Vendredi 19 janvier 2007 à 18:57

Relations avec nos parents, famille



     Un problème que je rencontre chez certaines d'entre vous depuis la rentrée est celui des familles “recomposées”.
     J'appelle ainsi les familles où les parents ont divorcé, puis celui de vos parents à qui votre garde a été confiée, s'est remarié avec quelqu'un, qui avait lui même des enfants, qui sont ainsi devenus vos demi-frères et soeurs par alliance.
     Il peut naître ensuite de nouveaux enfants de cette union, qui sont alors de vrais demi-frères ou soeurs pour les enfants nés des anciennnes unions, puisqu'ils ont ou un père ou une mère en commun.
     C'est une situation pour laquelle je n'ai aucune expérience, ne l'ayant jamais “expérimentée”. Mais c'est maintenant chose courante, car le nombre de divorces est élevé et dans quelques cas, cela arrive même plusieurs fois
     Je connais une famille où les parents actuels se sont remariés deux fois chacun; il y a huit enfants qui vivent ensemble provenant de six unions différentes : record à battre parmi les cas que je connais!!! Et paradoxalement, cela fonctionne assez bien dans cette famille, car les enfants s'entendent entre eux et finalement forment un clan très uni, de telle sorte que s'ils ont souffert des divorces de leurs parents, ils ont oublié un peu le comportement de ceux-ci, en faisant chacun son trou dans cette petite meute sympathique de jeunes (ne cherchez pas, ils ne sont pas sur tchatcheblog!!!).
     Les problèmes sont surtout pour les parents, parce qu'élever huit jeunes d'âges très rapprochés, pose des problèmes matériels (argent, logement, voitures, vacances...), qui ne sont pas de tout repos.

     Malheureusement, cela ne se passe pas toujours aussi bien, si j'en crois vos mails.
     Bien entendu, il y a d'abord le stress provoqué par les parents qui se disputent et par leur divorce. Cela j'en ai déjà parlé dans un précédent article.
     Ensuite il y a deux difficultés principales : l'entente avec le nouveau conjoint et l'entente avec les demi-frères ou soeurs, qu'ils soient vrais ou par alliance. (quand je parle de conjoints, il est possible que ce soit seulement deux personnes qui vivent ensemble et ne sont pas mariés; pour moi, il n'y a pas de différence).

     Certaines d'entre vous me disent qu'elles ne s'entendent pas avec leur beau père. mais souvent il parait assez difficile de déterminer la nature exacte de ce différent.
     Il est certain que ce n'est pas facile, ni pour l'enfant, ni pour le parent, de s'adapter à la situation nouvelle;
     L'enfant est souvent jaloux du nouvel amour de sa mère. Il ressent souvent cela comme une trahison par rapport à son père biologique et il a donc un à priori très défavorable vis à vis de cet “intrus”.
     Même si ce sentiment répulsif n'existe pas, il faut qu'il s'habitue à cette nouvelle présence et un ado admet mal que ce “demi-père” exerce sur lui la moindre autorité.
     Mais il faut aussi savoir que le beau-père en question, se sent probablement très mal à l'aise parce qu'il se sent considéré comme un intrus, comme une “pièce rapportée”.
     Il faudrait que chacune des deux parties y mette du sien.

     En général les enfants s'entendent bien entre eux. mais ce n'est pas toujours vrai, surtout entre ados. Les demi-frères et soeurs n'ont pas partagé avec vous de nombreuses années de vie commune et eux aussi sont parfois considérés comme des intrus. Surtout lorsque vous étiez fille unique, vous êtes en général jalouse, car ils viennent prendre une partie du temps que votre mère ou votre père vous consacrait exclusivement.
     Il est aussi certain que ces frères et soeurs, qui ont un patrimoine génétique différent du vôtre, peuvent avoir une personnalité, un caractère très différents.
     C'est aussi peut être eux, qui ne veulent pas sympathiser et que vous n'y soyez pour rien.
     Les parents préfèrent parfois l'un d'entre eux, ce qui suscite une jalousie compréhensible, de la part des autres.
     
     Je crois que le problème essentiel de la “recomposition” des familles, est que chacun veuille bien admettre que le passé est révolu, qu'il ne sert à rien de le regretter, qu'il faut construire l'avenir, le reconstruire presque à partir de rien, et donc mobiliser toutes ses capacités relationnelles, de sympathie et d'indulgence, de bonne volonté et de patience, et que la nouvelle construction repose sur le dialogue, la confiance et la tolérance.
     A part quelques cas où l'attitude du nouveau conjoint m'est apparue comme assez odieuse, je crois que la pluspart du temps les mésententes sont plutôt dues à des “à priori” inexacts et à un manque d'efforts mutuels regrettable, qui empêche de se rapprocher les uns des autres.

Vendredi 19 janvier 2007 à 18:53

Relations avec nos parents, famille



        On présente toujours, dans les livres qui parlent de l'adolescence, cette période comme un passage difficile pendant lequel vous n'êtes plus enfant, mais pas encore adulte et où vous souhaitez sortir de votre cocon familial et prendre peu à peu votre liberté et donc vous émanciper de vos parents.

     Toutefois vous en êtes toujours dépendant au plan matériel et financier et vous souhaitez qu'ils s'occupent de vous, vous soutiennent et vous encouragent, vous aident dans vos difficultés et, en un mot, qu'ils vous aiment (et vous le disent !).

