Dimanche 15 octobre 2006 à 19:07

Amour et peines de coeur



    Deux de mes correspondants me disent, l'une dans un commentaire, et l'autre dans un mail : “tu ne crois pas au coup de foudre ?”
    Une autre correspondante me fait un autre reproche “ tu ne crois pas à un amour sincère et durable entre deux jeunes ados?”
  
     Je voudrais donc traiter ces deux problèmes, le premier dans les lignes qui suivent, le second dans le prochain article "Elle et Lui".


    Je n'ai jamais dit que le coup de foudre n'existait pas. J'y crois, mais je ne crois pas qu'il puisse, sauf exception, engendrer un amour durable.
    Je pense que le coup de foudre est avant tout une “attirance”, d'abord physique, ensuite sentimentale et ceci dans des conditions préalables particulières.

    Je pense que d'abord, il faut que les deux “protagonistes” soient en manque de tendresse, en manque d'amour.
    C'est le cas de bien des ados actuel(le)s, conditionné(e)s par les médias, qui rêvent de connaître l'amour et le (ou la) petit ami(e), comme, quand j'étais jeune, on rêvait de fumer sa première cigarette, de conduire une automobile ou de rencontrer Brigitte Bardot (c'étaient les” images” de la société de l'époque, véhiculées par les journaux, les romans et le cinéma, car les autres médias n'existaient pas).
    C'est encore plus vrai losqu'une jeune ado vient de se faire larguer par son petit ami, parce qu'elle a tout à coup un grand vide sentimental et de tendresse.
Le cerveau a horreur du vide. Il pousse donc à remplacer le fautif rapidement, en l'occurrence le petit ami.

    Ensuite, il suffit d'être “réceptif” .  
    Ma “guenon” rencontre un beau petit “babouin” qui a une belle gueule, qui baratine bien, qui est drôle, qui est tendre et lui prend gentiment la main.
    Lui se dit qu'après tout, elle est mignonne, et qu'il aimerait bien avoir une petite amie.
    Alors elle se croit amoureuse de lui, leurs baisers sont doux et nous voilà partis pour l'amour (croit on, moi je dirai plutôt l'amourette ou l'aventure).

    Qu'est ce qui garantit que le garçon (ou la fille après tout, les “mantes religieuses”, cela existe), est sérieux et n'est pas un coureur de jupon (ou une “mangeuse de babouins”)? Rien, on ne se connait pas.

    Mais supposons qu'ils soient tous les deux sérieux, ils ne savent rien de leurs goûts, de leurs “valeurs” et il découvrirons peut être que ceux ou celles ci divergent.
    Beaucoup de mes correspondantes me disent qu'elles se sont aperçues trop tard, que le garçon n'avait pas du tout la “conception de l'amour” qu'elle espérait.
    Enfin même si les goûts et une partie des valeurs ne s'opposent pas (coup de chance !), les personnalités s'accorderont elles.?
    Je vous ai dit dans des articles précédents que l'entente est difficile entre un extraverti, qui veut toujours être en groupe, et une introvertie, qui voudrait être seule avec lui, (ou vice-versa).
    Encore plus difficile l'entente entre celui qui privilégie la “prise d'information”, ne se décide jamais et ne veut pas faire de projet , est toujours en retard et assez pagailleux et l'autre qui privilégie la décision et le jugement, et qui, méticuleux et ordonné, plutôt en avance qu'en retard, veut maîtriser l'avenir et les événements, en réfléchissant d'avance aux solutions possibles.
    A un moindre titre l'esprit logique et l'esprit sentimental, le global tourné vers l'avenir et le sensitif qui ne vit qu'au présent, ont souvent des aspirations différentes.
    Et celle à la sensibilité affective immédiate exacerbée aura du mal à comprendre celui qui, peu sensible, est avant tout objectif et regarde les faits.

    Bref vous l'avez compris, on a plus de chances de bien s'entendre si on a des préférences cérébrales voisines.

    Pour moi, c'est là le fond du problème, l'amour peut naître brutalement, par coup de foudre, mais il ne s'entretiendra que si l'on s'entend, si on a des points communs, des pensées communes, des activités communes et des sentiments communs.
    Sinon c'est la divergence et la rupture.

    
    Et pour bien connaître l'autre, il faut au moins quelques mois (et encore!!!).

    Alors qu'en pensez vous ?

