Mercredi 3 janvier 2007 à 10:26

Notre personnalité


    Certaines d'entre vous m'ont écrit pour me dire que mon dernier article était un peu "théorique" et pas facile à comprendre.
    Alors pour mieux vous éclairer je vais prendre deux exemples : ma personnalité à moi, sur mon blog, et puis un cas que presque tout le monde connait pour avoir vu le film : celui d'Amélie Poulain.



Pourquoi cette souris?

     C'est “CHICUNGUNYA”, ma souris grise, un cache-souris d'ordinateur qu'une de mes petites-filles m'a offerte pour Noël en 2005.
     Je l'avais appelée ainsi parce que je trouvais ce nom “mignon”, mais je ne prévoyais pas les  ravages que ce virus horrible a causés à la Réunion.
     Mais ma souris a gardé son nom.

     Pourquoi vous la montrer ainsi, me direz vous ?

     Parce qu'elle représente mon “moi”, tel que me voient ceux qui me connaissent bien. Mes petits-enfants vous diront “ Papy, il n'est pas sérieux, il dit souvent des bêtises ! “  Eh oui, je suis d'un naturel facétieux !

     Pourtant vous, vous me voyez plutôt comme "un vieux singe à lunettes", un peu grincheux et moraliste, un “papynet” gentil certes, mais qui vous fait la leçon ou veut jouer au professeur, que ce soit dans son blog ou dans ses commentaires.
     Pourquoi cette différence ?


     C‘est ma faute et celle de mes blogs.
 Ces blogs, je les ai faits pour venir en aide à des ados tristes, qui avaient des difficultés à s'en sortir seuls.. Et puis je me suis pris au jeu.
     Alors dans mes articles, dans les commentaires que j'écris dans vos blogs, mon “rôle”, c'est, comme pour Amélie Poulain, de venir en aide aux autres : c'est ma “Blog-Personna”.
    
     Et évidemment, il vaut mieux donner l'image d'un grand-père sérieux qui va vous faire la leçon, plutôt que celle d'un humoriste, que vous ne prendriez pas au sérieux..   Enfin......
    Ceux qui correspondent avec moi me connaissent mieux et ils savent que je plaisante souvent avec eux, même si nous parlons de choses tristes et si je les aides à remonter la pente.

     Et vous dans vos blogs, comment m'apparaissez vous ?
Il faudra que je vous le dise un jour dans un article.


Mercredi 3 janvier 2007 à 10:07

Notre personnalité


  


 Si vous avez vu le film d'Amélie Poulain, vous vous rappelez peut être que sa mère malade et son père médecin n'avaient guère le temps de s'occuper d'elle et ne lui accordaient que peu d'attention. Elle se sentait donc quantité négligable, abandonnée, exclue et avait un énorme “besoin du regard des autres” .

     Alors Amélie enfouit son enfance et les beaux souvenirs poétiques qu'elle en a, au fond d'elle même, de son “moi profond” connue d'elle seule, et encore, dans la mesure où il est conscient.
     Autonome, volontariste, bien adaptée et aimant sa liberté, elle a son jardin secret, son petit appartement de Montmartre, mais elle s'y sent seule.
     Alors Amélie va se bâtir aux yeux des autres une “Personna”, avec l'arrière pensée inconsciente culpabilisante, qu'elle n'a pas été une “fille à la hauteur” et qu'elle est responsable du fait que ses parents ne sont pas heureux ensemble.

     Elle se compose un personnage de “petite fille modèle”, responsable de sa mère, qui pousse son père à voyager, lui qui est trop sédentaire, en faisant parcourir le monde à son nain de jardin et en faisant envoyer des cartes postales des quatre coins de la terre, par des hôtesses de l'air qu'elle connait.    
     Et elle va vouloir capter l'attention d'autrui en démélant les problèmes des autres et en jouant à ”Zorro, la justicière des méchants”.