     Il est donc normal que, durant cette période, il y ait une certaine opposition, un certain frottement avec les parents.

     Pour certains d'entre vous, cependant,  cette opposition est devenue systématique, une habitude, une sorte de drogue incontournable, un feuilleton à épisode, avec des hauts et des bas et des paroxismes.
     Ces oppositions sont le plus souvent entre mère et filles ou entre père et fils.

     Quand on analyse la situation que vous me décrivez, on s'aperçoit que le plus souvent, les deux antagonistes ont tous deux une part de responsabilité, mais que l'un des deux à la plupart du temps l'initiative (malheureuse) de chercher querelle à l'autre et on peut en citer quelques causes possibles :

     - une incompatibilité d'humeur, en particulier des “préférences cérébrales” très différentes ou opposées, un grand orgueil et une volonté d'avoir toujours raison, une certaine instabilité ou une tendance coléreuse à ne pas savoir enlever à temps la soupape de dessus la cocotte minute pour faire baisser la pression.

     - un manque mutuel d'écoute et un manque flagrant de communication, chacun campant sur ses positions au milieu de malentendus énormes et permanents.

     - une certaine maladresse “d'expression orale”, chaque parole du parent étant susceptible d'être prise pour une critique et un reproche acerbe, et certaines remarques de l'enfant un peu trop critiques, apparaissant aux parents comme une remise en cause de leur autorité, de leur système d'éducation, voire de leurs opinions et valeurs morales.

     - lorsque c'est le jeune qui est la source des disputes, un laxisme à l'origine trop grand des parents qui ont habitué leur enfant à avoir tout ce qu'il désirait, de telle sorte qu'il n'apprécie même plus les avantages qu'il a, et que lorsque quelque chose lui est refusé, il ne peut plus supporter la moindre contrariété.
     Une tendance aussi de cet “enfant gâté” à se prendre pour un adulte et à vouloir tout régenter dans la maison.

     - lorsque c'est le père ou la mère qui est à l'origine des affrontements, il s'agit au contraire de parents trop sévères, qui critiquent systématiquement tout acte de leur enfant et ne lui accordent aucune liberté, de telle sorte que ces tracasseries permanentes et systématiques aboutissent à une exaspération chronique et à des réactions du jeune,
 Au mieux d'isolement et de repli sur lui même et au pire à la révolte et à des actes qui attirent l'attention sur sa souffrance.

     La plupart du temps, dans un cas comme dans l'autre, le temps fiinit par arranger les choses, le jeune grandissant et prenant peu à peu son indépendance, mais j'ai parfois été témoin de situations difficiles où, dans le premier cas, le jeune ne se rendait pas compte du traumatisme qu'il faisait bien inutilement à lui même et à ses parents et, dans le second cas, où les parents ne voyaient pas la situation critique de leur enfant et le risque qu'ils couraient de le voir s'éloigner d'eux avec un grand ressentiment, mais aussi un sentimant de culpabilité.

     Alors que parents et enfants s'aiment et qu'il serait tellement plus simple de se le dire !!!!

Vendredi 19 janvier 2007 à 18:49

Relations avec nos parents, famille




     Je disais dans un de mes précédents articles, que la plupart des parents étaient plutôt laxistes, considéraient à tort que leurs enfants avaient déjà une mentalité et des capacités d'adulte, et en conséquence, leur laissaient une trop grande liberté, leur faisant ainsi affronter des situations et des décisions auxquelles ils n'étaient pas préparés et qui n'étaient pas de leur âge.
     Ce n'est pas toujours le cas et il existe encore des parents qui élèvent normalement leurs enfants,

    Et, c'est plus rare aujourd'hui, certains parents sont extrèmement sévères, voire même assez tyranniques.

     Les quelques cas que j'ai rencontrés parmi vous, me rappellent la lecture de livres de psychologie : ce sont souvent des parents qui ont eu, eux même, une enfance peu heureuse ou encore, qui ont subi un accident dans leur enfance, qui les a profondément traumatisés et qui a marqué leur inconscient à jamais; ils veulent alors, à la fois éviter cette catastrophe à leur enfant qu'ils aiment, mais aussi revivre à nouveau inconsciemment leur enfance autrement, sans ce traumatisme, en s'identifiant à leur enfant.

     Vous vous plaigniez amèrement d'un manque total de libertés, vous ne pouvez sortir à votre guise, voir vos copains, aller à des fêtes, des soirées ou même à des manifestations culturelles; on ne vous fait pas confiance, on vous épie, on vous prête des tas d'intentions que vous n'avez pas, on vous soupçonne de nombreuses fautes que vous n'avez pas commises et on tisse autour de vous un réseau de surveillance de tous les instants. On surveille vos lectures, votre courrier, vos communications téléphoniques.