Samedi 14 octobre 2006 à 18:45

Amour et peines de coeur


   

    J'avais en septembre 2005 déjà parlé des "coureurs de jupons" et un garçon m'avait écrit  “tu critiques beaucoup les garçons et je me reconnais dans ton article, mais pourtant, je suis sincère  ! ”
     Comme ce jeune n'a pas de blog et que vous ne pourrez le reconnaître, je lui ai demandé l'autorisation de parler de son problème.
    Son histoire, je vais donc vous la répéter dans les lignes qui suivent :

       Nouvelle histoire de Dom Juan

     Je vais l'appeler Juan. Il a une quinzaine d'années.
     C'est un grand séducteur, il est d'abord très mignon physiquement, pas timide du tout, a un baratin à toute épreuve et est très gentil et patient en toute circonstances.
Bref un charmeur aussi bien vis à vis des adultes que des jeunes, garçons ou filles. Très extraverti, bout-en train, avec pas mal d'humour, il fait le bonheur des réunions avec les copains.
     Bien sûr toutes les filles le trouvent “fooormidable”.

     Alors il lui arrive de s'intéresser à une copine et il se croit amoureux à chaque fois : il est tout à fait sincère, et il ne court qu'un fille à la fois.
     Il est capable de lui "faire la cour" pendant un ou deux mois, de ne regarder qu'elle, d'être vraiment très gentil, aux petits soins, et même de se montrer jaloux.
     Comment une fille pourrait résister !!!

     Quand elle est devenue sa petite amie, cela est merveilleux pendant un mois pour eux deux, puis Juan, lui, trouve tout à coup beaucoup moins d'attrait à son amie, son amour faiblit.    
     En général cela dure rarement plus d'un mois encore et, si la jeune ado pleure, alors il est d'autant plus pressé d'en finir

     Et le cycle recommence.

     Je suis embarrassé par ce cas très particulier.
     Je n'ose qualifier Juan de “coureur de jupons”, car il ne se vante jamais de ses conquêtes et c'est vrai lorsqu'il dit qu'il est sincère.
     Je ne dirai cependant pas que c'est un garçon sérieux, car j'ai eu aussi pour correspondantes certaines de ses ex-petites amies, quand il a rompu, et elles ne le considèrent pas ainsi.
     Je crois qu'effectivement il est trop jeune pour éprouver un sentiment d'amour durable et prend pour tel, une simple attirance.
     Ce que je lui reproche essentiellement, c'est sa désinvolture et un peu de cynisme, lorsqu'il rompt avec son amie, car il ne se préoccupe pas assez du chagrin qu'il va provoquer.
 Il le sait d'ailleurs, car je le lui ai souvent reproché !
    Et il devrait l'avertir qu'il n'est pas à son premier amour, mais au 34 ème !!! (je n'ai pas compté à vrai dire !! LooL)

     Alors vous, qu'en pensez vous?


Samedi 14 octobre 2006 à 18:35

Amour et peines de coeur


  

     Mes derniers articles sur Cow et Tchatche blogs,m'ont valu quelques mails un peu critiques, de jeunes correspondantes qui me disent (contrairement à de jeunes correspondant qui me reprochent le contraire), que les jeunes garçons sont des êtres immondes, que je ménage beaucoup trop, et qui les ont fait cruellement souffrir. Ils ne songent qu'à courir après les jeunes filles en se faisant passer pour des “princes charmants” alors que ce ne sont que des “brutes assoiffées de sexe” (je reprend le terme d'une d'un de ces mails).


    Je sais qu'effectivement cette situation existe, mais je ne voudrais pas la généraliser et par ailleurs, il me semble qu'il y a diverses distinctions à faire et des nuances à apporter à ce jugement, sans doute véridique, mais assez sévère.

    C'est vrai, il y a des garçons qui ne pensent qu'à courir après les filles, à aller d'une conquête à l'autre, et qui ne se soucient pas de leurs sentiments, ni des peines q'ils risquent de causer.
    Effectivement, ils ne les aiment pas le moins du monde et leur souci n'est pas d'être amoureux, ni même de susciter un amour sincère qui les embarasserait ensuite

    Cela a toujours existé. C'était déjà vrai quand j'étais jeune. Mais à l'époque les moeurs étaient pus rigides, il n'y avait pas la pilule, avoir des préservatifs relevait de la course à l'échalotte, et le sexe était donc une préoccupation moins courante. Les médias n'existaient pratiquement pas et ne nous bourraient donc pas le crâne d'idées préconçues; les garçons et les filles étaient sans doute un peu plus sage.
    Les coureurs de jupons étaient donc simplement plus âgés qu'aujourd'hui et les filles  les écoutaient rarement avant d'avoir 19 ou 20 ans.

