Samedi 9 décembre 2006 à 16:35

Divers

     Une de mes correspondantes "My Fair Lady" m'a envoyé cette oeuvre

  Je l'ai trouvée suffisamment belle et  originale pour la mettre sur mon blog.


     J'espère qu'Audrey Hepburn ne se serait pas vexée !


Vendredi 8 décembre 2006 à 15:55

Notre cerveau; nos sens; système nerveux



J'ai eu plusieurs commentaires ou mails, notamment de mes correspondant(e)s de cowblog et je vais donc compléter mes précédents articles pour répondre à leurs questions ou remarques.

    Sur le développement du cerveau, on me dit :
'.... L'histoire de la bande magnetique ou du cd vierge en somme... “

    C'est une comparaison qui est relativement bonne, car effectivement le cerveau est, à notre naissance, prêt à recevoir tout ce qu'on va lui apprendre, mais est encore relativement “vide”, comme un cd ou un disque dur neuf.
    Mais là s'arrête la comparaison car le cerveau ne fonctionne pas comme un ordinateur, et il y a quatre différences fondamentales :

    - le fonctionnement du cerveau n'est pas aussi simple que celui d'un ordinateur et il repose autant sur des phénomènes biochimiques très complexes que sur la circulation de potentiels électriques. (voir mon article du 24 octobre catégorie “notre cerveau” sur  http://lancien.cowblog.fr).
    Il y a cependant quelques analogies mais uniquement de principes théoriques généraux, mais pas de fonctiionnement. La reconnaissance des sons et des couleurs par exemple se ressemble un peu dans leurs principes généraux. De même le cerveau “vide sa mémoire” la nuit d'où nos rêves.
(je ferai bientôt un article pour vous expliquer comment rêve le cerveau.).


   
- Le cerveau a beaucoup de mémoire mais ce ne sont pas des emplacements précis comme sur un cd ou un disque dur, emplacements dont on a changé la nature physique par un phénomène par exemple magnétique ou laser.
    Sur le plan de la mémoire, le cerveau est putôt comparable à un central téléphonique qui établit des connexions entre les neurones, chaque neurone ou groupe de neurones, (comparable au récepteur téléphonique), pouvant donner une caractéristique comme la couleur, le son, le nom, une propriété, le possesseur ... d'un objet ou rassembler des caractéristiques d'une image.
    Ce sont ces connexions renforcées par des phénomènes électro - biochimiques, qui sont un peu comme les fils qui relient nos téléphones au central qui lui les faits communiquer entre eux.
    Nous n'avons pas d'outil assez fin actuellement pour repérer les “postes téléphoniques” et nous ne savons repérer que les centres nerveux qui sont les “centraux téléphoniques”.

    - la troisième caractéristique très importante est qu'un ordinateur, c'est bête  ( et pas forcément méchant même quand il vous fait des misères LooL), car il ne fait qu'obéir aux instructions des programmes qu'il abrite.
    Le cerveau est capable de fabriquer ses propres programme, grace aux phénomènes d'apprentissage et de récompense, et par ailleurs il peur être créatif, c'est à dire assembler des idées existantes pour créer une idée, un concept nouveau. Et il est ainsi capable de raisonnements très abstraits, qui justement lui permettentde créer les programmes des ordinateurs.
    On commence seulement à faire de bien pâles imitations de notre cerveau dans des robots, purement électroniques et qui n'auraont jamais les capacités chimiques des connexions de notre cerveau.
    Cependant le cerveau comme l'ordinateur a ses “bogues”

    - la quatrième différence, qui d'ailleurs est une conséquence des deux précédentes, est que le cerveau humain, grâce aux mécanismes de récompense qui fait ressentir ce qui est agréable (ou désagréable) et ce qui est bénéfique (ou mauvais) pour nous, et parce qu'il est capable d'avoir des pensées très complexes, crée ce que nous appelons des “sentiments”.
    Notre cerveau notamment est capable d'amour et de haine.

    Ces quelqques lignes sont bien entendu, un peu caricaturales par leur simplicité, la réalité étant bien plus complexe.
    Mais je crois que la réflexion qui m'avait été faite et était très sensée, méritait un petit complément.

    Je traiterai d'une autre réflexion sur ces sujets dans mon prochain article.