     Je comprends tout à fait votre agacement et vos griefs, mais votre stress vous fait souvent réagir de façon subjective, alors qu'il faudrait regarder la situation de façon posée et logique.
     N'exagérez pas vos tracas, n'imaginez vous pas certaines de ces contraintes ?
 Ne tombez quand même pas dans une “manie de la persécution”; ne vous considérerz pas comme un enfant martyr.
     Est ce que les faits que vous me citez sont vraiment systématiques, sont ils vraiment si graves et vous gênent ils vraiment beaucoup, constituent ils vraiment des contraintes insupportables et une surveillance abusive ? ou est ce seulement une façon peut être un peu trop fréquente, de vous protéger contre les risques de dérapage de certaines situations?
     La liberté que vous souhaitez, il faut aussi la mériter. On ne vous donne pas assez de “temps libre”, mais faites vous très sérieusement votre travail de classe et avez vous de bons résultats scolaires ? Lorsqu'on vous accorde une sortie, respectez vous les horaires et les consignes que l'on vous a données?
     Ces libertés, est ce que vos camarades de la même classe ou du même âge ont vraiment beaucoup plus de latitudes. Et ne voyez pas les cas extrèmes, les plus favorables, mais la moyenne. Et puis vérifiez ce qu'on vous dit, car j'ai constaté que certains d'entre vous, (les garçons notamment) avaient tendance, pour avoir l'air de “grands presqu'adultes”, à beaucoup exagérer ce que leur permettaient leurs parents (ce qui d'ailleurs ne les empêchaient pas ensuite de se plaindre d'être brimés eux aussi !!!).
     
     Le conseil que j'aurais tendance à vous donner, c'est d'une part, puisque vos parents vous considèrent un peu comme des enfant, de leur montrer souvent que vous pouvez vous comporter comme une personne raisonnable et sensée, qui ne fait pas de bêtise et prévoit et assume les conséquences de ses actes.
     C'est d'autre part de ne pas “casser les pieds “ à vos parents par des “réclamations “ sur votre manque de liberté, mais plutôt de solliciter des “permissions de sortie”, en mettant en avant vos bons résultats en classe ou les actions que vous avez pu avoir et qui leur ont donné satisfaction. (le positif a plus de chance de passer que le négatif !).
     Enfin je crois que la meilleure solution serait de passer un “contrat” clair avec vos parents qui définisse le mieux possible ce que vous pouvez faire et dans quelles conditions vous devez le faire et qu'ensuite, chacun essaie de le respecter.



Vendredi 19 janvier 2007 à 18:43

Relations avec nos parents, famille



    Comme je vous l'avais dit dans mon précédent article, je voudrais vous relater aujourd'hui un cas réel, qui s'est passé sur tchatcheblog à la fin 2005.

    Une de mes correspondantes était très mal, vraiment désespérée, se scarifiait et commençait à avoir des idées morbides, car ses parents se disputaient tout le temps devant elle de façon violente et pensaient divorcer. Ils ont un jour découvert les cicatrices sur les bras de leur fille et ce fut le drame.
    J'ai alors demandé à la jeune fille de s'arranger pour que ses parents sachent qu'elle correspondait avec moi et qu'ils viennentt voir sur mon blog, par précaution, quel personnage je pouvais bien être, ce qui n'a pas manqué de se produire.
    Ils ont été évidement un peu surpris d'y trouver l'article suivant, mis la veille à leur intention.
   

     "...Vous parents qui allez lire cet article, ces quelques lignes vous sont destinées.

     Vous avez récemment découvert avec horreur des griffures sur les poignets de votre fille. Vous avez été étonnés puis un peu affolés par cette découverte. Puis vous avez trouvé cela honteux et horrible, vous avez cédé à la colère, vous avez promis à cette jeune ado, mais qui est encore aussi une enfant, votre enfant, des sanctions diverses et vous l'avez menacée de la confier à un psy dans un hôpital psychiatrique..

     Je voudrais d'abord vous dire que, contrairement à ce que vous croyez, la scarification n'a rien de honteux et n'est pas en soi, une action très grave, ni désespérée; elle ne doit pas être assimilée à un suicide.
 Je comprends votre réaction. Moi même j'ai découvert, début 2005, ce phénomène que j'ignorais avant, mais j'ai appris à le connaître et à aider les jeunes qui s'adressaient à moi, à le leur faire maîtriser.puis abandonner.
     Menacer votre fille de sanctions est inefficace et la mettre en hôpital psychiatrique risque d'aggraver son cas et de la mener à la dépression, voire au suicide.

     Cette acte de mutilation, ce n'est que le signe d'une grande souffrance et c'est avant tout, un appel au secours.
     Cet appel il faut que vous l'entendiez, il faut que vous essayez de savoir ce qu'il y a derrière, quelle est cette souffrance.
     Si vous arrivez à diminuer l'angoisse de votre enfant, elle n'aura plus envie de continuer cette pratique, qui, je vous l'assure, ne lui apporte aucun plaisir.
     Je sais que votre fille craint cette confrontation, et que vous même, ne saurez peut être pas comment l'aborder.
     Alors je peux peut être vous mettre sur la voie, vous donner du moins, mes hypothèses.
     
     Je sais que votre couple est en instance de divorce  et que c'est une période difficile pour vous, mais aussi pour votre fille : même si l'adolescence lui fait parfois s'opposer à vous, elle vous aime énormément tous les deux..
     Alors, quand vous affichez devant elle vos désaccords, quand vous vous plaignez à elle de l'autre, comme si elle était une adulte et pouvait statuer sur vos différents, quand vous la prenez à témoin pour savoir qui de vous deux a raison, et pire, quand vous lui demandez de décider avec lequel d'entre vous elle voudrait vivre, vous la mettez dans une situation déchirante, dont la seule issue est le désespoir.
     Elle admet votre divorce, mais pas les conditions dans lesquelles il se passe.
 Elle ne peut choisir, c'est au dessus de ses forces: elle vous aime tous les deux autant l'un que l'autre !

