaux inconscients du cerveau émotionnel,  fatigue ou déficit en neurotransmetteurs et notament en dopamine, trop grande quantité de signaux émotionnels qui saturent les canaux de remontée), cette intervention de notre cortex raisonnable ne se fait plus.
     Le cerveau émotionnel nous submerge alors pendant de longues minutes et ce peut être la “crise”.
     C'est une des raisons de désespoirs temporaires, de crises de larmes, voire de crises nerveuses

     Que faire alors pour en sortir ou même si possible, pour ne pas en arriver là ?

     Le seul moyen est de forcer son cortex à reprendre le contrôle de vos sentiments.
     Il faut donc essayer de vous interroger “logiquement, rationnellement” sur la nature de votre angoisse, sur ses véritables raisons, "est elle aussi catastrophique que vous le pensez, n'y a t'il pas bien pire ? comment arriver à remonter la pente.?"
     Il faut ensuite se forcer à penser à autre chose, à des problèmes non pas sentimentaux, mais à des problèmes logiques, vos problèmes de maths, de physique, de philo, bref forcer votre cortex à refaire surface, à venir réfléchir à nouveau, et à mettre à l'écart votre cerveau émotionnel pour un temps.

     C'est quelquefois très difficile d'arriver à cela soi-même et il faut alors faire appel à une autre personne dont le rôle sera de vous poser des questions “raisonnables” et de vous forcer à y répondre, brisant ainsi l'emprise de votre cerveau émotionnel, pour rendre la main à votre être raisonnable, qui pense et réfléchit..



Samedi 25 novembre 2006 à 15:56

Tristesse, désespoir




Quatrième sous-préférence cérébrale : Avez vous confiance en vous : êtes vous “assuré(e)” ou “inquiet(e)” ?


     Vous avez sûrement remarqué que certaines personnes ont un aplomb formidable, toujours sûrs d'eux, quelquefois même à l'excès, ce qui parfois entraîne des échecs.
     Mais à l'inverse certain(e)s d'entre nous sont toujours sûr(e)s de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur, d'être nul(le)s.
     C'est le meilleur moyen d'avoir des problèmes et d'être perpétuellement inquiet(e)s.    

     Celui qui est peu sûr de lui, craintif, vite découragé et qui se trouve maints défauts, finit par se considérer comme peu sympatique et croire qu'il ne sera jamais accepté, jamais aimé par les autres et d'autre part qu'il échouera dans toutes ses entreprises.
     Si l'on se croit incapable d'être utile à autrui, on imaginera mal ce qu'on peut apporter, ce que l'on peut réussir.        
     Sans être pour cela narcissique, pour avoir confaince en autrui, il faut d'abord avoir confiance en soi; il faut s'estimer un minimum soi-même pour espérer être aimé
          Nous avons besoin de l'estime des autres, et les critiques nous enlèvent un peu plus notre confiance en nous..
     Et quelquefois, je me demande si certaines de “mes” ados ne se sentent pas “mal-aimées” parce qu'elles ne s'estiment pas assez elles-mêmes ??

     Alors que faire ?

     D'abord, au lieu d'être tout le temps inquiets, essayons de nous dire que tout ne va pas si mal que cela et de faire le compte de tous les bonheurs, de tous les instants et événements positifs de ces derniers temps.

     Et ne pas se répéter qu'on est nul(le) ou inutile.
     Faire le compte de toutes ses qualités, de ses atouts, de ce qu'on a déjà réussi, de ce qu'on pourrait encore réussir, avec un peu d'opiniâtreté et de travail.
     Penser à ce que l'on a fait pour d'autres, à ce qu'on a réalisé, aux choses utiles que l'on a faites.

     On peut aussi voir ses défauts, mais il ne faut pas se lamenter sur eux, mais examiner s'ils sont si catastrophiques que cela (ce n'est en général pas le cas), et essayer de se corriger, de s'améliorer.