     Sa Personna, c'est son dévouement aux autres, son “rôle” de serveuse qu'elle occupe dans un petit bistrot de Paris, les problèmes de ses clients qu'elle veut résoudre et qui parfois évoluent de façon ubuesque, le méchant propriétaire qu'elle punit par des procédés enfantins, mais spectaculaires, et dont l'humour vient justement du décalage entre le rôle de justicière qu'elle se donne, et les moyens utilisés, qui sont néanmoins efficaces, de façon bien inattendue.
     
     Le “moi profond d'Amélie, son intimité cachée, a pour symbole une “boite aux trésors”, qu'elle trouve dans le creux d'un mur de son appartement, remplie de vieilles figurines et de timbres-poste, et elle se demande si elle doit essayer de retrouver son enfance, de comprendre son moi.
     Aussi décide t'elle de retrouver le propriétaire de la boite et d'observer ses réactions : s'il bondit de joie, cela prouvera l'importance de ces souvenirs d'enfants, de ce moi enfoui, et s'il reste indifférent, c'est que ce passé ne vaut pas la peine, et qu'il ne faut pas lui accorder d'importance.
     C'est un jeu, mais quel jeune aujourd'hui n'a pas joué ainsi?

     Amélie Poulain s'est forgé un personnage trop encombrant, une Personna trop envahissante et elle fait ce qu'un psychologue canadien, JF Vézina. appelle de “l'évitement affectif”. Elle a peur de se montrer au grand jour, elle craint d'aliéner sa liberté si elle aime un homme, et quand celui-ci paraît, elle n'a pas confiance, elle  craint de paraître à ses yeux ce qu'elle est réellement, et quand il faut l'approcher, s'effondre dans une flaque d'eau.

     Alors il faudra que peu à peu, Amélie s'éloigne en partie de sa Personna, des habitués de son café qu'elle côtoie tous les jours, comme vous côtoyez vos copains de lycée, qu'elle prenne conscience de sa valeur propre, méconnue par ses parents.
     C'est cet amoureux qui va opérer sa transformation et qui va être le révélateur de son identité, de son moi,  et c'est ce qui justifiait sa “quête d'amour”.

     Derrière l'existence bien réglée d'Amélie, il y a l'angoisse de l'ignorance de son moi, de ses vrais besoins, la peur d'un avenir, d'un changement que l'on ne maîtrise pas. Pour oser montrer à autrui son vrai visage, son moi, échange sans lequel une relation ne peut être épanouissante, il faut avoir confiance en l'autre, sortir de sa cachette, ne pas avoir peur de soi-même et de l'échec, et affronter et maîtriser cette Personna, qui empêche la spontanéité.

     Mais cette Personna, comme notre moi profond, elle fait partie de nous-même.



Mercredi 3 janvier 2007 à 9:46

Notre personnalité

      C'est C.G Jung, un psychiâtre du début du vingtième siècle, ami de Freud, mais plus scientifique que ce dernier avec lequel il s'est d'ailleurs fâché, qui a le premier, fait une théorie du "MOI" et de la “Personna”, qui est maintenant admise par tous les psychiâtres et que je vais essayer de simplifier le plus possible :

      Le “moi” en psycho, (dans les mots croisés on parle souvent de “l'ego”), c'est d'abord la personnalité de chacun de nous  (nos capacités, notre comportement), mais aussi nos pensées, nos sentiments, nos désirs.
      Une partie de ce “moi” est déterminé par la formation de notre cerveau, différente pour chacun d'entre nous, qui aboutit au plan psychologique à des aptitudes et des préférences cérébrales innées qui sont à l'origine de notre “caractère”.
      Mais notre personnalité est ensuite très fortement influencée par notre apprentissage d'enfant, par notre éducation (les parents), par notre culture (l'école, les lectures et aujourd'hui les médias), par notre expérience de la vie, et par les rapports avec les autres hommes.
      Nos préférences cérébrales évoluent donc au cours de notre vie, ainsi que nos aptitudes.