    La motivation de ces garçons probalement assez égoïstes et peu sentimentaux : faire la conquête du plus grand nombre de “victimes” possible, par goût de la conquête, pour croire à leur “virilité” et en général surtout pour s'en vanter auprès des copains (mâles de préférence) et à l'occasion paraître  très “Casanova” auprès des filles (du moins celles que cela ne fait pas fuir).
    J'en ai renconté de deux sortes :
        - ceux qui, comme le décrit une de mes correspondantes, sont assez bestiaux, pas très intelligents et le terme de  “brutes assoiffées de sexe” peut souvent s'appliquer.
        - au contraire des garçons souvent intelligents, beau garçons, très beaux parleurs, très extravertis et charmeurs, suffisamment comédiens pour simuler le grand amour et prendre la fille dans ses filets, quitte a la quitter ensuite, dès qu'il a obtenu ce qu'il voulait.
    Ce sont eux les plus dangereux car ils plaisent en général et gare à celles qui croient au coup de foudre! C'est la peine de coeur assurée.
    Ce que je reproche à ces garçons, ce n'est pas d'être coureurs, c'est de ne pas être sincères, de ne pas annoncer la couleur avant de jouer.
    Si la fille savait à quoi s'en tenir, elle n'irait souvent pas plus loin, et si elle persistait, elle n'aurait alors qu'à s'en prendre à elle même ensuite.
    Mais évidemment la plupart de ces garçons ne tiennent pas à ainsi saboter leurs tentatives de conquêtes.
    J'en connais cependant qui sont honnêtes et previennent qu'ils ne cherchent qu'une avneture temporaire, agréable et sans suite.

    Mais je dois dire que je connais aussi des filles qui ont la même attitude et épinglent sans vergogne les garçons à leur palmarès, et les laissent ensuite tomber comme de vieilles chaussettes !: je les appelle des “mantes religieuses”. Cela a été nouveau pour moi, car je n'en avais jamais connu étant jeune.

    Par contre il y a une autre espèce de garçons, assez difficile à comprendre.
Ils se comportent un peu comme des coureurs de jupons, mais à un rythme moindre, et créent aussi souvent des peines de coeur.
    Mais la différence est qu'ils sont sincères et se croient à chaque fois, vraiment amoureux. Je pense que c'est une forme d'instabilité, mais aussi de besoin de conquête, pas forcément d'en parler aux copains, mais de se prouver à eux même qu'ils peuvent plaire.
    Je pense qu'ils ont souvent aussi un “déficit” de tendresse.
    Dans une deuxième partie de l'article, je vais vous décrire son cas : l'histoire de “Don Juan”

    Et puis,il y a des garçons sérieux et gentils, mais malgré cela, comme je l'ai expliqué dans mes précédents articles, leurs amours sont souvent éphémères.

    Enfin, j'ai connu aussi quelques cas d'amours durables, entre jeunes ados.


    Que pensez vous de ces types de garçons: ressemblent ils à vos copains?

Mercredi 11 octobre 2006 à 15:15

Souris écureuils marmotte


    Je discutais avec une de mes lectrices de cowblog, d'un petit rouge-gorge qui vient la voir dans son jardin et d'un autre qui, en Bretagne, vient se percher sur le guidon de ma tondeuse quand je coupe l'herbe et que cela lui permet de chercher des insectes pour manger, lui et sa famille.
    Je n'ai pas pu malheureusement le photographier.

     Là bas, c'est la campagne, et des lapins et des écureuils viennent nous voir, plus une famille de hérissons qui a déambulé toutes les nuits, et faisait aboyer la chienne.

 Des pigeons qui marchent bruyamment le matin dans les gouttières du toit.
  Pas pratique pour dormir.    

   



 L'écureuil n'est pas content quand je fais un barbe-cue (cela l'enfume un peu). Alors il me balance des pommes de pin sur la tête pour que j'aille ailleurs, et qu'il puisse descendre de son arbre. Il vise assez bien et maintenant je regarde s'il est là avant de m'installer.


   Lui aussi il est curieux et regarde si je suis toujours là avant de venir sur l'herbe.

 






 Il aime bien également manger les petites dattes du palmier ou une pomme de pin. Malheureusement sur cette photo, il était à contre jour sur le pin du voisin, et il n'a pas daigné changer de place, malgré mes prières.
    Lui, les médias le laissent indifférent.







Dimanche 8 octobre 2006 à 16:32

Amour et peines de coeur



    Plusieurs garçons m'ont écrit sur <sortir.tchatcheblog.com> pour me dire que cela leur arrivait aussi de se faire larguer par des filles, après les vacances.
    Je n'en doute pas; mais je l'avais dit dans mon article : les garçons en parlent peu et je ne peux parler que de ce que j'ai constaté et si je me mets à parler de ce que je ne connais pas, je dirai n'importe quoi.
    Moralité : garçons racontez moi les malheurs que vous font ces vilaines filles !! LooL.