     Ne pas trop se préoccuper de ce que les autres pensent de vous. Les méchantes langues crient toujours plus fort que ceux qui chantent vos louanges. Et surtout les autres ne vous connaissent pas, ne sont pas objectifs et il peut leur arriver de raconter n'importe quoi !
    Et puis les gens sont égoïstes. Vous croyez qu'ils vous regardent, qu'ils se préoccupent de ce que vous faites : en réalité ils ne pensent qu'à eux la plupart du temps.

     Il faut se dire qu'avec un minimum de savoir et d'éducation, beaucoup de volonté et énormément de travail, on arrive pratiquement à faire presque tout ce qu'on souhaite (sauf si on demande vraiment la lune), et c'est plus facile qu'on ne croit de réussir.

     Enfin rêvez, c'est une source de bonheur, et c'est la seule façon d'être imaginatifs.
     Mais au bout d'un moment, examinez rationnellement vos rêves et regardez la part qui est raisonnable, qui n'est pas utopique, qui est réaliste.
     Quand vous avez fait ce travail de raison, prenez la part réaliste de vos rêves et faites en un projet.
 Puis voyez comment vous pouvez le réaliser.
     Et fixez vous des objectifs ambitieux, quitte à les revoir si vraiment vous avez visé trop haut.
     Quand on s'est fixé un bon objectif, qu'on a réfléchi à la façon de l'atteindre, que l'on est enthousiaste et motivé, on a beaucoup plus confiance en soi et on est beaucoup moins inquiet.

     Parmi mes “petits oiseaux tombés du nid”, il y avait une jeune fille qui avait de gros problèmes et était assez désespérée, mais elle avait une grande volonté de remonter la pente.
     Au départ, elle était très inquiète. Puis elle a pris confiance en elle, elle s'est motivée, s'est fixé des buts, et rapidement, elle est sortie du tunnel et elle a réussi. Elle est bien plus sereine maintenant, mais il fallait le faire !
     
    Essayez de vaincre votre inquiétude, d'avoir confiance en vous, vous verrez que votre tristesse se dissipera en partie.  
 

Samedi 25 novembre 2006 à 15:47

Tristesse, désespoir




Troisième sous-préférence cérébrale : Après un gros problème, “tournez vous la page” ou êtes vous “bourrelé (e) de remords et de regrets” ?


     Lequel d'entre nous, après un échec ou un événements malheureux n'a pas dit : “ah si j'avais su !”
     Soit que l'on souhaiterait avoir agi d'une autre façon, c'est alors un remord (d'avoir agi ainsi), soit que l'on se reproche de n'avoir rien fait, d'avoir été inactif, de n'avoir pas osé agir, c'est alors un regret (de ne pas avoir agi).

     Nous avons des remords de nos erreurs actuelles. Ce sont des pensées “à chaud”, très intenses, mais qui s'atténuent au fur et à mesure que le temps passe.
     Nous regrettons nos faiblesses passées. Ces regrets s'effacent beaucoup moins et restent dans notre mémoire ou dans notre inconscient. Notre tristesse vient alors, de la certitude qu'il est impossible de remonter le temps, que nous n'aurons pas une “deuxième chance”. et du stress qui accompagne cette constatation. Les regrets culpabilisent plus en général que les remords.

      Les neurologues ont pu déterminer que ces sentiments prenaient naissance dans une région particulière de notre cortex frontal. Cela est curieux car le cortex frontal est en principe le siège des raisonnements et non des sentiments.
     Les personnes dont cette région est lésée, ont moins de remords et de regrets, mais on constate qu'elles se trompent beaucoup plus souvent et prennent rarement les bonnes décisions.
  En fait ce centre “anticipe en permanence les remords et regrets que risquent de nous causer nos décisions” et est donc chargé de minimiser les risques de remords et regrets et de guider ainsi nos choix. C'est donc bien un centre de “réflexion”.
     Evidement notre cerveau n'invente rien, et donc, pour qu'il puisse ainsi anticiper, il faut qu'il ait une certaine expérience et que nous ayons déja eu remords et regrets, qui sont donc “utiles”

     Il est donc nécessaire d'avoir des regrets, mais il faut savoir les maîtriser afin qu'ils ne se transforment pas en une peine insoutenable.
     Que faire pour cela?