Mercredi 6 décembre 2006 à 15:16

Inné et acquit

   

    J'ai reçu à plusieurs reprises des mails qui me demandaient ce que je pensais du cerveau des “casseurs” ou des “délinquants”.

    C'est vrai que les médias ont jeté une certaine ambiguité sur un rapport qui prétendait - disaient elles - que l'on peu déceler très tôt - chez un tout jeune enfant - un délinquant, et  qu'en quelque sorte nous serions ainsi prédestinés.
    A mon avis rien n'est plus faux que cette assertion !
    Je n'ai pas eu le temps de répondre personnellement à mes correspondant(e)s, mais j'écris ce texte à leur intention.

    On ne naît pas bon ou méchant, on ne naît pas avec un cerveau de bandit de casseur ou d'assassin.
    Quand on naît, nos cerveaux sont presque “vides”, à part les circuits nécessaire à notre survie et notre vie; c'est à dire qu'ils ont plus de 100 milliards de neurones avec en moyenne 10 000 connexions possibles par neurone et ce sont ces connexion qui vont composer notre être, et il y a tellement de possibilités différentes (plus de 10 puissance 15 !), que nous sommes évidemment tous différents, même deux jumeaux.
    Mais c'est un énorme potentiel.!
       
    Lorsque notre cerveau se forme chez l'embryon, notre patrimoine génétique gère la croissance des cellules et donc des neurones et de leurs prolongements.
    Mais cette formation n'est pas entièrement génétique car seule les grandes orientations de la formation du cerveau sont réglées par des facteurs de croissance génétiques. Les croissances finales des axones et les premières liaisons se font en partie “au hasard”. Deux jumeaux ont donc des cerveaux différents.
    A notre naissance certaines connexions entre certaines parties de notre cerveau se font donc plus ou moins facilement : ce sont nos préférences cérébrales, et finalement notre “personnalité”.   
    Au moment de la naissance il y aura beaucoup trop de connexions potentielles, qui sont présentes, mais qui ne continueront à exister que dans la mesure où elles sont utilisées. (Par exemple si on bande un oeil à un chat nouveau né, la partie de son cerveau qui interprète les images se mettra au service du seul oeil valide et les autres connexions vont peu à peu disparaître; et même si on enlève le bandeau au bout de quelques semaines, bien que cet oeil soit en bon état, le chat ne récupèrera pas la vision de cet oeil.  il sera “cervicalement” borgne).
    Ce qui va donc former notre cerveau, ce sont d'abord les expériences que le bébé va faire en regardant autour de lui, en essayant d'attraper les objets, de se redresser de se déplacer, d'apprendre à marcher, puis à parler, puis à réfléchir, avoir des sentiments, penser, agir.
    Au début et même pendant l'adolescence, de nouvelles connections vont se faire entre les neurones, mais d'autres vont être supprimées, et elles représentent notre apprentissage progressif, notre mémoire des faits et notre expérience, mais aussi les règles logiques ou d'organisation qui nous permettent de penser et d'agir; également tout ce que nous apprenons en classe et plus encore, tout ce que nous apprendrons ensuite tout au long de notre vie.
    Par conséquent une partie très importante de cette personnalité et surtout tout le savoir et les règles que l'on va emmagasiner et qui règleront notre conduite, dépendent de l'apprentissage, de ces connexions qui vont s'établir peu à peu, tout au long de notre vie et surtout pendant notre enfance et notre jeunesse
    Un enfant qui doit apprendre tout seul à attraper des objets, à se tenir debout , à marcher, sera en retard de plusieurs mois, voire de plusieurs années sur un enfant qui a l'aide d'une autre personne (notamment ses parents). Seul, un enfant ne peut apprendre à parler. Et un enfant qui n'a aucune communication avec autrui devient fou et meurt.