    Je crois cependant qu'il y a plus de garçons qui larguent des filles que l'inverse. Cela tient à mon avis, au fait que les garçons et les filles à vos âges d'adolescents et de jeunes, n'ont pas la même réaction vis à vis de l'amour et du “rôle” du petit ami et de la petite amie.

    Une de mes correspondantes de cowblog (http://x-jade.dreams-x.cowblog.fr/)  m'écrivait le commentaire suivant (je vous le copie, cela vous épargnera sa recherche dans mon blog) :

    “la mentalité des garçons de 13 à 20 ans est bien différente de celle des filles au même âge...
Un garçon de cet âge aime être avec ses amis et avoir sa liberté (pouvoir embêter les filles sans avoir droit à une crise de jalousie juste après, pouvoir aller au cinéma avec ses amis sans être destiné à des questions comme " Y avait il des filles? Avec qui étais-tu?").
Mais à cet âge là, les garçons ont quand même un point en commun avec les filles... Ils peuvent très bien s'attacher à une personne en particulier.
    Les filles du même âge s'imaginent par contre qu'avoir un petit ami c'est être sans arrêt avec lui, c'est pouvoir parader devant ses amies en montrant "c'est le mien"...
    C'est normal que les histoires de coeur adolescentes se terminent un jour, et particulièrement en vacances ou à la rentrée, les raisons sont d'ailleurs souvent celles que tu expliques dans ton article.”


    Je suis d'accord avec elle, mais je crois tout de même que les garçons aiment bien aussi se vanter de leurs conquêtes auprès de leurs copains, et que les filles sont plus sentimentales et croient davantage au grand amour (et le recherchent davantage).
    Je crois que Jade a raison : les filles (en moyenne, je ne généralise pas!) tiennent plus à leur petit ami que l'inverse et elles sont plus possessives et donc plus jalouses. Et cela ne plaît pas aux garçons (dont certains sont très jaloux aussi, mais en général quand ils sont plus âgés!).

    Je pense qu'un garçon (le plus souvent), n'a pas la même intensité d'amour qu'une fille et qu'il aspire plus à une relation qu'à une communion.
    Il est perturbé, comme tout jeune, par le problème de sortir de son cocon, de se séparer de ses parents, d'acquérir son indépendance de décision et financière, donc un emploi, le meilleur possible.
    Il découvre tout à coup, dans un voyage qui le coupe quelques semaines de l'être aimé, que cet amour va à l'encontre de cette prise d'indépendance, de sa liberté, et inconsciemment son amour diminue; il veut simplement rester “ami”, sans engagement.
    En fait jusqu'à souvent un âge avancé (plus de 25 ans), les garçons considèrent que, pour pouvoir se rendre indépendants de leur famille, faire des études, acquérir un métier et voyager, donc s'établir et vivre sa vie, il est indispensable d'être “célibataire”. (Je ne parle pas du mariage, mais du “fil à la patte”).
    Alors ceux qui ont cédé au charme d'une petite amie, surtout s'ils n'ont pas encore un peu d'expérience, certes l'aiment beaucoup au départ et c'est réciproque. Mais leur amour stagne alors que celui de la petite amie s'emballe, qu'elle pense au durable, à l'avenir et devient possessive, crée des contraintes de présence, de communication de “penser à elle souvent”, de la caliner et la consoler.
    C'est plaisant au début, puis le besoin de liberté se manifeste, l'amour décline, en apparence sans raison car le couple s'entend bien, et la rupture survient presque sans crier gare et sans que la fille se soit aperçue de cet engrenage.
    
     En fait, la fille a “trop aimé”, et c'est pour cela qu'elle souffre. Ce ne sont pas ses qualités qui sont en cause, c'est la société actuelle.
    Je n'ai aucune recette pour éviter de tels drames, si ce n'est de ne pas tomber amoureuse trop vite sur une simple attirance, de chercher d'abord à bien connaître le garçon et d'essayer que les deux amours croissent au même rythme et que l'un n'aime pas beaucoup plus que l'autre..

    Dans mon prochain article j'essaierai de savoir s'il y a une raison profonde à cette différence “garçon-fille”.
Pourtant les cerveaux d'une homme et d'une femme sont très peu différents.

Samedi 7 octobre 2006 à 15:18

Amour et peines de coeur



     Je l'ai dit, lorsque je me suis présenté sur ce blog, 70% des “catastrophes”, pour lesquelles on m'appelle à l'aide pour essayer de vous consoler, ce sont des “peines de coeur”.

     Une chose qui me frappe, c'est que alors que vous êtes le plus souvent plus libres que nous n'étions, du temps de ma jeunesse, que vous pourriez sortir beaucoup plus facilement, avoir plein d'activités et de contacts avec divers amis, vous cherchez à vous enchaîner à une personne, ne sortir qu'avec lui, votre “petit ami”  (provisoire d'ailleurs). Et finalement, à part au plan sexuel, vous êtes beaucoup moins libres et plus contraintes que nous ne l'étions il y a 50 ans. C'est paradoxal.