      Quand on veut appréhender la “structure du moi”, on aboutit à une grande complexité, mais dont on peut résumer les grandes lignes de la façon suivante (voir aussi le schéma ci après).

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/-copie-1-copie-1.jpg

  Le “moi réel”, ce qui est réellement la personne, ses préférences de comportement, ses aptitudes, ses pensées, bref sa vraie personnalité, mais il est composé de deux grandes parties :      

     - le “moi extraverti”, celui que l'on veut bien montrer aux autres, et

      -  le “moi introverti, caché, interieur, profond”, que l'on garde pour soi, que l'on ne veut pas montrer, qui est en quelque sorte notre “jardin secret”.
      Une partie de ce  moi peut ne pas être connu de nous et faire partie de notre inconscient.

      Mais il existe à coté de ces deux “moi réels” deux autres “moi” analogues, irréels” , au sens qui ne sont pas vrais, ne sont pas la réalité, et qui ne correspondent pas à ce que l'on est, mais à ce que l'on souhaiterait être :

      - le moi que l'on souhaiterait montrer, c'est à dire ce que l'on aimerait être, ce que l'on souhaiterait que les autres pensent de nous, mais qui n'est pas la réalité
  C'est donc un “rôle” que l'on joue vis à vis des autres, un espèce de cinéma. de représentation théâtrale que l'on joue devant les autres et souvent devant soi même..

      - le moi profond souhaité, qui est fait des désirs de ce que l'on souhaiterait être (mais cette fois ci, en secret, sans le montrer aux autres), de ses phantasmes et aussi des remords et regrets, notamment ceux que Freud appelait des refoulements. (encore qu'il ne considérait guère que les refoulements sexuels), et dont une bonne partie est inconsciente..

 La “partie du moi réel ” et “ la partie fabriquée”,  que l'on montre aux autres, constituent ce que l'on appelle la “Personna”. C'est le  rôle  que chacun de nous joue, en société vis à vis des autres, (jeu auquel nous finissons par croire en partie) et qui comporte une part de réalité.

  Les deux “moi profonds réel et imaginaire” constituent le "moi caché” dont une partie est également réelle et une partie souhaitée ou regrettée (qui d'ailleurs pourra devenir en partie réelle en vieillissant, d'une part parce qu'on arrivera à réaliser certains souhaits, à transformer certains regrets et à avoir conscience de certains phantasmes inconscients).

      On n'a pas conscience de tout ces moi..
  Une partie est consciente (celle dans l'ellipse) et une partie inconsciente, surtout en ce qui concerne la partie non réelle et notamment les refoulements.
      Toutefois en réfléchissant, en s'étudiant (les psy appellent cela “l'introspection”), on peut accéder petit à petit à une partie de l'inconscient, difficilement chez un jeune, un peu plus avec l'âge, mais jamais totalement, et pas toujours de façon très claire.

      Comme l'on ne se voit pas vivre, on n'est pas en général totalement conscient de sa “Personna”, bien que ce soit ce que l'on montre aux autres
      Il est pourtant très important de savoir qu'elle est la partie vraie et la partie “imaginée” de sa Personna, pour avoir de meilleures relations avec autrui et notamment les parents, les amis, le petit ami, les professeurs et plus tard les collègues de travail, son conjoint, ses enfants.



Mardi 2 janvier 2007 à 8:38

Tristesse, désespoir

 

   Le passé, l'avenir.  Nos regrets, nos remords, les instants malheureux qu'on voudrait oublier. Mais aussi nos rêves et nos projets, notre regard vers l'avenir.

    C'est un sujet que je voulais aborder, en plusieurs articles.