    Et c'est au travers de l'exemple qu'ils donnent, des orientations ou des règles qu'ils inculquent à leur enfant, notamment avant l'adolescence, que les parents lui apprennent à se comporter convenablement “en humain”. L'école, les camarades, les lectures tout y contribue.
    Bien sûr cela se poursuit au cours de l'adolescence, mais si l'essentiel n'a pas été emmagasiné avant, l'ado devient vite ingouvernable.
    Mais c'est au cours de l'adolescence que l'ado doit, au contact des autres, parents, camarades, autres adultes, l'école, les activités externes, qu'il va peu à peu apprendre à réfléchir comme un adulte, à s'assumer et assumer ses actes, à devenir une grande personne respnsable, qui pourra peu à peu, être indépendante.
    Toute cette “éducation” ne touche pas uniquement l'intelligence, mais aussi les sentiments, et l'instruction scolaire, la lecture, les discussions (la culture !) sont autant de facteurs qui contribuent au développement de cette intelligence et de cette mâturité.
    J'ai eu l'occasion de m'occuper de personnes de 40 ans environ, qui ne savaient ni lire ni écrire. Leur cerveau était capable d'intelligence, mais le manque d'instruction, de lectures, le handicap que constitue l'illettrisme, l'ont considérablement limitée.
    Par contre j'ai eu l'occasion, au Sahara, d'apprendre à lire et à écrire et de m'occuper d'un jeune “esclave” de dix ans, que j'avais “acheté” 100 francs à des nomades du désert, et ce gosse a poursuivi ses études et est très intelligent.
    C'est pour cela qu'il faudrait que les jeunes comprennent que le travail fait en classe conditionne leur avenir intellectuel et même sentimental et qu'il vaudrait mieux faire, pour eux mêmes le maximum d'efforts.


Mercredi 6 décembre 2006 à 15:14

Inné et acquit



    Pour en revenir aux casseurs, aux délinquants, si leurs parents ne leur ont donné aucune règle, si malheureusement au chômage ces parents n'ont pu ni leur donner une vie correcte, ni même leur donner un exemple suffisant, s'ils les ont laissé aquérir n'importe quel apprentissage au contact de copains plus ou moins voyous, s'ils leur ont laissé sécher l'école, s'ils en ont perdu le contrôle lorsqu'ils sont devenus ados, ces jeunes n'ont effectivement aucune des règles morales qui sont les vôtres (et les miennes ) et ne respectent ni leur environnement ni même les autres humains. Au contraire, ils ont appris une "morale" néfaste et contraire à la nôtre : celle de leurs copains voyous.

    De plus ils n'ont plus rien à espérer, car ils n'ont pas développé leur intelligence, ne savent rien faire, et sont voués au chômage.

    Je ne cherche pas à excuser leurs gestes, la violence n'est jamais une solution et encore moins si elle touche d'autres humains; je suis donc d'accord sur le fait qu'il faut remettre de l'ordre et punir ceux qui font de telles horreurs, mais je crois qu'il faut quand même chercher à comprendre et à bien mesurer les responsabilités.
    Car il y en a parmi eux qui entraînent les autres et ceux là doivent être punis plus sévèrement. Il y a parmi eux des trafiquants, des délinquants, qui font du traffic de drogue, d'objets volés, et d'exactions de toutes sortes et qui ne veulent pas que la police vienne mettre le nez dans leurs affaires. Ceux là aussi il faudrait les mettre hors d'état de nuire.
    Mais il y a aussi des très jeunes, probablement pas très intelligent, à qui on n'a donné aucune “formation morale et civique” et qui, entraînés par les autres, trouvent très amusant de faire des bêtises.
Certes il faut qu'ils soient punis, mais ce n'est pas entièrement leur faute et il faudrait surtout leur apprendre à se comporter autrement.
    Il y a ausi des “provocateurs”, qui sont là, payés par on ne sait qui, pour mettre le “feu aux poudres” et entraîner les irresponsables dans une spirale de viiolence.

    On traite souvent tous les délinquants d'anormaux, mais ils ne sont pas nés comme cela (sauf malformation du cerveau, ce qui est rare) la société et leur famille sont responsables de ne pas avoir su les rendre intelligents.
    Ils n'avaient peut être pas l'aptitude de génies, mais tout homme a un minimum de potentiel d'intelligence, et les génies font aussi des âneries parfois !  Il y a aussi les jeunes (et les adultes) qui croient aux voyantes, aux mages, au satanisme et autres absurdités au plan scientifique ... et qui sont les mêmes qui se laissent prendre par des escrocs.