     Alors évidemment, si cela n'est pas trop pesant pour les filles (et encore, pas toutes), ce fil à la patte est mal supporté par les garçons qui rompent au bout de quelques mois et vont de petite amie en petite amie, en faisant souvent des dégats sur leur passage, parce que leur partenaire avait pris cet amour au sérieux et y croyait....

     APrès plus de dix huit mois de discussion avec mes correspondantes, j'ai fait un peu le point sur le passé et je m'aperçois que ces appels pour "peine de coeur" sont presque tous situés de mai à juillet et surtout en septembre, à la rentrée ou plutôt “après les vacances.
     Pourquoi les vacances sont elles aussi meurtrières dans vos amours. Est ce la séparation, est ce le sentiment de liberté que donnent les voyages (vis à vis des parents et accessoirement de la petite amie).

     Alors je vous pose la question : pourquoi à votre avis, les garçons vous laissent ils tomber surtout après les deux mois de grandes vacances ?

     Une de mes correspondantes avec laquelle je discute beaucoup des “problèmes existentiels", et qui possède un bon jugement malgré son jeune âge, me disait ceci sur ce que pensaient les garçons durant l'été :
     “On s'éloigne “matériellement” pendant deux mois, et notre esprit, qui avait été auto-conditionné à ne penser qu'à une seule personne, s'émancipe et se rend compte tout à coup de choses auxquelles il ne pensait pas auparavant :
     Que Falbala est mignonne, que Ikéa est gentille, que c'est dommage que ma petite amie n'aime pas aller danser alors que j'adore cela, , et que finalement, apres tout, avec elle (ma petite amie), les sorties c'est toujours pareil, que c'est un peu "ennuyant", et que tout seul (ou avec une autre), on aurait tellement plus de libertés...!!!!”
     
     Cela me paraît très pertinent.
     Peut être peut on se demander en outre si la mentalité des garçons à vos âges (entre 13 et une vingtaine d'années, voire plus) n'est pas très différente de celle des filles.
     J'aimerais discuter de ce point dans mes prochains articles.



Vendredi 6 octobre 2006 à 16:29

Amour et peines de coeur


   
    C'est mon premier article sérieux sur cowblog et je n'ai encore guère circulé parmi vous. Alors je me demande que choisir ?


    Parmi mes correspondantes de Tchatcheblog, les questions qui se posent le plus souvent sont les problèmes de chagrins d'amour. 70% des mails que je reçois me racontent des peines de coeur et ce ne sont que des correspondantes (mes “guenons”), ce qui ne veut pas dire que les garçons n'ont pas de peines de coeur, mais ils semblent, ou moins en souffrir, ou ne pas vouloir en parler. !
    Cela m'étonnerait que les jeunes filles de cowblog aient moins envie d'avoir un “petit ami” que celles des autres blogs ! Alors, parlons en.

    J'avoue que cette recherche (très assidue ! LooL) du (ou de la) petit(e) ami(e), me déroute toujours un peu, moi qui suis un très vieux singe.

    Quand j'étais jeune, il y a 60 ans,  il y avait comme aujourd'hui des garçons très coureurs, qui collectionnaient les conquêtes, et faisaient souffrir les coeurs des filles. Il y avait aussi quelques filles qui aimaient que les garçons leur fasse la cour, mais ces deux populations étaient relativement peu nombreuses chez les jeunes avant le bac, et pas tellement appréciées des copains et copines (ni des parents d'ailleurs LooL).
    Il y avait aussi des jeunes qui étaient sérieux et qui s'aimaient réellement, mais en général après 18/20 ans.
    Mais le (ou la) petite ami(e), cela n'existait pas. Certes il y avait la bande de copains et copines, mais on sortait avec l'un ou l'autre, ou en groupe, et sans préférence particulière et, surtout, si une fille sortait plusieurs fois avec le même garçon (et réciproquement), il ne nous serait jamais venu à l'esprit qu'il y avait un seentiment amoureux entre eux. Et si cela était vrai, ils le cachaient plutôt soigneusement.
    Autres temps, autres moeurs, comme disaient les latins.

    Alors d'où vient ce “phénomène de société” parmi les jeunes aujourd'hui, qu'est le (ou la) petit(e) ami(e), quête qui vous préoccupe, dès 13 ou 14 ans, à tel point que quelqu'un qui n'a pas trouvé l'âme soeur se sent anormal(e).  ?
   