    Alors je vais commencer par celui-ci, qui n'est pas de moi.
    Mais je l'ai trouvé très pertinent, il m'a touché par sa fraicheur et j'ai demandé à son auteur http://asticow.cowblog.fr/  la permission de le publier.
    Certes ce pseudo est plein d'humour, mais les textes de ce blog sont surtout très bien écrits, à la fois sensibles, philosophiques,  poétiques, bref assez exceptionnels pour une jeune de 15 ans.
    Jugez en vous mêmes :


“.......Prendre tous les souvenirs cabossés. Et les rêves brisés. Tout jeter dans un grand sac. Et balancer le sac par dessus son épaule. Avancer. Oublier.

    Mais il y a toujours quelqu'un pour vous renvoyer votre passé en pleine figure. Il y a des moments et des paroles qu'on voudrait voir cesser d'exister. Il y a des choses qu'on tait. Par peur ou par pudeur. Les mots, les maux, la vie, la haine. Le lendemain qui se profile à l'horizon. Crier. Hurler. Pour se sentir exister.

    Ce goût de liberté. Ce besoin de voler. Rire. Pleurer. Chanter. Aimer. Surtout aimer. N'avoir peur de rien c'est croire en soi. Si quelqu'un passe avant que la porte se referme alors c'est bon. Si, si, si.

    Et puis c'est bon. Il y a les rêves. Ceux qui vous hantent jusque dans les recoins les plus sombres et les plus exilés de votre esprit. Tout ce qu'on voudrait voir se réaliser. Les "peut-être" qui se mélangent avec les "si seulement".

    Le sac. Il ne faut pas le jeter vraiment. Juste le ranger. Parce que tous les souvenirs sont précieux. Magiques. Mêmes les douloureux. J'ai fini par comprendre. Il ne faut rien oublier de son passé. Juste apprendre à vivre avec. Pour le dépasser.
    Et enfin oser profiter de chaque instant.”

Mardi 2 janvier 2007 à 8:26

Tristesse, désespoir


   


    Parmi mes correspondants et correspondantes, j'ai beaucoup de jeunes un peu tristes, car ils ont rencontré des problèmes ou même des malheurs.

    Et ces souvenirs les hantent, ils ont du mal à les atténuer, sans parler de les oublier complètement, ce qui paraît impossible.
    Souvent je me demande comment les aider dans ce but
    Alors cet article d'une jeune “asticow” m'a paru donner des conseils intéressants et pertinents.

    C'est vrai que le passé est lourd à porter déjà pour soi-même. Alors en plus si les autres se font un malin plaisir de vous le rappeler cela devient insupportable. Les gens devraient réfléchir avant de faire cela.
    C'est vrai que cela rend encore plus triste.
    Alors, ne pas pleurer, surtout ne pas tomber dans le désespoir en ruminant ce passé, ne pas céder aux regrets et aux remords, ne pas aller vers l'inaction, vers le néant.
    Comme le dit notre jeune asticow, il vaut mieux se mettre en colère, crier, hurler, vivre et exister.
    Il faut quitter le passé et essayer de rechercher une vie active dans le présent.
    Bien sûr le passé est touours là, mais il faut le transporter avec soi sans trop y penser : le mettre dans son sac et le sac par dessus son épaule pour pouvoir avancer, marcher, aller de l'avant.
    On oublie tout ce que l'on peut, si possible ce qui est trop pénible, mais ce sera difficile, alors il faut accepter, de vivre avec.

    Et il ne faut pas rester dans son coin à se lamenter à avoir peur des autres à se demander ce qu'ils pensent de vous, à ne plus avoir confiance en soi.
Comme on nous le conseille, il faut Rire. Pleurer. Chanter. Aimer.se sentir Libre. L'action cela permet de ne pas penser au passé, et sur ce que l'on entreprend, on arrive à en réussir une partie, de plus en plus, et on reprend confiance en soi.
    Il faut ouvrir la porte sur le monde, sur les autres. Il s'en trouvera bien quelques uns pour faire attention à vous, pour vous aider.
    J'ai connu une jeune qui avait bien des peines, mais elle voulait s'en sortir, elle rêvait d'être un papillon qui s'envole vers la terre d'Irlande ou vers les étoiles, et peu à peu, son rêve s'est réalisé, elle est partie de la terre aride et triste, elle s'est éloignée de la tristesse, elle a repris confiance en elle, elle réussit ce qu'elle entreprend, elle est devenue “grande et raisonnable” et le bonheur s'approche peu à peu d'elle.