     Le pire c'est lorsqu'elle vous donne son avis, et que l'un de vous, à tour de rôle, lui en veut et lui reproche ce qu'elle a pu vous dire. Elle est ainsi la victime de vos dissensions et c'est cela qui, consciemment ou non, la désespère.

     Ce ne sont ni des jugements que je porte sur vous, ni des critiques que je vous adresse. Je cherche simplement à vous rapporter des faits.
     Je pense que, préoccupés par vos problèmes, vous n'avez pas vu la souffrance que vous imposiez, sans le vouloir, à votre enfant.
     Vous pouvez lui demander si mes hypothèses sont exactes et j'espère que vous arriverez ainsi, à comprendre et à soulager sa souffrance et je suis persuadé qu'alors, elle n'aura plus aucune raison de se scarifier.

     Je n'ai pas besoin de réponse de votre part, mais votre fille connait mon e-mail et mon numéro de portable et vous pouvez m'écrire ou m'appeler si vous le souhaitez...... "


    Les parents ont effectivement tout à coup réalisé les conséquences de leurs attitudes, qu'ils n'avaient pas comprises jusque là.
Certes ils ne se sont pas réconciliés pour autant, mais ils ont désormais veillé à ne plus être aussi démonstratifs et surtout à dire à leur fille qu'ils ne l'abandonnaient pas et qu'ils l'aimaient toujours.
    Et j'ai eu droit à un coup de fil pour me le dire, et à un gros bisou par mail de ma correspondante.

    Ces problèmes de scarification, j'ai l'intention de les aborder après en avoir terminé avec vos parents.(rassurez vous, je ne les abîmerai pas !).

Vendredi 19 janvier 2007 à 18:23

Relations avec nos parents, famille

 

Après les chagrins d'amour, la source la plus fréquente de soucis de mes correspondantes, est le problème de la famille, et l'on pourrait classer ces cas en plusieurs catégories :

     - les parents qui se disputent;
     - les familles recomposées;
     - l'indifférence d'un ou des parents;
     - le problème de la liberté des enfants par rapport à la tutelle des parents;
     - l'opposition systématique entre un des parents et son enfant : le plus souvent la mère et la fille ou le père et le garçon.
    
     Bien entendu je ne parle pas d'incidents ponctuels, qui peuvent toujours arriver un jour ou l'autre, mais de problèmes permanents et systématiques et donc chroniques qui engendrent stress et tristesse.

     Je pense traiter ces divers cas dans mes prochains articles, en fonction éventuellement de vos remarques.

     Je traiterai rapidement aujourd'hui le problème des parents qui ne s'entendent plus, se disputent ou même sont en instance de divorce.
     Dans mon prochain article,je vous parlerai d'un jour où, sur tchatcheblog,  je me suis adressé à des parents qui ne se rendaient pas compte de ce qu'ils faisaient subir à leur fille; et ils en ont heureusement pris conscience.

     Cette mésentente, me direz vous, c'est le problème des parents et non celui des enfants.
     Effectivement, le conseil que je vous donne est de vous en mêler le moins possible, d'essayer de rester en dehors des querelles, et surtout de ne prendre  parti pour aucun des deux, car l'autre vous en voudrait forcément.

     Mais ce sont cependant vos parents que vous aimez tous les deux, et vous ne pouvez rester insensible, à moins d'être très égoïste.
     Vous êtes triste de les voir se disputer, vous souffrez à la pensée que vous ne verrez plus l'un d'eux tous les jours, et vous êtes aussi inquiet pour votre avenir sentimental et matériel.

      N'essayez surtout pas de les réconcilier. Un enfant, même adulte, ne peut comprendre les problèmes de ses parents, car il n'a pas les éléments, il n'a pas “vécu leur vie”.

     La seule solution c'est que vous les aimiez tous les deux, et que vous le leur montriez, que vous le leur disiez et que vous leur fassiez plaisir quand vous le pouvez.

     Et soyez patient, c'est malheureusement une mauvaise période à passer.
     Essayez de ne pas penser qu'à vos parents et à leurs problèmes, de vous distraire, de sortir avec les copains.

    Je sais que c'est souvent très pénible parce que la plupart des divorces ou des mésententes, se traduisent par des attrapades plus ou moins violentes entre parents, qui, tout à leurs problèmes et leur ressentiment, ne se préoccupent pas de l'influence que cela peut avoir sur leurs enfants, qui vivent cela très mal.    Je publierai demain un exemple

    Si vraiment cela ne va pas bien pour vous dans de telles condition, si vous vous sentez très triste et "abandonnée", écrivez moi, que nous réfléchissions ensemble à votre problème et que l'on essaie de vous "remonter le moral".

Vendredi 19 janvier 2007 à 18:10

Relations avec nos parents, famille

    Je n'ai pas enco(re fait de'articles sur les relations entre enfants et parents. Alors je vais combler cette lacune.

    Je me servirai pour le moment des observations que j'ai faites en dicutant avec mes correspondant(e)s de cowblog et de tchatcheblog.

     Une chose très générale, que vous ayez ou pas de conflits avec les parents, vous semblez tous me dire que vos parents ne s'occupent pas assez de vous, mais que, par contre, ils vous surveillent trop.
     Ils considèrent que d'une part ils doivent vous assurer une vie, la meilleure possible, (heureusement que vous vous rendez compte de cela !!! IooI), et d'autre part ils doivent vous donner une bonne éducation et une bonne instruction et donc vous “surveiller” sur ces problèmes. (je rappelle qu' "educare" en latin c'est "conduire dehors", c'est à dire préparer à être un adulte indépendant).
     Mais ils ont peu d'activité communes avec vous et ne vous montrent pas assez qu'ils vous aiment.