    Certaines me disent “ c'est la soif d'amour, le déficit de tendresse.
Je n'y croit pas tellement. Certes les parents travaillent souvent tous les deux, plus aujourd'hui qu'hier, et s'occupent moins en moyenne de leur progéniture. Mais cette recherche est la même chez tous les jeunes quelque soit le climat familial.
Et autrefois nous avions ce même besoin de tendresse !

    D'autres invoquent la “libération des moeurs” depuis 1968.
    Je n'y crois pas tellement non plus. Je pense qu'il s'agit plutôt d'une conséquence que d'une cause.
    Certes il y a 60 ans, il n'y avait pas la pilule et se procurer des préservatifs relevait de l'exploit ! Mais l'influence des hormones était la même !
    Et puis je suis persuadé que les jeunes aujourd'hui font beaucoup moins dans ce domaine qu'ils ne le prétendent (pour s'en vanter et ne pas avoir l'air cloche devant les amis), et que le besoin du petit ami est plus dû à un besoin de tendresse, d'amitié, d'être cajolé par quelqu'un, qu'à un besoin de sexe.

    Personnellement je crois davantage à l'influence des médias.
Films, télé, CD, DVD, livres, internet (tout cela n'existait pas il y a 50 ans)....prônent la séduction, les relations amoureuses, le changement de partenaire et la recherche de nouveaux amours. J'irai presque jusqu'à dire que le petit ami est un “phénomène de mode”, mais je sais que, si je dis cela, je vais choquer les âmes tendres, qui cherchent vraiment l'amour sincère (je n'ai quand même pas dit que le petit ami était un “accessoire de mode” LooL).


    Et par ailleurs la société a évolué considérablement. On compte près de 50% de divorces dans las jeunes couples et les familles multi-parentales se multiplient. Les jeunes sont donc habitués à ce que l'amour ne soit pas de longue durée et donc ce “chevalier servant” temporaire qu'est le "petit ami", ou cette "compagne qu'est la "petite amie", satisfait un besoin d'amitié.

    Pourtant je reste perplexe.
    Justement, si les moeurs se sont libérées, si l'amour apparaît comme plus éphémère, pourquoi ne pas sortiir avec plusieurs amis comme on le faisait autrefois, pourquoi tant se presser pour aimer sans connaître l'autre, pourquoi ne pas rester au stade de l'amitié, et pourquoi s'embarrasser d'un lien, d'une contrainte, pourquoi sortir régulièrement avec quelqu'un signifie obligatoirement qu'il y a relation amoureuse?
    C'est cela que j'ai du mal à comprendre.
   
    Et pourtant les petits amis, si j'en crois mes correspondantes, les font parfois beaucoup souffrir et les “peines d'amour” sont légion. Surtout chez les filles. Pourquoi? Ce sera le sujet de mes prochains article

Alors, “grands amis” lecteurs et lectrices cowblogiens, quel est votre avis ?


Vendredi 6 octobre 2006 à 9:35

Qui suis-je


    J'avais dit que je ne parlerais plus de moi, mais une de mes correspondantes m'a envoyé un mail qui pose une question importante que j'avais omis de traiter et je pense qu'il est nécessaire que j'en parle : celle de la confidentialité de nos échanges.

    Si vous voulez me dire quelque chose vous pouvez le faire par trois voies différentes
        - le tagboard ou le commentaire et dans ce cas, toute personne qui vient sur le blog peut lire vos propos.
        - “lui écrire” qui vous permet par le canal de cowblog, de m'envoyer un message personnel qui n'est lu que par moi.
        - et si vous souhaitez que je vous aide et que nous puissions échanger régulièrement des mails, je vous donnerai alors mon adresse électronique et vous m'en donnerez une avec un pseudo. (par exemple "toto@hotmail.fr)
   
    Ce que vous me direz sur vous même, les confidences que vous me ferez resteront strictement entre nous. Je considère être en quelque sorte lié comme par “un secret professionnel”
    Les propos que je tiendrai dans mon blog seront généraux et ne concerneront pas une personne particulière.
    Exceptionnellement, il pourra arriver que j'aimerais traiter un cas plus précis et je procède alors de la façon suivante : je fais un brouillon d'article dans lequel les noms sont imaginaires (Falbala et son chien idéfix), je ne cite aucun détail personnel qui pourrait faire reconnaître la personne par ses amis, je rajoute certains faits ou je mélange deux cas, et surtout, je soumets ce brouillon à la ou les personnes concernées. Si elles souhaitent que je ne publie pas l'article, j'obéis (ce n'est jusqu'à présent jamais arrivé !) et j'apporte toutes les modifications qu'elles demandent et je leur soumet à nouveau le brouillon corrigé.