    L'homme ne sait pas de lui même ce qui est bien ou mal, si on lui a pas appris , soit certaines règles, soit par l'exemple, ses lectures, sa réflexion, à apprendre et à définir ce qui est bien et mal, sans que cela s'oppose trop à la morale de son voisin.
    Je ne dirai pas qu'il y a “un bien et un mal” unique. Je ne veux pas mettre en cause les morales des diverses religions.
    Et j'ai discuté (dons mes déplacements pour mon travail), avec des personnes de pays, soit chinois ou japonais, soit arabes, voire même avec les américains et j'ai constaté que les morales (ce qui est bien ou mal) étaient très différentes des nôtres et entre elles.
Même le “prix de la vie humaine”.
    Les gens de la rue ne préfèrent pas le mal. On ne leur a pas appris ce qui était le bien et c'est pour cela qu'ils sont dans la rue à faire des âneries.
    Et pour les délinquants c'est souvent la même chose.

Mercredi 6 décembre 2006 à 8:57

Chats

Pour vous reposer des articles sérieux une photo de SIRGA, qui vient voir ce qu'il y a dans mon blog et qui est tout étonnée que vous l'ayez ouvert en même temps qu'elle.!  (photo prise par ma petite fille)



Samedi 2 décembre 2006 à 19:45

Adolescence



  “ Personne ne me comprend !”. C'est ce que me disent presque toutes les ados avec lesquelles je corresponds.

     Mais je constate que vous même ne vous comprenez pas non plus; vous n'assimilez pas ce changement qui intervient rapidement en vous, les filles encore plus que les garçons. Pourquoi?

     Il est certain que l'adolescence est une périiode de contestation où parents et enfants divergent tout à coup et se frottent parfois énergiquement le museau, ce qui crée malentendus, voire conflits et quelquefois des drames, auquels parfois vous me mêlez.
     “Conflit de générations” dit on; je n'y crois pas trop, car finalement, je me sens très proche de certaines d'entre vous et pourtant je ne pense pas encore être en train de “retomber en enfance”. LooL

     De nombreux adeptes de Freud et de son école, vous diront que cela est la faute des hormones, et que la puberté déclenche de tels bouleversements
     Pourtant ce n'est pas l'avis des neurobiologistes et de la science moderne.
     Bien sûr la puberté transforme votre corps , surtout chez les filles, et cela a un impact psychologique. Vous êtes plus ou moins satisfaites de ces transformations et le plus souvent vous trouvez que vous êtes trop maigre ou trop grosse, trop petite ou trop grande, avec une poitrine trop frèle ou trop volumineuse, etc... Cela passera en grande partie quand votre corps aura atteint sa plénitude d'adulte et que vous vous y serez habituée.
     Bien sur les hormones, qui vont devenir partie prenante de l'organisme, engendrent l'apparition du désir et des comportements nouveaux, et un intérêt différent, notamment pour les personnes du sexe opposé.
     Mais aujourd'hui, au temps des CD, DVD, d'internet et du téléphone portable, le conditionnement médiatique et le souci de l'opinion des copains ont probablement plus d'influence  sur vos comportements amoureux que les hormones.

     Alors que nous disent les neurobiologistes sur les transformations de l'adolescence ?
     Ils constatent en fait une évolution profonde du cerveau qui conduit à la situation d'adulte. (enfin pour la plupart d'entre vous), évolution qui est physiologique, mais favorisée évfidemment par l'instruction et le développement de votre culture.
     Alors que votre cerveau a acquis sa taille normale, des structures essentielles subissent des transformations fondamentales, certaines acquièrent de nouveaux développements, alors que d'autres régressent en apparence,mais pour acquérir une nouvelle efficacité.
     C'est ce que je vais essayer de vous expliquer dans l'article suivant.



Samedi 2 décembre 2006 à 19:42

Adolescence



Une première transformation essentielle est une diminution importante du réseau neuronal du “système de récompense”, qui perd environ un tiers de ses neurones qui utilisent la dopamine comme neurotransmetteur.

     Ce système intervient dans deux fonctions importantes :
     - l'apprentissage de l'enfant à la vie, car c'est ce système qui permet parmi les nombreux essais que fait l'enfant, de reconnaître ceux qui ont le plus d'efficacité et doivent être sélectionnés, comme conduite habituelle.
     - la génèse des sentiments du plaisir : non seulement il permet de ressentir du bien-être, mais il vous incite à rechercher des actes qui vous apportent de la satisfaction.