     C'est vrai que les parents ont moins de temps qu'autrefois pour s'occuper de leurs enfants : vos mères travaillent, vos pères sont aussi très occupés. ils rentrent fatigués du boulot et s'énervent facilement si vous n'avez pas résolu correctement vos problèmes;
     Mais par ailleurs les temps et la mode ont changé et la vie de famille n'est plus la même que lorsque j'étais enfant, et elle est même très différente d'il y a 30 ans, quand mes enfants étaient ados et cela sous bien des aspects :

     - Les parents ont, pour la plupart, peu d'activités communes avec leurs enfants, alors qu'autrefois, ils partageaient  des loisirs divers le week-end, et notamment des activités sportives.

     - Par contre ils vous confient à des tas de club, associations ou organismes divers pour des activités de groupe, sportives ou artistiques. Ils vous y amènent volontiers en faisant le “chauffeur”, quand ce n'est pas à coté de votre domicile; mais ces activités, vous les pratiquez sans eux, avec des copains ou seuls, et ils ne s'y intéressent souvent pas beaucoup.
     Est ce pour pouvoir être tranquilles et avoir leurs propres activités, est ce pour vous émanciper davantage, est ce parce que cela ne les intéresse pas ou que vous avez fait en sorte qu'ils ne viennent pas vous y “embêter", je ne sais?

     - Vous avez aussi, en général, beaucoup d'activités avec les copains; il y en avait aussi jadis, mais le dimanche se passait en famille, à faire quelque chose ensemble.
     Personnellement je trouve cela dommage, car ces activités communes étaient l'occasion de mieux se comprendre, de discuter, et d'avoir des repères communs.
 Il ne s'agit pas d'être tout le temps avec vous, mais pas du tout, c'est l'excès inverse.

     - Les moyens de transmettre de l'information se sont multipliés : télé, portable, internet... Vous parlez beaucoup, vous écrivez peu (ce n'est pas vrai pour mes correspondants qui m'écrivent beaucoup, et certaines de mes correspondantes en un français impeccable et élégant, ce qui m'étonne toujours au siècle des SMS. Ceux ci restent pour moi, une langue étrangère Ecrire un article en SMS sur mon blog me prendrait deux jours, et en plus je n'ai pas de dico !!!IoooI).
     Et pourtant jamais le communication avec les parents n'a été aussi mauvaise en moyenne, si je crois ce que vous me dites.

     - Mes correspondant(e)s sont très “gâté(e)s”. Vous avez non seulement l'essentiel, mais pour la plupart d'entre vous une bonne partie du superflu, notamment en ce qui concerne ces moyens de communication. En 30 ans ces facilités de communiquer sans bouger de chez soi, représentent une très grande évolution et cela vous accapare et vous confine dans votre ‘milieu ados”. C'est paradoxalement une coupure avec vos parents.
     
     - Chose curieuse, vos parents ont tendance à vous prendre avant l'âge, pour des adultes et à vous laisser prendre des tas de décisions pour lesquelles vous n'avez souvent, ni les éléments pertinents, ni même la formation nécessaire.
 Cela exacerbe vos désirs d'indépendance et dès que l'on vous impose quelque chose ou que l'on désapprouve une de vos décisions ou de vos souhaits, cela fait un clash.
 Par contre ils oublient que vous êtes encore aussi enfants et que vous auriez besoin d'être aimés, consolés, encouragés et cela vous le ressentez, même si vous contestez leur autorité. Contradictions de l'adolescence !!!

     - Les parents sont moins à l'écoute qu'autrefois; ils ne se rendent donc pas toujours compte de ce qui vous arrive. Mais vous aussi avez perdu l'habitude d'aller voir vos parents pour qu'ils vous aident, lorsque vous avez une difficulté.
 Il en résulte des malentendus, un climat qui tourne facilement à l'inquiétude et à la tristesse, voire au désarroi.
     
     - Je constate chez les parents de mes divers correspondants des systèmes d'éducation très divers.
     Certains de vos parents sont restés ultra sévères : de vrais “dragons” surveillant leur progéniture. C'est rare mais cela existe encore.
     Mais la tendance la plus courante est plutôt un laxisme et une confiance exagérée dans vos capacités à être raisonnables et à vous comporter comme des adultes. Cela engendre évidemment un tas de problèmes et vous réagissez mal chaque fois que l'on vous ramène dans un voie meilleure parce que vous avez exagéré ou fait erreur.
     Ce laxisme général rend évidemment encore plus moroses ceux qui ont des parents sévéres. Ils envie les parents des autres.
     Mais en fait vous vous faites des tas d'illusions sur les familles des autres, que vous idéalisez par rapport à la vôtre.
     J'avoue d'ailleurs que je comprends mal certains parents qui accordent à leurs enfants non seulement tout ce qu'ils demandent sur le plan matériel, mais aussi des responsabilités que personnellement je n'oserais leur confier, et ensuite vont les sanctionner ou les chicaner sur des péccadilles ou des détails, avec parfois un sens de la justice tout à fait discutable.
     A l'inverse, je trouve que vous n'avez souvent plus assez le sens du respect de l'autorité des parents, que vous exagérez souvent l'importance de certaines de leurs remarques ou des règles qu'ils vous imposent, et que même certains d'entre vous se comportent comme des “enfants gâtés”, des “enfants rois” ou ce que nous appelions autrefois “d'affreux Jojo”.