    Je peux donc vous garantir le secret sur vos propos, vous concenant personnellement, vous, votre famille ou vos amis, hors commentaires et tagboard, qui sont évidemment vus par tous.

    Par ailleurs je ne vous demanderai jamais votre identité. Je n'ai besoin que de trois renseignements, si nous correspondons de façon suivie : un pseudo, votre âge (à un an près, simplement on ne raisonne pas à 13 ans comme à 20 et il faut que je sache comment vous parler), et les études que vous menez (un jeune de 15 ans qui est en terminale, n'a pas les mêmes préoccupations que s'il est en troisième au collège).
Certain(e)s de mes correspondant(e)s me disent qui ils sont : je considère cela comme une marque de confiance, mais je n'en ferai jamais état dans mon blog.

    Un dernier point, la plupart de mes correspondant(e)s me tutoient et c'est alors réciproque et cela ne me gêne pas : cela facilite nous échanges.

    Voilà ce qu'il m'a paru essentiel de dire pour répondre à la question de ma lectrice. Je répondrai personnellement aux autres questions qu'elle me pose

Jeudi 5 octobre 2006 à 17:39

Qui suis-je


Je ne pensais pas avoir de visites avant une dizaine de jours et encore moins des mails, tant que je n'aurais pas moi même visité des “cowblogiens”.
    Alors j'ai été très surpris de voir 3 tagboards et de recevoir 4 mails. Ces derniers me demandaient tous la même chose :
“on a vu ton blog “http://sortir.tchatcheblog.com” et on se demande qui tu es vraiment.”
Alors certes, je leur enverrai un petit mail pour répondre aux questions particulières et plus personnelles, mais j'ai donc pensé qu'il fallait que j'en dise plus pour, au départ, satisfaire votre curiosité.
Ensuite je ne parlerai plus de moi, mais de vos problèmes.

A, partir de là, article remis à jour en septembre 2011, car celui de 2006 était vraiment périmé.

    Je suis vraiment un papy de 79 ans.(mais mon esprit et mon coeur n'ont pas d'âge C'est du moins ce que dit ma petite fille quand je chahute avec elle !!!! et ce que me disent aussi les ados avec lesquelles je correspond.).
    J'ai 4 enfants, deux garçons et 2 filles entre 50 et 56 ans; J'ai aussi 8 petits enfants de 13 à 27 ans.J'habite en région parisienne.

    Je ne suis pas "psy", mais j'ai une formation d'ingénieur. (X, ENSTA, doctorat es sciences)    
    J'ai fait d'abord beaucoup de recherches  et j'avais des physiciens, des informaticiens, des électroniciens,  des médecins, pharmaciens et vétérinaires comme collaborateurs et c'était passionnant d'une richesse extrème. J'ai beaucoup appris, notamment sur le fonctionnement du cerveau humain.

    Dans tous mes postes successifs, mes collaborateurs ont pris l'habitude de venir me raconter leurs problèmes d'abord techniques, puis personnels, pour que nous réfléchissions ensemble aux solutions.
    J'ai été à la tête d'établissements qui avaient des problèmes et nous avons dû changer de métier de nombreuses personnes pour éviter de les licencier. Mes collaboratrices psy qui s'occupaient de ces orientations professionnelles m'ont appris leurs techniques (l'une d'elle m'a même fait un cours de psychothérapeutique), et je me suis beaucoup occupé de communication avec le personnel.
    Depuis que je suis en retraite, j'ai essayé de sortir des gens du chômage, notamment des jeunes; j'essaie de voir avec eux ce qu'ils voudraient faire et de comparer à leur possibilités et on fait des projets.  J'utilise en particulier une technique sur les “préférences cérébrales” dont je parlerai parfois dans mon blog.
    Je l'utilise aussi avec les ados que j'aide.
    J'ai en plus, d'autres activités bénévoles et j'organise des conférences à caractère scientifique et technique.
    J'ai donc l'habitude d'écouter, de comprendre les autres, et surtout de ne jamais juger, seulement de constater les faits et de réfléchir ensemble.

    Il y a plus de six ans, j'ai parcouru des blogs sur Tchatcheblog et Je suis tombé des nues en voyant la détresse et l'abandon de certains jeunes ados qui ne savent pas très bien d'où vient leur souffrance. Je me suis dit que je ne pouvais pas rester ainsi et j'ai ouvert mon blog.    
    Peu à peu j'ai reçu beaucoup de mails  (souvent 10 à 15 par jour) et je correspondais régulièrement avec une soixantaine de jeunes plus quelques moins jeunes;  j'ai l'impression que je peux servir de bouée de sauvetage et cela m'encourage.
    Voilà vous savez maintenant quelle est ma motivation .