     Cette diminution entraîne des changements importants de comportement de l'adolescent : il boude les plaisirs de son enfance, il s'ennuie et se désintresse de ses occupations jusque là prisées. Il s'éloigne de ses parents, dont il ressent moins le besoin. L'effort pour apprendre des choses nouvelles lui est plus pénible, l'apprentissage devenant moins naturel et facile.Pour beaucoup d'entre vous, l'apparition de cet ennui est synonyme de tristesse.
     A noter aussi que cette diminution du nombre de neurones dopaminergiques rend les adolescents particulièrement vulnérables aux drogues et aux conséquences néfastes de celles ci.

     Mais parallèlement se produit un développement des réseaux du cortex frontal. La capacité d'abstraction augmente, favorisée par les travaux scolaires, la capacité de jugement et de contrôle de soi de développe, les centres permettant de se projeter dans l'avenir et d'évaluer les conséquences de ses actes, acquièrent peu à peu un plus grand développement au fur et à mesure que l'adolescent va expérimenter de nouveaux comportements.
 Cependant ce développement est lent et pendant une période plus ou moins longue, l'adolescent présentera un “goût du risque” anormalement élevé, qui l'attirera vers des situations nouvelles, mais représentera pour lui un certain danger. Aux parents de veiller à ce que cela ne lui nuise pas.
     Les adolescents vont essayer d'accumuler les expériences et les enseignements qui feront d'eux des adultes indépendants. Mais pour cela, il leur faut peu à peu quitter la protection du cocon familial. Sans cet ennui latent et ce goût du risque accru, bon nombre d'adolescents n'oseraient pas quitter cet environnement sécuritaire.
     Les réseaux des lobes frontaux, sièges de la pensée, de la logique, du contrôle de nos actes n'atteindront leur maturité que vers une vingtaine d'années, voire même 30 ans pour certains.
     D'ailleurs les jeunes, qui jusque là, n'utilisaient habituellement que leur préférences innées commencent à s'essayer à utiliser les fonctions cérébrales non préférées. Je consacrerai un article à cet aspect.

     La troisième transformation est un remodelage des connexions entre neurones, du nombre et de la qualité de connexion de leurs synapses.
     En fait le nombre de connexions augmentent dans le cerveau jusqu'à l'adolescence et sont en surnombre, puis elles diminuent ensuite.
 Parallèlement les axones (ces prolongements qui conduisent l'influx nerveux ) s'entourent d'une gaine isolante blanche, la “myéline” et de ce fait, la vitesse de transmission de l'influx nerveaux augmente considéralement. (elle est multipliée par 100). Les circuits nerveux sont donc beaucoup plus efficaces.

     Au début de l'adolescence cette amélioration concerne surtout tous les circuits sensoriels,  car durant cette période le jeune va grandir en taille et en force et le système nerveux et le cerveau doivent faire face à cette transformation, pour garder la maîtrise des mouvements et des actions.

     Puis les centres du langage répartis dans les deux hémisphères cérébraux, communiquent mieux entre eux, augmentant ainsi les capacités linguistiques et d'expression des adolescents.

     Enfin le développement de la partie frontale du cerveau, siège des capacités intellectuelles, va se poursuivre jusque vers la trentaine, augmentant les capacités de la mémoire, les facultés de décision, les capacités d'abstraction, de déduction, de synthèse et de généralisation, le maniement de nouveaux concepts.
     Les adolescents sont davantage aptes à recevoir instruction et culture, découvrent des domaines nouveaux et commencent à former leurs propres opinions.

     L'ultime étape est la réorganisationd'une petite aire du cerveau frontal, au dessus des yeux,  qui régule les comportemlents sociaux.
 Ces modifications marquent la fin de l'adolescence, le jeune devient responsable, augmente son sens du comportement moral, perfectionne sa capacité de se mettre à la place des autres lors du déroulement des discussions et des négociations et du règlement des conflits.