     D'abord essayons de ne pas culpabiliser, de ne pas croire toujours que tout est de notre faute. Ne dramatisons pas non plus les situations et leurs conséquences. Ne faisons pas des montagnes avec des taupinières.
 D'où un premier" conseil, de lucidité: face aux événements, “n'oubliez jamais d'imaginer tout ce qui aurait pu se passer, et pas seulement ce qui aurait pu être mieux, mais aussi ce qui aurait pu être pire ! ”

     Beaucoup d'entre nous cherchent toujours à atteindre le meilleur résultat et à faire les meilleurs choix possibles, et ils sont globalement moins satisfaits de leur existence, et plus exposés aux remords et regrets.         
     D'où un deuxième conseil, de sagesse : “apprenez, dans divers domaines de votre quotidien, à renoncer à l'idéal, et à apprécier des résultats même modestes.”
          Cette attitude n'est pas une acceptation de la médiocrité, mais une recherche du juste milieu et du meilleur rapport entre coûts et bénéfices dans les actes quotidiens.

     Certaines personnes ont tendance à tout reporter au lendemain, l'habitude de subir, voire pire, de renoncer à agir. C'est une préférence de notre cerveau, qui poussée à l'extrème, nous incite à rassembler toujours plus d'information, sans passer à la décision et à l'action.
          Puisque les regrets liés à l'inaction sont les plus graves, et que l'inaction devient vite une habitude, on pourrait conseiller “dans le doute il faut toujours agir”
          Un tel conseil doit cependant être adapté : chez les personnes qui ont l'action facile, les regrets sont moins importants en cas d'échec lié à une action que si l'échec est lié à une inaction, mais c'est l'inverse chez les personnes hésitantes et inhibées, pour lesquelles les échecs liés à l'action sont plus douloureux.
          D'où l'utilité de connaître sa propre personnalité.

          En fait il est impossible de ne rien regretter car chaque choix se fait au détriment d'un autre.
          Plutôt que de viser la maîtrise totale des meilleurs choix (impossible) ou l'évitement total du moindre choix (inefficace), la meilleure option semble être d'apprendre à gérer intelligemment remords et regrets.
          Il faut apprendre à faire le  bilan de nos actes, et à en tirer des leçons pour l'avenir. Pour se libérer de la peur de l'échec et des remords anticipés, le plus efficace n'est pas de renoncer à agir, mais d'augmenter sa tolérance à l'échec, et surtout d'apprendre à en tirer les enseignements, afin de transformer les occasions de remords et de regrets, en occasions d'apprendre

             « Si vous perdez, ne perdez pas la leçon et tournez la page.»

Vendredi 24 novembre 2006 à 16:53

Tristesse, désespoir




Deuxième sous-préférence cérébrale: êtes vous “serein et gai” ou “soucieux et triste”, face à un événement extérieur inattendu. ?


    Nous sommes plus ou moins déstabilisé(e)s par un événement inattendu et donc plus ou moins stressé(e)s de ce fait. Nous évaluons aussi plus ou moins bien les conséquences de ces événements d'où une inquiétude plus ou moins grande quant à l'avenir.
    Que pouvons nous faire ?

    D'abord essayer de nous rassurer nous mêmes, nous dire que la vie n'est pas si mal que cela, que les catastrophes sont assez exceptionnelles et qu'il n'y a pas de raison qu'elles nous tombent dessus.
    Ne croyons pas trop les médias et les oiseaux de mauvaise augure.
    Les médias sont à la recherche de sensationnel et elles adorent faire peur. Sous prétexte “d'informer”, elles affolent les gens . Il suffit de voir le battage fait autour de l'encéphalite spongiforme bovine (la vache folle), la grippe aviaire, ou le  chikungunya (en métropole), alors que le danger relatif de ces “pandémies” est très faible dans la situation actuelle.