    Depuis plus de 6 ans, à tchatche, puis à cow depuis 5 ans, plus de 250 jeunes se sont adressé(e)s à moi et beaucoup ont “quitté le nid” , ayant souvent retrouvé la joie (essentiellement des peines d'amour!  j'ai maintenant l'expérience d'une journaliste du courrier du coeur LooL).
    En ce moment les “anciennes” qui correspondent avec moi encore, sont des cas plus sérieux, qui ne peuvent être résolus qu'avec du temps, des fritages avec parents ou amis, des cas plus sérieux aussi de jeunes filles qui ont été violées ou ont subi des sévices difficiles à supporter,
    Quelques unes de mes correspondantes, qui sont “guéries” (c'est à dire ont retrouvé la joie), continuent à m'écrire pour parler un peu de tout et de rien, car je suis devenu leur confident et un peu leur "grand-père virtuel".

    Et puis il y a toujours des correspondant(e)s nouvelles.
    De plus, certains correspondant(e)s occasionnel(le)s me donnent simplement un avis sur mes articles ou me posent des questions, auxquelles j'essaie de répondre.
    Il y a six ans presque toutes mes correspondantes étaient au lycée. Mais elles ont vieilli (moi aussi rassurez vous), et maintenant j'ai la moitié des jeunes qui m'écrivent qui sont dans l'enseignement supérieur
    Et je constate aussi avec plaisir que j'ai un certain nombre de lecteurs adultes. 

    Vous ne vous étonnerez pas, le vieux singe que je suis appelle souvent ses très jeunes correspondantes “ses guenons” et les quelques garçons qui lui écrivent, “ses babouins”, mais ce ne sont que des mots d'amitiés. Ils le savent bien et ne m'en veulent pas ! LooL

Mardi 3 octobre 2006 à 19:16

Qui suis-je

J'ai remanié cet article en avril 2015 pour le mettre à jour . Neuf ans ont passé depuis la création du blog!!!

    Je suis un vieux "singe" de 83 ans. J'ai 8 petits enfants de 16 à 30 ans.

    J'ai, comme retraité, beaucoup d'occupations bénévoles pour diverses associations et je m'occupe de la copropriété où j'habite.

    Il y a plus de dix ans, à la suite d'une tentative de suicide d'un de mes petits enfants, j'ai essayé d'aider des jeunes de tchatche-blog (http://sortir.tchatcheblog.com, qui n'existe plus), à s'en sortir, à quitter leur tristesse, à résoudre leurs problèmes et à aimer la vie. J'ai continué à faire la même chose sur cowblog, car un certains nombre de mes correspondants avaient émigré sur ce site..
Ils correspondent avec moi et évidemment je réponds à leurs mails, mais je publie aussi des articles pour ceux qui me lisent simplement.
     Et bien sûr de nouveaux correspondants sont venus me lire, mettre des commentaires ou surtout m'écrire s'ils veulent me parler d'un problème personnel ou me poser des questions.J'ai maintenant tous les jours entre 300 et 500 lecteurs selon les sujets.

    Sur quoi portent mes articles?
    En général sur des sujets que les mails ou commentaires que je reçois me font penser qu'il s'agit d'une de vos préoccupations.
Ce sont souvent, la tristesse, les problèmes avec les parents, les disputes avec les amis, ou les peines de cœur, et j'essaie de vous expliquer comment essayer "d'en sortir".
    Dans certains cas je fais quelques articles sur notre personnalité et le fonctionnement de notre cerveau. Mais ne me prenez ni pour un médecin, ni pour un psy.  J'ai une formation d'ingénieur mais, ayant fait de la recherche, j'ai certaines connaissances dans ces domaines.
    J'ai donc pris l'habitude de faire un peu de vulgarisation scientifique et technique quand un(e) de mes correspondant(e)s me pose des questions dans ce domaine.
    Enfin quand j'ai l'occasion de voir des choses intéressantes dans le domaine des sciences, des arts ou des voyages, je vous en fait part.
    Et puis, plus récemment, des lecteurs plus âgés m'ont posé des questions sur l'actualité et j'y réponds parfois par un article.

  Et puis pour nous reposer et faire un peu sourire, je publie aussi des photos, des caricatures, des histoires, dans des "intermèdes" réguliers.

 Bienvenue à mes nouveaux lecteurs !
Je suis conscient que mon blog est très volumineux (presque 3000 articles) et donc j'ai multiplié les catégories, pour vous faciliter la lecture d'un article d'un domaine particulier que vous chercheriez.
L'adresse principale est http://lancien.cowblog.fr, mais je suis aussi inscrit sur un annuaire

                                              http://www.boosterblog.com  http://lancien.cowblog.fr/images/Bloginformatique/288x31.gif

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