    Rêver, oui c'est un des secrets du bonheur. Quand on a des idées tristes, pour ne pas y penser, il faut rêver de choses gaies. Peu importe qu'au début ce soit des rêves fous, des choses irréalisables, cela fait oublier le passé pour s'orienter vers l'avenir.
    Après on peut réfléchir à ces rêves, essayer de voir ce qui ne serait pas trop loin de la réalité et rêver à nouveau, mais de choses plus raisonnables.
    Puis ensuite il faut transformer ces rêves en projets, puis se donner les moyens de les réaliser.
    La jeune fille dont je vous parlais à l'instant, est sortie de l'utopie, s'est fixée des objectifs ambitieux et je crois qu'elle les réalisera cette année.

    Et finalement notre asticow a compris quelque chose de très important, que souvent on ne découvre que lorqu'on est adulte. C'est que les souvenirs, mêmes ceux qui ont cotoyé les malheurs, comme ils sont difficiles à oublier,  il faut les mettre dans le sac et le ranger pendant quelques temps.
    Quand on le rouvre plus tard, il reste les bons souvenirs, ceux des jours heureux et les mauvais souvenirs se sont atténués, on les voit autrement, on tire les leçons du passé.
    J'ai eu moi aussi quelques tristesses dans ma jeunesse ou dans ma vie, et je vous assure que c'est une bonne recette. Je peux maintenat ouvrir le sac et ne plus être malheureux de ce que j'y retrouve.

    Quant au secret du bonheur, l'asticow le connaît, c'est “oser profiter de chaque instant.” “Carpe diem”, disaient les Romains.


    Tiens, mais j'ai fait une autre découverte : il existe des asticots philosophes ! (il est vrai que mon asticot a 15 ans : c'est vieux pour un asticot ! ) LooL Que seront ils quand ils seront des papillons adultes?

Mardi 2 janvier 2007 à 8:19

Divers

    Je suis allé dans "statistiques" faire le point des 3 premiers mois de mon blog depuis octobre 2006 jusqu'à la fin ce l'année passée.

    Et j'ai été étonné : 1086 visites.

    Merci à mes fidèles lecteurs : j'essaierai de continuer à répondre le mieux possible, à leurs questions en 2007.





Lundi 1er janvier 2007 à 8:59

Chats

Je viens de découvrir quelque chose, c'est qu'à 8 heures du mat sur cowblog, il y a plein de gens qui écrivent des articles.
C'est pas croyable !!!

J'espère que vous êtes mieux réveillé(e)s que mon chat.
Il a trop réveillonné hier soir.
Alors ce matin c'est dur

Bonne année 2007 quand même.



Dimanche 31 décembre 2006 à 15:18

Chevaux, âne, (gi) vache





BONNE ANNEE à tous

Bonne santé et beaucoup de joies;


J'espère en particulier que les malheurs et la tristesse de certains de mes correpondant(e)s s'atténueront et feront place, enfin,  à un peu et même beaucoup de bonheur.

Vendredi 29 décembre 2006 à 14:21

Paysages




     Ce matin il gelait et le brouillard s'est déposé sur les arbres.

    Puis le soleil est sorti, il a pompé le brouillard, mais pendant quelques temps le givre est resté sur les arbres, comme une décoration de Noël

    J'ai fait quelques photos, depuis ma terrasse au cinquième étage.
      
    Et j'en mets deux sur ce blog, pour fêter la fin de l'année 2006.