    Essayons de ne pas être inquiets et surtout de juger sainement les situations, de ne pas faire des montagnes avec des taupinières. Tâchons de mesurer les conséquences avec calme et sérénité, et surtout rationellement sans nous contenter d'écouter notre sentiment ou notre pifomètre, souvent trompeurs.
    Essayons de regarder ce qui se passe autour de nous, d'avoir une vision probabiliste des événements, c'est à dire de nous demander : "quelles sont les chances pour que cela m'arrive?"
    En général, elles sont très faibles.
    Je suis toujours étonné par exemple du nombre de gens qui ont peur de prendre l'avion et qui par contre roulent tous les jours en voiture, ce qui est mille fois plus dangereux. Ou du nombre de gens qui ne mangent plus de poulet à cause de la grippe aviaire, alors qu'il n'y a pas un seul cas en europe occidentale, que la cuisson tue le virus, et que le nombre actuel de victimes est extrèmement faible, alors que des milliers de personnes décèdent chaque année de la grippe ordinaire.

    Il est absurde de se promener dans les couloirs, l'oeil aux aguets et morts de peur, en se demandant ce qui va vous tomber dessus chaque fois que l'on franchit une porte. C'est tout aussi ridicule d'être en permanence inquiets sur ce qui nous arrivera dans la vie.
 
    Certes nous aurons des problèmes, peut être des malheurs, et nous mourrons tous un jour, mais il n'y a pas de quoi s'affoler pour autant.
Ce n'est pas en étant inquiet que nous les éviterons, mais uniquement en  évaluant leurs causes et les risques encourus et en réfléchissant aux moyens de diminuer l'action de ces causes éventuelles.
    Rappelez vous l'histoire que raconte Raymond Devos, de l'automobiliste qui est inquiet parce qu'il a lu, dans son horoscope, qu'il aurait un accident de voiture et que celui-ci ne se produit pas; alors il relit une fois de plus, son horoscope et, ne regardant plus la route, il percute un autre véhicule !!

    La plupart de nos inquiétudes ne sont pas fondées et lorsqu'elles sont plausibles, sont souvent démesurées par rapport au risque réel.
    Toute personne qui a lu un dictionnaire médical, sait que elle peut se trouver au moins un symptôme de chaque maladie (sauf peut être l'épanchement de synovie LooL) et que heureusement nous n'attrapons pas la plupart d'entre elles !!
    Alors essayons de regarder la réalité en face et de voir l'avenir avec confiance, plutôt que de nous lamenter sur notre sort actuel et sur tout ce qui pourrait nous arriver dans la vie. Concentrons nous sur ce que nous allons faire demain au lieu de regarder craintivement tous les malheurs de la terre.
    Nous serions sûrement plus heureux
    Et ne nous repetons pas que tout va mal se passer pour notre prochain examen ou pour notre contrôle de maths de demain. A force de se répéter cela on atellement peur qu'on kle rate effectivement.Je crois qu'il faut sérieusement se mettre au travail, réviser ses définitions et ses formules, faire des exercices et se dire que puisqu'on s'est bien préparé, tout se passera bien.

    Enfin ne retournons pas dans notre tête tous nos soucis, car c'est le meilleur moyen d'être proccupé et de stressé. J'expliquerai dans un prochain article le mécanisme de cette obsession.
    Pensons à autre chose, rêvons de choses gaies, occupons nous à des activités prenantes et agréables, voyons nos ami(e)s, faisons des projets.
    Et surtout restons plutôts logiques et ne laissons pas trop nos sentiments tourner en rond.

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lancien

sortir de la tristesse

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