     - Dernier constat, vous aimez en général beaucoup vos parents et ils vous aiment beaucoup (même quand vous me dites le contraire !!!).
 Mais ni les uns ni les autres ne le montrent assez le plus souvent, et il en résulte un “manque”, un sentiment de solitude et d'incompréhension.
     Vous trouvez que vos parents ne vous aiment pas assez et ne font pas assez attention à vous et eux pensent que vous êtes des ingrats qui ne leur apportez pas l'affection qu'ils étaient en droit d'attendre.
     Cela dépend effectivement beaucoup du caractère et de la personnalité des uns et des autres, mais je trouve que l'on a un peu perdu l'habitude ou même qu'on a honte aujourd'hui de se dire “je t'aime” entre parents et enfants.

     Je n'ai pas parlé des problèmes de couples des parents ni des familles pluriparentales, parce que j'y consacrerai un article, ainsi qu'à la mésentente et au divorce..
    Je pense également aborder plus en détail les problèmes de libertés et de "fritages " avec les parents (je n'ose les appeler conflits).
.


     Alors j'attends de vous ce que vous avez fait pour mes précédents articles : vous pouvez me donner vos avis en mettant un commentaire, en m'écrivant par “lui écrire" ou par un mail à mon adresse électronique. Si vous ne l'avez pas, vous pouvez me la demander par “lui écrire”, je n'en fais pas un mystère et je vous l'enverrai.

Jeudi 18 janvier 2007 à 9:56

Chats


         Aujourd'hui je vous parlerai de ma plus jeune correspondante. Elle a 11 ans, mais elle écrit fort bien le français et elle est en 5ème.


         Elle n'a pas de blog, mais elle corrige les fautes d'orthographe du blog de sa grande soeur !!!   LooL.

         Elle m'a dit qu'elle avait un chat qui s'appelait "YOGA", et j'ai cherché longtemps sa photographie.
Mais je l'ai enfin trouvée et vous la voyez sur cet article.


       Je pense que tu te reconnaîtras ma "bambina".
Par contre, je l'avoue, la photo de YOGA est un peu différente de celle que tu m'avais envoyée.
       Ne lui montre pas surtout ! Il miaulerait de fureur !

Mercredi 17 janvier 2007 à 9:34

Drogue, alcool, addictions

   
   
    Que fait le cannabis sur votre cerveau.?    

     C'est son principe actif, le “tétrahydrocarbinol” (ou THC), qui agit sur la transmission de l'influx nerveux de certains neurones (les cellules nerveuses), particuliers : ceux qui sont sensibles à des produits voisins du THC, et que les neurones du cerveau synthétisent naturellement : “les endocannabinoïdes” qui sont des “neuromédiateurs” particuliers.
     J'expliquerai dans l'article suivant ce qu'est un neuromédiateur et quelle est l'action du THC au niveau d'un neurone. Dans le présent article, je me contenterai d'examiner son action au niveau de l'ensemble du cerveau.

     Sur la figure ci dessous
les régions particulières du cerveau sur lesquelles le THC agit, sont indiquées et nous allons les passer en revue.
     Le THC agit particulièrement sur ces centres nerveux car ils contiennent beaucoup de neurones utilisant “les endocannabinoïdes” comme “neuromédiateurs” .

     Le cervelet est “l'annexe” du cerveau qui contrôle tous nos automatismes appris : l'équilibre, la marche, faire de la bicyclette, de la planche à voile, ou conduire une automobile, jouer du piano ou taper sur le clavier de l'ordinateur... C'est donc un organe qui coordonne nos mouvements qui, après apprentissage, sont passés au stade de l'automatisme.
     Le cannabis ralentit le fonctionnement du cervelet et diminue donc toutes nos facultés d'automatisme et notamment celles de conduite d'engins (voiture, moto, cycle) ou de machines (notamment des machines industrielles qui peuvent être dangereuses).

     Les noyaux centraux (on les appele aussi “ganglions de base” dans les documents anglo-saxons), sont un ensemble de centres nerveux qui notamment contrôlent la coordination de nos mouvements et le déclenchement et l'arrêt des actions, sous l'impulsion de notre cortex qui réfléchit, organise et commande.
     Le cannabis perturbe donc la cordination de nos mouvements et actions et comme il en perturbe l'initiation et l'arrêt, il conduit à une certaine apathie, un manque d'initiative et de motivation.

     L'hippocampe est un organe essentiel pour la mémoire. L'hippocampe est en quelque sorte le professeur de la mémoire, car c'est lui qui trie les informations, les fait mémoriser de façon immédiate et provisoire, avant qu'on autre processus pérennise certaines de ces information par un phénomène de consolidation de la connexion des neurones qui ont enregistré les éléments de cette information.
 La maladie d'Azeimer des personnes âgées est due essentiellement à une dégénérescence des neurones de l'hippocampe.
     Le cannabis perturbe le fonctionnement de l'hippocampe et donc celui de l'alimentation de la mémoire immédiate.
     Ce phénomène est accentué par la perturbation “des mémoires tampons” du précortex frontal.
     Ces centres nerveux stockent des informations, qui transitent venant des centres de perceptions ou les centres d'analyse de celles-ci, certaines provenant aussi du cerveau émotionnel, avant de les acheminer vers les centres du cortex qui pensent ,réfléchissent, coordonnent et ordonnent les actions.
 Certaines de ces mémoires de stockage sont plus spécialisées dans les informations ayant les idées et le langage comme support, et d'autres traitent les images, les schémas, les scènes globales.
     Elles ne peuvent stocker en général qu'elles mémorisent aussi les “adresses” des connexions à mettre en oeuvre pour retrouver une partie des informations stockées à moyen terme dans divers endroits du cerveau, le temps nécessaire pour l'exploitation en vue d'une action donnée (par exemple se rappeler où j'ai garé ma voiture dans le parking du supermarché, jusqu'à ce que j'ai fini mes courses !).
     Le cannabis diminue donc notre capacité de traiter des problèmes, car il perturbe la remontée et la méorisation des informations nécessaires.