     Finalement contrairement à ce que croient  la plupart des gens, l'adolescence n'est pas une crise, ni une révolution sexuelle due aux hormones, mais une transformation profonde de notre cerveau, qui nous fait entrer dans le monde des adultes
     L'instruction, le contact des autres favorise cette évolution, qui, si elle n'avait pas lieu, nous ferait rester éternellement un enfant.



Samedi 25 novembre 2006 à 16:30

Le bonheur



 Une de mes correspondante de Tchatcheblog, férue de philosophie pose dans son dernier article, une question qui me parait intéressante et que je voudrais essayer de commenter
:

 “Peut-être que le bonheur, ça se mérite !! La condition du bonheur serait-elle d'avoir souffert ?…”
 
     Dans la philosophie chinoise, on ne peut concevoir une seule chose. Il faut appréhender à la fois une chose et son contraire.
     Alors peut on apprécier vraiment le beau temps et le soleil si l'on n'a pas connu l'orage, la pluie et la tempête.?
     Il y a évidement quelques personnes un peu spéciales : j'ai connu le commandant d'un navire, qui était heureux quand il y avait tempête parce “qu'après cela ne pourrait être que mieux” et qui était malheureux quand le temps était superbe, parce que ce serait ensuite “moins bien”

     J'ai le souvenir lorsque je faisais mes études d'ingénieur, d'avoir fait un stage ouvrier, très dur dans des ponts roulants, au dessus de fours d'une aciérie, et j'avais voulu être logé avec les manoeuvres émigrés dans une cité dortoir. Non seulement j'ai appris ce qu'était une véritable “chaleur humaine”, mais toute ma vie d'ingénieur, j'ai été heureux de mon métier qui m'épargnait un travail aussi pénible que ceux que j'avais un peu connus pendant deux mois.

     Curieusement, quand j'étais enfant, au lendemain de la guerre, où nous n'avions plus grand chose, nous étions probablement plus heureux que mes petits-enfants, qui ont presque tout ce qu'ils désirent.

     La grande souffrance n'est pas souhaitable certes, mais je crois qu'avoir été témoin d'un peu de difficultés et de souffrance fait qu'on est beaucoup plus sensible aux petits bonheurs de tous les jours qui font la joie de la vie.
     
     Ma correspondante a raison : le bonheur, ça se mérite.

     Quand nous souffrons, il ne faut pas se lamenter, se complaire dans notre malheur, il faut avoir d'abord la volonté de remonter la pente, de faire des efforts pour cela.
     Il faut aussi analyser notre situation : y a t'il vraiment autant de raisons pour que nous soyons aussi malheureux et quel est notre avenir ? Est il aussi sombre que cela si nous essayons de réagir?
     Il faut enfin regarder autour de nous : n'y a t'il pas beaucoup plus malheureux que nous, et des gens bien plus désespérés, qui pourtant essaient de survivre et de remonter la pente.?

     Depuis deux ans que j'essaie d'aider certain(e)s d'entre vous, j'ai vu très souvent des jeunes qui, à force de courage et de volonté, sont sortis du précipice et ont maintenant trouvé au moins une partie du bonheur.
     Alors cela est possible de le mériter ce bonheur !

Samedi 25 novembre 2006 à 16:19

Tristesse, désespoir



Je vous ai expliqué dans les six articles précédents, pourquoi nous n'étions pas tous égaux devant le stress et la tristesse, certains y étant plus sensibles, plus sujets que d'autres.

     Certaines de vos préférences cérébrales peuvent vous rendre plus vulnérables :
     - si vous êtes naturellement pessimiste,
     - si vous êtes inquiet face aux événements inattendus, qui vous déstabiliseront plus facilement,
     - si vous avez tendance à avoir remords et regrets.
     - si vous n'avez pas confiance en vous et vous vous sentez inutile.
     - si votre cortex a du mal à maîtriser les écarts de votre cerveau émotionnel.

     Il faut alors, pour remonter la pente, essayer de “cultiver” la préférence opposée, au besoin en vous faisant aider par un (e) ami(e).

     Ce n'est pas une tâche facile et simple.
     Vous n'y arriverez que si vous avez la volonté de le faire, de vous en sortir
     Ce n'est pas immédiat non plus : il faut accepter que le temps passe, effaçant un peu le malheur, et donnant la possibilité de réfléchir, de lutter contre ses préférences.
     Donc il faut accepter d'être patient.