Jeudi 28 décembre 2006 à 17:27

Drogue, alcool, addictions



    A la veille du réveillon du nouvel an, je voudrais mettre en garde mes correspondantes et mes correspondants contre les dangers possibles de ces soirées :

    Bien sûr vous pouvez avoir une indigestion ou mal au foie, mais cela ne serait pas bien grave;
    Ce dont je veux vous parler, ce sont  l'alcool et le cannabis.
    Dans ces soirées on a envie de faire la fête, on fume éventuellement pour faire comme les autres, on boit de l'alcool et souvent on ne se rend pas compte des quantités que l'on absorbe.

    L'alcool est souvent mélangé à des jus de fruits sans d'ailleurs que cela améliore beaucoup le goût de la boisson, mais c'est une “tradition” , et comme on a l'impression de boire un simple jus de fruit, la quantité d'alcool ingurgitée peut largement dépasser celle qui vous rendrait ivre.
   
    Vous connaissez, car on en parle souvent dans les médias, le danger de prendre le volant dans ces conditions.
    En temps normal plus de 30% des accidents de voiture sont dus à l'alcool et le jour du réveillon les 50% doivent être dépassés.
    Ce que l'on sait moins, c'est que fumer deux “joints” rend euphorique et diminue le sens du danger, mais aussi annihile les réflexes, trouble le cerveau dans son interprétation de ce que nous voyons, et notamment fausse les impressions de vitesse. Conduire une voiture dans ces conditions est voisin d'une conduite en état d'ivresse.

    Mais je voudrais vous parler aussi d'un autre danger.
    En début d'année 2006, les premiers jours de janvier trois jeunes ados m'ont appelé à l'aide, parce qu'elles étaient très éprouvées et ne savaient pas à qui se confier.
    Les deux premières avaient bu, au point de ne plus savoir exactement ce qu'elles faisaient. Les garçons de la soirée aussi sans doute, je ne sais pas.
Mais ce qui est certain, même si elles ne pouvaient se rappeler de façon très précise ce qui s'était passé, c'est qu'ils avaient abusé d'elles et que quoiqu'ils pensent, elles n'étaient pas consentantes, et le lendemain, elles avaient l'impression d'avoir été violées !
    C'est un énorme traumatisme, et malheureusement peu de garçons de nos jours, s'en rendent compte, et il a fallu plusieurs mois pour que leur souffrance s'atténue. Et cela aurait été encore pire si elles avaient gardé cela pour elle; elles auraient alors traîné leur peine pendant de très longs mois.

    Pour la troisième, c'était moins grave, mais c'était une très mauvaise plaisanterie de ses copines qui l'a aussi profondément traumatisée pendant plusieurs jours.
    Comme ayant trop bu, elle était à peu près inconsciente, ses copines (pour la punir, ce qui est idiot), l'ont à moitié deshabillée et l'on couché sur un lit dans une chambre, et lui ont fait croire le lendemain qu'elle y était restée avec des garçons, de telle sorte que ma jeune ” guenon” se demandait ce qu'elle avait bien pu faire et subir.
    Finalement, en discutant avec elle, le doute s'est vite installé et ses camarades ont avoué la supercherie.
    J'avais d'ailleurs fait un article sur   http://sortir.tchatcheblog.com  car  j'avais trouvé cette blague vraiment ignoble et indigne de copines intelligentes.

    Quant aux garçons, la seule chose que je puisse leur conseiller s'ils sont ivres, c'est de s'allonger et de dormir, mais de ne pas conduire, car ils risquent leur vie et celle de leurs passagers, et de ne pas essayer de faire alors la conquête d'une fille, car ils ne se rendent plus bien compte de ce qu'ils font, et risquent de traumatiser leur camarade de façon telle, que cela peut la pousser au désespoir, voire au suicide.

    Ce n'est pas parce qu'on est encore encore ado qu'il ne faut pas être responsable de ses actes.! Mais ce que je dis, est vrai aussi malheureusement pour certains adultes.

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