     Certains neurones du cortex sont également sensibles au THC et nos facultés de prévision de l'avenir, de prévoyance des conséquences de nos actes, et donc des risques et du danger, sont perturbées.

     Le complexe amygdalien est également perturbé. Je vous ai souvent parlé de ces centres qui contrôlent nos peurs, nos colères, nos émotions violentes, et les actions de défense contre les dangers.
     D'une part le cannabis réduit sur le moment notre anxiété et nos peurs, mais il nous rend aussi en partie inconscient du danger.
     A terme, lorsque son action diminue, nous avons au contraire l'impression, lorsque ce complexe amigdalien retrouve son fonctionnement normal, que notre anxiété augmente de façon importante.

     Enfin le cannabis agit aussi sur l'hypothalamus et sur le tronc cérébral, qui régulent tous mos mécanismes automatiques de vie : respiration, rythme cardiaque et tension artérielle, température, système hormonal par l'intermédiaire d'une glande voisine de l'hypothalamus et sous son contrôle : l'hypophyse....
     Ils contrôlent la faim, la soif, des réflexes tels que les vomissements, notre comportement sexuel, et les mécanismes de perception de la douleur....
     Dans certains cas le cannabis peut donc intervenir sur ces actions fondamentales de régulation de l'organisme (on les appelle l'homéostasie).

     Le cerveau est un organe extrèmement complexe qui est protégé contre les produits chimique par “la barrière hémato-encéphalique”, formée de cellules qui empêchent le passage de certaines substances du sang vers les neurones et autres tissus cérébraux. Mais les substances qui peuvent être dissoutes par les graisses, peuvent passer cette barrière et c'est le cas du THC.
     C'est la raison pour laquelle le cannabis agit sur tous les centres du cerveau qui utilisent partiellement des neurones sensibles aux endocannabinoïdes, neurotransmetteurs produits par le cerveau, qui régulent le  fonctionnement de ces neurones
 . Le THC, se substituant à ces neurotransmetteurs, perturbe donc le fonctionnement normal du cerveau.

Mercredi 17 janvier 2007 à 9:23

Drogue, alcool, addictions



     Examinons maintenant les dangers d'une absorption régulière de THC par quelqu'un qui fume souvent des joints.

     Une telle personne perd peu à peu le sens des réalités, n'a plus de bon sens et devient apathique. Elle perd sa capacité de se projeter dans l'avenir, son élan vital, et se désintéresse de tout.
 Ses capacités intellectuelles et de communication diminuent. La pensée reste cohérente et l'individu se rend compte de son manque de motivation.
     Cet état de passivité est en général réversible à l'arrêt de la prise de drogue.
     Les difficultés se manifestent en général dans le monde du travail ou à l'école, le risque à terme étant une désinsertion sociale progressive.
     
     Ces effets sont d'autant plus sensibles que les personnes qui fument beaucoup de cannabis sont souvent déjà dans un état psychologique fragile.

     En cas d'usage important de drogue pendant une longue période, les neurobiologistes constatent une perte de la mémoire à court terme, probablement par une action nocive sur l'hippocampe (qui est le “professeur” de la mémoire), et sur les mémoires tampons qui se trouvent dans le cortex intermédiaire et nous permettent de stocker et de traiter provisoirement des informations. On ne sait pas si ces dégats sont réversibles;
     Les effets sont beaucoup plus importants chez de jeunes adolescents, dont le cerveau n'est pas encore arrivé à matûrité.
     On constate également des anomalies respiratoires, immunologiques et hormonales. L'administration régulière de THC à des rats provoque une diminution du taux de testostérone et une atrophie des testicules.

     Comme pour la nicotine les effets cancérigènes pulmonaires sont indéniables et plus importants que dans le cas du tabac (davantage de produits tels que les benzopyrènes et les benzanthracènes). Une revue affirmait que fumer 3 joints par jour présentait un risque cancérigène supérieur à celui d'un paquet de tabac par jour. Cette conclusion résulte toutefois d'extrapolations statistiques dont certaines hypothèses ne sont pas sûres.
     Il a été constaté que chez les personnes prédisposées à la schyzophrénie, l'abus de cannabis favorisait l'apparition de la maladie.
     Enfin fumer du cannabis lors d'une grossesse est dangereux pour le foetus dont le cerveau est en pleine formation et des anomalies peuvent être constatées; le THC franchit en effet la barrière placentaire, de la même façon qu'il franchit la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau.
     J'essaierai d'expliquer son action dans les prochains articles.