     Alors vous accepterez les situations telles qu'elles sont et d'être ce que vous êtes. Vous arriverez à une certaine sérénité, à une certaine  philosophie, à une certaine “sagesse”.

 Comme le disait une de mes "guenons"
(qui, ayant 20 ans, est donc plus adulte), dans un commentaire sur mon autre blog http://sortir.tchatcheblog.com :

 “j'accepte ce qui est acceptable si j'ai fait une erreur, au lieu de regretter mes actes, je les accepte tels quels, car de toute manière je ne pourrais plus changer les choses maintenant. Je crois que lorsqu'on comprend nos erreurs, on peut les accepter et une fois qu'elles sont acceptées, on peut mieux vivre.

 En tout cas c'est ce qui se passe pour moi, depuis que j'ai décidé d'accepter mes erreurs, je vis bien mieux.”

 Mais, comme le disait aussi une autre corresponfdante dans un autre commentaire :

 “Le meilleur moyen d'être heureux est d'aimer la vie et tous les bonheurs qu'elle nous offre”


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Samedi 25 novembre 2006 à 16:03

Tristesse, désespoir



Cinquième sous-préférence cérébrale : lorsque votre problème affectif vous préoccupe, vous ronge, le retour au rationnel, à l'objectivité, au raisonnement, est il  rapide, spontané ou au contraire, lent et difficile ?


     J'ai souvent constaté que certaines de mes correspondantes, pourtant habituellement plutôt rationnelles, n'arrivaient pas à se sortir de crises passagères de tristesse, surtout le soir avant de dormir, et “broyaient du noir” pendant des heures, leur angoisse allant croissante, et leurs problèmes devenant une obsession de plus en plus énorme.

     C'est un phénomène explicable.
     Il y a dans notre cerveau émotionnel, sous le cortex, un grand nombre de centres qui sont plus particulièrement concernés par les sentiments et les émotions. Entre ces centres les informations sentimentales circulent, “tournent en rond”, entretenant nos “états d'âme”.

     Habituellement des informations remontent à notre cortex, centre de la réflexion, qui corrige les informations du cerveau émotionnel et tempère ses décisions et ses réactions. Cette remontée d'information se fait par des voies nerveuses spécifiques et notamment par l'intermédiaire de deux “mémoires tampons” l'une pour les informations analytiques, ayant surtout le langage comme support, et l'autre pour les informations globales, notamment images et schémas.
     Cette intervention du cortex empêche le cerveau affectif de nous submerger avec ses émotions et de ne plus penser qu'à elles.

     Mais il peut arriver que pour des raisons diverses : (signaux inconscients du cerveau émotionnel,  fatigue ou déficit en neurotransmetteurs et notament en dopamine, trop grande quantité de signaux émotionnels qui saturent les canaux de remontée), cette intervention de notre cortex raisonnable ne se fait plus.
     Le cerveau émotionnel nous submerge alors pendant de longues minutes et ce peut être la “crise”.
     C'est une des raisons de désespoirs temporaires, de crises de larmes, voire de crises nerveuses

     Que faire alors pour en sortir ou même si possible, pour ne pas en arriver là ?

     Le seul moyen est de forcer son cortex à reprendre le contrôle de vos sentiments.
     Il faut donc essayer de vous interroger “logiquement, rationnellement” sur la nature de votre angoisse, sur ses véritables raisons, "est elle aussi catastrophique que vous le pensez, n'y a t'il pas bien pire ? comment arriver à remonter la pente.?"
     Il faut ensuite se forcer à penser à autre chose, à des problèmes non pas sentimentaux, mais à des problèmes logiques, vos problèmes de maths, de physique, de philo, bref forcer votre cortex à refaire surface, à venir réfléchir à nouveau, et à mettre à l'écart votre cerveau émotionnel pour un temps.

     C'est quelquefois très difficile d'arriver à cela soi-même et il faut alors faire appel à une autre personne dont le rôle sera de vous poser des questions “raisonnables” et de vous forcer à y répondre, brisant ainsi l'emprise de votre cerveau émotionnel, pour rendre la main à votre être raisonnable, qui pense et réfléchit..



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