     Enfin il existe une dépendance physiologique (phénomène de récompense à l'apprentissage dans le cerveau central) et psychologique (attrait d'une chose agréable, qui semble diminuer les soucis) qui incitent les gens qui fument régulièrement non seulement à continuer, mais même à augmenter les doses.
     Toutefois cette dépendance est moins importante que pour les drogues dures.

     En définitive, si l'usage régulier de cannabis n'entraîne pas de maladie spectaculaire et mortelle, il est néanmoins nocif pour le cerveau, et cela d'autant plus que l'individu est jeune, il entraîne des anomalies de la mémoire, un manque de capacités de réflexion, de motivation et d'efficacité.
     Il favorise l'échec scolaire et la désinsertion sociale.
     C'est donc pour protéger les individus et notamment les jeunes que la consommation du cannabis est interdite en France, au même titre que celle des autres drogues.
     Mais le meilleur moyen d'éviter une telle consommation est d'informer sur les dangers qu'elle présente.

Lundi 15 janvier 2007 à 9:15

Drogue, alcool, addictions



 
   J'essaierai de décrire d'abord ce qui se passe, lorsque quelqu'un fume du cannabis de façon occasionnelle, c'est à dire très peu souvent.
    Toutefois ces symptômes varient selon les individus et surtout la quantité de THC absorbée et donc la nature du cannabis fumé et la façon dont on le fume.
    Ceux qui ont déjà fumé trouveront sans doute que je décris mal les phénomènes : c'est vrai, je n'en ai pas l'expérience, je ne les ai pas ressentis moi-même. Je tiens trop à l'intégrité de mon cerveau et de ma pensée pour fumer une drogue quelle qu'elle soit.
Je décrirai donc des observations de chercheurs neurologues.

    En général l'absorption de THC se traduit d'abord par ce qu'on appelle un “effet planant”, pendant lequel on se trouve “bien”, un peu “hors de la réalité” suivi d'une phase de torpeur et de somnolence.

    Dans la première phase, la perçeption du monde est modifiée, la personne n'existe plus que dans l'immédiat et peut perdre une partie de ses facultés de raisonner et de se référer au passé ou à l'avenir. On observe différents effets, tels que satisfaction, sensation de bien-être, euphorie, discours et rire faciles.
    Cette modification de l'humeur et du comportement s'accompagne d'une certaine stimulation intellectuelle (apparente car on raisonne moins bien), d'une impression de calme et de relaxation, mais aussi une certaine insouciance et une incapacité accrue à ne pas imaginer les conséquences de ses actes.(et c'est cela qui est dangereux).
    On peut aussi éprouver une certaine distorsion de l'image de soi, une augmentation de la confiance en soi (qui rassure et c'est une des raisons de l'attrait de cette drogue), Mais aussi une perception temporelle altérée, avec une sensation d'allongement du temps présent.
    Il y a souvent une altération de la mémoire à court terme (les mémoires de travail notamment, entre le cerveau profond, le cerveau émotionnel d'une part et le cerveau frontal d'autre part, qui pense et réfléchit), et donc des difficultés à fixer son attention, à raisonner, à travailler.
    Si la prise de drogue est importante les sujets peuvent avoir des difficultés à se souvenir des mots, des images, des histoires et des sons auxquelq ils ont été confrontés pendant qu'ils étaient sous l'emprise du produit.

    Mais quelle que soit la dose prise, il y a une altération des perceptions sensorielles, une diminution des réflexes, un allongement des temps de réaction, une réduction de l'habileté à accomplir des tâches complexes, telles de la conduite de véhicules ou de machines.

    Parmi les manifestations physiologiques on note une augmentation du rythme cardiaque de 20 à 50 %, qui peut durer plusieurs heures en s'atténuant.
    On ne note pas de manifestation clinique chez les personnes en bonne santé.
    Exceptionnellement cette modification cardiaque peut entraîner tachycardie, crises d'engoisse ou de panique. On observe aussi des effets broncho-pulmonaires avec dilatation des bronches, souvent une sécheresse buccale et une irritation des yeux, souvent un relachement du tonus musculaire et une stimulation de l'appétit et parfois des maux de tête, troubles digestifs : nausées douleurs abdominales, troubles du transit intestinal.

    On peut donc dire qu'une prise occasionnelle de cannabis pour quelqu'un en bonne santé, qui n'est pas particulièrement sensible ou allergique à ce produit, est relativement sans danger important, à condition de s'abstenir absolument de conduire un véhicule ou de se servir d'une machine dangereuse.
    Toutefois si lors d'un usage occasionnel, on absorbe une quantité trop importante, on peut devenir aussi irresponsable de ses actes que lors d'une prise très importante d'alcool, voire être victime d'une overdose.

    L'usage occasionnel de cannabis est devenu fréquent chez les jeunes et malheureusement beaucoup croient que fumer du cannabis n'est pas plus nocif que de fumer du tabac.
    Cela n'est vrai que dans la mesure où on ne conduit pas ensuite une voiture ou un véhicule à deux roues.
    Il faut savoir que la conduite d'un véhicule après absorption de THC est encore plus dangereuse qu'après une forte absorption d'alcool, car on se rend beaucoup moins compte de la diminution de ses capacités, que dans le cas de l'ivresse alcoolique.
    Actuellement on constate que le nombre d'accidents de la route à la suite d'usage de cannabis, est devenu aussi important que celui dû à l'absorption d'alcool.


    Donc une règle absolue : ne jamais conduire un véhicule après avoir fumé un joint !

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